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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 30 avril 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsRetraites

Les 4 vérités - Amélie de Montchalin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse directe

    C'est l'heure du rendez-vous politique de "Télématin". A.de Montchalin est votre invitée, Julien. Bonjour, madame. Bienvenue.

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    On parle de frais de gestion sur chaque colis. N'est-ce pas une taxe douanière qui ne dit pas son nom?

  • 1:19RelanceRéponse directe

    Le font-elles vraiment? ça veut dire qu'il faut renforcer les contrôles. Est-ce que c'est aux contribuables, aux Français honnêtes, de payer les moyens renforcés aux douanes et aux aéroports?

  • 2:04OuverteRéponse directe

    C'est aux consommateurs de payer, il faut l'assumer.

  • 2:47RelanceRéponse directe

    On fait attention sur les mots, on le voit bien. Vous ne dites pas "taxe sur les produits chinois"...

  • 2:47RelanceRéponse partielle

    Vous dites que les plateformes vont payer... Vous ne dites pas non plus "retour de la taxe d'habitation". Quelle différence avec votre nouvelle mesure?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43A.de MontchalinChiffre
    « L'an dernier, 800 millions de petits articles sont entrés sur le territoire via ces petites plateformes. »
  • 0:43A.de MontchalinChiffre
    « 1 acheteur sur 2 en France est confronté à un risque pour sa santé. »
  • 2:04A.de MontchalinPromesse
    « Nous allons en faire un projet européen coordonné. Nous travaillons pour que les droits de douane s'appliquent dès le premier euro dès 2028. »
  • 3:29A.de MontchalinChiffre
    « 51 % du PIB, ce sont des impôts et des recettes pour l'Etat. »
  • 4:14A.de MontchalinFait
    « Demain commence une conférence de financement des territoires pour recaler les agendas, les 6 ans des maires et le budget annuel de l'Etat. »
  • 4:50A.de MontchalinFait
    « Parmi ces partenaires, le président du Medef, le président de la CPME, les syndicats, il y a un sujet: que font les actifs et les retraités pour les retraites? »
  • 5:33A.de MontchalinPromesse
    « Nous allons donner carte blanche. On a seulement dit aux participants de remettre le système à l'équilibre. »
  • 6:12A.de MontchalinFait
    « Le budget de 2025 n'est pas le budget d'un parti. C'est le budget de compromis pour un pays. »
  • 7:37A.de MontchalinFait
    « Nous devons travailler ensemble. Il faut travailler ces propositions comme toutes celles qui sont mises sur la table. »
  • 8:22A.de MontchalinFait
    « Nous avons travaillé pour que les gens comprennent ce que l'on fait. Il ne s'agit pas de sortir la tronçonneuse, aujourd'hui. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

C'est une vraie inquiétude pour la France, car notre spécialité, c'est le luxe, tous ces produits qui sont contrefaits. - F.Flament: En voilà, des sujets à aborder avec l'invitée des 4V. C'est l'heure du rendez-vous politique de "Télématin". A.de Montchalin est votre invitée, Julien. Bonjour, madame. Bienvenue. - J.Arnaud: Merci d'être avec nous, A.de Montchalin. Vous avez écouté A.de Tarlé qui parlait de votre petit périple à Roissy avec E.Lombard pour mettre en avant la déferlante des mini colis chinois, surtout de Shein et Temu. On parle de frais de gestion sur chaque colis. N'est-ce pas une taxe douanière qui ne dit pas son nom? - A.de Montchalin: L'an dernier,

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800 millions de petits articles sont entrés sur le territoire via ces petites plateformes. Ils sont dits non conformes sur plusieurs aspects. D'abord, la sécurité. Plusieurs produits sont dangereux car ils sont inflammables, dangereux pour la santé... 1 acheteur sur 2 en France est confronté à un risque pour sa santé. 2e chose, le risque économique. Enfin, un risque pour les finances publiques. Dans le droit, les plateformes doivent faire des contrôles, vérifier qu'elles n'envoient pas...

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- J.Arnaud: Le font-elles vraiment? ça veut dire qu'il faut renforcer les contrôles. Est-ce que c'est aux contribuables, aux Français honnêtes, de payer les moyens renforcés aux douanes et aux aéroports? C'est aux plateformes de payer. L'enquête qui a été publiée regarde si les plateformes font les contrôles. Si elles ne les font pas, elles ont une amende. Pour quelques dizaines de centimes par article ou quelques euros par colis, nous devons avoir

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les moyens de contrôler. C'est dans l'intérêt des consommateurs. - J.Arnaud: C'est aux consommateurs de payer, il faut l'assumer. - A.de Montchalin: Ce sont les plateformes qui paieront. - J.Arnaud: Elles vont répercuter. - A.de Montchalin: Quand les consommateurs vont dans les magasins et les supermarchés en France, ils payent le coût de la qualité et de la sécurité. Je l'assume aujourd'hui. Nous travaillons avec nos amis néerlandais, bientôt allemands... Nous allons en faire un projet européen coordonné. Nous travaillons pour que les droits de douane s'appliquent dès le premier euro dès 2028. Les Etats-Unis ont voulu le faire et cela va marcher. Ce n'est pas aux honnêtes gens de faire le contrôle de produits qui sont dangereux pour la santé, l'économie

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et les finances publiques. On va y travailler et je pense que les Français comprennent que quand on ouvre un colis de 7 kg qui a été déclaré pour 33 centimes, il y a un problème massif. - J.Arnaud: On fait attention sur les mots, on le voit bien. Vous ne dites pas "taxe sur les produits chinois"... - A.de Montchalin: C'est un moyen de contrôle. - J.Arnaud: Vous dites que les plateformes vont payer... Vous ne dites pas non plus "retour de la taxe d'habitation". Quelle différence avec votre nouvelle mesure? - A.de Montchalin: Nous sommes le pays recordman du monde des impôts. - J.Arnaud: Tout le monde le sait. Pourtant, des pistes sont lancées tout le temps.

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- A.de Montchalin: 51 % du PIB, ce sont des impôts et des recettes pour l'Etat. - J.Arnaud: F.Rebsamen a parlé de contribution. - A.de Montchalin: Le but, ce n'est pas un nouvel impôt. Les collectivités demandent de la prévisibilité, pour un mandat de 6 ans. On gère le budget de l'Etat sur 1 an. Les collectivités veulent de la visibilité. Elles veulent moins de normes aussi. - J.Arnaud: Sur la contribution, soyons clairs et précis. - A.de Montchalin: Vous avez entendu hier le ministre des Finances et le Premier ministre dire que nous ne souhaitions pas créer de nouveaux impôts. Demain commence une conférence de financement des territoires pour recaler les agendas, les 6 ans des maires et le budget annuel de l'Etat. Nous allons discuter des dépenses inutiles. Les maires aimeraient un lien fiscal renforcé entre les citoyens et eux.

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- J.Arnaud: Ca peut être à la main des maires? S'ils décident une nouvelle contribution, vous dites, "pourquoi pas", mais ça vous regarde? C'est F.Rebsamen qui a parlé de nouvelles contributions. - A.de Montchalin: Un budget, ce n'est pas un tableau de chiffres. C'est un tableau de choix démocratiques pour notre avenir. Dans les sujets d'avenir, il y a les retraites. Le Premier ministre a ouvert un conclave où les partenaires sociaux essaient de trouver l'équilibre.

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Parmi ces partenaires, le président du Medef, le président de la CPME, les syndicats, il y a un sujet: que font les actifs et les retraités pour les retraites? En tant que ministre des Comptes publics, mon rôle n'est pas d'interdire le débat. Nous allons donner carte blanche. On a seulement dit aux participants de remettre le système à l'équilibre. Le Premier ministre a été clair: nous préparons le débat budgétaire. Nous laissons les Français, les économistes débattre... A la fin, des choses seront retenues et d'autres non. - J.Arnaud: Cette idée est encore sur la table? - A.de Montchalin: Ce n'est pas le gouvernement qui dit... - J.Arnaud: Vous en avez parlé dans "Le Parisien". - A.de Montchalin: Est-ce que c'est mon rôle d'interdire le débat?

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On m'a demandé mon avis sur le débat du conclave. Ce sont les partenaires sociaux qui gouvernent notre système de retraite et notre Sécurité sociale. Viendra le temps des arbitrages et de la décision. Surtout, viendra le temps du consensus. - J.Arnaud: On en est loin. - A.de Montchalin: Est-ce qu'on fait des choix? On a débattu, on a pesé les avantages et les inconvénients. On a fait un débat collectif entre économistes et Français... Je ne veux pas qu'on ne change rien par renoncement, par incapacité de travailler, de regarder les choses en face, les faits. A la fin, si ça se fait, c'est parce qu'il y aura consensus.

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Si ça ne se fait pas, c'est parce que le pays se sera dit que ce n'est pas la bonne solution. Je pense que les Français voient l'intérêt démocratique de ce débat posé factuellement. - J.Arnaud: Sur cette histoire d'abattement, on verra. Hier, quelqu'un que vous connaissez bien, L.Wauquiez, a dit qu'on pouvait récupérer 15 milliards sur ce qu'il appelle l'assistanat. Que lui répondez-vous? - A.de Montchalin: Je lui réponds qu'il est essentiel que nous ayons, aujourd'hui, alors que nous sommes début mai, un temps de préparation, de discussion et de débat. - J.Arnaud: Vous dites "pourquoi pas"?

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- A.de Montchalin: Il faut qu'on fasse un consensus à la fin. Le budget de 2025 n'est pas le budget d'un parti. C'est le budget de compromis pour un pays. Nous avons une majorité qui n'est pas absolue. Nous devons travailler ensemble. Il faut travailler ces propositions comme toutes celles qui sont mises sur la table. Nous sommes profondément d'accord sur un sujet: celui de l'organisation de l'Etat, les agences, les opérateurs... - J.Arnaud: Vous n'êtes pas d'accord sur les chiffres. - A.de Montchalin: Je serai auditionnée le 14 mai par C.Lagarde, en charge de ce travail. La question, c'est si l'organisation est efficace. J'ai été ministre de la Fonction publique pendant 2 ans.

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Nous avons travaillé pour que les gens comprennent ce que l'on fait. Il ne s'agit pas de sortir la tronçonneuse, aujourd'hui. On se demande si on est bien organisés, s'il n'y a pas des endroits où on fait 2 fois la même chose. - J.Arnaud: On a l'impression de l'entendre depuis des décennies... - A.de Montchalin: Je vous le dis avec beaucoup de sérieux et d'engagement. Si, aujourd'hui, dans la situation budgétaire qui est la nôtre, alors que les Français nous le demandent, nous voulons trouver les priorités et savoir comment on s'organise... Les Français veulent savoir où va leur argent,

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comprendre comment ça marche. Ils veulent que les agences publiques soient organisées de la meilleure façon possible. On fait ça pour les Français. Il n'y a pas d'argent public, il n'y a que l'argent des Français.