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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 17 février 2023 66 minAutoproduit

80e Congrès | Séquence thématique : sociale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va passer ensemble à la prochaine séquence et j'invite nos invités à rejoindre d'ores et déjà la scène mes chers amis ont dit que le gouvernement s'étonne de voir les Françaises et les Français vont debout contre la réforme des retraites on dit que le gouvernement s'inquiète du succès à venir de la prochaine mobilisation et le gouvernement et la raison de s'inquiéter pour revenir sur la démolition méthodique de la protection sociale à laquelle s'appellent le macronisme au pouvoir depuis bientôt 6 ans pour discuter de la meilleure façon de la combattre et pour discuter des alternatives que nous proposons j'invite donc Arthur de Laporte à venir animer la prochaine table ronde [Applaudissements] [Musique] Lamia et Muriel s'il vous plaît mon cher ami merci d'être présent de sortir de la salle dans le dans le calme et d'accueillir avec la l'énergie la plus chaleureuse possible les invités de cette table ronde je vous demande un petit peu de silence s'il vous plaît encore quelques secondes le temps que les esprits se reposent c'est une table ronde importante parce qu'on va parler notamment de l'avenir des retraites mais si vous avez envie d'en discuter à l'extérieur c'est possible mais si vous restez c'est encore mieux alors vous restez bon alors je vous demande d'accueillir d'applaudissements notre président du groupe au Sénat Patrick Tanner [Applaudissements] je vous demande d'accueillir avec un tonnerre tout aussi titréhension notre président de groupe à l'Assemblée Boris Vallaud l'un comme l'autre il se battent et il mène une équipe de parlementaires avec brio et talent et humidité je vous demande d'accueillir ma collègue Christine piresbone député depuis dôme membre de la commission des finances les porte-paroles du groupe socialiste et apparentés [Applaudissements] je vous demande d'accueillir Lamia et la rage conseillère de Paris adjointe au maire de Paris en charge du handicap et je vous demande d'accueillir Muriel Arnaud Laurent je suis désolé [Applaudissements] et donc voilà élu à la métropole de Lyon non j'ai tout faux chers amis je voulais je voudrais juste avant de passer la parole à mon camarade Patrick canard vous lire quelques quelques mots qui ne sont pas de moi citoyennes et citoyens je viens représenter à ce congrès de société de Paris le droit des femmes gros auquel j'appartiens et qui revendique les droits sociaux et politiques des femmes les travailleuses de Belleville association de vente et de production je viens toute pénétrer d'estime pour cette grande assemblée le premier décor libre et lui en France depuis tant de siècles qui permettent à une femme non pas parce qu'elle est ouvrière mais parce que les femmes c'est-à-dire exploiter esclaves délégué de 9 millions d'esclaves de faire entendre les réclamations de la moitié des hérités du genre humain écoutez nos plaintes c'est commencer à vouloir être juste ces mots ce sont ceux du bertinent au clair grande militante de la lutte des droits des femmes elle avait 31 ans c'était au Folies Bergères à Marseille en octobre 1879 ces mots ces mots forts juste ces mots féministes et les a prononcé donc à la tribune du premier congrès du Parti socialiste donc en 1879 il résonne aujourd'hui parce que les injustices sociales l'exploitation de la moitié des hérités du genre humain elle n'a pas cessé et si nous sommes ici ce soir c'est aussi pour en parler et parce que le combat et la lutte continue je vous demande d'accueillir Patrick canner qui mène la lutte depuis des bords du Sénat [Applaudissements] merci Arthur et je tiens à préciser que je n'ai pas connu ce congrès de 1873 je voudrais l'assumer merci mes chers camarades d'être encore présent je sais bien qu'après autant de discours là on a envie un peu de s'égayer mais en accord avec la direction que les Gira j'étais à vous dire que tous ceux qui sont ici présents auront une réduction de 50% de leur cotisations pour 2024 j'espère que vous appréciez ce geste amical de notre part plus sérieusement je suis très heureux de me retrouver ici avec nos camarades dans leur diversité mais en particulier avec bien sûr Boris mon complice président du groupe de l'Assemblée nationale et je voudrais vraiment insister ici Boris le sait mais à nous deux nous sommes la première force parlementaire de gauche au Parlement français c'est comme cela que nous travaillons c'est comme cela que nous portons ensemble toute une série de combat avec nos différences avec parfois nos contraintes collectives peut être voilà qui peuvent nous amener à avoir des positionnements différents mais toujours dans un dialogue construit et c'est très important et je le dis puisque notre nouvelle direction vient d'être nommée autour d'Olivier autour de Johanna autour de Nicolas moi je souhaite vraiment que les relations avec le parti soit de plus en plus fort pour que ensemble partie et les deux groupes parlementaires et je n'oublie pas le groupe aussi à l'Union européenne nous puissions avoir des positions communes qui soient les plus fortes et plus claires possible alors mes chers camarades il me revient d'introduire cette table ronde de dresser un peu le tableau social qu'on a déjà vu en partie dans les interventions différentes de notre pays et je voudrais reprendre une citation je vais vous faire vous poser la question de qui a dit cela nous sommes le 5 septembre 2017 sur France Inter et l'intéresser interrogé sur Emmanuel Macron dit mais finalement Emmanuel Macron n'est ni le gauche ni le gauche 5 septembre 2017 qui est-ce qui a dit cela non c'est Martine Aubry c'est Martine Aubry qui peut-être avant tout le monde avait eu cette lucidité prémonitoire de ce que serait le quinquennat d'Emmanuel Macron quand certains pouvaient encore douter finalement après son élection de sa capacité à changer positivement notre pays chaque camarade cette prémonition malheureusement s'est révélée avec Macron le maire qui depuis 2017 nous vend de finalement toujours la même litanie une moindre taxation du capital pour réinjecter des capitaux dans l'économie et produire ce ruissellement des riches vers les pauvres qui devraient régler l'ensemble des problèmes de la société avec cette vieille théorie qui n'a jamais été officiellement affiché mais de la main invisible du marché d'Adam Smith qui allait tout régler et aussi peut-être de cette phrase de François Guizot enrichissez-vous il en restera quelque chose mais chers camarades nous sommes non pas devant un ruissellement des plus riches vers les plus vers les plus pauvres pardon mais vers un ruissellement des inégalités avec des cadeaux fiscaux qui n'ont jamais été aussi importants et qui crée une asphyxie fiscale tu nous le diras d'ailleurs sûrement tout à l'heure à ce spécifie fiscal qui empêche la mise en œuvre de politique publique à destination des classes moyennes qui bloquent finalement aussi les moyens pour les classes populaires et qui nuit au combat qui doit être priorité aujourd'hui de la lutte contre la le dérèglement climatique mais chaque camarade la réponse d'Emmanuel Macron cette réponse de démolition je reprends le mot qui était utilisé c'est faire payer le plus grand nombre pour préserver l'élite financière qui a toujours soutenu Emmanuel Macron et les plus grand nombre ce sont les pauvres je voudrais prendre à cet égard l'expression de Dominique chelcher qui est vous connaissez peut-être le président de Système U qui a quelques jours sur BFM avait été interrogé sur l'évolution du panier moyen de la ménagère dans ces super hypermarché que vous connaissez il disait que les algorithmes de sa boutique avait produit une alerte c'était quoi cette alerte le 25 du mois en général on voit l'évolution du panier de la ménagère selon l'expression consacrée on passe des fruits des produits frais de la viande parfois du poisson rarement au riz et aux pattes 25 du mois et dans sa démonstration il nous disait que maintenant ce n'est plus le 25 du mois avec l'inflation c'est le 15 du mois ce qui veut dire que la pauvreté est en train de s'accélérer de manière dramatique dans notre pays et depuis 2017 et bien cette politique de démolition n'a qu'un seul but pour Emmanuel Macron permettre au travers de la bourse au travers de la suppression de l'ISF au travers de la suppression de la flat tax de la mise en oeuvre d'un pardon de la flat taxe la suppression de l'exit tax c'est de permettre finalement aux 20% de contribuables même plus que cela les 5% de contribuables de pouvoir vivre mieux dans notre pays chers camarade le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy est une plaisanterie par rapport aux bouclier fiscal qui a été mis en place par Emmanuel Macron toutes les études le démontre je reprends celle de l'OFCE en 2020 elle est déjà un peu ancienne sur les 17 milliards d'euros de gains de pouvoir d'achat pour les ménages depuis 2018 plus de 4 milliards d'euros ont été aux 5% des ménages les plus aisés c'est toujours eux qui ont bénéficient et pour dans ce temps là et pendant ce temps là nous nous privons de moyens quand je dis nous l'État dans une démarche cynique qui est portée par Bruno Le Maire et aujourd'hui par Gabriel Attal 8 8 c'est le coup par exemple en milliards d'euros pour les finances publiques de la suppression de la taxe d'habitation pour les 20% des foyers les plus légers une fois la réforme achevée et elle s'achève 8 c'est aussi le coût de la suppression en deux années de la CVAE cette taxe qui RA remplacé de fait la taxe professionnelle et si j'y rajoute à peu près 4 à 5 milliards d'euros de redevance télé qui vont être compensés par l'État alors que bien voilà il y avait une assise financière et fiscale sur le sujet et bien vous faites le calcul c'est 20 milliards d'euros 20 milliards d'euros qui au moins qui disparaissent des caisses de l'État et à un moment donné il faut payer cela et toute la logique aujourd'hui du gouvernement c'est de faire payer les mêmes ce gouvernement qui annonce un tabou le tabou de la hausse des prélèvements obligatoires dire il y a quelques semaines nous avons un dogme le mot n'est pas neutre le dogme du moins d'impôt le moins d'impôts systématique et bien sûr par définition c'est la privation au passage de moyens pour les classes sociales les plus populaires aujourd'hui détenir un portefeuille d'action ou d'autres produits spéculatifs demeurent bien moins fiscalisés que la possession immobilière ou l'investissement des entreprises de proximité et quand nos deux groupes mon cher Boris ont porté ensemble une taxation exceptionnelle des assurances vie une hausse de la fiscalité des mouvements spéculatifs la restauration d'un ISF avec une assiette plus large et bien tout ceci a été balayé au profit d'un encouragement de la finance spéculative alors mes chers camarades les conséquences sont simples ça ne s'en prendra pas les riches sont de plus en plus riches à un seul depuis le début de la pandémie les 10 premiers milliardaires français ont augmenté leur fortune de 189 milliards d'euros l'équivalent de deux ans ta cure de gaz d'électricité et de carburant de tous les Français Bernard Arnault à l'homme du Nord que je respecte Bernard Arnault est aujourd'hui devenu l'homme le plus riche du monde depuis le début de la crise sa fortune a doublé il possède une fortune équivalente à celle de 20 millions de Français un homme possède une fortune équivalente à celle de 20 millions de Français cette indécence et bien c'est le terreau de la colère aujourd'hui donc qui existe dans notre pays et puis j'oublie pas les entreprises 40 milliards 40 milliards de puissants de cadeaux aux entreprises 40 milliards avec la pérennisation du cice avec la baisse de l'impôt sur les sociétés avec la baisse des impôts de production durant la crise sanitaire mes chers camarades tout ceci c'est le début de ce que on peut appeler ensemble je reprends cette expression le ruissellement d'inégalité vers les classes populaires sur les 10 dernières années en moyenne pour 100 euros de richesse créée en France 35 euros ont été captés par 1% des Français les plus riches et on va laisser faire on va laisser continuer cette injustice le niveau d'inégalité aujourd'hui et tout à l'heure je te titre Johanna Roland évoqué la question de la redistribution des richesses dans notre pays Bruno Le Maire qui dit mais on redistribue déjà bien beaucoup peut-être même trop je tiens à le dire c'est vrai que la redistribution permet à 5 millions de Français en 2019 dernier chiffre connu et bien de sortir de leur difficulté en partie grâce à notre système de santé de protection sociale mais depuis tous ces cadeaux depuis toutes ces pertes de recettes fiscales et bien l'équité républicaine est menacée par Emmanuel Macron il tourne le dos au Conseil national non pas de la refondation ou même de la régression en l'occurrence mais au Conseil national de la Résistance et au modèle républicain qu'il portait en la matière le résultat il est simple service d'urgence fermé pendant l'été 2022 dans les hôpitaux manque de professeurs dans les écoles multiplication les délais d'attente pour accéder à un médecin désert médicaux c'est ça le résultat de cette politique économique libérale sans vergogne cynique cynique qui est multiplie les baisses d'impôts visant les plus aisés et les grandes entreprises en fin de compte pour prendre aux riches et donner pour prendre pauvre pardon et donner aux riches on ne compte plus toutes les mesures qui ont été prises en catimini pour baisser effectivement cette politique de redistribution alors pour conclure ce tableau qui est bien triste quels sont les principaux touchés on y reviendra les enfants et les jeunes qui sont les premiers concernés et je le dis ici le refus d'ouvrir les droits du RSA au 18-25 ans comme nous l'avons proposé au groupe socialiste à l'Assemblée nationale et au Sénat est un crime contre la genèse de la part du gouvernement c'est le symbole de cette politique de régression un autre symbole l'hôpital public qui est en bout de course le droit à la santé est menacé aujourd'hui dans notre pays et je le dis le premier février prochain le 2 même février prochain dans le premier pardon mercredi 1er février 31 janvier on sera dans les rues et bien mon groupe sous l'autorité de Bernard jaumier son auteur qui n'est pas un camarade socialiste mais qui est membre du groupe socialiste nous allons porter et probablement je le dis à Boris faire passer une proposition de loi sur l'instauration d'un nombre minimum de soignants par passion hospitalisé mes chers camarades je le dis si cela si cela passe le Sénat et je pense que ça va passera mon cher Boris dans ta future niche mais je sais qu'il y a plus beaucoup ou dans une niche d'un autre groupe politique qui peut être intéressé je serai très heureux que cette solution durable pour l'hôpital public puisse être validé par notre Parlement chers camarades un dernier mot je pourrais vous parler du manque de moyens des collectivités locales de la politique de la ville j'avais prévu de le faire mais je n'ai pas le je n'ai plus le temps un dernier mot sur les retraites qui va notamment occuper notre table ronde cette réforme des retraites est un populaire elle est injuste elle est aussi inutile avec Boris le 15 décembre dernier nous étions reçus par Madame Elisabeth borne je crois la troisième fois ouais tu étais malade surtout et on avait tous peur qui nous refilent [Musique] Elizabeth a eu ce mot terrible je vais être bornes qu'on présente comme une femme de gauche c'est ça personne Patrick perso je dis souvent et de gauche quand elle travaille pour des patrons de gauche elle est de droite quand elle travaille pour les patrons de droite et là manifestement elle est bien bien à droite et là utilisé ce mot terrible pour qualifier sa réforme sur le plan financier elle a évoqué la notion de rendement de la réforme combien va ramener cette réforme des retraites 18 milliards d'euros quand elle sera aboutie et j'espère bien qu'il n'y aura jamais d'aboutissement en la matière bien j'ai envie de dire Madame borne du haut de ce micro puisque elle a besoin de distraire 15 milliards d'équipes et nous le disons aussi il ne sommes pas favorables à garder un déséquilibre financier même si nous pensons qu'il n'est bien moins grand que celui qu'on nous prétend nous sommes favorables aussi un équilibre financier de des retraites mais pas avec le moyen qui est le chien à savoir faire monter l'âge pivot de deux ans dans les conditions que vous savez sur lesquelles nous reviendrons bien mes chers camarades puisqu'il manque peut-être quelques milliards d'euros et bien du haut de cette tribune je vous le dis j'ai trouvé j'ai trouvé ces milliards d'euros quand nous reviendrons aux responsabilités je vous le dis nous rétablirons l'ISF nous supprimerons la flat tax nous rétablirons les TIC TACs nous recréerons un lien entre les entreprises et les collectivités locales par une fiscalité adaptée nous taxerons les super profits nous taxerons les super dividendes et nous ferons la chasse aux fraudeurs fiscaux dans ce pays et bien je vous assure que c'est pas 5 ou 10 milliards d'euros que nous trouverons dans ces cas-là c'est plusieurs dizaines de milliards d'euros et nous préserverons ce système de retraite pour celles et ceux qui aujourd'hui ont besoin du Parti socialiste pour préserver non seulement leurs droits acquis mais finalement préserver de la vie aux années je vous remercie merci Patrick merci merci pour tes propos introductifs maintenant on va on va échanger un petit peu avec donc nos invités sur la question donc des injustices des inégalités de cette hausse des inégalités qui qui touchent évidemment en ce moment avec la crise des Françaises et les Français et de l'incapacité du gouvernement à y répondre sinon par des réformes encore plus injustes comme celle de la réforme des retraites Patrick tu évoquais à l'instant la réforme avec des rendements c'était le terme employé par la première ministre et je souhaiterais avant qu'on évoque plus largement les politiques sociales les plus touristes antisociales du gouvernement qu'on s'arrête un instant avec Christine qui nous explique Christine pourquoi est-ce que l'argument de la première ministre et non seulement absurde mais en plus intolérable pourquoi est-ce que cette réforme ne doit pas dégager des rendements et pourquoi finalement est-elle simplement budgétairement nécessaire merci merci Arthur cher camarade c'est vrai que on pourrait se poser la question puisque le régime on nous annonce un régime déficitaire pour les années à venir on pourrait se poser la question de comment l'équilibrer parce que ça devient une nécessité et parce qu'on nous le on nous le présente comme une nécessité mais moi je pense qu'avant même avant même d'argumenter sur la nécessité de la réforme la première la première question à se poser c'est est-ce qu'elle est nécessaire cette réforme et cette question est légitime elle est légitime alors ce qu'il faut savoir peut-être avant parce que quand on rentre dans une réforme comme celle-ci avec de tels enjeux il faut quand même avoir quelques données en tête en France actuellement le montant total des pensions qui sont versées en 2020 c'est 332 milliards d'euros mais surtout c'est 14,4% du PI pourquoi je vous parle de ça c'est parce que souvent l'indicateur en tout cas jusqu'à présent l'indicateur quand on parle les retraites c'était toujours que représente les retraites par rapport à la richesse produite parce qu'il sert il ne sert à rien de penser de parler dépenses si on ne parle pas recette et donc c'est 14,4% du PIP alors on pourrait dire c'est vrai 332 milliards les retraites coûtent cher en france avec l'Italie c'est le pays de l'OCDE qui affiche le niveau le plus élevé mais c'est pas un problème en soi et mettez-vous ça dans la tête ce n'est pas un problème en soi tant que la dynamique des dépenses est maîtrisée et ce niveau de retraite élevé c'est d'abord une fierté c'est un choix collectif c'est le modèle de société que nous revendiquons nous d'autant qu'il est basé essentiellement sur des dépenses publiques et vous savez que dans d'autres pays c'est pas le cas ce n'est pas le système de répartition ce n'est pas un système avec des cotisations mais c'est bien un système par capitalisation avec des fonds de retraite privée si je vous dis ça c'est que notre système de retraite donc tel qu'il fonctionne aujourd'hui il est précieux il est efficace il est efficace j'ose le dire et ça mérite d'être dit et la meilleure preuve peut-être pour vous en persuader c'est que le taux de pauvreté des plus de 65 ans en France c'est un des plus bas d'Europe la moyenne du taux de pauvreté c'est beaucoup trop je vous l'accorde la mets la moyenne européenne c'est 16,8 en France c'est 10,9 et surtout et surtout dites-vous qu'en 1970 ce taux était de 35%. regardez le chemin qu'on a fait entre 1970 et aujourd'hui et il faut en être fier même si c'est encore beaucoup nous sommes nous sommes bien bien bien bien bien au-dessus de l'Allemagne qui est à 19%. est-ce que c'est ça qu'on veut est-ce que c'est le modèle allemand avec 19% de pauvres de plus de 65 ans notre modèle de retraite je vous l'ai dit c'est une réussite même si tout n'est pas parfait certains parleront ici et ils auront raison encore de l'inégalité retraite femme homme parlant des métiers pénibles qui ne sont pas prises assez entendre parleront encore de s'auto de pauvreté des plus de 65 ans qui est trop élevé c'est vrai mais vous l'aurez compris vous l'aurez compris notre système nous le nous voulons le préserver et pour cela nous n'avions pas besoin je le dis nous n'avons pas besoin de la réforme proposée par Macron cette réforme elle est elle est brutale elle est surtout inutile et je vais je vais vous dire je vais vous dire pourquoi d'abord sachez-le en 2021 le système des retraites était excédentaire 300 millions d'euros le système des retraites en 2022 à la fin de l'année il était excellentaire 3,2 milliards d'euros alors oui demain il va connaître une légère dégradation et le déficit attendu en 2027 c'est 12,4 milliards rappelez-vous hein 332 milliards de pensions versées 12,4 milliards le déficit ce que je vais ce que je vais vous dire là vous pouvez le vérifier sur une une vidéo à l'Assemblée nationale nous avons auditionné le président du corps Pierre-Louis bra et je le cite il n'y a pas de dérapage des retraites en France il n'y a pas de dynamique non contrôlée des dépenses de retraite donc le déficit qui est absorbable le déficit est bien lié à un manque de recettes un manque de recettes organisé méthodiquement par le gouvernement Macron depuis plus de 6 ans alors vous l'aurez compris s'il n'y a pas péril en la demeure on peut légitimement s'interroger sur le léger déficit et vouloir le réserver le réserver et là mes camarades la mes camarades il y a d'autres alternatives que de vouloir faire travailler les Français deux ans de plus et les alternatives elles ne manquent pas elle ne manque pas on pourrait et le corps la chiffrer on pourrait imaginer que les cotisations patronales les cotisations salariales qui font de le régime des retraites puissent augmenter et on devrait même s'interroger pourquoi ne demande pas pourquoi ne demande pas tant la vie des Français pourquoi on leur demande pas s'il préfère travailler deux ans plus ou cotiser quelques euros de plus par mois la réponse vous la connaissez et c'est d'ailleurs pour ça que le président ne veut pas ne veut pas la poser on pourrait comme l'a dit tout à l'heure Patrick taxer les plus riches on pourrait élargir l'assiette des cotisations qui est patronale ou salariale à l'intéressement et à la participation on pourrait aussi on pourrait aussi supprimer certaines exonérations de cotisations le total des exonérations de cotisations tout confondues c'est 80 milliards d'euros 80 milliards d'euros d'exonération quand vous cumulez tout les heures supplémentaires la niche copée tout le la transformation du cice tout ça c'est 80 milliards faut que je faut que j'accélère bon alors je voudrais quand même vous parler de la taxation des super profits parce que ça va nous occupera tout à l'heure comme ça et tu portes notre parole à la commission des finances avec Michael qui est au premier rang avec Philippe que je voyais tout à l'heure et avec Christian Baptiste avec voilà une ténacité et une droiture remarquable Muriel quand on entend quand on entend Christine on voit que les choix sont possibles mais on voit aussi le rôle que joue l'État et c'est ce que tu disais à l'instant dans la réduction des inégalités mais quand on dit l'État c'est l'État au sens large c'est aussi les collectivités locales qui quand le gouvernement fait preuve comme ces dernières années de défaillance d'un recul notamment d'un recul d'un abandon des communes qui sont confrontés à la pauvreté au quotidien et qui finalement doivent mettre en place elles-mêmes des moyens innovants et donc c'est avec la mère d'une vie de populaire avec une mère qui se bat pour ses habitants dans une grande précarité que nous avons la chance d'échanger donc Muriel si tu veux oui juste en quelques mots bonjour mes camarades en fait Patrick dans son propos introductif a eu a eu les mots justes puisque qui paye qui est amené à pallier et à payer le désengagement de plus en plus important de l'État ce sont les mers qui sont qui sont en première ligne et on l'a vu et on a essuyé les premières alors même s'il y avait déjà des difficultés avant mais on était quand même dans des dans des accompagnements et un fonctionnement qui nous permettait de pouvoir faire autrement que de pallier à l'urgence et de voir des situations se dégrader vite mais avec des moyens pour nous qui étaient qui étaient quand même assez assez important et qu'on pouvait anticiper mais avec les différents des engagements de l'État sur la fiscalité sur sur tout un tas de dotations qui ne nous arrivent plus qui ne qui sont gelés ou qui sont ou qui vont diminuer dans les dans les années à venir et il va nous falloir être aux côtés de nos concitoyens comme comme tu le disais Arthur qui sont dans une détresse de plus en plus grandissante de fait d'avoir traversé une crise sanitaire d'être face à une crise énergétique une crise inflationniste et vers qui se tourne les habitants de nos communes populaires évidemment c'est c'est les mers et qui doivent répondre au plus vite pour faire pour faire face à des situations qui sont comme je le disais de plus en plus dégradés et avec des dispositifs qui de l'État mais pas que sur certains enfin je prendrai pour exemple contrat de ville qui va être réécrit on est plusieurs communes à frapper à la porte pour pour avoir du soutien dans le cadre de la politique de la ville tu en parlais tout à l'heure rapidement Patrick et aujourd'hui on est pour des communes comme la mienne sur des sur des sur des fils et on sait qu'on peut basculer dans des dans des dans des difficultés plus importantes et on aura et moi j'en ai fait je veux pas dire mon deuil c'est une réalité on n'aura pas de soutien de l'État et parmi les autres collectivités alors j'ai la chance de faire partie de la métropole enfin fais-en la chance de faire partie de la métropole de Lyon qui a quand même mis en place pas mal de dispositifs notamment le RSA jeune donc qui vient quand même pallier et soutenir soutenir les jeunes qui sont en difficulté je ne parlerai pas de la région Auvergne Rhône-Alpes qui est un président et Laurent Wauquiez et qui ferme toute toutes les portes et ferme tous les robinets et fonctionnent avec un certain clientélisme qui est qui pénalise toutes les toutes les associations et toutes les et toutes les toutes les structures qui pouvaient aussi être à nos côtés pour pour parvenir à aider à aider les concitoyens donc on est vraiment dans une situation qui qui se dégrade de plus en plus avec un désengagement de l'État qui va nous mettre de plus en plus à mal nous les maires sachant que certains ont pris certains mères socialistes ont pris l'engagement comme moi je l'ai fait de ne pas augmenter les impôts et qu'à un moment donné ça va ça va être aussi très compliqué sur sur ces aspects là et sur ces aspects budgétaires voilà je vais pas être plus longue parce que je pourrais je pourrais en parler des heures mais en tout cas les collectivités où ils vont être et les maires et les villes vont être amenées à se retrouver dans des situations mais c'est pas que la retraite c'est les questions sociales sur ce l'argent [Musique] bravo pour ton engagement bravo pour ton engagement face à un état qui abandonne et jouer à Stéphane au premier rang qui est le président du département le plus pauvre de France face à un état qui abandonne trop souvent les collectivités face à elle-même donc c'est souvent une question de choix politique et je pense que là où nous avons nous un rôle à jouer c'est que nous pouvons aussi porter une alternative donc Lamia en tant que porte-parole du Parti socialiste aussi j'ai oublié de préciser mais voilà quelle parole peut-on porter sur ces sujets l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblée une députée Renaissance ça vous étonnera pas claire Guichard la suppléante de Gabriel Attal a dit la vie est faite de choix concernant les aesh elle affirme que les aesh choisissent ce statut pour avoir les mercredis et les vacances scolaires elles assument je vous cache pas que quand j'entends ça je me dis que soit on ne vit pas dans le même monde soit il y a une volonté délibérément méprisante à l'encontre du plus grand nombre soit enfin je n'arrive pas à expliquer ce type de propos mais concrètement qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que il y a une réalité factuelle que tu es exposé dans les collectivités territoriales au quotidien typiquement sur les aesh toutes celles et ceux parmi vous qui sont engagées dans les collectivités connaissent les difficultés actuelles de recrutement des aesh non pas parce qu'elles veulent avoir les mercredis et les vendredis de libres mais parce que la rémunération est tellement faible avec des horaires tellement en pointillés que souvent bien sûr ce sont des femmes qui assument ses missions et souvent ce n'est pas suffisant pour leur permettre de vivre dignement et c'est là où on touche du doigt je pense nous un des grands défis qui a été évoqué tout au long de notre débat depuis maintenant deux jours c'est comment est-ce qu'on est en capacité de changer la vie des gens comment est-ce qu'on est en capacité de recréer réinventer un modèle qui permette à chacune et chacun de travailler en remettant le travail au cœur de nos débats et de nos préoccupations avec un enjeu fondamental qui est celui du salaire digne qui permette à chacun non pas de pouvoir acheter donc le pouvoir d'achat mais de pouvoir vivre en ayant aussi l'opportunité de profiter de son temps libéré donc comment est-ce que nous aussi en tant que socialiste on est en capacité de reparler de cette notion de temps libérer le travail il a pas vocation à être purement aliénant il a vocation à permettre à chacun de pouvoir vivre de pouvoir disposer d'un certain revenu qui permettent de profiter de ses loisirs des vacances du temps libéré et là aussi quand on voit et ça a été brillamment exposé par Christine quand on voit la question des équilibres budgétaires la réalité de cette réforme des retraites c'est qu'elle s'appuie absolument pas sur une motivation économique elle s'appuie sur un choix politique délibéré qui est celui de favoriser les plus riches et de faire payer le fameux quoi qu'il en coûte du covid aux classes moyennes aux travailleurs aux femmes en expliquant que tout ça n'est pas grave là aussi je reviendrai sur les propos de Franck Rister ou de Gabriel Attal qui ont quand même dit les femmes savent en gros je vous la fait courir mais les femmes savent que de toute façon elles sont défavorisées par rapport aux hommes des politiques publiques c'était de changer les choses et de défendre le progrès social de défendre la justice sociale de défendre l'égalité réelle mais ce n'est pas la vision que porte aujourd'hui Emmanuel Macron et ce n'est pas la vision qu'il porte depuis maintenant 2017 Patrick l'a dit tout à l'heure tout ça ce sont des choix politiques et là aussi je pense que l'un des grands enjeux que nous avons dans les chantiers qui vont s'ouvrir devant nous ces prochains mois c'est de Ré avoir un projet qui permette de réinventer les choses pour changer la vie de façon très concrète Patrick évoquet la réinstauration de l'ISF si nous revenions en responsabilité je pense que sur la question des retraites il y a aussi un certain nombre de débats qu'on pourrait avoir est-ce que notre responsabilité n'est pas de retravailler sur les fameux critères de pénibilité qui ont été supprimés par Emmanuel Macron en 2017 qui sont réintroduits là et on nous le présente comme étant une avancée c'est pas une avancée c'est juste que vous vous êtes trompé et donc là vous les réinstaurer et vous nous expliquer que c'est grâce à vous mais pas du tout en fait et là aussi il faut que nous on soit extrêmement clair dans la façon de leur expliquer que c'est leur responsabilité mais reconsidérer peut-être aussi des critères de pénibilité en se disant que la retraite pourquoi pas avoir une retraite qui soit dans le temps avec une baisse progressive du temps de travail avec la possibilité pour les métiers les plus difficiles de pouvoir partir à la retraite beaucoup plus tôt que 60 ans pourquoi pas ce débat là il faut aussi qu'on l'est la diminution progressive du temps de travail avec dans l'esprit la possibilité aussi de pouvoir avoir un accompagnement des personnes qui rentrent en retrait de façon à ce que progressivement elle profite aussi de ce temps là qui se libère avec une réflexion sur la le montant aussi des pensions de retraite voilà ce que je pouvais vous dire très brièvement donc tout ça est un choix politique délibéré celui de la case sociale qui ne fait plus aucun doute aujourd'hui pour ceux qui en doutaient encore et c'est pourquoi aujourd'hui merci Lamia c'est pourquoi aujourd'hui on est mobilisé aussi pour se poser à cette politique à partir donc depuis hier en commission des finances et puis à partir de lundi matin en commission des affaires sociales sur la question des retraites je vais juste revenir sur un précisé un point ce que tu as dit la question des de la pénibilité aujourd'hui on nous dit on va faire une grande oeuvre de pénibilité et moi-même jusqu'à lire le texte je croyais qu'ils allaient naïvement réinstaurer les quatre critères de pénibilité supprimés par Emmanuel Macron la figurez-vous que quand je prends le guide qui a été envoyé à toutes les fédérations excellent guidé c'est pour ça que je l'ai apporté ici réforme des retraites et donc toutes les fédérations ont reçu ça donc j'espère que chacun d'entre vous dans la salle s'est approprié c'est 67 pages de fiches fiche numéro 11 l'impact de la réforme sur les carrières pénibles aligné à 3 le gouvernement refuse de réinstaurer les quatre critères de pénibilité supprimées en 2017 et exclut donc une majorité des travailleurs donc même ces quatre critères de pénibilité notamment l'exposition aux produits chimiques l'expoint un certain nombre de critères de périmité il y en avait quatre ports de charge loudres lourde aussi avait été supprimé il refuse de les réinstaurer il nous promet un fond pour financer la pénibilité dotée d'un milliard d'euros sur le quinquennat mais finalement c'est du pipeau enfin c'est rien ça financera uniquement quelques actions des employeurs en faveur de la pénibilité mais on est même pas sûr que ça sera doté de ressources nouvelles voilà ça c'est c'est des choses auxquelles il faut faire attention tout comme le fait que on dit bon bah financer la formation etc mais il n'y a pas de traduction législative de tout ça et surtout il n'y a pas à ce stade de revenus de retour en arrière sur la suppression des critères de pénibilité que les socialistes avait instauré et donc il en reste plus que 6 sur les 10 qui avait été faits donc n'hésitez pas voilà à lire ce petit document fort instructeur pour être mieux armé parce que notre enjeu votre enjeu j'ai dit insultif je dis quoi instructeur ah non vous êtes les magistrats instructeurs pendant nous sommes tous des instructeurs en puissance et donc nous avons aussi ce devoir en tant que que cadre et responsable socialiste d'aller à la rencontre des uns et des autres pour expliquer que les mensonges du gouvernement ils sont partout je vais juste m'arrêter une petite seconde sur la question parce que elle est liée la réforme de l'assurance chômage vous savez le gouvernement a fait voter une réforme qui n'a pas rencontré une contestation sociale extraordinaire c'était il y a maintenant deux mois et donc aujourd'hui on est le 28 janvier le 1er février elle va rentrer en vigueur à partir du 1er février l'ensemble des chômeurs va voir sa durée d'indemnisation réduite d'un quart un quart de moins c'est en théorie 6 mois parce que vous allez passer de 24 à 18 mois d'indemnisation sauf que pour les travailleurs seniors un quart c'est passé de 36 mois à 28 mois c'est huit mois de moins pour les travailleurs seniors qui sont exposés à un risque de chômage et qui quand il rentre dans le chômage ont beaucoup moins de chance de retrouver un travail et aujourd'hui on nous promet qu'on va avoir une attention particulière sur l'emploi des seniors mais que va créer cette réforme quand on sait qu'on allonge l'âge de départ à la retraite on crée un tiers sur cette catégorie d'âge un tiers de chômeurs en plus or c'est du chômage de longue durée et c'est des gens qui vont se retrouver privés au bout de deux ans de leurs indemnités chômage qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'ils vont se retrouver au RSA et quelle est la différence entre le RSA et le chômage non seulement c'est évidemment un montant moins important mais c'est aussi qu'on ne cotise pas qu'on n'ouvre pas de droit à nouveau à la retraite et que finalement ces nouveaux chômeurs qu'on va créer on va également le réduire leur droit à la retraite en repoussant l'âge légal de départ voilà donc vous voyez en fait il y a un lien entre toute cette toutes ces réformes c'est qu'elle se traduisent à chaque fois par plus de précarité et par un point plus important qui pèse sur les plus précaires alors avant de passer la parole à notre grand à notre éminent camarade pour conclure je voudrais je parle alors je sais il est pas très il est pas si grand mais il est imminent c'est Boris Vallot je voudrais repasser la parole une seconde à Christine parce que je t'avais coupé au moment où tu évoqué le sujet de l'ISF parce que la taxation des super profits pardon la mienne évoqué les questions de choix politiques et finalement ça a été un combat qu'on a mené et je te laisse le développer mais voilà c'est un choix politique mais mais qu'il faut bien mettre en relation effectivement avec la question des retraites aujourd'hui parce que encore une fois on nous présente cette réforme des retraites comme nécessaire pour équilibrer le système des retraites soit disant pour combler les déficits à venir je vous ai dit tout à l'heure alors peut-être je m'en excuse avec un peu de fougue que c'était faux archi faux et qu'on n'avait pas besoin de réformer le système des retraites pour cette raison-là on peut décider de réformer les retraites parce qu'elles sont suffisamment pas suffisamment juste encore notamment en termes d'égalité homme-femme notamment en termes de prise de pénibilité mais c'est pas la raison financière et d'ailleurs et d'ailleurs je vous rappellerai juste que Macron il y a quelques temps c'était pas la justification qui nous donnait on nous a présenté cette réforme des retraites comme devant ramener de l'argent supplémentaire pour l'école pour la santé pour toute autre chose d'ailleurs que pour l'équilibre des retraites donc premier point alors taxation des super profits depuis des mois et des mois et depuis l'été dernier nous sommes plusieurs pas que le Parti socialiste nous sommes plusieurs tous les partis de gauche voire même au-delà voire même au-delà puisque le modem avait lu aussi son amendement à vouloir mettre à contribution les super profits alors bon le maire ne savait pas ce que c'est mais je crois qu'il a compris qu'il existait bien des surprofits qu'il a été obligé de de comprendre parce que l'Europe il y a obligé mais l'idée c'est de dire dire que quand vous avez des des entreprises qui juste parce qu'elles bénéfique bénéficient d'un contexte et non pas parce qu'elles ont elles ont eu de l'innovation de la recherche ou parce qu'elles avaient elles ont découvert je ne sais je ne sais quelle produit miracle non tout simplement parce que le contexte fait qu'il y a de la spéculation et que donc parce qu'on a ce contexte géopolitique elles font des profits exceptionnels des profits exceptionnels on est en droit je pense de leur demander de contribuer à cette situation exceptionnelle que nous connaissons qui touche évidemment les Français les collectivités locales et nos entreprises et donc on a essayé à plusieurs reprises et autant Patrick que Boris que Arthur que tous les parlementaires qui sont dans la salle vous savez le combat qui a été mené le combat âpre qui a été mené pour pour arriver à avoir des milliards parce que ça se 100 milliards on recommence à dès la semaine prochaine je vous le dis dès la semaine prochaine nous aurons en commission des finances une nouvelle proposition de loi dans Olivier Faure et le premier signataire pour taxer les super profits et je peux et je peux d'ores et déjà vous vous dire qu'on va rajouter à cette proposition de loi qui reprend ni plus ni moins le RIB vous avez suivi le référendum d'initiative populaire qui malheureusement c'est partager pardon qui s'est partagé et populaire qui s'est malheureusement soldé par un échec puisqu'on nous n'avons pas passé la barre du Conseil constitutionnel mais comme nous sommes têtus nous avons redéposé donc cette proposition de loi c'est identique c'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez des entreprises qui font plus de 750 millions de chiffre d'affaires vous voyez que c'est pas la petite épicerie du coin on est sur moins de 700 entreprises [Applaudissements] c'est des choix politiques ne fait pas le gouvernement c'est-à-dire il aurait pu choisir de mettre à contribution les plus riches et finalement il fait payer de leur vie les plus pauvres ce gouvernement depuis six ans en fait il est il est fort avec les les plus faibles et il est faible avec les plus riches voilà c'est tout simplement ça et il continue à nous de faire l'inverse à nous de dire que oui dans ce pays dans ce pays on produit beaucoup de richesses pour ça que je vous parlais tout à l'heure du pourcentage que que représente les recettes dans la richesse produite on est à 14,4% de PIB mais surtout message important du corps dans les années qui viennent on va stabiliser ce pourcentage et non seulement on va le stabiliser mais au-delà de 2050 ce pourcentage va même baisser ça veut dire quoi ça veut dire encore une fois qu'on n'a pas besoin de faire cette réforme des retraites bravo merci Christine Patrick tu voulais rajouter un petit information parce que nous sommes toutes et tous sur les réseaux sociaux tout à l'heure j'ai évoqué la niche du groupe socialiste au Sénat du point de février avec un des deux textes à savoir donc la PPL de Bernard jaumier sur l'avenir de l'hôpital public j'espère que vous la soutiendrez y compris par le relais vous ferez dans vos réseaux sociaux mais dans il y a un deuxième texte et qui intéresse particulièrement nos camarades de la semaine nationale c'est que nous avons inscrit dans notre niche le texte que vous avez adopté à l'Assemblée sur la constitutionnalisation de l'IVG et je tiens à le dire on va tout faire malgré la droite réactionnaire lubrique qui existe au Sénat pour il a vraiment dit lubrique vieille vieille expression maui est bon on va tout faire pour faire passer ce texte mais je vous assure que si chacun d'entre vous sur la communication que nous allons porter au niveau du groupe vous pouvez relayer sur vos comptes Twitter sur Facebook etc il faut faire la pression ce droit à une nouvelle liberté doit être intégrée dans la Constitution on voit bien ce qui s'est passé ailleurs au niveau international mes chers camarades ce combat a été porté et gagner à la semaine nationale il faut tout faire pour que cela on puisse aussi le porter et le gagner merci Patrick et rendons aussi puisque peut-être que Boris aurait pu le dire aussi bien moi que moi mais c'est aussi les socialistes à l'assemblée qui avait commencé à porter ce combat il y a un an de cela en déposant une proposition de loi constitutionnelle combat qui a été repris donc dans sa niche par la France insoumise et soutenu par le groupe Renaissance et l'ensemble des groupes de l'Assemblée nationale à l'exception de la droite et de l'extrême droite voilà donc c'est un combat transpartisan et c'est une initiative originement socialiste et je pense qu'il faut qu'on le rappelle Boris si tu veux nous adresser quelques petits mots de conclusion dans un grand discours [Applaudissements] bon les camarades mes chers amis je vois que pour un certain nombre d'entre vous vous êtes restés je vous en remercie je vais compter les députés présents sont pas tous là mais enfin je sais que la l'habitude de fréquenter la bruvette la buvette est une sorte d'attavisme chez nous et c'est assez irrépressible non plus sérieusement plus sérieusement mais mes chers camarades et mes chers amis beaucoup de choses ont été dites de façon fort argumentée et force avantes et nous avons partagé avec les militants il y a quelques jours ce à quoi Arthur faisait allusion c'est des fiches argumentaires qui vous permettent partout en France d'aller apporter la contradiction à tous ces menteurs du gouvernement et à leur Valais qui élu députés prétendre servir à l'intérêt général donc soyez armés dans les combats qui s'annoncent et qui vont être âpres cette réforme de des retraites cette réforme qui est une réforme à la fois brutale injuste unique que le gouvernement veut à toute force alors que pas un Français n'en veut sauf peut-être Éric Ciotti et peut-être un peu seul puisque j'entends que dans les rangs des républicains à l'Assemblée nationale certains sont des solidarises et bien je voudrais la qualifier comme j'ai eu déjà eu l'occasion de le faire dans d'autres meeting en empruntant les mots de ceux qui furent donc glorieuses aînés dans des combats qui furent le E aussi difficile et bien souvent victorieux j'emprunte ces mots à la CGT qui en 1910 à propos d'une réforme déjà inique disait cette réforme et bien c'est la retraite pour les morts et je le dis à nouveau ici à propos de cette réforme c'est la retraite pour les morts alors évidemment ça n'est sans doute pas Germinal bien sûr ce n'est pas germinal grâce à nous la gauche les partageuses les utopistes mais c'est difficile tout de même et nous l'entendons un peu partout en France vous comme nous au Sénat et à l'Assemblée nationale c'est terrible tout de même c'est difficile ces vies laborieuses ces métiers pénibles qui est un mot désagréable peut-être pénible même aux oreilles d'Emmanuel Macron mais que nous revendiquons d'utiliser ces métiers pénibles qui ronge qui grignotent partout dans les pays nous en avons le témoignage de ces deux cassés de ces articulations abîmées de sésame lessivées de ces poumons mités qui disent quelque chose de la prêter et de la dureté d'un certain nombre de métiers c'est pas germinal bien sûr mais je crois que l'on peut admettre ensemble que c'est difficile d'être ouvrier des hauts fourneaux dans la chaleur que c'est difficile d'être manœuvre du bâtiment dans les froidures et je crois qu'il n'y a guère que François Patriat pour s'imaginer que les ouvriers du bâtiment ont des exosquelettes comme quoi on peut dire des exo conneries même quand on est sénateur c'est difficile d'être ouvrière de l'agroalimentaire c'est difficile d'être égoutier d'être manœuvre d'être aide-soignante auxiliaire de vie où aesh qu'on ne choisit pas pour le confort du mercredi après-midi ou des week-ends [Musique] de perdant c'est tout l'inverse qui nous anime dans nos combats vous l'entendez comme moi beaucoup de femmes et d'hommes nous disent je ne me vois pas faire ça jusqu'à 64 ans je ne me vois pas avoir l'âge des hommes et des femmes que je viens aider chez eux que je viens aider à faire leurs toilettes en établissement ces métiers difficiles les hommes et les femmes dont je parle des femmes beaucoup et bien elle l'exerce avec fierté avec dévouement mais la réalité objective vous le savez et que nous devons dénoncer sans cesse et que nous ne sommes pas égaux face à l'espérance de vie qu'un égoutier meurt 11 ans avant la moyenne qu'il y a 7 ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre et que c'est insupportable à la conscience socialiste qui nous guide cette réforme je le redis c'est la retraite pour les morts alors évidemment j'ai entendu tous les éditeurs réalistes de droite dire Valo il est quand même d'habitude plus mesuré il a pété un plomb il a dû être contaminé par je ne sais quelle tendance politique et je m'avançais en disant que un quart des plus pauvres était mort à 62 ans et si cette statistique peut être discutée j'en avance un autre une autre après cette réforme il y aura 10 000 françaises et français de plus qui n'attendront pas l'âge de la retraite c'est trois fois le nombre des tués sur la route voilà au fond déjà l'un des premiers bilans que nous pouvons attendre de la réforme du gouvernement de cette retraite pour les morts cette réforme à La Grave toutes les injustices elle approfondit toutes les inégalités elles ne pensent aucun mot ne croyez pas c'est mystification de l'exécutif ne croyez pas Marlène tient pas quand elle dit que c'est une grande réforme qui viendra servir la cause des femmes c'est un mensonge c'est tout l'inverse n'allez pas croire Olivier du soft [Musique] je savais qu'il y avait moyen de se faire plaisir lorsqu'il prétend qu'il n'y aura pas de perdant dans cette réforme moi je suis toujours fasciné lorsqu'on nous explique qu'il n'y aura que des gagnants dans une réforme qui fait 18 milliards des économies sur le dos des plus modestes après cette réforme pour les plus modestes pour tenir des chiffres très précis pour 40% des hommes les plus modestes la probabilité de ne pas atteindre l'âge de la retraite sera deux fois plus élevé que pour les 10% les plus riches la probabilité d'avoir une retraite de moins de 5 ans sera là aussi au double de la moyenne nationale et pour les femmes et bien vous le savez elles auront pour certaines tranches d'âge à cotiser et à travailler deux fois plus longtemps que les hommes pour les femmes nées en 1972 elles auront à cotisé 8 trimestres de plus 4 seulement pour les hommes la grande cause du quinquennat étant en réalité le patriarcat alors voilà où nous en sommes je sais que vous ne découvrez pas tout à fait voilà comment et ce Président c'est quand même le Garcimore de la concertation là je m'adresse plutôt aux générations 62 qui seront les premières victimes de cette réforme et au plus jeune je dis que Garcimore c'était un magicien qui ratait tous et tout et qu'il est terminé en disant ça marche pas la concertation avec Macron ça marche pas pas plus d'ailleurs que la justice sociale il en est le dartuffe il est jamais avare d'un bon mot pour cacher de mauvaises manières il est en réalité une sorte de syndic de faillite de la République sociale et c'est la raison pour laquelle nous le combattons il s'engage à contresens du progrès humain à contre-sens de ce chemin long de ce combat exigeant qui fut celui d'Ambroise Croizat qui consistait à ne pas faire de la retraite l'antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie il en prend évidemment le chemin inverse et on se la il n'est pas un réformateur il est de toute évidence un liquidateur [Applaudissements] j'ai dit que cette réforme était la retraite pour les morts elle est aussi disons-le assez clairement un impôt sur la vie des gens un impôt sur la vie des plus pauvres et des plus modestes et songer à ce qu'est la philosophie de ce gouvernement et nous en avons vu chacun des aspects dans les interventions précédentes après le quoi qu'il en coûte il va en coûter à tous ceux que nous avons applaudis à 20h il va en coûter au caissières il va en coûter aux éboueurs il va en coûter aux ouvrières de l'agroalimentaire il va en coûter aux aides-soignantes aux infirmières à toutes celles qui ont tenu le pays de goût et qui espérait des éclats de nos voix et de nos mains à 20h ils peuvent rentrer dans l'ombre leur dit le gouvernement nous ne l'acceptons pas cette réforme c'est un impôt sur la vie des gens parce que c'est eux qui vont passer à la caisse Christine l'a dit qui va payer la crise pas les multinationales qui ont fait des supers profits qui ne se sont pas seulement pour un certain nombre d'entre elles enrichies pendant la guerre mais parfois enrichi de la guerre en demeurant en Russie alors que Poutine attaquait sauvagement l'Ukraine ce ne sont pas non plus les patrons du CAC 40 qui ont vu doubler durant l'année 2021 leur rémunération ce ne sont pas non plus les titulaires de grands patrimoine qui ne verront pas l'ISF les mettre à contribution non vous avez compris qui va payer les pauvres c'est vrai qu'ils sont plus nombreux que les riches mais comme le disait Patrick tout à l'heure il suffit d'un riche pour avoir en face dans la balance 20 millions de Français modestes voilà à nouveau ce qu'est cette réforme un impôt dégressif c'est un juste c'est unique c'est cynique mais c'était manuel Macron et ses valets sans talents dont certains viennent de la gauche mais je dois le reconnaître quand même une forme de Constance Olivier du soft était en 2010 contre la retraite à 62 ans mais il est toujours contre la retraite à 62 ans alors mes amis je suis heureux que ce congrès s'achève au fond dans une Concorde exigeante dans lequel chacun a pu dire ces différences ces nuances pour se rassembler sur l'essentiel parce que mardi nous avons à être dans les rangs de ceux qui s'opposent à cette réforme nous le serons avec l'ensemble des organisations syndicales avec Martinez et berger nous y serons avec tous les parties de gauche nous y serons surtout avec la quasi-totalité des Françaises et de français et je voudrais partager avec vous en conclusion la description de ce que furent les obsèques d'Ambroise Croizat et le visage qui avait à ce moment-là la foule reconnaissante qui s'était reconnue et je voudrais que mardi les Françaises et les Français dans la rue et ce même visage il était écrit dans un compte rendu de l'humanité lecture que nous départissons pas c'était alors comme un fleuve œillet lilas par milliers des courants sur toute la largeur de la rue par milliers sur des kilomètres mineur du Nord ou d'Alès en bleu lampe aux côtés métallo de Citroën ou de Renault échappe élue barré des sharpes la France entière s'est est ici donné rendez-vous alors socialiste je vous donne rendez-vous par les rues en France mardi et s'il faut poursuivre poursuivant merci [Applaudissements] merci à toutes et tous pour votre attention et on sait la place au génial Luc Broussy