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Conférence de presseLe Média (sur YouTube)· 14 octobre 2020 96 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

VIOLENCES POLICIÈRES : DEUX HAUTS FONCTIONNAIRES DISENT LEURS VÉRITÉS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Pourriez-vous décrire les chaînes de commandement du ministre de l'intérieur aux fonctionnaires sur le terrain lors de manifestations violentes ?

  • 45:00OuverteRéponse partielle

    Le nouveau schéma de maintien de l'ordre prévoit des drones et des caméras de reconnaissance faciale. Qu'en pensez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la police est-elle coupée de la population selon vous ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les images des manifestations sont-elles une source fiable pour évaluer la violence ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Faut-il craindre une insurrection en France ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    Les armes utilisées par la police sont-elles disproportionnées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « je pardonne à celui qui a tiré que celui ci l'ait fait accidentellement ou intentionnellement mais je ne peux pas pardonner à ceux qui ont donné les ordres »
  • 7:30Fait
    « j'ai pris des coups de matraque sur un bras j'ai un trait de fracture sur le bras sur l'avant bras gauche »
  • 10:00Chiffre
    « vingt-sept personnes qui ont perdu un oeil cinq mains arrachées des milliers de blessés »
  • 55:00Chiffre
    « 13000 usage de l bd »
  • 1:10:00Fait
    « la gendarmerie et militaires est en fait c'est ça militarité qui constitue un atout une sécurité pour les citoyens »
  • 2:05:00Fait
    « la police nationale est complètement livrée à elle même »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous ce que vous allez voir et la diffusion d'une conférence intitulée maintien de l'ordre du terrain aux politiques qui a eu lieu le 2 octobre elle était organisée à l'initiative de luxe alternative associations de polytechniciens formé à la suite des gibiers jaune elle a pu avoir lieu grâce à un partenariat avec un lycée d'ansbach lieu d'expression des dissidents de tous pays que je vous invite à soutenir et avec le média qui vous permet de profiter de ce contenu la conférence s'ouvre sur une citation je pardonne à celui qui a tiré que celui ci l'ait fait accidentellement ou intentionnellement mais je ne peux pas pardonner à ceux qui ont donné les ordres cette phrase est prononcée par un mutilé dans le film un pays qui se tient sage de david dufresne elle montre un homme qui a toutes les raisons d'en vouloir en policiers n'en vouloir finalement qu'à la hiérarchie c'est pour cela que nous avions invité laurent bigot ancien sous préfet et bertrand cavaliers général de gendarmerie ayant quitté le service actif ancien commandant du centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de saint-astier justement pour nous expliquer comment se met en place les ordres la conférence s'intitule du terrain en politique mais on aurait dû l'intitulé du politique au terrain car ce sont les structures qui permettent l'expression de comportements individuels en polarisant le débat sous l'influencé du pouvoir sur la question des bavures on commettrait l'erreur d'exempter les politiques pour ne chargez finalement que les fonctionnaires sur le terrain ce serait une double faute d'une part on laisserait filer les coupables et ses coupes à blanc des noms castaner une aise l'allemand est au delà manuel valls ou nicolas sarkozy par ailleurs on continuerait d'enfermer la police dans un syndrome obsidionale ceci n'aurait pour effet que de contribuer à la cantonner dans un rôle de force au service d'institutions délégitimer on cèderait ainsi à la thèse des deux camps du préfet l'allemand en posant la question de la hiérarchie politique et des relations de commandement aux questions au contraire un système ceux-ci n'exonère pas les policiers de toute responsabilité individuelle mais la donne un responsable celui qui laisse pourrir leur commissariat tout en les envoyant castanier du manifestant manifestants qui d'ailleurs manifeste à cause de la politique de ce même responsable c'est donc pour cela que nos invités sont venus s'exprimer nous expliquer des rapports de force entre commandement ça ik ministère préfecture que souvent on ne voit pas et qui se garde bien de se montrer au grand jour cela s'articule aussi avec la nature du qu'alternative une association de diplômés souvent au coeur d'une autre machine ultra violente l'économie de même que le manifestant ne pas pas castaner mais seulement le crs en face de lui et inversement l'ouvrier virer ne voit que le patron de seat est pas le milliardaire qui tout en haut de la chaîne actionnariale fait pression sur toute la chaîne managériale pour augmenter les dividendes explorer ces chaînes de pouvoir se rendre au peuple les moyens de compréhension des choses qui le presse c'est ce qu'on a essayé de faire en espérant que le plus grand nombre s'en saisira merci encore à tous et bon visionnage bon donc moi j'ai effectivement jeu quinze ans de fonction publique derrière moi je suis toujours en disponibilité de la fonction publique 10 ans comme diplomate et cinq ans comme sous préfet et surtout j'ai occupé trois postes de directeur de cabinet de préfet qui dans l'ordre préfectoral est celui qui a délégation du préfet pour gérer toutes les questions de sécurité au sens large du terme y compris le maintien de l'ordre alors moi je suis pas un technicien du maintien de l'ordre bertrand cavaliers en est un est un grand spécialiste mais j'étais celui qui donnait le cadrage politique des dispositifs de maintien de l'ordre par délégation du préfet donc j'ai vécu ça j'ai été en poste en dordogne c'était plutôt tranquille encore ça l'était beaucoup moins et en martinique ça l'était beaucoup moins aussi et puis je me suis engagé dans un mouvement d gilet jaune assez vite et entre le môme le début du mouvement des gilets jaunes et la date à laquelle j'ai quitté le corps préfectoral il s'était écoulé dix ans et la police que j'ai vu sur le terrain n'est pas celle que j'avais quitté en 2008 mais vraiment pas du tout et j'ai vécu un choc parce que quand j'ai quitté le corps préfectoral j'avais eu beaucoup de plaisir à travailler avec la gendarmerie avec la police nationale sur les différents dossiers j'avais même une forme d'affection pour ces deux des deux grandes institutions de la république et en tant que manifestants j'ai vécu une violence inouïe sur le terrain alors je vais le dire en soi parce que bertrand et la queue il ya une très nette différence de comportement sur le terrain de maintien de l'ordre en tout cas sur les manifestations de gilet jaune entre la gendarmerie nationale et la police nationale l'explication que j'en donne c'est qu'il ya une grande différence de formation déjà les gendarmes mobiles sont beaucoup plus professionnelle ce qui explique qu'ils ont recours à la force strictement nécessaire et que leur comportement en manifestation est d'abord l'exercice d'une mission il reste dans le domaine professionnel en revanche l'expérience que j'ai avec les policiers sur le terrain que ce soit les crs que ce soit les compagnies d'intervention que ce soit les fonctionnaires de la bac puis la brave quand elle a été créée ce sont j'ai le sentiment c'est l'impression que j'en ai c'est que je suis face à des fonctionnaires qui ne sont plus dans une mission professionnelle mais qui en font une affaire personnelle et ce qui marque le fait le passage de la mission professionnelle au cadre personnel c'est un changement de rapports affectifs et c'est le tutoiement le tutoiement change tout dans le rapport je rappelle que dans leur code de déontologie les gendarmes et les policiers ne doivent pas tutoyer c'est écrit noir sur blanc de mémoire l'article 434-1 14 du code de déontologie ce tutoiement la marque un passage un changement de cadre et les policiers l'impression qu'il moment donné c'est un ils en font une affaire personnelle c'est-à-dire qu'ils ne considèrent pas comme présent pour maintenir l'ordre mais il nous considère d'abord comme des ennemis et c'est totalement différent et on n'est plus dans un cadre professionnel d'exercice d'une mission alors moi j'ai filmé des violences dites policière parce que c'est comme ça qu'on les qualifie même si le président de la république n'aime pas ce terme j'en ai vécu j'ai été tabassé par des fonctionnaires de la bac en juin 2019 à bordeaux j'ai pris des coups de matraque sur un bras j'ai un trait de fracture sur le bras sur l'avant bras gauche ma fille a été blessée également manifestation est la prime billes de grenades de désencerclement sous l'oeil elle a été blessé au cuir chevelu le 1er mai 2019 nous ne sommes que des manifestants et nous filmons c'est tout on n'est pas des casseurs on ne constitue en aucun cas un danger pour les forces de l'ordre le 16 juin dernier lors de la manifestation des soignants sur l'esplanade des invalides j'ai pris un tir de l bd dans le bois et sur le court ou parce qu'on fait pas trop attention je vais pas trop réfléchi et ce qui m'était arrivé et puis en rentrant le soir je me suis dit il ya quand même probablement un fonctionnaire de police c'est dans la zone où j'étais il n'y avait que des policiers il y avait des crs la compagnie d'intervention et la brave je finis l'un qui même prix dans le viseur et qui s'est dit soulagé me le faire je constitue pas du tout une menace et je me suis dit on arrive à ce point d'arbitraire où on a quitté totalement les considérations d'ordre professionnel et on laisse le champ libre à des gens qui décident de châtier je rappelle que les forces de l'ordre leur boulot n'est pas de punir leur boulot est de faire cesser une infraction quand ils sont quand il a constaté et d'interpeller les gens qui commettent des infractions et c'est ensuite à la justice de sanctionner et donc le fonctionnaire de police puisque j'étais que entouré de policiers qui a décidé de me tirer dessus alors soit il m'a eue dans le viseur il m'a dit cela je me le fais il me tire dessus ou alors il maîtrise pas son armée c'est un tir accidentel mais c'est aussi dangereux ça fait froid dans le dos et je pense que pour ceux qui auraient vu le film de david dufresne et ceux qui l'ont pas vu les inviter à aller le voir c'est ça le témoignage de gilet jaune c'est de se dire en fait on n'est pas confronté à des professionnels qui font leur boulot de maintien de l'ordre on est confronté à des gens qui ont quitté le dos une professionnelle et qui sont dans un autre registre c'est frappant sacré des mutilés parce que derrière ces sacrés des traumatismes des milliers de blessés et surtout c'est un premier on enfonce le coin de la démocratie et la liberté d'expression et dans une indifférence quasi générale c'est ce que je disais tout à l'heure avant de commencer les images du saccage de l'arc de triomphe tourne en boucle je trouve ça particulièrement déplorable qu'on saccage d'intérieur de l'arc de triomphe mais ne tourne pas en boucle les mutilés c'est à dire des gens qui n'ont absolument rien fait si ce n'est d'exercer leur droit fondamental de manifester et qui sont mutilés à vie ces images là ne tourne pas en boucle ça donne une idée de la hiérarchie des valeurs de la société médiatique en france alors voilà mon premier propos introductif je pense que bertrand alors je signale que bertrand et moi nous nous connaissons depuis très longtemps puisque j'ai croisé bertrand cavaliers quand j'étais directeur de cabinet du préfet de la dordogne en 2003 tu commandes et saint-astier l'école de gendarmerie de saint-astier et puis depuis on se croise régulièrement et on n'a pas toujours les mêmes opinions mais on a toujours eu grand plaisir à débattre bien donc je me présente bertrand cavaliers donc en deuxième section c'est à dire qu'il a un statut particulier je puis en situation d'activité ma carrière c'est une carrière du gendarme j'ai donc servi 36 ans gendarmerie et je suis donc civile depuis plusieurs années mais je continue à jouer à m'impliquer dans la vie sociale certaine manière dans la vie politique en en exprimant mes avis mes observations évidemment tout ce qui s'est passé depuis environ deux ans m'ont conduit notamment analyser ce qui a pu se démontrer de démontrer sur le terrain alors moi dès novembre novembre 2018 j'interviens sur ces news et sur les plateaux je regarde ce qui se passe et je commence à émettre formuler des interrogations sauf ce qui me paraît très très curieux dans les modes d'action dans certains agissements et puis je vais compléter entre deux plateaux je vais sur le terrain je vais sur les champs elysées je fais sur la place de l'étoile j'ai rappelé d'ailleurs l'autre soir donc lorsqu'il ya eu débat après l'avant première du film de david dufresne non je précise que c'est un ami depuis plus de 20 ans même si on n'est pas d'accord sur tous les plans je salue l'oeuvre qu'il vient de réaliser qui est utile à mon avis même si pour moi il manque quelques aspects explicatif mais pour revenir à ce que j'ai pu constater j'ai eu de cesse du fait notamment que c'est c'est usage excessif de la force était très répéter bien d'exprimer ma réprobation l'étonnement notamment sur ce plateau que jeune sith et ça change précise que la rédaction ne m'a jamais empêché dire ce que je pense est bon je reviens ce maintien de l'ordre donc moi je suis à je suis qualifié d' experts de maintien de l'ordre en fait j'ai servi en son arbre y compris en départementale j'ai servi à l'étranger actuellement je suis engagé dans une ong qui essaie de faire évoluer les forces écrite en afrique vaste débat donc je ne cesse d'être dans dans ce registre le maintien de l'ordre comme l'ansej à saint-astier c'est avant tout on n'en sait le maintien lourd dans sa fonction sociale et politique le maintien de l'ordre c est ce qui doit permettre en cas de crise de pouvoir faciliter le retour à une situation normale pour privilégier cette solution d'une crise d'un contentieux par la négociation c'est à dire et favoriser l solutionnement politique dans le cadre bien entendu des institutions démocratiques ce qui veut dire que dès lors qu'il y à un usage excessif de la force vous comprenez tc retour à la normale vous citez un esprit de revanche et j'ai écrit encore récemment que cette crise sociale en fait a généré une crise politique en soi parce que la non régulation de certains membres des forces de l'ordre au travers de l'utilisation de damman très accessible du lanceur de balles de défense avec des traumatismes graves qui ont été perpétrés moi j'ai rencontré encore ces personnes qui ont été blessées très sérieusement et à tout ça a complètement pollué je dirais l'action l'action politique en le maintien de l'ordre donc vous voyez c'est une dans la mission globale de sécurité c'est vraiment une fonction essentielle tout pays toute société connaît des turbulences pour différentes raisons moi j'ai commandé la région de picardie pendant deux ans et j'avais déjà de cette époque il a pensé qu'une partie de cette france un peu abandonné aller tôt ou tard exprimer sa détresse exprimée ses frustrations dont vous avez parlé d'un système économique qui est violent en tout cas le système dans lequel nous évoluions atouts et ses limites c'est pas moi qui le dit c'est monsieur bruno le maire qui a dit le capitalisme va droit dans le mur société totalement financiarisé ci oublient complètement l'homme qui fait du prix d'une économie imprima je veux pas faire de la politique facile mais ça une traduction très concrète dans le vécu des gens et s'enlève tous sens aux politiques en tout cas revenons à skis à la fonction maintien de l'ordre donc il ya des troupes spécialisées la france april fait le choix c'est clémence en 1921 de créer un corps spécialisé impôts exercé la fonction de maintien de l'ordre s'étaient la rue mobile et à la libération s'était doublée par les crs unités professionnels le maintien de l'ordre donc c'est avant tout se pénétrer de cette philosophie de cette fonction sociale de pouvoir permettre l'expression des libertés fondamentales le droit de manifester mais également de pouvoir gérer c'est abandonner ses montées de violence qui sont je dis pas que c'est normal mais qui font partie de la vie de toute société et le gendarme sa vocation c'est d'absorber la violence est d'utiliser la violence la force strictement nécessaire pour gérer ces foules essayer de limiter les débordements et tout ça dans le cas d'un objectif politique qui est assignée mais généralement l'objectif politique c'était toujours d'essayer de façon très beau des raids de faciliter le retour à la normale la sortie de crise alors tout ça on s'entraîne saint-astier c'est vraiment le centre connu pour l'enseignement du maintien de l'ordre c'est intéressant que vous soyez là parce que souvent le maintien de lourdes est perçue de façon qu'il ya des préjugés et des a priori idéologiques aussi alors on a essayé nous de saint-astier et de dissiper les malentendus c'est un centre qui est ouvert à tout le monde on reçoit délégation de son délégation y compris des syndicalistes des journalistes je discutais avec un ex agent l'a brillamment pourquoi pas de dix films avec dufresne de revenir parce qu'il était venu donc c'est c'est pour montrer la philosophie qui sous-tend cette conception que nous avons du maintien de l'ordre alors trois principes fondamentaux vous devez les retenir parce qu'on a parlé de la doctrine ces emplois premiers privilégiés d'unités spécialisées vous remarquerez que dans la crise des gilet jaune on a engagé des unités qui était unités de circonstance pas du tout préparé pour cette mission sont elle d'ailleurs qui ont été les qui sont en fait à l'origine de la plupart des dysfonctionnements deuxième principe c'est l'emploi proportionnée l'emploi graduée de la force et là on a des principes de proportionnalité de l'absolue nécessité qui sont rappelés par le col de siu l'intérieur et puis troisièmement c'est le maintien distance éviter la confrontation voilà déjà envoyé pour brosser un très généraux donc ce concept général du maintien de l'ordre et pour revenir sur ce qui s'est passé dès le départ et c'est là qu'il ya eu des torts gassion de ma part je pensais que très rapidement on régule ray ces unités un kit qui ont utilisé on décompte 13000 usage de l bd alors c'est vrai qu'il ya un rapport quand on considère le comportement de la gendarmerie et de ses unités mais là j'évoque devant vous un paradoxe la gendarmerie et militaires est en fait c'est ça militarité qui constitue un atout une sécurité pour les citoyens parce que ce sont dix huit et très disciplinés très structuré avec des échelons qui permettent d'éviter une initiative personnelle au maintien lors il doit y avoir aucune initiative personnelle des jeunes notamment les jeunes son sirh encadrés par des gradés camp de l'expérience qui vont apprécier une situation un quelque 9 même une foule qui commence à nous insulter les gens expriment aussi des frustrations il comprend bien que au travers de nous c'est parfois le pouvoir qui est visé ça fait partie je vous dirai donnez du jeu deuxièmement il peut avoir des jets d'objets des canettes etc tout ça fait partie de situations que l'on doit aborder avec beaucoup de maîtrise sansan personnaliser les choses en est en mission comme tu l'as dit l'effet final recherché c'est qu'il y ait même si un pic de violence après ce pic généralement les choses reviennent à la normale et faciliter une sortie de crise de façon à privilégier une solution négociée bon après il y a aussi des situations où la force est nécessaire mais toujours strictement encadrée par le droit face à des gens qui sont très très violent ou qui peuvent détruire dégradée car une société a besoin d'être protégée lors d'aucun diront vous protéger un ordre économique un ordre social on se rappelle quand même que dans paris tous ces commerçants qui ne peut plus travailler tous ses magasins qui ont été pillés derrière les aussi des détresses sociales donc moi je suis pas sur une vision de logique primaire est trop réductrice et je dirais que le mieux est l'ennemi du bien il faut aussi préserver un équilibre et faire avancer les choses donc en tout cas moi je suis intervenu de tout au long de la crise sur les plateaux télévision notamment le connaissait news j'ai essayé de faire de la pédagogie et beaucoup de gens ont compris le pourquoi de mes interventions et je sais que ça n'a pas plu à certains noms certaine autorité mais c'était d'une telle évidence et en plus d'une certaine manière je le rends des services en disant il ya un gros problème après on reviendra sur comment s'articule le maintien de l'ordre 1 quels sont les laits les interactions les verticalité qui veulent s'organiser ou qui peuvent ne pas s'organiser parce que quand j'ai entendu tout à l'heure on veut parler de monsieur valls on parle de castetner etc je me pose une question est ce qu'ils ont compris ce qui ce qui comprenait ce qui se passait est ce qu'apple distanciation par rapport au réel à ce niveau parce que c est ce qu il ya pas de différents filtres des échelons qui à mon avis perturbe la bonne appréhension de la réalité j'aimerais ajouter parce que quand je suis entré dans le corps préfectoral donc comme je le disais je suis pas un technicien du maintien de l'ordre mais bon on a des stages bien évidemment on est formés et puis surtout on s'entoure d'avis alors moi j'ai commencé en dordogne avec toi bertrand je me suis aurait toujours de l'exercice de synthèse nocturne à saint-astier c'est la première fois de ma vie que j'ai respiré des gaz lacrymogènes et on mesure où si toute la c1 à re le maintien de l'ordre c'est véritablement un art c'est une discipline à part pour les forces de l'ordre et ça ne s'improvise pas tu disais très justement dans le maintien de l'ordre pas d'initiatives individuelles celui qui commande c'est celui qui a la vision d'ensemble et e canton participent aux manifestations de g des jo dans tout ça pour quoi en tout cas pour ce qu'ils ont fait et moi en particulier j'ai vu j'ai vu à quel point il y avait des unités de police qui était sans commandement c'est à dire qu'ils étaient en initiatives permanente qui perturbe considérablement le travail des unités professionnels la brave à paris je peux vous assurer que vous regardez sur le visage des crs et des gendarmes mobiles quand ils voient la brave arrivée ils savent qu'ils vont avoir des ennuis c'est à dire qu'ils savent que ça va créer de la tension ils savent que c'est eux derrière qui vont devoir gérer ça et les expériences que j'ai eu moi de maintien de l'ordre les gendarmes aguerris et les policiers aguerris me disais il ya deux principes absolus non négociable c'est la désescalade systématique on vise toujours à faire baisser la tension tout le temps tout le temps tout le temps est aux mains un ancien policier qui avait quelques années de maintien de l'ordre avaient dit en corse m'avait expliqué m'avait dit jamais deux nas jamais de nas parce que quand les gens se sentent piégés ils ont des comportements complètement irrationnel et il m'avait expliqué notamment ajaccio pour ceux qui connaissent quand vous descendez cours napoléon vers la plage il ya un grand parent ap il ya au moins un des verts de 3 à 4 mètres et il avait fait une menace il ya quelques années et les gens sautent et ce sur la plage il était complètement paniqué et il me disait ne jamais faire de nas toujours les céline porte de sortie et moi quand tu arrives dans les manifestations des gilet jaune j'ai vu tout au contraire c'est la stratégie de la tension et de la terreur parce que il ya des comportements policiers et j'insiste bien policiers qui vise vous découragez de revenir c'est pas leur boulot ça c'est pas la mission c'est pas du tout la mission et puis les nas systématique et ça commence et les tout le monde a pu le voir le 1er décembre il y avait une menace géante sur la place de l'étoile et ça c'est ce sont des stratégies de maintien de l'ordre en tout cas moi je me suis posé la question j'ai dit mais on a changé de doctrine et surtout ça n'est pas du tout efficace c'est à dire que ça fait durer la manifestation ça crée des tensions supplémentaires et comme tu le disait très justement bertrand ça donne un sentiment une envie de revanche des gens qui subissent à parce que personne ne comprend personne ne le manifestant considère que l'attitude des forces de l'ordre le commandement rend illégitime les opérations de maintien de l'ordre c'est comme ça qu'on le ressent en tant que manifestant es tu disais est ce que valve castaner et tous les autres mesures ce que c'est moi j'aimerais peut-être que quand ils étaient étudiants ils ont peut-être manifester une fois dans leur vie mais j'aimerais qu'ils vivent ce que c'est que d'être manifestants récemment on était ensemble régis le 12 septembre manifestation c'est hyper impressionnant quand vous voyez la brave débarquer qui vous met en joue avec le lb d à bout portant c'est hyper impressionnant de voir toutes ses forces et en particulier la police qui porte la cagoule je rappelle que normalement ils ne doivent pas porter la can bull maintenant c'est réglé dans le nouveau schéma de maintien de l'ordre c'est hyper impressionnant le message qu'on vous envoie c'est que vous êtes un ennemi vous êtes un et là on n'est plus du tout dans la désescalade on n'est plus du tout dans la dans la mission professionnelle qui consiste effectivement de faire baisser la tension pour que la négociation qui est le mode de régulation normal d'une démocratie puisse reprendre le pas et on a eu crescendo dans le mouvement des gilets jaunes avec d un bilan humain désastreux sans précédent vingt-sept personnes qui ont perdu un oeil cinq mains arrachées des milliers de blessés je veux dire on ne peut pas s'en satisfaire c'est à dire qu'un bilan humain quel que soit le niveau de violence du reste de ces manifestations ça ne justifie pas ça ne justifie pas et donc moi les expériences que j'ai eu en tant que sous préfet et m'avait m'avait fait toucher du doigt une grande sagesse sur la doctrine du maintien de l'ordre qui étaient d'ailleurs et qui continue à l'être parce qu'on vit sur nos acquis qui était une référence en europe et dans le monde c'est à dire qu'on reconnaît à la france ou en tout cas on reconnaissait à la france je pense que le mouvement des gilets jaunes a écorné cette réputation mais on reconnaissait à la france une doctrine de maintien de l'ordre particulièrement professionnel est particulièrement adapté pour justement provoqué la désescalade et permettre à la démocratie de fonctionnel et aujourd'hui on est dans un fonctionnement totalement inverser totalement inversé on aborde là on arrive sur le champ des sciences politiques le problème de la question de la légitimité je suis ouvert j'ai essayé d'explorer travers deux de pures auteurs il ya bien sûr max weber avec le postulat de 10 de la violence légitime je vous invite à lire plutôt à la reine qui elle dit que c'est pas là c'est pas la force qui est légitime c'est le pouvoir qui doit être légitime et qui renvoie au consentement à l'adhésion sauf que lorsque une la force est utilisée de façon excessive et bien cette adhésion de la population se réduit se fragmente et d'une certaine manière le pouvoir en soi perd de sa légitimité pour ça que je vous dis que le maintien de l'ordre à une fonction politique première de garantir la cohésion du corps social fut-il temps en temps déstabilisés mais ça du fait de notamment de facteurs économiques qui se traduisent entrez dans le déterminisme mais c'est pour ça qu'elles les troupes spécialisées c'est pour ça que nous travaillons à saint-astier qui a toujours chaque année que tous les escales dont ces mille ses dix mille gendarmes qui viennent s'est recyclé pour sa 207 philosophie cette conception du maintien de l'ordre et bien développer les modes d'action nécessaire revoir également de ce qu'est ce qui est obsessionnelle ce sont les références éthiques déontologiques toute façon serait très clair c'est le loup c'est la loi qui les fixe au regard des deux principes fondamentaux de proportionnalité d'absolue nécessité et puis également un entraînement plus proche de la réalité un pur également resté très stable à titre individuel et collectif face à des situations qui peuvent être très dégradé maintenant le gouvernement dispose d'un capital de force légitime qui doit conserver très précieusement parce qu'il peut y avoir des phénomènes où il doit engager la force or quand vous l'utilisez de façon excessive comme c'était le cas ces on peut dire tout cette légitimité qui est remise en cause et deux équipes d'ailleurs qui se traduit par un autre phénomène c'est que vous pouvez donner du carburant et de logique aux extrémistes est en fait une sorte de justification les gens trouvent leur justification il y en a dans la volonté d'abattre tel pouvoir bon pour ceux qui ont fait de la science politique notamment les disciples de bakounine les anarchistes et c'est voir une partie de l'extrême gauche bon donc vous voyez si c'est pour ça que les actes individuels répéter tels qu'ils se sont produits pour moi au delà de dédommagement des personnes qui souffrent encore des personnes qui sont handicapés à vie ce qui est absolument inadmissible alors le risque zéro n'existe pas au maintien de l'euro risque zéro mais qu'il y ait autant de dommage au travers parfois de tirs qui sont objectivement il suffit de voir qu'ils sont qui sont pas acceptables il faut dire les choses et moi je j'assume même si les gens ont pour s en offusquer au travers notamment de certaines corporations policière qui d'ailleurs très bien en clean bien inspiré quand même deux de mieux défendre la police en reconnaissant qu'il ya eu ces écarts au delà de cela il ya également le dommage politique de dommages faits à la démocratie le dommage fait donc un autre système qui est un système qui est extraordinaire qui mérite d'être défendue nous avons donc un ami celui qui nous reçoit qui vient du pakistan qui est un état objectivement fasciste ici on est dans une démocratie donc il faut qu'on reste très attaché à ces grands principes et que l'on fera lisent pas neutre notre régime quand poutine se permet d'ironiser sur la france au travers de certaines images de maintien de l'ordre moi ça me ça ça peut vraiment ça me ça me fais mal quelque part voilà donc alors ça ne signifie pas soyons très clairs ça ne suffit pas que la force toujours de façon proportionnée ne soit pas dans certains cas incontournable nous devons parfois face à de l'extrémiste face à des violences gratuites face à des gens qui sont dans des stratégies pur de violence et y en a il faut savoir aussi s'opposer mais toujours de façon proportionnée toujours de façon graduée et ne perdons pas in fine et l'objectif politique moi ce qui m'a frappé dans dans ses expériences de manifestations parce que pratiquement au mois de novembre ça fera deux ans que l'on conduit et c'est de voir à quel point et je veux vraiment je distingue parce que mon expérience avec les fonctionnaires de police n'est pas du tout la même qu'avec les gendarmes c'est de voir à quel point les fonctionnaires de police oublient que leur légitimité il ne la tire pas du pouvoir qui leur donne les ordres mais de la population en fait les poux le pouvoir n'est que le relais de la population et ils ont complètement perdu ça de vue en fait ils sont au service on a notre service et c'est pour ça que s'il reste dans le strict domaine professionnel ils ne perdent pas de ça de vue quand ils en font une affaire personnelle ils sont en train de régler des comptes combien de fois j'ai eu le sentiment je les dis je le redis d'être un ennemi dans le regard les fonctionnaires de police face à moi j'ai une manifestation à nantes il ya un fonctionnaire de police de la compagnie d'intervention qui m'a collé deux coups de matraque et qui m'a dit trou du cul va bosser alors au delà du fait que c'est pas du tout professionnelle ça en dit long sur le niveau affectif d'engagement de ce fonctionnaire qui n'est plus du tout dans le domaine professionnel et ce qui m'inquiète le plus c'est qu'il n'y a pas de hiérarchie sur le terrain pour se dire parce que ça peut arriver nous sommes des êtres humains ce fonctionnaire est en train de péter un câble je le sors de la première ligne je vais lui dire d'aller souffler un peu voir jeu le sort complètement du dispositif qui constitue un danger pour justement ce que tu disais la légitimité de l'intervention des forces de l'ordre et bien non ce type là est resté dans le dispositif en première ligne j'imagine qu'il a donné des coups de matraque non justifiées à bosse beaucoup d'autres personnes et ça j'en ai vu combien fois en revanche je dois le dire à paris j'ai vu une fois dans un dispositif de gendarmes mobiles un gendarme mobile qui a perdu son sang froid ça arrive nous sommes des êtres humains mais qu'est ce que j'ai vu derrière j'ai vu un gradé le tirée par les pôles le sortir du premier rang le lui dire très calme très clairement tu te cannes tu restes là en attendant le gars est sorti du premier rang la hiérarchie a fait son travail parce que nous sommes des êtres humains il faut aussi accepter l'idée que quand vous êtes sur un service de maintien de l'ordre que vous fait caillasser que vous faite insulter que vous avez aussi des problèmes dans votre vie vous amener tout ça sur le terrain ça peut arriver que ça dégénère mais pour quand un fonctionnaire ou un gendarme pète un câble ou perd son sang froid c'est le boulot de la hiérarchie sur le terrain d'encadrer et derrière c'est le boulot du système de l'institution d'accompagner ces gens là or dans la police nationale aujourd'hui parce que depuis le début ja câble beaucoup les fonctionnaires de police mais il faut dire une chose ils sont complètement abandonnés livrés à eux mêmes il faut aller visiter des commissariats pour voir dans quelles conditions de travail la question du suicide fin castaner a fait des déclarations en veux tu en voilà il ne se passe rien du tout ou rien du tout c'est à dire que c'est un métier qui est extrêmement difficile passée sur tout mais je trouve quand on accompagne les mais la gendarmerie c'est pareil les unités de police secours qui sont confrontés tous les jours à la misère du monde tous les jours à la violence du monde tous les jours c'est un métier extrêmement difficile si vous n'êtes pas encadré si vous n'êtes pas soutenu il faut du soutien psychologique il faut de la tension de la hiérarchie il faut de la tension du niveau politique aujourd'hui la police nationale est complètement livrée à elle même et qui dirige la police nationale des syndicats et la mauvaise police alors en théorie monétaire vous connaissez la théorie qui consiste à dire que la mauvaise monnaie chasse la bonne je crains en tout cas moi je tire la sonnette d'alarmé surtout en tant que sous préfet que j'ai été je crains que la mauvaise police ne chasse la bonne et j'en appelle régulièrement parce que j'ai encore des contacts dans la police je dis souvent aux fonctionnaires de police jeudi mais réveillez vous réveillez vous vous êtes en train de tuer la légitimité de votre institution vous ne pourrez pas dans la durée vous coupez de la population ce tir est votre légitimité de la population et non pas du pouvoir le pouvoir n'est que le porte voix de la population c'est intéressant parce qu'on essaie de comparer les deux forces et je crois qu'il faut le faire sans faire de procès comme tu le fais en évoquant les raisons ce qui explique parfois que des unités des individus sortent du cadre mais je vous renvoie à votre propre défi s'agissant de la conception vous avez de la société la gendarmerie et demi et militaires donc il ya encore une hiérarchie formelle prégnante structurantes sauf que ce principe hiérarchique a été remise en cause à l'extérieur la gendarmerie par des sociologues a été taxé un de système totalement allant totalement à l'encontre de la modernité que il fallait sylviane is et la gendarmerie que l'avenir c'est des forces civiles que tout ce qui est militaire forcément et dangereux que voilà il ya aussi une vision très idéologique totalement absurde sur notamment l'organisation militaire il faut une très grande discipline dans l'emploi de d d d d armes en force intermédiaire il faut un encadrement qui soit d'expérience et qui puisse exercer son autorité notamment dans l'événement pour réguler tout ça c'est la culture militaire et donc ça peut être également pour vous un sujet de réflexion quant à la pertinence pour garantir celle ci canal un paradoxe c'est l'identité militaire une oreille à ce meeting culture militaire qui garantit une meilleure sécurité aux citoyens au travers d'un usage beaucoup maîtrise beaucoup plus maîtrisé de la force je voulais vraiment insister parce que on encore aujourd'hui des sociologues qui contestent et récemment le pré le secrétaire du comité syndical des commissaires un effet un article auquel j'ai répondu d'ailleurs dans libération je vous conseille de lire où ils demandent l a dit quasiment la dissolution de la gendarmerie et demander la dissolution de la gendarmerie et là on est on est là il ya également des corporatismes très puissant donc je sais pas là pour faire du pro domo pour la gendarmerie mais c'est important quand même d'ouvrir le débat moi je demande qu'une chose c'est que les policiers soient mieux formés qui soit mieux encadré qui soit mieux comment des bons on a parlé des crs les problèmes sont surtout survenus au sein de ces unités de circonstance à beaucoup dit-elle crs comporte quand même très convenablement et beaulieu quelques petites dérives mais c'est vraiment le problème de ces unités non professionnels et c'est vrai que la gendarmerie elle joue aussi un rôle de régulateur au sein de la famille policière parce que on sait là la stabilité des unités de gendarmerie mobile et donc d'une certaine manière eh bien ça oblige tout le monde à participer de cette culture de modération régis me fait signe que c'est l'heure des questions mais je voudrais insister là dessus je pense que la dualité gendarmerie police est vraiment la meilleure garantie que nous ayons pour notre démocratie et il ya une tendance c'est vrai que la gendarmerie qui a été mis pour emploi auprès du ministère de l'intérieur et qui n'est pas qui n'est pas syndiquée qu'un fonctionnement militaire et la tendance qui consiste à dire il faudrait unifier les forces de l'ordre sous un seul même statut civil à mon avis n'est pas des est une fausse bonne idée et cette dualité est vraiment la bonne garantie pour nous français de l'exercice de l'état de droit de la démocratie et nous devons chacun à notre niveau continue à promouvoir cette dualité je pense que la coexistence d'une force civile et d'une force militaire c'est vraiment vraiment une garantie pour nous oui oui ça peut paraître paradoxal de le dire ainsi mais moi en tant qu' en tant que praticien quand j'étais sous préfet et aujourd'hui même manifestants est simple citoyen je le constate cdu est dualité là est vraiment une protection pour le citoyen et nous avons en france on a fonctionné comme ça depuis très longtemps et on a besoin de poursuivre ce fonctionnement comme ça on avait préparé des questions et il y en a une qui est de préparer mais en fait entre temps on a lu le nouveau schéma du maintien de l'ordre et j'imagine que vous l'avez lu aussi il ya quelques mesures qui pose question comme on dit en langage poli et j'aimerais avoir votre avis le premier c'est une espèce de technopolis isation je sais pas comment on dit avec des drones l'utilisation de caméras de reconnaissance faciale de choses la maîtrise de la troisième dimension un dispositif de capture et d'enregistrement les événements enfin une espèce d'informatisation du maintien de l'ordre la deuxième c'est l'investissement dans du véhicule lourd lanceur de au véhicule blindé et qui sont cités la troisième c'est une espèce de de fusion avec le pouvoir judiciaire ou des procureurs ou des magistrats pourraient être directement en relation avec les centres de commandement et la troisième c'est la question des journalistes où apparemment il faut qu'ils soient formés comme il faut pour aller en annie fait où il faut qu'ils dégagent comme les manifestants au moment où ça chauffe voilà si rapidement je pense qu'il ya quand même quelques vertus dans ce nouveau schéma de maintien de l'ordre c'est que quand on dit on va mettre un superviseur sur chaque fonctionnaire ou gendarme qui a élevé des c'est la reconnaissance que ça n'a pas fonctionné qu'il ya eu des dysfonctionnements c'est la reconnaissance très clair qu'il ya eu des dysfonctionnements quand on met en place une stratégie qui consiste à entretenir la négociation avec les manifestants c'est aussi la reconnaissance qu'il faut revenir à la désescalade donc il ya quand même une forme de reconnaissance même si le pouvoir politique ne veut pas s'engager sur ce mot là mais une forme de reconnaissance de ya beaucoup de choses qui n'ont pas fonctionné et on est obligé de les rectifier après il ya d'autres choses qui me conviennent pas je sais qu'il ya un grand débat sur les berges jmfa ils ont tellement besoin d'être renouvelé tant parlé à mieux que moi que il ya un moment où il faut aussi faire des investissements dans le matériel et qu'ils sont complètement à bout de course et qu'on a besoin de faire ce genre d'investissement moi ça me pose pas problème que on se donne les moyens judiciaires parce que moi j'ai aucun problème dans les manifestations à ce qu'on interpelle les gens qui commettent des infractions j'ai aucun problème avec ça et je pense que c'est bien plus cité intelligente de penser en amont des dispositifs de cette nature qui évite des interventions musclées violente en cours de manifestations on capte les images ont fait les interpellations en périphérie une manifestation ou plus tard c'est aussi ça le pouvoir de l'anc est judiciaire c'est qu'on a des moyens pour identifier les gens et c'est la meilleure garantie qu'on peut offrir aux manifestants donc là dessus je pense que mais c'est vrai on est venu dans un tel niveau de tension qu on n'admet plus ce genre de mesure je pense que c'est des ça c'est vraiment absolument nécessaire en revanche toutes ces mesures là si elles sont utilisées dans un autre but que celui de d'interpeller les auteurs d'infractions ou de faire cesser des infractions et on pense à haut risque politique c'est-à-dire de répression politique alors là oui il ya un danger donc il faut aussi encadrer moi j'ai dit j'ai déjà émis des observations sur ce schéma puisque j'écris dans un média professionnel la voie du gendarme mais vous allez sur internet la voix du gendarme bertrand cavaliers vous avez tout tu ne te l'envoyer donc je donne donc des observations sur ce schéma et c'est vrai je dis d'emblée que s'il ya un schéma s'il y avait un besoin voilà donc mais je les autorités politiques au plus haut niveau ont reconnu un qu' il y avait eu il y avait eu deux preuves des problèmes il ya un discours extrêmement claire du président de la république abandonné qui dit bon il ya un vrai sujet alors vous évoquez d'abord les drones ont déjà je peux vous dire que des drones ont été utilisés par des mouvements insurrectionnels avant que les gendarmes pratiquement son nom soit dotée il ya quand même des organisations extrémistes qui vont ils sont très très bien organisée qui se dotent actions dans des dans des logiques de déstabilisation deuxièmement si les drones peuvent permettre d'avoir une meilleure vision de la de la situation de façon à avoir une conception de la laverie sont une conduite plus efficaces qui peuvent permettre de mieux manoeuvrer sachant que plus ou moins devrait plus vous limiter l'emploi de la force là aussi c'est un paradoxe si vous êtes la face à une foule dans une posture de blocage bloc vous le laisser monter l'exaspération parfois il faut alléger sur les arrières de l'adversaire quand vous avez des éléments très dur qui s'y trouvent faut s'y connaître les toutes les stratégies de déstabilisation que peuvent développer certains groupes pour faire basculer les manifestations donc moi le drone ne me pose pas de problème bien au contraire si on peut toujours à dossier à la philosophie que j'ai évoquées être plus efficace bon les blindés mais un pays peut connaître des turbulences extrêmes et nous sommes dans une situation d'un pays objectivement qui se fragmente notamment sur un plan culturel il faut que la nation puisse compter sur des outils des capacités pour faire face en tant que de besoin à des situations de très grande dangerosité des situation quasi insurrectionnelle vous parle également de je parle également de la défense des institutions personne ne peut admettre que l'assemblée nationale soit envahi ou que l'elysée donc il faut être capable également de sanctuariser de ses outils ses organes et de permettre le la politique continuité de la démocratie il ya également des phénomènes en france qui sont préoccupants il ya une augmentation considérable des trafics d'armes il ya des groupuscules qui s'équipent donc il faut que la gendarmerie soit capable d'intervenir en protégeant également ses personnels donc les blindés s'est ainsi vous prenez la fonction de maintien de l'ordre dans son acception globale il n'y a pas que la gestion de manifestations il peut y avoir trop de situations je précise que en nouvelle calédonie les gendarmes se font tirer dessus de façon quasi continue donc que faire au moins protéger les gens là mais il faut surtout pas avoir une vision aseptisée et n'y est une réalité la violence c'est un fait tu as fait c'est un fait permanent je vous invite à relire et moir ont sur sa notion d'ordre interne bon donc c'est blindé vont être renouvelés mais doivent servir de façon exceptionnelle non les magistrats j'ai été celui qui a le premier utilisé le terme de judiciarisation du maintien de l'ordre quand je commande un groupe ans dans le mobile la réponse elle doit de relever de l'état de droit et je suis tout à fait d'accord avec toi alors s'il y avait vraiment des années extrêmement dangereux il faut les interpellés dans le cadre de l'action mais l'idéal pour ceux qui ont commis des infractions il ya comme une oie cette loi d'être impliqué deux anciens grands sujets aujourd'hui pourquoi la noix n'étaient pas appliquées dans ce pays normalement elle a été votée par messaoud également pour ce que quelles que soient les individus il ya des années il ya des manifestions confessions ont glissé qui attendent une réponse pénale et cette réponse est légitime la réponse pénale elle est vraiment conforme à l'état de droit elle se fait généralement elle se fait après en dehors de l'affrontement et la personne doit répondre de ses actes devant un magistrat et de mettre des magistrats dès le début de l'action je pense que c'est une garantie bien entier pour les citoyens aussi une garantie pour les acteurs du maintien de nombres sachant que le maintien de l'ordre la notion d'atteinte attroupement je vous rappelle que nation de l'attroupement c'est tout ce rassemblement susceptible de troubler de trouver leur public s'est défini par un article arte 431-3 du code pénal donc la présence des magistrats elle est totalement logique dernier point il y avait un quatrième point où j'ai oublié évoqué non j'ai fait un alors les journalistes mois pour moi les journalistes doit être je suis pour la liberté maximum pour que permettre aux journalistes de faire leur travail je suis consterné de voir les restrictions les dangers qui pèsent aujourd'hui sur certains journalistes ne pas faire l'amalgamé avec faire chat avec la sphère charlie wilson on est dans une situation qui est extrêmement préoccupante les journalistes c'est une garantie première pour la démocratie la liberté vraiment d'expression la liberté de travail des journalistes donc tout doit être facilité pour que les journalistes puissent en sécurité et les gendarmes et les policiers doivent garantir la sécurité des journalistes a ajouté à mon propos le risque effectivement c'est que l'utilisation ne soit pas judiciaire complètement judiciaire et qu'elle ne veuille pas être s'inscrit dans l'état de droit et qu'elle soit des motivations politiques il faut quand même regarder aujourd'hui que dans le mouvement la répression du mouvement des gilets jaunes il ya clairement une instrumentalisation de la justice et des forces de l'ordre moi j'étais mercredi dernier j'étais à toulouse je témoigne contre des policiers qui ont fait défaut au procès verbaux puisque j'ai filmé une interpellation où il ya par bellion ils ont fait des procès verbaux alors ce que je veux dire c'est que j'ai assisté des réquisitions du procureur complètement hallucinante heureusement il ya la vidéo parce que ce pauvre type qui s'est fait serrer et en plus qui n'a rien fait mais à qui on colle une rébellion risque d'être condamné si elle peut être vidéo aurait été condamné et sa parole ne valait rien du tout ce qui est assez inquiétant effectivement c'est que et malheureusement il ya beaucoup de témoignages de gilet jaune là dedans il y avait un superbe article dans bastamag surtout les gilets jaunes qui ont été emprisonnés et qui expliquait que en fait l'infraction est un prétexte et que et c'est ce que j'ai entendu malheureusement au tribunal de grande instance de toulouse mercredi c'est que l'infraction est un prétexte pour condamner l'opinion parce que ce mouvement là il est vrai dérange beaucoup parce qu'il a l'ambition de changer le système et ça ça fait peur au pouvoir politique il faut reconnaître le pouvoir politique a eu peur il a eu il a eu il a eu très peur et moi j'ai assisté à cette audience au tribunal et je conclus chuté - donc et je me suis dit là aussi parce que quand j'étais sous préfet j'allais régulièrement au tgi ou au tribunal d'instance pour un assisté à des audiences et là je me suis dit aussi il ya un problème j'ai considéré franchement et je ne sais pas où sont les garde-fous j'ai considéré que ce pauvre gilet jaune qui s'était fait interpeller était face à une machine qui allait le broyer pas tellement pour les infractions qu'il n'avait pas commis non plus heureusement qu'on a filmé son interpellation mais qu'il était là pour un délit d'opinion et pour moi ce délit d'opinion il est matérialisé aujourd'hui dans chaque arrêté du préfet de police l'allemand je vous invite à regarder les arrêtés qui interdisent les zones à paris une manifestation la motivation c'est toute personne se revendiquant du mouvement des gilets jaunes c'est hallucinant que ces arrêtés ne soit pas attaqué devant le tribunal administratif y sont totalement illégaux vous arrivez avec un gilet cgt cfdt whatever génération identitaire vous n'êtes pas susceptibles d'être contrôlés et d'être surtout prendre une amende de 135 euros en revanche vous revendiquez d'être gilet jaune et là vous prenez une amende de 135 euros l'ordre public ce n'est pas ça alors public cécile est une atteinte à l'ordre public le simple fait des jeans et jaune n'est pas une atteinte à l'ordre public je trouve effrayant c'est qu'ils aient des des pv trafic et là ça pose un gros problème de confiance bon là je pense que c'est aux magistrats de 2 vient de clarifier les choses mais malheureusement il ya quand même un questionnement sur une sur la réalité de certains comportements y compris dans kritter je te rejoins et c'est pas nouveau bon maintenant je ne sais pas tout à fait d'accord sur le l'instrumentalisation de la justice moi je suis confiant dans la justice ça peut ça peut surprendre certains écoutez moi j'ai été j'ai été confronté à une situation extrêmement difficile heureusement qu'il y avait une justice indépendante donc peut-être que il peut y avoir à la limite ça mérite d'être très d'être approfondis mais moi je pars sur plutôt sur le postulat que la plupart des magistrats sont des gens honnêtes et garde concerne 7 cette indépendance bon maintenant la sanctuarisation des champs elysées bon non le problème c'est que en termes d'ordre public il ya eu de telles menaces c'était incontrôlable dès lors que plusieurs centaines de personnes pouvaient se rassembler on avait pu les pouvoirs publics n'avaient plus l'initiative et donc moi je tiens un langage plus responsables jeudi que six et gilet jaune on dit mais avait vraiment tous alors il ya de tout chez gégène démontré du calme l'absence de toute violence l'absence de volonté de de marché sur l'elysée parce qu'ils avaient abandonnée il ya eu cette volonté je pense qu'on n'aurait pas pris ses dispositions bon moi je connais j'ai rencontré une seule fois le préfet l'allemand mais je chacun d'entre vous est d'ailleurs souvent j'ai dit que c'est pas une question de deux partis politiques tout gouvernement aurait pris des mesures analogues de sanctuarisation des champs elysées et de tous était de l'environnement de façon à préserver d'avoir un minimum de profondeur un tactique pour préserver les organes gouvernementaux et représentatifs alors ça pas toujours été compris moi je n'ai eu de cesse sur les plateaux de télévision de dire il ya quand même des impératifs qui ont pas toujours été bien compris mais c'est comme la liberté de manifester il ya quand même une trop un régime déclaratif en matière de l'infestation on peut manifester en france il n'y a pas d' entrave et chaque fois il ya un accord de façon à ce que surtout sur paris ça gêne pas la circulation qu'on soit pas au contact direct parce qu'après c'est très difficile très difficile à gérer en termes d'ordre public on conçoit pas au contact direct de l'elysée de matignon ou de l'assemblée nationale lors qu'il ya eu des tentatives d'intrusion anciens de l'assemblée nationale est ce qu'on est est ce qu'on doit admettre que l'assemblée nationale puisse être envahi ça nous fait une bonne 3 10 ans pour la question d'après qui ne revient au thème initial sur le commandement et les autres politiques dont celle des questions qu'on a reçues par internet que quand vous envoyez par mail normalement donc celle ci est pourriez-vous nous décrire précisément les chaînes de commandement du ministre de l'intérieur aux fonctionnaires sur le terrain qui aboutissait de gestion de situations aussi catastrophiques que la manifestation de place d'italie de 16,9 16 novembre 2019 ou aussi violente que le 9 janvier 2020 pour les retraites j'imagine que le ministère et la préfecture laisse les forces dans une zone grise où elles savent qu'elles doivent taper fort mais sans ordre réellement explicite si c'est le cas comment l'effort peuvent accepter de se faire commander par des lâches qui se défausse ainsi de leurs responsabilités moi je vais parler de la scène du 9 janvier 2020 parce que c'est le c'est le jour où j'ai filmé le tir de l bd à bout portant cette manifestation qui était dans le cadre du mouvement social contre la réforme des retraites avait déjà très mal commencé parce qu'elle partait de république et dès le début il y avait un cordon de crs qui était en tête de manifestation et qui a empêché le cortège en fait de se positionner et l'a clairement ils ont créé une tension il ya eu un premier accrochage alors que le cortège se positionnait ya que la manifestation n'était même pas partie que le cortège se positionner après c'est la tension est retombée et la manifestation a avancé le lieu de dispersion c'était la madeleine à partir de la gare saint lazare et la ja jeu pour moi il ya eu des ordres je ne vois pas comment ça peut être autrement il y eut des charges répétées de la brave et de la compagnie et des éléments de la compagnie d'intervention sur la tête de cortège alors c'est sûr que la tête de cortège c'est généralement là où il ya des éléments les plus énervés mais il y avait pas de trouble à l'ordre public qu'il y avait aucun trouble à l'ordre public des charges répétées d'une violence inouïe dans la séquence que où je filme le tir de l bd à bout portant il ya un fonctionnaire de police qui collent tellement fort avec sa matraque qui la casse et il faut voir les gens sur lesquels il tape il tape pas sur des black blocs qui tape pas sur des casseurs il t'a vraiment sur des manifestants qui ressemble bien à des bons syndicats comme des syndicalistes qu'on connaît et qui sont là pour faire pour manifester et pour exprimer leur opposition il ya eu un tel déferlement de violence ça dure et ça a duré presqu'une heure que la manifestation en fait n'a quasiment jamais arrivé jusqu'à madeleine elle a été complètement explosé et dispersées bien avant madeleine que quand moi je suis arrivée place de la madeleine j'étais vraiment en état de choc j'étais clairement en état de choc je me suis assise et j'ai j'ai pleuré j'ai pleuré parce que je ne m'attendais ya eu un tel niveau de violence et c'était tellement inattendu et pourtant j'en avais fait des manifs mais je n'y croyais pas que quand j'ai vu ça oui je me suis dis très clairement là il y avait des ordres ça ne peut pas être autrement ça ne peut pas être autrement ça c'est pour le 9 janvier la chaîne de commandement elle éclaire ses ministres corps préfectoral et ensuite en fonction de la zone où on se trouve c'est police c'est le ddsp ou le commandant de gendarmerie etc mais il faut bien savoir que il ya des niveaux où les ordres ne peuvent pas être précis quand vous avez un ministre qui va dire au préfet de police ou un préfet en département ou en région cette manifestation là je veux pas que ça dégénère vous mais n'a cadré c'est le préfet qui se démerdent avec cet ordre là hein il se démerde avec cet ordre là et ils l'interprètent et à chaque fois que vous descendez d'un échelon vous n'êtes pas à l'abri de ses interprétations - les ordres sont précis - vous êtes à l'abri de d'interprétation et en plus il ya un élément évident c'est qu'il ya beaucoup des champions politiques ministres mais y compris préfet aussi qui suivent en direct les manifestations et qui n'ont pas le recul émotionnel parce qu'ils ne sont pas des professionnels du maintien de l'ordre et qui n'ont pas le recul émotionnel et qui peuvent venir interférer dans la chaîne de commandement des professionnels qui eux connaissent le métier ont tendance à calmer le jeu et à ne pas s'énerver et ça ces interférences politiques qui peuvent intervenir au niveau du ministre du cabinet du ministre voire d'un préfet qui reçoit un coup de fil de beauvau et qui dit c'est quoi cette manif on voit sur ces news on voit sur bfm ce qu'est ce que c'est que ce bordel parce que moi je les ai déjà vécu en corse là ça interfère complètement et ça vient perturber le travail des professionnels met donc la chaîne de commandement elle est celle là et des interférences il y en a des interprétations il y en a et la réalité c'est que les vrais professionnels du maintien de l'ordre et ceux qui sont sur le terrain au niveau de la chaîne hiérarchique vous avez misé d'intérieur et responsables de leur public c'est donc code sécurité intérieure qu'il précise puis il ya les préfets représentants de l'état et normalement il ya un représentant l'autorité civile soit le préfet se déplace soit il désigne un représentant son représentant dix représentants de noter des civils qui normalement chargées de de décider notamment de l'emploi de la force après sommation mais qui fixe également au commandant de la force publique les fait réaliser que faut-il faire bon après c'est tout le problème de de laisser les professionnels travaillent et de mettre aussi en place un dispositif cohérent ce qui est rarement le cas surtout sur la plaque parisienne où il ya un grand désordre je le dit oralement mais je les écris lisez l'article que je viens de vous citer c'est de revoir également l'organisation du maintien de l'ordre de façon à ce qu'il y ait des dispositifs beaucoup plus structuré il ya notamment gendarmerie ce qu'on appelle les groupements tactiques de gendarmerie avec des officiers d'expérience qui vont en gerbe et plusieurs unités qui vont pouvoir manoeuvrer et puis qui vont pouvoir apprécier la situation la situation vous l'appréciez pas à travers une salle opérationnelle en regardant des caméras en regardant je veux dire des écrans il faut être sur le terrain et la désescalade en fait avant qu'il désespère ne sont pas qu'ils escaladent bon donc d'humaniser le maintien de l'ordre il ya des fois il faut intervenir faut pas croire que toutes les situations peuvent être gérés de cette façon là mais sur paris moi ce que je souhaiterais ce que d'abord en fasse davantage intervenir ces échelons de commandement de professionnels commente actifs gendarmerie ou groupon personnel des crs et qu'on leur donne la mission et qui est pas cette pression qui soit exercice parce que tu es tu là évoqué qui a une très grosse pression qui est exercée sur les commandeurs lité et c'est là aussi que le camp d'unités chacun est responsable chacun sait qu'il y ait un cadre légal lorsque le capitaine de gendarmerie à nice l'escadron refuse d'obéir aux ordres d'un commissaire police d'affaires geneviève le guet il ne fait que se conformer à la loi sauf qu'ici les dents il est courageux parce qu'il ya une telle pression du système il a dit non ce n'est pas nécessaire une chat une charge c'est-à-dire usage de la force ne correspond pas du tout à la situation une vague de refoulement les gens l'auront les à leur demande de se disperser doucement mais non pas l'emploi de la force qui s'est traduit par ce que ce que l'on sait il y avait en aucun cas une situation relevant de deux relevant d'une urgence et les principes d'absolue proportionnalité absolue proportionnalité de l'absolue nécessité proportionnalité n'ont pas été respectées il ya un rapport de l'inspection de la police nationale qui le dit donc je ne fais que moi donc fait référence aux conclusions de l enquête qui a été établie donc chaque échelon doit garder également sa capacité d'appréciation et dire éventuellement non après ça peut déplaire mais chaque homme a quand même quelle que soit sa fonction de garder un minimum de l'ivoire libre arbitre celle ci est dédié au général cavaliers enfin destiné par donc l'an dernier vous déclariez dont le journal la croix qu'il existait une culture violente typiquement française des mouvements sociaux je me permets de vous citer il y assure notre territoire une culture de la violence qui imprègne les modes de contestation et notamment les manifestations cette tradition du rapport de force tire peut-être son origine de la révolution française certains de vos homologues ne partage pas ce point de vue c'est le cas par exemple de frédéric maillard conseiller en gouvernance des polices suisse il pointe lui aussi une spécificité française de la violence dans les conflits sociaux mais contrairement à vous pour lui elle provient - des manifestants que de la police française pour mayer c'est donc la police qui aurait une tradition du maintien de l'ordre alors la confrontation maillard compare ce qu'il perçoit comme un maintien dehors de la france est allée ce qu'ils vont en suisse je le cite dans un entretien de france télé d'infos dans les contrôles du quotidien même si la personne s'en suit on s'en fout on arrêtera demain si la guerre est une affaire de rapidité la paix se construit dans la durée que pensez vous de cette comparaison koné sociologue qui est sympathique non mais tu es très sympathique mais je suis habitué si vous voulez également mais c'est intéressant il est tout à fait dans son rôle c'est très facile sachant que illégalement à ces critiques s'agissant des forces de sécurité si ce nom il faut il y à une sociologie particulière à la france la suisse n'a strictement rien à voir elle fonctionne différemment d'abord il ya très peu de manifestations en suisse peut-être parce qu'il ya ces votations il ya ce recours à cette démocratie directe constante donc les choses sont totalement différentes il n'échappe à personne lorsque vous analysez vous observez l'histoire de france c'est une histoire éminemment turbulente et c'est vrai que contrairement à même à l'allemagne où il y a jusqu'à présent tout cas il y avait une tradition de on peut dire de la négociation les acteurs se réunissent même avant tout tout tout mouvement de toute façon on favorise et donc une réunion autour d'une table pour vraiment échanger et trouver une solution négociée la france ces deux études c'est un fait se caractérise par des crispations sociales des mouvements sociaux qui très souvent sa compagne d'affrontements c'est ainsi et c'est pas pour rien que c'est la france qui a développé pour y répondre de la meilleure façon ses troupes spécialisées notamment les abris mobiles avec toute cette philosophie tous ces principes d'action et notamment pour absorber une violence qui est généralement une violence passagère vous prenez les mouvements par exemple agricole en france les révoltes agricole je pense qu'en suisse ils connaissent pas du tout cela sociologue ou bien de venir regarder ce qui se passe en france tous les cinq ans tous les il y à des mouvements agricole très violent qui exprime la détresse de la souffrance d'un monde agricole qui aujourd'hui quasiment acculée comment gérer cela et bien ces manifestations se traduit chaque fois par des parts des affrontements par parfois des dégradations et l'a d'ailleurs j'ouvre sur un concept purement français du moins mis en avant par la gendarmerie c'est le concept du désordre acceptable quel est l'effet final recherché bâton s'intéresser à quelques dégradations où va-t-on comprendre que après donc cette montée de fièvre cette violence passagère il ya un retour à la normale et puis que l'on va pouvoir discuter et essayer de répondre à l attente de 1 des manifestants même si ces manifestants ont été violents donc là la question de ce sociologue participe d'une vision très très simpliste des choses moi j'encouragerai d'ailleurs à venir à saint-astier et puis venir sur le terrain venir se confronter à l'arrêter française qui est quand même complexe qui est pas facile pas du tout facile bon je rajoute également qu'en suisse la réponse pénale et elle est d'une haute dureté qu'en france je ne vois pas forcément de ce que tu as évoqué maury général jours a ajouté c'est bien sûr qu'il ya des violences dans les mois je me souviens quand j'étais en corse j'ai été de 2004 à 2006 il y avait des manifestations donc deux mouvements nationalistes extrêmement violente mais il balancé des robinets en laiton sur les forces de l'ordre et c est moi ce que j'ai toujours vu on les tenait à distance c'est-à-dire pour éviter tout contact et l'objectif était que ça ne dégénère pas que ça ne dégénère pas en affrontements mais j'ai vu effectivement une doctrine de maintien de l'ordre qui a été sérieusement malmenés dans la crise des gilets jaunes où on a pas on n'avait pas cet objectif de désescalade on n'avait pas l'objectif de revenir à la normale pour crier négociations parce que la revendre le mouvement des gilets jaunes c'est un mouvement social et politique c'est pas une question la réponse en matière de maintien de l'ordre n'est qu'un tout petit aspect de ce mouvement là et si on n'y réponds pas au fond et qu'on laisse les policiers les gendarmes en première ligne en plus on expose de manière illégitime ses forces de l'ordre ce qu'on leur demande de régler un problème qui ne relève pas de leurs compétences et oui les violences existent moi je les ai vus quand j'étais directeur de cabinet de préfet j'ai vu des manifestations très violentes j'en ai vu en martinique j'en ai vu en corse est ce que je voyais c'est que l'emploi de la force était de vraiment chercher la désescalade déjà pas l'escaladent et la désescalade et j'ai le souvenir encore sous les instructions étaient très claires c'est on tire des gaz lacrymogènes dès qu'ils franchissent la barrière des 100 m on les voulait à plus de 100 m des cordons de gendarmes mobiles alors ok ça canardait ça gaze et mais il y avait pas de contacts il y avait pas de contacts et une fois que le parce qu'il ya aussi une espèce de de codification de la manifestation exactement c'est qu'il ya aussi cet aspect un peu défouloir et si on l'en cadre ça retombe naturellement donc c'est tout ce soir ça je dis que c'est un art le maintien de l'ordre et qu'il faut écouter les gens qui sont sur le terrain parce que c'est vraiment du réglage fin c'est les gens qui connaissent et il ya des ja il y à des méthodes et une professionnalisation et on sait en écoutant les professionnels on sait justement mesurer sa et permettre effectivement ce que tu le disais quels sont les dommages acceptable les dégradations acceptable c'est sûr que médiatiquement et politiquement c'est difficilement représentable de dire ben oui on les a laissés casser un magasin parce qu'en fait le pari qu'on a fait c'est qu'une fois qui s'était défoulé sur le magasin ça allait se calmer mais la réalité elle est là la réalité elle est là c'est à dire que l'objectif ultime c'est de revenir à un niveau de tension qui permettent le dialogue il ya pas mal de gens qui veulent poser des questions et je pense que peut-être ça commence à durer donc je propose d'en prendre encore 2 et après de faire un tour de salle où on répond assez rapidement et après leur va tourner donc la première question c'est une [ __ ] c'est une question qui a le bon goût de faire notre propre publicité donc dans une conférence précédente de accepta native frédéric lordon indique que la police est tellement coupé du reste de la société qu'elle n'est même plus en état d'apercevoir les solidarité objective qui pourtant devrait lui n'ira ce qu'on envoie matraquer cet isolement est-il pour vous une réalité objective si oui à quoi est il dû à la nature de sa mission vous la vision restreinte qu'elle peut en avoir à un syndrome oc lional à un biais de confirmation un complexe jeux de pouvoir visant la sarre convenir dans un rôle de gardienne des institutions plutôt que gardienne des biens et des personnes ou encore à autre chose c'était une langue question juste donner mon expérience et je constate l'évolution de la police nationale par rapport à la gendarmerie la police nationale se coupent fille icm ans de la population il suffit de voir d'ailleurs maintenant vous ne voyez plus jamais à pied les policiers vous les voyez toujours enfermés dans des véhicules il ne patrouillent plus de manière est au contact de la population ils n'interviennent ils ne viennent que sur intervention sur demande alors que la culture la gendarmerie est tout autre à la culture de la gendarmerie départementale c'est d'être au contact en permanence de la population et moi c'est ça qui m'effraie dans la police nationale c'est que on à nicolas sarkozy a exécuté la police de proximité il y avait sûrement des dérives dans la police de proximité mais l'idée essentielle c'est de garder le contact avec la population dans les quartiers difficiles on a fermé des commissariats on a coupé le contact avec les populations aujourd'hui vous les voyez habillés comme des golgoths vous coupez le contact avec la population c'est à dire qu'il ya des barrières physiques au contact avec la population et je pense qu'on isole les policiers comme ça et je je crains que ce cette rupture du lien avec la police soit aujourd'hui suffisamment prononcée est suffisamment grave pour que si personne ne fait rien on est des affrontements deux blocs alors qu'on est nous citoyens d'un même pays mais parce que les gens et moi je leur suis pourtant je j'ai j'aime la police et j'aime la gendarmerie nationale je le dit régulièrement parce qu'on me dit ça y est a basculé du côté obscur de la force non mais je reconnais qu'il ya des fois en manifestations quand je vois les comportements de certains policiers et même dans la rue quand tu prends manifestations quand je vois comment désormais ils patrouillent au milieu de la population s'en est au contact de la population en fait je me dis zut on n'est plus ensemble moi je pense que tout le dispositif sécuritaire en france devra être remise à plat ne serait ce que regardent sabrina productivité sociale de sécurité moi je me fie notamment rapport de la cour des comptes je pense que et l'agent l'abri malheureusement suit ce chemin les policiers ne travaille pas assez parce que pour être présents faut travailler il faut être présent mais il faut la fois être plus disponible donc les avantages acquis depuis des années alors ça va rentrer mais tony certains ça fait pas plaisir quand je parle de cela mais la fonction publique elle doit fonctionner au service du public et pour ça faut du temps fo de la disponibilité pour ce qui est de la gendarmerie elle encore davantage de de priviligier à ce maillage les gens les gendarmes travaillent là où il habite il habite là où ils travaillent c'est un principe qui est multi séculaire qu'il faudra préserver et là aussi qu'il faudrait être peut-être plus obligeant vis-à-vis de certains militaires qui veulent remettre en cause ce principe parce qu'il venait en bas de leur confort de leur liberté de leur assainissement individuel voyez là j'en appelle moi au sens même de l'engagement quand on sert l'état et surtout quand on sert la population parce que on est au service d'une population mais j'appelle ça moi la productivité sociale de sécurité c'est déjà de la présence il ya pas de présence tout le système s'effondre et pour ce qui est des gendarmes mobiles il ya aussi une chose très intéressante c'est qu'ils sont quand ils vont pas au maintien de l'ordre ont les déploie dans les unités territoriales c'est à dire qu'ils vont faire du travail du quotidien au contact de la population de façon à rester pénétré de cette réalité sociale de cette réalité globale à ne pas être simplement des unités org organise et simplement pour être déployée lors des manifestations c'est très important au niveau de leur état d'esprit de leur mentalité de la perception de la réalité également de le pet toujours engagés dans des opérations qui peuvent être des opérations de vive force mais je reviens aujourd'hui sûr il faut poser le sens premier pourquoi la fonction publique et elle fait elle est faite pour servir et servir c'est être présent quand je dis à des gendarmes ne comptait pas vos heures maginfique et gendarmes inquiétant brigade ils ont un rôle énorme d'ecoute d'accueil dans une société quand même qui est très fragilisée dans une société où la réponse pénale et plus effectif quand elle prend des plaintes elle sait très bien que c'est plate n'aboutiront pas parce que le système pénal est complètement désorganisés mais au moins qu'ils écoutent qui au moins que cette personne qui a subi un préjudice futile matériel et bien qu'ils reçoivent un accueil mais ça c'est de la présence et c'est du temps revenons à des choses simples je m'excuse par avance à l'internaute ce que je vais tronquée un peu sa question donc c'est l'internaute se demande pourquoi pour le moment il est impossible de procéder pour les forces de l'ordre aux mêmes des comptes que pour les gilets jaune aux dégâts sur les personnes puisque les policiers les gendarmes et les syndicats de police ne communique pas sur les blessures ainsi des chiffres pourrait servir d'indicateur n'est aussi les images on voit depuis quelques années que les vidéos des manifestations sont une source importante dans le débat sur la violence ou la montée des groupes ultra violent par ce qu'on appelle les groupes ultras lyon dans les médias les images permettent de réaliser des choses au double sens de les rendre plus réel et d'en prendre conscience donc là c'est un point de la question que je trouvais intéressant est ce que vous considérez vous le général bertrand cavaillé les documents vidéo dans votre travail est aussi qu'est ce que vous pensez d'un point de vue personnel ou professionnel des réalisations de laurent bigot je crois que laurent picot c'est un citoyen qui tient un rôle d' alerte dallaire sur une réalité a dit auparavant qu'on n'est pas toujours d'accord on se retrouve quand même sur l'essentiel moi je trouve son engagement très courageux bon c'est quelqu'un qui témoigne d'une réalité qui essaient de l'expliquer après qui donne les explications moi je ne partage pas forcément toutes ces explications quand on parle de violence systémique moi je crois que c'est l'homme qui doit qui doit s'imposer l'homme dispose d'un libre arbitre j'accuse pas le système moi je dis que l'homme est responsable et chaque homme devrait agir en conscience et en plus il ya un cadre légal qui est très explicite donc voilà donc moins d'une certaine manière on pourrait dire que que au delà d'une expertise que des ports mais on a fait appel à waze sur des plateaux télévision en tant qu'expert mais l'expert que je suis c'est aussi un citoyen qui expriment un avis une analyse sur ce qui se passe et j'ai le droit de de formuler un avis critique sur une réalité la réalité c'est que pour moi la crise et gilet jaune a été en tout cas été mal gérée en tout cas été entachée d'actions qui ont posé de sérieux problèmes et que le débat public mérite d'être nourris en la matière de façon notamment également à ne pas justifier une radicalisation ne pas donner du coeur ce que j'appelle ce carburant écologique à des extrémistes parce que dès lors qu il ya là une situation qui peut être exploité donc il faut absolument qu'ils ne se débat ait lieu de façon également à désamorcer d'éventuelles esprit de revanche désamorcer une conf l'actualité qui est toujours permanente mais là je tiens à rendre hommage tout particulièrement à ces personnes que j'ai rencontrées notre soir notamment qui avait été gravement blessé quand elle d'handicap durable mais qui démontrait une très grande dignité et là il ya deux il ya aussi une leçon pour nous ce débat mérite quand même de d'être alimentée d'être assumée ne serait ce que pour être en accord et rendre hommage à ces personnes qui l'attendent qui l'attendent il est indispensable nous sommes dans une démocratie alors après vous avez peut-être une technostructure qui n'appréciera pas c'est tout le problème de la technostructure en france il ya pour moi un problème de technostructure plutôt que de représentation politique c'est peut-être là qui est le vrai sujet qui mérite d'être approfondie moi je quand j'ai commencé à filmer d'abord c'est ma fille qui a eu l'idée de filmer parce que la première manifestation de gilet jaune auquel elle a participé elle a tellement été sidéré par le niveau de violence nous manifester surtout à bordeaux là où sévissent et préfet l'allemand der et qu'elle a décidé de filmer pour témoigner en fait et mon objectif il est clairement suis là c'est pas moi je d'abord je suis pas anti flics tue pas anti géant d'are mon sujet c'est de me dire je constate qu'il ya quelque chose qui de mon point de vue n'est pas conforme à l'idée de l'état de droit de la démocratie est d'ailleurs de l'idée que je me fais de mon pays et je veux témoigner pour qu'on puisse prendre à bras le corps ce sujet là et qu'on le traite or aujourd'hui même si le nouveau schéma du maintien de l'ordre et une forme d'aveu sur le fait qu'il ya des choses qui n'ont pas fonctionné mais on ne l'a jamais traiter complètement c'est à dire que on a le réflexe moyen-âgeux d'exécuter le porteur de mauvaises nouvelles le porteur de mauvaises nouvelles rangs les plus grands services et la démocratie le lanceur dallaire d'il ya un problème alors après chaque lanceur d' alerte à son orientation politique son objectif mais le lanceur d'alerté dit d'abord il ya un problème et dans la manif dans la crise et gilet jaune il y a eu des problèmes majeurs en matière de maintien de l'ordre et tu le disais la grande dignité des mutilés c'est extraordinaire et parce que l'enjeu de tout ce qu'on discute aujourd'hui c'est au bout en bout de chaîne ya des humains les mutilés en bout de chaîne c'est des humains les fonctionnaires de police et les gendarmes en bout de chaîne c'est des humains c'est-à-dire que quand ils sortent d'un service de maintien d'ordre extrêmement difficile qu'est ce qui se passe ils rentrent chez eux ça reste des humains comme vous et moi ils ont une famille ils ont des enfants ils ont leurs problèmes et si on prend pas cette dimension humaine en considération dans toutes nos réflexions on perd de vue l'essentiel est dans la crise des gilets jaunes on a perdu de vue l'essentiel [Applaudissements] maintenant on va passer aux questions du public bonsoir 1 j'avais une question vous avez une phrase bertrand cavaliers intéressante tout à l'heure vous avez présenté comme une citation mais vous nous avez laissé entendre que vous adhériez à cette phrase le capitalisme nous emmène droit dans le mur quand tous les deux laurent bigot et et bertrand cavaliers vous parlais de maintien de l'ordre on entend aussi évidemment que cette notion d'ordre elle n'est pas uniquement la tranquillité publique elle n'est pas uniquement la bonne santé des vitrines des magasins on comprend que l'ordre c'est aussi l'ordre capitaliste dont vous dites qui nous emmène droit dans le mur et on peut avoir le sentiment que le maintien de l'ordre est là pour protéger un ordre économique existant et dans l'histoire la force publique n'a pas toujours été au service des institutions de la démocratie on sait que la france par exemple a connu des coups d'état 1851 je vous renvoie au livre de victor hugo histoire d'un crime c'est un coup d'état vous parliez de l'assemblée nationale envahi il se trouve qu'elle est envahi et que ce sont les députés qui s'opposent au coup d'état qui sont arrêtés donc dans l'histoire on a vu que ce qu'on appelle le maintien de l'ordre peut s'exercer contre le peuple en révolte et est-ce qu'on doit avoir peur je vous pose la question directement aux bertrand cavalier est ce qu'on doit avoir peur de l'insurrection c'est à dire on sait très bien que dans la déclaration des droits de l'homme issu de 1789 il est écrit que le droit à l'insurrection est un droit citoyen 93 et je vous pose la question pourquoi parce qu'aujourd'hui c'est macron président si dans deux ans et marine le pen est présidente la gendarmerie la police seront au service du pouvoir légitimement élu que fait-on dans ce cas-là mois sur le sur le maintien de l'ordre c'est j'aimerais qu'on ait une définition beaucoup plus restrictive de ce qu'on a aujourd'hui en terme de maintien de l'ordre pour moi le maintien de l'ordre c'est la protection des personnes et des biens dans un périmètre donné et ça n'est rien de plus que ça et parce qu'on n'est pas clair sur ce que c'est que le maintien de l'ordre public parce que pour moi ça n'est pas plus que ça et moi j'ai même un débat quand je vois qu'on parle des institutions non les institutions sont des personnes et des biens et qu'elles ont droit à la protection à ce titre là pas plus parce que ce sont des institutions parce que la protection des institutions c'est la légitimité populaire donc moi j'aimerais qu'on ait défini qu'on ait qu'on soit beaucoup plus disruptif sur la définition du maintien de l'ordre c'est sur un périmètre donné de manifestation c'est la protection des personnes et des biens étant entendu qu'on donne la priorité aux personnes y compris d'après la protection des manifestants y compris ça si on avait cette définition peut-être que certains qualifieront de simpliste mais ça serait beaucoup plus clair et on n'aurait pas la confusion des ordres que vous évoquez et les gilet jaune vivent cette confusion des ordres très clairement très clairement et quand bien même ce ne serait pas l'intention le simple fait qu'ils le perçoivent devrait ainsi nial dallaire pour le pouvoir politique ça c'est la réalité quant à l'insurrection moi je vais vous dire pour moi le mouvement des gilet jaune à un adn fondamentalement insurrectionnel et qu'il ne l'a pas assumer au début et qui avait un momentum c'était avec son ambition c'est pas de réformer le système c'est d'en changer et que je suis d'accord avec vous il ya un moment il ya un point de bascule que je ne sais pas à quel moment on le dit y compris quand on vit dans une démocratie où l'insurrection d'abord historiquement on a changé de régime comme ça et puis on a quand même tous appris à l'école que la fête nationale c'est le 14 juillet 1789 voilà donc c'est ça la culture c'est ça qu'on nous apprend à l'école donc effectivement je moi je considère alors ça n'engage que moi que le droit à l'insurrection ont fait ça existe et qui est un point de bascule le mouvement des gilet jaune avait cette logique insurrectionnelle insurrectionnel au sens on ne veut pas réformer le système on veut en changer on veut en changer et c'est ça qui explique la disproportion de la réponse la classe politique en tout cas le pouvoir a eu très peur parce qu'ils ont eu peur qu'on n'ont que cette ambition se réalise et changer le système ça veut dire que vous ne restez pas en place que personne ne reste en place et qu'on repense quelque chose d'autre et c'est toute la difficulté du mouvement des gilets jaunes je rappelle que le premier samedi c'était à 150 mètres de l'elysée c'était devant le bristol parce que l'eau symbole pour eux c'est l'elysée et c'est pas juste d'aller rencontrer emmanuel macron et du diable on aimerait bien que vous changez votre politique non c'est de changer de système dans la question est extrêmement délicate mais là elle appelle une réponse claire dans moi je défends une conception de la société qui est démocratique il est fondé sur le vote le suffrage si on commence à étudier tous les théoriciens de l'insurrection puisque fait c'est surtout le xème siècle qui voit de nombreux penseurs théoriser sur l'insurrection moi je regarde les résultats dans l'histoire je pense que les résultats sont pas fameux je préfère qu une société change par étapes que des attentes soient prises en compte qui peut y avoir des manifestations qui exercent des pressions très importantes sur le pouvoir mais qu'il n'aille pas jusqu'à l'insurrection et l'insurrection est incontrôlable d'ailleurs si vous justifiez l'insurrection vous cultivez l'instruction de tout le monde chacun a droit à l'insurrection donc est derrière l'insurrection à la limite des mouvances fascisant ou peuvent dire que nous avons droit à l'insurrection donc je crois qu'il faut quand même raison garder dire on a un régime qui présentent d'énormes avantages il faut faire évoluer qu'en parler de leur système économique en tant que citoyen je pense que cette société ce système économique hautement finale financiarisé doit évoluer je pense que l'union européenne doit évaluer évolué je pense que le pouvoir doit retrouver les leviers de la citoyenneté notamment en recouvrant une capacité à peser sur les décisions économiques et financières d'ailleurs c'est une réflexion de fond qui aujourd'hui émergent on a laissé mais tout le monde est d'accord aujourd'hui les ciels développer au travers de la mondialisation un grand désordre c'est pas un ordre c'est un grand désordre donc moi je suis pour le retour de l'ordre vers leur dos juste qu'il y a qu il y ait du sens et il est vrai que de ce point de vue la crise id gilet jaune a quand même marqué le les les gouvernants marqué les consciences de chacun il ya des choses à faire mais moi je suis contre le recours à l'insurrection je suis pas du tout ton avis l'insurrection peut mener nulle part elle peut mener à la justice elle peut mener au totalitarisme tout doit se faire dans un cadre accompagné structuré qui est celui de la démocratie et une en la démocratie il peut avoir des mouvements populaires qui soit très structuré qui peuvent même aller jusqu'à on peut dire une certaine violence c'est pour ça qu'il ya des forces de maintien de l'ordre mais ces forces de maintien de lens ne sont pas là pour apporter la réponse elles sont là pour permettre de à ces violences d'être contenu et de favoriser une solution politique et il faut en france une solution politique imaginez une escalade imaginer une insurrection je lui ai dit l'autre jour donc à rêver d'aller à l'elysée alors d'autres d'autres retrouveront derrière après c'est un cycle sans fin et je vous invite à lire dans notamment raymond aron dans son analyse du phénomène insurrectionnelle non moi je défends même si il peut y avoir des frustrations se défend le système démocratique le système républicain j'ai une question et il ne remarque la première c'est la question des armes parce que ce qu'on le constate par rapport à des manifestations en plus ancienne qu'on a cogné qui et c'est que la force d'autres et armés d'une manière utilisons des armes qui sont utilisés seulement en france nulle part ailleurs dans les démocraties comme l'élève ldd ou des eaux des grenades ou d'aider des baumes acrimonie gènes qui sont enfin là de gaza qui nous gêne qui sont extrêmement nocives paraît-il mais que ça on le constate vraiment et et donc il ya ça fait des années qu'on demande des interdictions en face il n'y a même pas de cocktails molotov ils sont pas armés c'est alors vous dites c'est des black blocks et tout ça mais ils n'ont pas d'armes c'est il y à vraiment à une disproportion des âmes et je ne comprends pas qu'on puisse utiliser dans le maintien de l'ordre ou d où la population n'est pas armé des armes qui sont utilisés dans la zone de guerre pour vous dites soumis semi létale mais on les tue et la france est le seul pays de l'est dans les démocraties occidentales où il y à autant de blessés au dernier d'aider des gens qui perdent de la la main la main qu'on a perdu la dernière fois à l'aller et puis des morts alors des morts on les a mais depuis quelques années depuis surtout ça que j dans les quartiers donc c'est effectivement d'un techniques de maintien de l'ordre non feinte par rapport à des populations des quartiers populaires donc d'aider des deuxième et troisième génération donc des mains de ce qu'on appelle des fins la population ici de l'adra delà de l'immigration qui sont ivy donc la question est ce que vous ne pensez pas qu'il faut comme interdire tous ces hommes qui sont utilisés qui sont qui sont qui sont qui sont qui sont décidés comme qui sont qui se considéraient comme l'hamlet semi d'étal en étal équivalent à la deuxième deuxième chose que je sais que j'ai lu beaucoup de choses donc que vous expliquer qu'il ya une différence entre la zone dame et la police nationale mais j'ai aussi lu que depuis sa poésie il a réunifié et que la zone a mûri et ce lors de sur le commandement de la police nationale et j'ai l'impression pendant la prise qu'ovide envoyant des comportements des jeunes dames par rapport à la population qui ont fait des habits de pouvoir et il ya quelques d'affaires d'adp terrible comme rémy presse et caetera ce qui fait penser qu' il y à une sorte de de contamination de 7,7 cette comportement de la police nationale qui se comportent comme des robocop qui se répondent aux 6 et des gendarmes qui se comporte avec les gilets pare balles pendant la provident alors qu'il n'y a aucune raison d'avoir on n'est pas sur la menace voilà je voudrais juste dire sur les usages des armes dites que l bd ou grenade de désencerclement le problème c'est pas tant son leur existence que leur mauvaise utilisation si je pense que le drame il est là moi j'ai aucun problème pour que les forces de l'ordre par exemple soient équipés de grenades de désencerclement pour se protéger j'ai aucun problème à cette utilisation là malheureusement j'ai vu des équipages de la brave balancé dans le dos de manifestants qui fuyaient des grenades de désencerclement et là il ya un vrai problème c'est sur la doctrine d'emploi 11 elles servent à quoi ces armes et qui est des armes de cette nature là qui puisque provoquer des blessures graves mais si elles sont utilisées pour protéger les fonctionnaires ou les gendarmes j'ai pas de problème avec ça mais dans tout cadre de la crise du mouvement de gilet jaune ça a été utilisé à contre-emploi et c'est emploi la hat a vraiment des légitimes le la stratégie de maintien de l'ordre est derrière le pouvoir politique et je pense qu'on doit avoir une réflexion sur quand c'était un syndicaliste de policiers qui disait quand je sais plus le premier qui a eu la main arrachée de la côte et de l'assemblée nationale il a dit c'est bien fait pour lui fallait pas la ramasser enfin tout le monde n'a pas la culture pour faire l'a dit le distinguo entre une grenade de désencerclement et une grenade lacrymogène et moi je pense plutôt la question pourquoi on balance à dans la foule parce que là pour le coup c'était pas justifié et c'est ça c'est surtout la mauvaise utilisation qu'on réfléchisse à la protection des forces de l'ordre quand il et il ya parfois où elles ont besoin besoin de se dégager avec des arbres cette nature mais qu'on utilise ce type d'armes pour tenir le terrain je pense qu'il faut vraiment se poser la question et mon expérience c'est que neuf fois sur dix le gaz lacrymogènes suffit alors je suis d'accord avec vous on peut se poser la question est-ce que c'est dangereux etc quand vous tenez à distance je préfère qu'on utilise du gaz lacrymogènes sur les manifestants qui ont commencé à leur tirer dessus et le bd ou leur balancer des grenades de désencerclement moi je vais je vais conforter ce que dit laurent les outils sont indispensables sont nécessaires parce que la violence existe violence des skis et moi je continue la violence individuelle existe quand vous avez deux gendarmes qui sont tués à collobrières quand ils interviennent parce qu'ils n'ont pas région réagi de gens dans le féminin qui sont massacrés par des individus alors qu'ils intervenaient dans le cadre de violences familiales bon ils sont deux genres d'incriminer un colibri hier ont été tués massacrés la violence existe pas d'âme l'homme n'est pas toujours bon donc il ya déjà des individus qui sont totalement désinhibé et qui peuvent être auteurs de violences si la réalité humaine deuxièmement il peut y avoir des agissements collective extrêmement violent pour après je vous prie mais madame laissez moi terminer notre dame des landes notre dame des landes alors on pourra s'interroger interrogé sur l'absurde l'absurdité d'un une opération puisqu'elle aboutit alors que sur l'aéroport le fameux aéroports on ne fait pas une fille née en attendant les 10 à dist une partie d'entre eux étaient devenus très très était extrêmement violent était très équipés avec des enfants à destination des arbalètes géant des cocktails molotov et cetera et cetera bon avec des gens l'âme qu'on peut y être lâchés à il faut aussi voulait faire preuve vraiment de mesure et de de lucidité autant je pense je comprends que l'on puisse avoir été révoltée par les usages abusifs non légitime contraire à la loi une par exemple d'une bd autant je peux vous dire qu'une société société doit être régulée parfois il ya des individus très violent parfois et des groupes très violent bon du coup j'ai été invitée à faire vite donc la question manquera peut-être un peu de subtilité donc je voudrais commencer par vous remercier parce que voilà moi j'ai pas été le prône le dernier à gueuler tout le monde déteste la police et je pense que beaucoup de gens sont ici comme ça et ça fait aussi du bien en fait de discuter avec vous là dessus rapidement vous avez l'air de présenter mouvement des gilet jaune comme un point d'eux comme un point tournant dans le maintien de l'ordre à titre personnel en tant que manifestants je pense que c'est le cas de beaucoup de camarades j'ai l'impression que le point tournant est arrivé beaucoup plus vite avec l'état d'urgence et moi je me sens que la première fois que vous ferez nas c'est la première fois que j'ai vu des gens qui avaient rien fait sur ma tracklist la manif climat au lendemain de la proclamation de l'état d'urgence et depuis ça n'a cessé d'évoluer dans un sens de répression plus en plus fort et du coup j'ai l'impression que ce n'est pas juste une question de comment dire c'est pas juste une question de police qui a débordé par un mouvement qu'il a dépassé 2 et de moyens qui ne suffisent pas j'ai l'impression qu'il ya quand même une doctrine politique de de criminaliser le mouvement social et au delà de criminaliser de le radicaliser parce que plus vous radicaliser les gens en face de vous plus c'est facile de passer pour les gens raisonnables et c'est l'impression que j'ai vraiment et j'ai eu l'impression que le mouvement des jeunes finalement n'avait fait que relancer sa demande et gilet jaune ça peut prêter que les manifestations sur paris ça a tellement donné une mobilisation considérable en province où la gendarmerie a été énorme en engagée puisque est fou d'ailleurs il ya un bloc de marché qui le dit c'est la gendarmerie qui a tenu le territoire pendant on peut dire pendant des semaines mais sans heurt sans pratiquement il ya eu très très peu d'heures de confrontation donc moi j'ai pas cette vision là en tout cas au travers de la manoeuvre gendarmerie qui a parfois été rude parce qu'il ya eu quand même quelques notamment à béziers puisqu'ils ont essayé ils ont essayé d'incendier la caserne où il y avait les gendarmes tant que je voulais revenir madame à des actes de très grande violence les gendarmes ont préféré d'ailleurs laissé la caserne être occupés et plutôt que faire usage des armes voyez on le jeune milieu de temps à dijon va c'est une vraie question parce que est-ce qu'on laisse une foule envahir une caserne dans ce cas là c'est comme le symbole de l'êta mais il a pris une décision mais de façon générale les choses se sont passées très correctement mais on a une vision très centré sur paris ou paris c'est un problème à mon avis très particulier paris voir certaines métropoles régionales régionales mais le mouvement dans sa danse je veux dire tu as sans dimension nationale n'a pas été je veux des prises mais de la façon dont vous décrivez maintenant je ne pense pas c'est un avis personnel parce que ça demanderait véritablement une stratégie très aboutie et un système vraiment qu'ils soient pleinement donc je dire pleinement conçu pour ça qu'on puisse obtenir ce résultat politique je pense plutôt que c'est à une partie des forces non pas être régulée et j'ai dit sur les sciences donc sur certains plateaux de télévision d'anciens new delhi mais le politique doit c'est pas le dispositif policier qui doit donc imposer sa marque c'est le politique qui doit gouverner et réguler le site de 10 le dispositif policier j'ai eu l'impression qu'il ya une forme de laisser aller non pas forcément une volonté d'instrumentaliser les choses mais pour moi un amateurisme qui étaient pour partie dramatique je discutais tout à l'heure avec un avec un policier il ya un syndicaliste policier qui me disait il ya eu un tour lui il considère qu'il ya un tournant dans le laisser-aller dans la police nationale c'est à dire qu'il ya pas une stratégie visant à ériger la violence comme mode de régulation mais est il à lui dise ça a été très clairement le cas dans les manifs contre la loi travail où il dit y'a trop de collègues qui était en roue libre et le système n'a pas régulé dire le système police puis ensuite le niveau politique et 17 habitude a perduré et elle a atteint son paroxysme au niveau des gilets jaunes et on le voit bien qu'il ya c'est le drame de la police nationale s'est une nouvelle fois que y ait des gens qui pètent des câbles qu' il y ait des gens qui dysfonctionne c'est humain mais il n'y a pas de régulation au sein de l'institution et moi j'ai vu combien de fois je le dis des policiers en roue libre total en manifestation et à aucun moment dans le dispositif quelqu'un qui les rappels à l'ordre quand je me fait tabasser à bordeaux en fait la bac me charge de su et ils me disent arrêtent de filmer arrêtent de filmer une balance un grand coup de matraque sur le bras mon téléphone tombe le type se saisit de moi me colle de droite dans le visage et pars avec mon téléphone il ya un commissaire qui a dit m commissaire que j'avais déjà vu plusieurs fois dans des manifestations j'étais allé me présenter je suis ancien sous préfet etc etc je vais voir le commissaire et là je là j'étais vraiment énervé et j'ai dit vous allez me retrouver immédiatement mon téléphone j'ai dit c'est votre fonctionnaires lassés le le bas que cayla suis là je veux mon téléphone immédiatement il a tourné les talons il est parti vous savez qui a réglé mon problème un gendarme mobile il ya un lieutenant qui est venu me voir qui médical mais vous calmez vous il est allé dans le dispositif les baqueux et il a dit venez et le policier m'a rendu mon téléphone alors en plus avec une menace de mort parce qu'il m'a dit on à tout aspiré dans ton téléphone et s'il ya quoi que ce soit est mort c'est ce qui m'a dit mémé le drame il est là c'est qu'il paye de régulation c'est du niveau tactique moi je pense que le niveau tactique qui est fondamental tout à l'heure nous utiliser ça vient du du haut vers le bas mais le pas aujourd'hui indirectement au niveau horizontal a des conséquences politiques il ya une dérégulation qui s'explique aussi en avant parce que y'a plus d'encadrement y at il assez d'entraînement on iliad et professionnaliser son du maintien de l'ordre et le système s'emballe et là moi ma plante question c'est quand je constate ça et que je dis ouvertement j'attends une reprise en main par le politique mais qui semble complètement dépassées également avec certains syndicats de pôle de police qui font écran qui font pression la situation est incompréhensible il suffisait que très rapidement une verticalité s'exprime s'expriment et que les politiques disent ça suffit sait on voit danser en fait c'est je pense que c'est pour ça je crois pas qu'ils aient une stratégie élaborée pour ériger la violence comme un mode de régulation au sein de la police nationale mais il ya un vrai laisser aller et dans ses interstices là se sont glissés les éléments violents ça c'est très clair et ce qui est assez effarant c'est de lire les tweets des syndicats de police c'est hallucinant ce que ce que certains syndicats police y compris deux commissaires peuvent écrire sur leur compte twitter et le pire c'est que la préfecture de police s'est fendu d'un communiqué pour s'étonner de la suspension du compte twitter d'un syndicat de police et alors là c'est la confusion générale vient le nom de quoi la préfecture de police s'émeut de ce qui peut arriver un syndicat de policiers et cette confusion là se laisser aller fait que aujourd'hui ce que je disais la mauvaise police est en train de chasser la bonne police très clairement très clairement et ces éléments là sont ces éléments incontrôlés et et violent parce que il moi je suis mon expérience personnelle c'est que j'ai vu des policiers extrêmement violent qui se complaisent dans la violence ce sont eux qui désormais font de plus en plus la loi très clairement et les autres se taisent un quart non merci l'espoir et demie merci beaucoup à vous de on espère que ça va se régler aussi mrc ap le mans est venu