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Discours / meetingSophia Chikirou· 31 janvier 2026 37 minAutoproduitFond programmatiqueLogementÉducation & rechercheSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Paris sera la plus grande ville insoumise de France - Meeting Sophia Chikirou

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00Sophia ChikirouPromesse
    « Nous créerons une maison de la presse et des radios associatives indépendantes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[applaudissements] Et maintenant, Et maintenant le moment que vous attendez toutes et tous. Et maintenant, je vous demande d'accueillir avec un tonner d'applaudissement celle qui ne baisse jamais les yeux, celle qui tient bon, celle qui porte la liste du nouveau Paris populaire. Faites un tonner d'applaudissement pour madame Sopia Chikirou. [musique] [musique] [musique] il [musique] [musique] [musique] Paris.

Bonsoir à tous et toutes qui êtes ici. Bonsoir à ceux qui nous regardent sur les réseaux sociaux. Merci.

Merci infiniment d'être venu aussi nombreux ce soir. Il fallait le démontrer. Il fallait leur montrer, il fallait leur prouver que le nouveau Paris populaire existe et qu'il est là.

Merci à toutes et à tous. [applaudissements] Ce soir, [applaudissements] ce soir, on ne baisse pas les yeux à Paris. Ce soir, on ne se cache pas à Paris. [applaudissements] [applaudissements] Ne vous arrêtez pas, on recule pas. [applaudissements] [applaudissements] Bravo Paris !

Bravo le nouveau Paris populaire. [applaudissements] Bravo ! Bravo mes chers amis !

Bravo ! Allez, voilà ! est passé.

C'était on est dans un cirque, il fallait bien un petit moment rigolo. Voilà, il est passé. Maintenant, on passe au aux choses sérieuses. [applaudissements] Les amis, il y a 2 mois et demi que je me suis annoncé candidate à la mairie de Paris.

Il y a 2 mois et demi avec les personnes qui sont ici à mes côtés encore ce soir, nous avons déclaré notre candidature, celle du nouveau Paris Populaire. Et bien, depuis 2 mois et demi, il s'en est passé des choses, beaucoup de choses. On a vraiment mené plus de 1000 actions, plus de 500000 tractes distribués.

On a mené campagne, on a travaillé sur le fond, préparé notre programme qu'on va vous présenter. [applaudissements] On a formé une équipe, on a appris à travailler ensemble. On s'aime beaucoup, on peut vous le dire.

On se dispute jamais, on est tout le temps d'accord. Donc je préviens Jérôme et Émile qui nous rejoignent. Chez nous, on s'entend bien.

Chez nous, on se bat pour la même chose parce que chez nous, on est cohérent. Chez nous, il y en a pas qui votent pour, d'autres qui votent contre, d'autres qui signent, d'autres qui signent pas. Quand on décide, on décide ensemble et on fait ensemble et on va jusqu'au bout. [applaudissements] Chers amis, nous allons faire de Paris la plus grande ville insoumise de France, mais j'ai aussi envie de dire du monde.

Après après New York, après Zoran Mandani, [applaudissements] ce soir, je sens que l'ambiance est à la fête. Ici ce soir à Paris, Paris est une fête. Mais on va dire les choses, c'est pas n'importe quelle fête.

C'est pas la fête des insouciants qui se moquent de la crise écologique et de l'air qu'on respire et qui empoisonne. C'est pas la fête des Nantill qui se gavent sur le dos des autres. C'est pas la fête des indifférents au désordre du monde et au crimes contre l'humanité.

Et ce n'est pas la fête des égoïstes qui ont pour mantra profite et t-toi. Non, [applaudissements] notre fête à nous, c'est la fête des gens du peuple, de ceux qui luttent et qui battent le pavé de Paris depuis des siècles. Et c'est parce que nous connaissons la dureté de la vie que nous célébrons chaque moment en commun.

Ici ce soir, nous célébrons notre union, l'Union populaire. Vous connaissez, vous connaissez notre vision de l'Union. Vous en avez eu les témoignages qui m'ont précédé.

Il y a des travailleurs, des syndicalistes, ceux qui portent des revendications et qui font des grèves. Je pense ce soir à ceux du centre d'action sociale de la ville de Paris d'axo qui ont mené 45 jours de grève. 45 jours de grève sous la majorité socialiste sortante pour obtenir la primeure.

Je pense à ces travailleurs des épades et des crèches municipales, à celle la grève des éboueurs du mois de décembre dernier. Plus de 10 jours de grève, il y a celle des Allez-y, vous pouvez les applaudir. [applaudissements] Je pense aux grèves des personnels des hôpitaux publics qui se battent qui se battent contre les coupes budgétaires et pour empêcher des fermetures de services ou des fermetures d'hôpitaux qui sont décidées dans le budget que Grégoire et d'IVOT. [applaudissements] Je pense à toutes ces manifestations et toutes ces grèves des enseignants, des directeurs d'école, des AESH, des ASM, des animateurs du périscolaire qui tiennent à bout de bras le service de l'éducation quand le Parti socialiste et le gouvernement votent un budget pour fermer des classes et supprimer des postes.

Vous savez, il y a aussi des collectifs de citoyens dans cette salle, des collectifs de locataires face à des bailleurs sociaux. Il y a des collectifs de mamans de quartiers populaires, des collectifs de victimes de violence policière et d'amendes forfaitaire. Il y a des collectifs aussi d'habitants qui se réunissent qui pour sauver un centre de santé, qui pour sauver un théâtre indépendant, un cinéma indépendant et ou un lieu culturel comme les frigos dans le 13e arrondissement ou la maison de l'air dans le 20e àrondissement.

Il y a des associations, des commerçants, des artistes, des intellectuels, des enseignants, des chercheurs. Il y a les jeunes, les jeunes étudiants, les jeunes travailleurs et les jeunes qui cherchent du travail et qui cherchent un logement. Il y a tout ce monde-là et c'est tout cela qui fait l'Union populaire ce soir et qui fait que nous avons le cœur à la fête. [applaudissements] Bon, vous l'avez vu, nous accueillons de nouveaux camarades, pas n'importe lesquels, attention, les camarades d'Europe écologie les verts que nous accueillons avec nous pour le nouveau Paris populaire.

Je peux vous assurer pour les connaître depuis quelques années à Paris que c'est la crème des écologistes. J'en suis très heureuse. Vous n'imaginez pas à quel point je suis heureuse de retrouver Jérôme, Émile et les autres avec nous parce que avec eux la dage qui se ressemble s'assemble me va très bien. [applaudissements] De Jérôme Glaise, je veux dire un mot.

Il est vice-président de la commission des finances de l'hôtel de ville du conseil de Paris. C'est un militant de l'écologie de la lutte. Vous comprenez ce que c'est ?

C'est-à-dire cette écologie qui était capable de désobéissance civile pour faire avancer les consciences et pour faire avcer les causes. [applaudissements] Émile Meier, c'est un élu qui porte des combats et quand il les porte, il fait mal. Il est avocat de profession, il est président de la commission urbanisme et logement.

C'est un c'est une un élu qui a par exemple combattu contre la privatisation, la vente à la découpe du patrimoine des Parisiens et nous en aurons besoin parce que avec nous, plus un seul immeuble de la ville de Paris ne sera vendu au fond d'investissement étranger et aux milliardaires et il nous le garantira. [applaudissements] Avec les aires populaires, le message qui est passé, c'est celui de ceux qui refusent de se résigner. C'est celui de ceux qui refusent de renoncer même à porter les causes écologiques dans cette campagne parisienne.

Et l'écologie que nous portons ensemble avec eux, c'est une écologie de rupture avec la prédation du capitalisme. C'est l'écologie de la justice sociale et de l'égalité territoriale. C'est une politique du soin des êtres humains et du vivant.

C'est donc, chers amis, une politique anticapitaliste. [applaudissements] C'est donc une écologie anticapitaliste et populaire [applaudissements] parce que écoutez bien, vous connaissez l'écologiste en la lutte des classes. Qu'est-ce que c'est ?

L'écologie sans la lutte des classes, c'est du jardinage. [applaudissements] L'écologie des pots de fleurs n'a fait que gentrifier la ville. Et ce sont plus de 100000 personnes qui ont quitté Paris en 10 ans.

L'écologie que nous défendons dans cette campagne, c'est aussi une écologie de conquête. On ne va pas se contenter de réparer les dégâts du capitalisme. La rupture avec la ville libérale du PS et de la droite passera par la bifurcation écologique des moyens de production et de consommation. [applaudissements] Vous voyez, si nos camarades sont avec nous aujourd'hui, c'est par conviction.

Ils ont la conviction que notre liste est celle qui tiendra ses promesses car ils nous ont vu faire à l'Assemblée. Et oui, et je fais le lien avec le niveau national et je vais vous dire pourquoi. Parce que lorsque les députés ont été élus en 2022 sur le programme de la NUPES, puis élu en juillet 2024 sur le programme du NFP, il y a eu ceux qui ont piétiné le programme, jeté le programme et ceux qui lui sont restés fidèles.

Cela c'est nous. [applaudissements] [applaudissements] Merci adorable. Pour nous, le programme est un contrat que l'on passe avec les électeurs.

Pour nous, le programme, c'est un engagement moral et éthique. Pour nous, le programme c'est le candidat parce que c'est pour lui que votent les électeurs et ne pas respecter le programme. Violer l'engagement pris devant les électeurs, cela s'appelle une trahison. [applaudissements] Et il y en a il y en a qui sont coutumiers de ces trahisons.

Et bien bonne nouvelle, ceux-là ne sont pas sur notre liste. Ceuxl ne sont pas sur la liste du nouveau Paris populaire et cela ne peuvent pas être l'avenir de Paris. Allez, notre programme, vous l'avez déjà vu mais le voici.

Vous pouvez l'applaudir. [applaudissements] Il est le résultat de plus d'un an de travail depuis les groupes d'action insoumis à Paris, 150 auditions sans contributions écrites. Il est aussi le résultat du travail avec nos partenaires, les verts populaires qui ont relu ligne par ligne et amendé comme il le fallait. mais aussi avec le comité Adama avec lequel nous avons décidé en effet de faire de la lutte contre le racisme et contre les discriminations.

Un axe essentiel de notre programme. [applaudissements] Oui, nous avons décidé que Paris sera la capitale de la résistance au fascisme qui tue. Nous avons décidé [applaudissements] que Paris sera la capitale antiraciste car iciamo antifascisteamo [applaudissements] [applaudissements] Notre ville merci notre ville est le fruit de génération de migrants venus de tous les coins de l'hexagone et des outres mers, venu d'Europe et venu de tous les continents.

Notre ville a été construite et continue de l'être par des immigrés et des travailleurs parisiens. [applaudissements] Je pense à mes colistiers, à ceux qui vont se présenter dans tous les arrondissements, c'est-à-dire près de plus de 500 personnes. Je pense à eux et à toutes leurs histoires, car chacun, chacun ici est porteur d'une histoire, une histoire familiale, une histoire personnelle.

Et vous savez quoi ? En campagne électorale, les histoires comptent énormément. les histoires qu'on porte et les histoires qu'on nous raconte, les histoires que les gens viennent nous confier sur un marché ou sur une porte quand ils viennent nous dire "Oh là là, le logement c'est la galère.

Comme c'est la galère le logement pour ceux qui arrivent. Comme c'est la galère le logement quand il faut s'agrandir. Comme c'est la galère le logement quand on est bloqué dans un appartement et qu'on ne peut pas en changer.

Ça fait 25 ans qu'à Paris la situation se dégrade. En 1998, le taux d'effort, le taux d'effort, c'est-à-dire la part que vous deviez consacrer de votre redevenue que vous deviez consacrer à votre loyer était d'un peu moins de 24 %. Aujourd'hui, un parisien, une parisienne pour se loger va mettre en moyenne 36 % de son revenu dans son loyer.

Mais ça, c'est pour ceux qui ont de la chance. Si nous, on est plutôt à 50 % et j'ai rencontré des gens qui m'ont dit que pour eux, c'était 100 %. Voilà ce qui est la réalité du logement à Paris aujourd'hui. [applaudissements] Rendez-vous coûte compte comme les prix ont explosé et cette situation n'est pas normale.

Cette situation n'est pas une crise non plus parce qu'il n'y a pas de crise de logement. C'est pas la crise le problème. Le problème c'est le système.

Et ce système [applaudissements] est un système politique, une politique de spéculation qui a été siamment entretenu, nourri, alimenté par les pouvoirs publics, nationaux et municipaux. [applaudissements] Paris est ainsi devenu le terrain de jeux des grandes fortunes et des grands fonds d'investissement français et étrangers. Ils viennent placer leur argent dans la pierre parisienne.

Ils n'achètent pas pour louer. Ils n'achètent pas pour faire de l'activité économique. Ils achètent pour faire de l'argent et toujours plus d'argent.

C'est comme ça qu'on se retrouve avec 270000 logements vacants à Paris. C'est comme cela qu'on se retrouve avec 90000 logements mis en location touristique saisonnière. Voilà comment on se retrouve avec 20 % de bureaux vacants, soit plus d' 1,3 million de mètres carrés vacants.

Donc quand je vous dis que non, il n'y a pas de crise de logement à Paris, il n'y a pas de problème. On ne manque pas de mètre carré à Paris. Le problème à Paris, ce n'est pas la crise.

Le problème à Paris, c'est le système qui organise la pénurie et la rareté pour profiter à une petite poignée. C'est de la spéculation pure qui est faite sur le dos des Parisiens et du peuple. Mais gare à vous les spéculateurs.

Gare à vous les spéculateurs. Parce que ici à Paris, si tu spécules sur nos vies, tu récoltes une révolution. [applaudissements] C'est ça.

C'est ça le bilan de 20 ans de PS à Paris. Nous le savons, nous le connaissons très bien ce bilan parce que nous le subissons et c'est pour ça que nous existons. Et bien, je vais vous dire une chose, moi maire de Paris, j'agirai et j'agirai dès la première semaine.

Le premier texte que nous ferons adopter et que nous publierons en tant que conseil de Paris sera un texte qui déclarera l'état d'urgence dans le logement à Paris. Car 6000 personnes à la rue, [applaudissements] car 6000 personnes à la rue, c'est un état d'urgence. Car 270000 foyers en attente de logement, c'est un état d'urgence.

Car00 logements indignes et ou insalubre à Paris, c'est un état d'urgence. [applaudissements] Nous utiliserons tous les moyens légaux et la désobéissance civile pour contrôler et pour réquisitionner. Nous crons la régie publique de gestion locative.

Ça c'est la carotte. Avant c'était le bâton. D'accord.

La régie publique pour la gestion locative elle servira à conventionner des logements privés. On dira au propriétaires privés, confiez-nous votre logement. On s'occupe de sa gestion, on vous donne une garantie de loyer, on vous accompagne pour la rénovation thermique.

Mais en échange de quoi vous conventionnez et nous on louis modéré parce qu'on veut loger tout le monde. [applaudissements] Nous avons un plan d'action très bien ficelé. Je vous assure, on saura exactement comment le mettre en place de la première année jusqu'à la fin de la mandature et après on renouvellera encore.

Nous allons aussi jouer notre rôle auprès des bailleurs sociaux parce qu'en fait il y a trop d'abus avec eux, il y a trop d'irrégularité, il y a trop d'abandon. Nous allons geler les loyers et les charges. Mais ça ne suffit pas. [applaudissements] Ça ne suffira pas.

Il va falloir aller plus loin. Il va falloir baisser les loyers et les charges. [applaudissements] Parce qu'il n'est pas normal [applaudissements] que les gens payent 15 € du mètre carré ou plus de 10 € du mètre carré dans le logement social.

Le bon prix d'un logement social, c'est entre 4 et 6 € du mètre carré. Parce qu'il faut que les loyers soit adapté au revenus des gens. Quand vous avez une vieille dame de 70 ans qui me dit "J'ai 800 € de pension de retraite et j'ai 800 € de loyer chez Paris Habitat".

C'est-à-dire qu'elle consacre 100 % de sa retraite à payer son loyer. Ce n'est pas normal. Et ce n'est pas à la dame de quitter le logement, de partir et d'aller chercher moins cher.

C'est à Paris habitat de baisser le loyer. [applaudissements] Car la fonction première d'un bailleur social, c'est de loger les classes populaires, pas de les mettre dehors [applaudissements] avec nous cette dame. J'espère qu'elle nous regarde.

Peut-être qu'elle est là, je l'ai croisé sur un marché du 18e. Avec nous cette dame. Elle verra son loyer baisser et elle pourra rester vivre chez elle ici à Paris. [applaudissements] Baisser les loyers, c'est notre programme.

La deuxième priorité que nous avons annoncé dès le 15 novembre, c'est une priorité essentielle, c'est refonder le service public de l'éducation communale. Vous avez tous vu [applaudissements] Vous avez tous vu ce documentaire. hier soir sur la deux.

Ce reportage, il montre des choses qui sont une honte et qui devraient être disqualifiante pour les socialistes à Paris. Le périscolaire, la protection de l'enfance, ce sont des responsabilités directes de la mère de Paris. Elle ne peut pas accuser l'État.

C'est elle, c'est eux. Là, les sortants ont un bilan et ce bilan est très grave. Un enfant est mort l'été dernier au mois d'août lors d'une sortie avec un centre de loisir.

C'était un enfant handicapé et depuis il y a eu des dizaines de plaintes et de signalements pour agression contre des tout petits dans nos écoles. Le pire est arrivé. Le pire est donc arrivé quand les parents confient leurs enfants à l'école publique, à l'éducation communale et qu'il sont finalement soit ils récupèrent un corps mort, c'est ce qui est arrivé au mois d'août, soit ils vivent pendant des semaines, des mois d'angoisse face à leur enfant qui est traumatisé à vie.

Je ne suis pas d'accord pour qu'il se trouve des excuses. Je ne suis pas d'accord pour qu'ils disent qu'il ne savaient pas. Ils ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas.

Il y avait des rapports d'inspection, il y avait des alertes et des recommandations. Et puis surtout, qui a mis en place le système de recrutement à Paris ? Qui, si ce n'est le premier adjoint au maire d'Annie Dalgo, c'est-à-dire celui que vous connaissez tous, Emmanuel Grégoire.

Ils doivent assumer pleinement leur responsabilité. Il faudra que les électeurs s'en souviennent. parce que sinon ils s'en tireront encore.

La responsabilité politique est importante. Il faut pouvoir la payer dans les urnes si on n'est pas capable de l'assumer publiquement. [applaudissements] Pour notre part, dès le mois de novembre 2025, nous avons proposé deux plans d'action, un pour l'éducation communale et un pour la protection de l'enfance.

Ces deux plans sont des engagements fermes. Ils visent à mettre fin au système que nous avons identifié, aussi bien dans l'aide sociale à l'enfance que dans le périscolaire. parce qu'on ne veut pas que des prédateurs profitent des défaillances de ces systèmes pour s'attaquer à nos enfants.

Je serai donc la mère de Paris qui traitera les enfants parisiens, surtout les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance comme nos propres enfants. [applaudissements] Avec nous à Paris, avec le nouveau Paris populaire, c'est les enfants d'abord. Chers amis, nous avons des urgences maximales à Paris.

Logement, éducation communale, protection de l'enfance, santé, écologie, relance économique des commerces de proximité. Mais je veux vous parler avant de conclure de l'urgence démocratique car nous sommes entrés il y a quelques temps déjà dans une spirale antidémocratique qui est assez inquiétante à Paris. On y voit nos libertés de manifester, nos libertés d'expression, nos libertés individuelles restreintes, contrainte et attaqué.

On y voit aussi l'engagement citoyen baissé, contrecarré d'une certaine façon et la démocratie locale est au point mort à Paris. La majorité a réduit au silence les conseils de quartier. Elle les a impuissant sans budget d'action réelle, sans légitimité et sans ancrage.

Nous allons nous refonder intégralement les conseils de quartier. Nous allons refonder non seulement leur mission mais aussi leur pouvoir d'intervention et de contrôle. et nous allons créer des maisons de quartier dans lesquelles les maisons les conseils de quartier pourront se réunir, qu'ils pourront gérer et ils géreront tout cela au côté de la police de proximité, d'éducateur, de service de propreté.

Il faut remettre du service public et de la démocratie au plus près des citoyens. Nous allons aussi soutenir les librairies indépendantes et les maisons d'éditions indépendantes [applaudissements] parce qu'il n'est pas question [applaudissements] de laisser le monde de la pensée entre les mains des oligarques et des fachaots dans cette ville. [applaudissements] Nous crons enfin, [applaudissements] c'est très important, le pluralisme médiatique.

Nous créerons une maison de la presse et des radios associatives indépendantes. Pourquoi c'est important ? Est-ce que vous imaginez que dans une ville de plus de 2 millions d'habitants comme la nôtre, il n'y a pas un seul journal local ?

Il y a bien le Parisien qui parle de Paris mais il appartient à un milliardaire qui s'appelle Bernard Arnaud qui veut s'approprier tout Paris. C'est justement lui qu'on combat enfin parmi d'autres. Donc non ça va pas.

Il y a pas de liberté de la presse. Il y a pas de pluralisme médiatique quand il y a un milliardaire qui tient le journal de Paris. Il faut plein de journaux.

Nous encouragerons plein d'initiatives. Il faut que partout à Paris des gens puissent créer des médias, s'exprimer. Nous n'avons pas peur de la liberté d'expression. [applaudissements] Voilà, nous allons répondre aux urgences et pour cela, nous allons faire des choix budgétaires.

C'est très simple. Argent public, service public, école publique, santé publique, propreté que nous remunicipaliserons intégralement. Et l'argent public [applaudissements] ira au logement public et conventionnés.

Il ira aux équipements publics et aux structures à but non lucratif. La culture, le sport, l'information, la liberté d'expression et de création seront aussi soutenu et des marchandisés. Tout est dans le programme [applaudissements] et dans les plans d'action que vous pouvez retrouver sur internet.

C'est pas pour nous vanter hein, mais jamais un tel programme n'avait été présenté aux Parisiens. Il est complet, il est précis, il porte une vision humaniste où l'habitant d'où qu'il viennent, quelle que soit sa situation administrative est un être humain avant tout. Ainsi, il y a dans ce programme une mesure, la carte de résidence parisienne.

Tous les Parisiens la recevront. Ce sera la carte d'accès aux droits municipaux. Cette carte, c'est un peu comme la carte vitale.

Elle est une façon de dire à chacun, chacune, qu'il fait partie de la commune, qu'il est un citoyen et un usager reconnu. C'est ainsi que nous préparerons l'avenir de Paris parce que notre avenir sera écologique et pacifique. Je vous le dis tout de suite, nous refuserons les logiques écossidaires.

Nous refuserons l'économie de la guerre à Paris. [applaudissements] Le mandat que nous remplirons sera celui qui permettra d'aller vers la sobriété, vers l'économie sociale, solidaire et circulaire. Nous ferons ainsi entrer Paris dans la vraie modernité, la modernité humaniste.

L'avenir pour nous tous ici, [applaudissements] c'est d'être capable de préparer les grandes mutations de notre temps. Et tout cela n'est pas utopique. Avant nous, voyez-vous, il y a eu 1871, la commune de Paris [applaudissements] et la commune de Paris. [applaudissements] Ce fut un moment extraordinaire où de nouveaux droits ont non seulement été adoptés, discutés, mais appliqués.

C'est ainsi que ils avaient décidé l'interdiction d'augmenter les loyers. C'est ainsi qu'ils avaient décidé de la réquisition des logements, mais aussi de l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes instituteures. Voilà de quoi est capable Paris. [applaudissements] Et bien nous, c'est cette commune là que nous voulons, une commune capable d'ouvrir la voie aux villes françaises mais aussi au reste du monde.

Comme comme Victor Hugo l'a écrit, c'est pas très modeste et humble, mais il disait "Sauver Paris, c'est plus que sauver la France, c'est sauver le monde." C'est beau, non ? [applaudissements] Alors, nous allons sauver Paris.

Mais ne soyez pas pressés de retourner à vos arrondissements, mes chers colistiers. Nous allons y retourner. Nous allons aller toquer des portes.

Nous allons aller battre le pavé. Mais juste avant de conclure, je ne peux pas ne pas vous lire quelques lignes de notre chère Louise Michel que Manuel Bompard a déjà cité. Je vais lire.

Chacun cherche sa route. Nous cherchons la nôtre. Et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux.

Il montait de partout le flot populaire. Il battait en radaré tous les rivages du vieux monde. Il grondait tout proche et aussi on l'entendait au loin.

Paris qui ne voulait ni se rendre ni rendu et qui en avait assez des mensonges officiels se leva. Alors comme on criait au 4 septembre vive la République, on cria au 31 octobre vive la commune. Mes chers amis, les 15 et 22 mars prochain, à notre tour, cher Louise Michel, nous crierons vive la République, vive la commune et cette fois nous irons jusqu'au bout. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Bravo bien [applaudissements] [applaudissements] hein ? [applaudissements] [applaudissements] Ah. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]