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Podcast / conversationSUDRADIO· 2 septembre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéInstitutions & élections

Bruno Retailleau propose la création d'internats disciplinaires : qu'est ce que c'est ?

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    On va revenir sur la déclaration de Bruno Retailleau qui souhaite la mise en place d'internats disciplinaires.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Ce qu'il faut préciser, c'est qu'il existe déjà en France quelques internats de ce type ?

  • 0:56OuverteRéponse directe

    C'est le procès du jour, vous êtes pour ou contre cette idée ?

  • 2:38OuverteRéponse partielle

    René Chichard, vous vous contre cette idée ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Vous expliquez pour moi, d'abord, ça existe un peu, déjà.

  • 3:36OuverteÉludée

    Mais comment on fait ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23InvitéFait
    « Ce qu'il faut préciser, c'est qu'il existe déjà en France quelques internats de ce type, c'est des internats un peu tremplin, qui accueillent au maximum 12 élèves, après deux exclusions définitives, dans la même année, le dossier de l'élève peut être transmis à une commission départementale, et être placé d'un point de vue judiciaire, ça existe en partie. »
  • 1:05InvitéFait
    « Je prends un exemple, il y a une trentaine d'années, c'était dans les états du nord des Etats-Unis, donc pas au Texas ou au Mississippi, qui sont quand même très durs au niveau juridique, ça devait être quelque chose comme le Michigan ou le Wisconsin, les multirécidivistes étaient encadrés par des anciens Marines, Navy Seals, etc., des hommes des troupes d'élite, qui les recadraient. »
  • 2:02InvitéPromesse
    « Quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires, où ils auront à faire un cadre strict, on leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres. »
  • 3:21InvitéFait
    « C'est une idée d'ailleurs qui a déjà été relayée par Sarkozy en 2007, par Ségolène Royal. Créée en 2010. »
  • 3:39InvitéFait
    « Quand on se veut un homme d'État, on lance une idée, mais avant, il faut quand même penser à savoir qu'est-ce que vont être ces internats. D'abord, combien ça va coûter ? »
  • 5:05InvitéFait
    « Les dispositifs qui existent à l'heure actuelle n'ont rien à voir sur le plan de la fermeté et du renforcement de la discipline avec ce que l'internat disciplinaire proposé par Bruno Retailleau suggère. »
  • 6:41InvitéFait
    « Mais je n'en peux plus de l'angélisme qui consiste à dire, oui, mais c'est des problèmes de prévention, c'est des problèmes sociaux. »
  • 7:03InvitéFait
    « Moi, je suis pour qu'on revienne au ministère de l'Instruction publique. »

Temps de parole

  • Invité26 %
  • Invité 223 %
  • Invité 318 %
  • Invité 414 %
  • Présentateur9 %
  • Invité 57 %
  • Auditeur4 %

≈ 7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et autour de cette table, vous les avez entendus, mais Philippe Bige, j'arrête avec nous aussi, Bruno Chiche, comme quoi, Bruno ça vous va bien ?

0:08
Invité

Qui est un réalisateur, Bruno Chiche, c'est un réalisateur de film, Bruno Chiche.

0:10
Présentateur

Oui, absolument, c'est bien, je vous confonds avec des gens, c'est bien, c'est gentil, c'est gentil. Avec son numéro 0826 300 300, et on va revenir sur la déclaration de Bruno Retailleau qui souhaite la mise en place d'internats disciplinaires.

0:23
Invité

Oui, c'est ça, des internats disciplinaires, alors pour des élèves harceleurs, ultra-violents, etc. Ce qu'il faut préciser, c'est qu'il existe déjà en France quelques internats de ce type, c'est des internats un peu tremplin, qui accueillent au maximum 12 élèves, après deux exclusions définitives, dans la même année, le dossier de l'élève peut être transmis à une commission départementale, et être placé d'un point de vue judiciaire, ça existe en partie. J'ai regardé à l'étranger si ça existait en Angleterre, et ils en ont un peu de ce type, qui ressemble à des internats disciplinaires. Alors, c'est le procès du jour, vous êtes pour ou contre cette idée ?

Philippe Bilger, René Chiche et Philippe David. Moi je suis totalement pour, parce que...

Je prends un exemple, il y a une trentaine d'années, c'était dans les états du nord des Etats-Unis, donc pas au Texas ou au Mississippi, qui sont quand même très durs au niveau juridique, ça devait être quelque chose comme le Michigan ou le Wisconsin, les multirécidivistes étaient encadrés par des anciens Marines, Navy Seals, etc., des hommes des troupes d'élite, qui les recadraient, mais je peux vous dire, il y avait eu un reportage, c'était sur, je crois que ça s'appelait Antenne 2, encore à l'époque, donc vous voyez que ça date un peu, et vous voyez, ils avaient un taux de récidive extrêmement faible, parce qu'ils craignaient tellement d'y retourner, qu'ils se calmaient à la sortie.

Parce que, désolé de le dire, mais quand vous avez des gamins qui font tout et n'importe quoi, qui viennent en classe avec des couteaux, qui sont interceptés 20 fois, arrêtés 20 fois, 30 fois par la police pour des vols, des agressions, etc., et qu'ils continuent sans la moindre sanction, et bien évidemment, c'est l'open bar. Donc oui, il faut frapper et très fort.

2:00
Présentateur

On écoute le son de Bruno Retailleau.

2:02
Invité

Quand on a des élèves récidivistes qui sont violents, qui sont des harceleurs, je crée des internats disciplinaires, où ils auront à faire un cadre strict, on leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres. Ça n'est pas une maison de correction, mais simplement, aujourd'hui, vous avez le mercato. Vous savez ce que c'est que le mercato ? Vous avez des élèves qui sont expulsés d'établissement en établissement, et les chefs d'établissement, finalement, se les repassent. Et bien, moi, je pense qu'y compris pour eux, pour leur donner une deuxième chance, il faut des internats, peut-être parfois aussi pour les couper de leur famille qui est défaillante.

Oui, bon, René Chichard, vous vous contre cette idée ? Non, je peux dire que je suis ni pour ni contre, je vous explique pour moi. Non, vous avez le droit, vous avez le droit, mais après, il faudra trancher quand même. Vous expliquez pour moi, d'abord, ça existe un peu, déjà. Oui, ça existe un peu. Vous en avez parlé, il y a aussi les classes relais, où les élèves un petit peu comme ça, violents, etc., sont mis dans des classes pendant quelques semaines. Alors, vous avez aussi quelque chose d'autre, pour des élèves un peu plus âgés, ça c'est vrai, pour des jeunes un peu plus âgés, bon là, il parle d'élèves, c'est les épides, qui permettent de se réinsérer.

Et là, il y a un encadrement militaire, là-dedans. Mais moi, ce qui m'énerve un peu dans la proposition de Brondreau-Taillot, c'est qu'il lance comme ça une idée, vous voyez, on voit qu'on est en pleine campagne présidentielle. On lance une idée comme ça. Non, mais ça, je termine. On lance une idée comme ça, pourquoi pas ? C'est une idée d'ailleurs qui a déjà été relayée par Sarkozy en 2007, par Ségolène Royal. Créée en 2010. Voilà.

3:27
Présentateur

Les établissements de réunisseurs scolaires.

3:29
Invité

Voilà, il y a eu Attal aussi qui a voulu renforcer ça. François Fillon, on avait aussi parlé beaucoup en 2017, etc. Bon, ce n'est pas une idée très nouvelle.

3:36
Présentateur

Mais comment on fait ça ? On lance une idée et on regarde comment ça se fait.

3:39
Invité

Non, justement. Alors, quand on se veut un homme d'État, on lance une idée, mais avant, il faut quand même penser à savoir qu'est-ce que vont être ces internats. D'abord, combien ça va coûter ? Ça va être des nouveaux bâtiments ? Ou bien ça va être des bâtiments qui vont être réaménagés ? Il dit qu'il veut des enseignants expérimentés. Moi, je ne sais pas ce que ça veut dire, un enseignant expérimenté. Un enseignant expérimenté face à quelqu'un de violent ou d'un petit peu harceleur. Je ne sais pas ce que c'est. Je ne sais pas. Il y a des gens de 60 ans qui sont moins expérimentés que des professeurs de 30 ans. J'en ai connu, moi, quand j'étais lycéen. Donc, il y a autant de choses comme ça.

Et puis, bon, le financement. Puis ensuite, dernière chose, et je termine. Parce que là, ça veut dire ça. Philippe Hildger, il a plus souvent que moi. Il a plus souvent que moi. Non, je rigole. Je termine. Je termine. Parce que qui va décider de l'internement, entre guillemets, de ces jeunes ? Ça va être qui ? Le ministère de l'Education nationale ? Ça va être la justice ? Ça va être les services sociaux ? Est-ce que ça va être obligatoire ? Est-ce que les familles... Mais ça, c'est les modélités d'application. Voilà, c'est ça. Pour l'instant, on n'en sait rien. C'est une idée comme ça. Vous verrez que demain... Là, vous êtes plutôt contre, quand même.

Non, mais dans ce procès, vous êtes plutôt contre.

4:46
Présentateur

Non, mais c'est pas tout à fait applicable. Oui, c'est trop flou. Fillez faire.

4:51
Invité

La parole, la parole. En général, on voit assez rapidement qui pourrait aller dans ces internats disciplinaires. Dans les classes, on les identifie aisément. Et donc, il n'y a pas besoin de faire appel à plusieurs ministères. Deuxième élément, les dispositifs qui existent à l'heure actuelle n'ont rien à voir sur le plan de la fermeté et du renforcement de la discipline avec ce que l'internat disciplinaire proposé par Bruno Retailleau suggère. Et troisième élément, très souvent dans les classes, on accepte le maintien d'élèves qui troublent considérablement la classe parce qu'on n'a pas de dispositifs et de structures suffisamment autoritaires pour les y mettre.

Et donc, je suis à fond pour... C'est normal de faire de la part de Bruno Retailleau. Non, non, non. Et de deux ans, pour l'instant. Ce n'est pas un centrisme, c'est que j'essaie d'être pragmatique, moi. Vous voyez qu'aujourd'hui, on a cette idée. Demain, on va avoir je ne sais pas qui attaque ou je ne sais qui qui va lancer une lignée dans un autre... Là, c'est trop... Vous voyez, ça m'a l'air même un petit peu, quand même, populiste, quand même. Vous voyez ? Oh là là ! Mais si, excusez-moi, c'est... Je donne mon opinion, c'est libre. Il n'est pas bonne, alors. Elle n'est pas bonne, c'est vous qui dites qu'elle n'est pas bonne. Moi, je la trouve pertinente et j'assure mon opinion.

Et excusez-moi, je n'en peux plus des gens qui utilisent le mot populiste, populiste, populiste, comme c'était une injure. Pour moi, peuple, c'est un mot magnifique, soit dit en passant. Ce n'est pas une insulte, moi. Ce n'est pas dans le sens d'une insulte. Alors, moi, je ne vais pas reprocher à Retailleau de faire une proposition. Après, je vous rappelle une chose. Il est candidat à la présidentielle. Les modalités d'application, on n'est pas en monarchie absolue. C'est le Parlement qui voterait la loi et qui déterminerait les modalités d'application. C'est QFD. Ça, c'est le premier point.

Mais je n'en peux plus de l'angélisme qui consiste à dire, oui, mais c'est des problèmes de prévention, c'est des problèmes sociaux. Quand un gamin pourrit la vie d'une classe, pourrit la vie d'un établissement scolaire, évidemment qu'il doit être cadré. Et je tiens à dire une chose. Ça prouve à quel point ce pays est malade. Parce que je vous rappelle que je suis contre, d'ailleurs, le fait qu'on appelle le ministère de l'Éducation nationale.

7:03
Présentateur

Et vous êtes contre tout, en fait.

7:03
Invité

Oui, moi, je suis pour qu'on revienne au ministère de l'Instruction publique. Parce que l'école, ça instruit ceux qui éduquent. Ce sont les parents. Et sur les réseaux sociaux, Antonin, est-ce que ça a réagi ? Donc, on rappelle la question. Comme Brune Retailleau, est-ce que vous souhaitez la mise en place d'internats disciplinaires ? Alors, après, il y a les modalités. C'est vite David à raison. C'est ce que tout le monde dit.

7:25
Auditeur

Non, tout le monde ne dit pas ça. Dommage. Parce que nos auditeurs disent... Alors, oui, il y a 74%. Mais il y a Claire qui nous dit que ce n'est pas seulement les enfants qui sont les seuls fautifs. Puisqu'elle dit qu'il faut aussi mettre les parents dans ce genre d'endroit. Et puis après, il y a Albert qui préfère attendre de voir. Et qu'il se dit, pas fan de Retailleau du tout. Mais parfois, il a des éclairs de perspicacité. Donc, il ne faut pas du tout négliger ça.

7:47
Invité

Oui, c'est vrai. Bon, vous pouvez réagir 0, 826, 300, 300. A priori, il n'y a pas encore d'appel sur ce sujet. Mais on vous prendra. Et notamment tout à l'heure, entre 19h et 20h. Absolument. C'est l'heure de rattrapage avec Philippe David. Monsieur le contre, maintenant, il faut l'appeler. Vous avez vu, il est contre. Monsieur le contre. Il est contre, tout le monde. Monsieur le contre, c'est vrai. Monsieur le contre. Je vais me laisser pousser la barbe comme un guéril héros, vous allez voir. Alors, juste pour conclure sur ce sujet. Deux à un, je ne l'ai pas pris. Je n'ai pas pris position.

8:20
Présentateur

En même temps, Philippe Bilger, dès que c'est Bruno Retailleau, il le défend. Bien sûr.

8:24
Invité

Oui, mais j'aurais pu développer une petite réverge. Mais je n'ai pas voulu ajouter une pierre dans la molle. Non, non. Non, non. Non, non. Non, non. Non, mais c'est Bruno Retailleau. Il faut préciser. Bruno Retailleau, qui a quand même été l'un des pires ministres de l'Intérieur, comme vous le savez. Vous plaît. Non, non, non. Non, non, non, non. Bon, Bruno Retailleau surnommé, rappelez-vous mon cher Philippe, le tricheur d'Interville. Bon, ça, en tout cas, il y a eu aussi. Alors, excusez-moi. Écoutez, c'est la vérité. J'estime qu'il aurait dû être envoyé devant le tribunal pénal international pour ça, tricher à Interville. Alors là, c'est... Du cas, du cas.

Bon, Bruno Retailleau, donc, il voudrait ça. En tout cas, c'est sa proposition. Attention, c'est quand même, ce serait des établissements centrés sur l'autorité, uniquement réservés aussi aux récidivistes. Bien sûr, quoi. Et n'oubliez pas, Patrick, que c'était inséré dans un dispositif beaucoup plus large sur l'école. Allez, merci sur ce sujet. On pourra y revenir tout à l'heure, 19h. Laissez vos messages à Aude, 0826 300 300, et bien sûr, sur les réseaux sociaux. Dans un instant, ma chère Cécile.

9:23
Présentateur

La cage au fou avec Thomas Serafine, et je ne sais pas si vous le savez, les poils sont considérés comme une agression pour les Japonais. Et ça tombe bien.

9:30
Invité

Oui, c'est incroyable.

9:33
Présentateur

Thomas, il est tout poilu, donc...

9:34
Invité

Il n'aime pas les poils.

9:36
Présentateur

Il n'aime pas les poils, et c'est une agression. Donc, lui, il est très poilu, donc il est très gêné. Donc, on va nous en parler dans quelques instants.

9:41
Invité

La cage au fou. 17h20, les vraies voix Sud Radio.

9:46
Présentateur

Sud Radio.