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Conférence de presseFrance 24 (sur YouTube)· 10 mai 2026 14 minActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Sommet Africa Forward : l'ère du "pré-carré français" est terminée pour Emmanuel Macron • FRANCE 24

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Fait
    « L'air du précarré français en Afrique francophone est terminée. »
  • 1:30Fait
    « C'est fini depuis 2017. C'est terminé cette époque. »
  • 7:37Fait
    « Est-ce que selon vous l'aginte d'Assimi Goita a perdu le contrôle de la situation sécuritaire au Mali ? »
  • 8:20Fait
    « Pouvez-vous nous rappeler justement ce qui explique ce rapprochement entre le gennim et le front de libération de la zawad ? »
  • 9:05Fait
    « Est-ce l'échec du tout militaire selon vous ? »

Temps de parole

  • ?100 %

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Locuteur

Vous êtes sur France 24 et vous avez raison. Bienvenue dans votre journal de l'Afrique à la ce soir. Le nouveau sommet Afrique-Fance qui s'ouvre ce lundi à Nairobi. Le premier dans un pays anglophone. Une décision justifiée par Emmanuel Macron en estimant que l'air du précarré français en Afrique francophone était terminée. Nous y écouterons le président français. Nous irons aussi au Sénégal pour le premier grand meeting du président Jai Fai. Un rassemblement pour faire le bilan de ses 2 ans au pouvoir mais aussi pour tester sa popularité face à son premier ministre Ousman Sonco. Et notre focus nous mènera au Mali. On se demande si la ginte au pouvoir est au bord du basculement.

Avec la multiplication des attaques jusque dans la capitale Bamaco, le pays traverse sa plus grande grave crise sécuritaire depuis 2012. 6 ans après l'arrivée au pouvoir des militaires, la promesse de sécurité semble s'effondrer. Alors, le pouvoir d'Assimi Goita peut-il vaciller ? Le pays est-il devenu l'épicentre d'une crise saélienne incontrôlable ? Notre invité ce soir, le sociologue et auteur malien Mohamed Amara. L'air du précarré français en Afrique francophone est terminée. C'est la déclaration d'Emmanuel Macron à son arrivé au Kenya à la veille de l'ouverture du sommet Afrique-Fance, le premier dans un pays anglophone. On écoute le président français.

Croyons que l'Afrique est un continent et que ce continent a beaucoup à bâtir. C'est le plus jeune au monde. Il a donc un dividende démographique extraordinaire. C'est celui qui a la plus grosse croissance au monde. Il a fait l'année dernière une croissance légèrement supérieure à celle de l'Asie du Sud-Est. Et donc il faut le regarder totalement différemment.

Et en effet, c'est un continent que je ne veux plus que la France regarde d'un côté comme étant un précarré où les dirigeants d'entreprise aurait en quelque sorte tous les droits ou tous les contrats qui leur seraient garantis parce que c'était l'Afrique francophone où parfois certains considéraient que la France donnait une forme d'assurance garantie quoi qu'il advienne en étant là à faire ou défaire les gouvernements. C'est fini depuis 2017. C'est terminé cette époque. Ce sommet met aussi en lumière le fait que la France n'est pas un partenaire historique du Kenya. Pour le grand public kignan, les liens entre les deux pays sont avant tout tissés autour de la culture.

Un outil de soft power qui lui doit lui permettre d'affirmer sa présence face aux grandes puissances étrangères comme la Chine et les États-Unis. Le sommet Africa Forward doit justement permettre à Paris de redéfinir sa place dans le pays. Un reportage d'Elodie Cousin. Session de groupe pour ses étudiants en animation. Ils travaillent sur leur projet de film. Leur institut est très renommé au Kenya. Grâce au soutien de la France, l'école a noué un partenariat avec l'une des meilleures formations au monde située dans l'hexagone.

3:12
Non speech

[musique]

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Locuteur

Notre partenariat repose sur un transfert de connaissances et de compétences afin que les étudiants puissent travailler à l'international. L'idée est qu'à travers le gouvernement français, l'école Rubik peut apporter son expertise et nous permet également d'exporter la nôtre. C'est un véritable échange d'idée. Artisane principale de la collaboration culturelle, l'Alliance française s'est implantée au Kenya avant son indépendance. Cette semaine, elle organise un festival littéraire pour mettre en avant auteur et maison d'édition du continent.

Cette coopération qui est je dirais vraiment bienveillante est vraiment dans l'échange he à tous les niveaux et bien elle amène aussi à ce que des intellectuels donc des pays concernés ken des jeunes gens avec leurs talents et cetera puissent aller en France et apporter à notre pays et puis ça leur permet ça permet aussi au public kenyan d'avoir envie de France. Evan Sonyango est professeur de relation internationale. Sa thèse analysait l'engagement culturel de la France au Kenya depuis les années 60. S'implanter en affirmant sa présence par le soft power était une bonne stratégie. Mais nous voyons qu'après plusieurs décennies, il manque quelque chose de concret.

Comment la France peut capitaliser sur l'efficacité de sa diplomatie culturelle et la transformer en gain économique ? En organisant pour la première fois un sommet français dans un pays africain anglophone, Paris espère ouvrir un nouveau chapitre de son partenariat avec le Kenya. On passe au Sénégal où la coalition présidentielle Diumai président du chef de l'État, Bassirou Diomai Faille, a organisé ce samedi son premier grand meeting, un rassemblement à Bourg, non loin de son fief pour faire le bilan de ces 2 ans au pouvoir mais aussi pour tester sa popularité. Alors que la crise politique avec son premier ministre Ousman Sonko se précise de plus en plus.

Le président Bassir Maifai finalement absent du ministre qui a été animé par son cabinet politique la correspondance à Dakar Del Mandao. C'est à travers une vidéo projetée sur écran géant que le président sénégalais Bassirudia Mafai s'est adressé à ses partisans ce samedi au cours de ce meeting. Il leur a adressé ses remerciements de s'être mobilisé au stade Caroline Feille Dembourg non loin de son fief de Naganyao. Le meeting avait pour objectif de dresser le bilan des 2 ans au pouvoir du président sénégalais, mais aussi de réaffirmer l'ancrage politique de la coalition présidentielle, la coalition Diomai président.

Un meeting cependant demiinte, les gradés se sont vidés avant même la fin de ce meeting. Mais selon les responsables de la coalition Diom président, ce meeting est précurseur des nouvelles ambitions du président Bassero Diamf. Aucun président dans l'histoire du Sénégal n'a fait un seul mandat. Donc on demande au président Bassir Rudfai de se représenter pour la présidentielle de 2029 et refaire 5 autres années pour développer le Sénégal. On doit l'aider parce qu'il est jeune, il n'a que 45 ans. La coalition Jom président a au cours de ce meeting ouvertement défi le pastef, le parti dirigé par le premier ministre Ousman Sonko.

La preuve qu'au plan politique, Sonko et Diomai semblent chacun prendre sa voix. Mais au plan institutionnel, les deux hommes continuent de travailler ensemble. Le premier ministre Ousman Sonko a d'ailleurs accompagné ce dimanche matin le président Bassurofai à l'aéroport de Dakar. Le président sénégalais en partance pour Nairobi pour participer au forum Africa forward. Allez, on passe à notre focus de ce dimanche soir qui s'intéresse au Mali. Le pays est confronté à une offensive d'une ampleur inédite depuis la crise 2012. Des attaques coordonnées ont visé Bamako, Katy, Gao, Mopti ou encore Kidal. dans le centre du Mali.

Euh de nouveaux massacres ont fait plus de 70 morts ces derniers jours et surtout un fait euh marque les observateur l'alliance entre les groupes Dihadistes la rébellion Toareg contre l'aginte du général Assimi Guita. Et pour en parler ce soir, nous recevons Mohamed Amara qui est sociologue, auteur de marchand marchand d'angoisse le Mali tel qu'il est et tel qu'il devrait être aux éditions Grand Vaau. Merci d'être avec nous et bienvenue dans le JTA. Euh depuis les attaques coordonnées du 25 avril, beaucoup parlent d'un tournant historique. Est-ce que selon vous l'aginte d'Assimi Goita a perdu le contrôle de la situation sécuritaire au Mali ? Bonsoir madame Wan.

Bien sûr que la situation sécuritaire [grognement][raclement de gorge] est très critique aujourd'hui au Mali. Euh on peut ce que je peux dire très rapidement euh l'alliance dont vous parlez l'alliance entre le FLA et le généme en particulier est un fait social majeur qui dit quelque chose aujourd'hui de la des de la difficulté des autorités de la transition malienne à faire régner la sécurité partout sur le territoire malien. C'est-à-dire ces deux groupes politiques et aussi dijihadistes qui se sont mis ensemble pour donner un assaut au pouvoir à Abamako en particulier.

Mohamed Amara, je me souviens que nous avons eu cette conversation sur cette antenne même he vous nous présagiez en quelque sorte cette alliance là. Pouvez-vous nous rappeler justement ce qui explique ce rapprochement entre le gennim et le front de libération de la zawad ? Mais très rapidement, c'est une histoire de d'intérêt commun. L'intérêt commun entre le flat, le front de libération de la Zad et le génim, le groupe de souti à l'islam et aux musulmans, c'est de faire chuter le les autorités de la transition à Bamako. C'est c'est vraiment la finalité principale.

On rentre pas dans les intérêts idéologiques, dans les intérêts politiques, mais l'intérêt principal et ça et c'est ça qui explique cette alliance. Et autour de cette alliance, il y a d'autres groupes bien sûr qui s'agrègent mais fondamentalement ce sont les deux principaux groupes. Alors ils se sont allié contre le même ennemi euh l'aginte au pouvoir et pourtant l'aginte avait fait euh du départ de façon sécuritaire hein du départ de la France et de la Munisma un symbole de souveraineté retrouvé. Mais 6 ans après le coup d'état l'insécurité semble pire. Est-ce l'échec du tout militaire selon vous ?

Bien sûr, pour moi, j'utilise le terme d'autorité de transition pour pour respecter le discours officiel.

Euh bien sûr [raclement de gorge] que il y a une difficulté aujourd'hui liée principalement à ce tout militaire qui par conséquent aqué tous les choix politiques, tous les choix éducatifs, tous les choix sociaux qui auraient permis euh à mon avis de de de palier ce problème-là que les Maliens vivent aujourd'hui qui est celui de la dégradation sécuritaire comme le témoigne les attaques simultanées cordon donné du 25 avril dernier, le tout militaire noie toute possibilité de rédemption, toute possibilité de de de ramener la paix euh et qui on sait aujourd'hui la suite, c'est les difficultés euh ravitaillement carburant lié au blocus qui est mené ici et là.

Ce sont aussi les difficultés euh d'assurer la sécurité pleinement des malliant sur l'ensemble du territoire. Alors, quelles sont les autres alternatives et que peut faire l'État euh dans même dans une configuration idéale, hein, euh qui soit pas euh la gunte au pouvoir, mais quand bien même quelles sont les solutions possibles ou envisageables sur le terrain si le tout militaire ne fonctionne pas ? Mais la la solution principalement, c'est ce qu'on se dit à la dernière échange, au dernier échange, pardon, que nous avions eu.

Il me semble que euh j'ai proposé euh l'idée d'avoir une alliance républicaine, c'est-à-dire euh cette espèce de de d'alliance qui permet de rassembler l'ensemble des maliens. Qu'il s'agisse des politiques, qu'il s'agit des associatives, qu'il s'agit des syndicats pour repenser le Mali autrement avec l'ensemble des acteurs. Donc le flat, c'est important aujourd'hui de discuter avec le flat, le front de libération de la zavad parce qu'il y a des maliens qui l'animent entre autres, même si certains maliens ont du mal à entendre cette proposition mais elle est fondamentale si on ne veut pas en tout cas une espèce de désintégration de notre nation.

Et donc Mohamed Amara, sans vous couper hein, je j'entends euh il y a eu des récemment d'ailleurs hein des initiatives citoyenne semi-politique de reprendre la main là-dessus et pourtant ça n'a pas eu l'écho, euh semble-t-il en tout cas sur le territoire malien. Comment vous l'expliquez aussi ? Le reproche que je fais à ces initiatives là, c'est qu'il ne s'inscrivent pas dans un plan de maîtrise sécuritaire global. Et cette alliance- làà que j'évoque s'inscrit dans ce plan de maîtrise sécritaires global qui implique encore une fois l'ensemble des acteurs.

Or tous ces dispositifs que vous évoquez qu'il s'agisse du DNI, qu'il s'agisse des dialogues intermiens et j'en passe ne s'inscrisent pas dans cette perspective et c'est ça la difficulté principale aujourd'hui il est nécessaire de repenser en fait le logiciel de la paix. La question principale, c'est la paix. Les Maliens ont besoin de paix, ont besoin de vivre, ont besoin, Quand je dis paix, ce sont les changer les conditions de vie quotidienne des Mali. Je reviens du Mali.

J'étais là-bas lors des attaques du 25 avril dernier et on voit bien qu'il y a deux Mali même à Bamako, c'est-à-dire il y a des Maliens qui se soucient de ce qui se passe euh qui sont inquiets pour leurs proches, pour eux-mêmes. Il y en a d'autres qui continuent à vivre dans une espèce d'insouciance, à faire ce qu'on appelle des balanichot, c'est-à-dire ces animations culturelles animées par des DJ dans les quartiers comme si de rien n'était.

Donc il y a deux Maliis et ce sont ces deux Mali là qu'il faudrait arriver à un moment ou un autre à rapprocher en s'inscrivant dans un plan de maîtrise sécuritaire qui implique encore une fois l'ensemble des acteurs pas seulement à l'intérieur mais aussi à l'extérieur du Mali. Très bien Mohamed Amara, on vous entend. Merci encore une fois d'être venu dans le journal de l'Afrique pour faire le point sur la situation sécuritaire pas uniquement d'ailleurs au Mali. Merci beaucoup. C'est ainsi que nous refermons notre journal de l'Afrique. Merci à tous ceux qui nous ont suivi et en particulier ce soir de Bamako à Mopti en passant par Kidal et K.

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