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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 21 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Carburants: Laurent Nuñez juge "très graves" les appels à manifester encouragés par des politiques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que les dispositifs policiers vont rester en place dans les prochains jours à Saint-Pierre-des-Corps ?

  • 1:51RelanceRéponse directe

    Que répondez-vous aux propos de Thomas Portes (LFI) sur les méthodes de la police ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Jordan Bardella (RN) critique la garde à vue du policier. Que dites-vous de cette procédure ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    La justice fait-elle son travail en plaçant un policier en garde à vue ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Parlez-nous des violences urbaines et des appels à manifester contre la loi sur les armes.

  • 4:53RelanceRéponse directe

    Que répondez-vous aux accusations de recul de l'état de droit avec cette loi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Laurent NuñezFait
    « Quand j'entends des parlementaires, notamment hier lors de manifestations, des parlementaires de la France Insoumise parler de choc volontaire, de mise au sol de ce jeune, c'est absolument inacceptable. »
  • 3:04Laurent NuñezFait
    « Selon nos informations, il a été déféré, placé sous statut de témoin assisté, il parle lui d'une garde à vue qui n'avait pas lieu d'être. Une mesure vexatoire inutilement. »
  • 5:35Laurent NuñezFait
    « Il y a eu, dans pas mal d'entre elles, une infiltration de la mouvance d'ultra-gauche qui visait à commettre des dégradations. »
  • 6:12Laurent NuñezFait
    « Ce n'est pas une présomption de légitime défense, contrairement à ce qu'on raconte ici ou là et ce que raconte la France insoumise. Ça n'est absolument pas un permis de tuer. »
  • 6:48Laurent NuñezChiffre
    « Les chiffres sont stables voire en baisse, d'une part. D'autre part il y aura évidemment toujours des contrôles à commencer par le contrôle de la hiérarchie. »
  • 9:54Laurent NuñezFait
    « Je trouve que ce sont des appels qui sont très graves et qui font... Ce sont des appels qui sont déconnectés du monde réel en réalité. »
  • 10:36Laurent NuñezFait
    « Il n'y a pas de problème de logistique, d'acheminement. Il peut y avoir des problèmes ici ou là qui sont très ponctuels. »
  • 14:20Laurent NuñezFait
    « La majorité des services de renseignement de tous les pays européens et bien évidemment nos services français ont pointé, ont caractérisé cette menace de guerre hybride russe. »
  • 17:47Laurent NuñezChiffre
    « Le budget de l'intérieur continue à progresser, on continue à investir dans l'immobilier, dans les véhicules, dans les hélicoptères, dans les moyens aériens pour la sécurité civile. »
  • 19:02Laurent NuñezFait
    « Je me suis exprimé là-dessus à l'Assemblée nationale interrogé au moment de la commission spéciale sur la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. »
  • 20:37Laurent NuñezFait
    « Je regrette évidemment d'avoir été annoncé déprogrammé, bon c'est comme ça. Je veux quand même pas croire que c'est parce que le ministre de l'Intérieur que je suis lutte et protège les intérêts fondamentaux de son pays qu'un média me déprogramme. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

il est 8h29 et Vous êtes bien sûr BFM TV et RMC Bonjour Laurent Nunez Merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation ce matin Vous êtes le ministre de l'Intérieur Nuit calme, cette nuit donc à Saint-Pierre-des-Corps près de Tours Qui tranche très clairement avec les événements très violents de ce week-end, des affrontements qui se sont déroulés après la collision entre une voiture de police et une moto en plein rodéo urbain. J'imagine que vous vous satisfaisez avec prudence de cette nuit, de ce retour au calme. Est-ce que les dispositifs policiers que vous avez en partie ordonnés vont rester en place dans les prochains jours dans la ville ? Oui, bien sûr. D'abord, je voudrais dénoncer ces violences urbaines qui ont eu lieu dans la nuit avant-hier, suite Tu as un accident entre

0:43

un véhicule de police et un jeune motorisé. Dans un secteur de Saint-Pierre-des-Corps, qui s'appelle la Rabatterie, il y a énormément de rodéos urbains qui créent énormément de désagréments. C'était connu ? C'était connu et les policiers interviennent régulièrement pour faire cesser ces droits urbains. C'est quand même dans ce cadre-là que ça s'est passé. Quand j'entends des parlementaires, notamment hier lors de manifestations, des parlementaires de la France Insoumise parler de choc volontaire, de mise au sol de ce jeune, c'est absolument inacceptable. Il y a une enquête judiciaire qui fera toute la lumière évidemment sur cette affaire mais il ya surtout des rôles et du urbain qui perturbe la vie de nos concitoyens des forces de l'ordre qui font leur travail qui interviennent

1:16

il ya eu cet accident il y a eu des violences urbaines en lien très étroit avec le préfet d'indréloir j J'ai immédiatement fait renforcer les effectifs pour ramener le calme très vite dans la nuit. L'arrivée notamment de la CRS8. Voilà, il y a des CRS qui sont arrivés et qui étaient encore présents hier soir. Et le calme, voilà, la nuit a été plutôt calme. On déplore malheureusement un jet de mortier sur un véhicule de police, mais les incidents d'avant hier soir ont été très graves. On a deux véhicules de police qui ont été incendiés et donc une vingtaine de véhicules qui ont été incendiés entre Saint-Pierre-des-Corts, jouaient les tours, tours dans le quartier Sanitas. Et on entendait d'ailleurs le témoignage de ces habitants dont leur voiture en effet a été incendiée.

1:51

Vous évoquiez les propos de parlementaires, notamment de la France Insoumise. Le député notamment Thomas Porte dit une fois de plus, je le cite, une voiture de police a tamponné un jeune homme à moto des méthodes d'intervention qui tuent, la police de ce pays doit être rénovée de la cave au grenier. C'est totalement irresponsable de sa part, il ne connaît rien à cette affaire, c'est une prise en charge dans le cadre de refus d'eau tempérée. Je vous rassurerai M. Porte,

2:28

bien d'attendre le résultat de cette enquête judiciaire avant de se prononcer. Tout ce qu'il fait, c'est de mettre de l'huile sur le feu, d'une part, et d'autre part, c'est vraiment jeter le discrédit total sur les policiers. Et on sait le peu d'intérêt vraiment que porte la France insoumise à nos policiers, à nos gendarmes dans ce pays. Et on reviendra d'ailleurs sur la manifestation à laquelle ils ont participé hier, notamment dans les rues de Paris. Juste Laurent Nunez, vous évoquez et j'évoquais les propos des Insoumis de l'autre côté du spectre politique aussi, à chaque Chaque fois, ces événements suscitent des commentaires politiques. Je pense là au président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Parce qu'en effet, le policier conducteur du véhicule a été placé en garde à vue.

3:04

Selon nos informations, il a été déféré, placé sous statut de témoin assisté, il parle lui d'une garde à vue qui n'avait pas lieu d'être. Une mesure vexatoire inutilement. Là aussi vous dites finalement la justice fait son travail et le fait que ce policier soit mis en garde à vue. C'est la procédure normale et il faut que cela aboutisse peut-être à une enquête un peu plus longue. Il y a une procédure normale qu'il faut respecter dans un certain nombre de circonstances. Moi même je le regrette comme ministre de l'Intérieur évidemment j'ai toujours beaucoup de mal à voir un policier placé en garde à vue mais c'est aussi un moment où il peut s'expliquer, expliquer le contexte de l'intervention. Je crois savoir que les choses se sont quand même bien passées, il a pu s'exprimer.

3:42

Ce qu'il faut vraiment condamner, ce qu'il faut que M. Bardella condamne, je pense qu'une grande partie de la classe politique le fait, ce sont ces violences urbaines. Et rien qui justifie qu'on brûle les véhicules, qu'on prenne à partie les policiers, qu'on se réunisse à plus de 200 jeunes et qu'on s'en prenne aux forces de l'ordre. Il n'y a rien qui justifie ça dès lors qu'elles ne font que leur travail, qui est de mettre un terme à des rédéurbains, pardon. J'insiste qu'ils sont insupportables pour nos concitoyens. Insupportable pour les citoyens en effet. Vous nous confirmez donc ce matin que ce dispositif policier va continuer d'être mis en place dans les prochains jours. Bien sûr, on va rester extrêmement vigilants dans dans les prochains jours à Saint-Pierre-des-Corps.

4:15

J'ajoute que les jours de ce jeune garçon qui se livra d'héros urbain sans casque, ils étaient plusieurs, il y avait plusieurs motos en même temps dans le quartier de la Rabattrice, ces jours ne sont absolument pas en danger. Je tiens vraiment à le préciser et on me disait hier, mais le procureur le confirmera ou pas, qu'il ne souffre d'aucune fracture par ailleurs. Le procureur le confirmera ou pas, mais ce sont les informations qui m'ont été remontées. Parlons à présent de ce qui s'est passé ce week-end également dans les rues de Paris, je le disais, mais aussi un peu partout en France. Des appels à se rassembler pour manifester contre cette loi instituant une présomption d'usage légitime des armes renommées

4:53

par certains de vos opposants politiques, et évidemment je pense à la France insoumise, permis de tuer. Une centaine de rassemblements ont été organisés, vous aviez demandé une vigilance toute particulière au préfet, des Des débordements minimes ont été observés. Je tiens à préciser, et BFM TV le condamne avec la plus grande vigueur, une de nos équipes a été menacée verbalement et ont dû être exfiltrées du rassemblement pour des raisons de sécurité. Que répondez-vous, Laurent Nunez, à ces accusations d'un recul de l'état de droit avec cette nouvelle loi pour les policiers ? D'abord, je voudrais remercier l'ensemble des préfets et des forces de sécurité intérieure qui ont encadré ces manifestations qui n'étaient pas simples à encadrer.

5:35

Il y a eu, dans pas mal d'entre elles, une infiltration de la mouvance d'ultra-gauche qui visait à commettre des dégradations. Il y a eu des incidents limités, vous l'avez souligné, à Paris à Rennes, à Toulouse et à Nantes. Systématiquement, conformément... En fin de cortège à la fin. Parfois pendant, il y a eu, conformément aux instructions que j'avais passées, des interventions systématiques pour y mettre un terme. Ces manifestations avaient pour but de dénoncer une proposition de loi qui est en cours de discussion au Parlement, qui a le soutien du gouvernement, que j'ai soutenu, que j'ai même amendé. Qui a été votée à l'Assemblée et qui doit être désormais étudiée au Sénat. Et qui vise à instaurer une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre.

6:12

Ce n'est pas une présomption de légitime défense, contrairement à ce qu'on raconte ici ou là et ce que raconte la France insoumise. Ça n'est absolument pas un permis de tuer. C'est simplement un texte qui considère que quand un policier fait usage de son arme administrative, on présuppose, on On suppose, on présume qu'il est dans des cas autorisés par la loi. C'est une présomption simple qui peut être renversée très rapidement et qui évite ce qu'on a constaté à Saint-Pierre-des-Corps, que des policiers se retrouvent placés en garde à vue quand ils n'ont fait que leur travail et qu'un Un usage légitime de l'arme, comme ils le font systématiquement. Et quand j'entends la France Insoumise dire que cet usage légitime des armes, il est autorisé depuis 2017, accessoirement.

6:48

Moi je ne fais que créer une présomption qu'il existe depuis 2017. Mais les contrôles vont continuer de subsister encore une fois, notamment avec des enquêtes de l'EJPN, la saisine du parquet... La France Insoumise vous explique que les tirs d'armes, les morts par arme à feu du fait de la police ou de la gendarmerie ont explosé, c'est faux. Les chiffres sont stables voire en baisse, d'une part. D'autre part il y aura évidemment toujours des contrôles à commencer par le contrôle de la hiérarchie. Les premiers qui regardons ce qui se passe dans ce genre d'incident quand il y a un usage d'armes c'est la hiérarchie et c'est nous qui demanderons à voir un certain nombre de choses et si la présomption doit être levée elle sera levée.

7:24

Il y aura évidemment le parquet qui peut la lever mais il y a aussi la hiérarchie tout simplement. Vous savez quand il se passe ce qui s'est passé à Saint-Pierre-des-Cores, la hiérarchie de ce policier, auquel d'ailleurs j'apporte mon soutien, qui a été placé en garde à vue. La hiérarchie de ce policier regarde tout de suite les faits, vérifie les circonstances. On fait notre travail, on n'est pas dans une logique de couverture absolue et totale des forces de l'ordre comme le dit Mme panneau quand elle parle de moi, du ministre de l'Intérieur. Et si des policiers doivent être condamnés, ils le seront. S'il y a un usage disproportionnel de leur rendre... Juste, il y a la France Insoumise. Il y avait d'autres associations qui appelaient à manifester hier.

7:54

Je pense notamment à Amnesty International qui qui soutient notamment que sans vidéo, le tir ayant tué le jeune Naël il y a quelques années aurait pu être jugé légal. Que répondez-vous là-dessus ? Mais il y aurait eu une enquête, la vidéo est sortie très vite, j'aurais eu une enquête, l'angle de tir, il y a énormément de choses qui sont regardées. Donc voilà, je conteste moi fermement cela. Tout cela, ça vise à surtout, ça traduit quand même un espèce de discrédit, une défiance même vis-à-vis des forces de sécurité intérieure dans notre pays, des différentes structures et groupuscules qui manifestent. Qui ne le supporte plus et qui vous en fait, je crois, l'écho ces derniers jours. Vous savez, les policiers sont blessés régulièrement quand ils interviennent.

8:36

Ça a été le cas à Saint Pierre-des-Corps où il y a eu dix policiers blessés, un gendarme blessé. Cette nuit, il y a eu des prises à partie à Vernon. Il y a eu trois policiers blessés. Hier en fin de journée à Colombes, refus d'obtempérer, poursuite. Il y a eu trois policiers blessés. Donc voilà. Donc le je crois que les policiers payent un lourd tribut et il est légitime de leur accorder par anticipation notre confiance quand ils doivent faire usage de leurs armes. Et les premiers, les premiers évidemment à déplorer l'usage des armes, ce sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes. Vous croyez que c'est facile pour un policier ou un gendarme d'avoir à faire usage de son arme dans des conditions qui sont tellement, tellement encadrées qu'il sait qu'il devra de toute façon rendre

9:10

des comptes sur la proportionnalité et la nécessité de cet usage. Laurent Nunez, vous participez dans je crois un peu plus de deux heures Maintenant une réunion à Matignon, deux réunions précisément, deux volets sur un éventuel prolongement des aides pour les rouleurs, pour les foyers modestes. C'est sur la table, cela vous concerne moins, mais ce qui vous concerne plus, c'est l'approvisionnement. Et on l'a vu dans nos journaux encore ce matin, combien dans certaines stations-service il est difficile de se procurer du carburant, des dépôts pétroliers ont été bloqués quelques heures la semaine dernière. Le spectre d'une colère sociale n'a jamais été aussi grand. Quand vous entendez certains responsables politiques encourager ces blocages,

9:54

je pense récemment à Fabien Roussel, le patron du Parti communiste français, appelant à des barricades. Comment qualifiez-vous ces appels ? Je trouve que ce sont des appels qui sont très graves et qui font... Ce sont des appels qui sont déconnectés du monde réel en réalité. Mais vous entendez également cette colère Je vais vous dire, le monde réel c'est que nous sommes confrontés à un choc géopolitique qui est exogène à la volonté de la France. Ce n'est pas la France qui a attaqué l'Iran, elle n'est pas responsable de cette guerre. Donc nous avons des données exogènes qui font que nous avons cette tension, évidemment le blocage du détroit d'Orbouze, cette montée des prix et donc ce sont des éléments exogènes et le gouvernement français a

10:36

prévu tout un tas d'aides, d'aides ciblées qui seront effectivement discutées aujourd'hui plutôt cet après-midi de ce que j'ai compris. Moi je serais plutôt à la réunion sur la sécurité des approvisionnements. Avec des aides donc prolongées là aussi ? Le Premier ministre sera demandé au ministre de les prolonger jusqu'à la fin de l'année et au 30 septembre pour l'aide aux grands rouleurs. Mais donc voilà ce sont des appels qui sont irresponsables. Et quant à la colère sociale, il y a effectivement un certain nombre d'appels à manifester. D'abord vous dire qu'il n'y a pas de tensions sur les stations services. Il y a des tensions ponctuelles, il n'y a pas de problème de logistique, d'acheminement. Il peut y avoir des problèmes ici ou là qui sont très ponctuels.

11:10

Mais quand vous voyez des dépôts pétroliers la semaine dernière ? Il y a notamment la fréquatation accrue des stations totales et qui crée et parfois des manques d'approvisionnement très ponctuels. Il n'y a pas de problème à ce stade. Le ministre de l'Intérieur que vous êtes dit qu'il n'y a pas d'inquiétude particulière sur l'approvisionnement ? À date, il n'y a pas d'inquiétude mais il faut y veiller, il faut rester attentif. Tout ça est très ponctuel. Après vous parler de la colère sociale, il y a effectivement un certain nombre d'appels à manifester. Il y a des appels sectoriels. On a vu les pêcheurs qui ont bloqué un certain nombre de ports la semaine dernière. Il y a les agriculteurs qui mènent un certain nombre d'actions et puis il y a des appels plus populaires, on va dire,

11:44

à des manifestations qui pour l'instant mobilisent assez peu de personnes. Je pense qu'une partie de nos compatriotes ont aussi intégré cette dimension exogène du conflit, d'une part, mais on va évidemment rester très attentifs aux appels à mobilisation sur la voie publique, et il y en a un notamment pour le 17 octobre. Avec cette résurgence du mouvement des gilets jaunes, il y a le 29 septembre, je crois, l'appel des fonctionnaires, encore une fois, les renseignements territoriaux qui travaillent en direct avec vous, vous font des remontées d'informations. Est-ce qu'aujourd'hui, vous dites inquiet, des nébuleuses, des mouvements par qui on ne sait pas ils sont totalement pilotés ou vous dites c'est totalement sous contrôle ? Il y a des appels auxquels ne se joignent pas forcément

12:29

les grandes organisations syndicales, ce sont des appels plutôt sur les réseaux sociaux qu'on observe avec beaucoup d qui pour l'instant, je le redis pour l'instant ne rassemble pas énormément de monde. Il y a eu des appels pour le 19 septembre, il y avait des appels samedi, le samedi précédent et on aura pour ce week-end qui pour l'instant réunissent quelques dizaines de personnes, mais on va rester évidemment très attentif. Il y a un appel qui semble un peu plus important pour la journée du 17 octobre. Voilà, on va rester extrêmement attentif. Attentif mais pas forcément inquiet ? Pas forcément inquiet, toujours très serein et très déterminé. Voilà, moi je suis le ministre de l'Intérieur, je ne suis pas là pour, voilà, je suis là pour encadrer les mouvements quand ils se déroulent,

13:03

éviter qu'ils débordent, procéder à des déblocages quand il y a des déblocages. C'est ce qui s'est passé sur certains ports la semaine dernière, dans d'excellentes conditions d'ailleurs, ou dépôts pétroliers. Et ça s'est passé dans l'excellente – Les conditions après des images ont pu aussi heurter, choquer des CRS qui fassent à des pêcheurs pour qu'ils utilisent leur matraque. Là vous dites aussi attention à la ligne de Crète. – Quand je dis que ça se passe dans d'excellentes conditions, c'est qu'il n'y a pas énormément de débordements. Les choses se sont bien passées pour l'instant et on va veiller à ce que ce soit le cas, que ça continue. Laurent Nunez, revenons à présent sur cette réunion majeure qui s'est tenue en fin de semaine, vendredi précisément, à l'Elysée,

13:38

avec le Président, et les chefs de parti et les candidats à la présidentielle. Il a insisté, Emmanuel Macron, sur ces risques d'intensification de la guerre hybride russe en France. Nul n'est à l'abri et le gouvernement qui est appelé à préparer un plan de protection, je le cite, de nos infrastructures critiques ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense contre les attaques de drones et les attaques cyber. De quoi parle-t-on précisément, Laurent Nunez, quand on parle de ces infrastructures critiques ? De quoi est-il question ? D'abord on parle d'une menace qui est réelle, qui est une menace qui est documentée, qui est la menace de guerre hybride que livre la Russie. J'entends ici ou là certains responsables politiques qui disent

14:20

que le président surestime, exagère. Fait de la com, c'était Eric Ciotti sur notre plateau hier. C'est pas de la com et monsieur Ciotti il devrait savoir encore que ces choses sont couvertes par le secret mais il devraient savoir que la majorité des services de renseignement de tous les pays européens et bien évidemment nos services français ont pointé, ont caractérisé cette menace de guerre hybride russe. L'attaque qui a eu lieu à Leipzig, en Allemagne, n'a pas été inventé. Les survols autour de certains aéroports européens ne sont pas inventés, il y en a encore eu ce week-end pour lesquels d'ailleurs nous sommes souvent appelés à contribution en matière de lutte anti-droite. – Ces survols ont-ils été constatés Les sacs de sabotage ne sont pas inventés.

15:01

Il n'y en a pas eu de constaté en France, on n'a pas eu de sabotage majeur. Maintenant des attaques cyber, nous en avons et ce qui se passe en Europe nous interpelle également. Donc, cette menace, elle est réelle, elle est documentée et l'ensemble des services de renseignement européens convergent tous dans le même sens de ce point de vue-là. Il est irresponsable de minimiser cette menace. Ensuite, ce que l'on fait, c'est qu'on décline le plan de protection de nos infrastructures. C'est-à-dire qu'on sait que la guerre hébride, et notamment celle qui est menée par les Russes, vise à s'attaquer à nos réseaux d'infrastructures, à notre base industrielle de défense, celle-là même qui vient au soutien de l'Ukraine. Et donc les plans que nous déclinons sur les territoires,

15:43

c'est-à-dire pour cela que j'ai réuni la semaine dernière à la demande du Président de la République et du Premier Ministre, l'ensemble des préfets de zone, des officiers généraux de défense avec Mme Catherine Vautrin, nous déclinons, bien sûr, bien sûr, il y a une cartographie des sites à protéger, il y a des mesures de protections qui sont prises par les opérateurs eux-mêmes, il y a des rondes et patrouilles par les forces de sécurité intérieure, il y a des contacts qui sont établis entre les services de renseignement et ces opérateurs. Mais il y a un vrai virage quand même, on parlait d'attaques cyber, là on parle d'attaques possibles de sites stratégiques. Juste une question rapide, un TER reliant Caen à Rouen a déraillé la semaine dernière, un morceau de rail aurait été

16:24

déposé sur les voies, est-ce que vous excluez totalement aujourd'hui la piste justement d'une attaque hybride russe ? Où ça reste encore une question posée ? L'enquête est toujours en cours là-dessus, donc voilà il n'y a aucune piste qui n'est exclue et le procureur de la République de Seine-Maritime communiquera le moment venu. La visite du pape, événement majeur cette semaine à partir de vendredi pour vos services de sécurité là aussi, c'est un défi je le disais. Combien d'hommes et de femmes sont mobilisés sur le terrain pour cette visite qui va durer 4 jours à Paris mais hier en France aussi je pense notamment la ville de Metz. C'est 4 jours, on va avoir au total énormément de policiers et de gendarmes qui sont mobilisés il y en aura environ 13 000 chaque jour à Paris ce sera

17:07

ensuite 7 000 à Lourdes, 5 000 policiers et gendarmes qui seront mobilisés donc à Metz oui c'est un très gros dispositif de protection du public, de fidèles, des périmètres et puis évidemment de protection rapprochée du pape bien évidemment. Et pour vous tout va se passer dans les meilleures circonstances, pas d'inquiétude majeure et particulière ? La France a l'habitude d'organiser ce genre de grand événement, il y a des vérifications qui sont faites, il y a des moyens spéciaux qui sont déployés au-delà des policiers et qui sont là pour sécuriser le public. Vous avez des tireurs points hauts, des vols de drones, des vols d'hélicoptères, des équipes de déminage, des équipes fluviales. On mobilise énormément de monde et c'est bien normal pour assurer la sécurité de cette visite

17:47

Pas de remontée particulière, de grève de vos effectifs, parce qu'on le sait, ils sont aussi remontés les policiers, parce qu'ils demandent des primes supplémentaires. De ce point de vue-là, tout le monde sera au rendez-vous ? Tout le monde sera au rendez-vous, je n'en doute pas. Vous savez, j'ai une grande confiance dans les policiers, les gendarmes de notre pays. Il y a effectivement des demandes catégorielles, vous avez raison de le dire. Et vous reviendrez vers eux sur ce point. Nous avons veillé à appliquer le protocole de 2022 dans le contexte budgétaire très contraint, ça soit 54 milliards d l'économie. Le budget de l'intérieur continue à progresser, on continue à investir dans l'immobilier, dans les véhicules, dans les hélicoptères, dans les moyens aériens pour la sécurité civile.

18:21

Donc on continue à investir, on applique d'ailleurs un certain nombre de mesures du protocole pour les ressources humaines. Effectivement, les policiers me demandent un effort supplémentaire. Laurent Nunez, le 3 avril dernier, vous étiez à cette même place face à moi. Je vous interrogeais sur la garde à vue terminée de Rima Hassan, l'eurodéputé de la France insoumise. A l'époque, à ce même micro, vous déploriez les fuites dans cette affaire. Sauf que selon nos confrères de France 2, du magazine Complément d'enquête, vous auriez contribué à ces fuites. Le ministre de l'Intérieur, que vous êtes en personne, a en partie contribué à la diffusion d'une fausse information, voilà ce qu'expliquent nos confrères, sur une supposée détention de drogue qui en fait n'a jamais existé.

19:02

Rima Hassan porte plainte contre vous, devant la la CJR, la justice de la République, pour violation du secret de l'enquête. Lui présentez-vous vos excuses et répondrez-vous à la cour de justice de la République ? Non, non, d'abord je me suis exprimé là-dessus à l'Assemblée nationale interrogé au moment de la commission spéciale sur la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Je me suis exprimé, j'ai expliqué le contexte donc de cette intervention où j'ai été interrogé par des journalistes, donc que j'ai invité à la plus grande prudence des journalistes qui avaient un certain nombre d'informations qui étaient quand même je trouve assez troublantes. Je note d'ailleurs dans cette affaire qu'au début la France Insoumise

19:43

m'accusait suite à cette diffusion de ce documentaire de complément d'enquête, d'avoir organisé ces fuites, puis après d'y avoir participé. Maintenant c'est de les avoir commentées. Bon donc j'attends le moment où la France Insoumise va me présenter des excuses pour ce procès qui m'est fait et cette polémique totalement stérile. Je pense qu'on en est loin, on en est très loin je pense. Quant à ce qu'il y ait de la plainte évidemment moi je répondrai, je réponds à la justice de mon pays. Pour laquelle je suis très respectueux. A ce moment-là aucune demande d'audition n'a été formulée ? Non, non, on me prête des propos que je n'ai pas tenus, j'ai insisté. J'ai insisté. J'ai incité à la prudence comme toujours sur ce genre d'affaires qui touchent au secret des enquêtes.

20:26

Laurent Nunez, dernière question. Êtes-vous personnel en grinta sur l'antenne de CNews avec vos propos suite à l'expulsion de Xenia Federova

20:37

J'ai effectivement, enfin cette information est sortie pas de mon fait je le regrette mais je devais effectivement aller commenter le mouvement des policiers puisque j'avais reçu les policiers la veille et aller commenter ce qu'on s'était dit les avancées qu'il y avait eu et effectivement j'avais été annoncé, j'ai été déprogrammé. Me dit-on parce qu'il y avait un programme présidentiel, il y avait un candidat qui... voilà il y a un engagement qui avait été pris par la chaîne je regrette évidemment d'avoir été annoncé déprogrammé, bon c'est comme ça. Je veux quand même pas croire que c'est parce que le ministre de l'Intérieur que je suis lutte et protège les intérêts fondamentaux de son pays qu'un média me déprogramme. Enfin je veux pas l'imaginer 30 secondes.

21:12

Je peux pas l'imaginer 30 secondes. Tout le monde est très attaché à la protection et la défense des intérêts fondamentaux de notre pays. Merci beaucoup Laurent Nunez d'avoir été l'invité du Face à Face. Il est 8h50 et vous êtes bien sur BFM et RMC.