François-Noël Buffet : « Mon vrai métier, celui que j’ai choisi c’est d’être avocat »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à l'égard de celui qui l'a proposé et qui peut-être le nommera. Ce devoir gratitude, nous connaissons tous son contenu. Il il se traduit prioritairement par l'indépendance dans l'action qui est confiée et dans la capacité de pouvoir tenir à distance ceux qui ont pu être connus avant ou qui peuvent être connus pendant de manière à pouvoir construire un élément qui est l'élément de vérité d'un constat et d'en tirer les conséquences juridiques sur le fondement des textes qui ont été votés par le parlement et pas par le défenseur des droits.
Rappelle que le défenseur des droits n'est pas législateur. Il est là simplement pour vérifier, éventuellement proposer d'évoluer, vérifier si les les droits votés, les lois votées par le Parlement ou le règlement d'ailleurs sont parfaitement respectés. Et c'est la conception en tous les cas qui est la mienne.
Et cette indépendance, elle s'appuie, je le redis, sur ce devoir de vérité. On m'a dit à l'Assemblée nationale, mais euh la vérité après tout, c'était pas dit comme ça, mais c'est ce que ça voulait dire. Sauf que la vérité, elle a pas de couleur politique.
Elle est pas de droite, elle est pas de gauche, elle est factuelle, elle est pas d'ailleurs, elle est pas de nulle part, elle est la vérité par essence et que le rôle du défenseur des droits, c'est d'abord d'essayer d'apréhender cette vérité là. les avocats qui sont ici ou les juristes qui sont ici savent que la vérité est parfois un peu compliquée mais la vérité des faits peut être là et et c'est son travail, c'est le travail du défenseur des droits. Donc je m'inscris effectivement dans cette logique euh et on m'a dit "Mais est-ce que vous allez conserver vos convictions ?
Est-ce que vous allez être quelqu'un un défenseur politique compte tenu de vos origines ?" Abordons les choses directement. La réponse est évidemment pour ceux qui me connaissent évidemment que bien sûr que je garderai sans doute un certain nombre de convictions qui sont les mienes auxquelles je crois mais que la responsabilité qui est la mienne est de respecter l'ensemble toutes les convictions possibles évidemment et de remplir ce rôle de façon la plus la de manière objective et et indépendante.
J'insiste là-dessus. Alors la question qui s'est posée également est de savoir si j'étais la bonne personne puisque très clairement on a dit monsieur le sénateur est-ce que vous êtes la bonne personne pour occuper cette fonction fait d'ailleurs des m'ont tenu des propos en disant que c'était illégitime que je puisse potentiellement ne occuper cette fonction très librement la légitimité elle viendra du parlement et des parlementaires, députés et sénateurs qui décideront ce qu'ils veulent. et qui détiennent eux-mêmes leur propre légitimité de la démocratie directe et la démocratie représentative.
C'est encore un sens pour moi en tous les cas. Mais euh surtout, c'est peut-être d'abord le parcours personnel qui me permet euh d'affirmer cela, d'abord le choix de quitter potentiellement euh le Sénat, cette maison où je suis arrivé en 2004 euh et où il m'a été confié un certain nombre de responsabilités que j'ai eu l'honneur de remplir avec les convictions et toute l'indépendance qui était la mienne euh jusqu'à présider madame la présidente cette magnifique commission des lois du Sénat. Mais mon premier choix professionnel a été le choix d'épouser la profession d'avocat.
Et la profession d'avocat, au moment où vous l'embrassez, vous faites un serment et ce serment, il est il vous engage. Moi, il m'a engagé dans toute ma vie professionnelle, mais pas seulement. Il m'a engagé dans toute ma vie tout court, consistant à aborder chacune des situations avec à la fois distance, autorité, mais indépendance.
Euh et c'est le premier métier, c'est mon métier. Mon métier n'est pas celui de parlementaire, de sénateur ou de maire. Mon vrai métier, celui que j'ai choisi, c'est celui d'être avocat.
Et le métier d'avocat, c'est porter la parole de c'est assurer la défense de tout le monde sans exception, sans avoir à se poser la question, sauf question éventuellement de conscience. Mais ça, il y a les droits de la défense sont toujours assurés naturellement, ce qui n'a j été mon cas, jamais été mon cas en particulier, mais c'est d'assurer la défense, de veiller à ce que celui à qui on reproche quelque chose ou celui qui se plaint de quelque chose puisse à tout moment euh le faire savoir, le faire valoir et peut-être même de faire prospérer son point de vue. Ah.
François-noël Buffet