Dominique de Villepin "veut être candidat" à l'élection présidentielle en 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelles sont vos propositions économiques, notamment en matière de fiscalité ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Jordan Bardella propose un référendum sur l'immigration avec la fin du droit du sol. Qu'en pensez-vous ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
L'immigration est-elle une chance pour la France ? Faut-il la restreindre ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Proposez-vous un grand big bang fiscal en supprimant toutes les niches fiscales ?
- 12:30OuverteÉludée
Une niche fiscale concrète : le crédit d'impôt pour les emplois à domicile, vous la conservez ou la supprimez ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quel serait l'âge de départ à la retraite avec vous ?
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Bonjour Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver, Dominique De Villepin, bonjour, merci d'être notre invité à mes côtés pour vous interroger Amandine Nathalaia, éditorialiste politique BFMTV et Ludovic Vigogne de la tribune dimanche une année présidentielle qui s'est très vite lancée dans un instant, on va revenir notamment effectivement aux propositions économiques que vous mettez sur la table notamment en matière de fiscalité, on voit que la question de l'immigration aussi est très présente en ce début de campagne présidentielle, Jordan Bardella le président du rassemblement national était notre invité hier, il a confié à Marie Chantret qui voulait organiser un référendum sur l'immigration avec notamment la fin du droit du sol, qu'est-ce que vous en pensez ? Alors permettez-moi de commencer par le Début, nous sommes dans la rentrée et au sortir d'un été qui a parlé politique plus que jamais. Parler politique à cause de la multiplication des crises.
Nous avons été confrontés à la sécheresse, à la canicule, aux incendies. Et derrière chacune de ces catastrophes, la même impuissance publique, la même difficulté pour l'État à apporter des réponses tant ces risques avaient été peu ou mal anticipés. Et à côté de cette impuissance publique, il y a eu une formidable solidarité des Françaises et des Français.
On l'a vu dans les agriculteurs apportant secours à ceux qui étaient victimes de ces incendies. On l'a vu les maires ouvrir la porte d'un certain nombre de leurs installations pour loger ceux qui n'avaient plus de logements. Et tout ceci doit nous alerter.
D'abord sur l'importance de prendre en compte en matière politique le réel. Le réel, en l'occurrence cet été, c'est d'abord un réel écologique. On ne peut pas tourner le dos à la nature, il y a un cycle de l'eau, il y a un cycle des forêts, il y a un cycle des sols.
Et chaque fois qu'on s'en éloigne, l'homme prométhéen qui s'estime au Au-dessus de sa condition, il est rattrapé par la réalité. Deuxième réel qui s'est imposé à nous, c'est le réel financier. Nous nous réveillons aujourd'hui avec des taux d'intérêt à plus de 4%, une dette qui s'emballe, un déficit qui ne se réduit pas.
Cette réalité-là, il faut la traiter. Est-ce qu'on peut la traiter dans le système politique, économique et financier existant ? Si je suis devant vous, si je m'engage dans dans cette campagne, c'est bien parce que j'ai la conviction qu'à système égal, ce n'est pas possible.
Et que depuis 20 ans, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, nous avons nous avons vu à chaque fois la même impasse. Et ce que nous voyons, c'est une campagne électorale qui débute avec deux pôles très forts, deux pôles de radicalité, la France insoumise d'un côté et le rassemblement national de l'autre. Et entre les deux, un système flottant, un système politique flottant qui lui veut perpétuer un système qui fait faillite.
Et on voit bien que dans ce système là, ce ne sont pas des mesurettes, des fers-valoirs qui nous permettront de sortir de tout cela. Donc j'accueille avec intérêt la proposition de M. Bardella, mais je rappellerai simplement que le Le référendum, ce n'est pas une formule magique qui consiste à mettre à l'encant les problèmes les plus difficiles.
Ce n'est pas oui ou non sur l'immigration. Derrière l'immigration, on l'a vu lors du débat de l'AREF avec le MEDEF. Il y a des enjeux économiques.
Les entreprises ont besoin d'emplois. Derrière l'immigration, il y a tous nos services publics. Comment vous faites fonctionner l'hôpital aujourd'hui sans recours à cette immigration.
Donc il faut être sérieux et je prends la proposition de M. Bardella comme une énième surenchère sur un sujet qui place le Rassemblement national, en dehors des règles républicaines qui sont les nôtres, c'est-à-dire avec vocation à changer la Constitution, changer les traités et au bout du compte, changer de pays. Moi, je suis né et j'ai grandi dans une France pays des droits de l'homme et du citoyen, dans un pays qui a une certaine idée de l'universel.
Et je vois ce pays se rétrécir et imaginez qu'on puisse trouver un salut dans l'exclusion. Alors on voit bien, la campagne politique, elle se ramène à un jeu d'exclusion. Certains veulent exclure les riches, d'autres veulent exclure les immigrés, d'autres encore exclure les fonctionnaires.
C'est un combat à somme nulle. Pour être plus précis, parce qu'on a du mal à saisir votre position sur l'immigration et vous en parlez assez peu en général. Est-ce que vous diriez, je déduis de vos propos, que l'immigration est une chance pour la France ?
Est-ce qu'il faut la restreindre ou pas ? Je ne veux pas tomber dans le piège de formule toute faite. Chacun sait qu'il y a un piège derrière chaque formule toute faite.
Ce que je dis, c'est que nous avons besoin d'une certaines immigrations pour faire avancer notre pays. On connaît tous l'évolution démographique de la France, le vieillissement de notre pays. Qui allons-nous mettre dans un certain nombre des emplois indispensables ?
Pensez à la la restauration, comment vous faites fonctionner la restauration sans l'immigration. Pensez à un certain nombre de services à la personne, comment vous faites fonctionner. Pensez à l'hôpital une fois plus.
Nous avons besoin d'immigration. Donc l'idée de diaboliser toute forme d'immigration. Et de mélanger l'immigration régulière et l'immigration irrégulière me paraît très dangereuse, à la fois pour notre économie et en même temps, je le redis, pour notre système Mais sans diaboliser, est-ce qu'il y a un pendant où comme le dit par exemple François Hollande qui est de gauche, lui dit il faut mieux contrôler l'immigration et il faut notamment resserrer le regroupement familial.
Mais nous sommes là dans le jeu des évitances et des platitudes. Je crois qu'il est inutile de rappeler que bien sûr, il faut maîtriser notre immigration. Il faut donner toute sa place à l'immigration légale, lutter contre l'immigration illégale et à chaque fois adopter les bons moyens.
Mais sans renier nos principes. Quand je vois Edouard Philippe, membre d'un parti républicain, dire à Mayotte qu'il faut revoir le droit du sol et revoir les droits d'asile, on est en France à Mayotte. Si on remet en cause le droit d'asile à Mayotte, qu'est-ce qu'on fait sur l'hexagone, le territoire national ?
Il dit aussi qu'à Mayotte la situation est exceptionnelle donc ça nécessite des mesures exceptionnelles. Il n'y aurait-il donc pas d d'autres moyens exceptionnels pour lutter contre l'immigration ? À Mayotte par exemple ?
À Mayotte par exemple. Nous avons un dispositif naval à Mayotte qui a déjà donné des résultats. Nous avons changé la loi en 2025 à Mayotte pour exiger que les deux parents aient passé un certain temps sur le territoire national, au moins un an sur le territoire national, avant de pouvoir avoir un enfant déclaré français.
On a adopté le décret quand ? Quand est-ce qu'on a adopté le décret ? Il y a quelques mois.
On a à peine voté une loi, qu'on est déjà en train de prévoir des solutions exceptionnelles comme si la loi n'existait Ce n'est pas appliquons la loi et surtout mettons en place un dispositif naval. Nous n'avons pas, outre-mer, de préfet maritime. Ayons un préfet maritime.
Nous avons une marine qui a vocation à jouer tout son rôle, développons un système naval. Là où nous avons effectivement une épreuve et une crise, faisons en sorte, à partir de là, d'être plus efficaces. Mais ce qu'il faut comprendre derrière tout ça, c'est que l'immigration à Mayotte.
Elle n'est pas due seulement, loin s'en faut, à la perspective d'acquérir la nationalité française. Elle est du tout simplement un différentiel économique. Nous sommes à 70 kilomètres d'Anjouan.
Donc par définition et tout près des côtes de l'Est de l'Afrique. Donc l'immigration vient naturellement parce qu'il fait meilleur vivre à Mayotte compte tenu de la situation économique et de la situation sociale que de rester chez soi. Ce différentiel-là, il ne peut être combattu qu'à travers des politiques de coopération, à travers des stratégies diplomatiques qui nous permettent d'apporter les réponses.
Une fois de plus, je le redis, il n'y a pas de raccourci en matière de politique publique. Et tout seul qui veut jouer à coups d'exception, non seulement font des entorses à notre régime républicain, mais en plus, court dans la surenchère et en concurrence, M. Édouard Philippe, il fait le jeu du Rassemblement national.
Qui préférera la copie, c'est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? Il fait le jeu à travers la surenchère de Mme Le Pen et c'est exactement le piège dans lequel tombe non seulement le parti Les Républicains, mais aussi le bloc central, mais aussi une partie de la gauche.
Et c'est pour ça que je le redis. La clé, c'est la règle commune. Respectons la règle leur commune et mettons en place des politiques publiques plus efficaces, croyez-moi, en termes de mobilisation de nos moyens, de notre marine en particulier, nous avons la possibilité d'être beaucoup, beaucoup beaucoup plus efficace qu'à travers un changement de dispositif dérogatoire comme celui que propose... – Édouard Philippe qui propose cela, la question économique, on l'a vu, qui est au cœur de ce début de campagne également.
Vous proposez-vous un grand big bang, notamment fiscal supprimer toutes les niches fiscales vous allez nous les détailler vous jetez le bébé avec l'eau du bain un grand big bang fiscal est-ce que, vous avez changé de nom pendant l'été, vous appelez Dominique Milley, Ravière Villepin désormais, la tronçonneuse est en vain et c'est parti ? – Manifestement, vous avez perdu vos lunettes pendant l'été. Je dis des choses très précises et qui n'ont rien à voir avec ce que vous venez de Il ne s'agit pas de supprimer l'ensemble des dispositifs qui sont à travers les niches, mais il s'agit simplement d'ouvrir la boîte noire, la principale boîte noire de notre fiscalité et de notre système social.
Constatons, et c'est de là qu'il faut partir, le procès d'attention qui est fait partout sur la scène politique à la dépense sociale. Tout le monde constate que la dépense sociale est en train de sortir de son lit et ne peut pas être maîtrisé. À partir de là, tous les Français auront compris que le modèle social est en cause.
Et quand j'écoute l'ensemble des partis politique, soit ils ferment les yeux devant cette réalité, soit ils ne la traitent pas que par des mesurettes. Alors ici on veut augmenter de deux points la TVA, là on veut bêcher les franchises, là on veut un jour de carence supplémentaire. C'est la compétition, c'est la politique à neneux.
C'est la compétition, c'est la politique à neneux, c'est la politique à neneux, c'est n'importe quoi, c'est la foire, une campagne électorale où chacun promettrait à ceux qui sont en face de lui ce qu'il a envie d'entendre, c'est sympathique. Mais moi je vais vous dire quelque chose, j'ai participé à deux victoires aux élections présidentielles. Deux victoires.
Et je sais ce que c'est, que le lendemain d'une élection présidentielle se retrouvait dans un bureau en responsabilité, se trouvait en charge de ce qu'on a promis. Et je vous dis ici très solennellement, jamais je ne me mettrai dans la situation de me retrouver dans un bureau de la République et de ne pas pouvoir tenir les promesses que j'aurais faites la veille. Tous ceux qui aujourd'hui s'engagent, baisser les impôts par exemple, les augmenter inconsidérément, se retrouvent aujourd'hui... – Vous les augmenterez vous ? – Se retrouvent aujourd'hui à avouer leur impuissance.
Moi je dis autre chose et je réponds à votre question. Je dis sous le capot, nous ne savons pas ce qu'il y a. Soulevons le capot, ouvrons la boîte noire et à partir de cette boîte noire qui représente 175 milliards d'euros.
Ou le meilleur, la lutte contre le handicap, la prise en compte des spécificités de l'Outre-mer. Toutes ces réalités qu'il faut traiter seront traitées par cinquième chaque année. Nous prendrons un cinquième de ces 175 milliards et nous ferons en sorte de les diviser en trois tiers.
Il y a l'argent qui servira à la compensation des choses absolument nécessaires, ça représente 11 milliards par an. Il y a ce qui permettra de reconstruire des politiques publiques en dehors d'une boîte noire, en ayant mis à plat la réalité, encore 11 milliards et 12 milliards qui iront au désendettement. À ce jour, je ne connais pas sur l'échiquier politique de plans de désendettement plus réalistes que celui que je – Une niche très concrète, Amandine. – Oui, une qui concerne énormément de Français, par exemple celle sur le crédit d'impôt pour les emplois à domicile.
Tous les Français qui emploient quelqu'un qui garde leur enfant, qui fait du ménage, du jardinage, vous la conservez ou vous la supprimez cette fiche fiscale — Toujours la même question. Je vous dis « ouvrons le capot ». Je ne vais pas vous répondre ici.
Vous savez combien il y a de niches sociales et fiscales en France ? — Non, mais celle-ci, c'est la plus connue. — 474. 474.
Donc Donc, je ne vais pas vous répondre par oui-non en deux minutes. Ce que je vous dis, c'est que nous prendrons...
Évidemment, il ne s'agit pas de supprimer les services à la personne. Il s'agit de les traiter en dehors d'une exception et en dehors d'une exception et en dehors de la boîte noix à travers une vraie politique publique des services à la personne, c'est-à-dire pas en catimini, pas dans l'opacité. Le malheur de notre pays, c'est l'opacité et la déviance par rapport à une règle républicaine.
Et à chaque fois, nous nous poserons la question est-ce que c'est utile ? Est-ce que cela contribue à l'emploi ? Est-ce que nous pouvons faire mieux en faisant autrement ?
Et donc chaque niche sera inspectée selon cette règle ? C'est ce que nous avons un peu fait entre 2005 et 2007 quand j'étais Premier ministre. Et je vous précise que c'est la seule période où nous ayons à la fois réduit le déficit et la dette, et personne ne peut le contester, il suffit de regarder les chiffres sur le plan historique.
A travers la première conférence des finances publiques, nous avons donc obtenu des résultats. Donc je ne sors pas ça de mon chapeau. Mais de la même façon qu'il faut revenir au réel quand il y a des feux de forêt.
Il faut revenir au réel quand il y a une dérive financière d'une telle ampleur que nous ne pouvons pas à la fois céder sur le plan de la règle républicaine pour tous. Aujourd'hui, les Français ont compris la La règle, c'est le deux poids deux mesures. Il y a ceux qui, en permanence, s'en tirent bien et on voit tous les avantages que peuvent tirer un certain nombre de favorisés du système actuel.
Et c'est toujours les mêmes qui payent et qui se retrouvent en ajustement. C'est pour cela que nous avons constamment la sollicitation vis-à-vis des retraités, la sollicitation du côté des moins favorisés. Moi, je veux la justice sociale et la règle républicaine.
Donc, une fois de De plus, l'objectif en ouvrant le capot de ces 175 milliards d'euros, c'est d'arrêter de céder au fantasme, de reprendre le contrôle républicain et démocratique de notre destin et de dégager des marges de manœuvre. Nous aurons ainsi un vrai chemin de retour en dessous des 3 % de déficit et nous aurons repris le contrôle de notre dette, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Dans votre Big Bank, il y a un point que vous n'évoquez pas, c 'est la question des retraites.
Aujourd'hui, la réforme borne qui porte l'âge de départ à 64 ans est suspendue. Avec vous, quel serait l'âge de départ à la retraite ? Alors, très bonne question.
Il ne vous a pas échappé, monsieur Vigogne, que cette même question a mis beaucoup de monde dans la rue et beaucoup de malheureux et a conduit le gouvernement à retirer. Donc...
Pas retirer, à suspendre. Oui, enfin, vous m'avez compris. Deuxième élément.
Tirons les leçons. La règle de la politique numéro un, c'est de tirer les leçons. Tirer les leçons, c'est quoi ?
C'est remettre les partenaires sociaux en responsabilité. Si je vous dis aujourd'hui d D'autorité, je vais fixer l'âge de la retraite à 64-65 ans. D'emblée, je fais exactement ce qu'il ne faut pas faire.
Mais vous avez une idée quand même ! Il va falloir travailler plus longtemps, vous dites comme Edouard Philippe quand même cela Il faut prendre en compte la démographie, il faut prendre en compte les inégalités de situation devant la pénibilité des emplois et donc les conditions de travail. Il est bien évident que regardez, moi j'ai 72 ans, je n'ai jamais arrêté de travailler, pourquoi ?
Parce que l'espérance de vie qui est la mienne, compte tenu de la vie qui a été la mienne, me permet d'espérer vivre plus longtemps. Si j'avais transporté des sacs ou travaillé dans une usine en 3-8, il est bien évident que la santé qui est la mienne ne serait pas la même et j'aspirerais à faire autre chose et je ne serai donc pas devant vous. Donc, c'est ce que j'ai dit.
J'ai été l'un des premiers à proposer cette solution, de sortir de cet âge pivot, de cet âge tabou pour compter davantage en trimestre, offrir la possibilité à nos compatriotes de choisir et on voit bien que dans l'arbitrage entre travail et retraite. Un certain nombre d'entre eux privilégient cela, privilégient la retraite. Et puis prenons en compte le problème central derrière tout ça, qui est le problème du taux d'emploi, quand nous savons qu'une grande partie des seniors ne trouvent pas d'emploi à partir de 52, 53 ans, 54 ans et qu'une grande partie des plus jeunes rentrent dans l'emploi vers 25, 26, 27.
Lié l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie que propose Bruno Rotaio, C'est une bonne idée ? Oui, il le calcule comment cette espérance de vie ? Ce n'est pas tant l'espérance de vie que les conditions de vie.
Et donc je pense qu'offrir à nos compatriotes une certaine Une flexibilité de choix. Si vous êtes en forme et que vous avez envie de continuer à travailler, vous travaillez. Il faut qu'il y ait un avantage assez significatif pour ceux qui souhaitent continuer que ceux qui n'en peuvent plus et qui espèrent profiter un peu des beaux jours puissent le faire.
C'est la moindre des choses. Donc une fois de plus, d'abord les partenaires sociaux, donc conférences sociales, concertation, convention citoyenne. Vous savez, moi j'ai tiré les leçons du CPE.
Je ne referai pas les mêmes erreurs. Je crois qu'il faut prendre en compte aujourd'hui le fait que personne n'est en mesure d'imposer, ni aux partenaires sociaux, ni aux Français, ce qu'ils ne veulent pas. Et donc, tous ceux qui qui veulent par décret augmenter le SMIG, ou qui veulent par la loi augmenter l'âge de la retraite, iront devant de grandes déconvenues.
Et ne l'oublions pas, les cinq prochaines années, sur le plan sociales seront des années chaudrons, autant en matière sociale qu'économique et financière, parce que les marges de manœuvre sont réduites et qu'il faudra donc être extraordinairement attentifs à ce que pensent les Françaises et les Français, à ce qu'ils ressentent. Nous sommes dans un pays qui est à bout devant l'impuissance publique, qui est assez allergique à la classe politique. On dit « la campagne est lancée ».
Il y a les deux tiers des Français qui ne veulent pas entendre parler de la campagne. Je ne sais pas d'ailleurs si la campagne commencera, parce que croyez-moi, si c'est pour entendre des propositions comme celles de M. Retailleau, travailler une demi-heure de plus par jour, c'est facile quand on est nourri par le beau climat vendéen et qu'on a passé ces années au Sénat. – Justement puisqu'on parle de ses propositions, Dominique De Villepin, et que vous parlez de la déploitation… – Justement puisqu'on parle de ses propositions et que vous parlez de la dépense sociale.
Pour la réduire, Edouard Philippe a fait des propositions très concrètes. Par exemple, réduire les arrêts maladie, il dit que c'est l'open bar, ou réduire la durée d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans. Ce sont des pistes auditions très concrètes et pas sérieuses.
Pourquoi ? Parce qu'il est exactement dans le schéma que j'indiquais, c'est-à-dire qu'il démantèle notre système social, notre modèle social. La santé, l'éducation, le logement, il est perçu par la plupart des parties de l'espace central comme un coût.
Comme un coût. Et donc il faut le réduire, le réduire, le réduire, le réduire...
Moi, je pars de l'idée que l l'éducation...
On ne voit pas où vous, vous trouvez vos 125 milliards d'euros. Je viens de vous le dire. Parce qu'à chaque fois qu'il y a quelque chose de douloureux à dire, vous l'éditez.
Mais c'est bien pour ça. Mais oui, mais moi, je fais porter le douloureux sur ceux qui sont les plus fortunés. Les 12 milliards par an que je fais sur les niches fiscales, c'est du douloureux, ça.
Le retour de l'ISF aussi, par exemple ? Mais non, pas du tout. Je vous ai expliqué qu'il y avait 3 tiers.
Oui, ça, on a suivi. Voilà. Bon, ben oui, mais donc vous avez bien vu qu'il y avait 12 milliards.
Oui, mais ça fait 12 milliards. Vous dites qu'il en faut 125 avec d'économiser ? Ça laisse une large.
C'est 125 en ajustements budgétaires à la fin. Mais chaque année, c'est entre 25 et 30. Donc il y a 12 milliards déjà en ce qui concerne le nettoyage des niches fiscales.
Il y a 9 milliards qui concernent l'impôt sur les successions. Et puis il y a le retour d'un impôt sur la fortune de 8 milliards plus 2 milliards en ce qui concerne la lutte contre la fraude fiscale et sociale. On arrive aux chiffres nécessaires.
Croyez-moi, je sais compter. Mais je reviens à ce que je disais, c'est important. Les services publics ne sont pas un coût.
C'est au contraire un investissement pour la nation. Plus nous formerons les jeunes Françaises et les jeunes Français, plus nous donnerons un logement à ceux qui sont en attente. Il y en a 3 millions qui sont en attente alors qu'il y a 3 millions de logements vides.
Je sais bien qu'ils ne sont pas au même endroit. Mais il faut complètement changer la logique. Ce que je veux souligner, c'est que si nous ne changeons pas le système qui est dans l'impasse, ce n'est pas en coupant les cheveux en quatre, en prenant des mesurettes et en les additionnant que l'on pourra rendre ce système vertueux.
Ce système, il sera encore un peu plus en faillite comme il l'est aujourd'hui. C'est le moment de notre séquence plutôt plutôt justement. Regardez ces deux photos.
Je vous propose deux photos. Vous allez me dire de quel côté vous penchez. Regardez plutôt Manon Aubry ou Bernard Arnault.
Manon Aubry qui en début de semaine a dit qu'il a qualifié les milliardaires de nuisiers. Plutôt Bernard Arnault ou Manon Aubry ? Monsieur Daray.
Réponse courte. Je n'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire botter le derrière par les les petits lapins. Donc, vos jeux, vous vous les gardez.
Plutôt, plutôt, pas du tout. – Pas du tout ? – Non, mais pas du tout, ça ne m'intéresse pas.
Je ne suis pas venu pour jouer, M. Daré. On n'est pas qui veut gagner des millions. – C'est une question politique.
Mais ce n'est pas des questions politiques. C'est les quiz. Les quiz, vous les faites avec ceux que ça amuse.
Donc vous n'avez pas le courage de choisir entre les deux ? Du courage. Mais je ne suis pas son au point de choisir entre les deux.
Parce que ce n'est pas de même nature. Vous êtes quand même choqué par un milliardaire à la tête d'une grande fortune française qui a créé des emplois en France et une députée de la France Assoumise. – Dont les propos vous choquent ? – Mais bien sûr que les propos me choquent, évidemment si vous m'aviez dit est-ce qu'on peut qualifier de nuisible un certain nombre des responsables d'entreprises françaises, je vous dirai tout de suite mais c'est absurde, c'est dangereux et c'est autant dangereux qu'un certain nombre de ceux qui étaient à l'AREF et qui se sont mis à rire quand l'un des candidats, Jean-Luc Mélenchon pour ne pas le citer, a parlé d'augmenter le SMIC.
Il faut du respect pour les français qui peinent, pour les français qui souffrent et il faut du respect pour tous ceux qui contribuent au développement de la vie nationale. Alors on a bien d'accord. Mettons le respect, votre petit jeu, vous vous le gardez.
Allez bah écoutez, on vous aura posé la question, on vous retrouve dans quelques-uns justement. On va avoir quelle place pour vous dans cette campagne présidentielle ? A tout de Sous-titrage notre invité dans BFM politique Dominique de Villepin merci d'être avec nous probable candidat à l'élection présidentielle nous publions ce matin un sondage avec notre partenaire Elab ainsi que la tribune dimanche vous êtes crédité entre 2 et 2 ,5 % des intentions de vote il est où le bonheur à quoi sert votre candidature Dominique de Villepin écoutez d'abord à faire en sorte que je sois présent pour en répondre devant vous elle sert à faire ce que personne n'a envie de faire dans le microcosme politique et médiatique mais surtout à 2 % elle sert à dire qu'il y a une alternative politique à l 'impasse dans laquelle nous sommes depuis 20 ans à dire que rien de bon ne peut sortir de tous ceux qui ont travaillé dans ce sens depuis 20 ans aujourd'hui tous les candidats qui sont issus du bloc central sont liés au macronisme pourquoi voulez-vous que le macronisme donne quelque chose de meilleur ils peuvent toujours plaider la rupture ils peuvent toujours plaider qu'ils ont appris quand je les écoute les uns et les autres ils sont dans la même politique et le seul choix qui reste aux français c'est les deux grands pôles l'extrême droite et l'extrême gauche et c'est pas un hasard si ceux-ci se maintiennent très au dessus des autres parce que eux ils proposent quelque chose d 'autre alors c'est hors sol ce n'est pas applicable ça nous fait changer de république ou de constitution mais enfin ça le mérite au moins d'exister politiquement donc aujourd'hui ce que je dis c'est qu'il faut une alternative et à 2 % vous y croyez je vois avec intérêt que depuis un certain nombre de mois maintenant pour ne pas dire d'années je je crois que les partis politiques ne peuvent rien donner de plus que ce qu'ils ont donné depuis 20 ans et une fois plus c'est l'essentiel de l'échiquier politique mais on a on a épuisé les capacités de la gauche avec françois hollande on a épuisé les capacités de la droite avec nicolas sarkozy et on avait on a épuisé les capacités de ce qui est censé dépasser la droite et la gauche avec Emmanuel Macron.
Et c'est pour ça que trouver le nom que vous voudrez, il faut offrir une alternative. Et l'alternative, elle tient en deux mots ou deux formules. La règle républicaine, il faut appliquer la règle républicaine et la justice sociale.
Moi, je n'entends pas aujourd'hui de responsables politiques dans l'espace central qui préconisent la règle républicaine. Monsieur Edouard Philippe à Mayotte, il tourne le dos à la règle républicaine. M.
Retailleau qui veut une demi-heure de plus par jour, pareil, il change à chaque fois la règle. Moi je suis pour offrir une alternative aux Français dans un cadre profondément rénové et c'est pour cela que je propose d'ouvrir la boîte noire et de changer en profondeur un système qui est dans la passe. Mais est-ce que vous nous garantissez que le 18 avril 2027, le jour du premier tour, il y aura bien un bulletin Dominique de Villepin dans les bureaux de vote, est-ce que vous direz au bout ?
Mais monsieur Vigogne, si je suis là, si je me donne du mal, si j'ai une centaine de représentants partout dans le pays qui va solliciter les maires pour trouver des signatures, si nous multiplions les rendez-vous de collègues pour obtenir le financement de la campagne, c'est bien parce que nous avons cette intention, c'est un combat. Mais vous n'avez pas eu de ralliement pour l'instant. Mais je ne veux pas...
Mais je ne veux pas...
Mais... – Vous voyez, vous n'écoutez pas ce que je dis. – C'est paradoxal quand on veut faire un rassemblement. – Non mais vous n'écoutez pas ce que je dis.
Je viens de vous expliquer que pour moi, le rassemblement, c'est le rassemblement des Français, ce n'est pas le rassemblement des partis. Le débauchage, Nathalie Kosciusko-Morizet qui rejoint M. M.
Philippe, je ne sais pas quel autre chapeau à plumes qui rejoint M. Retailleau ou M. Attal.
Mais ça, c'est la politique à l'ancienne. On a déjà vu ça. Vous ne le parlez pas tout seul ?
On a vu ça avec M. Sarkozy. Ça nous a mené où Donc, pas de débauchat.
Moi, je demande à chacun de venir comme il est. Que les socialistes restent socialistes. Je ne leur demande pas de se renier.
Que ceux qui sont au centre restent au centre. Donc ce sera un gouvernement d'union nationale Mais c'est la volonté de tous ceux qui croient en la France, qui veulent servir les Français, de se rassembler pour changer les choses. Vous savez, moi, je ne cherche pas un poste.
Je ne cherche Il ne marche pas à continuer le système. Je vois qu'il y en a qui se verraient très bien à l'Elysée 50 +, pour profiter du poste. Moi, j'ai toujours pensé que c'est beaucoup plus de maux de tête que davantage.
Vous parlez de la collègue des parrainages, notamment. Vous savez combien de parrainages aujourd'hui ? Écoutez, nous en avons de plus en plus plusieurs centaines, mais pas suffisamment.
Je ne vais pas vous...
On se souvient en 2012 En 2012, c'est ce qui vous avait manqué pour être candidat au final. C'est ce qui m'avait manqué, vous avez tout à fait raison et c'est une collecte qui est difficile parce que le jeu partisan pèse très lourd dans cette collecte et les affiliations, communalité, intercommunalité pèsent C'est également très lourd. Donc un certain nombre de maires sont réticents à donner ce pareillage.
Nous en avons plusieurs centaines et nous travaillons dur pour les obtenir. Tout ça, ça veut dire, Dominique de Villepin, on est bien d'accord que vous serez candidat à l'élection présidentielle. Que je veux être candidat, M.
Darek, que je me bats pour être candidat, mais on ne fait rien tout seul. On ne fait rien. Vous parlez de 2 % ou de 3%, on ne fait rien sans dynamique.
Est-ce qu'il y a aujourd'hui dans notre pays une attente, une volonté de changer les choses ? Ou est-ce que d'ores et déjà, les Françaises et les Français sont résignées à ce que le pays continue comme aujourd'hui ? Moi, ma conviction, c'est que nous sommes.
Nous sommes aujourd'hui...
Permettez-moi de trouver une métaphore. Nous sommes dans la pyro-politique. Qu'est-ce que c'est que la pyro-politique ?
Emmanuel Macron, se déplaçant dans le sud-ouest, s'est retrouvé dans un QG face aux incendies. Et il a sorti une formule pour expliquer ce qu'étaient les pyro-cumulonimbus. C'est le feu de forêt qui se nourrit de lui-même et qui crée son propre vent.
Aujourd'hui, la pyro-politique, c'est la politique du pire, qui se nourrit elle-même et qui fait toujours pire. Moi, je propose qu'on sorte de cela, qu'on ouvre le moteur, qu'on regarde et qu'on mette à plat et qu'on rétablisse les choses de façon républicaine et à travers le prisme de la Je me permets juste de vous arrêter, parce que c'est une précision importante. Je trouve que c'est une avancée quand même par rapport au dernier mot que vous dites.
Vous dites « je veux être candidat à l'élection présidentielle ». Oui, bien sûr. Si vous ne l'avez pas compris, c'est que vraiment, ni le corps, ni l'esprit n Il exprime clairement ce que je veux exprimer.
C'est exactement ce que je dis. Je veux être candidat à l'élection présidentielle, oui, bien sûr. Et vous le confirmerez définitivement à l'automne ?
Et je le confirmerai quand la campagne électorale aura commencé au delà des jeux d'estrade parce que j'estime que pour le moment nous n'avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent et quand les français eux-mêmes aspireront et se poseront la question de savoir celui ou celle qui est le mieux à même de redresser notre pays est ce que est-ce que vous seriez d'accord pour participer à une primaire ou pas primaire par exemple proposée par françois bayrou qui dit ce matin dans une tribune à la tribune dimanche on pourrait faire une primaire par internet avec tous ceux qui qui font partie de l'espace républicain, ni les filles, ni rien. Vous participez à ce type de primaire ? Mais la primaire, c'est le dernier gadget des désespérés.
Aujourd'hui, nous voyons se multiplier sur tous les chiquiers des primaires sauvages. Il y a une primaire à gauche, et on peut même imaginer que quand la primaire sera terminée, il y aura peut-être d'autres candidats de gauche. M.
Hollande ne participe pas à la primaire de gauche, et d'ailleurs le mieux placé à gauche n'est pas vraiment socialiste, M. M. Glucksmann, donc nous avons des primaires partout.
Les Républicains, M. Rotaillot est aujourd'hui candidat, mais il y a d'autres Républicains en embuscade qui veulent être candidats. Donc l'ensemble du spectre politique est Et soumis aux primaires, j'estime que ce n'est pas le bon mode de fonctionnement.
Pourquoi ? La primaire dévore ses enfants. Et quand vous sortez en slip de la primaire ou en vaillot de bain, eh bien vous êtes un peu mal placé pour prétendre briguer l'élection présidentielle.
Donc, soyons raisonnables, menons le combat politique comme il faut le mener, devant les Françaises et les Français, et les Françaises et les Français arbitreurs. Mais on ne comprend pas bien avec qui vous auriez envie de travailler, à qui vous tendez la main ? Vous ne pourrez pas gouverner tout seul.
Par exemple, vous auriez envie de travailler avec Jean-Louis Borleau, avec Thierry Breton...
Écoutez, j'ai travaillé avec Jean-Louis Borleau et Thierry Breton. Ils ont fait partie de mon gouvernement et nous avons bien travaillé pendant deux ans. Donc moi je tends la main à tout le monde.
C'est ce que je fais depuis maintenant plusieurs années. Je vois tout le monde, mais je constate que le réflexe reste d'abord un réflexe corporatiste. La campagne se fait autour des partis politiques.
La sélection sur un certain nombre de plateaux se fait à partir des partis politiques, beaucoup plus qu'à partir des propositions d'alternatives à un système politique qui n'en peut plus Pour l'instant, ce sont les sondages sur lesquels on est obligé de se fonder pour avoir une idée de ce qui se passe. Et Marine Le Pen est qualifiée, quoi qu'il en soit, dans tous les sondages au second tour. Si elle devait l'emporter, est-ce que vous ne feriez partie de ceux qui respecteriez ce choix démocratique des Français ou est-ce que vous appelleriez à une forme de désobéissance civile ?
La question est aujourd'hui beaucoup posée. Je fais partie des Républicains. Je serai intraitable sur le respect de la République.
Et de ce point de vue-là, ne serait-ce qu'en tant qu'ancien Premier ministre, je me poserai en garant de la règle républicaine. Donc je dirai ce qu'il faut faire. Est-ce que je monterai sur les barricades ?
C'est autre chose. Donc combat, oui, combat pour la défense de la République. Et par exemple sur un référendum comme le propose le Rassemblement national depuis 2024 qui viserait à réviser la Constitution par le biais de l'article 11 et pas par le biais de l'article 89.
Oui, c'est un coup de force. C'est une sorte de coup d'État déguisé et je ne l'accepterai pas. Donc, dire les choses clairement...
Dire vous feriez quoi ? Je ne l'accepterai pas. Je mènerai le combat politique.
Je mènerai le combat politique. Mais pas d'insurrection. Vous pensez à quoi, M. – Au propos de la France insoumise. – Pardon ? – Au propos de la France insoumise, certains ont appelé à la désobéissance. – Vous me proposez quoi ?
De sortir mes vieux pistolets ? Mon vieux sabre ? – D'appeler à des manifestations ? – Non mais ça c'est démocratique, c'est tout à fait démocratique.
Donc oui, dans le cadre de la démocratie, bien sûr, s'opposer par tous les moyens démocratiques et républicains, vous m'avez parfaitement compris. Un deuxième tour qui opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, vous faites quoi ? Encore un peu plus loin dans la politique fiction.
Ce n'est pas vraiment de la politique fiction quand on voit certaines études d'opinion, Dominique de Villepin. Oui, enfin, on en est encore loin. On n'en est encore loin.
Vous faites quoi ? Non, je ne fais pas de politique J'ai toujours dit la conviction qui était la mienne. Je ne place pas la France insoumise sur le même plan que le Rassemblement national.
Pourquoi ? Parce que l'héritage historique du Rassemblement national, les engagements qui ont été ceux du Rassemblement national ont profondément marqué la ligne politique et que cette ligne politique, pour moi, elle est entachée d'un certain nombre de risques. Je ne suis pas prêt à prendre ces risques.
Alors, en ce qui concerne le scénario que je ne fais pas et donc je ne réponds pas à votre question, parce que si on commence à répondre à toutes les questions qui sont farfelues, on ne s'en sort Ce n'est pas farfelu. Si, elle est farfelue parce que je ne crois pas du tout que Jean-Luc Mélenchon ait la capacité. Il est aujourd'hui très haut.
Tout le monde suppose que parce qu'il est très haut, il ira encore plus haut. À un moment donné, on est rattrapé par un certain nombre de réalité. Jean-Luc Mélenchon a franchi, ou en tout cas s'est approché d'un certain nombre de lignes rouges et je l'ai dit à chaque étape, qu'il s'agisse de l'affaire de Rang, qu'il s'agisse du jeu autour d'un certain nombre de noms à consonants juifs.
Je trouve cela dangereux dans notre démocratie. Et donc, je le dis très clairement, il ne faut pas d'ambiguïté avec la République. On est dans la République, on défend la République et sinon on se met en marge.
Mais vous vous sentez plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le Pen. Vous ne diriez pas comme Edouard Philippe, jamais je ne voterai pour un candidat à RN ni pour un candidat à LSI. Vous ne diriez pas ça.
Une fois de plus, je n'imagine pas ce scénario. Je pense qu'il faudrait que le pays et que tout l'espace central ait complètement choisi la résignation et refusé de mener le combat. Aucun rassemblement n'aurait donc eu lieu, aucun bon sens ne se serait opéré pendant cette campagne électorale et on aurait abandonné le pays à la radicalité.
Je n'imagine pas que la classe politique et je n'imagine pas que les Françaises et les Français puissent se satisfaire d'un choix entre deux radicalités. – Donc vous n'irez pas voter dans ces cas-là, Dominique de Villepin ? – Je ne vous ai pas dit ça, je vous dis aujourd'hui que je ne voue… parce que la science-fiction et la politique fiction conduisent toujours à des choix que j'estime, que j'estime aujourd'hui totalement déplacés.
Quand vous dites je ne mets pas LFI et le RN au même niveau, ça veut dire que quand même vous voterez LFI face au RN ? Non mais ça ne rend pas du tout, ça ne rend pas davantage et LFI acceptable pour moi, pour les raisons que je viens de vous indiquer notamment. Et pour le fait qu'en tant que gaulliste, je suis attaché à la Vème République donc vous n'imaginez pas que je vais mettre de gaieté de cœur un bulletin dans l'urne pour passer à la VIème République, pour changer nos institutions, pour sortir des traités européens parce qu'on voit bien qu'à l'horizon c'est ce qui se profile.
Donc soyons clairs, ce n'est pas l'engagement politique qui est le Pour l'instant, le Rassemblement national a du mal à trouver un prêt pour financer sa campagne. Jordan Bardella annonce qu'aucune banque n'a voulu les financer. Ça vous choque ?
Moi, ce qui me choque, c'est que la démocratie fonctionne si mal. la démocratie électorale fonctionne si mal, mais c'est pas que le Rassemblement national ne puisse pas trouver un prêt c'est que tous ceux qui souhaiteraient raisonnablement être candidats aient du mal à trouver un prêt donc que l'on règle, et François Bayrou avait eu une proposition qui était éclairée de la Banque de la Démocratie, que l'on trouve le moyen de répondre à tous ceux qui veulent aspirer à cette campagne électorale et qu'ils puissent le faire de façon descente, ça me paraît la moindre des choses. Ne faisons pas d'exception pour le rassemblement national.
La règle commune. Moi, vous savez, je suis fidèle en tout. Règle commune, justice sociale.
On parlait de la France insoumises. Est-ce que vous estimez, comme Bruno Rotailleau, que LFI, je cite, un parti de collabo, une forme de collaboration avec les islamistes ? Vous savez, tout ce qui est excessif est insignifiant, donc vous me permettrez de ne pas commenter non plus ces propos là pour vous il n'y a aucun problème monsieur d'arrêt vous parlez à ma place je ne suis pas je ne suis pas Pinocchio dans les mains de Gepetto.
Vous me permettrez de faire les réponses moi-même. Je ne vous ai pas dit ça, mais je dis que c'est excessif. On voit que dans cette campagne présidentielle, bien sûr, il y a la dimension internationale qui va jouer un rôle important.
Le nouveau président ou la nouvelle présidente va à exercer son mandat dans un monde incertain. Il y a quelques jours, Donald Trump a jugé, je cite, que la charia est comme un deuxième mode de vie à Paris. Qu'est-ce que ça dit du rôle international que le président va avoir ?
Quelle attitude vous, président, demain, face à Donald Trump C'est très dommage, très, très dommage qu'Emmanuel Macron ait toujours privilégié d'accueillir un certain nombre de grands chefs d'État, comme Donald Trump à Versailles. Parce que s'il était sorti du château, il aurait vu que ce n'est pas vrai. Et donc il se serait épargné de dire une bêtise.
Donc la réalité, tous les Français la voient, ce n'est pas la réalité de notre pays. Est-ce qu'il y a une prime à l'expérience dans cette présidentielle pour ceux qui, comme Comme vous, ont eu les manettes à un moment donné sur le plan international. Ou est-ce que des novices peuvent s'en sortir dans le monde tel qu'il est devenu aujourd'hui ?
Je prie pour que des novices, puisqu'on a un certain nombre de novices qui sont aujourd'hui très bien bien placé sur l'échiquier politique. Je prie pour que des novices reçoivent la grâce au jour de l'élection s'ils sont élus. Mais ce n'est pas quelque chose de facile.
Les relations internationales, je citerai pour en mémoire, Jacques Chirac. J'ai accompagné pendant plusieurs décennies Jacques Chirac en matière internationale. Et tous les jours, il consacrait plusieurs heures par jour à lire des notes, des télégrammes quand il les recevait en matière internationale.
C'est dire qu'il avait une familiarité avec la chose internationale. Comme maire de Paris, comme ancien Premier ministre, il connaissait la plupart des grands chefs d'État de la planète. Est-ce que ça s'improvise ?
On a vu avec Nicolas Sarkozy que ça ne s'improvisait pas, on a vu avec François Hollande que ça ne s'improvisait pas et on a vu avec Emmanuel Macron qu'on peut tourner les choses dans tous les sens et tourner avec le vent et en même temps, ça ne s'improvise pas. Et si la France aujourd'hui s'efface de l'échiquier international, regardez cet été. On a deux crises qui se sont considérablement aggravées et il faut en prendre la mesure parce que les Français risquent de manger en papillote les conséquences de certaines de ces crises.
Prenons le Détroit d'Hormuz. Le Détroit d'Hormuz va peser extrêmement lourd sur les prix de l'énergie, en particulier et bien sûr de l l'énergie fossile dans les prochains mois. Et cela a commencé, les Français se retrouvent avec une essence à 2 euros.
Tout cela pèse en deuxième rang sur les engrais et tout cela finira par peser encore davantage sur l'alimentation. Nous voyons donc à quel point tout est lié. Est-ce que vous avez entendu une proposition française ou européenne digne de ce nom sur le déblocage du Détroit d'Hormuz, sur la façon d d'aborder les choses avec l'Iran.
Silence et bouche cousue. Sur l'Ukraine, on voit bien que nous sommes en train de changer de seuil sur l'Ukraine. Non seulement le conflit est en train de s'aggraver, l'Ukraine porte plus loin en Russie son combat, la Russie porte plus durement son combat en Ukraine et on voit bien à quel point les infrastructures énergétiques de l'Ukraine à la veille de l'hiver vont être très durement frappées.
Et par ailleurs, la Russie multiplie les opérations hybrides contre un certain nombre de pays de l'OTAN. On a vu l'attaque à Leipzig, on l'a vu également en Roumanie et on voit bien que tout ceci constitue une menace au de plus en plus grande, au point qu'un certain nombre de responsables de l'OTAN considèrent qu'il y a un risque que la Russie puisse tester l'OTAN. Et il y a quelques jours, le patron de la CIA s'est rendu à Moscou.
C'est dire que nous sommes en train de rentrer dans une zone de risque majeur. Je ne vois pas, je n'entends pas la France. Je ne vois pas, je n'entends pas l'Europe.
Est-ce que nous sommes à notre place ? Non. Donc je Emmanuel Macron s'est beaucoup activé, mais vous ne diriez pas qu'il a fait la coalition des volontaires.
J'ai surtout vu la une de Paris Match entre les amours des uns et le jet-ski. C'est un peu réducteur, non ? Ah, vous trouvez que c'est réducteur ?
Sur l'Ukraine, de résumer son action au jet-ski. C'est malheureusement très parlant. C'est malheureusement très parlant.
La crise, elle ne s'arrête pas. Nous franchissons des seuils et il vaut mieux enfourcher les dossiers que d'enfourcher un jet-ski. Vous craignez que Poutine attaque un pays voisin ?
Tous ces États sont confrontés à des difficultés majeures pour ne pas dire existentielles. La Russie, elle est aujourd en difficulté. Elle envisage de recruter 600 000 soldats de plus dans les prochaines semaines et les prochains mois, alors qu'elle a eu près d'un million de victimes.
La Russie, sur le plan économique, est dans une situation de plus en plus compliquée. A partir de là, il faut qu'elle change la donne et il faut donc impérativement qu'elle fasse peur aux autres pays européens, qu'elle fasse peur à l'OTAN pour que l'Ukraine fasse preuve de plus de retenue. Et c'est pour ça que nous ne savons pas ce qu'a été dire le directeur de la CIA à Moscou.
Est-ce qu'il a été parlé seulement de l'Ukraine ? Est-ce qu'il a été envisagé une retenue réciproque des deux États ? Est-ce qu'il a été parlé également de l'Iran parce que l'Iran est aussi en très bonne situation politique et géopolitique et géostratégique dans le Golfe, mais en grande difficulté compte tenu de l'embargo et du nœud coulant qui est en train de se – Vous pensez que vous êtes le mieux placé pour leur parler à Poutine, à Trump et aux autres ? – Mais je pense que les choses bougent très vite, qu'il y a des marges de manœuvre qui existent aujourd'hui, qui n'existaient pas il y a quelques mois, parce que tous ces États sont confrontés à des difficultés et qu'ils ne peuvent pas accepter le statu quo, qui devient dangereux pour eux, et que quand un État en guerre ne peut pas accepter le statu quo, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il est à la veille soit de surenchérir soit d'accepter dans la négociation et à travers la négociation un certain nombre d'offres qui n'auraient pas accepté précédemment et c'est là où la diplomatie doit être en action donc oui nous devrions être infiniment plus présents oui malheureusement nous sommes en train, nous France et continent européen en train de nous habituer à disparaître sous la moquette et bien je vous souhaite simplement que les élections présidentielles rappellent que pour l'essentiel de sa mission en tout cas plus de la moitié le président de la république est d'abord le défenseur de nos intérêts nationaux et donc le responsable de la défense est le défenseur de notre diplomatie et de notre place dans le monde et ça ça conditionne à la fois le statut de la france ça conditionne son avenir en termes stratégique, géopolitique et en particulier sa souveraineté. Donc oui, ce sont des choses qu'on ne peut pas considérer comme quantité négligeable. Que serait la France avec Marine Le Pen à sa tête ?
Écoutez, je n'ose faire de comparaison en termes de taille ou de pays, mais ce que je vous dis très franchement et très simplement, c'est qu'il y a fort à parier que la France ne serait plus la France. Dominique De Villepin, vous m'avez dit que vous n'aimez pas les cuisses, c'est dommage, j'en ai un à vous – Je vous fais la même réponse au précédent. – Non, c'est la minute présidentielle, vous êtes la première à l'inaugurer, on va l'inaugurer pour cette année effectivement. – Vous n'êtes pas tombé. – Si vous êtes élu président de Mignac de Villepa, qui est-ce que vous appelez en premier le soir de votre élection Vous appelez qui ?
Je ne vous le dirai pas Vous refusez de répondre à ces questions Vous appelez Donald Trump, Vladimir Poutine Mais je ne vous le dis pas Pourquoi ? Parce que l'ambiguïté c c'est le premier atout d'un président de la République. – Votre premier déplacement à l'étranger ? – Je ne vous le dirai pas non plus. – Votre premier été abréguant son jet-ski ou paddle ? – Écoutez, je pense que le premier été, il est compromis pour le futur président de la République.
Donc qu'il fasse provision de vacances avant, parce qu'il y a fort à parier qu'un président élu au mois de mai n'aura pas de vacances. – L'objet ou la photo que vous poseriez sur votre bureau à l'Elysée ? – Pourquoi vous voulez que je pose une photo ? – Ou un objet, un livre.
On voit que certains présidents symboliquement le font. Oui, je n'éprouve pas le besoin d'avoir un signe démonstratif sur mon bureau. Quelle habitude vous refuserez à laquelle vous refuserez de renoncer une fois que vous êtes président ?
Quelque chose qui est important aujourd'hui ? Vous dites même président, je ne renoncerai pas à ça. Le sport, un peu de jogging matinal, ça fait du bien.
La première personne que vous feriez entrer au Panthéon, qui est-ce que vous feriez entrer au Panthéon en tant que président ? Un tirailleur sénégalais parce que j'aime bien que la France...
Parce que j'aime bien que la reconnaisse ses dettes. Voyez-vous, quand on regarde notre histoire, elle est faite de beaucoup d'ingratitudes. Un certain nombre de nos présidents ont commencé à reconnaître les dettes de la France.
Jacques Marc Chirac a fait, Nicolas Sarkozy a fait des gestes aussi, François Hollande et Emmanuel Macron en a fait d'autres. Mais la façon dont nous avons traité les tirailleurs sélégalais, grâce à qui nous avons gagné la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre, ils ont par ailleurs mené un certain nombre de combats ailleurs à travers le monde. La façon dont nous les avons traités, le massacre de Thiaroy, je n'oublie pas cela.
Et j'estime que vis-à-vis de l Afrique, il y a un devoir de reconnaissance centrale. Et la façon dont nous avons pour ne pas payer des pensions, la façon dont nous avons pour éviter le le risque que pouvaient représenter un certain nombre de tirailleurs qui avaient été emprisonnés sur le territoire français au retour et le risque qu'ils auraient pu avoir de semer la mauvaise parole après 1945 au retour dans le pays. La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là, plusieurs centaines de morts.
Eh bien, je ne l'oublie pas. Et dans ma famille, il se trouve qu'il y a...
Nous sommes liés de militaires. Il y a un certain nombre de mes parents qui ont combattu avec ces tirailleurs algériens, sénégalaises et le titre générique. Et je n'oublie pas cette dette, sans la contribution de l'empire colonial, la France qui est en paix aujourd'hui et dans laquelle nous vivons ne serait pas la même.
Merci beaucoup Dominique De Villepin d'avoir été notre invité aujourd'hui. Je veux être candidat à l'élection présidentielle dans quelques instants.
Dominique de Villepin