🇵🇸 Notre humanité se joue à Gaza ! Manu refait l'actu n°13
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:45Invité politiqueFait
« le président de la République Emmanuel Macron ce jeudi il a demandé à ce que les opérations de l'armée israélienne s'arrête »
- 5:10Invité politiqueFait
« la France contribue aujourd'hui l'État français contribue aujourd'hui à livrer des armes et des munitions à l'État d'Israël »
- 16:08Invité politiqueFait
« les travailleurs de la SNCF quand ils se mettent en grève ils prennent en otage personne »
Temps de parole
- Manuel Bompard100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour bienvenue pour un nouveau numéro de Manu ref lactu c'est le numéro 13 on va parler bien sûr malheureusement de la situation dramatique à Gaza on va parler de la situation difficile aussi à Mayotte un petit peu de l'actualité peut-être avez-vous vu cette décision du Conseil d'État à propos de ces news on va y revenir en quelques instants et puis peut-être aussi de la grève des contrôleurs de la SNCF ça c'est l'actualité c'est dans manf lactu et on se retrouve tout de suite [Musique] donc la situation internationale c'est bien sûr ce qui se passe à Gaza avec une nouvelle étape qui est franchie par le gouvernement israélien puisque alors qu'il y a quelques semaines de ça la Cour internationale de justice qui est l'instance judiciaire raccrochée à l'ONU a dénoncé un risque génocidaire à Gaza alors qu'elle a demandé que tout soit fait pour prévenir ce risque de génocide alors qu'elle a exigé notamment que l'aide humanitaire puisse venir à destination de la population civile de Gaza malgré tout ça le gouvernement d'extrême droite israélien et notamment Benjamin netaniaahou ont annoncé qu'il s'agissait désormais de franchir une nouvelle étape dans la guerre qui est menée contre la bande de Gaza avec une offensive militaire à Rafa Rafa c'est le sud de la bande de Gaza Rafa c'est à la frontière égyptienne Rafa c'est précisément l'endroit où le gouvernement l'armée israélienne a exigé à ordonneré à la population civile de Gaza de fuir puisqu'ils ont commencé leur offensive militaire par le nord de la bande de Gaza ils ont dit à tout le monde faut aller au sud faut aller se réfugier au sud désormais vous avez près d'1,5 million de Palestiniens qui sont tassé entassé dans des camps de réfugiés à Rafa à la frontière égyptienne et dorénavant l'armée israélienne a l'intention et a commencé à bombarder et à l'intention de d'attaquer de manière militaire la population qui se trouve à Rafa cette situation est une situation bien évidemment dramatique et désastreuse et ça se fait sans que aujourd'hui les principales puissance du monde alerte ou prennent les mesures nécessaires pour faire en sorte que ces opérations s'arrêtent bien évidemment l'annonce de cette offensive Arafat elle a amené un certain nombre de pays dans le monde à prendre des positions à l'oral pour dire nous ne soutenons pas cette initiative militaire ou comme l'a dit le président de la République Emmanuel Macron ce jeudi il a demandé à ce que les opérations de l'armée israélienne s'arrête vous savez c'est comme quand le ministre de l'Économie Bruno leemire vient sur les plateaux de télévision pour dire je demande je demande qu'il puisse y avoir des efforts qui sont faits sur les salaires je demande que les entreprises fassent des efforts pour pas accumuler des marge extraordinaire et produire une situation dans lequelle les Français voient les prix des courses au supermarché augmenter de manière massive et donc le président de la République il demande aujourd'hui mais ce qu'on attend de lui c'est pas juste qu'il demande ce qu'on attend de la France c'est pas juste qu'elle prenne publiquement la parole pour demander que les opérations s'arrêtent ce qu'on attend de la France c'est qu'elle agisse concrètement qu'elle mette tout son poids dans la balance qu'elle participe d'un rapport de force pour faire en sorte que ces opérations s'arrêtent et nous avons mis nous les insoumis un certain nombre de propositions sur la table parce que quand vous posez la question ou quand vous discutez avec des représentants du gouvernement français ils vous disent oui mais c'est compliqué parce que ça se passe au niveau international et on peut pas tout faire bah si il y a des choses qu'on peut faire d'abord il y a des choses qu'on peut faire de manière unilatérale on a pas besoin de la vie ou de l'accord des autres par exemple rien n'empêche la France de décider dès maintenant de la reconnaissance officielle de l'État de Palestine parce que si on reconnaissait officiellement l'État de Palestine alors on perait dans on pèserait dans le rapport de force on prendrait une décision qui est une décision symbolique mais qui pourrait amener à renforcer la pression sur le gouvernement israélien nous avons déposé un projet de résolution ici à l'Assemblée nationale pour que la France reconnaissent enfin l'État de Palestine nous demandons que ce projet de résolution soit inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale malheureusement ça ne dépend pas de nous hormis à l'occasion de ce qu'on appelle nos niches parlementaires mais il y en a qu'une par an et la dernière a eu lieu au mois de novembre donc la prochaine aura lieu par avant plusieurs plusieurs mois c'est donc au bureau de l'Assemblée nationale à la présidente de l'Assemblée nationale en particulier qui l'appartient de prendre la décision d'inscrire ce projet de résolution à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale nous demandons de le faire et nous vous invitons à mettre la pression pour que ça soit fait effectivement ça c'est une première chose qu'on peut faire de manière très simple une deuxième chose qu'on peut faire de manière très simple de manière tellement simple que la France a déjà pris des mesures de cette nature dans son histoire en 1967 le général de Goul à l'époque avait décrété un embargo sur la livraison arme à destination de l'État d'Israël il est tout à fait possible il est tout à fait simple de prendre immédiatement une même mesure en France et donc nous exigeons du gouvernement français qu'il décrète un embargo sur les ventes d'armes à l'armée israélienne tout le monde sait tout le monde sait que la guerre horrible qui est menée aujourd'hui par l'armée israélienne contre la bande de Gaza est une guerre extrêmement intense et qui ne peut tenir que par le fait que l'État d'Israël peut régulièrement se réapprovisionner en armes et en munition et il est établi que la France contribue aujourd'hui l'État français contribue aujourd'hui à livrer des armes et des munitions à l'État d'Israël et donc si la France ne veut pas être complice du risque génocidaire qui a été pointé par la Cour internationale de justice si la France veut respecter ses obligations puisqu'elle a signé une convention pour la prévention des génocides si elle veut respecter ses obligations en matière de droit international si elle ne veut pas être complice elle doit prendre la décision de cesser immédiatement toute livraison d'armes à l'armée israélienne pour concrètement faire en sorte que ce ne soi pas des armes françaises qui tuent aujourd'hui des civils à Gaza que ce ne soi pas les armes françaises qui tuent des petites filles comme on l'a vu cette semaine à Gaza que ça ne soit pas des armes françaises qui dessinent des familles comme on l'a vu cette semaine encore à Gaza voilà une décision très très simple que la France peut prendre la France elle peut aussi décider de mettre en œuvre des sanctions économiques à l'égard du gouvernement israélien la France elle peut agir au niveau européen comme nous l'avons proposé nous nos députés européens notamment mano auri et notre présidente de groupe au Parlement européen de suspendre l'accord d'association qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et l'État d'Israël de décréter des sanctions pas uniquement comme l'a fait la France cette semaine des sanctions contre les colons la France a annoncé qu'elle avait pris des sanctions financières contre des colons qui poursuivent cette opération de colonisation en sjordanie très bien c'est une bonne chose que ces sanctions aient été prises mais elles ne peuvent pas exonérer de prendre des sanctions contre ceux qui aujourd'hui sont responsables de la mort de près de 30000 civils et ça c'est l'armée israélienne et ça c'est le gouvernement d'extrême droite israélien et c'est qu' contre désormais qu'il faut que ces sanctions s'appliquent embargo sur les armes reconnaissance de l'État de Palestine sanction contre le gouvernement israélien rupture de l'accord d'association entre la France et l'Union européenne et action diplomatique à l'échelle internationale en prenant une initiative la France a présider tout au long du mois de janvier le Conseil de sécurité des Nations unies elle avait la possibilité pour mettre à l'ordre du jour un projet de résolution pour contraindre l'État israélien à décréter enfin c le FE elle ne l'a pas fait mais elle doit agir elle doit continuer elle doit enfin faire quelque chose à l'échelle internationale prendre sa part dans les négociations pour qu'on arrive le plus rapidement possible dans un premier temps à un accord de trêve bien sûr à la libération des otages qui sont détenus par le Hamas à la libération des prisonniers politiques palestiniens qui sont détenus de manière arbitraire à la fin de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza et à une solution politique qui permette de rétablir la paix mais une paix qui soit une paix juste une paix qui soit une paix durable donc une paix qui ne se fasse pas en continuant à accepter le principe de la colonisation en continuant à accepter que euh près de plus 2 millions de personnes soient encadré dans un blocus à Gaza comme c'était le cas euh tout au long de l'année 2023 et même bien avant donc il faut une paix qui soit une paix qui règle définitivement de manière politique et qui permettent d'aller enfin vers l'existence d'un État palestinien dans des frontières qui sont reconnus internationalement et qui permettent là aussi à l'État d'Israël de pouvoir vivre en paix et en sécurité pour ça on a besoin de se cesser le feu de cette trêve et ensuite d'une solution politique et la France elle doit pouvoir porter cette parole elle l'a fait à d'autres moments dans l'histoire elle ne veut pas comme elle le fait depuis maintenant plusieurs semaines plusieurs mois être dans une forme de double standard quand la Cour internationale de Justice prend une décision à propos du conflit entre l'Ukraine et la Russie elle reconnaît immédiatement l'importance de cette décision pourquoi ne fait-elle pas la même chose quand la cour international de justice prend une décision dans la guerre qui oppose Israël aujourd'hui à la Palestine elle doit cesser ses doubles standard elle doit être à la hauteur de la voix que la France a l'ambition de porter dans le monde elle doit rétablir une voix qui soit une voix non alignée indépendante et cesser justement de donner l'impression d'être seulement le bagage accompagné des puissant de ce monde qui décide dans notre dos voilà ce que la France peut faire et voilà ce que nous proposons voilà ce que nous mettons sur la table voilà pourquoi nous nous battons à l'Assemblée nationale dans la rue dans les manifestations dans les rassemblement dans les délégations internationales que nous avons pu faire puisque un certain nombre de nos collègues députés de la France insoumise se sont rendus à Rafa pour alerter sur la situation là-bas certains de mes collègues ont organisé une manifestation devant le siège de l'ONU à Genève et on va continuer à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la paix arrive enfin le plus rapidement possible et on compte sur vous pour vous continuer à vous mobiliser sur ce sujet voilà ce qu'on peut faire et on a besoin de le faire de manière extrêmement rapide le reste de l'actualité bien sûr c'est la situation qui est une situation très difficile à à Mayotte et comme souvent il y a un moment d'émotion il y a un moment de communication avec la le ministre de l'Intérieur qui se rend sur place qui fait une annonce démagogie qui ne va rien régler aux problèmes concrets qui qui sont là aujourd'hui à Mayotte et puis on en parle plus pendant des mois et des mois jusqu'à ce que la situation redégénère à nouveau et donc ce qu'il faut dire c'est que les problématiques pour lesquelles se mobilisent les habitants de Mayotte qui sont engagés aujourd'hui dans des collectifs citoyens qui ont monté des barrages sont des problématiques qui ne datent pas d'hier sont des problématiques sur lesquelles ils alertent depuis des années et des années en 2018 il y avait eu un cahier de Rev revendication qui avait été fait pour dire qu'il fallait que les choses bougent et il ne s'est rien passé et donc forcément la la colère elle monte elle grandit et les promesses politiques qui sont faites ensuite ben les gens se disent ils seront pas réalisés puisque la dernière fois vous nous avez déjà fait des promesses et ça n'a rien changé à notre vie et sur cette situation là vous avez monsieur Darmanin qui vient pour faire son opération de communication et qui vient annoncer la fin du droit du sol à Mayotte et qu' le fait en suivant un agenda politique or est-ce que la fin du droit du sol à Mayotte va régler quelques problème que ce soit des difficultés à Mayotte aujourd'hui bien évid éidemment non les difficultés à Mayot c'est des difficultés liées à l'insécurité c'est sûr c'est des difficultés liées à des problèmes de développement puisque vous vous retrouvez dans une situation dans lequelle vous avez quasiment 80 % de la population maoraaise qui vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté vous avez des services publics qui sont sous-dotés vous avez des effectifs de gendarmerie qui sont pas à la hauteur de la situation vous avez des effectifs dans l'administration judiciaire qui sont pas suffisants pour pouvoir par exemple suivre l'ensemble des enquêtes et des procédures judiciaires qui sont engagées vous avez un problème majeur d'accès à l'eau vous avez av un problème de logement avec des gens qui habitent dans des logements en tole or des annonces ont été faites il y a quelques années sur ce sujet et elles n'ont pas été suivies suivie des faits et en quoi la suppression du droit du sol quand on sait que le droit du sol à Mayotte consiste en ce que une personne qui viendrait sur le sol Maoré qui qui n'aurait pas la nationalité française qui ferait un enfant à Mayotte au bout de 13 ans à pouvoir compter 5 ans de présence sur le territoire Maoré la personne pourrait avoir la nationalité française et j'entends dire parfois que ce serait un facteur d'attractivité c'est ça qui conduirait des gens à quitter à fuir la pauvreté à fuir la guerre la pauvreté au Comor la guerre dans les régions du sud de l'Afrique et c'est ce serait ça la possibilité après 13 ans de présence sur le territoire pour ses enfants d'avoir accès à la nationalité française qui conduirait les gens à partir non ce qui conduit les gens à partir c'est qui fuit la guerre c'est qui fuit la misère ce qui conduit les gens à partir c'est que le PIB au Comor est 12 fois inférieur que le PIB à Mayotte sachant qu'à Mayotte on est déjà dans une situation où ce département est la zone la plus pauvre d'Europe et donc vous n'aurez pas de solution à cette situation par des mesures démagogique comme la fin du droit du sol déjà en 2018 le gouvernement a limité l'usage du droit du sol à Mayotte en lui appliquant des dispositions qui étaient différentes de la manière avec laquelle il s'applique sur le reste du territoire national ça n'a strictement rien changé pourquoi la suppression du droit du sol aujourd'hui changerait quelque chose alors que les restrictions du droit du sol qui avaient été décidé avant n'ont rien changé il faut changer de logique bien sûr qu'il faut rétablir la sécurité c'est une urgence parce que aujourd'hui les gens qui vivent à Mayot sont dans une situation d'insécurité grandissante ils sont confinés chez eux le soir ils hésitent à se déplacer ils peuvent parfois pas aller travailler il risquent d'être agressés dans la rue et donc la première étape bien évidemment c'est d'avoir des effectif de gendarmerie supplémentaire c'est de faire en sorte que la sécurité soit garantie et ensuite il faut des réponses qui soient des réponses durables et ces réponses durables c'est un plan d'investissement c'est indispensable pour faire en sorte qu'on puisse à Mayotte avoir des services publics qui fonctionnent bien on puisse avoir à Mayotte les mêmes droits que l'ensemble des Français sur le reste du territoire national et s'il y a une solution à mayott c'est certainement pas d'avoir moins de République en faisant des lois particulières des dispositifs particuliers des conditions d'accès à la nationalité différents en fonction des territoires on a besoin de plus de République plus d'égalité plus d'accès au services public donc il faut un plan d'investissement pour ça deuxièmement il faut pas laisser la population maoraise prendre à elle seul les difficultés qui peuvent être posées par le fait qu'il y a des gens qui fuiti leur pays et qui se retrouvent tous sur le même territoire au même endroit et donc les maorés peuvent pas seuls participer d'un effort de solidarité qui est un effort de solidarité nécessaire et donc il y a une disposition qui s'appelle le visa territorialisé qui fait que aujourd'hui vous avez le sentiment que quand vous êtes à Mayotte c'est vous tout seul qui allez devoir assumer la solidarité le devoir d'humanité et de fraternité qui culturellement est très développé à Mayot la population maoraaise elle est prête à prendre sa part d'accueil de solidarité de fraternité mais elle dit et elle a raison de le dire on veut pas être les seuls à prendre notre part part et donc il faut qu'il y ait une solidarité nationale donc il faut qu'il y ait une solidarité nationale y compris en accueillant en hexagone par exemple des mineurs qui sont dans des situations difficiles alors quand je dis ça on me dit vous voulez prendre des mineurs qui sont dans des bandes criminelles tout ça est ridicule si des mineurs sont dans des bandes criminelles ils doivent être arrêtés pour les crimes qu'ils commettent ils doivent être jugés c'est comme ça que ça fonctionne mais là on parle de mineurs qui sont sans leurs parents qui sont livrés à eux-mêmes qui dorment dans la rue qui n'ont pas accès à l'école et oui j'assume de dire que la France a le devoir de faire en sorte que ces mineurs ils puissent être pris en charge ils puissent justement étudier ils puissent justement avoir accès à une éducation de qualité parce que c'est certainement pas en les laissant tout seul dans la rue que la situation va s'améliorer donc il faut que la France prenne aussi ça pareil puis il y a une action internationale à faire avec notamment les Comores pour faire en sorte que il y ait une sorte d'accord de codéveloppement c'est-à-dire que bien sûr la France doit aider l'état des Commores mais l'état des Commores doit aussi prendre ses responsabilités et voilà la manière avec laquelle sans doute sur une situation qui est difficile on peut améliorer les choses en tout cas on le fera certainement pas en empilant les mesures démagogiqu qui un ne vont rien rien régler au problème à Mayotte et qui vont mettre un coup de canif dans les principes républicains qui sont les nottres le droit du sol en France ça existe depuis 1515 c'est dans la loi depuis le début de la 3e république à la fin du 19e siècle c'est une fierté pour la France qui n'a jamais été une nation ethnique qui a toujours été une nation politique une nation civique une nation qui se définit par un triptique liberté égalité fraternité et en s'attaquant à ce principe à nouveau monsieur Darmanin comme il l'a fait déjà au moment de la loi immigration faitou beaucoup de mal à la France et sur ça il faut tenir bon pas se laisser intimider pas accepter que au nom de telle ou telle difficulté telle ou telle urgence on commence à revenir sur nos principes non il faut une force qui tient bon sur ses principes et vous pouvez compter sur la France insoumise pour tenir bon sur ces principes enfin dans l'actualité peut-être avez-vous vu ces derniers jours le mouvement qui a été engagé par des contrôleurs à la SNCF alors comme d'habitude quand des contrôleurs ou des personnalités du personnel de la SNCF s'engage dans un mouvement de grève immédiatement vous avez l'ensemble du monde médiatique qui essaie de les pointer du doigt de les stigmatiser de dire que c'est des irresponsables d'utiliser des des mesures et des propos aussi inacceptables que de parler de prise d'otage surtout quand on connait l'actualité internationale de ces derniers mois donc non les travailleurs de la SNCF quand ils se mettent en grève ils prennent en otage personne ils usent de leur droit de grève et ils usent de leur droit de grève notamment parce qu'ils pent des revendications et j'assume de dire que ces revendications elles sont légitimes pourquoi parce qu'il y a déjà eu un mouvement qui a été engagé à la fin de l'année 2022 que à l'issue de ce mouvement il y avait un protocole de sortie de crise qui avait été signé par la direction et aujourd'hui que disent les grvistes qui sont en mouvement ils disent que les engagements qui avaient été pris par la direction à l'époque n'ont pas été suivis des faits et donc s'il y a des gens qui sont responsables aujourd'hui des difficultés qui vont être posé au français dans ce weekend des difficultés pour se déplacer parce que oui bien sûr ça impacte tout le monde c'est d'abord la direction de la SNCF qui n'a pas respecté ses engagements et je rappelle que quand des salariés se mettent en grève ils ne touchent pas leur salaire que c'est un coup la grève que c'est une souffrance la grève et qu'on le fait pas par plaisir on le fait parce qu'on a été contraint d'utiliser ce mode d'action parce que tous les autres modes d'action qu'on a utilisé avant n'ont pas permis d'obtenir des revendications qui qui encore une fois sont des revendications légitimes alors tout le monde aura vu à quel point il y a un de poids de mesure parce que quand les agriculteurs se mettent en mouvement et ils avaient raison de le faire quand ils portent des revendications et elles étaient légitimes leurs revendications ils ont eu le droit cette fois à une forme de bienveillance médiatique et même de bienveillance du gouvernement monsieur hatal allant même jusqu'à boire un petit coup avec eux sur une situation un site de blocage d'une autoroute mais il faut pas qu'il y ait de deux po de mesures quand les agriculteurs se mettent en mouvement qu'ils utilisent des modes d'action qui forcent ment impacte les Français parce que c'est comme ça qu'on peut faire bouger les choses il faut les soutenir et nous les avons soutenu et appuyé mais quand les travailleurs de la SNCF se mettent en mouvement pour des revendications qui sont des revendications légitimes eux aussi oui ils utilisent des modes d'action qui peuvent impacter la vie des Français mais il faut les appuyer et les soutenir et il faut demander immédiatement à la direction de la SNCF de respecter les engagements qui étaient les siens faut demander au gouvernement de faire la pression sur la direction de la SNCF pour qu'elle respecte ses engagements et alors la situation s'améliorera et il y aura pas de perturbation pour les Françaises et les Français voilà ceelon il faut toujours se rappeler quand il y a un mouvement de grève ne jamais se laisser intimider par le monde médiatique qui se met immédiatement en mouvement pour essayer de pointer du doigt les travailleurs qui se battent pour leur dignité qui se battent pour leur salaire qui se battent pour l'égalité sociale qui se battent pour la justice sociale c'est toujoursx qu'on considère comme étant les responsables alors que la réalité c'est que c'est la direction de la SNCF qui est responsable de cette situation et puis enfin cette semaine on a eu une décision du Conseil d'État à propos de ces news alors ça m'amusait de revenir un petit peu sur ce sujet parce que depuis on a vu sur ces news des émissions complètes des éditos de victimisation pour dire on veut nous empêcher la liberté d'expression c'est pas le sujet le Conseil d'État il dit juste que quand on attribue un canal à une chaîne c'est le cas pour ces news comme c'est le cas pour l'ensemble des autres chaînes cette chaîne elle doit respecter un cahier des charges et dans ce cahier des charges il y a notamment ce qu'on appelle le pluralisme c'est-à-dire on doit faire en sorte que les différentes options politiques les différentes opinions politiques elles soient représenté à l'antenne est-ce que dit le conseil Conseil d'État c'est que si les obligations en terme de représentation des différentes familles politiques sont plus ou moins respecté je dis plus ou moins parce que quand on connaît les choses en détails pour respecter les obligations politiques on passe des clips la nuit qui a pas tout à fait le même degré d'exposition que le jour mais bref imaginons que les équilibres entre les différentes familles politiques soient vraiment représenté ce que dit le Conseil d'État c'est que c'est news contourne en quelque sorte la loi par le fait de d'inviter des éditorialistes des chroniqueurs qui eux ont tous les mêmes options politiques et donc le Conseil d'État demande tout simplement enfin enfin il demande enfin que les règles de pluralisme soient respectées et il n'y a rien à voir avec un problème de liberté d'expression sur ce sujet il s'agit pas de dire que sur ces news tel ou tel chroniqueur ne peut pas s'exprimer sauf quand même quand il violle la loi et à plusieurs reprises sur ces news vous avez eu des propos qui ont donné lieu ensuite à des procédures judiciaires où les personnes on été condamnées pour incitation à la haine racisme et ça en France c'est pas des opinions c'est des déliss donc ça on a pas le droit droit c'est pas de la liberté d'expression mais ensuite que les différentes options politiques existent mais toutes doivent exister pas seulement celles qui conviennent au directeur de la chaîne donc c'est important que le Conseil d'État se soit enfin mis en mouvement sur ce sujet peut-être qu'il faudrait que l'arcom fasse enfin quelque chose l'arcom vous savez c'est le CSA c'est ceux qui sont censés contrôler les obligations des médias et notamment des chaînes d'information en tout cas ce que je peux vous dire c'est que nous à l'Assemblée nationale nous avons engagé nous avons mis en place une commission d'enquête justement sur le renouvellement des concessions qui sont attribuées par l'arcom ce qui s'app avant le CSA au chaînne parce que il y a un certain nombre de conditions à respecter parce que bien souvent ces conditions sont pas respectées et pourtant on continue à renouveler les agréments et les autorisations de diffusion qui sont données aux chaînes et donc c'est une commission d'enquête qui est animée notamment par Aurélien saintou qui est député des haut scène et qui va dans les prochaines semaines auditionner un certain nombre de responsables en particulier de chaînes d'informationue et pourquoi pas faire des préconisations pour améliorer la loi parce que tout le monde je crois a vu depuis maintenant plusieurs années mais en particulier ces dernières semaines à quel point le traitement médiatique en France pouvait être déséquilibré à quel point les règles pluralisme de la représentation des différentes opinions n'étaient pas respectées et pas seulement sur ces news sur une grande partie des médias je crois que tout le monde s'en est rendu compte donc c'est un sujet majeur il y a deux sujets très importants si on veut faire République c'est qu'il faut que chacun puisse bénéficier d'une éducation de qualité qui lui permet de comprendre les enjeux autour de lui et puis a le fait que tout le monde puisse bénéficier d'une information de qualité et ça ça passe par avoir des médias qui fonctionnent bien et malheureusement on en est bien loin aujourd'hui donc donc y compris sur ce sujet il faut faire avancer les choses il faut faire évoluer la loi il faut faire évoluer les règles et cette commission d'enquête elle a vocation à y contribuer voilà pour cette semaine on va se retrouver dans quelques jours pour un nouveau numéro de Manu refelctu puisque c'est les vacances si certains d'entre vous ont la chance d'avoir des vacances profitez-en bien on se retrouve bientôt à la prochaine bye bye
Manuel Bompard