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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 9 mars 2022 51 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsNumériqueSolidarités & famille

La campagne présidentielle de 2022 est-elle truquée ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:56Invité politiqueChiffre
    « Nous disposions de 497 promesses écrites à la fin du mois de janvier juste avant l'envoi aux maires des formulaires officiels. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Beaucoup de maires sans étiquette refusent désormais de consentir un parrainage pour manifester leur protestation contre l'état de la vie politique et de la France. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « On leur a dit à satiété, sur les grands médias, que ce n'était pas un vote et que ce n'était pas un soutien. Mais on ne leur a pas dit en revanche ce que c'était, en vertu de quels critères ils pouvaient parrainer ou pas. »
  • 8:41Invité politiqueFait
    « Ainsi, tout le monde a pu observer cette année que le système des parrainages s’est nécrosé, ou plutôt qu'il a été sciemment dévoyé par les grands partis politiques. »
  • 9:25Invité politiqueChiffre
    « En 2022, il n'y en a plus que 13427, c'est-à-dire qu'il y en a eu 869 de moins, c'est-à-dire une baisse de 6,1%. »
  • 29:48Invité politiqueFait
    « La boucle est bouclée. Ainsi, la campagne présidentielle était truquée avant et pendant la collecte des parrainages. »
  • 31:15Invité politiqueFait
    « Nous avons montré un dossier qui mettait en évidence mon invisibilisation délibérée par les médias audiovisuels. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

Chers militants, chers adhérents, chers sympathisants, chers électeurs et chers compatriotes, le Conseil Constitutionnel a publié, ce lundi 7 mars 2022, la liste officielle des candidats à l'élection présidentielle et le nombre de parrainages obtenus par chacun. Avec 293 parrainages, je n'ai pas réussi à recueillir les 500 signatures minimales requises pour représenter valablement ma candidature à la présidence de la République. J'en suis extrêmement triste.

Je tiens avant toute chose à adresser mes remerciements aux élus qui ont eu le courage de me parrainer en estimant - sans forcément être d'accord avec tout ou partie de mes analyses - que ma voix et mes analyses méritaient de se faire entendre lors de la prochaine élection présidentielle. Je tiens aussi à exprimer mon immense gratitude aux centaines de nos adhérents et militants qui se sont dépensés sans compter pour téléphoner aux élus, pour aller les rencontrer, souvent plusieurs fois - presque toujours d'ailleurs - afin d'obtenir leurs parrainages pour ma candidature, car les parrainages ne s'obtiennent qu'au prix de la visite de milliers de mairies.

Cela représente des milliers d'heures prise sur les temps libres, sur le temps dû à sa famille, à ses amis, sur tout simplement la vie. Tout ça, ce sont des adhérents et sympathisants qui ont consacré, pendant deux ans, la recherche de ces parrainages. Au cours des dernières semaines, ce sont plus de 200 de nos militants qui étaient sur le terrain à la recherche de ces fameux parrainages, soit davantage même qu'en 2017 et cela jusqu'au dernier jour. J'ai pu le voir puisque j'ai participé moi même aussi, bien sûr, à la recherche des parrainages.

Je suis allé moi-même voir aussi des dizaines de maires et j'ai pu mesurer, alors même que j'étais le candidat, j'ai pu mesurer à quel point la tâche était difficile. Je partage aujourd'hui leur déception et leur tristesse, notre déception et notre tristesse. Alors que s'est-il passé ? Je vous dois des explications sur les raisons pour lesquelles nous n'avons pas réussi en 2022 ce que nous avions réussi en 2017.

Je dois d'abord reconnaître très humblement les insuffisances de notre propre organisation malgré ce que je viens de dire, même si, comme je vais vous l'expliquer plus en détail, notre collecte de promesses de parrainages jusqu'au début de cette année était relativement satisfaisante, nous disposions de 497 promesses écrites à la fin du mois de janvier juste avant l'envoi aux maires des formulaires officiels. Ce qui n'était quand même pas suffisant, eu égard à l'existence d'habituels désistements, mais ce qui nous donnait quand même des chances sérieuses de pouvoir concourir. Nous aurions peut-être pu et dû mieux nous organiser pour obtenir encore plus de promesses préalables.

On peut toujours mieux faire, j'en prends ma part de responsabilité. Mais il faut également que vous sachiez que la situation cette année était quand même très différente de celle de 2017. Il y a d'abord les causes que tout le monde connaît, même si on les a un peu oubliées, et les causes que vous ignorez et que vous avez le droit de connaître. Pour ce qui concerne les causes connues, il y a eu, comme vous le savez, les confinements successifs, ainsi que les turbulences internes que notre mouvement a connues en 2020 et qui n'ont pas aidé à la collecte des parrainages.

Mais il y a plus, de nombreux candidats, pas seulement moi, ont souligné avec raison la réticence croissante des élus à accorder leurs parrainages. C'était beaucoup plus dur cette année qu'il y a 5 ans. Pourquoi ? Parce qu'il existe un vent de révolte contre le pouvoir parisien qui traverse une partie des élus ruraux et qui n’est, ni plus ni moins, que le reflet de la colère profonde qui anime une large partie des Français. Beaucoup de maires sans étiquette refusent désormais de consentir un parrainage pour manifester leur protestation contre l'état de la vie politique et de la France.

Nous leur avons dit, je leur ai dit personnellement, à tous ceux que je rencontrais, à quel point je regrettais cette forme de protestation, qui apparaît quand même très mal appropriée, puisqu'elle aboutit à favoriser, en fait, les candidats des grands partis qui sont justement les responsables de cette situation que les maires déplorent - les maires des petits villages -, et leur refus de parrainer revient à écarter des candidats opposés au système, et donc qui pourraient justement porter remède à ce qu'ils dénoncent. Ensuite, j'ai noté l'incompréhension de beaucoup d'élus devant le concept même de parrainage.

On leur a dit à satiété, sur les grands médias, que ce n'était pas un vote et que ce n'était pas un soutien. Mais on ne leur a pas dit en revanche ce que c'était, en vertu de quels critères ils pouvaient parrainer ou pas. Ce sont les ministres de De Gaulle qui l'ont convaincu de la nécessité d'un système de parrainage pour écarter les candidatures dites “fantaisistes”. Mais qu'est ce que c'est qu'une candidature fantaisiste en fait ? Le parrainage, à mon avis, devrait être considéré comme un “permis de concourir”, comme il y a des permis de conduire.

Lorsqu'on vous donne un permis de conduire, peu importe que vous soyez de droite ou soyez de gauche, ou que vous vouliez aller à la montagne ou à la mer, on vous donne un permis de conduire parce que vous avez et vous connaissez le code de la route et vous savez manipuler un véhicule de façon satisfaisante. Donc un véritable parrainage, à mon sens, c'est un geste que les maires devraient faire en s'intéressant aux compétences et à l'expérience des candidats à la candidature à la présidence de la République.

Ils devraient se demander avant chaque parrainage : “Cette personne est-elle en capacité de dialoguer sérieusement avec les grands de ce monde, avec Joe Biden, avec Poutine, avec Xi Jinping ?” Force est de constater qu'aujourd'hui, des candidats, qui n'ont à l'évidence pas cette envergure - je ne donnerai pas de noms, vous les avez tous à l'esprit-, obtiennent des parrainages sans difficulté, simplement parce qu'ils sont les candidats investis par un grand parti politique, ou bien parce qu'ils sont des candidats qui ont une personnalité, ou qui défendent une cause qu’il ne paraît pas trop gênant de promouvoir.

Enfin et surtout, des pressions considérables ont été exercées par des barons régionaux, des féodaux, pour dissuader les maires de petites communes de parrainer un candidat jugé indésirable. Combien de maires nous l'ont dit ! Combien de maires nous ont parlé de ces pressions, en citant le ¨Président du Conseil Régional, le Président du Conseil Départemental, le président de la Communauté de Communes ! Ces pressions, bien sûr, sont favorisées par la certitude qu'ont les maires que leur nom sera connu par ces féodaux dans le cas où ils parraineraient.

Cette année, les élus ont bien compris que l'ensemble des noms allait être publié, ce qu'ils n'avaient pas encore forcément bien compris avant l'élection de 2017, qui avait été la première à adopter les nouvelles dispositions voulues par le gouvernement de Manuel Valls. L'existence de ces pressions nous a été relatée par de très nombreux maires, ce qui démontre que ces pratiques se sont généralisées.

Ainsi, tout le monde a pu observer cette année que le système des parrainages s’est nécrosé, ou plutôt qu'il a été sciemment dévoyé par les grands partis politiques et que ce système ne permet plus à des candidats représentatifs de courants d'opinions, pourtant très significatifs, d'obtenir seuls le parrainage. D'ailleurs, si l'on compare le nombre de personnes disposant du pouvoir de parrainage, ils sont de l'ordre de 42 000, en 2017 il y avait eu 14 296 parrainages. En 2022, il n'y en a plus que 13427, c'est-à-dire qu'il y en a eu 869 de moins, c'est-à-dire une baisse de 6,1%, alors que déjà en 2017 il y avait une baisse. D'année en année, le nombre de personnes qui parrainent diminue.

En plus cette année, il y a une cerise sur le gâteau - passez-moi l'expression -. Tel le pompier pyromane, le système qui a rendu impossible la collecte des parrainages, avec ce système notamment de publicité des noms, a désormais prétendu apporter lui-même une solution. C'est ainsi que, pour la première fois, on a vu un membre en exercice de l'exécutif, Monsieur Bayrou en l'occurrence, Haut Commissaire au Plan de son état, c'est-à-dire l'équivalent de ministre, payé par les contribuables pour remplir cette fonction, qui s'est octroyé, comme ça, tout seul, comme un grand, le droit de rassembler des parrainages.

Et bien entendu, l'idée qui a été avancée est : “Comme ce système ne marche pas bien, eh bien je vais être le chevalier blanc et je vais apporter des parrainages aux plus grands qui en ont besoin”. Ca revient quand même à dire que le système est complètement caduque, et ça revient à poser le problème du choix des candidats à qui Monsieur Bayrou a décidé d'apporter ces parrainages. Ainsi, on a vu Monsieur Bayrou annoncer qu'il avait décidé de repêcher Madame Le Pen, Monsieur Zemmour et Monsieur Mélenchon. De fait, la collecte des parrainages de ces trois personnalités a connu un point d'inflexion favorable très important à partir de la publication du jeudi 24 février.

Cette date d'inflexion correspond à celle de la mise en oeuvre, par Monsieur Bayrou, du dispositif qu'il avait annoncé plusieurs semaines auparavant, avec des élus détenteurs eux-mêmes du pouvoir de parrainage auxquels des consignes précises ont été manifestement données. Alors ? eh bien alors, il est apparu que Monsieur Bayrou avait rassemblé finalement pas mal de parrainages par son système, ce qui montre que beaucoup d'élus, si le système était anonyme, auraient parrainé plus facilement.

Monsieur Bayrou a annoncé qu'il en avait recueilli 200, 250, 300, 350, 400, 500, on ne sait plus combien il en a recueilli, mais il en a reconnu de façon significative pour qu'il puisse qualifier les opposants de Monsieur Macron. De fait, Monsieur Mélenchon, Madame Le Pen, Monsieur Zemmour, qui étaient censés avoir les pires difficultés du monde à obtenir leurs parrainages, ont fini respectivement à 906, 906 parrainages pour Monsieur Mélenchon ! 406 de plus que ce qu’il fallait ! 622 pour Madame Le Pen, 122 de plus que ce qu'il fallait ! 741 pour Monsieur Zemmour, 241 de plus que ce qu'il fallait.

C'est-à-dire un excédent cumulé pour eux trois considérable, de 769 parrainages par rapport à la barre des 500. Monsieur Bayrou a inondé de parrainages les candidats choisis par Monsieur Macron. Il aurait pu faire autrement. Il aurait suffi d’orienter 220 parrainages vers moi, parmi les parrainages surnuméraires dont n'ont pas eu besoin, en fait, Monsieur Mélenchon, Madame Le Pen ou Monsieur Zemmour, pour que je puisse être candidat. Monsieur Bayrou et Monsieur Macron donc ne l'ont pas fait. Alors ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai pris contact avec Monsieur Bayrou pour attirer son attention sur cet enjeu démocratique absolument fondamental.

J'ai eu d'ailleurs deux députés de son entourage qui m'ont appelé personnellement. L'un, je lui ai parlé pendant cinq minutes, l'autre pendant 46 minutes ! Le premier m'a dit : “Vous savez, je suis comme Voltaire, je considère que (c'est la fameuse phrase attribuée à Voltaire) “Je ne suis pas d'accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez exprimer vos idées”. Le deuxième député était franchement tout à fait intéressé et il estimait, il ne l’a pas dit tel quel, mais à l'évidence, il estimait qu'il fallait en effet qu'il y ait à cette élection le seul candidat qui allait parler du Frexit, de la sortie de l'Euro et de la sortie de l'OTAN, puisqu'il n'y en avait pas d'autre.

Il le savait qu'il n'y en avait pas d'autre ! J'ajoute également que j'ai fait valoir le nombre d'électeurs que j'avais eu. 335 000 électeurs quand même en 2017. Certainement plus nombreux cette année. Le score que je fais sur internet avec des vidéos qui ont dépassé les 500 000, 600 000 800 000, 900 000 vues sur simplement YouTube, au cours des derniers jours. Je leur ai dit qu'il était quand même normal que je puisse présenter ceci, d'autant plus que je leur ai quand même fait valoir, et ils le savaient très bien parce que je suis très connu dans la sphère des journalistes et des politiques. Ils savaient très bien que mes analyses intéressent.

Ils savaient très bien que parmi tous les candidats, je suis certainement l'un de ceux qui connaît le mieux les dossiers. Qui connaît le mieux les arcanes du pouvoir. Eh bien non ! Monsieur Bayrou, qui ne m'a jamais rappelé, et probablement Monsieur Macron, non seulement n'ont rien fait pour moi, mais ils ont même décidé d'utiliser les parrainages qui leurs restaient pour propulser Monsieur Poutou, qui en avait moins que moi et qui est un deuxième candidat trotskiste révolutionnaire après Madame Arthaud qui était déjà qualifiée, qui tient des discours que vous connaissez, puisque ça fait des années qu'on a des candidats du NPA, et qui par ailleurs est pro-européen et donc inoffensif.

Alors pour que vous compreniez bien ce qu’il s'est passé, je vous présente deux courbes, deux graphiques. Le premier graphique, regardez-le, c’est la courbe de ce qu’auraient été les progressions linéaires des parrainages de chaque candidats après la fameuse réunion du 24 février, s'il n'y avait pas eu “d’effet Bayou”, si Bayrou justement n'avait pas organisé ça. On a reconstitué ça de façon probable, avec une droite de régression linéaire en nous prolongeant dans le prolongement de ce qu’on observait auparavant. Comme vous le voyez, seules deux personnalités, Monsieur Mélenchon et sans doute Monsieur Zemmour, auraient pu obtenir leurs parrainages par eux-mêmes, et les autres non.

Regardez maintenant ce qu'a donné l'évolution après “l’effet Bayrou”. Vous voyez d'un seul coup que Monsieur Mélenchon, Monsieur Zemmour, Madame Le Pen, Monsieur Poutou et même Madame Taubira ont brutalement augmenté, alors que moi j'étais le seul à rester dans le prolongement. Ca veut dire que j'ai été le seul à ne pas bénéficier de coup de pouce. Le coup de pouce, d'ailleurs, est très choquant s'agissant de Monsieur Poutou, puisqu'il en avait moins que moi. Le coup de pouce est encore plus choquant s'agissant de Madame Taubira, puisqu’elle avait elle-même dit qu'elle n'était plus candidate.

Il y a donc eu une véritable sélection des candidats, ou plus exactement la volonté d'en écarter un : moi. La meilleure façon, d'ailleurs, de le prouver, c'est que Monsieur Bayrou était tellement certain de sa capacité à sélectionner les candidats qu'il a laissé échapper, sur RTL où il était invité le dimanche 26 février, c'est-à-dire une semaine avant la date de fin de la collecte, qu'il y aurait 12 candidats à l'élection présidentielle.

Bayrou : “Enfin si vous appelez ‘Débat 1 contre 12’, je ne sais pas si c’est la conception du Figaro du débat, moi je pense que c'est un peu déséquilibré.” il faut donc bien comprendre que Monsieur Bayrou, et donc Monsieur Macron, ont choisi les candidats qu’il aiderait, qu'ils aideraient, et celui qu'ils n'aideraient pas, en connaissance de cause. Alors, ce que je mets sous vos yeux est accablant pour le système actuel. Le système actuel est fait en sorte qu'il y ait suffisamment peu de maires courageux pour parrainer des petits candidats, comme on dit, et qu’un proche du pouvoir s'est arrogé le pouvoir d'en collecter par lui-même pour en donner à ceux qu'il veut.

Si vous y réfléchissez, ce système est d'une extrême virtuosité. Ce système ressemble finalement assez à celui que l'on trouve dans des démocraties corrigées, si l'on peut dire. C'est-à-dire dans ces pays où on s'arrange pour qu'il y ait une élection présidentielle mais où on en écarte ceux que l'on ne veut pas. C'est par exemple le système qui existe en Iran, où un Conseil suprême, en l'occurrence le Conseil des Gardiens de la Constitution, valide ou pas les candidatures à l'élection présidentielle en fonction de leur conformité aux dogme islamiste défendu par l'état iranien. Mais nous en sommes là !

En fait, j'ai été écarté parce que j'étais le seul candidat à ne pas respecter la religion de nos mollahs européistes avec leurs turbans bleus aux étoiles d'or, c'est-à-dire que j'étais le seul à ne pas accepter que la France disparaisse dans l'Union Européenne et dans l'OTAN. Il n'y a pas qu'en Iran. De la même façon, la Commission Electorale russe avait interdit en 2018 la candidature à la présidence de la Fédération de Russie du célèbre opposant Navalny. Alors là, les grands médias français on en fait un scandale pendant des semaines !

En réalité, l'élection présidentielle française est maintenant calculée très finement pour donner une impression de démocratie et écarter impitoyablement celui dont on ne veut pas. En fait l'élection présidentielle française s'est retournée contre elle-même. De Gaulle l'avait conçue comme un moyen de court-circuiter les grands partis d'élus et de permettre, le cas échéant, une personnalité nouvelle, en cas de grand malheur pour la patrie, qui serait extérieure aux compromissions partisanes et qui permettrait de prendre les rênes de la France.

Maintenant, l'élection présidentielle est totalement passée sous la coupe des partis d'élus, comme l'ont démontré l'initiative Bayrou ou bien les montagnes burlesque de parrainages recueillis par Madame Pécresse qui en a plus de 2300 ou 2400 (2636), sans compter les parrainages qui sont par centaines, elle a dépassé elle aussi les 1800 je crois, Madame Hidalgo. L'élection a été en quelque sorte privatisée. Je ne peux pas évoquer le trucage de la campagne présidentielle sans évoquer aussi le rôle honteux, scandaleux, joué par les grands médias.

Dans une démocratie normale, il faudrait que la liste des candidats soit arrêtée plusieurs mois à l'avance et que la loi impose aux médias l'objectif que les électeurs aient une vision correcte de tous les programmes, de tous les candidats, de façon loyale. Que tous les électeurs aient une bonne vision de l'ensemble de l'offre politique qui est la leur, que cette compétition loyale permette à la population un choix éclairé et librement consenti. Mais ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe en France ! En France, on a fait débattre pendant des mois des prétendus candidats, qui en définitive ne l'ont pas été !

Je vais quand même essayer de vous rappeler que l'on a vu par exemple Monsieur Montebourg. Pendant que Monsieur Montebourg, qui ne cherchait pas les parrainages, avait 4 % du temps de parole, nous qui cherchions vraiment les parrainages, nous avons eu 0,06% du temps de parole sur cette période. j'ai eu 62 fois moins de temps que Monsieur Montebourg, et pour ne parler que de lui ! Le processus des primaires organisées par certains partis politiques a contribué à pervertir complètement le système, puisque les médias ont fait débattre également pendant des semaines interminables les candidats aux primaires de EELV et des Républicains.

Le résultat c'est que les perdants de ces primaires ont eu un espace médiatique colossal pour présenter des programmes politiques qui, de toute façon, ne seront pas appliqués puisqu'ils ne sont même pas candidats. Je pense par exemple au temps de parole qui a été accordé à Monsieur Xavier Bertrand qui est passé 2 fois au TF1 20 Heures à Monsieur Michel Barnier, Monsieur Denis Payre, Monsieur Juvin, Monsieur Ciotti, mais également à Madame Rousseau, à Monsieur Piolle.

Toutes ces personnes qui ont occupé l'espace médiatique alors qu'ils ne sont pas candidats, quand d'autres qui cherchaient leurs parrainages, et il n'y a pas que moi, Madame Arthaud, nous savions que Madame Arthaud, avec ses militants, étaient sur le terrain pour les chercher, nous savions également que Monsieur Lassalle cherchait des parrainages. Toutes ces personnalités étaient écartées. Par ailleurs, on a vu que les médias se sont attribués la faculté, purement et simplement, de choisir un ou quelques candidats.

L'opération de manipulation extraordinaire qui a été lancée dès l'été dernier, bien en amont de l'élection, pour fabriquer la candidature Zemmour, qui ne s'était jamais présenté au moindre scrutin, et pour la propulser médiatiquement dans des proportions inouïes, comparable en fait à la rampe de lancement extraordinaire dont Macron avait bénéficié cinq ans plus tôt. Tout le monde a ça à l'esprit.

L'objectif de l'opération Zemmour, Monsieur Zemmour dont je rappelle, notamment à ses partisans qui se laissent fasciner par le petit écran et par le fait qu'il occupe 13-14 % du temps d'antenne, Monsieur Zemmour dont je rappelle qu'il refuse de sortir de l'Union Européenne, qu’il refuse de sortir de l'Euro, qu'il refuse de sortir de l'OTAN, qu'il était pour le passe vaccinal et dont les dernières semaines ont montré qu'il avait une capacité à changer de pied d'une façon extraordinaire, comme on l'a vu par exemple sur la question de Monsieur Poutine et de Monsieur Zelensky. Eh bien Monsieur Zemmour a des chances de passer au second tour.

Evidemment, tous les sondages le montrent, un second tour Zemmour-Macron, c'est la garantie que Macron sera réélu. Je ne sais pas si ça fonctionnera. Peut-être que Madame Le Pen arrivera au deuxième tour, c'est plutôt les sondages qui l’indiquent ainsi, mais je rappelle quand même que sur les quatre derniers mois de 2021, Monsieur Zemmour a bénéficié de 12 % du temps de parole, quand moi je n’avais, comme je l’ai déjà dit, que 0,06%. Est-ce qu'il y a une démocratie que l'on puisse me présenter qui organise une telle injustice entre les candidats ? Je ne le pense pas.

Au passage d’ailleurs, j’attire l'attention sur le fait que j'ai eu, comme vous l'avez vu, quelques passages médiatiques assez rares, mais qui se sont situés à la toute fin février, voire début mars… quand c'était trop tard, bien trop tard pour avoir un effet bénéfique sur la collecte des parrainages. Quant à la presse écrite, elle m’a invisibilisé, purement et simplement. Beaucoup d'entre vous quand même ont commencé à s'en rendre compte. Ont commencé à voir que des journaux ont poussé l'outrance de la censure jusqu'à me supprimer de leur liste en temps réel des candidats dans la course aux parrainages pendant le mois de février.

Ils affichaient des candidats ayant plus de parrainages que moi et des candidats en ayant moins, mais à chaque fois j'étais “oublié” opportunément. Regardez les exemples que je vous montre à l'écran. Bien entendu, l'objectif est que pour tous les élus locaux qui regardent LCI, ou qui regardent telles ou telles chaînes de télévision, voire qui lisent Le Figaro, quand ils regardent qui a ses parrainages, s'ils ne vont pas voir ce qui est sorti du Conseil Constitutionnel, ils se disent : “Monsieur Asselineau est hors jeu ! Il n'en a pas !”.

les manipulations des médias vont d'ailleurs de pair avec celle des instituts de sondages, qui choisissent, sans aucun contrôle démocratique, la liste des candidats qu'ils “testent”, comme on dit, pendant la précampagne. Bercoff : “Pourquoi il y a Poutou et Arthaud et pourquoi il n’y a pas Asselineau ?” Micheau : “Il y a une zone qui est laissée au choix des différents instituts de sondages qui se fonde sur une estimation de la capacité des différents candidats à obtenir les signatures, donc les candidats que nous ne testons pas sont des candidats pour lesquels nous jugeons qu'ils ne seront pas en mesure d'obtenir leurs signatures. Mais nous introduisons régulièrement des candidats.

Nous avons introduit cette semaine la candidature de Christiane Taubira, qui n'était pas candidate et qui l’est, donc nous la testons. Nous avons introduit à l'automne la candidature de Jean Lassalle, nous allons retirer la candidature d'Arnaud Montebourg. Donc évidemment tout ça évolue. Là où je rejoins totalement votre auditeur, c'est que ce choix peut constituer une sorte de barrière à l'entrée dans le champ politique pour certaines candidatures. On voit bien que le fait pour un candidat politique d'être ou de ne pas être testé dans les baromètres d'intentions de vote, ça a des répercussions politiques.

Quand vous êtes testés, vous avez une sorte de légitimité politique.” Comme en 2017, nous avons eu des adhérents et des sympathisants qui ont recueilli des preuves de mon exclusion délibérée de cette liste par plusieurs instituts de sondage. vous en voyez d'ailleurs des exemples s'afficher à l'écran. Qu'est ce qu'ils ont constaté ? Ils recevaient un appel téléphonique de quelqu'un travaillant pour tel ou tel institut de sondage et qui demandait : “En 2017, pour qui avez-vous voté ?” Ils répondaient : "J'ai voté Asselineau”.

“Et en 2022 pour qui comptez-vous voter ?” Ils répondaient : ”Asselineau” et la personne au bout du fil disait : “Ah bah oui mais excusez-moi je n'ai pas ce nom, il n'est pas testé dans notre sondage, il faut que vous me donniez un autre nom”. Est-ce que vous vous rendez compte de la manipulation ? Je le dis d'autant plus que le résultat des sondages est utilisé paraît-il par l'ARCOM pour veiller à l'équité du temps de parole. Mais comme à l'ARCOM on ne voit pas mon nom dans les sondages, eh bien la boucle est bouclée.

Ainsi, la campagne présidentielle était truquée avant et pendant la collecte des parrainages, mais elle le sera à l'évidence après, même pendant la période dite de campagne officielle, où les candidats sont connus. C'est ce qui s'était produit en 2017, où j'avais été d'emblée qualifié de ”petit candidat”, ce qui est une qualification méprisante, qui n'existe pas dans la Constitution ni dans aucune loi, mais à partir du moment où on vous affuble de l'étiquette de “petit candidat”, 80% des électeurs ne regardent plus, ne s'y intéressent pas. Je rappelle qu'en 2017, j'avais eu un temps de parole ridicule, même après le dépôt de mes 500 parrainages.

C'est ce qui, à l'évidence, me serait arrivé je pense en 2022 si j'avais eu les 500 parrainages. Quant aux prétendus contre-pouvoirs, ils ne jouent absolument plus leurs rôles. Pour exemple, je sais que beaucoup d'entre vous, vous vous êtes renseignés : ”Qu'est-ce que vous faites pour les temps de parole ?” Nous avons rencontré, le 13 janvier 2022, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) qui est devenu l'ARCOM. Nous y sommes allés avec un dossier très précis, j’y étais avec plusieurs de mes collaborateurs dont un avocat à la cour, j'avais également le ministère d'un avocat aux conseils, comme on dit, en plus, que nous avions embauché pour cela.

Nous avons montré un dossier qui mettait en évidence mon invisibilisation délibérée par les médias audiovisuels et le non respect, par les médias audiovisuels, des critères de représentativités appliqués pour garantir une médiatisation minimale des différents courants d'opinions et des partis politiques. Donc j'ai dit que j'étais prêt à engager une procédure contentieuse contre l'ARCOM dans le cadre où celle-ci ne réagirait pas à la suite de notre rendez-vous. C’est d'ailleurs ce que j'ai fait, puisque ma médiatisation est restée en fait quasiment inexistante en janvier et pendant la principale partie du mois de février.

Eh bien figurez-vous que le Conseil d'Etat, que nous avions saisi en référé, c'est-à-dire pour aller le plus vite possible, a jugé que finalement il n'y avait rien à redire, comme l'ARCOM, et par conséquent que mes 0,06 % de temps de parole sur les quatre derniers mois de 2021, finalement ce n'était pas anormal, quand bien même nous avions obtenu 1,2% des suffrages aux élections européennes de 2019, par exemple.

Quant à la commission des sondages, autre contre-pouvoir, elle refuse depuis bien longtemps d'opérer un contrôle sur les candidats que les instituts de sondage choisissent de tester avant la campagne officielle, c'est-à-dire en fait pour lesquelles ils choisissent de faire de la publicité. Nous sommes donc victimes, nous avons été victimes d'une invisibilisation organisée, un “shadowban” comme disent les anglo-saxons, notamment dans le monde des médias. Cette invisibilisation a été faite avec la complicité des institutions de contrôle, qui ont en fait perdu toute volonté de se battre pour la Démocratie.

Il y a encore un facteur contributif aux difficultés que nous avons rencontré, dans la concrétisation des promesses de parrainages, un facteur que je dois évoquer même si je m'abstiendrai de m'appesantir dessus, tant il s'agit de comportements bas, infects. Il faut que ceux qui m'écoutent, nos adhérents, nos sympathisants, sachent qu’en plus de toutes les difficultés que le système et que nos adversaires politiques ont érigé pour empêcher une candidature telle que la mienne d'aboutir, nous avons dû essuyer un véritable tir de barrage. On peut même parler de sabotage, de la part d’officines et de personnalités issues du milieu dit “souverainiste”.

Par exemple, des dizaines de milliers de courriers anonymes, envoyés aux maires par des corbeaux, ont été envoyés à travers toute la France et même outre-mer, au début de la collecte des parrainages, fin janvier 2022. Des lettres pour me calomnier et me traîner dans la boue, pour prétendre que j'aurais retiré ma candidature. Par des indiscrétions, j'ai appris que ce tir de barrage a coûté la bagatelle de 27 000€ et qu’il émanerait directement de personnalités appartenant au milieu souverainiste, avec la complicité d'anciens putschistes de l'UPR.

De nombreux appels téléphoniques ont également été donnés à des mairies et à des maires par les équipes de plusieurs autres personnalités politiques souverainistes, dont certaines n'étaient même pas candidates ou sérieusement en mesure d'avoir leurs parrainages. Pour être parfaitement transparent, il me faut vous dire que ces manoeuvres nous ont coûté une bonne centaine de parrainages. A mon avis, l’heure est trop grave pour des règlements de compte, je n'en dirai donc pas plus, pour l'instant.

Mais il serait intéressant qu’un jour les adhérents et les sympathisants de l'UPR et des mouvements souverainistes au sens large, puissent savoir qui sont ceux, parmi tous ceux qui prêchent l’Union des Souverainistes sans jamais accepter de la réaliser, qui ont préféré me tirer dans le dos, qui ont préféré s'ingénier à empêcher ma candidature, quitte à risquer l'absence d'un candidat proposant la sortie de l’UE de l'Euro et de l'OTAN, ce qui est le cas.

Certaines personnalités se sont, à mon sens, disqualifiées du camp des partisans sincères de la souveraineté et de l'indépendance nationale, alors même que je leur avais plus précisément tendu la main, dans des discussions confidentielles, pour tenter de construire une dynamique commune, comme par exemple le 31 janvier 2020, lorsque j'avais organisé une réunion où avaient participé beaucoup de personnalités politiques venant d'un peu tous les horizons pour fêter le Brexit.

A propos d'occasions manquées de créer une dynamique, je voudrais déplorer le comportement de ceux dans ce milieu souverainiste qui, sans s'abaisser à participer aux manoeuvres dégueulasses que j'ai évoquées précédemment, ont quand même préféré lancer des candidatures concurrentes à la mienne et entretenir l'illusion de la réalité de leur candidature, et cela alors même que nous savions qu'ils ne cherchaient pas les parrainages ou qu'ils n'auraient pas de chances sérieuses de les obtenir.

Je voudrais dire aussi un mot de personnalités intellectuelles, dans le monde des idées, des journalistes, des économistes, des gens qui parfois sont mes amis, pour leur dire que c'est triste qu'ils ne se soient pas engagés auprès de moi. Je pense à des gens comme Pierre Lévy, Annie Lacroix-Riz, Emmanuel Todd, Michel Onfray, Natacha Polony, Gilles Casanova, Henri Guaino, Pierre-Yves Rougeyron, etc etc… Comment les Français peuvent-ils se réunir derrière un candidat derrière lequel aucun intellectuel, journaliste, n'a le courage de se rassembler ?

Bien sûr, je peux comprendre ceux qui me disent et qui m'assurent depuis des années que j'ai un charisme d'huitre, que je suis un vieux schnock, qu'il faut que je cède la place. Le problème, c'est que ceux qui sont partis ou ceux qui ont fait chemin de leur côté ne sont parvenus à rien du tout. Il se trouve que, si je regarde internet, je suis parmi les vrais souverainistes, je veux dire ceux qui veulent vraiment sortir de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN, je suis et de très très très très loin celui qui fait les meilleurs scores sur internet et celui qui est capable de rassembler autour de lui des gens venus de droite, du centre et de gauche.

Certains peuvent dire qu'il y avait un meilleur candidat ailleurs, mais qui a rassemblé ailleurs ? Je déplore que toutes ces personnalités aient donc manqué cette occasion historique de tenter de changer les choses en 2022, tant qu'il en est encore temps. Je le déplore d'autant plus qu'ils savent, ils sont les premiers à dire que la situation est gravissime. Ils sont maintenant pour certains d'entre eux des premiers à dire qu'il faudrait avoir un parti politique au-dessus du clivage droite-gauche qui propose la sortie de l'Union Européenne, qui propose d'avoir un nouveau Conseil National de la Résistance. Mais pourquoi font-ils silence sur l’UPR, que j'ai créée depuis 15 ans ?

Alors, résumons-nous. Au-delà de la réticence croissante des maires à parrainer, j'ai été blacklisté des médias, blacklisté des sondages, interdit par Bayrou et par Macron, déstabilisé par des manoeuvres de corbeaux émanant de notre propre camp souverainiste, et non suivi par ceux qui auraient pu apporter leur notoriété à ma candidature. Ca fait beaucoup. Au bout du compte, quel est le résultat de tout ça ?

C'est qu'il y à douze candidats, et parmi ces douze candidats il n'y en a pas un seul qui propose la sortie de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN, alors que ce sont les sujets les plus stratégiques, les plus dignes d'être traités lors d'une élection présidentielle, les plus indispensables même ! Alors même qu'ils apparaissent aussi comme les sujets les plus urgents à la lumière des récents événements. Alors il me faut conclure, une fois qu’on a dit ça, qu'est ce que l'on peut faire ? - Dans cette ambiance triste pour nous, mais aussi pour la France, qui est dans une situation plus que tragique, il y a quelques motifs d'espoir.

Beaucoup de français ont compris qu'il n’y aurait en fait pas de campagne électorale, surtout avec l’affaire ukrainienne, qui clôture le débat. Les vrais débats sont et vont être escamotés. Les candidats qui ont été sélectionnés pour la plupart d'entre eux, à mon avis, ne sont pas au niveau. C'était d'ailleurs monsieur Xavier Bertrand qui, dans un rare moment de lucidité, l'avait avoué. Il y a un véritable problème de niveau des candidats qui inquiète les Français.

Je vous avoue que je note avec beaucoup de satisfaction, et mes proches collaborateurs avec moi, l'augmentation spectaculaire de la fréquentation de nos supports internet, notamment ma vidéo sur l'Ukraine et l'OTAN, qui est en passe d'atteindre le million de vues sur youtube. Nous avons en 10 jours réalisé une vidéo qui a plus eu de vues sur youtube qu'aucune vidéo depuis quinze ans que j'ai créée l’UPR, le record précédent datait de 9 ans, et tout ça en moins de 11 jours. Ma réaction à l'intervention de Macron sur l'Ukraine en est à déjà plus de 650 000 vues en 5 jours. Notre chaîne UPR TV a atteint et dépassé les 250 000 abonnés.

On en est je crois ce soir à 251 000, et les commentaires sous les vidéos sont très positifs et extrêmement nombreux. Les Français sont en recherche d’analyses nouvelles et éclairantes sur la situation géopolitique actuelle dangereuse, qui va entraîner des conséquences extrêmement néfastes et rapides sur leur niveau de vie. Alors qu'est-ce que je vais faire dans l'immédiat ? dans l'immédiat immédiat, je vais continuer, pendant cette campagne présidentielle, à faire campagne, une espèce de candidat virtuel, c'est-à-dire à apporter ma vision des choses, mes analyses, à alerter les français sur les manipulations qu'ils subissent.

J'en profiterai aussi pour démasquer les programmes de tel ou tel candidat, en montrant en quoi c'est impossible. Je verrai de loin les débats, si débat il y a puisque Macron, semble-t-il, a décidé qu'il ne se présentait pas au premier tour mais seulement au second, et j'essaierai de porter ma pierre à l'édifice en participant à posteriori à tel ou tel débat, en disant : “Voilà ce que j'aurais dis, moi !”. Je serai donc le candidat interdit, interdit par Macron et par le système.

Et puis, je serai comme tout le monde, je regarderai ce que présentent les candidats, leurs programmes, et puis éventuellement, éventuellement, je prendrai position avant le premier tour, peut-être plus sûrement entre les deux tours. Et puis une autre question se pose : “Quel est notre horizon pour la présidentielle ?” Je dois vous dire qu'après 15 ans d’engagement sans relâche de ma part, la situation décevante dans laquelle nous nous trouvons, tout cela me cause bien du chagrin.

L'engagement qui est le mien depuis 15 ans m'a coûté énormément de choses, mon confort matériel, une large partie des rémunérations auxquelles j'aurais pu prétendre, mes entrées dans les lieux de pouvoir où je ne suis plus jamais reçu, et bien des amitiés ou des contacts professionnels. Mon engagement politique a également fait payer un lourd tribut à ma vie de famille, à ma femme, à mes enfants, particulièrement touchés par les accusations immondes dont j'ai fait l'objet. Je ne méconnais pas les succès qui ont été les miens, et surtout les nôtres, mais vous imaginez assez aisément les remises en questions qui sont les miennes en ce moment difficile. Deux derniers mots encore.

Je ne baisse pas du tout les bras, ça n'est pas mon tempérament jamais de ma vie je n'ai baissé les bras. Je ne baisserai pas les bras. Nous sommes actuellement en réflexion intense pour trouver une nouvelle façon d'agir, certainement en mettant bien davantage le paquet sur la communication, et en particulier sur notre chaîne de télévision, et notre présence sur les réseaux sociaux. Peut-être ne participerons-nous pas, ou moins, à des élections qui, en fait, sont de toutes façons biaisées.

On va certainement en tout cas accélérer la structuration de notre réseau, qui a déjà considérablement progressé ces derniers mois, grâce au lancement de Génération A, grâce à la nomination de nouveaux responsables départementaux. Je voudrais remercier d'ailleurs ici tout spécialement les participants de Génération A. Des actions précises seront prochainement proposées à tous ceux qui veulent s'associer à cette structure pour faciliter l'action en commun. Et puis, ça n'est pas parce qu'on ne participera pas à telle ou telle élection que l'on ne va pas conserver, mais d'un oeil plus lointain, les évolutions électorales.

Parce que, je pense, que les mois et les années qui viennent peuvent être ceux d'une véritable révélation pour les Français. Les français, en ce moment je pense, évoluent très vite dans leur compréhension de ce que je ne cesse d'expliquer depuis 15 ans : c'est que l'Union Européenne et l'OTAN sont des supplétifs des Etats-Unis d’Amérique, et nous le voyons sur cette affaire ukrainienne, plus que jamais auparavant, à quel point en fait la France est dirigée par des dirigeants qui ne souhaitent plus, qui ne travaillent plus pour l'intérêt du peuple Français, mais pour l'intérêt d'une oligarchie qui les a fait élire.

Je vais annoncer dans les prochains jours une initiative militante pour dénoncer l'engrenage mortifère dans lequel la France est en train de s'engager en Ukraine. C'est ça que je voulais vous dire : moins que jamais, nous n'allons ralentir le rythme. Au contraire ! Nous serons très présents et, peut-être, dégager de ces contraintes électorale qui ont pu, ici ou là, ralentir notre progression. Et puis le tout dernier point que je dirai, c'est que je ne voudrais pas que dans le monde entier on continue à penser que la France est le pays des droits de l'Homme et de la Démocratie, parce que c'est faux !

Donc cette vidéo que je viens de vous présenter, nous allons la faire sous-titrer en anglais et nous allons la faire circuler au maximum, pour que de Moscou à New York, de Mexico à New Delhi, de Pékin à Sydney, de Brasilia à Tokyo, du Caire à Johannesburg, de plus en plus d'internautes découvrent comment, en France, des élections, à commencer par la principale d'entre 1158 00:49:16,670 --> 00:49:20,500 elles, comment les élections, sont truquées comme dans une République bananière. A cette occasion, je suis obligé de parler de ce qui n'est pas toujours très agréable, mais qui est indispensable, le nerf de la guerre, c'est-à-dire l'argent.

Vous avez vu que nous avions lancé une cagnotte avec l'ambition de collecter 3 millions d'euros pour la présidentielle et les législatives. Puisqu’il n'y a pas de présidentielle, nous avons moins d'ambitions mais nous n'avions quand même collecté que 450 000€, ce qui était peu pour entretenir la structure. Donc si nous voulons avoir les projets que je vous ai fait entrevoir à l'instant, il nous faut absolument renforcer notre collecte de dons. Je me permets d'insister donc sur le fait que nous avons absolument besoin, mais absolument besoin, que vous participiez à une collecte généreuse. Je rappelle que vos dons bénéficient de deux tiers de défalcation de l'impôt sur le revenu.

Aidez-nous à promouvoir ces nouveaux projets que nous avons, qui normalement devraient nous faire passer à une vitesse supérieure dans le domaine médiatique et sur les réseaux sociaux, mais pour ça il nous faut vraiment de l'argent, et je compte sur vous. Cela ne doit pas nous empêcher de nous battre pour ce que nous devons avoir de plus cher : la défense de notre Patrie, ce qui est le creuset même de notre identité et de notre solidarité nationale. Vive la République et vive la France.