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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 septembre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Budget 2027 : "Sébastien Lecornu fait ce qu'il peut" (Hervé Marseille, UDI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous arrivez avec quoi ? avec des propositions, des lignes rouges ?

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est une piste que vous soutiendriez éventuellement au Sénat ?

  • 1:25OuverteRéponse partielle

    Les entreprises devraient être épargnées. Les donations familiales facilitées. Les règles des arrêts maladies durcient. Ça va plutôt dans le bon sens ?

  • 2:08FerméeRéponse directe

    C'est un budget impossible. Ça veut dire que vous pensez qu'il n'arrivera pas à boucler ce budget ?

  • 2:53FerméeRéponse directe

    Sébastien Lecornu fait ce qu'il peut avec les moyens qui sont les siens. Vous pensez que c'est crédible aujourd'hui ?

  • 3:34FerméeRéponse directe

    Vous pensez que recourir aux ordonnances est la bonne méthode au vu de la situation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Hervé MarseilleChiffre
    « On sait déjà que l'État doit trouver 30 milliards pour boucler ce budget. »
  • 1:25Hervé MarseilleChiffre
    « Nous sommes très endettés, 3500 milliards. Euh nous sommes dans le déficit, c'est que nous dépensons chaque année environ 160 milliards de plus que nos recettes. »
  • 2:08Hervé MarseilleChiffre
    « Quand on a supprimé la taxe d'habitation, c'est 25 milliards par an qui ont disparu. »
  • 2:53Hervé MarseilleChiffre
    « Ça coûte cher l'an dernier quand même le fait d'avoir amadoué les socialistes nous a coûté 9 milliards. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Rendez-vous incontournable le 7h40 de France info. Ce matin Alex Bouyagué, vous recevez Hervé Marseille qui est président du groupe Union centriste au Sénat, président de l'UDI. Bonjour Hervé Marseille. Bonjour. Vous serez à 13h dans le bureau de Sébastien Lecnu tout à l'heure pour parler du budget. Vous arrivez avec quoi ? avec des propositions, des lignes rouges. On va d'abord l'écouter parce que dans notre République, c'est le gouvernement euh qui propose un budget. Donc, on va attendre qu'il nous disent, qu'il nous éclaire sur ses intentions, sur les orientations du gouvernement en matière budgétaire. Bon, on pourra toujours lui donner notre avis mais nous n'arrivons

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pas avec des propositions. C'est au gouvernement de livrer ses orientations. On sait déjà que l'État doit trouver 30 milliards pour boucler ce budget. On sait aussi euh que Sébastien Lecornu voudrait mettre à contribution les retraités en évitant la revalorisation des pensions sur l'inflation ou en mettant en cause euh l'abattement fiscal de 10 % dont ils bénéficier. Est-ce que c'est une piste que vous soutiendriez éventuellement au Sénat ? Mais déjà depuis plusieurs années, nous avions proposé le gel des dotations euh et donc ce sont des pistes que que nous pouvons étudier. Tout le monde doit forcément faire des efforts parce que la situation est difficile. Nous sommes

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très endettés, 3500 milliards. Euh nous sommes dans le déficit, c'est que nous dépensons chaque année environ 160 milliards de plus que nos recettes et euh les besoins s'accumulent. On voit bien aujourd'hui les besoins sociaux avec le prix de l'essence, on voit bien les besoins militaires, on voit bien euh tous les besoins de l'agriculture. On a vu les problèmes des incendies cet été. Donc il y a beaucoup de foyers de préoccupation. Tout ça réclame des moyens. Donc il faut vraiment trouver des marges. Trouver des marges. Là là encore d'après les pistes qui pourraient être prises par Sébastien Lecornu. Les entreprises devraient être épargnées. Les donations familiales facilité. Les règles des arrêts maladies durcient. Là aussi pour

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vous ça va plutôt dans le bon sens. Bah écoutez, faire moins de charge sur les entreprises, ça va dans le bon sens, mais il faut trouver l'équivalent en face parce que l'impôt spécial qui avait été créé l'an dernier euh sur les sociétés, sur l'IS, c'était environ 7 milliards et demi. Donc si il faut baisser et c'est une bonne chose, il faut trouver l'équivalent en recette parce que c'est pas le tout. Souvenez-vous quand on a supprimé la taxe d'habitation, c'est 25 milliards par an qui ont disparu. Alors c'est très bien mais on met quoi en face ? quelles recettes ou quelles économies. Donc le problème est extrêmement difficile. C'est un budget infernal. C'est un budget impossible. C'est un budget impossible. Ça veut dire que vous pensez que il y arrivera pas à boucler ce budget.

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Écoutez, euh Sébastien Lecornu fait ce qu'il peut avec les moyens qui sont les siens. Il faut reconnaître que il s'est débrouillé jusqu'à présent. Ça coûte cher l'an dernier quand même le fait d'avoir amadoué les socialistes nous a coûté 9 milliards. Ça fait cher de la séduction. Donc cette année, on va pas remettre autant d'argent pour pouvoir avoir un budget. Au pire, il y aura une ordonnance. Alors, les ordonnances, c'est c'est la petite musique, hein, qui vient d'Élysée. Emmanuel Macron effectivement pourrait ou voudrait recourir aux ordonnances pour passer ce budget. Alors, c'est inédit. C'est vrai que ça a un avantage, c'est que le gouvernement tombe mais il y a un budget. Vous pensez que c'est crédible aujourd'hui ? Non. Le le débat doit avoir lieu au

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Parlement dans un pays démocratique. Le gouvernement propose un budget, le Parlement discute et normalement on doit trouver des votes à la sortie. Mais comme il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, on voit bien depuis 2 ans déjà, il y a eu ce qu'on a appelé la loi spéciale. Bon, cette année, ça sera difficile de trouver le moindre accord avec qui que ce soit à cause des élections présidentielles. Chacun va rester dans sa posture. On voit bien aujourd'hui la gauche réglable toutes sortes de mesures que en face on refuse. que à partir de là, le gouvernement peut après 70 jours, dit la constitution de débat euh faire une ordonnance, c'est-à-dire prendre le budget de base et faire en quelque sorte un décret en disant c'est le budget. Mais vous vous dites c'est peut-être la

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bonne méthode au vu de la situation. Non, c'est pas la bonne méthode. C'est pas d'être très démocratique mais il faut un budget à ce pays. Faut un budget. On peut pas tous les ans avoir des expédients. Donc on a besoin d'avoir un budget. Et donc soit on trouve des solutions, mais ça va être très difficile à l'Assemblée, soit la Constitution permet de de faire ça, c'est-à-dire d'avoir une ordonnance avec le budget. Euh vous Est-ce que vous avez été étonné d'entendre Marine Le Pen dire que finalement un budget imparfait, bah c'est mieux qu'une loi spéciale ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire que elle serait prête éventuellement à ne pas censurer ce budget ? Écoutez, je ne sais pas. la même chose à Michel Barnier, on connaît la suite. Donc on verra bien au long des débats.

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Ça va commencer début octobre à l'Assemblée nationale et puis au Sénat. Bon, on va bien voir. Moi effectivement, je suis démocrate. J'espère que le Parlement trouvera des solutions, mais je suis inquiet parce que il y a pas de de majorité à l'Assemblée nationale et donc c'est très compliqué. Euh Sébastien Lecornu veut aussi mettre à contribution l'Union européenne. Il a demandé à Orsela Vanerleyen, la patronne de la Commission, que les recettes exceptionnelles engrangées par l'Union européenne servent à réduire les contributions des États-membres plutôt qu'à financer de nouvelles dépenses. Alors certes, il remet pas du tout en cause la contribution française mais ça va quand même dans le sens de ce que souhaite Marine Le Pen depuis des années. Bah écoutez euh oui si si on

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peut faire des économies parce que cette année notre contribution euh euh à l'Europe ça va être 6 milliards de plus alors que nos agriculteurs euh dans les programmes agricoles euh ont moins de moins en moins chaque année. Donc je comprends qu'il y a un sujet et donc ça va dans le bon sens. Si on peut faire des économies aussi sur les contributions européennes et ben tant mieux. Mais Marine- Le Pen va dire "Bah voyez, regardez moi, ça fait 10 ans que je dis la même chose, personne m'écoute et et le premier ministre le fait." Oui. Bah, écoutez, si elle dit que le ciel est bleu et qu'il est bleu, on va pas dire le contraire. Moi, je je veux dire, elle dit pas que des bêtises, madame Le Pen, elle dit aussi des choses qu'on peut avoir le droit de partager comme d'ailleurs d'autres forces à

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gauche. Bon, et donc si on peut faire des économies sur l'Europe, écoutez, tant mieux. Il y a donc on va voit les les hausses de prix de l'énergie, carburant, gaz, électricité. On a vu des mobilisations hier, des stations essence euh qui sont vandalisées. Est-ce que vous redoutez à un un grand mouvement social le retour notamment des des gilets jaunes ? Bah écoutez, quelque part c'est assez sain. Vous savez, moi j'étais inquiet quand même de voir que l'abstention aux élections qui qui signifie quelque chose quand même, une marque de désintérêt de de recul de la part de l'électeur et puis la résilience face aux événements, c'est jamais bon. La colère, elle s'exprime toujours à un moment donné. Donc c'est assez simple. que les gens qui ont des problèmes, qui souffrent de

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la situation puissent s'exprimer. Et il y a une situation difficile pour beaucoup et moi je crois qu'il faut continuer les ciblés. On n pas d'argent donc on peut pas distribuer comme dans le passé on l'a fait pour la COVID le quoi qu'il en coûte. Je veux dire mais il y a des gens qui sont en difficulté, il faut en tenir compte. et les aides ciblées lancées par le gouvernement doivent être adapté bon pour l'agriculture, pour la pêche, pour les gens qui ont des des petits salaires en province et qui doivent circuler pour les épades, les aides soignants. Et bien les taxis, les transporteurs, il faut continuer ces aides ciblées euh parce qu'on peut pas faire mieux. La présidentielle, ça vous a pas échappé, c'est dans 7 mois maintenant. Et au sein du bloc central, les

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candidats se bousculent Gabriel Atal, Édouard Philippe, [raclement de gorge] Bruno Rotaillot. Quand est-ce qu'il va falloir sonner la fin de la récrée et et se rassembler au sein du bloc central ? Écoutez, d'abord, je crois que les Français, ils sont pas du tout dans la présidentielle pour l'instant. Ils ont raison d'ailleurs parce que pendant qu'on parle des difficultés des Français, il y en a qui préparent des primaires, les autres qui qui sont sur les routes tous les jours. Je crois que arithmétiquement, c'est pas c'est même pas un problème politique, c'est un problème de simple arithmétique. Il faut se rassembler pour pouvoir être au deuxième tour. Se rassembler commence, derrière qui et quand ? Bah, il faut que chacun tire les conséquences de sa situation.

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C'est-à-dire qu'à un moment donné, bon, il y a des candidats, c'est légitime, chacun dit ce qu'il a à dire, mais vers la fin de l'année, et je crois que tout le monde est d'accord pour dire que c'est la bonne période. Euh, je crois qu'Édouard Philippe, lui, imagine les choses entre septembre et novembre, pardon, et février de l'année prochaine. Le président du Sénat, Gérard Larch, a dit vers la fin de l'année, il faudra que tout soit réglé. Donc je pense que il faut que chacun tire ses responsabilités de sa situation et que il y a un rassemblement qui s'opère autour de celui qui est apparaît comme le mieux placé à la fin de l'année. Le mieux placé aujourd'hui à date comme on dit c'est Édouard Philippe. Donc pourquoi pas ce derrière on verra on verra on verra à ce

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moment-là si c'est Édouard Philippe et ben ça sera Édouard Philippe. Si c'est Bruno Rota ou Gabriel Natal ou quelqu'un d'autre et ben il faudra en tirer les conséquences. Et pourquoi ne pas se rassembler déjà maintenant derrière lui ? Ça créerait sans doute une dynamique. Bah écoutez, j'ai l'impression que chacun des candidats précés n'ont pas cette intention. Il continue de penser que ils ont des choses à dire, que voilà, c'est encore possible de montrer qu'ils sont les meilleurs. Bon voilà, c'est comme ça, c'est la vie et euh ils vont faire ça jusqu'à la fin de l'année. Bon et puis les Français tireront aussi les conséquences parce que quand ils sont consultés à travers les sondages ou les opinions de les études d'opinion, il s'expriment aussi.

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Vous êtes le patron de l'UDI. Lundi, Jean-Louis Borlot était à votre place. il [raclement de gorge] a évoqué un un Tour de France des mécanaux de la République, une remise à plat manière dont la France fonctionne jusqu'à présent avec finalement des solutions clé en main. Est-ce que lui ça peut être une solution aussi au sein du Bloc central ? Est-ce que vous souhaiteriez vous à titre personnel qu'il soit candidat ? Bah écoutez, je pour l'instant il en a pas l'intention, il y en a déjà beaucoup comme vous l'avez remarqué. Donc il je pense que c'est assez sain ce qu'on veut faire avec Jean-Louis Borlot, c'est d'ailleurs de commencer par essayer d'imaginer qu'il faut faire une équipe. Il y a pas d'homme providentiel parce qu'on on dit il faut se rassembler

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autour de quelqu'un. Oui, bien sûr. Mais euh c'est pas cette personne qui du jour au lendemain euh va guérir tout le monde, les mots de la France. Faut quand même inc une incarnation sur la rencontre d'un homme et d'un peuple des élections présidentielles. Vous avez raison mais il faut aussi rassembler euh j'allais dire les talents de façon très large parce qu'il faudra faire une équipe extrêmement large tant les besoins sont importants et les problèmes qui nous attendent vont être très lourds à régler. Mais Jean-Louis Borlot après il pourrait être une tête de gondolle. Il fait partie de ceux qui peuvent participer utilement à la prochaine présidentielle. Merci beaucoup Hervé à Marseille. Bonne journée à vous. Merci à vous.