Intelligence artificielle et développement technologique : le maire d'Antibes fait le point
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Chapitres
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Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez cette nouvelle mobilisation ?
- 0:53RelanceRéponse partielle
Il y a des dérives de la police selon vous ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Vous avez vécu comment ce qui s'est passé à Nice ?
- 1:32RelanceRéponse directe
Nice également aussi des membres de l'ultra droite qui sont venus samedi dernier dans la manifestation.
- 2:07FerméeRéponse directe
Est-ce que les couvre-feu, par exemple, comme ça a été le cas à Nice ou dans d'autres communes, vous ne l'avez pas fait sur votre commune ?
- 2:24OuverteRéponse partielle
Quel candidat à la présidentielle serait le plus apte pour faire face à cette situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09PrésentateurChiffre
« réunit plus de 1000 acteurs de l'innovation. »
- 4:30Invité politiqueChiffre
« Le chiffre d'affaires, c'est 8 milliards d'euros par an. »
- 4:53PrésentateurChiffre
« C'est la première technopole européenne, il faut le rappeler, avec 2700 entreprises. »
- 6:38Invité politiqueFait
« On a un retard en Europe. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Le slogan de Sophie Antipolis, c'est « Tech for Humanity », c'est-à-dire la technologie au service de l'humain. »
- 8:35Invité politiqueFait
« c'est la révolution technologique du XXIe siècle. »
Temps de parole
- Jean Leonetti77 %
- Présentateur18 %
- Présentateur 23 %
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La 43ème édition du Congrès Mondial de l'Innovation se déroule jusqu'à demain entre le Palais des Festivals de Cannes et Sofia Antipolis sur le thème de la tech pour l'humanité.
Ça
réunit plus de 1000 acteurs de l'innovation. Pour en parler, le maire d'Antibes et président de la CASA, Jean Léonetti. Bonjour Jean Léonetti. Bonjour. Alors avant qu'on revienne sur ce congrès, si vous le voulez bien, on va revenir sur l'actualité du moment. Les syndicats de lycéens qui appellent à nouveau à la mobilisation à la fin des vacances lundi prochain. Donc Antibes a connu des blocages comme dans de nombreux lycées du département. Est-ce que vous craignez cette nouvelle mobilisation
? Non,
il ne
faut
pas craindre la jeunesse. Mais il faut bien entendu responsabiliser les personnes qui manifestent et encadrer et préparer aussi à éviter toute dérive par la police. Donc je pense qu'une
réponse...
Il y a des dérives de la police selon vous ?
Non,
non. Les dérives par la police. Non, les dérives, elles sont par les casseurs et ceux qui pillent les magasins.
D'ailleurs, vous avez vécu comment ce qui s'est passé à Nice
?
Écoutez, la situation c'est qu'aujourd'hui, on sait très bien que quand il y
a
un mouvement de jeunesse aussi légitime soit-il, et il est en grande partie légitime, on a infiltré des gens qui veulent exploiter politiquement ou qui veulent exploiter pour aboutir au chaos avec des pillages et des casseurs. C'est cela qu'il faut effectivement réprimer. Et c'est ce que fait la police. Sauf que, bien entendu...
Avec
Nice également aussi des membres de l'ultra droite qui sont venus samedi dernier dans la manifestation.
C'est bien ce que je dis. Donc, il y a effectivement une infiltration de violence à l'intérieur d'une revendication qui est loin d'être illégitime. Donc, l'équilibre, c'est de répondre aux préoccupations de la jeunesse, qui est quand même l'avenir de notre pays, et c'est d'empêcher les casseurs de casser et de faire en sorte qu'effectivement, la police soit présente sur le terrain pour faire en sorte qu'avec la responsabilité des syndicats, on aboutisse à des manifestations qui est un droit
de manière apaisée. Est-ce que les
couvre-feu, par exemple, comme ça a été le cas à Nice ou dans d'autres communes,
vous
ne l'avez
pas fait sur votre commune, les couvre-feu pour les mineurs ?
On ne l'a pas fait parce qu'on a une situation apaisée sur Antibes. Mais si demain la situation n'était pas apaisée, on prendrait les mêmes mesures que l'ensemble des maires qui se trouvent confrontés à ces difficultés.
Quel candidat à la présidentielle serait le plus apte pour faire face à cette situation
?
On
y revient dans un instant.
Est-ce que votre voisin maire de Cannes, par exemple, ça sera un bon président ?
Je pense surtout qu'il faudrait un seul candidat sur la droite républicaine. Et donc, je les incite, effectivement, à se rencontrer. Et comme on n'a pas pu faire, ce qui est mon projet, une primaire démocratique et élargie, je pense qu'à ce moment-là, il vaut mieux, effectivement, qu'ils se rencontrent et qu'à la fin, on ait un candidat. Et surtout, un projet et un programme. Moi, je vois les candidats, et David est mon ami,
et
donc, il m'est particulièrement sympathique. Mais j'aimerais bien avoir le projet. Et un projet commun de la droite républicaine dans la situation de chaos que vit la démocratie française, ça serait bienvenu. Et on pourrait, à ce moment-là, discuter sur le projet et non pas discuter sur les individus.
Allez,
revenons donc sur ce congrès mondial de l'innovation qui a lieu à Antibes, après Nairobi en 2024, et Pékin. Retour donc sur la Côte d'Azur, sur le territoire fondateur, finalement, de ce congrès. Ça montre l'importance de Sofia Antipolis dans ce domaine ?
Ça montre une reconnaissance, effectivement, comme vous le venez de souligner, après Pékin, Sofia Antipolis. C'est un choix qui est un choix par vote. Donc, l'ensemble des technopoles du monde ont choisi Sofia Antipolis pour se réunir cette année. Donc, c'est une reconnaissance. Et puis, c'est un échange. Un échange avec toutes les technopoles qui viennent à la fois de Chine, des États-Unis, du Canada, de l'Australie, de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, pour dire quel est le modèle. Et ce que j'en tire après ces deux jours, après beaucoup d'échanges avec nos partenaires mondiaux, c'est que le modèle de Sofia Antipolis, c
'est
un modèle qui est souple et résilient, et qui fait qu'il a traversé les crises, il a traversé les difficultés, il a traversé
les
problèmes financiers qu'il y
a
eu dans notre pays, en Europe. Et la force, c'est effectivement cette souplesse de situation qui est qu'à côté d'une université performante et de la recherche d'un haut niveau sur Sofia Antipolis, vous avez un monde économique qui fonctionne. Et le pôle Alpha qu'on vient d'inaugurer, c'est un pôle qui accueille les start-up, c'est-à-dire les jeunes pousses, les idées qui permettent ensuite de devenir des entreprises et ensuite d'envahir le marché international.
C'est la première technopole européenne, il faut le rappeler, avec 2700 entreprises. Ça représente quoi comme retombée économique pour le territoire de la Casa, dont vous êtes le président ?
Le territoire, c'est plus large que le territoire de la Casa, fort heureusement. Donc, le chiffre d'affaires, c'est 8 milliards d'euros par an. Donc, c'est beaucoup plus que le tourisme de l'ensemble de la Côte d'Azur. Donc, on voit bien qu'on a un peu l'impression quand on parle Côte d'Azur, on parle tourisme,
on
parle attractivité dans ce domaine-là, et il faut la poursuivre telle qu'elle se poursuit dans la diversité de Cannes, de Nice, d'Antibes et d'autres communes. Mais ce qui me paraît important,
c
'est qu'on a, et peut-être on ne s'en rend pas compte sur le territoire, on n
'est
nul des prophètes dans son pays, on a la première technopole d'Europe qui génère effectivement une attractivité financière et des retombées financières qui sont loin d'être négligeables. C'est l'enjeu du XXIe siècle, l'intelligence artificielle et les nouvelles technologies.
Est-ce que justement, en parlant de tourisme et de retombées, est-ce que ce congrès, là aussi, c'est des retombées pour les professionnels du tourisme ?
C
'est ponctuel. Bien sûr, il y a mille personnes qui viennent du monde entier et qui arrivent sur la Côte d'Azur. C'est bon pour Cannes, on a nos ateliers au palais des festivals. C'est bon pour Sophie Antipoli, c'est bon pour l'hôtellerie, la restauration. Mais au-delà de ça, c'est une vision de la Côte d'Azur pour le monde qui est une vision différente. Et donc, aujourd'hui, la compétition mondiale, pas la compétition entre Nice et Antibes ou entre Paris et Sophie Antipoli, la compétition mondiale, c'est l'Europe, la Chine et les Etats-Unis. On a un retard en Europe. Et donc, il faut qu
'on
prenne conscience que l'enjeu est un enjeu de pouvoir et que si vous regardez l'intelligence artificielle, vous allez avoir une espérance folle en matière de santé, par exemple, mais vous allez avoir des craintes justifiées en matière, par exemple, de drones militaires guidés par l'intelligence artificielle. C'est le meilleur et la pire des choses. D
'ailleurs, l'IA,
est-ce que c'est vraiment au centre des débats de ce congrès ?
Ah oui, bien sûr. L'IA, ce n
'est
pas demain, c'est aujourd'hui.
Voilà.
Comment on garde l'humanité, d'ailleurs, au milieu de toutes ces technologies ? C'est le thème de ce congrès ?
Oui, le thème de ce congrès, c'est le slogan de Sophie Antipolis. Le slogan de Sophie Antipolis, c'est « Tech for Humanity », c'est-à-dire la technologie au service de l'humain. Et bien entendu, le vrai débat qui arrive aujourd'hui, c'est de dire « Est-ce que cette intelligence artificielle ne
va
pas nous dominer ? Est-ce que le robot va devenir, l'humanoïde va devenir maître de l'humain ? »
Ça
vous inquiète, vous
?
Je veux dire que c'est une logique que ça nous inquiète, mais ce n
'est
pas pour autant qu'il ne
faut
pas travailler dessus. Et ce n
'est
pas ce qu'il faut travailler dessus et parce qu'il faut que l'Europe soit souveraine et la France souveraine dans ce domaine qu'il faut que nous travaillions dessus. Donc, il y a toujours une attitude qui est un peu d'ergueur dictée par nos concurrents américains qui consiste à dire « Attention, attention, attention, c'est très dangereux l'IA. »
Mais
eux, ils continuent à travailler et sans limites et sans règles particulières. Il faut
mettre
une législation en place au niveau européen, par exemple ?
Moi, je pense qu'il faut une régulation. On a suffisamment de lois en France pour ne
pas
en ajouter en plus. Mais la régulation, elle se fera par l'IA. Et la cybersécurité de nos données, de nos datas, elle se fera aussi par le progrès de l'intelligence artificielle.
On
ne peut pas passer à côté de cette évolution majeure
dans notre société. Non, c'est la révolution technologique du XXIe siècle. Ou bien, on l'ignore et on la subira. Et on la subira de la part des puissances comme la Chine ou les États-Unis. Et on la subira jusque dans nos démocraties et dans nos préservations de l'individu, de la personne humaine, de la dignité humaine et de la démocratie. Ou bien, on s'en empare et on dit « C'est un projet européen
»
et ce projet européen, à ce moment-là, on devient concurrentiel mais avec, bien entendu, les règles de déontologie et d'éthique qui sont nécessaires.
Et tout ça, c'est donc au cœur des débats du Congrès mondial de l'innovation qui ont lieu jusqu'à demain à Sofia Antipoli. Je vous remercie beaucoup Jean-Léonetti.
Merci à vous.
Merci
à vous.
Jean Leonetti