"On est obligé de couper l'eau", le Béarn manque d'eau potable et alerte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
La guerre de l'eau a-t-elle déjà débuté ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aviez déjà connu par le passé une situation aussi grave ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Ces restrictions d'eau n'ont pas su vous sortir de là, quoi ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Vous parliez avec la mairie d'une commune voisine pour l'aider à voir un peu d'eau pour ses habitants ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Ça veut dire aujourd'hui que par endroit dans cette vallée, on n'a plus d'eau, on peut plus boire l'eau du robinet ?
- 3:40RelanceRéponse directe
Ces restrictions d'eau n'ont pas su finalement à vous sortir de là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« En 2003, nous avons connu un épisode difficile à vivre mais de bien moindre ampleur que ce que nous vivons aujourd'hui. »
Temps de parole
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[musique]
Il a un sujet beaucoup plus sérieux, la guerre de l'eau a-t-elle déjà débuté ? Cette année, la France connaît son épisode de sécheresse le plus sévère jamais observé. Et ce n'est pas fini. Dans les Pyrénées Atlantiques, l'accès à l'eau est devenu critique. Cela fait déjà 2 mois que le département est placé en alerte là où nous nous rendons. On est même bien au seuil le plus élevé, le seuil de crise en l'occurrence. Bonjour Pierre Casabon. Bonjour et merci d'être avec nous sur Sud Radio ce matin. Vous êtes le maire du village Bernet d'Ar qui compte 1000 habitants avec d'autres communes voisines. Vous devez aujourd'hui vous entraider pour ne pas manquer d'eau.
Est-ce que vous aviez déjà connu par le passé une situation aussi grave ? J'ai envie de dire. Monsieur le maire. En 2003, nous avons connu un épisode difficile à vivre mais de bien moindre ampleur que ce que nous vivons aujourd'hui. En 2003, effectivement, la canicule s'était invitée durant le mois d'août et et nos cours d'eau étaient très asséchés et les sources ont commencé à souffrir mais là bon, il y a des cours d'au qui ont disparu et beaucoup de sources sont totalement taries ce qui nous oblige à être très solidaire.
On est si commune sur le sur la la vallée de Baretous et évidemment on s'approvisionne là où il y a de l'eau en croisant les doigts pour que ben que les dernières sources qui donnent de l'eau continuent à en produire dans les les semaines qui viennent parce que malheureusement il y a pas de précipitation à l'horizon. Donc aucune raison pour que les nos sources reprennent un petit peu de débit et donc grosse inquiétude pour la suite, vous l'avez dit en tout cas d'ici là, solidarité maximale entre ces différentes communes, ces villages de la vallée de de Baretous.
Je crois savoir que encore hier soir, vous parliez avec la mère d'une commune voisine pour éventuellement l'aider à à voir un petit peu d'eau pour pour ses habitants, c'est ça ? Oui, c'est ça. Donc hier soir, nous sommes retrouvés euh tous les élus de la vallée de Barretus. Euh euh la commune de Féas qui a une nappe fréatique euh qui apparemment est à un bon niveau euh alimente par voie de de transport de camion euh la commune de l'AN et hier soir, pour la première fois, la la commune d'Art a livré 15 m³ d'eau à la commune d'Arite. Voilà, donc on n pas d'autres alternative que de jouer la la solidarité.
tant qu'on peut la jouer parce que euh moi-même sur la commune d'arrête, j'ai j'ai quelques difficultés. On a quatre réservoirs euh une source donc qui pour l'instant donne du comment dire comme il faut euh comme d'habitude, je dire un peu un peu moins de débit que d'habitude mais nous permet tout au long de la journée de faire des transports d'eau sur d'autres réservoirs euh dont les sources sont quasiment à sec. H voilà donc beaucoup de transport et à l'heure où le le carburant est à son prix le plus haut, évidemment ça complexifie encore davantage la la suite événements. Ça rajoute aux difficultés que vous rencontrez déjà.
Ça veut dire aujourd'hui que par endroit dans cette vallée de de Baretous, on on a plus d'eau, on peut plus boire l'eau du du robinet, on en a plus assez. Alors, il y a effectivement des moments où on est obligé de de couper l'eau parce que ben ces transferts mettent à mal le réseau. Mais pour l'instant, on arrive encore à faire face mise à part peut-être une ou deux maisons qui sont des résaires où le fait de changer de de réservoir, on a plus la gravité pour pour pouvoir amener la l'eau jusqu'à ces maisons-là. Mais sinon jusqu'à présent on on passe grâce à à cette solidarité et à ces transports d'eau, on arrive encore à satisfaire la demande de tout le monde et et j'espère que ça va durer.
H euh je je rappelle hein, vous avez été placé sur votre territoire en en crise, c'est le seuil le plus élevé en matière de de sécheresse. Ça implique des restrictions d'eau quand même assez strict. Ça veut dire que ces restrictions d'eau, elles n'ont pas su finalement à à à vous sortir de là, quoi, d'une certaine manière. Oui, effectivement. Alors, je je dois dire que jusqu'à présent on pensait tous que la montagne c'était le château d'eau les Pyrénées, le château d'eau de de la plaine. Euh et peut-être qu'on n pas vraiment anticipé ces ces moments difficiles, ce de changement climatique aujourd'hui. C'est clair que les choses la donne a changé.
Il va falloir qu'on qu'on se penche sérieusement sur la ressource. Euh il y a peut-être des fuites aussi euh euh qui ont mis à mal euh nos réserves. Euh il y a aussi le comportement des gens hein, vous l'avez signalé, on était en crise euh et ça n'a pas empêché certaines personnes de remplir les piscines, d'autres de de laver [raclement de gorge] leurs véhicules, d'autres de d'arroser leur jardin parce que évidemment quand il fait très très chaud euh ben on a tendance peut-être à abuser un petit peu de l'eau. Et on en a convenu hier soir de notre réunion, nous sommes un territoire de d'élevage avec des troupeaux qui sont redescendus de de l'estive beaucoup plus tôt.
On a beaucoup beaucoup de bétail et ce bétail bien évidemment comme nos cours d'eau sont à sec, s'abreuve avec l'eau potable et en plus comme on leur donne à manger des comment dire des du de l'herbage qui est qui est steak. Euh donc ça ça augmente encore leur leurs besoins d'eau. Donc on est on est en très grande difficulté parce que aussi nous sommes dans cette configuration à savoir euh euh aujourd'hui des troupeaux qui sont redescendus beaucoup plus tôt et et qui consomment beaucoup d'eau. Solution h solution. Quelle solution ?
Concrètement, vous avez déjà mise en place des choses pour pour tenir parce que là solidarité OK, mais c'est vrai, on parle de guerre de l'eau, c'est jusqu'à quand cette solidarité peut tenir si je parle pas que sur sur votre territoire mais mais globalement globalement ben la solidarité c'est ça va dépendre de la capacité de dans nos sources qui ont encore de du débit de tenir. Alors on on commence à regarder plus loin hein. suron par exemple nous a dit que si on voulait on pouvait venir se servir.
Euh la la solidarité qui est aujourd'hui réelle sur la vallée de Barretous, on commence à regarder autour de Baretous à l'extérieur si jamais on devait la la crise devait aggravé qu'on puisse trouver quelques réponses un peu plus loin mais ça passera forcément par des transports d'eau. Euh ce qui évidemment n'est pas la meilleure des solutions. Donc ça nous oblige aussi à réfléchir dans les mois à venir comment peut-être être interconnecté, comment peut-être être plus professionnel dans notre approche par rapport à la gestion de l'eau parce que c'est le cas de toutes les [raclement de gorge] communes des petites communes de France. Les élus jouent un grand rôle de de bénévole.
il on dirait il surveillent les sources, ils aident le service technique quand il y en a pour rechercher les fuites. Mais peut-être qu'il va falloir qu'on qu'on change de braquet et qu'on ait peut-être un regard plus professionnel sur nos réseaux, sur l'investissement, sur le suivi de nos ressources, ce qui n'est peut-être pas forcément la priorité jusqu'à présent parce qu'on se croyait on se croyait vraiment à l'abri de ce genre de crise. Hm. Merci en tout cas d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Euh Pierre Casabon, je rappelle maire d'Aret donc euh village qui est situé he un village qui est situé dans les dans les Pyrénées Atlantiques, dans la vallée de de Baraus.
C'était important effectivement de de vous entendre forcément ce ce que vous racontez va faire réagir effectivement et c'est une prise de conscience aussi que que vous avez et qu'on aura peut-être un jour aussi à voir rapidement quoi. Merci beaucoup monsieur