Cédric VAN STYVENDAEL : Maire PS de Villeurbanne et vice-prdt culture au Grand Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 12 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:51OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça apporte à Villeurbanne quand Lasvel rayonne ?
- 3:19OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous pensé de la visite de la ministre des Sports ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Comment vous situez-vous politiquement ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le rassemblement de gauche aboutira pour les régionales ?
- 5:48OuverteRéponse partielle
Quelle tête de liste souhaitez-vous pour les régionales ?
- 10:37OuverteRéponse directe
Qu'en est-il du prolongement du T6 et des inquiétudes des habitants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Invité politiqueFait
« Effectivement, c'est une belle victoire. C'est surtout une sixième victoire consécutive en Euroleague. »
- 3:49Invité politiqueFait
« Villeurbanne est une ville qui s'est engagée très tôt sur ce qu'on appelle le sport engagé, sur la santé, sur l'émancipation, sur la lutte contre les inégalités. »
- 5:06Invité politiqueFait
« Je suis un maire de gauche, mais je suis même un maire socialiste, dont on dit parfois qu'il est amené à disparaître, qu'il n'existerait plus. »
- 5:27Invité politiqueFait
« Je n'ai jamais dissimulé cette appartenance au Parti Socialiste. »
- 6:17Invité politiqueFait
« Au Parti Socialiste, on vote. »
- 7:41Invité politiqueFait
« Quand on s'assemble et quand on se rassemble, eh bien, on obtient des résultats qui sont positifs. »
- 14:35Invité politiqueFait
« Villeurbanne avait fait des propositions pour ouvrir un second centre de vaccination puisqu'il y en a un qui est déjà ouvert, mais avec six boxes et avec une capacité de vaccination qui est finalement assez faible. »
- 15:07Invité politiqueChiffre
« 7 millions d'euros en 2020 pour la ville de Villeurbanne. »
- 16:32Invité politiqueChiffre
« C'est 20 000 personnes à Villeurbanne de plus de 65 ans, 10 000 de plus de 75 et 10 000 entre 65 et 75. »
- 20:38Invité politiqueChiffre
« 37 personnes étaient embauchées à la police municipale lors de mon arrivée. Avec 52 postes ouverts. »
- 22:44Invité politiqueChiffre
« Neuf éducateurs de prévention pour une ville de 150 000 habitants. »
- 25:37Invité politiqueChiffre
« Oui, c'est un million quand même ce n'est pas neutre »
- 25:44Invité politiqueFait
« nous avions un programme culturel assez important à Villeurbanne notamment sur la question de l'accès à la culture des jeunes avec ce qu'on appelle le parcours artistique éducatif et culturel »
- 26:55Invité politiqueFait
« Le problème aujourd'hui à Villeurbanne c'est le coût des logements »
- 26:58Invité politiqueFait
« Pourquoi je me suis prononcé en faveur de l'encadrement des logements ? »
- 27:14Invité politiqueChiffre
« pour les petites surfaces on est à plus de 20 euros du mètre carré à Villeurbanne »
- 28:00Invité politiqueChiffre
« on a multiplié par deux notre dispositif point accueil écoute jeune »
- 29:15Invité politiqueFait
« moi je considère aujourd'hui que sur la ville que je dirige le dispositif de prévention des expulsions est suffisamment en place »
- 30:39Invité politiquePromesse
« je suis favorable à ce que les collectivités locales aient un pouvoir d'expérimentation et législatif »
- 32:04Invité politiqueFait
« Moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est au-delà de simplement les circuits courts c'est quelle est la stratégie en matière de développement économique sur notre territoire »
- 35:41Invité politiqueChiffre
« on a augmenté de 400 000 euros le budget »
- 36:34Invité politiqueFait
« nos deux objectifs majeurs c'est lutte contre les inégalités d'accès à la culture de territoire ou de conditions sociales ou de revenus »
- 38:40Invité politiqueFait
« c'est le premier maire de Lyon qui a voulu annexer Villeurbanne »
- 39:05Invité politiqueFait
« mon grand-père a été un grand résistant qui a été très investi dans la mise en place du centre sur la résistance et la déportation à Lyon »
- 40:35Invité politiquePromesse
« il était hors de question que je sacrifie ma famille à ce parcours politique »
Temps de parole
- Cédric Van Styvendael75 %
- Présentateur24 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité du samedi. Soyez les bienvenus si vous venez de nous rejoindre. Chaque samedi, je vais y arriver. De 11h à midi, vous le savez, nous consacrons une heure à un invité politique et à l'actualité de votre ville, notre vie quotidienne. Et cette semaine, après la maire de Vénitieux la semaine dernière, c'est le maire de Villeurbanne qui est là en direct avec nous. D'ailleurs, on est en direct aussi en live sur Facebook, sur la page Lyon 1ère. Bonjour, Cédric Van Stivendel. Ravie de faire votre connaissance, c'est la première fois qu'on discute ensemble. Bonjour. Soyez bienvenus. Merci. Ça va, vous allez bien ?
Bonne journée, bonne matinée, tout va bien ? J'ai vu que vous étiez à fond. Vous êtes un bosseur, là. Très bien, tout se passe bien. Je suis très, très spontané. Et d'ailleurs, première chose, j'ai envie de vous dire, on a un point en commun. Comme ça, ça va nous détendre et nous rapprocher. On fait partie des gens qui ont du mal à recevoir leur mail parce qu'on doit préciser les lettres de notre nom, parce qu'il y a toujours une faute. Moi, c'est Q-Z-K-U-S-Y. Ouais, c'est ça.
Moi, c'est Van Stivendel, V-A-N-S-T-Y-V-E-N-D-A-L, et ce n'est pas facile. C'est belge ? C'est flamand, oui, effectivement. C'est mon grand-père qui est arrivé dans la région lyonnaise dans les années 50.
D'accord. Bon, ben voilà, petite mise au point. Avec vous, on a beaucoup, beaucoup de sujets. Évidemment, Villeurbanne est une ville très importante dans le Grand Lyon et très active. Et en plus, vous êtes vice-président au Grand Lyon pour la culture. Donc, on pourra parler de plein de choses. Et si j'en oublie, n'hésitez pas, on va tout de suite commencer par l'actu. C'est Lasvel, on est obligé de commencer par l'actualité. Lasvel, hier soir, a gagné face à Barcelone en match retour en Euroleague. C'est très important pour le club, j'imagine que vous êtes content.
Ouais, c'est un super exploit. Effectivement, c'est une belle victoire. C'est surtout une sixième victoire consécutive en Euroleague. Et c'est sûr que ça laisse présager à la fois de bons résultats. Et puis, on l'espère aussi de la confirmation du fait que Lasvel pourra jouer en Euroleague à titre permanent. Et ça, c'est une décision qui est attendue par les dirigeants, Tony Parker, Gaëtan Muller. Et puis aussi, je crois, par tous les supporters de Villeurbanne, mais de la métropole. Et puis, même au-delà, il me semble.
Quand on dit que, parce qu'on l'entend toujours, c'est un caméraire dit, c'est important pour moi qu'une équipe réussisse. Là, concrètement, qu'est-ce que ça apporte à Villeurbanne quand Lasvel rayonne ? Ça apporte quoi ? Ça apporte des visiteurs ? Ça apporte des habitants ? Ça apporte quoi ?
Je crois que Villeurbanne, avec le basket, ne s'est jamais inscrit dans une démarche de marketing territorial. On ne fait pas ça pour que la ville se connue. Je crois que Villeurbanne est une terre de basket. Et il y a Lasvel, bien sûr, mais il y a plein d'autres clubs aujourd'hui amateurs qui sont de très bons niveaux. Je pense notamment au BCCL, par exemple. Et je crois que ce que ça donne, c'est que ça donne une dynamique. D'ailleurs, la semaine dernière, je les ai tous réunis, tous les clubs de basket. Bien sûr, le club de Lasvel Pro, mais aussi l'ensemble des clubs amateurs, en leur disant que j'avais besoin qu'on mutualise un certain nombre d'efforts.
Et que, bien sûr, les résultats de cette belle équipe doivent être aussi au service du développement du sport amateur, du sport féminin, pour le basket notamment. Et donc, je pense que c'est aussi un écosystème, en fait, qui doit se mettre en place. Et je trouve qu'aujourd'hui, Lasvel entend, en tout cas, mon propos. Après, bien sûr, il y a aussi quelque chose de l'ordre de la notoriété qui est plutôt bénéfique, puisque Villeurbanne est, vous l'avez dit, une grande ville, 19e ville de France, 2e ville du département. Pour autant, elle est souvent un peu... Connue partout. Pas tout à fait, hélas. On connaît Villeurbanne même si on n'est pas du coin.
Oui, on connaît Villeurbanne si on n'est pas du coin. Mais par contre, au niveau national, c'est souvent un point sur la carte, à côté de Lyon, quoi, si vous voulez. Alors, moi, je ne mentir, aucun négreur. Mais simplement, je crois que Villeurbanne a besoin de prendre toute sa place sur ce territoire. Et puis aussi, au niveau national, au regard des politiques publiques qu'elle développe. Mais on aura peut-être l'occasion d'en parler.
Oui, on va essayer de parler de tout. Alors, vous avez vu la ministre des Sports, il y a une semaine, je l'annonçais. Elle était donc dans la région, elle avait dit qu'elle rencontrerait notamment Tony Parker, mais les autres patrons des gros clubs comme l'OL. Et puis, petit matin, on apprend qu'elle est passée par chez vous. Qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
En fait, on a eu... Non, non, vous n'êtes pas du tout indiscret. Mais simplement, j'ai appris qu'elle venait notamment pour discuter avec Lasvel pour des questions de réouverture. Et il se trouve que l'Astrova est propriété de la ville. Et donc, je lui ai proposé que nous ayons aussi un échange en tant que propriétaire des lieux. Et puis surtout, il me tenait à cœur de pouvoir lui indiquer tout ce qu'on fait en matière de politique sportive sur notre ville. Villeurbanne est une ville qui s'est engagée très tôt sur ce qu'on appelle le sport engagé, sur la santé, sur l'émancipation, sur la lutte contre les inégalités.
Et puis, je voulais aussi voir avec elle quelles étaient les mesures qu'elle était en capacité d'annoncer. Alors aujourd'hui, il y a très peu de visibilité sur la possibilité de la réouverture des lieux. Mais par exemple, elle a introduit la possibilité que pour les clubs qui normalement pratiquent en lieu couvert, il puisse y avoir des accords pour les adhérents, pour qu'ils puissent pratiquer dans des clubs qui normalement pratiquent en extérieur, pour que celles et ceux qui ne peuvent pas aujourd'hui pratiquer leur sport puissent au moins pratiquer une partie, soit des exercices physiques, etc. Donc, il y avait quelques pistes assez intéressantes.
Et puis surtout, je l'ai trouvé extrêmement à l'écoute des acclaims à tendance politique, ce gouvernement, donc quand les choses sont positives et quand l'échange est constructif et de qualité, je le note aussi.
Je vais rebondir sur vos questions. Donc, c'est Roxana Maracine, à nous, je ne l'ai pas dit, la ministre des Sports. Parlons de votre tendance politique. Moi, j'ai annoncé toute la semaine un maire de gauche qui vient à Villeurbanne. Je vous vois très proche de Grégory Doucet, je trouve que vous l'entendez bien. Vous n'êtes pas forcément écologiste et pourtant, on sent une forme de connivence. Vous allez me dire si je me trompe, c'est l'impression que j'ai. L'histoire de Villeurbanne, c'est aussi le communisme. Comment on vous situe ?
Moi, je fais partie de ceux qui n'ont jamais caché leur étiquette. Je suis un maire de gauche, mais je suis même un maire socialiste, dont on dit parfois qu'il est amené à disparaître, qu'il n'existerait plus. Mais je crois qu'en fait, ce qui permet d'être dans une bonne relation avec le maire de Lyon, c'est que nous sommes chacun clairs sur nos identités politiques. Moi, je n'ai jamais dissimulé cette appartenance au Parti Socialiste. Je n'ai jamais non plus dissimulé mon souhait du rassemblement, mon souhait de l'union des forces de gauche dans un moment de crise climatique et sociale sans précédent. Vous le souhaitez pour les régionales, par exemple ?
Je le souhaite, bien sûr, pour les régionales.
Vous avez des tuyaux, vous rencontrez Najat Vallaud-Belkacem. Est-ce que vous pensez que ça va aboutir ? Parce qu'hier encore, Fabienne Grébert disait « c'est fort possible ». Est-ce que vous savez comment ça se terminera ? Et quelle tête de liste vous souhaiteriez, par exemple, pour les régionales ?
Oui, je ne vais pas dissimuler ici la proximité que je peux avoir avec Najat Vallaud-Belkacem. Nous nous sommes vus cette semaine. Il n'y a rien de confidentiel. Je n'y manquerai pas. Par ailleurs, il y a bien sûr un comité politique qui s'organise autour de l'hypothèse de cette campagne, sachant que pour le Parti Socialiste, la désignation se fera dans le courant du mois de mars. Arrêtez votre langue de bois. Non, non, mais on vote. Au Parti Socialiste, on vote. Ah non, mais j'ai été très clair et je le serai encore à votre antenne ce matin. Simplement, il y a un vote des militants et il faut respecter ce vote. A votre avis, ce sera une tête de liste ?
Moi, aujourd'hui, ce qui m'intéresse aujourd'hui, d'abord, ce n'est pas la tête de liste, c'est le projet. Le projet pour la région, le projet pour prendre la suite d'une hyper-présidentialisation et d'une hyper-communication de cette région au service d'un projet qui va plutôt aller vers l'excellence sociale sur la question de l'accès à l'emploi, des transports, du logement. Ça, c'est un élément extrêmement important et nous y travaillons avec l'ensemble des forces du Parti Socialiste aujourd'hui. Vous n'avez pas dit l'environnement dans votre petite liste, là.
Mais l'environnement en fait partie, mais quand je parle d'excellence sociale, je crois que c'est aussi notre force et c'est notre marque, mais on pourra en parler tout à l'heure sur ces questions de transition sociale et de transition écologique. Moi, je pense que les deux sont extrêmement liés dans ce que nous avons à faire. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, c'est que si on veut que ce programme se mette en place, si on veut sortir d'une ère de clientélisme, quand même... Vous parliez de Laurent Wauquiez depuis tout à l'heure, oui.
Oui, mais ça va mieux sans le citer, en fait, parfois, puisqu'il y a déjà suffisamment de personnes et d'institutions qui le citent à longueur de journée. Donc, aujourd'hui, c'est ça qui nous intéresse. Pour y arriver, il faut un rassemblement. Je le souhaite et ce n'est pas d'aujourd'hui que je le souhaite. J'ai fait toute ma campagne des municipales là-dessus. J'ai accompagné la campagne des sénatoriales sur ce sujet et nous avons fait une alliance et nous avons gagné un siège de plus pour les sénatoriales. Donc, quand on s'assemble et quand on se rassemble, eh bien, on obtient des résultats qui sont positifs.
On a noté, avec beaucoup de satisfaction, la porte entre-ouverte d'Europe Écologie-Les Verts par le vote de ces militants cette semaine qui indiquent qu'ils ne sont pas opposés à un rassemblement avec l'ensemble des forces de gauche. Le timing qui nous est donné, un mois, me semble un peu long. Donc, Jean-François Debas, le maire de Bourg-Cambresse, qui fait partie des acteurs forts de cette proposition de rassemblement, a indiqué que c'était plutôt dix jours. Donc là, on engage les discussions. Moi, j'espère du fond du cœur qu'elles aboutiront.
Ce que je sais aujourd'hui, pour répondre précisément à votre question, c'est qu'effectivement, dans celles et ceux qui pourraient se présenter pour être tête de liste, Najat fait partie des candidats. Pour ma part, je souhaite qu'elle obtienne le Parti Socialiste pour être notre tête de liste, mais mon vote ne va pas engager celui des autres. Simplement, je le dis avec une forme de transparence. Mais ce que je sais aussi, c'est que si c'était elle, elle a également ouvert la porte du fait qu'elle ne fasse pas de la tête de liste un oucaze.
Ce n'est pas ce que font aujourd'hui Europe Écologie Les Verts, puisque j'ai vu Fabienne Gobert sur BFMTV qui nous indique que la seule condition pour qu'on se rassemble, c'est qu'on soit derrière les verts. Moi, je trouve que ce n'est jamais véritablement la bonne manière de proposer de se rassembler que de poser des oucazes aussi importants, quand finalement, ce qui intéresse les gens, c'est plutôt le programme. Et c'est surtout le fait qu'on se rassemble.
Tous les sondages indiquent que, je vais employer des grands mots, mais le peuple de gauche, le peuple de gauche écologique et social a envie qu'on aille ensemble gagner des combats politiques pour éviter de se retrouver, notamment en vue des présidentielles, dans une alternative qui ne nous satisfait pas entre Macron et Le Pen.
Ok, on a fait un peu de politique politicienne, on a parlé des régionales, on va laisser tout ça de côté. Dans un instant, on parlera de Villeurbanne avec le maire qui est en direct avec nous, vous l'avez compris. Et on commencera, parce qu'on a reçu pas mal de messages depuis qu'on annonce que vous venez. Alors, j'ai retenu un thème qui tient à cœur à vos habitants, puis après, on abordera tout ce qu'il y a, j'espère, beaucoup de choses. On parlera des étudiants, de la vaccination, on parlera de tous vos combats pour la culture, enfin, si on peut appeler ça combat, en tout cas, vous menez beaucoup, beaucoup de dossiers.
Et puis, j'aimerais bien aussi parler avec vos logements, parce que c'est votre truc. Sécurité, ça, c'est, à mon avis, incontournable. Je vous dirai pourquoi je pense que c'est incontournable, mais je pense pas que vous me contredirez. Et puis, on essaiera de mieux vous connaître, ça fait beaucoup de choses. On revient dans un instant, on est en direct sur Lyon 1ère. A tout de suite, monsieur le maire. A tout de suite. A tout de suite. Lyon 1ère, l'invité du samedi. L'invité ce samedi, c'est le maire de Villers-Bannes qui n'avait que le voir en ce moment, même si vous allez sur la page Facebook de Lyon 1ère, Cédric Van Stivendel, avec lequel on a abordé pas mal la politique.
On va maintenant, monsieur le maire, si vous êtes d'accord, la tracasserie, mais j'imagine que c'est le quotidien de tous les maires, c'est quand il y a évidemment des projets, des changements. Et là, c'est le prolongement du T6 qui inquiète un collectif. J'imagine que je vous apprends rien. Mais comme ils nous ont beaucoup, beaucoup écrit pour nous dire « Dites aux maires qu'on n'est pas d'accord, nous pourvoir venir un tram dans notre rue, là où on habite. » Qu'est-ce que vous leur dites ? Comment ça va se passer, ces choses ? Est-ce que ce sera brutal ? Est-ce qu'il y aura une concertation ? Comment ça marche ?
Pour le T6, c'est un projet qui est extrêmement important pour les villes urbanaies puisque c'est un projet qui va relier les hôpitaux nord jusqu'à la Doie. Et effectivement, aujourd'hui, on ouvre la concertation le 15 mars pour deux tracés. Un tracé qui passerait par, je pense que ce dont vous parlez, ce sont les habitants de la rue des Bienvenus, qui est un tracé qui, effectivement, irait jusqu'au Gratte-Ciel et puis ensuite se dirigerait par la Doie en passant par la rue des Bienvenus. Il y a un autre tracé qui, lui, irait jusqu'à Gratte-Ciel et ensuite passerait par l'avenue Henri-Barbus prolongée dans le nouveau projet des Gratte-Ciel et pour ensuite rejoindre la Doie.
Donc, cette concertation, les partenaires politiques qui ont été une liste d'union au deuxième tour, l'avaient annoncée et avaient dit qu'ils la feraient dès leur élection. Donc, nous, nous tenons nos engagements. Donc, cette concertation est lancée et ensuite, elle ira vers un choix de ligne. Moi, pour ma part, je n'ai jamais caché que mon trajet préférentiel était un trajet des centralités historiques et de celles à venir et donc plutôt le trajet qui passerait par l'avenue Henri-Barbus prolongée pour ensuite aller vers la Doie. Et donc, ce n'est pas le trajet de la rue des Bienvenus, ce n'est pas mon trajet préféré.
Mais je ne décide pas seul et ce n'est pas la manière dont nous avons proposé aux habitantes et aux habitants de travailler. Donc, ce que je dis à ce collectif, c'est que la concertation aujourd'hui est lancée et que nous devons trouver un tracé qui convienne. On va présenter aux habitantes et aux habitants les avantages et inconvénients de ces tracés et notamment sur le tracé concerné. Il y a beaucoup d'inconvénients techniques qui, y compris, pourraient retarder d'une manière importante la mise en œuvre de ce tracé. Donc, c'est tout cela que nous allons présenter à la population pour arriver à trouver une décision qui soit satisfaisante.
Mais moi, je me réjouis pour autant que notre ville bénéficie à la fois de ce tracé mais aussi du tracé T9 qui va relier la soie jusqu'à Charpenne. En tout cas, c'est ce que je trouve que ça soit jusqu'à Charpenne et qui va notamment désenclaver le quartier de Saint-Jean qui est un quartier aujourd'hui qui attend beaucoup de la puissance publique. Et donc, Villeurbanne, aujourd'hui, en matière de transport en commun, a plutôt des arbitrages de Saint-Exupéry jusqu'à la Part-Dieu avec un bus à haute fréquence.
Alors, ça sent la concertation, la consultation, très bien. Le message, quand même, il était à chaque fois avec un petit ajout. On m'a dit vous avez la chance de rencontrer le maire de Villeurbanne. Nous, on n'arrive pas à la voir.
Mais sur ce sujet-là, ça me semble normal que je ne réponde pas à cette sollicitation dans la mesure où la concertation n'était pas lancée. La manière dont nous allions engager la concertation n'a été validée qu'il y a une dizaine de jours. Donc, c'est logique. Et par contre, personne ne peut dire aujourd'hui que nos services ne répondent pas, que nos équipes ne se mobilisent pas. Ils ont également aussi pu rencontrer la vice-présidente en charge de l'urbanisme. Je rappelle que la question du transport, c'est une compétence métropolitaine. Et donc, moi, si je me mettais maintenant trop vite dans le dossier, on pourrait indiquer que je suis de partie pris. Et donc, c'est plutôt cela.
Sur d'autres sujets, je crois qu'il y a beaucoup de collectifs d'habitants qui disent que ce n'est pas très compliqué de rencontrer le maire de Villeurbanne.
C'est dit. L'actualité, c'est aussi évidemment la Covid. Alors, on a appris qu'on était sous surveillance dans le Rhône et peut-être même en confinement à partir du week-end prochain de nouveau. Vous, vous vous êtes exprimé plusieurs fois sur l'aspect vaccination. Vous n'êtes pas compte de maire sur les quantités, l'acheminement des vaccins. Aujourd'hui, est-ce que vous avez pu dire ça par exemple au ministre de la Santé ? Qu'est-ce que vous espérez de mieux dans la gestion de la Covid ? Et est-ce que vous regrettez, comment dirais-je, est-ce que vous avez peur d'un prochain confinement, tout simplement ?
Redoutez. Sur ce sujet, depuis le début, j'essaie d'être quand même dans une posture la plus humble possible parce que personne n'a envie de gérer cette crise. C'est d'une complexité sans nom avec des éléments qui sont extrêmement difficiles à prévoir. Si je me suis fâché sur la question des vaccins, c'est qu'en fait, un travail avait été engagé au début du mois de janvier. Villeurbanne avait fait des propositions pour ouvrir un second centre de vaccination puisqu'il y en a un qui est déjà ouvert, mais avec six boxes et avec une capacité de vaccination qui est finalement assez faible.
Nous, la ville avait organisé un lieu de vaccination avec douze boxes, c'est une capacité importante et que trois jours avant, on m'annonce qu'on n'aurait pas les doses alors que nous, on avait mobilisé nos équipes comme on le fait depuis le début de cette crise. Je crois qu'on voit assez peu finalement, le grand public ne voit pas l'engagement des fonctionnaires dans nos collectivités pour cette crise parce qu'entre les protocoles sanitaires dans les écoles, dans les EHPAD, dans les équipements sportifs, etc. Ça coûte cher, on le dit à chaque fois.
Ça coûte cher, 7 millions d'euros en 2020 pour la ville de Villeurbanne, mais surtout, ça demande beaucoup d'énergie et moi, je crois que si on veut continuer à voir le service public se mobiliser, il faut aussi un peu le respecter, il y avait cela. Et puis le deuxième élément, c'est qu'on avait suscité de l'espoir dans la population en disant on va ouvrir et d'un seul coup, vous dites que finalement, il n'y a pas les doses. Donc ça crée beaucoup de confusion et je crois qu'on n'a pas besoin de confusion. Donc ce que j'ai simplement demandé au ministre de la Santé, c'est de la transparence sur l'acheminement de ces vaccins. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on en manque.
Je voyais les chiffres au niveau européen. 59 millions de doses pour européens et pour l'instant, on en a utilisé 29 millions. Donc il y a quand même un souci dans la chaîne de diffusion de ce vaccin. Et c'est vrai que le dernier élément qui m'alerte, c'est qu'on risque de demander de nouveau des efforts aux habitants, notamment de notre territoire, puisqu'il fait partie des 20 départements, territoires qui ont été ciblés comme étant en veille, avec la possibilité de l'annonce d'un nouveau confinement pour les week-ends notamment. Et que c'est sûr qu'il y a une forme d'incompréhension dans la population en disant on nous demande de faire des efforts mais les vaccins ne sont toujours pas là.
Voilà. La bonne nouvelle quand même aujourd'hui, c'est que le préfet et l'ARS nous ont indiqué que notre centre de vaccination, le deuxième, devrait ouvrir le 9 mars avec des premières doses qui arriveraient dès ce moment-là et on serait à pleine puissance, on l'espère, début avril. Voilà. Donc ça, c'est plutôt des perspectives, moi qui n'ont pas me rassure, mais en tout cas, nous indiquent qu'il y a un chemin vers une vaccination un peu plus importante. Parce que je rappelle que c'est 20 000 personnes à Villeurbanne de plus de 65 ans, 10 000 de plus de 75 et 10 000 entre 65 et 75 et donc ça prend du temps à hauteur de 600 doses par semaine.
Est-ce que, j'ai entendu, on entend beaucoup les socialistes dire que le calcul politique est mauvais d'avoir repoussé le confinement qu'il aurait mis, encore hier, j'ai vu qu'en bas des listes dire ça, qu'il aurait mieux fallu confiner quelque chose de plus sûr et comme vous dites d'avoir les vaccins après. Est-ce que vous trouvez que c'est un bon pari ou pas de repousser les choses, de faire des confinements de week-end ? Est-ce que ça vous convient ou vous auriez préféré autre chose ? En sachant toutes les conséquences économiques après, notamment pour les commerces ?
Pendant l'été, on nous a fait croire qu'il y aurait un dialogue de co-consanitaire avec les collectivités. Ce n'est pas le cas. Donc du coup, moi je considère que je n'ai pas à m'exprimer sur les choix du président. Simplement, ce qui me gêne aujourd'hui sur cet aspect-là, c'est le côté pari. C'est-à-dire qu'on se dise qu'on a fait un pari politique en se disant qu'on ne confinait pas alors que les acteurs de la santé indiquaient qu'il fallait le faire. Je ne sais pas si on peut jouer avec cette crise sanitaire.
Alors encore une fois, je reste très prudent sur ce qui a été évoqué mais par contre, je n'ai pas pris la parole sur ce sujet-là parce que je considère maintenant que c'est de la responsabilité de l'État que d'avoir pris cette décision et que derrière, il revient en collectivité d'appliquer ce qu'on va nous demander de faire. Effectivement, je pense que le moment va être difficile quand on va dire qu'on n'a pas confiné quand la France s'y attendait et qu'on va reconfiner maintenant peut-être le week-end quand les gens passent déjà la semaine au boulot. Donc ça va être des tunnels qui vont être assez difficiles à gérer.
On le sait avec un impact sur la santé mentale qui est extrêmement difficile. Pour autant, on mettra en place ce que le gouvernement nous demande de mettre en place.
On va passer au chapitre sécurité parce que c'est toujours un gros morceau pour beaucoup de communes. Je vais vous donner un exemple. J'ai pris le journal d'hier et d'aujourd'hui quand on va à la page Villeurbanne. Le journal, c'est le progrès. C'est pas grave, on peut le citer, il n'y a pas de problème. Charpaine en colère. À côté, c'est opération de police autant qu'un. La veille, je crois, c'était de nouveau dispositif de sécurité devant une école.
Hier, j'ai eu un représentant du Rassemblement National à l'antenne qui me parlait de la Guillotière et qui disait dans son communiqué qu'il faut plus de policiers parce que, que ce soit à Villeurbanne ou à Guillotière, il y a toujours des faits divers, des trafics, etc. J'avais du mal à lui dire. Il me disait que c'est tout le temps à la une de l'actualité. J'avais du mal à lui dire que ce n'est pas vrai. Il y a un vrai souci. Vous-même, vous faites face à des trafics. Vous avez promis, je crois, l'ouverture d'un nouveau commissariat, par exemple. Alors, est-ce que ces promesses vont être tenues ?
Je sais aussi que vous avez, je vais aller jusqu'au bout de ma question, comment dirais-je, rencontrer le procureur qui vous a proposé un protocole particulier. Vous nous expliquez ce qui va se passer en termes de sécurité, par exemple, pour arranger le problème de Charpenne où on nous dit que le quartier se dégrade de jour en jour et qu'on n'est pas en sécurité dans ce coin-là.
Je ne vais pas vous dire ce qui va se passer. Ce que vous allez faire. Je vais vous dire ce qu'on a fait déjà puisque, d'abord, pendant notre campagne, ça a été un des sujets prioritaires. Bien sûr, avec l'écologique, social et démocratique, mais la sécurité était au cœur de notre programme parce qu'on a entendu les villes urbanaises et les villes urbanais pendant la campagne qui nous ont dit dès le lendemain de mon élection avec notamment Yann Kronbeck qui est adjoint en charge de la sécurité. Nous nous sommes mis au travail.
Il se trouve que, par ailleurs, le préfet a plutôt eu l'intelligence de nous proposer de travailler ensemble et que nous nous réunissons tous les deux mois entre la ville de Villarbanne et le préfet de région avec le procureur et avec la commissaire et le directeur de la sécurité publique pour mettre en place une stratégie en matière de sécurité. Quelle est cette stratégie ? Cette stratégie, elle a été de cibler en priorité les points de deal. Et si vous voyez dans la presse régulièrement des interventions de la police, moi, je m'en satisfais. Ça veut dire qu'aujourd'hui, effectivement, on intervient sur ces points de deal. C'est plus des gens qui râlent que des... Il y a les deux.
Vous avez cité Charpenne en colère que je connais très bien. Il y a aussi Tonquin en colère. Je connais aussi Tonquin paisible. Il y a beaucoup de collectifs qui se mobilisent. Et c'est normal. Et c'est tant mieux. Et je leur ai dit à ces collectifs que nous avons rencontrés et que Yann Combeck a rencontrés très régulièrement qu'on avait besoin d'eux pour traiter cette question. Mais on a besoin d'eux, mais il faut aussi qu'on fasse notre boulot. Qu'est-ce qu'on avait annoncé ? On avait annoncé qu'on renforçait les équipes de police municipale. 37 personnes étaient embauchées à la police municipale lors de mon arrivée. Avec 52 postes ouverts.
Vous savez, c'est le système qui permet de recruter. On a eu 5 départs pendant l'été. Ce n'était pas facile. Et ce n'est pas facile de trouver des policiers municipaux pour tous les maires en cette difficulté. Ça, on le sait. Début avril, nous serons revenus à 41 postes pourvus malgré les départs. On a augmenté le régime d'indemnité et on a accéléré le rythme de recrutement. On a un jury de recrutement par semaine pour arriver aux 52 que nous souhaitons recruter avant la fin de l'année 2021 et ensuite engager notre augmentation jusqu'à 75. Ce n'est pas un commissariat que nous allons créer.
C'est une antenne de police municipale parce qu'on n'a pas le droit d'avoir des commissariats de police municipale et on commence par une antenne mobile c'est-à-dire un véhicule qui va pouvoir s'implanter dans différents quartiers qui pourra recevoir du public si c'est nécessaire mais qui pourra surtout être entre guillemets le point de base pour de l'îlotage pour notre police municipale. Pour le procureur, ce n'est pas une proposition.
Nous avons voté un protocole au conseil municipal du 22 février qui permet de convoquer dans un délai très court les contrevenants à des infractions de catégorie 4 ou 5 qui sont des choses de l'ordre dégradation des biens sur la voie publique nuisance sonore, etc. pour qu'il y ait une réponse immédiate de la justice puisque ça se fera en présence d'un délégué du procureur et d'un représentant de l'Amérique. Ça pourra donner lieu à des mesures de réparation. Ça, c'est la partie on va dire plutôt répressif avec des interventions importantes. Plusieurs dizaines de kilos de drogue ont été saisies sur les six derniers mois.
On a beaucoup d'interventions sur le quartier du Tonquin notamment qui a été ciblé mais aussi sur le quartier des Buères. Alors, du coup, les choses se tendent un peu y compris, je rencontrais cette semaine tous les professionnels du secteur des Buères qui soient associatifs, etc. et qui me disent que ce n'est pas facile cette pression qu'on met sur le quartier en matière de surveillance et d'interpellation sur le trafic de drogue. Ça génère du coup de la tension. Mais je crois qu'à un moment, il faut aussi donner à voir que ce n'est plus possible et c'est la première phase. Mais en parallèle, on travaille sur un dispositif de prévention et de médiation.
Nous avons obtenu un premier renfort d'éducation de prévention de la métropole avec deux éducateurs de prévention supplémentaires. Il y en a neuf aujourd'hui. Neuf éducateurs de prévention pour une ville de 150 000 habitants. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Nous, on veut en avoir 18. Donc, deux en 2021. C'est un bon début pour qu'on arrive au 18 en 2026. Et puis, la deuxième chose, c'est qu'on avait expérimenté un dispositif de médiation avec des médiateurs professionnels sur le quartier de Monod, avec les associations et les bailleurs. Ça a très bien marché et le préfet accepte de nous accompagner dans le fait qu'on crée trois autres dispositifs de médiation.
Il nous reste à concerter pour savoir quels seront les quartiers concernés. Donc, vous le voyez là-dessus, nous sommes au travail. Simplement, et vous me permettrez de finir là-dessus, moi, je considère que depuis six mois, j'ai fait ma part du job. J'ai écrit au ministre de la Sécurité, M. Darmanin, en octobre. Je n'ai toujours pas de réponse. J'étais en visite avec le préfet de région au Tonquin la veille de son déplacement à Lyon, à Vaud-en-Velin, pour annoncer la création de deux quartiers de reconquête républicaine. Vous en auriez voulu un ? Bien sûr, je le demande depuis mon élection. Je n'ai pas de réponse. Il a promis qu'il reviendrait. Je le réinterpelle sur votre entel.
Il s'intéresse beaucoup à Lyon. Il aime s'intéresser aux cantines.
Oui, je ne sais pas. Mais donc, effectivement, plutôt que de savoir si on fait des steaks de viande ou de soja sur la ville de Lyon, je crois qu'il ferait mieux de m'apporter une réponse au courrier puisque je ne suis pas dans l'interpellation en disant que c'est à l'État de faire son boulot. Nous, nous avons fait nôtre. Je ne vous ai pas parlé de vidéosurveillance et de vidéosprotection. On a expérimenté la vidéoverbalisation pendant cet été avec presque 3000 vidéoverbalisations. Enfin bref, nous sommes au travail. Moi, j'attends maintenant que l'État remplisse sa part du travail. Pas l'État local puisque le préfet est parfaitement mobilisé.
La police nationale ville urbanaise est parfaitement mobilisée. Mais j'attends une réponse sur les questions que j'ai posées au ministre de l'Intérieur.
Le temps passe à une vitesse folle. On va faire la deuxième pause et ensuite, j'aimerais bien qu'on aborde à peu près les 25 sujets qui rèvent.
C'est impossible.
Mais on va quand même essayer de parler un peu des étudiants si vous voulez bien. Et puis, je vous avais promis de parler de culture parce que vous êtes vice-président à la culture au Grand Lyon. Il y a beaucoup de choses. J'aurais voulu parler d'emploi avec vous puis vous connaître un peu mieux. On fera tout ça en un quart d'heure si vous acceptez de faire des réponses un tout petit peu plus courtes. On se retrouve dans un tout petit instant juste après cette nouvelle pause. A tout de suite. Lyon 1ère, l'invité du samedi.
Et l'invité de ce samedi, c'est Cédric Van Steven Dahl qui est le maire de Villeurbanne, maire socialiste, vice-président de l'agglomération c'est-à-dire du Grand Lyon à la culture. On fait la culture tout de suite comme ça, on n'aura pas oublié parce que je n'aime pas quand on oublie la culture. C'est un sujet qu'on met toujours un petit peu de biais les journalistes et ce n'est pas bien. Alors, il y a beaucoup de choses à dire. D'abord, vous avez rencontré madame la ministre Roselyne Bachelot qui était de passage ou pas ? Elle était là à Lyon il y a un tiers ?
Non, elle a réservé sa visite aux acteurs du livre plutôt y compris pour des questions de conditions sanitaires à la ville Agilet qu'elle est allée visiter.
Vous voulez être capitale de la culture, capitale française et elle ne vous rencontre pas ? Je suis très surpris.
Oui, mais ça c'est normal puisqu'on est en phase de jury donc sinon ça donnerait à voir qu'elle privilégie une ville ou plutôt une autre donc moi je comprends tout à fait sa réserve républicaine. À quoi ça sert d'être capitale de la culture à part je crois
qu'il y a un financement qui arrive à ce moment-là c'est ça qui vous aide à faire les actions que vous envisagez de faire mais à quoi ça sert sinon ?
Oui, c'est un million quand même ce n'est pas neutre tout à fait pour les acteurs ça sert en fait à mettre en dynamique l'ensemble des acteurs nous avions un programme culturel assez important à Villeurbanne notamment sur la question de l'accès à la culture des jeunes avec ce qu'on appelle le parcours artistique éducatif et culturel et pour nous on y a vu une opportunité en fait de mettre en mouvement l'ensemble des acteurs et puis je dois vous dire que dans la situation de crise dans laquelle ils vivent ils ont plutôt pris cette volonté de notre part comme un très bon signal et ça a mis tout le monde en mouvement non pas qu'ils n'étaient pas en mouvement mais ça a permis de se concentrer sur un objectif on est très content d'avoir passé la première phase puisqu'on était 29 maintenant on est 9 et donc il ne nous reste plus que 8 places à gagner pour obtenir cela par contre que l'on gagne ou qu'on ne le gagne pas on fera une très grosse programmation en 2022 sur la jeunesse et l'idée c'est place aux jeunes dans la programmation culturelle pour 2022 et pour les années à venir
Alors vous connaissez bien le monde du logement ça a été à un moment donné votre parcours et puis j'ai vu que vous vous intéressiez c'est un peu obligé Villeurbanne beaucoup aux étudiants à peut-être faire le lien que vous regagnez un peu de temps ces jeunes qui ont du mal à payer leur loyer cette difficulté à trouver des logements et puis d'une manière générale je vous englobe les deux désolé mais la situation de la précarité des étudiants quelles sont vos réponses quel est votre sentiment sur cette situation comment on peut faire à Villeurbanne pour les aider par exemple parce qu'ils nous écoutent
Je vais me plier à votre consigne de briller Je n'ai pas le choix Le problème aujourd'hui à Villeurbanne c'est le coût des logements Pourquoi je me suis prononcé en faveur de l'encadrement des logements ?
Ce n'est pas pour spoiler les propriétaires c'est pour permettre notamment aux étudiants et aux jeunes de se loger puisque aujourd'hui le diable étant dans les détails il n'y a pas effectivement une augmentation massive du prix du logement en coût moyen mais par contre pour les petites surfaces on est à plus de 20 euros du mètre carré à Villeurbanne et 20 euros du mètre carré pour un étudiant ou pour un apprenti on n'arrive pas à se loger donc c'est pour ça moi que je veux l'encadrement des loyers ce n'est pas sur l'ensemble des logements c'est sur des logements qui aujourd'hui sont déraisonnables en matière de coût donc ça c'est la question du prix pour la question des étudiants aujourd'hui c'est vrai qu'ils sont confrontés à une situation extrêmement difficile mais qui n'est pas nouvelle on parle au fait comme si on découvrait la précarité alimentaire Justement j'allais vous dire
Vauquiez le vice-président du Grand Lyon je trouve que les plans et les aides sont venus là ça y est vous au Grand Lyon Villeurbanne aussi Laurent Vauquiez que vous ne voulez pas citer à sortir son plan récemment on commence à se réveiller mais je n'ai pas compris pourquoi dès le départ on ne s'est pas dit on va faire attention à notre jeunesse qui va porter le pays pendant qu'on est mal pourquoi ça vient si tard ?
Écoutez pour Villeurbanne en tout cas je suis désolé ça ne vient pas tard on a pointé la question des risques de santé mentale notamment dès le mois de septembre on a multiplié par deux notre dispositif point accueil écoute jeune pour permettre d'augmenter notre capacité à recevoir on a mis en place un dispositif de soutien psychologique on s'est mis en lien immédiatement avec le service de santé de l'université Lyon qui est un des meilleurs services de santé en France c'est reconnu par tout le monde donc sur Villeurbanne on a été au travail très rapidement sur les autres je voudrais se poser la question moi je trouve que le Grand Lyon a réagi on avait lancé un temps aussi de concertation
c'est pas ce que l'opposition dit
oui mais dans lequel justement il y a eu là un jeu moi qui ne me semble pas tout à fait à la hauteur des enjeux où chacun a campé sur des postures qui ne me semblent pas très intéressantes ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est que le président de la métropole a fait un certain nombre de propositions qui vont dans le bon sens qui ont été saluées par les associations étudiants on va juste le dire
il y aura la création parce que les jeunes qui nous écoutent ça va les intéresser d'emplois saisonniers d'emplois des stages d'emplois saisonniers
tarification nouvelle pour les étudiants sur le citral accompagnement psychologique il y a tout un volet d'aide que je vous invite à retrouver sur les réseaux sociaux ils sont présentés et Gaëlys qui aujourd'hui se fait le relais de ça peut aussi expliquer aux étudiants ce qui est en place
alors juste sur les logements j'y reviens la semaine dernière je recevais la maire de Vénitieux qui réclame l'empêchement l'interdiction des expulsions locatives durant toute l'année exceptionnellement est-ce que vous qui êtes de gauche vous êtes d'accord
avec elle là-dessus ?
moi je considère aujourd'hui que sur la ville que je dirige le dispositif de prévention des expulsions est suffisamment en place avec l'ensemble des acteurs et donc non parce que je crois que ce sont des mesures sur lesquelles d'abord le maire n'a pas tout à fait la main en matière juridique et que je n'aime pas trop signer des engagements sur lesquels je n'ai pas la totalité de la responsabilité vous voyez par exemple sur la 5G aujourd'hui j'ai pris ce aujourd'hui ne peut pas se mettre en place parce que le droit n'est pas suffisamment fort et donc je suis très prudent sur ce type de position qui amène finalement à donner l'impression d'une impuissance de la collectivité donc bien sûr je ne suis pas favorable aux expulsions mais le fait de rentrer par une interdiction depuis la ville moi ne me correspond pas tout à fait maintenant si le préfet prenait cette décision on pourrait tout à fait s'y associer dans le travail que ça peut permettre
je repense à ce que vous disiez sur la gestion de la Covid tout à l'heure on est un pays qui n'est pas encore suffisamment vous êtes un jeune maire finalement pas suffisamment décentralisé et les maires sont souvent bloquées par des décisions comme ça qui restent bloquées au niveau national vous aimeriez une progression et plus de pouvoir au niveau local ?
moi c'est mon premier mandat vous le soulignez parce que je pense que vous ne parliez pas de mon âge on peut dire votre âge je commence à vieillir oui 47 ans c'est pas secret c'est plus jeune que moi d'accord alors je suis jeune ça dépend d'où on se place mais bon dans ces cas-là on trouve que les autres sont jeunes oui je pense que ce pays n'a pas fait sa transformation en matière de décentralisation et oui je suis favorable à ce que les collectivités locales aient un pouvoir d'expérimentation et législatif oui je suis favorable à ce qu'on soit dans la coproduction et c'est vrai que ce pays entre les propos sur la décentralisation et la réalité a un peu de mal et je l'ai dit sur la crise Covid effectivement au départ je crois que le prix de bonne volonté en voulant coproduire avec nous et puis à un moment on s'est rendu compte que tout ce qu'on faisait ensemble finalement les décisions soit retoquées soit même n'étaient pas intégrées dans les réflexions et que le préfet découvrait une heure ou deux heures avant nous ce qui allait être annoncé donc on s'est dit qu'il n'y avait pas besoin de passer trop d'énergie là-dessus et qu'il fallait plutôt qu'on se concentre à gérer nos villes à déployer les dispositifs qui nous étaient demandés ce qu'on a fait avec le centre de dépistage dès le mois de septembre on avait proposé en mars en mars l'équipe précédente avait proposé un centre de dépistage qui n'avait pas été retenu dans la stratégie sanitaire en septembre ça l'a été tant mieux du coup on était prêt on est allé un peu plus vite voilà mais donc je crois qu'à un moment il faut reconnaître qu'il y a des choses qui fonctionnent pas complètement il faut se mettre au travail sur sa ville mais par contre je ne désespère pas que notre pays évolue sur cette question de la place donnée aux collectivités dans les décisions et dans la coproduction
d'un certain nombre politiques alors quand on vous annonçait cette semaine je disais dans la bande annonce il a plein de combats en même temps et alors il y a un truc qui vous tient apparemment très à cœur c'est les circuits courts vous faites beaucoup de démarches pour dire acheter local alors l'acheter local c'est bien d'après ce que je sais parce que j'ai un petit peu enquêté et travaillé là-dessus récemment ça ne garantit pas la qualité et parfois même ça consomme plus au niveau environnemental qu'on croit qu'est-ce que vous vous y trouvez comme avantage ?
Moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est au-delà de simplement les circuits courts c'est quelle est la stratégie en matière de développement économique sur notre territoire nous avons beaucoup d'entreprises soit de production soit de services et on souhaite mettre au cœur de notre stratégie un certain nombre d'axes celui des circuits courts notamment liés à la logistique urbaine et au fait qu'on n'ait pas à déplacer des produits d'un bout à l'autre de la planète ou d'un bout à l'autre de la France ça ça m'intéresse notamment sur les questions d'alimentation par exemple vous avez raison le cours en soi ce n'est pas un gaz de bonne qualité ou quoi que ce soit donc on a aussi besoin de mettre à côté de cela des labels soit sur quand c'est de la nourriture sur l'aspect biologique soit sur d'autres aspects qualitatifs mais je crois que c'est un peu réducteur de dire que la stratégie de la ville de Bellermann en matière de développement économique ce serait les circuits courts aujourd'hui on a dit qu'on avait plusieurs filières économiques qui nous semblaient importantes celle par exemple du réemploi puisque aujourd'hui dans tous les grands projets urbains de construction ou autre on a un enjeu majeur pour faire diminuer les bilans carbone à réemployer un certain nombre de matériaux on vient de faire une démolition là sur les buères l'ensemble des parquets qui étaient dans les immeubles viennent d'être réinstallés dans un autre projet immobilier neuf c'est ça le réemploi c'est très simple en fait c'est juste de se dire on ne rejette pas ce qu'on pourrait utiliser et ça il faut qu'on le massifie donc ça c'est un aspect c'est écologique au passage bien sûr c'est pour ça que je parlais de bilans carbone le deuxième mais vous savez moi je ne dis pas écologie à chaque fois mais sincèrement on peut regarder notre programme on est parfaitement dans ce qu'on a dit une transition écologique sociale et démocratique nos actions elles convergent parce qu'au-delà du réemploi derrière on se met aussi de l'insertion professionnelle et c'est pour ça aussi qu'on a cette forme de proximité avec Grégory Doucet que vous évoquiez tout à l'heure je crois qu'on est assez proche là-dessus donc réemploi deuxième filière autour des mobilités et notamment du vélo on a un cluster de vélos alors cluster aujourd'hui ça fait peur mais c'était quand même le mot avant il faut qu'on continue à l'employer mais qui s'appelle Adbike qui a réuni l'ensemble des acteurs de la filière vélo sur les énergies sur la livraison et donc ça on souhaite le développer ils cherchent aujourd'hui 4000 m² à Villeurban on essaye de leur permettre de s'implanter et puis la troisième filière qui est moins visible pour les Villeurbanais c'est celle du jeu vidéo puisque Villeurban est un des hotspots entre guillemets en matière de jeux vidéo sur notre région aujourd'hui ils cherchent plus de 1000 personnes à recruter donc on s'est mis en lien avec cette filière et Paul Pixel et tout ça et exactement Paul Pixel et on souhaite créer un certain nombre de synergies par exemple autour de ces trois éléments mais sur les circuits courts j'y reviens c'était aussi une volonté de venir soutenir les commerçants dans un moment de crise où on a fait des grosses campagnes pour acheter j'achète dans mon quartier pour soutenir aussi les commerces locaux et c'était important et ce n'est pas la seule mesure bien sûr que la Ville a mis en place avec des exonérations de loyers des permanences pour les aider à se repérer dans les aides donc moi ma préoccupation c'est plutôt le développement économique dans son ensemble sur la Ville parce que je souhaite que les entreprises qui soient là viennent je souhaite que de nouvelles entreprises s'installent parce qu'on a besoin d'elles pour aussi construire la ville de demain tout simplement
alors comme vous jouez le jeu du rythme que vous avez accéléré je vais pouvoir revenir sur un ou deux sujets comme la culture je trouve qu'on n'a pas pu en dire assez on va parler un petit peu de la cité internationale du styr dans un instant juste un mot d'abord sur les acteurs culturels qui nous écoutent parce que là ils doivent m'en vouloir j'en ai pas parlé du tout qu'est-ce que vous dites à ces gens qui souffrent vous avez le TNP qui est connu alors là pour le coup un peu partout au moins en France voire au-delà tous ces gens qui souffrent comment vous les aidez vous de votre côté qu'est-ce qu'on peut faire pour eux qui attendent que tout ça rouvre
je vais parler en tant que VP à la culture parce que pour l'enviteurban on en a déjà parlé en tant que VP à la culture on s'est déjà mobilisé sur l'aide aux acteurs culturels avec deux directions un en augmentant la commande publique via l'augmentation des budgets de ce qu'on appelle les parcours artistiques éducatifs et culturels c'est les moyens affectés au collège pour qu'ils passent des commandes à des acteurs artistiques pour qu'ils puissent venir monter des projets des résidences etc on a augmenté de 400 000 euros le budget et deuxième budget qu'on a augmenté c'est celui de l'aide à la structuration des acteurs culturels des filières alors ça semble très techno comme ça mais en gros c'est d'aider les acteurs culturels qui aujourd'hui sont bien positionnés sur l'agglomération pour accompagner les acteurs culturels dans la recherche des aides que le gouvernement met en place au niveau européen pour éviter que la filière finalement tombe complètement et soit dans situation de crise qu'on mettrait 10 à 15 ans à remonter après j'ai aussi conscience de la modestie finalement de la capacité de la métropole à intervenir ce ne sont pas aujourd'hui des gros budgets je travaille à ce que ça puisse évoluer au niveau de la métropole mais je crois que les acteurs savent que la métropole est à leur côté dans cette direction et que nous travaillons pour le mandat à venir sur une évolution des aides qu'on va apporter à la fois pour faire en sorte qu'elle soit plus compréhensible dans les critères de répartition et nos deux objectifs majeurs c'est lutte contre les inégalités d'accès à la culture de territoire ou de conditions sociales ou de revenus et le deuxième axe c'est la question de la structuration de filières culturelles pour faire en sorte qu'elles soient plus résistantes à l'avenir et puis peut-être d'aider aussi celles qui sont plutôt émergentes je pense notamment aux arts numériques à se structurer sur notre territoire puisqu'on peut considérer que les autres secteurs culturels sont plutôt à un très bon niveau aujourd'hui de maturation donc on est au travail avec eux je le fais aussi avec beaucoup d'humilité parce que je le répète ce n'est pas une compétence finalement qui a été créée depuis très longtemps à la métropole elle l'a récupérée avec la fusion avec les compétences du département donc on a aussi les moyens qui sont associés à cette histoire qui est finalement récente mais on va proposer un certain nombre de choses dans les semaines qui viennent aux acteurs culturels je pense que
je ne vous l'apprends pas ils manifestent aujourd'hui je crois que en ce moment ils ont commencé un petit peu partout notamment à Villeurbanne c'est un peu à vous qu'ils s'adressent finalement oui c'est à nous
qu'ils s'adressent oui mais je les rencontre déjà en fait je crois que peut-être que les acteurs culturels aujourd'hui regrettent la modestie des moyens de la métropole mais je ne crois pas qu'ils ne regrettent l'attitude d'écoute et de construction avec laquelle on accueille leurs demandes je pense notamment aux artistes indépendants aux acteurs indépendants de la culture avec Vincent Carie auxquels on se fait engueuler pour dire les choses un peu directement mais je crois qu'on est dans cette phase en tout cas de dialogue qui n'est pas du tout fermé donc je ne crois pas non plus entendre beaucoup d'acrimonie vis-à-vis de nous en tout cas d'une manière trop violente
je voulais parler avec vous du dossier des femmes maltraitées isolées battues mais je pense qu'en 3 minutes ce serait vraiment impoli d'expédier ce sujet et ce que je vous propose c'est qu'on en reparle d'une manière ou d'une autre soit avec vous ou avec un de vos adjoints sur ce dossier sur Lyon 1ère de manière un peu plus constructive sinon ce ne serait vraiment pas respectueux mais je sais que vous êtes aussi dans ce combat-là et vous le dites régulièrement pardonnez-moi de le mettre de côté c'est pour mieux le traiter dernière question qui concerne votre personnalité parce qu'il me reste 3 minutes j'ai noté du truc mais alors vous êtes le descendant d'un ancien député maire de Lyon ouais Victor Ogagneur c'était il y a longtemps comme quoi les chiens font pas des chats si vous me permettez cette expression c'était en 1900
je ne crois pas moi à la question de transmission génétique mais c'est toujours intéressant de connaître son histoire et voilà mais simplement le petit souci c'est que c'est le premier maire de Lyon qui a voulu annexer Villeurbanne donc vous voyez je mobilise ces références historiques avec un peu de prudence
ça n'a pas été le seul et ça n'a jamais marché
c'est ça mais pour autant ça a été le premier donc je fais attention quand je mobilise cela je préfère dans mon histoire personnelle dire que mon grand-père a été un grand résistant qui a été très investi dans la mise en place du centre sur la résistance et la déportation à Lyon et je crois que ce n'est pas les gènes qui se transmettent je crois que les histoires sont aussi composées de rencontres de récits de transmissions dans la manière de transmettre des valeurs voilà et ça c'est sûr que ça me construit mais tout autant que ma grand-mère qui était couturière à l'âge de 13 ans puisqu'on parlait de mon grand-père dans le nord ils sont venus tous les deux à Lyon dans les années 50 mais ça aussi ça marque quand on vous raconte qu'à 13 ans une famille flamande qui passait de l'autre côté pour aller sur le bord de la mer pendant les vacances l'été enfin voilà tout ça ça construit certainement une partie de ce que je suis et vous êtes un vrai lyonnais à Gonne comme on dit vous êtes né à Lyon tout ça ouais je suis né à la Croix-Rousse et tout ça c'est sûr que je peux pas mais ça fait 16 ans non bientôt 18 que je suis à Villers-Ban et comment
vraiment en quelques mots mais vous avez 4 enfants vous êtes maire d'une grosse ville vice-président comment vous arrivez je pose souvent la question aussi aux femmes politiques c'est pas du tout par machisme mais elles répondent plus facilement à ça comment on organise sa vie avec tout ça sur le dos
d'abord on fait attention à préserver justement cette famille qui pour moi est extrêmement important dans ce que je suis aujourd'hui dans ce qu'elle m'a permis de faire ça donne lieu parfois à des serrés on va dire ça comme ça sur la répartition de la charge qu'elle soit mentale ou pas non non mais je voudrais pas la faire passer non mais simplement c'est normal il y a une forme d'exigence moi j'ai toujours dit qu'il était hors de question que je sacrifie ma famille à ce parcours politique qui finalement est quelque chose qui vient s'ajouter à un parcours professionnel pour lequel j'ai plus à faire mes preuves donc pour moi la question politique c'est pas une forme de graal qui me conduirait à tout sacrifier pour le conserver ça me donne une forme de liberté moi que j'apprécie au quotidien de se dire que je ne suis pas focalisé sur le fait que j'ai dû tout sacrifier pour arriver à ce mandat alors il y a une forme d'enfant gâté d'avoir cette chance de ne jamais avoir été élu d'être tout de suite maire mais ça me donne aussi une forme de liberté dans la manière dont je vais conduire aussi les affaires et dans les négociations que j'ai avec les uns ou les autres donc voilà mais par contre je veux absolument préserver ma famille c'est vrai que la politique c'est parfois pas facile pour cela et je suis très attentif à faire en sorte qu'ils ne souffrent pas trop de cet engagement et donc ça veut dire y compris que je m'accorde des moments avec eux et que je ne suis pas non plus dans le truc où il faut donner à voir que 100% sur son job non je prends parfois des week-ends je prends parfois des temps avec eux parce que je crois que c'est important pour l'équilibre mental et pour la qualité des décisions à prendre
du coup vous avez répondu à une autre question qu'est-ce que vous faites de vos week-ends on va la laisser de côté juste une question sur l'ambition un jour président de Grand Lyon député ou ministre ou je ne sais quoi
c'est pas du tout comme ça que je vois les choses c'est assez stupendant dans la campagne à un moment j'ai dû faire un choix entre aller à Paris pour être directeur général de Paris Habitat qui dans le secteur dans lequel j'étais professionnellement était une opportunité extrêmement importante moi j'ai fait le choix de ce territoire voilà donc la seule réponse c'est que ce qui m'intéresse c'est d'être sur les territoires c'est de faire des politiques publiques sur les territoires c'est de changer les choses là où je vis aujourd'hui c'est là que je suis concentré donc le futur ministre des territoires a été avec nous aujourd'hui
ça répondra à la question merci en tout cas vous savez que vous êtes le bienvenu sur Lyon 1ère faites passer le message à madame Valo-Belkacem qui nous écoute sûrement elle sera aussi la bienvenue si elle a envie de parler régional mais pas que elle je ne fais pas de favoritisme évidemment on recevra tous les candidats et candidates autant que possible et s'ils acceptent de venir nous rejoindre merci encore d'avoir consacré une heure je précise que cette interview sera écoutable à volonté en podcast sur le site de Lyon 1ère pour ceux qui souhaitent le faire voilà merci beaucoup merci à vous bon week-end profitez-en bien avant peut-être qu'on soit confiné à vos auditeurs bonne journée à vous merci Lyon 1ère l'invité du samedi écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM
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Cédric Van Styvendael