Marie-Charlotte Garin : "Le gouvernement ne choisit ses alliances qu'à droite dans l'hémicycle"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Bonjour Marie-Charlotte Garin, vous êtes députée EELV de Lyon. Vous avez suivi le texte sur l'assurance chômage, un sujet majeur. Pourquoi cette opposition alors que l'économie redémarre et manque de main-d'œuvre ?
- 0:42RelanceRéponse directe
Le gouvernement propose de donner un blanc-seing au gouvernement pour modifier l'assurance chômage par décret. Est-ce acceptable pour des parlementaires de voter sans connaître les détails ?
- 1:17FerméeRéponse partielle
On parle de modulation des durées d'indemnisation, notamment pour les plus de 55 ans. Est-ce que ce n'est pas une mesure nécessaire pour inciter au retour à l'emploi ?
- 1:53RelanceRéponse directe
Vous critiquez la contracyclicité des droits. Mais comment garantir la pérennité financière de l'assurance chômage sans cette flexibilité ?
- 2:32FerméeRéponse directe
LR a réussi à faire passer des amendements sur les abandons de poste. Ne regrettez-vous pas votre posture trop opposante ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Vous dites que le gouvernement ne choisit ses alliances qu'à droite. Pouvez-vous nous donner des exemples concrets ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Marie-Charlotte GarinFait
« ou ce serait pour l'ouverture des droits qu'il faille avoir travaillé non pas six mois mais peut-être 7 ou 8 mois »
- 1:53Marie-Charlotte GarinFait
« ce que nous demande le gouvernement c'est de voir l'assurance chômage comme un levier vers le plan emploi »
- 1:53Marie-Charlotte GarinFait
« la science chômage c'est un droit les gens cotisent pour en bénéficier »
- 1:53Marie-Charlotte GarinFait
« le gouvernement propose aussi ce qu'on appelle la contracyclicité donc c'est à dire en fonction de la conjoncture économique les droits varient »
- 3:40Marie-Charlotte GarinFait
« on a voté des amendements de nos partenaires on a voté des amendements d'autres groupes d'opposition on a voté des amendements et des articles du gouvernement »
- 4:49Marie-Charlotte GarinFait
« c'est une posture qui est extrêmement droite et qui ne va pas chercher de souplesse en tout cas à gauche de l'hémicycle »
Temps de parole
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bonjour à toutes et tous bienvenue dans les coulisses du Grand Lyon mon invité du jour marie-charlotte-garin bonjour bonjour vous êtes député de Lyon élu sur les listes Europe Écologie Les Verts vous êtes à l'Assemblée vous avez été chef de fil des écologistes sur le le texte de loi sur l'assurance chômage qui est passé fin septembre alors c'était une opposition majeure pensiez pas qu'effectivement quand on voit que l'économie redémarre qui a un problème de recrutement il fallait modifier ce texte de loi il y a un problème de recrutement après ce qu'on constate avec ce texte de loi c'est qu'il y a un problème de puisque le gouvernement en fait nous a demandé de prolonger et d'aller plus loin que le décret qui avait été mis en place en 2019 et en nous posant la question finalement de
lui donner un blanc sain et de lui dire ok on vous fait confiance et vous allez tout décider par décré ensuite donc il y a deux problèmes là dedans déjà c'est compliqué de demander au parlementaire de voter quelque chose sans savoir ce qui va y avoir dedans donc elle va être on nous parle de modulation de la de l'indemnisation de l'assurance chômage donc elle va être cette modulation et ensuite l'autre sujet ce qui est évoqué c'est pas de jouer sur les montants c'est de jouer sur les durées de les durées notamment pour les plus de 55 ans que aujourd'hui peuvent être indemnisés jusqu'à 36 mois ce serait peut-être les ramener à 30 mois ou à 24 mois ou ce serait pour l'ouverture des droits qu'il faille avoir travaillé non pas six mois mais peut-être 7 ou 8 mois en fonction
de la en fonction de l'état du chômage c'est ça et le deuxième problème c'est de se dire que on glisse d'un d'une gestion de l'assurance chômage qui est paritaire donc c'est à dire entre les partenaires sociaux et l'État à une main mise de l'État sur l'assurance chômage en disant que finalement là on a plus de négociation on a concertation et c'est là où ces problématiques et puis on a aussi donc une fois qu'on a parlé de la méthode on a aussi une question de fond puisque finalement ce que nous demande le gouvernement c'est de voir l'assurance chômage comme un levier vers le plan emploi justement en durcissant l'accès à l'indemnisation alors que nous ce qu'on dit c'est que la science chômage c'est un droit les gens cotisent pour en bénéficier et qu'il faut leur
donner le plus de visibilité et de lisibilité possible sur ce à quoi ils ont droit et sachant que le gouvernement propose aussi ce qu'on appelle la contracyclicité donc c'est à dire en fonction de la conjoncture économique les droits varient donc si ça va bien on a plus ou moins d'indemnisation et ça c'est aussi compliqué parce que ça nous permet pas aux gens d'avoir une stabilité et une visibilité sur leurs droits est-ce que ce dossier que vous avez suivi liste repas un peu votre stratégie de discuter de votre stratégie qui est dans une stratégie d'opposition contrairement à LR qui est dans une position plus constructive et l'air la droite a réussi à faire passer un certain nombre d'amendement sur ce projet de loi qui leur tenait à cœur notamment sur les abandons de poste
désormais vous aura plu mais on se sera considéré comme une démission où ils ont obtenu une discussion sur les refus les gens qui refusent un CDI après un CDD finalement est-ce que vous regrettez pas d'être dans une posture trop opposante je crois qu'il s'agit pas de regretter sa posture quand on sait qu'elle est juste par rapport au programme qui nous a porté dans l'hémicycle aussi et fondamentalement et on l'a acté avec le ministre du socle on a une différence de vision donc quelque part on peut pas demander à un groupe politique de se compromettre
dans les bras de la droite qui arrive à faire passer ses amendes je crois qu'il faut remettre la responsabilité là où elle est c'est le gouvernement qui dit qu'il fait en même temps mais qui ne choisissent ces alliances que à droite dans l'hémicycle et il l'a fait sur ce texte ça sera peut-être pas le cas sur les prochains textes mais sur le texte assurance chômage il l'a fait et il est allé chercher ses alliances avec vous on dit pas qu'on vote pas les textes de manière systématique on dit simplement qu'il doit y avoir le temps du débat et on peut pas avant que le débat ait lieu dans l'hémicycle dire ah bah ça y est c'est plié nous on croit encore au débat parlementaire mais après on a un gouvernement qui reste très ancré aussi sur ses positions et on a
voté des amendements de nos partenaires on a voté des amendements d'autres groupes d'opposition on a voté des amendements et des articles du gouvernement mais à la fin quand on regarde l'ensemble exemple si le compte n'est pas et si en plus on est fondament fondamentalement opposés en termes de vision on va pas sinon le sens du positionnement politique des uns et des autres et la notion d'opposition elle ne sert plus à rien dans les muscle alors l'autre sujet qui arrive cette semaine c'est le projet de loi de finance là-dessus aussi c'est clair que vous ne le voterez pas et finalement vous allez pousser le gouvernement a déclencher le 49-3 alors à nouveau c'est le gouvernement qui prend ses responsabilités et qui décide en étant incapable finalement de gouverner dans
une assemblée qui est redynamisée dans son parlementarisme c'est le gouvernement qui prend ses responsabilités et qui n'est pas capable d'aller chercher des compromis on fait savoir très clairement que jamais on s'associera une majorité jamais on va trouver un budget ils ont pas tellement le choix c'est pas la posture qu'on a en tout cas dans mon groupe politique on a toujours dit que ce qui irait dans le bon sens on va très pour et c'est ce qu'on fait jusqu'à présent et quand on est fondamentalement en désaccord on vote contre et c'est le jeu on va pas nous demander de voter contre nos idées non plus vous pourriez voter le budget et donc faire partie de la majorité non on pourrait voter le budget si des pas été fait vers à gauche de l'hémicycle de manière assez
significative et de manière assez engageante et pour l'instant c'est pas le cas c'est pas ce qui a été annoncé c'est parce qu'il a été prévu nous ce qu'on nous annonce 149-3 parce que justement il y a aucune envie d'aller chercher du compromis dans l'hémicycle c'est le résultat aussi d'une politique extrêmement stricte et très j'ai pas envie d'utiliser dogmatique parce qu'on ouvre le reproche aussi souvent et je trouve que c'est vite deux sens mais en tout cas c'est c'est une posture qui est extrêmement droite et qui ne va pas chercher de souplesse en tout cas à gauche de l'hémicycle un tout petit peu si jamais 49-3 il y aura très probablement une motion de censure qui sera présentée peut-être que c'est le rassemblement national qui présentera la sienne en première est-ce que vous
pourriez voter cette motion de censure si elle est manée du rassemblement national nous ne verrons pas une motion censure qui émane du rassemblement national comme nous Vaudaux aucun amendement aucun article qui émane du rassemblement national est-ce qu'au fond de toute façon vous auriez pas intérêt à éviter qu'une motion de sang sur soi adoptée nous on va déposer la nôtre du côté de la nupasse si elle est adoptée donc acte s'il faut repartir en campagne les uns et les autres on est prêt on est prête en attendant nous on fait plutôt le vœu que ce gouvernement réussisse en fait cette transition où on a injecté un peu de parlementarisme en tout cas de démocratie participative proportionnelle à l'Assemblée qu'on puisse poursuivre là dedans et qu'on prenne en compte enfin en fait la
pluralité des expressions de censure et c'est normal et on est quand même dans un des rares gouvernements de rap qui n'a pas demandé le vote de confiance en arrivant donc si une motion de censure qui est adoptée Emmanuel Macron a annoncé qu'il a lancé rien des solutions est-ce que la gauche serait pas la plus mal placée finalement pour aborder de nouvelles législatives je crois qu'à l'heure actuelle personne n'est en capacité de dire à qui Bénéfic bénéficierait une nouvelle élection législative quand on regarde les sondages d'opinion le sentiment que ceux qui seraient les grands bénéficiaires ce seront seul rassemblement national qui a réussi depuis quelques mois avec une stratégie de légitimisation de la stratégie de la cravate contrairement à vous qui êtes beaucoup dans la
contestation on voit que finalement les Français seraient peut-être plus favorables à la position du Front national mais je crois que cette légitimisation du rassemblement national et là aussi été aider grandement par le gouvernement qui n'a pas fait barrage au deuxième tour des élections législatives elle est aussi aidé grandement par le gouvernement et sa majorité qui leur a donné en fait des places de l'histoire
de manière très claire on voit quand même qu'il y a eu une banalisation qui a été aidé par le gouvernement quand on laisse rentrer en fait de manière faut le rappeler ses postes que commun les membres du rassemblement national au sein de l'assemblée ils étaient pas gratuits ils étaient pas offerts ils étaient pas prévu dans les textes c'est l'usage et en fait c'est le gouvernement qui a choisi de perpétuer cet usage donc oui quand on a des vice-présidents qui sont du rassemblement national en fait qui préside nos assemblées dans l'hémicycle en fait c'est pas neutre parce que ça les assote dans une posture de gouvernement et ça en 2027 c'est les conséquences qu'on va devoir payer aussi aux prochaines élections puisqu'on les aura légitimées mais en attendant le
visage du RN c'est qu'il nous pose encore des amendements qui xénophobes qui sont racistes et ça ils le font dans l'hémicycle c'est juste qu'on en entend beaucoup moins parler dans les médias mais quand on propose d'interdire en fait le vote en entreprise aux gens qui ne parlent pas français ou qui n'ont pas la nationalité alors qu'en fait ce sont des gens qui travaillent comme tout le monde ça pose problème et ça c'est le vrai visage du rassemblement national et ça il faut il faut être en capacité de le voir à nouveau donc on peut dire la gauche n'est pas responsable de la place du rassemblement national la gauche est responsable de comment elle est perçue dans l'opinion publique et du travail qu'elle fait là ce qu'on constate c'est qu'il y a une rentrée qui a été plus
compliquée mais en attendant on s'est remis au travail on est mobilisé sur les textes on fait le travail en commission on fait le travail dans l'hémicycle et on porte des propositions aussi est-ce que la gauche ne paye pas un peu la stratégie sûrement une Rousseau qui est imposer son agenda avec des polémiques assez fortes sur sur les thématiques que vous défendez et finalement vous êtes pris un peu les pieds dans le tapis avec les histoires bien Bayou Adrien moi il y a quelque chose qui me dérange profondément dans l'analyse médiatique on fait de cette séquence c'est de remettre sur une femme en fait des histoires qui sont des histoires en fait de violences faites aux femmes ou des hommes sont mis en cause donc à partir du moment je pense qu'il faut refaire la
part des choses sur quel est le débat où est-ce qu'on déplace le curseur donc qui est des prises de parole qui soit problématiques de certaines personnes il y en a de tous les côtés de tous les bords qui est des stratégies qui soient problématiques c'est le cas aussi la vraie question c'est comment est-ce que les mouvements politiques vont devenir plus résilient et être capable d'absorber le choc qui est une femme qui parle quand elle signale des violences sexistes et sexuelles et ça c'est notre responsabilité d'être exemplaire puisque si on est incapable de protéger les femmes au sein de notre mouvement on n'est pas exemplaire pour protéger les femmes dans la société de manière générale et je pense qu'il faut bien recentrer le débat sur c'est une question de comment est-ce qu'on prend
en charge les violences sexistes et sexuelles dans nos mouvements politiques et dans le dans ce pays de manière générale ou le gouvernement ne met pas les moyens sur la table on a toujours pas le milliard pour les associations on a toujours pas assez de place d'hébergement d'urgence et les associations féministes continuent à le dire pour l'instant insuffisant les efforts qui ont été mis de ce point de vue là quand on entend ça on se demande pourquoi vos collègues Adrien catenens c'est Julien Bayeux sont encore à l'Assemblée mais parce que ça c'est la responsabilité de la justice en fait c'est à la justice de rendre son avis là-dessus c'est pas c'est pas à moi Marie député de la troisième circonscription du Rhône politique de démissionner avant une décision de
justice oui ça peut être un choix politique mais c'est un choix politique qui appartient aux personnes mises en cause moi je ne le demande pas un mot sur sur un sujet local sur lequel vous êtes engagé vous êtes en solidarité aux parents de l'école Gilbert Dru qui héberge des enfants à la rue vous dites sur les réseaux sociaux à toi c'est endroit est-ce que c'est pas un échec quand même de la promesse faite par Grégory Doucet à la mairie de Lyon il n'y ait plus d'enfants à la rue à Lyon alors qu'on voit encore à cette rentrée ce début d'automne on est on est à plusieurs centaines d'enfants dans les rues de Lyon on est à 189 enfants à la rue sur la métropole de Lyon pour l'instant ce qu'on constate c'est que la Ville a mis à disposition en fait du patrimoine municipal pour héberger comme
ça n'avait jamais été fait avant des enfants à la rue et leur famille après il faut rappeler que la question de l'hébergement d'urgence c'est bien une responsabilité de l'État on a le ministre qui est venu en déplacement qui a dit qu'en deux jours il allait tout régler mais je pense que ça partait d'une bonne volonté que c'était pas c'était pas de la posture politique en fait on se rend compte aujourd'hui qu'il y a un problème de moyens et pour l'instant ce qu'on nous annonce dans le projet enfin dans le texte budgétaire c'est que ces 14000 places qui vont être supprimé d'hébergement d'urgence donc on a vraiment besoin que l'État remettre en place la question des moyens pour qu'on puisse accueillir correctement en fait c'est famille un peu vite en premier temps qu'il n'y
aurait plus d'enfants dans les rues à Lyon mais je crois qu'il est louable en fait d'avoir cette objective collectif pour le mandat après il y a la question de comment est-ce que tous les acteurs qui sont concernés travaillent de concert pour y arriver on peut pas mettre sur une municipalité qui est en plus est de plus en plus en difficulté en difficulté parce qu'on sait que la hausse des prix de l'énergie impacte grandement les budgets locaux et pour l'instant le gouvernement n'aide pas les collectivités à prendre tout ça en charge donc je pense que chacun de la bonne volonté maintenant il faut on a eu des bonnes paroles de la part du gouvernement on va dire un engagement presque moral maintenant il va falloir qu'il y ait des moyens financiers derrière qui suivent
à demain pour une nouvelle émission des coulisses du Grand Lyon
Marie-Charlotte Garin