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interviewLCI· 21 avril 2026 33 min

Les héros du Bataclan décorés de la Légion d’honneur|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Très grave. Est-ce que vous avez vu quelque chose ou pas ? Il absolument du monde sur place.

J'ai plein de blessés par balle. Il y a plein de blessés hein. Des projectil viennent de percuter le bouclier.

Chers compatriotes, au moment où je m'exprime, des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent en cours dans l'agglomération parisienne. C'est une horreur. Il y a quelque chose qui se passe.

C'est très grave. Est-ce que vous avez vu quelque chose ou pas ? Tout le monde du monde sur place hein.

J'ai plein de blessés par balle. Il y a plein de blessés hein. On nous parle d'une fusillade et une prise d'otage à l'intérieur du Bataclan.

Combien de terroristes tout ça n'était pas acquis ? On a des coups de feu au bataquant. Coup de feu au bataquant.

Apparemment tout le monde est en train d'évacuer des lieux. Il y a des gens sous le toit. Faites passer des gens par le toit s'il vous plaît.

Il y a des enfants. D'accord. On passe à une prise d'otage massive.

C'était une mission d'extrême responsabilité. Moi je suis dans plusieurs dizaines de morts. Quand vous êtes devant et que vous poussez le cesse et que vous sentez une quinzaine de bonhommes, même si on a peur, on se sent très fort.

L'éruption des policiers [musique] de la BRI ce soir-là, c'était à la fois la meilleure nouvelle de ma vie et en même temps la pire parce que je me disais s'il [musique] y a un raté ou quoi, il y en a forcément un de nous qui va y passer. À ce moment-là, je me dis que je vais mourir. Je pense à ma femme.

Je pense aux enfants que je n'aurai pas. Nous avons poussé les portes de l'enfer et la première chose que je me suis dite, c'est comment-il fait pour tuer autant deux personnes en aussi peu de temps ? Regardez pas madame, ces forces de l'ordre qui sont intervenues armes de point contre Kalashnikov.

Tous ceux qui ont envoyé à leur famille ce soir-là des messages d'amour qu'ils pensaient devoir être les derniers et qui y étaient prêts. Tous les gens qui étaient gravement blessés, ils sont partis [musique] vers un hôpital où équipe les attendait. Et ça c'est très très compliqué à organiser.

On ne vit pas comme avant. Je ne vis pas comme avant. Je me dis que ça peut recommencer.

Je crois que ce que je partage [musique] toutes les victimes du terroriste, c'est cette envie d'être les dernières. Nous avons la conscience que rien ne sera plus jamais comme avant et que nous devons vivre avec sa. [musique] Les hommes de la BRI m'ont libéré de l'assaut sanguinaire de ces deux terroristes.

Je ne saurais comment reversier la France, les fonctionnaires et toutes les personnes du mon tour tous les jours. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique][applaudissements] Alors voilà, vous les voyez, c'est ces héros qui vont être honorés aujourd'hui qui recevront la Légion d'honneur. Alors, ils sont cagoulés pour certains bien sûr.

On peut peut-être expliquer pourquoi. Bah pour protéger leur anonymat, c'est des c'est des gens qu'il faut pas qu'on reconnaisse dans la rue. C'est des c'est des brigades d'intervention très spécialisé.

Il faut pas que qu'il soit dévisagés et connus et qu'on puisse s'en prendre en eux. Et un un mot pour sur la musique, c'est c'est ces shooting stars que on entend chanter par les rescapés du Bataclan lors de la cérémonie du 13 novembre 2025. Voilà, décision importante Valérie.

Alors le président de la République va prendre la parole maintenant puisque son aide de camp lui dispose le discours. On écoute Emmanuel Macron. 5 mois après les commémorations des attentats de Paris et de Saint-Denis, nous voici de nouveau réunis plus de 10 ans après. 10 ans après les attentats les plus meurtriers que notre pays est connu.

Paris se souvient, la France se souvient. À toutes les victimes, à toutes les familles, la nation demeure fidèle. L'élan de solidarité ne faiblira jamais.

L'horreur a forgé une mémoire collective, mémoire douloureuse dans l'exigence de justice et de vérité. Mémoire qui nous unit dans le souvenir des fills et des fils de France. D'autres attentats malheureusement ont frappé notre pays avant et après.

Évidemment, parler du Bataclan, c'est parler du 13 novembre du Stade de France à Saint-Denis, des terrasses parisiennes. Mais nous n'oublions aucun lieu, aucun visage, aucune histoire brisée. Je serai dans quelques semaines à Nice, le 14 juillet prochain, pour continuer à porter cette exigence de mémoire et de reconnaissance. 10 ans après.

Mais le Bataclan ce 13 novembre [grognement] par ce qu'il a représenté, par la violence de ce qui s'y est déroulé, par la nature même de l'attaque, mais aussi par les modalités d'intervention policière et de neutralisation des assaillants, demeure un événement hors norme. Forcé de constater que dans notre mémoire collective, Denis Péchanski dirait dans ce moment de thérapie collective, le Bataclan occupe une place singulière. C'est pourquoi la nation se devait aujourd'hui d'honorer les siens.

À l'époque, les autorités étaient légitimement concentrées sur l'immédiateté, l'ampleur de la tâche qui était immense. La France basculait dans l'état d'urgence qui allait durer. Quatre policiers avaient été décorés et aujourd'hui suite à un travail minutieux en accord entre tous, ce sont 59 et hommes policiers et deux présidents d'association, 61 récipients d'air mis à l'honneur et tous élevés dans l'ordre de la Légion d'honneur.

Parce que cette nuit-là, dans l'obscurité absolue, quelque chose de plus fort que la peur s'est levé. Pendant que la terreur frappée, des femmes et des hommes ont fait le choix d'agir, de sauver, de protéger. Au Bataclan, l'assaut n'a pas été une opération comme les autres, il a été un assaut de survie.

Les premiers policiers, arrivés avec leurs seules armes de service ont fait face à la violence de guerre. Ils savaient le déséquilibre, ils savaient le danger. Ils l'ont bravé pour l'enrayer puis le neutraliser.

Guillaume Cardi et Grégoire Delforterri arrivé très rapidement, membres alors de la BAC 75 nuits, ont tiré les premiers et neutralisé l'un des trois terroristes postés sur la scène. Plusieurs de leurs camarades sont ensuite rentrés dans la salle pour commencer à évacuer les victimes. Ils devront être pleinement reconnus comme je l'ai demandé au ministre de l'intérieur cet automne et je sais qu'il y travaille.

Je souhaite que cela soit fait dans l'année. Je pense aussi à Didi, le responsable de la sécurité du Bataclan présent dans la salle et à son équipe qui ont géré la situation de leur mieux possible avec de simples tookwoki face à des kalashnikov. Puis sont venues les colonnes d'assaut alpha bravo face au terroriste.

Celle qui pénètre là où règne la mort et le chaos. Celle qui ne dispose ni temps ni de droit de douter. Bérie en tête, raide en appui.

Chaque pas était un risque. Chaque porte une menace. chaque seconde une décision et pourtant ils ont progressé sous le feu des terroristes.

Il en a fallu du courage, celui de tous ceux qui ont fait leur devoir sans bruit, sans reculer. Il faut le dire aussi, parmi les 63 policiers qui ont franchi le seuil du Bataclan pour neutraliser les assaillants, beaucoup ont avancé en pensant qu'il n'en reviendrai pas. Certains ont écrit quelques mots, un message, un adieu.

Et pourtant, ils ont continué. Porté par le courage d'une chaîne humaine, opérationnelle, républicaine où chacun a tenu sa place. La chaîne d'intervention et de décision a tenu bon avec un préfet, Michel Cadeau qui donna l'ordre de tir.

Je salue les autorités de l'époque, le président de la République François Hollande, le premier ministre Manuel Vals, le ministre de l'intérieur Bernard Casneu. Je salue leur sang froid, leur courage, celui de se rendre sur les lieux avec l'évidence du moment et de prendre les décisions qui allaient suivre en cellules interministérielle de crise dans un conseil des ministres d'octonne dans les premières heures comme dans tous les jours qui ont suivi. La République a tenue par leur décision.

Je salue leurs collaborateurs qui agirent dans l'ombre et dont certains sont présents avec nous. Nul n'oubliera en salle de crise à Beauves qui suivirent l'annonce du premier bilan victimaire. 30 secondes de silence.

Mais à la conscience de la gravité de la situation, succéda sans délai la poursuite de l'action et très vite le début de l'enquête avec la décerie en pointe et sous la conduite du procureur Molins. Je veux là aussi rendre un hommage à tous nos services enquêteurs et nos magistrats. Il n'existait pas alors de parquet national antiterroriste, mais c'est là aussi un héritage du Bataclan.

Cette année 2015 s'achevcule après avoir débuté par Charlie Hebdo, Montrouge et l'hyper Cacher, se forgèrent alors les premiers jalons de 10 années de lutte contre le terrorisme, de transformation profonde qui nous réunissent. autorité d'hier et d'aujourd'hui, héros victimes républicain car ces transformations concernèrent également le suivi et l'accompagnement des victimes. Aussi, je suis particulièrement heureux de pouvoir remettre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur aux deux présidents d'association de victimes des attentats du 13 novembre qui menèrent et débutèrent un combat.

Arthur de nouveau pour live for Paris et Philippe Dupéron pour 13 11 15. Comment surmonter la mort de son enfant ? Comment oublier les images et les heures de terreur ?

Vous l'avez fait en œuvrant pour les autres, en oubliant rien et durant ces 10 années, en donnant beaucoup de votre temps, de vos vies aux côté de toutes celles et ceux qui mènent ce combat de chaque jour pour l'aide aux victimes et qu'ils en soient remerciés. Grâce à vous tous ici, il faut le dire avec force, ceux qui nous haïsaient n'ont pas eu le dernier mot. Les terroristes du 13 novembre ont été terrassés sur le moment par la force, mais au long cours par la force d'âme qui anime celles et ceux qui puisent au plus profond de leur volonté parce qu'ils savent que la cause qu'ils défendent est la plus juste des causes, celle de la liberté, de l'égalité, de la fraternité, celle de la République française.

Aujourd'hui, nous rendons hommage aux partisans de la vie. Tous ne sont pas décorés et pourtant tous font partie de cette réponse collective. Des milliers d'intervenants ont agi cette nuit-là et dans les jours qui ont suivi.

Chacun a sa place a contribué à ce que la France ne vaille pas, à ce que la France tienne et la France a tenu droite et digne. En ce jour, la République choisit de distinguer celles et ceux qui ont été au cœur de l'intervention directe, ceux qui ont affronté le danger au plus près. Certains l'avaient été depuis 2015, les autres le sont aujourd'hui.

La reconnaissance d'une nation fidèle dans la Concorde nationale au côté présidente, premier ministre, ministre de l'intérieur, préfet de police et maire de Paris d'alors et je vous remercie tous d'être à nos côtés en ce jour. La France ne cè rien au terrorisme. Car s'il n'y a pas de sens à la douleur, il y a un sens à la mémoire, il y a un sens à la reconnaissance, il y a un sens à la transmission.

En vous décorant, la République fait œuvre de vérité. À vous qui avez avancé quand il fallait avancer. à vous qui avez tenu quand beaucoup vacillent à vous qui avez agi dans l'obscurité pour ramener la lumière.

La nation dite avec gravité, respect. Merci au valeureux. La France à jamais reconnaissante.

Vive la République, vive la France. [applaudissements] Voilà. Donc là les les remises de décoration pourite à présent les six premiers récipients d'air à bien vouloir monter sur scène. [musique] On retrouve donc euh cette musique qui a été euh qui a été choisie pour rendre hommage au héros du du Bataclan.

Vous y étiez vous-même he Mathieu Langloire ? Vous étiez présent ce soir-là ? Mais je suis ben moi je suis très heureux de d'abord d'avoir écouté euh le le discours.

Alors c'est on pourra toujours débattre sur le la durée mais euh ça montre vraiment l'engagement collectif. Mathieu, je vous redonne la parole tout de suite. Au nom de la République française, nous vous faisons commandeur de la Légion d'honneur.

Non, c'est le médecin. Ah, pourquoi ça c'est ? Ne me posez pas la question.

Commandant Philippe, au nom de la République française et on nous vous faisons officier de la Légion d'honneur. Voilà. Alors, Mathieu, pardon, nous sommes interrompus un instant pour que nos téléspectateurs puissent aussi sentir hein l'émotion dans ce genre de cérémonie.

Mais je vous redonne la parole. Pardon de vous avoir interrompu. Mais moi aussi je suis ému parce que je vois enfin c'est évidemment bah je les connais euh sans le visage masqué comme Bruno.

Euh donc je suis très fier et très heureux pour eux. Euh mais ce que j'ai retenu euh le mot que j'ai retenu du président de la République, c'est vraiment l'engagement collectif et et et alors oui, tout le monde, on l'a dit, Guillaume Fard l'a dit, c'est difficile d'être juste, c'est difficile, bon mais euh c'est vraiment la notion de du collectif qui doit qui doit nous unir dans ces moments-là. Euh vous, vous étiez intervenu ce soir-là au Bataclan ?

Oui oui, bien sûr. Moi, j'étais j'étais donc à l'époque j'étais médecin. Alors, les titres encore une fois les titres c'est pas très important mais j'étais un des deux médecins du RAID qui qui avont travaillé pour organiser pour secourir dans la fusse pendant la préparation de l'assaut au premier étage.

On a fait quelque chose qui n'a jamais été fait dans le monde. C'est-à-dire qu'on a évacué tous les gens qui étaient encore vivants de de la de la fausse et de surtout il y avait il y avait pas que la faut pas imaginer qu'il y avait que des blessés dans la fosse. Il y avait des gens qui étaient cachés. partout, y compris sur le toit.

Et donc vous êtes intervenu alors même que la menace n'était pas résorbée. Mais ça ça c'était notre C'est pour ça que le terme de héros, je suis pas très à l'aise avec ça. C'est quelque chose qu'on avait travaillé.

On a fait notre métier qui est un métier engagé, qui est un métier difficile, qu'il faut faire avec beaucoup de sérieux, mais voilà, on a fait notre métier. Alors après oui, ça ça mérite, c'était le terme que Bruno a employé, ça mérite une reconnaissance qui n'est pas les décorations, c'est on voit bien que c'est important et je on le on en a parlé en dehors. Évidemment, symboliquement ça une ça une c'est la reconnaissance de la nation et donc ça a une importance.

Mais c'est pas ce qui nous motive et moi les plus belles reconnaissances c'est plus celle du regard de des gens avec qui vous avez travaillé des victimes que vous avez je précise je précise que c'est Arthur Deau donc qui est le président d'une des associations de victimes qui est décoré au jeu. Mais alors pardon Mathieu mais excusez-moi mais je pense que ceux qui nous regardent comment se fait-il que vous soyez avec nous sur ce plateau ? Je suis très content d'être avec vous et et pas [raclement de gorge] là-bas. décoré aujourd'hui, c'est moi je suis je moi ce qui m'intér je je voilà c'estàd que il y a des choix qui ont été faits et on est plus je parlais de de Jean-Marc, je parlais de Steve de Der Voilà on est plusieurs.

Il y a des choix qui ont été faits euh pour répondre à une commande pour pour valoriser le raide. Je pense que c'est vraiment le raid et la BRI PP et d'autres services et les autorités de l'État parce que et on voit Arthur, on voit le préfetp donc brigade de recherche d'intervention préfecture de police, c'est ça fait et qui travaillait à l'époque qui était regroupé sous ce qu'on appelle la ce qu'on appelait la la force d'intervention de la police nationale. C'est un peu compliqué.

Je pense que vos téléspectateurs vont pas adorer. Euh voilà, il y a il y avait une vraie volonté qui qui était de travailler de manière coordonnée avec un commandement unique. Après la il y a des ch là encore une fois la politique parfois la politique justement d'un mot Bruno je vous donne tout de suite la parole maison c'est c'est pas c'est pas si fréquent depuis voilà depuis depuis la passation de pouvoir en 2017 que Emmanuel Macron et François Hollande sont côte à cô dans une ambiance cordiale.

Bon le on le dit c'est anecdotique compte tenu compte tenu de la de la gravité bien sûr des attentats et puis de l'hommage qui est rendu aujourd'hui aux hommes de terrain. Mais oui Valérie. Oui.

Allez-y. C'est pas anecdotique parce que ça ça prouve bien que c'est la République qui qui décore ces hommes et c'est la République queles que soient ses incarnations successives président premier ministre puisque Sébastien Lecornu est présent comme Manuel Vals était à l'époque. Il y a Gérald Armanin, il y a l'ancien préfet de police de Paris, il y a Bernard Casneuve.

Il y a donc une forme de continuité que je trouve très belle personnellement pour indiquer que la politique politicienne est finalement dépassée par des choses qui sont plus importantes qu'elle [rires] et j'ose j'ose le dire en même temps, c'est leur job hein, ils sont pas ministres par hasard donc et ils sont là pour honorer et pour féliciter, saluer, embrasser euh nos nos forces de l'ordre, nos opérateurs et cetera. Mais ce qui est intéressant là-dessus, c'est que cette affaire de tuerie de masse qui a qui a qui qui s'est passé à l'occasion de ce Bataclan, ça permis de faire évoluer énormément les méthodes d'intervention. Vous avez vu qu'il y a eu des unités régionales qui se sont développées.

Ça a été évolu par CASu des partout en France pour avoir des primos intervenants rapides sur tout un tas d'événements attentat terroristes ou autres. Vous avez le GGN, le RAID qui est présent sur la métropole et également sur les autres mères. Donc il y a tout ça heureusement d'ailleurs hein a fait encore évoluer ces risques de de tuerie de masse qui sont malheureusement préignantes dans le monde entier.

On a vu il y a quelques jours un gars qui a tué euh ses sep enfants. Bon ben c'est c'est une tue de masse ça peut être considéré comme tel. Donc tout ça a permis euh je dirais heureusement de faire encore évoluer les les méthodes d'intervention et ça c'est important de aussi.

Mais si si je peux me permettre, c'estd que et et ça va rejoindre ce qu'a dit Bruno, c'estd que on a passé moi après 2015 et on continue à travailler. Il y a eu d'autres attentats. Bon, on a parlé de Nice, on a passé notre temps ensuite à à continuer à faire évoluer la doctrine qu'on avait mis en place de 2012 et on l'a exporté.

Elle a été énormément elle a inspiré beaucoup de services à l'étranger euh dans le monde entier. Euh moi je parle de la partie qui encore une fois que je connais le mieux, c'est la partie secours. la façon dont on avait organisé les secours dans le Bataclan et tous les enseignements qu'on en a tiré parce que c'est aussi tout ce qu'on a tiré de cette cette nuit-là, ce drame là, a donné lieu à énormément de transformation dans la coordination, dans l'intégration de de ce cours tactique de de de il y a toute une réflexion qui pour gagner du temps sur l'évacuation des blessés en cas de en cas de Turine masse qui est qui est maintenant reconnu dans le dans le monde entier et et je pense que c'est aussi ça qu'on valorise à travers ces cette ces remises de médailles.

Il faut il faut saluer le travail que fait Mathieu et que font toutes les tous les médecins du raid qui interviennent parce que eux ils sont là pour sauver, ils sont pas là pour intervenir et et lorsqu'on voit les la prise de risque qu'ils ont, ils doivent faire totalement confiance aux opérateurs qui sont là aussi pour les protéger. Voyez un petit peu le c'est c'est un métier c'est une mission très difficile qu'on va faire les tout bib parce que sur des interventions quand on est opérateur comme je l'étais ben on pense un peu à soi évidemment à la situation et et on avance mais l'opérateur le médecin il est là lui pour dire celui-là il faut que j'aille le sauver ou sortir un un copain qui a été blessé et il fait totalement confiance à son environnement c'est pour ça que ça encore une fois il faut les saluer ces forces de l'ance parce que souvent évidemment on met en avant les opérateurs les patrons du raid bon ok mais il faut voir tous les gens qui a tout bien sûr qui travail formidable. J'avais j'avais créé un papier dans le monde là pendant pour les pour les 10 ans.

C'estàd que on avait au-delà des blessés, on avait beaucoup travaillé sur les les blessés graves par fusillade là-dessus. On était, j'ose le dire, on était prêt même si évidemment la vérité est toujours plus dure, mais la dimension psychologique d'un attentat de masse euh c'est notre métier. On sait on sait le faire. que ce soit, moi je me souviens de regard de certains policiers cette nuit-là à Dured, je parle pas de la BAC où ils étaient pour beaucoup KO debout au début, ce qui était normal et qui ensuite ils ont fait quelque chose de fabuleux.

Euh mais la dimension psychologique de cette terreur avec autant de victimes prises au piège d'une menace, c'est quelque chose qui nous a euh profondément marqué et où on peut être fier de la manière collective qu'on a eu d'arriver à ne pas subir ce ce cette terreur. Mais au contraire de ça a été mis d'ailleurs dans les bandeaux, on a agi et voilà, on peut évidemment on peut toujours trouver des des des améliorations et on l'a fait mais réellement on a on n'est pas resté pendant des heures à à rien faire ou à attendre que ce soit la fin de de de l'assaut. On a agi, on a évacué, on a secouru, on a rassuré énormément de victimes.

Et quand je dis qu'il y en avait sur les toits, il y avait plus de de de euh 20 personnes qui étaient dans une petite maisonnette sur le toit. Est-ce que les images que l'on voit là et que nos téléspectateurs voient avec nous, est-ce que Valérie Nataf, nos compatriotes, ils sont sensibles ? Est-ce que ce sont des moments de communion malgré tout qui arrivent comme une forme de parenthèse dans le brouis général d'une vie politique qui s'est caractérisé ces dernières semaines, ces derniers mois par la confrontation et la radicalisation des positions ?

Alors, je je ne saurais vous dire si tous les Français ils sont sensibles, mais je crois que dans ce pays très polarisé où on a eu parfois l'impression de de guerre avec des des outrances, des mots très difficiles, ce moment de d'unité euh nationale, de de communion, vous avez raison, c'est assez bref, c'est le temps d'une cérémonie mais ça rasser c'est un moment d'apaisement et avant une campagne présidentielle qui a d'ors et déjà débuté Peut-être que ça fait du bien à tout le monde de voir que des hommes qui qui sont pas forcément d'accord sur tout peuvent au moins être d'accord sur le le l'hommage rendu à ceux qui ont sauvé des vies ou lancé l'assaut contre des terroris. Un seul des deux présidents présents sur scène ne pourra pas être candidat à la prochaine élection présidentielle. Vous avez raison [rires] vous avez raison.

Je reconnais là votre sagacité. C'est factuel. Je crois que monsieur Hollande se prépare.

Bon on aura l'occasion d'en parler. Comme le Red et la Baie, il faut qu'il travaille ensemble. Oui oui, c'était essentiel.

Mais alors, j'ai pas vu, on l'a pas on l'a pas nommé Jean-Michel Fauverg l'ancien patron voir passé, il a eu la médaille qui était Ah, il a été d'accord, il a été recommencé. Oui, je l'ancien patron du RA patron du et ancien député Renaissance ancien qui a fait la loi sur la sécurité globalement. Mais vous savez, c'est important c'est moment ce que vous disiez à la question que vous posiez à Valérie Natafant était intéressante parce que ça valorise aussi l'ensemble de nos forces de l'ordre.

Ça c'est important. Vous savez ce que vivent nos forces de l'ordre au quotidien et c'est important de le dire. nos nos nos agents de la de la BAC, notre sécurité publique, les bleus, ce qu'on voit sur le terrain qui au quotidien souffrent de violence, d'attaque au couteau, de tout ce qu'on peut imaginer.

Je peux vous assurer que c'était un moment important pour l'ensemble des forces de l'ordre. 153000 policiers, 100000 gendarmes et 28000 policiers. police est sensible à des cérémonies comme bien sûr bien sûr bien sûr c'est ce qu'on disait au début c'est d'où l'importance de cette reconnaissance de la nation parce que c'est des métiers extrêmement durs et je pourrais parler de l'hôpital et des soignants, on l'a vu sur la crise Covid aussi on a besoin on n pas besoin d'une reconnaissance on court pas derrière les médailles pas du tout ça je peux vous le garantir je connais pas un policier du raide qui court au bout de la BRI PP qui court derrière une médaille mais on a besoin de reconnaissance qui qui se traduit dans notre jargon opérationnel en je continue à travailler, je continue à m'entraîner, je continue à me faire mal.

Euh je remise en question permanente. C'est même un stimulant et et et il est indispensableement et il est indispensable et il doit venir de notre hiérarchie. Et évidemment, on on l'a dit que ça quand ça vient évidemment comme ce soir comme ce midi du chef de l'État, ça va booster, moi je le sais pour ça va booster l'ensemble du du des services RA BRIPP et qui sont au-delà des services d'intervention, c'est aussi des des portes étendards un peu de la police nationale.

Les policiers de terrain tous les jours qui n'ont pas forcément la reconnaissance aujourd'hui, ils l'ont à travers l'hommage qui est rendu à des unités un peu plus prestigieuses. Mais je pense qu'il il y a encore une fois et évidemment le le GGN mais c'est vraiment il faut imaginer une valorisation collective. D'ailleurs, faudra arrêter de mettre BRI et et RAID et mettre police et ou avec cette épine dans le pied quand même.

C'est on en parlait tout à l'heure et vous vous avez mentionné leur rôle ce soir-là. C'était la BAC la BAC 75 qui a aidé qui est rentré dans j'ai pas arrêté de le dire ça effectivement et donc eux ont été aujourd'hui ben ne sont pas décoré mais Emmanuel Macron l'a dit là dans son discour dit que Laurent Nouz préparait une liste pour eux pour qu'il soit décoré effectivement je pense que vous avez travaillé avec avec eux ce soir avec mais moi j'ai pas moi j'ai écrit enfin j'ai écrit un livre où j'ai raconté ce qu'on a vécu ce soir-là et j'ai parlé de tout le monde et en particulier pour l'évacuation des blessés c'est pas deux médecins qu'on a pu brancarder jusque la rue au Burcampf et on s'est appuyé sur des policiers qui étaient pas préparés, contrairement à nous. Euh ils avaient pas la même préparation que nous.

Ils étaient pour certains au début dans un état de chaos tout à fait compréhensible et ils ont fait un travail remarquable. Moi, nous sans eux, on aurait pas évacué l'ensemble de de la fausse avant la sauce qui n'a jamais été fait. Et donc euh je peux comprendre je peux comprendre qu'il soit parfois un petit peu moi c'est ce que je leur ai dit parce qu'ils m'ont appelé, je leur ai dit mais euh moi non plus je suis pas décoré euh voilà euh c'est pas grave, on fait pas ça pour ça et il faut imaginer que cette ces décorations elle ruissellent sur l'ensemble du collectif présent les prochains récipendaires à monter sur scène.

En tous les cas Valérie, oui ce sont des moments de de davantage de cohésion. Nous sommes loin euh de l'ambiance surchauffée par exemple qu'a pu montrer le le palais Bourbon ces derniers mois depuis la disso moment républicains euh lors desquels lors desquels et bien oui la nation se retrouve parce que au fond le la gratitude vis-à-vis des agents, des intervenants, de ceux qui sont intervenus ce jour-là, ce soir-là, elle est partagée par tous. Bien sûr, bien sû que vous en fassiez une émission spéciale, c'est important aussi hein.

Et bien sûr, nous avons les médias, vous avez une choisi de de diffuser euh ce moment parce que il raconte aussi beaucoup de choses sur notre pays qui est souvent présenté comme divisé. Oui, il y a des accords et des confrontations, mais il y a aussi il y a aussi des choses que nous avons en commun et c'est cet hommage là en fait partie sans doute. Mais vous savez ce que disait Mathieu tout à l'heure, toutes nos unités, la police de façon générale même dans le maintien de l'ordre est reconnue malgré ce que peuvent dire certains dans le monde entier.

Après, il y a les théoriciens ce qui ne comprennent pas et qui ne savent pas ce que la sécurité qui ne peuvent pas comprendre. Mais on est reconnu dans le monde entier en matière d'intervention avec le GGN, le Red BRI, euh les les opérateurs bac, les gens de la circulation, du maintien de l'ordre, tous ces gens-là sont reconnus en matière de méthode dans le monde entier. Je précise bien.

Et c'est pour ça qu'on fait beaucoup de coopération. Écoutez Bruno, un petit peu l'ambiance de cette cérémonie pour que nos téléspectateurs puissent aussi la ressentir. Ouais.

Et enfin, j'invite tous les décorés à rejoindre la scène et les autorités pour une photo collective. stronger [chant] than yours. My love is stronger than yours. [chant][musique] Ever. [musique] [chant] is de [musique] [chant] [musique] weve [musique][chant] through the world shooting across the sky. [musique] through the darkness [chant] putting the light into their [musique] [chant] [musique] is louder than your louder than [musique] yours is louder than [musique] [chant] [musique] My is better than yours. [musique] Your better than yours.

My hand better than [musique] your mar. Yeah.