Universités de Rentrée de Debout la France, Discours de Nicolas Dupont-Aignan
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« nous avons rassemblé près de deux millions de Français, et ce n'était pas facile. »
- 4:14PrésentateurChiffre
« 68% des Français qui ont voté pour Emmanuel Macron ont voté uniquement sur son image, sur sa jeunesse. »
- 6:00PrésentateurFait
« Le hold-up démocratique du siècle. »
- 11:36PrésentateurFait
« Emmanuel Macron a décidé que le CETA s'appliquerait en France le 21 septembre, dans quatre jours. »
- 12:19PrésentateurChiffre
« Augmentation de la CSG, considérable pour nos anciens et nos retraités. »
- 12:46PrésentateurChiffre
« Suppression de 150 000 emplois aidés, oui, le premier plan social de France décidé à la fin de l'été, d'un coup de crayon. »
- 13:38PrésentateurFait
« Bruno Le Maire va réduire l'avantage donné aux entreprises en baissant le CICE. Donc, les charges vont augmenter sur nos PME. »
- 24:10PrésentateurFait
« La suppression de la taxe protectionniste qu'avait imaginée le Front National qui me paraissait contre-productive au profit de la politique que j'avais proposée incitative du produire en France. »
- 37:04PrésentateurFait
« Je vois le gouvernement mettre les dispositions de l'État d'urgence dans une loi. Je la voterai, pourquoi pas. »
- 38:59PrésentateurFait
« nous avons déserté la question de l'écologie à tort, car l'écologie, c'est l'écologie humaine. »
- 39:57PrésentateurFait
« Emmanuel Macron a accusé la France de crimes contre l'humanité »
- 40:54PrésentateurFait
« c'est le peuple français qui a été à l'origine de l'Europe »
- 40:56PrésentateurFait
« c'est le peuple français qui a dit non en 2005 »
- 41:09PrésentateurFait
« nous ne sommes plus en démocratie »
- 42:29PrésentateurFait
« repartir pour 2022 alors qu'on est en 2017 et qu'ils ont échoué »
Temps de parole
- Présentateur85 %
- ?15 %
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Attendez la fin, mes amis. Attendez la fin. Merci, merci à vous tous d'être là.
Merci
à Jean-Frédéric Poisson pour son excellent discours,
comme
d'habitude.
J
'avais été très impressionné lors de la primaire,
en
le regardant à la télévision, de découvrir aussi
sa
sensibilité, son amour du pays, je le savais, mais sa grande finesse intellectuelle
et
sa volonté de rassemblement.
Et
cela m'avait marqué pendant les débats.
Et
voilà pourquoi, après cet été de repos, après toutes les épreuves de la présidentielle,
j
'ai souhaité l'inviter à cette première université d'été post-présidentielle. Je le remercie d'être là.
Je
remercie aussi Stéphanie Gibault. Stéphanie Gibault, elle représente l'intégrité face à la corruption.
Et
la France
ne
peut pas être le pays des corrompus. La France, pour être la France, doit être intègre, droite, belle.
Et
elle incarne aussi ce combat. Merci.
Je
remercie les invités de notre table ronde, Caroline Vallée, Julien Rochdy, Mohamed D'Aquitté, Guillaume Bigault, Jean-Philippe Tanguy, parce qu'ils représentent la nouvelle génération qui a compris que notre pays était en danger de mort.
Et
qui a envie de se retrousser les manches
pour
faire vivre la France,
ses
valeurs,
dans
le respect de son identité.
Et
c'est pourquoi j'ai souhaité les invités. Ils ne pensent pas tous pareil, et c'est ça qui est intéressant.
Mais
ils veulent se rassembler, et c'est une leçon pour demain. Merci à vous.
Il
y a cinq mois tout juste,
nous
étions rassemblés au Cirque d'Hiver pour le dernier meeting de ma campagne présidentielle.
Et
je voudrais très sincèrement vous remercier pour tout ce que vous avez fait pendant cette campagne.
Oui, vous
avez effectué un extraordinaire travail militant
pour
la France qu'on aime, libre, forte et juste.
Et
je ne vous remercierai jamais assez pour tout ce que vous avez fait, vous qui êtes là, vous qui nous regardez de province, parce que nous avons rassemblé près de deux millions de Français, et ce n'était pas facile. Vous avez eu le courage de vos convictions. Alors oui, merci de votre fidélité. Merci aussi
aux
nouveaux venus, si nombreux, qui ont compris le sens de notre engagement.
Les
urnes
ont
parlé,
les
urnes ont parlé, hélas.
Les
Français,
lassés
d'ailleurs, à juste titre, des partis qui avaient échoué depuis trente ans, ont été placés, comment dire, sous hypnose,
par
une alliance inédite
des
grands intérêts financiers et des dirigeants de certains médias.
Et
face à cette situation nouvelle, nous pouvons être fiers
du
rôle que nous avons joué.
Et, oui,
je le dis avec une grande gravité,
nous
avons résisté à la plus grande manipulation politique
que
la Ve République ait connue.
Et
il faut s'en souvenir
pour
comprendre ce qui va se passer maintenant, et ce que nous devons faire demain.
Alors
oui, l'ère de la com pour la com l'a emporté.
Un
sondage effrayant nous révèle
que
68% des Français qui ont voté pour Emmanuel Macron
ont
voté uniquement sur son image,
sur
sa jeunesse.
Sur,
en gros, les pages des magazines, 70 couvertures de magazines,
pour
montrer que le renouveau arrivait, la jeunesse.
Les
idées, les programmes, les projets, les débats,
aux
oubliettes. Trompés, trompés, oui, par des discours faits d'éléments de langage,
disant
exactement tout et son contraire, les Français ont cru sincèrement,
et
je ne leur en veux pas, apercevoir une oasis politique,
alors
qu
'il
ne s'agissait que d'un mirage.
Et le
réveil est douloureux,
parce
que le mirage n'est pas là, le mirage est là, l'oasis n'est pas là. Pour preuve, d'ailleurs, si on va au fond des choses, ce fameux « en même temps
»
qui ponctuait tous les discours d'Emmanuel Macron, et qui était volontaire pour brouiller les pistes, pour tromper les Français,
et
pour dissimuler
une
feuille de route, en revanche, très précise,
très
argumentée, très organisée.
Oui,
à l'intérieur du bel emballage en papier glacé,
il
y avait ces mesures cachées,
que
les lobbies,
que
bon nombre de gouvernements passés, n'avaient même pas osé mettre en œuvre.
Des
lois qu'aujourd'hui les Français découvrent,
et
avec effarement voient passer.
Oui,
une oligarchie sans scrupules
s
'est emparée du pouvoir.
Le
hold-up démocratique du siècle.
La
revanche de Bruxelles, de Berlin, sur le sursaut populaire du référendum de 2005. Tu avais voté non,
je
m'en souviens, en 2005.
En
un mot,
ce
jeune président, moderne, ouvert, soi-disant,
n
'était là
que
pour imposer
une
feuille de route, une vieille politique réactionnaire.
Alors,
faut-il se résigner
? Surtout
pas.
Car
ce pouvoir
est
beaucoup plus fragile que vous ne le croyez.
Ce
pouvoir,
il
est fatalement
condamné
à l'échec.
Il
est condamné à l'échec, et j'en suis triste d'ailleurs, parce que ce sont des sacrifices inutiles, supplémentaires, pour la France et pour les Français,
du
temps perdu. Et nous voyons notre pays crever sous nos yeux, et nous ne pouvons pas l'accepter.
Oui,
Emmanuel Macron est condamné à l'échec, parce que pas davantage que ses prédécesseurs, il ne pourra résoudre les problèmes des Français, pour la simple raison qu'il se trompe à la fois de diagnostics et de remèdes.
Il
croit,
il
croit qu'en rassemblant dans son gouvernement les jeunes héritiers arrivistes,
de
tous ceux de gauche et de droite,
qui
à tour de rôle ont échoué depuis 20 ans, il peut réussir à normaliser la France, comme le volent d'ailleurs depuis si longtemps Bruxelles ou Berlin.
Mais, et
Jean-Frédéric Poisson le sait, vous qui nous sommes venus, vous qui êtes venus aujourd'hui, on ne tord pas un arbre millénaire.
On
ne brise pas
l
'ADN d'un peuple
qui
a surmonté tant d'épreuves.
Les
Français d'ailleurs commencent à comprendre l'arnaque.
Avant
de se mettre en marche, oui, avant de se mettre en marche, la France doit déjà se mettre debout,
être
en marche, être en marche, attendez la suite, être en marche sans être debout, c'est ramper.
C
'est ramper devant la finance,
c
'est ramper devant les lobbies, c'est ramper devant Bruxelles, c'est ramper devant le communautarisme islamiste, c'est ramper en vérité devant tous les intérêts qui ont fabriqué Emmanuel Macron, qui ont manipulé l'opinion pour l'imposer aux Français. C'est ça la réalité du pouvoir aujourd'hui. Alors oui, moi je crois aux Français, je crois au peuple français.
Passé cette
tromperie, cette fourberie, je suis convaincu que le peuple français peut réagir.
N
'en doutez pas un instant, la propagande de tous les jours, qui s'est abattue sur le peuple français, au point que pendant mes vacances, quantité des personnes que je croisais me disaient, on n'ouvre plus la télévision,
tellement
on n'en peut plus, cette propagande n'y changera rien. Elle n'y changera rien, car si on repart sur le fond des choses, quand on ne s'attaque pas aux causes des problèmes, ils vous reviennent dans la figure en boomerang.
Et
je veux prendre des exemples précis,
car
je ne suis pas dans la critique facile.
Je
pars des réalités que vivent nos concitoyens sur le terrain.
L
'insécurité, on n'en parle plus,
on
n'en parle pas,
mais
elle s'aggrave au quotidien, élu de banlieue je peux vous le dire, et elle s'aggravera,
car
le laxisme judiciaire perdure.
L
'immigration de masse, déferle, c'est un fait qui est caché,
et
continuera de plus belle, car les frontières ne sont pas contrôlées, car l'appel d'air social se poursuit, car l'agitation d'Emmanuel Macron n'a
procédé
d'aucun résultat précis, notamment en Afrique.
Le
communautarisme se généralise dans nos banlieues, dans notre pays, et se généralisera, car rien n'est fait contre
certains qui
sont la véritable clientèle des barons locaux du système socialo-en-marche.
Et
là, je peux vous le dire, Emmanuel Macron s'est appuyé sur beaucoup d'entre eux et ne fera rien.
Le
chômage de masse
ce
cancer de notre société, ce poison qui casse la dignité humaine, perdurera,
et
s'aggravera même.
Car
en dépit de l'agitation d'Emmanuel Macron en Europe centrale, tout le monde sait qu'il ne remet pas en cause le principe des travailleurs détachés, c'est-à-dire le paiement des charges sociales dans le pays d'origine et non pas dans le pays d'accueil.
Cela
veut dire
que
toujours plus d'emplois seront bien évidemment victimes de cette concurrence déloyale qui tue nos entrepreneurs, nos artisans au quotidien.
Je
pourrais vous parler aussi du fameux CETA,
l
'accord de libre-échange avec le Canada.
Emmanuel
Macron, pendant la campagne, a fait semblant d'entendre ceux qui s'inquiétaient du TAFTA.
Il
a promis un rapport.
Eh
bien, le rapport
a
été publié. Il est accablant sur le CETA.
Mais
Emmanuel Macron a décidé que le CETA s'appliquerait en France le 21 septembre, dans quatre jours.
C
'est la méthode Macron de l'enfumage permanent.
Je
pourrais aussi parler de la demande de relance économique européenne, bonne idée, par l'investissement,
mais
qui s'est heurtée à un refus très poli, mais très viril, de Mme Merkel, dès le premier sommet européen.
Alors, oui,
n'attendez pas à voir le chômage refluer malgré tout ce qu'on va dire, malheureusement.
La
précarité, la misère, progressent
et
progresseront malheureusement encore, car le gouvernement privilégie ouvertement une société low cost
où
le chacun pour soi l'emporte sur toute solidarité. Augmentation de la CSG, considérable pour nos anciens et nos retraités, considérable. Destruction de l'aide au logement qui permet aux plus modestes de survivre quand ils sont au RSA. Suppression des emplois d'IED qui étaient des emplois d'insertion et qui permettaient de sortir de la misère et du RSA et de repartir dans une logique du travail. Et nous, ici, nous sommes pour l'insertion par le travail et pas pour la cistana. Suppression de 150 000 emplois aidés, oui, le premier plan social de France décidé à la fin de l'été, d'un coup de crayon.
Ce
n'est pas notre vision de la société. Nous croyons au travail, au travail pour sortir de la misère et nous refusons ce mépris de classe
qui
est celui du gouvernement.
Alors oui,
ils
sont là.
Il
y avait tant de choses à faire,
pourtant,
pour réconcilier l'entreprise et la solidarité,
pour
simplifier la vie des entreprises, baisser durablement les charges.
Elles
vont augmenter. Emmanuel Macron et l'inénarrable Bruno Le Maire qui, d'ailleurs, souviens-toi, proposait pendant les débats de la primaire de baisser la CSG.
Il
va l'augmenter comme ministre des Finances de 20 milliards.
C
'est le renouveau, oui, le renouveau du cynisme en politique. Bruno Le Maire va réduire l'avantage donné aux entreprises en baissant le CICE.
Donc,
les charges vont augmenter sur nos PME. Mais personne ne le dit. Oui, il était possible d'aider nos entreprises, les protéger de la concurrence déloyale, alléger la bureaucratie, récompenser le travail. Mais non, il y a les ordonnances travail. Ah, les ordonnances travail. Beaucoup de chefs de PME croient que ça va être plus facile.
C
'est exactement l'inverse.
Et
je le dis aux patrons de PME, c'est un piège. Bureaucratie avec 700 branches qui auront des règles différentes. Fin de l'égalité et fragilisation de millions de salariés.
On
l'a vu en Italie, on l'a vu en Espagne, on l
'a
vu en Allemagne.
Quand
les jeunes ne peuvent plus s'installer, fonder une famille, avoir un peu de sécurité, la démographie s'effondre. Le renouvellement des générations n'est plus là
et
le pays se fragmente.
Alors
oui, je vous le dis, Emmanuel Macron est un illusionniste.
C
'est quelqu'un qui, avec le renfort d'une propagande, fait croire aux Français qu'ils bougent.
Mais
ils bougent pour aggraver les maux de la France et non pas pour les résoudre.
Je
voudrais aussi insister
sur
ce cocktail tragique, insécurité, immigration de masse, communautarisme islamiste
et
misère sociale
qui
peut alimenter, qui a alimenté déjà le terrorisme dans notre pays
et
qui peut demain nous mener à la guerre civile.
Alors
oui, je le dis très clairement, la fameuse Start-up France de M. Macron, ce n'est pas notre pays éternel, enraciné et prédestiné que nous aimons.
C
'est tout le contraire. On connaît leurs rêves à tous. On connaît leurs rêves à tous, les oligarques du régime.
C
'est la dictature du tout marché
qui
nie tout ce qui ne s'achète pas.
Nos
terroirs, notre ruralité, nos petites églises de campagne,
la
famille,
avec
maintenant la PMA
qui
va annoncer la GPA,
c
'est-à-dire l'achat
de
bébés,
la
négation de la vie, l'argent au détriment de ce qui ne s'achète pas,
la
solidarité associative massacrée par la fin des emplois aidés, j'en ai parlé.
Oui,
prisonnier d'une pensée unique
qui
l'a formatée, otage des intérêts qui l'ont fabriqué. Emmanuel Macron est totalement inconscient avec son gouvernement d'arriviste
des
souffrances du peuple,
d
'un peuple d'ailleurs qu'il ne connaît pas et qu'il méprise. Comment peut-on dire quand on est président de la République, j'allais dire quand on est un simple citoyen,
qu
'une gare
est
un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien.
Je
ne sais pas
si
vous réalisez
ce
que représente cette phrase
et
comment on peut penser ça d'une gare. Voyant le sol s'évanouir sous ses pas,
a
besoin d'insulter son peuple, notamment
à
l'étranger, ce peuple qu'il est censé représenter, vous auriez dû vous méfier mes chers concitoyens car quand on traite des ouvriers licenciés d'illettrés, quand on traite les gens du Nord d'alcooliques, quand on traite les Français de feignants, de cyniques, d'extrémistes parce qu'ils ne sont pas d'accord avec vous, c'est le début
d
'un mauvais totalitarisme, celui de la pensée.
Et
ce totalitarisme de la pensée est gravissime pour l'avenir de notre démocratie. Voilà pourquoi il y a besoin d'une opposition. Il s'agit pas simplement d'une politique,
il
s'agit de la France, il s'agit de la civilisation française,
de
notre identité, de nos valeurs, d'une certaine idée de l'homme.
C
'est ça qui est en cause aujourd'hui.
Et
après, comme vous l'avez dit tous, il sera trop tard. Voilà pourquoi nous n'avons plus le droit d'échouer.
Mais
attention, nos compatriotes n'attendent pas simplement des critiques.
Ils
s'en rendront compte par eux-mêmes et ils s'en rendent compte déjà par eux-mêmes.
Ils
savent
qu
'ils ont été piégés.
Ils
savent qu'ils ont été trompés. Mais ils savent aussi
que
l'alternative que nous avons présentée
n
'était pas celle qu'ils souhaitaient. Soyons francs.
Et
ils attendent de nous,
et
c'est le sens de ce rassemblement aujourd'hui, ils attendent de nous une alternative sérieuse, solide, crédible, faisable.
Et
c'est ce défi que nous devons relever ensemble.
Et
j'en viens à l'avenir. Oui,
il
faut convaincre le peuple français qu'une autre politique est vraiment possible, faisable, réaliste.
Nous
ne pouvons pas gagner
si
nous n'osons pas tirer les leçons des échecs passés.
Tout
ce week-end, nous avons échangé. Nous avons échangé sur Debout la France, bien sûr, sur notre parti, mais au-delà de cela,
sur
les forces politiques en présence
et
sur notre cher et vieux pays comme disait le général de Gaulle.
Alors, la
force politique que nous avons Debout la France, les millions d'électeurs qui nous ont suivis,
cette
force n'a de raison d'être
qu
'au seul service de l'intérêt général. Moi, je ne suis pas là pour diriger une boutique,
ce
n
'est
pas l'intérêt. un parti politique n'a de sens qu'au service de la nation. N'écoutez pas ceux
qui
vous désignent.
N
'écoutez pas ceux qui se chamaillent
et
qui veulent nous enfermer dans des cases. Alors, trop à droite
pour
les uns, trop à gauche pour les autres, ni à gauche, ni à droite,
ou,
je ne sais pas, à la fois de droite et de gauche, laissez-les commenter. Nous sommes gaullistes, nous sommes patriotes, nous sommes républicains, nous sommes français. Et pour nous, le pays passera toujours avant les partis. C'est ça notre différence. Toujours. La France, elle est une. L'intérêt général, il est un.
Et
nous ne
sommes
que ses serviteurs.
Et
c'est la raison profonde, et je veux revenir là-dessus, tellement j'ai été attaqué. C'est la raison profonde de mon choix du second tour.
J
'ai fait vraiment, sincèrement, passer l'intérêt de mon pays avant le mien.
Et qui
m'ont reproché ce choix,
qui
ont pu être déçus,
qui
ont été surpris. Je veux leur dire que je l'assume.
Car
quand il est question du sort de la France, je n'ai pas l'âme d'un ponce-pilate. Je ne me laverai jamais les mains de l'indépendance de mon pays. Et je vous le dis, je vous le dis, alors que tout nous oppose, tout nous opposait à Emmanuel Macron parce que nous savions ce qu'il y avait derrière le décor. son mondialisme destructeur, sa société sans valeur, son mépris de classe. Comment aurais-je pu au soir du premier tour dire aux Français « je ne sais pas, je suis venu au premier tour, je vous ai parlé, mais je ne sais pas, je ne
sais
pas ce que je vais faire. débrouillez-vous. »
Et
si tous les Français avaient fait alors comme moi
et
avaient déserté les bureaux de vote,
il
n'y avait plus de démocratie. Alors je vous le dis très clair,
un
responsable politique qui aspire de surcroît être président de la République ne se dérobe pas.
Il
n
'a
pas le droit de se dérober. Et je ne me suis pas dérobé. Point.
Alors,
j
'ai choisi,
j
'ai choisi en fonction de mes convictions profondes.
C
'est tout. J'ai décidé en pensant à l'indépendance de la France sans laquelle il n'y a ni démocratie ni destin commun pour une grande nation comme la nôtre qui est un être politique depuis mille ans.
C
'est ça l'enjeu.
Je
l'ai fait aussi, soyons francs, et on en a parlé ce matin lors de la table ronde. Car je ne supporte plus, je n'ai jamais d'ailleurs supporté, ce piège de la pensée unique élaboré avec génie et talent par François Mitterrand
et
ses héritiers qui permet à une minorité qui détruit la France de garder sans cesse le pouvoir en étouffant la voix de millions de Français qui sont en souffrance et au banc de la République et au non. On n'aurait pas le droit de les écouter, de les considérer, de les respecter.
Je
l'ai fait de surcroît à la différence de ceux qui se sont jetés au pied d'Emmanuel Macron à 20h10
au
lendemain du premier tour.
Je
l'ai fait. Je l'ai fait.
Je
l'ai fait en négociant, oui, en négociant avec Marine Le Pen
un
vrai programme de compromis politique.
Et
les médias, sincèrement, et je ne confonds pas les médias et les journalistes, certains médias délirants dans la diabolisation n'ont pas voulu voir ce compromis historique et en ont caché les aspects politiques essentiels aux Français.
Mon
ambition était simple à l'époque. Je voulais par ce compromis et j'insiste là-dessus bâtir une alternative crédible et durable à Emmanuel Macron. Une alternative ancrée dans les valeurs de la République et réaliste dans le projet pour rassurer les Français. Oui, il y avait dans cet accord qu'a signé Marine Le Pen, on l'a oublié, une évolution déterminante sur l'euro car je ne faisais plus de la sortie de l'euro un élément totémique, absurde, car l'enjeu, on peut redresser la France aujourd'hui même avec l'euro et il faudra évoluer après, on verra comment.
Mais
il ne fallait pas faire de cette sortie le préalable atout
puisque
les Français ne le veulent pas. La suppression
de
la taxe protectionniste qu'avait imaginée le Front National
qui
me paraissait contre-productive au profit de la politique que j'avais proposée incitative
du
produire en France
et
même la sanctuarisation de l'école de la République en garantissant l'accueil des enfants d'étrangers et même des clandestins car je croyais que c'était l'honneur de la République et une grande loi de moralisation de la liberté de la presse et de renouvellement de la démocratie scellée par un référendum. Bien rares sont les Français qui ont eu connaissance
de
ce compromis programmatique. Alors, oui, la propagande niait cet accord historique de réconciliation conclu au second tour et le formidable espoir qu'il pouvait représenter pour des millions de Français injustement séparés
depuis
30 ans suite à cette oucase de François Mitterrand.
J
'ai pris mes responsabilités.
Rien
ne nous aura été épargné. Insultes,
je
tiens à le répéter, menaces, intimidations.
La
bien-pensance a montré son visage de l'intolérance et de la haine au point,
au
point,
au
point,
et
je le dis, d'utiliser des malheurs privés
contre
moi
et
je ne leur pardonnerai jamais pour la mémoire de ma mère.
Le
système ne pouvait pas accepter
qu'un
homme sincère, modéré, sérieux, c'est-à-dire vous, que des électeurs, oui, une force politique comme la nôtre, sincère, modérée, sérieuse,
fassent
le premier geste
pour
réconcilier les Français, détruire le piège de Mitterrand
et
réconcilier les amoureux de la France.
Je
vais vous en parler.
Alors
oui,
je
le répéterai inlassablement, c'est parce que vous avez eu le courage
de
me suivre dans cette tempête.
Nous
avons eu le courage de briser ce tabou. Nous avons eu l'audace de réconcilier les patriotes et les républicains
que
je suis aujourd'hui d'autant plus libre de dire comment nous devons corriger le tir, pourquoi cela n'a pas marché et comment nous allons changer les choses.
Et
je vous le dis très clairement,
ma
liberté de parole
et
mon indépendance d'esprit sont totales.
Je
n'appartiens à aucun clan.
Je
n'attends rien. Je n'ai qu'une mission devant moi avec vous, sauver notre pays, sauver notre exception, sauver notre identité, sauver notre civilisation.
Et
je veux vous convaincre qu'il y a une voie possible.
Cette
voie, c'est le rassemblement
des
amoureux de la France.
Ça
veut dire quoi le rassemblement des amoureux de la France
? Ça
veut dire,
ça
veut dire, soyons très concrets,
que
les républicains, libérés, pas amputés, libérés des centristes européistes qui ont le droit d'avoir des convictions,
mais
pas de polluer les nôtres,
et
qui enfin rejoignent Macron très bien,
qu
'ils y aillent.
Et
les républicains, cette famille que j'ai bien connue, j'en étais, va pouvoir retrouver la patrie,
va
pouvoir retrouver le courage politique. Donc, mais les républicains ne gagneront jamais seul.
Debout
la France, malgré votre talent, votre énergie, votre génie, ne gagnera pas seul.
Le
Front National,
le
Front National ne gagnera pas seul.
Quant
aux patriotes de la gauche républicaine, que je n'oublie pas,
mais veulent
-ils continuer à disparaître de la scène politique à force de se renier et à être les alibis du système
? Bref, l
'Union est indispensable. Aucun ne gagnera seul. Macron, d'ailleurs, et c'est sa qualité, l'a compris en réunifiant ceux qui faisaient la même politique depuis 20 ans, les centristes de gauche, les centristes de droite au service de la mondialisation et de l'Europe qui détruira la France. Pas la bonne Europe que nous voulons. Il y a une bonne Europe que nous voulons. Mélenchon l'a compris en réconciliant la gauche radicale et en exterminant les écologistes, les socialistes et les communistes avec le talent qui le caractérise même si les solutions sont un peu aventureuses, c'est le moins qu'on puisse dire. Lisez le programme de Mélenchon, c'est accablant.
Alors oui, je ne veux pas laisser Macron-Mélenchon en duel
parce
que ça, c'est la disparition totale de la France. C'est passé de caribe en sila
et
nous ne pouvons pas l'accepter. Alors oui, je vous le dis, le rassemblement des amoureux de la France est possible.
Ce
rassemblement ne doit pas nier les familles politiques. Chaque famille gardera son indépendance.
Mais
ce rassemblement partira de la base car oui,
l
'union ne viendra pas par le haut, par les appareils politiques parce qu'à part quelqu'un de sincère comme Jean-Frédéric Poisson, à part moi et quelques autres, il reste accroché à leurs appareils politiques. Non, il faut dépasser les appareils politiques.
L
'union
vient des
Français, de nos électeurs. Et
je
veux vous le dire,
je
veux vous le dire, la question du candidat
qui
fédérera les Patriotes et les Républicains en 2022
n
'est pas d'actualité. personne ne sait
qui
sera là en 2022. Personne ne sait s'il n
'y
aura pas une élection avant. Personne ne sait quel sera l'état malheureux de la France en 2022 quand on voit ce qui est en train de se produire.
En
revanche, il n'est pas possible de continuer à voir nos électorats pris en otage.
Et
encore une fois,
il
n
'est
pas question de
l
'avenir de Laurent Wauquiez, de Nicolas Dupont-Aignan, de Marine Le Pen, de Jean-Frédéric Poisson ou d'autres.
Il
n'est pas question de voir
au
-devant de la scène la question de DLF des Républicains du Front National. Il est simplement question de sauver notre pays.
Nos
électeurs, et je viens à l'essentiel, sont d'accord sur l'essentiel,
l
'essentiel,
l
'indépendance de la nation,
le
contrôle de nos frontières,
la
récompense du travail, du mérite et de l'effort,
la
justice sociale
pour
sauver la dignité de l'homme, la compétitivité de notre économie,
la
sauvegarde de la diversité française, de nos terroirs, de notre ruralité, la cohésion nationale,
le
respect de notre identité.
Alors
pourquoi ? Mais pourquoi ces divisions artificielles ? Bien sûr qu'il y a des nuances
avec
le Parti chrétien-démocrate, ce n
'est
pas la même famille politique, bien sûr qu'il y a des nuances avec le Front National, bien sûr qu'il y a des nuances avec les Républicains, mais franchement, rassembler des électeurs autour d'un apéro, d'un dîner, de ces mêmes familles
et
vous verrez qu'à la fin, ils ne sauront pas pourquoi ils seront dans des familles différentes. Pourquoi ? Pourquoi cette division
? Alors, comment
nous allons faire
?
Comment nous allons réussir
? Eh
bien, nous allons réussir tout simplement en allant à la base.
Oui,
lesamoureuxdelafrance.fr lesamoureuxdelafrance.fr
C
'est quoi
? Je
vous propose
le
25 octobre
le
lancement d'une plateforme internet participative lesamoureuxdelafrance.fr
où
tous nos électeurs, d'où qu'ils viennent, pourront proposer
leur
programme commun rêvé.
Car
on ne fera pas l'Alliance, l
'Union par
le sommet.
On
le fera par la base.
Mais
la base, ça veut dire quoi ? Ça veut dire un programme commun.
Oui,
j'emploie ce mot à dessein. Programme commun. Programme commun que nous devons élaborer. Et comme l'a dit Caroline ou Mohamed ou Julien ou Jean-Philippe ou Guillaume, un programme commun, c'est un programme d'avenir.
Ce
n
'est
pas de ressasser le passé. Ce n
'est
pas de rêver le passé.
Ce
n
'est
pas d'être nostalgique. Nous l'avons être trop pété dans le passé.
C
'est de parler de la France en 2050.
Oui,
est-ce qu'il y aura des robots qui remplaceront l'intelligence
? Oui,
est-ce qu'on importera des bébés par Amazon dans un paquet
? Oui,
est-ce qu'on créera un nouvel homme
? Oui,
est-ce qu'il y aura une moitié de la population dans la misère pendant que les autres seront toujours plus riches et, chère Stéphanie, continueront à frauder toujours plus pour ne pas payer d'impôts alors que le peuple est accablé d'impôts
?
Voilà la réalité. Est-ce qu'on aura mis 25 vaccins dans chaque bébé parce que l'industrie pharmaceutique a rémunéré la ministre de la Santé
? C
'est ça la question.
Est
-ce que la France
ne
sera qu'un lander allemand ? Et je respecte l'Allemagne, mais Mme Merkel doit diriger l'Allemagne et c'est un président de
la
République français qui doit diriger la France et ils doivent travailler ensemble à une belle Europe.
Bref, tout
simplement, est-ce qu'à l'école on osera encore apprendre l'histoire de France
?
Est-ce que nos églises seront des supermarchés ?
Parce
qu'on n'aura pas pu les restaurer
?
Est-ce que
la
France sera le Liban
?
Voilà la question en 2050. Alors je vous le dis, oui, cette plateforme commune sera une immense consultation de nos électorats.
nous
allons nous adresser à tous les Français. Vous allez aller sur toutes les routes de France, dire à nos électeurs, à nos électeurs, à ceux qui nous découvrent,
c
'est vous qui allez faire le programme commun
de
l'alternative à Emmanuel Macron. Alors bien sûr, on vous proposera des choses, mais pas simplement les idées de Debout la France. J'espère le Parti chrétien-démocrate, j'espère le Front National, j'espère les Républicains, ce sera ouvert à tous.
Oui,
ce site Internet, cette plateforme participative va rendre la démocratie au peuple français. Lesamoureuxdelafrance.fr le 25 octobre. Et je peux vous assurer que nous allons surprendre.
Ce
programme commun,
ce
programme commun
peut
créer la dynamique capable d'effacer les disputes d'appareils et les égaux. Ce programme commun peut réconcilier des électorats séparés par le passé.
Alors
que leurs valeurs sont communes, nous n'allons pas éternellement vivre sur le traumatisme de la guerre d'Algérie.
Je
comprends ce traumatisme, je sais qu'il a séparé
des
gens sincères, mais nous sommes aujourd'hui en 2017.
Nous
devons préparer la France de 2050. Notre rôle, oui, notre rôle de leader politique, c'est de réconcilier.
De
même, c'est de réconcilier des Français d'origine diverse qui aiment la France beaucoup plus qu'on ne veut le faire croire
et
de lutter contre les manipulations qui visent à séparer les pauvres, à les
faire
se heurter.
De
même, notre objectif, c'est de renforcer la cohésion de la nation. Bref, seul un programme commun et j'y viens. Précis, chiffré, sérieux, crédible, peut convaincre les Français un jour de nous faire confiance.
Le
général de Gaulle,
dans
ses mémoires
d
'espoir, d'espoir, voilà, il nous faut de l'espoir, écrivait, le chemin que je montre à la nation
est
celui d'un avenir
où
l'État sera juste et fort,
où
l'homme
sera
libéré, où la France sera la France, c'est-à-dire grande et éternelle.
C
'est le programme commun.
Mais
il y a du boulot.
Et
je crois que
c
'est Julia Rochely qui le disait,
ce
ne sera pas un lit de roses, je peux vous le promettre.
Parce
que
il
ne suffit pas, et on a vu ce triste débat du second tour,
de
critiquer
et
faire de l'incantation.
il
faut préciser le chemin de notre redressement.
Nous
avons un an
pour
le faire, une bonne année de travail.
Un
État juste et fort, disait le général de Gaulle, c'est le défi de l'autorité,
mais
dans le respect de nos libertés.
Et
il faudra mettre le bon curseur.
Je
vois le gouvernement mettre les dispositions de l'État d'urgence dans une loi.
Je
la voterai, pourquoi pas. Mais
il
serait plutôt plus utile d'éviter que des djihadistes rentrent de Syrie.
Parce
que vous pouvez mettre 70 millions de Français sous surveillance permanente.
Cela
ne sert à rien, il faudrait mieux de s'attaquer à ceux qui veulent nous tuer
et
qui sont en liberté.
Et je
vous dis même
que
certaines dispositions liberticides
peuvent
se retourner contre le peuple le jour où cette oligarchie voudra imposer sa politique.
On
le voit sur l'affaire des vaccins. C'est extrêmement grave. Alors, oui, il faut trouver le bon curseur entre l'autorité
et
la liberté. C'est un défi majeur. Nous savons que nous pouvons rétablir l'ordre, mais en prenant les bonnes mesures, rétablir l'ordre en s'attaquant aux voyous, en s'attaquant aux djihadistes, en s'attaquant à ceux qui minent le pays, mais pas obligatoirement en surveillant chaque Français.
Le
deuxième point fondamental
c
'est celui
de
l'homme libéré.
J
'aime cette phrase de l'homme libéré.
C
'est le défi de la dignité humaine. Alors, libérer l'homme de l'exploitation économique par le travail, oui. Libérer l'homme
de
la cistana en remettant en place la responsabilité individuelle. Libérer l'homme, responsabilité individuelle, participation, accession à la propriété, formation personnelle. Libérer l'homme de la destruction de son environnement et du sabotage de sa santé. Je vous le dis, un nouveau pacte social et environnemental doit être au cœur de notre programme commun. Nous avons déserté la question de l'écologie à tort, car l'écologie, c'est l'écologie humaine, l'écologie, c'est la défense de l'être humain, et c'est ahurissant que nous ayons déserté ce terrain au profit de vers qui ont kidnappé l'écologie et l'ont perverti.
C
'est fondamental et c'est un grand combat que nous devons mener. Alors oui, là aussi,
là
aussi, notre programme commun devra travailler et mettre le bon curseur pour que nous vivions dans un bon environnement et que nous soyons en harmonie avec la nature et les animaux. Enfin, le troisième défi qui nous unit
et
qui relie tous les combats dont nous avons parlé, pardonnez-moi, c'est celui de l'indépendance de la France, c'est-à-dire de la souveraineté du peuple, c'est-à-dire de la démocratie.
Quand
la France sera la France, disait le général de Gaulle, cela veut dire qu'une France
qui
prend ses ordres à l'étranger,
qui
se perçoit de crimes contre l'humanité,
quand
même, souvenez-vous, Emmanuel Macron a accusé la France de crimes contre l'humanité
et
personne n'a bronché. Lorsque
la
France sabote ses racines chrétiennes, lorsqu'elle méprise sa propre langue, lorsqu'elle nie la laïcité qui est le respect des religions mais qui en même temps est un creuset commun, eh bien, elle n'est plus la France. Voilà.
Alors
vous n'allez pas me dire que la cinquième puissance mondiale
n
'a pas les capacités économiques, intellectuelles, culturelles, identitaires, oui, pourquoi pas le dire, d'être elle-même entre le repli nationaliste,
le
refus de coopération, la destruction de l'Europe
et
la fuite en avant européiste et mondialiste, il y a l'Europe des nations libres, des projets communs que nous avons toujours défendus, on nous a caricaturés.
Mais
c'est bien au peuple français de reconstruire l'aventure européenne parce que c'est le peuple français qui a été à l'origine de l'Europe et c'est le peuple français qui a dit non en 2005.
Et
donc c'est à nous de remettre sur les rails l'Europe au service des peuples. Enfin, et je veux vous le dire très clairement et ce sera sans doute un des derniers défis du programme commun, c'est de réinventer notre démocratie car nous ne sommes plus en démocratie. Moi je vous le dis.
Et
c'est tout l'enjeu des prochaines années.
Alors, le
travail
pour
conclure que nous avons devant nous est immense.
Il
va falloir choisir, sortir de certaines ambiguïtés, clarifier les concepts, être précis dans nos propositions. Chaque appareil partisan va devoir travailler, non pas s'effacer, chacun va rester ce qu'il est,
mais
se regrouper.
Oui,
je le dis, les républicains doivent faire un pas vers le Front National et vers Debout la France et vers le Parti chrétien-démocrate.
Oui,
je le dis, le Front National
doit
se rénover.
Oui,
je le dis, Debout la France doit ouvrir ses bras. Et
c
'est ce terme de coalition qui m'intéresse. Coalition.
Ça
veut dire qu'on a plus de choses à défendre ensemble,
qu
'on doit travailler ensemble pour les Français et
que
les plats ne repassent pas dix fois
dans
l'histoire. Regardez l'histoire de France. Il y a des moments où il ne
faut
pas aller se coucher.
Alors,
je vous invite à vous réveiller très vite. Et si les dirigeants,
par
manque de lucidité, continuaient à être comme des hamsters dans leur roue,
à
repartir pour 2022 alors qu'on est en 2017 et qu'ils ont échoué,
et
si les dirigeants croient
qu
'il suffit de remonter dans sa roue et de pédaler, eh bien, ils se trompent
car
il y
a
une accélération de l'histoire,
car
les réseaux sociaux changent la vie politique, car les Français ont compris qu'il fallait vraiment changer de braquet.
Alors,
oui, je vous le dis, si ces dirigeants manquaient de lucidité sur la gravité de la situation du pays,
si
par ambition personnelle, ils refusaient notre démarche, eh bien, moi, je n'hésiterais pas
à
prendre à témoin l'opinion
et
à dire
qu'on
ne peut pas continuer comme ça, à laisser une oligarchie minoritaire, détruire notre pays, parce que simplement, nous, on est dans notre petit confort personnel,
dans
nos petits partis, dans nos petites histoires, ce n
'est
pas intéressant. Vivre en sécurité, retrouver sa dignité par le travail, préparer en confiance l'avenir de sa famille et de ses enfants, s'épanouir avec eux notre environnement, participer démocratiquement aux grands choix collectifs, voir sa nation fière de peser dans le monde pour défendre nos intérêts et nos valeurs, assumer notre identité, ce n
'est
pas un gros mot.
Alors
oui, allez à la rencontre des Français,
allez
-y, vite, dépêchez-vous,
il
y a peu de temps devant nous
et
méditez une phrase que j'adore, j'en profite. Aragon, Aragon, Aragon écrivait
une magnifique
dans les yeux d'Elsa,
quand
les blés sont sous la grêle, fou
qui
fait le délicat, fou qui songe assez querelle au cœur du commun combat.
Oui,
l'Union fait la force, l'Union, demain, fera la France. Vive la France, vive la République.
Je
vous invite, premier rang, ceux qui veulent venir,
vous
pouvez venir
pour
chanter une belle Marseillaise.
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