LOUIS ALIOT est l'invité de L'HEURE DES PROS sur CNEWS avec PASCAL PRAUD !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Vous savez pourquoi la France insoumise ne veut plus aller chez BFM ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce que des journalistes doivent défendre une injustice ?
- 1:03OuverteRéponse directe
Pourquoi parler d'Harry Habitant ?
- 4:55RelanceRéponse partielle
Mais nous sommes d'accord ? Qu'est-ce qu'on fait avec ces jeunes femmes ?
- 7:52OuverteRéponse directe
Carcassonne, les brebis galeuses du Rassemblement National. Comment réagissez-vous ?
- 8:35FerméeRéponse directe
Quelle fonction avait-il au Rassemblement National ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Le jour où ils seraient au pouvoir, on imagine ce que serait la France insoumise au pouvoir. Ils auraient un canal de médias, ce serait Radio Mélenchon, Télé Mélenchon. »
- 4:20Invité politiqueFait
« Harry Habitant, encore une fois, non seulement il était prisonnier innocent, mais il est innocent. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Il y avait un sérélèbre procès de la bande à Bono. Et il y avait un anarchiste qui s'appelait Dieudonné, qui était défendu par un très grand avocat. »
- 8:25Invité politiqueFait
« Dès qu'elles sont décelées, nous, on les met dehors, tout de suite, dès qu'on le sait. »
- 8:39Invité politiqueFait
« Il était simple agent du service d'ordre, voilà. »
- 11:54Invité politiqueFait
« C'est-à-dire avec le Rassemblement national, on va pointer systématiquement et d'une manière générale, on va amalgamer. »
- 18:51Invité politiqueFait
« Marine a mis Jordan Bardella à la dernière élection européenne, pas la dernière, à l'avant-dernière européenne. »
- 19:36Invité politiqueFait
« Si Marine Le Pen est en capacité de se présenter, je ne serai pas candidat. »
- 21:51Invité politiqueFait
« Vous savez, dans les urnes, les gens font la différence et font le rassemblement. »
- 27:05Invité politiqueFait
« L'AFD, nous on a pris nos distances suite à des propos sur la Seconde Guerre mondiale. »
- 30:10Invité politiqueFait
« On a condamné l'invasion par la Russie. Je suis moi-même allé à la frontière polonaise chercher 300 réfugiés ukrainiens qui vivent aujourd'hui à Perpignan. »
Temps de parole
- Présentateur44 %
- Louis Aliot35 %
- Locuteur non identifié7 %
- ?6 %
- Invité3 %
≈ 49,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et puis Louis Alliot, maire de Perpignan, vice-président du RN parce que le RN est au cœur de toutes les actualités à Carcassonne mais également avec ce qui se passe à l'intérieur du parti.
Et
puis aussi j'ai appris, il
y
a un communiqué qui vient de tomber de la France insoumise qui ne veut plus aller chez nos confrères de BFM. Vous savez pourquoi ? Il y a trop de RN. Il y a trop de RN donc ils ont dit qu'ils ne veulent plus se déplacer. Donc vous êtes trop présent dans les médias.
Ça
correspond à
ce
qu'ils sont. Le jour où ils seraient au pouvoir, on imagine ce que serait la France insoumise au pouvoir. Ils auraient un canal de médias, ce serait Radio Mélenchon, Télé Mélenchon. Vous voulez
parler de
France Inter ?
Oui, c'est ça.
Bon,
en tout cas, on parlera de l'actualité tout à l'heure mais
est
-ce que des journalistes doivent défendre une injustice
? Est
-ce que lorsqu'un homme est mis en cause et qu'il est particulièrement innocent, est-ce que c'est notre travail, notre devoir, pourquoi pas de l'aider ? Eh bien la réponse est oui, évidemment. Et moi je voudrais vous parler d'Harry Habitant. Parce que Harry Habitant a publié ce mercredi sur Instagram une vidéo dans laquelle deux versions de lui-même se retrouvent face à face. Elle est formidable, vous allez voir, c'est incroyablement émouvant. Celle de 2016, il a inventé, il s'est remis dans le passé et Harry Habitant de 2016 parle à Harry Habitant de 2026. Et pourquoi je vous parle d'Harry Habitant ?
Parce qu'il est en difficulté pour faire son travail alors qu'il a eu un non-lieu confirmé par la chambre de l'instruction et que le dossier est donc terminé. Et malgré cela, certains producteurs hésitent à l'engager, il ne peut pas monter sur scène parce qu'il y a des manifestations féministes qui l'empêchent. Donc c'est notre travail de l'aider. Et il cède très bien lui tout seul d'ailleurs parce qu'il a fait cette vidéo qui est formidable. Je ne
peux
pas vous dire autre chose,
c'est
formidable. Donc regardez cette vidéo mise en ligne hier par Harry Habitant.
Harry Habitant, 10 ans après, ça va mon frère
? Alors
?
Comment
ça se passe ? Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu, Michel Baruc et tout ? Dis-moi qu'on a réussi au moins.
Ça
dépend ce
que
tu appelles à réussir mon frère.
Je
fais toujours rire les gens quand même. Harry
? Harry,
en fait,
tu
vas comprendre que faire rire les gens,
ça
ne va pas t'empêcher de pleurer quand tu rentres chez toi. Harry, attends, attends, je t'en supplie. Juste dis-moi, qu'est-ce
qui
va m'arriver
? Qu
'est-ce qui se passe ? Harry
? Harry,
je ne peux pas te le raconter maintenant.
Parce
que si
je
te dis maintenant ce qui va t'arriver,
pendant
10 ans, tu vas avoir peur.
Et
je ne
veux
pas que tu aies peur. Attends, mais ça va être si dur que ça, là
?
Hein
? Harry ?
Oh
! En
fait, à un moment donné,
tu
vas croire que tout va s'arrêter. Ta carrière, ta vie d'avant
et
surtout, surtout tes certitudes.
Et
tu vas découvrir
qui
va rester quand le bruit s'arrête. Qui va rester
? Il
est vrai. Je vais changer
? Tu
vas changer énormément. Je déconne quand même
toujours, non
?
Baba ? Allô
? Non,
non, non, rassure-toi. Tu seras toujours aussi déconneur, t'inquiète pas. Sache qu'en fait, tu vas
aimer
différemment.
Et
tu vas profiter autrement. Écoute bien, Harry. Surtout, tu vas arrêter de croire
que
tout est acquis.
Mes
filles,
mes
filles, elles vont bien ? Comment elles vont, mes filles
? Tes
filles,
elles
vont grandir trop vite.
Prends
des photos. Reste avec elles 5 minutes de plus.
T
'es quand même devenu très, très sensible. Il s'est passé quoi, là
? T
'avais déjà ça en toi. Harry, avant, je pensais que le bonheur, c'est quand tout allait bien.
Et
aujourd'hui,
c
'est juste réussir à aimer sa vie,
même
quand on a traversé le pire.
On
s'en sort quand même
? Mieux
que tu le penses.
Je
t'aime, mon frère. Moi aussi, je t'aime, mon frère. Harry Habitant,
je
trouve que c'est magnifique.
Vous
êtes avocat. Ça pose une question dans notre société. L'injustice qu'il subit.
Et
qu'est-ce que nous devons faire, collectivement, comme dit l'autre
?
Pour que ça cesse. Alors, sa vidéo va l'aider. Parce qu'elle est formidable, parce qu'elle touche au cœur.
Mais c'est... Aujourd'hui, bon, Harry Habitant, encore une fois, non seulement il était prisonnier innocent, mais il est innocent. C
'est
-à
-dire
qu'il n'est plus présumé maintenant.
Il
est innocent et c'est la justice qui l'a dit.
Et
c'est pas la justice qui l'a dit, j'allais dire, par un juge isolé.
C
'est les juges qui l'ont dit. Les juges au-dessus, ce que je dis toujours, la seconde juridiction, par des juges en collégialité. C'est-à
-dire
que
c
'est pas le juge seul qui a pris une décision la première fois. Ça a été confirmé. Donc c'est quelqu'un qui, entre guillemets, a eu à répondre de fait. Et les faits ont dit que ce qui lui était reproché n'existe
pas.
Mais nous sommes d'accord ? Mais qu'est-ce qu'on fait avec ces jeunes femmes qui sont entrées dans son spectacle ?
La difficulté, c'est que vous... Je voudrais... Vous vous souvenez, il y avait un sérélèbre procès de la bande à Bono. Et il y avait un anarchiste qui s'appelait Dieudonné, qui était défendu par un très grand avocat. Je dis pas ça parce qu'il était corse, mais c'était Moro Djaferri.
Mais
vous savez ce qu'il disait
? Il
l'avait plaidé, ça. Et c'est souvent repris
par
rapport à l'opinion publique.
Il
disait, l'opinion publique, chassez cette instruise, cette prostituée qui tire la manche des juges.
C
'est elle qui tendait les clous sur le mont Gogolta au bourreau.
Rien n'a changé. Ils s'entendent bien, mais... Rien n'a
changé. Et tant qu'il y aura des gens courageux
qui
s'opposeront...
C
'est-à
-dire
que quand ces personnes-là viennent hurler, etc., il faut les sortir. Mais elles sont sorties. Il faut les sortir manu militari.
Mais elles sont sorties, c'est ce qui s
'est
passé.
Moi,
c'était au Bouffes Parisiennes. Non, pas au Bouffes Parisiennes, d'ailleurs. Moi, j'étais là ce soir-là. Il se trouve que je connais un réhabitant, qu'on a reçu souvent, que c'est une belle personne et que, d'abord, il cède tout seul. Il n'a pas besoin forcément de nous. Là, cette vidéo, il a raison. Il cède de la manière la plus intelligente possible parce que c'est à la fois drôle, émouvant. Mais effectivement, c'est scandaleux, en fait. C'est scandaleux. Parce qu'en plus, on l'empêche de gagner sa vie. Et les producteurs n'ont aucun courage, hélas. Les gens de cinéma, tout le monde te lâche. C'est là que tu vois, on n'apprend rien de la nature humaine. Bien sûr.
Tout est là, tout a été écrit et dit et tout ça. Mais évidemment que ce n
'est
pas bien. C'est
pour
ça que je parlais de courage
des
autres,
des tiers, qui l'entourent. C'est-à
-dire
qu'il faut l'imposer. Il faut qu'il tourne, il faut l'imposer, il faut passer au-dessus de cela. En sachant qu'en effet, il va y avoir des troubles, mais ces troubles-là ne sont pas acceptables. Je
suis tellement d'accord
avec vous. Il faut retourner la situation qui, pour lui, est quand même particulièrement injuste.
Richard Millet, dernier mot sur ce sujet. Tu m'as pris là sous le pied. Je voulais dire simplement
qu'en dehors de la justice, il faut se battre constamment. Constamment. J'en suis aussi un... Et vous me donnez, et je vous remercie
l'occasion de le faire.
Parce que moi, je suis expulsé depuis 15 ans du milieu. Mais je continue à me battre comme je peux. Voilà, c'est tout. En dehors même de l'establishment et du système.
Bon,
en tout cas, on le salue, Harry, et je vous dis, c'est la meilleure réponse qu'il a faite. Et j'espère, j'aimerais que cette vidéo soit divisée chez toutes les chaînes infos, sur toutes les chaînes infos, dans tous les médias, parce que c'est important, me semble-t-il, de diffuser cette vidéo. Bon, Carcassonne, les brebis galeuses du Rassemblement National. Alors, dès qu'une campagne arrive, vous avez quand même des drôles de gens qui sont vos militants, M. Alliot.
Ça
dépend. Hier, j'ai fait une recherche sur le net. En fait, vous apercevez que ce genre de comportement, vous le trouvez partout. Oh, partout. Si, si, si. Partout. Oui, oui, ben écoutez, il y avait le socialiste, la France youpine, par exemple. Ça a fait beaucoup moins de bruit.
Vous
aviez la secrétaire départementale, je crois, du Rhône, du Parti Socialiste sur les Noirs, qui a été virée, d'ailleurs. Ça n'avait pas fait de bruit. Donc, on voit bien que des brebis galeuses, il y en a partout. Simplement, dès qu'elles sont décelées, nous, on les met dehors, tout de suite, dès qu'on le sait. Et là, pour le coup, c'était, entre guillemets, un policier municipal, certes, qui était...
Quelle
fonction il avait au Rassemblement National ? Il était dans le service d'ordre ?
Il était simple agent du service d'ordre, voilà.
Ben, c'est pas rien, c'est pas le militant de base, il est quand même dans le service d'ordre.
Ben,
c'est une forme de militantisme, en général.
C
'est des gens qui viennent de l'armée, ou des services, d'ailleurs, de police, etc., et qui assurent la sécurité de nos cadres quand ils vont dans la législation.
Non,
mais
là où vous avez raison, on va pas se raconter de salade, vous êtes tenu à une exigence que les autres partis n'ont pas.
Mais vous pouvez pas l'empêcher.
Mais
c'est l'histoire du parti, c'est l'histoire médiatique, tout cela est vrai. Je citais hier de la France Insoumise, il y a un militant qui a violé, torturé... Il
y a
un Cotino dans la création de Loire-Atlantique. Je suis d'accord avec vous. Bon, c'est une affaire infiniment plus importante que
celle-là. Personne n'a donné
la France Insoumise pour responsable de
la législation. Bien sûr. Bon,
c'est un fait. Tout le monde le sait. Alors, rassurez-vous, je pense que ça vous en évoque une voix, parce que plus personne n'est dupe, mais il n'empêche qu'il faut faire le ménage dans vos troupes, et vous savez le faire. Alors, on va voir.
Monsieur, vous pouvez faire le ménage que quand vous avez connaissance de ce
chose-là. Oui, par définition. Je ne promène
pas toute la journée en racontant autant de bêtises.
Bon,
alors, on va voir le sujet de Nicolas Roge, et je pense que vous avez déjà entendu les propos abjects, inadmissibles, orduriers de ce policier municipal. Écoutons-le, et pour nos amis d'Europe 1, à 9h13 sur l'antenne d'Europe 1, écoutons ce sujet.
Des
propos scandaleux prononcés en novembre dernier par un policier appartenant alors à l'équipe de l'ancienne municipalité.
Quelques
mois plus tard, c'est le nouveau maire Rennes qui doit s'en justifier. Après avoir condamné les faits, il s'interroge sur la date de diffusion de la vidéo.
Il
y a donc une volonté de nuire à la nouvelle équipe municipale, car cette vidéo
a
été diffusée 8 mois après, sans que nous ayons connaissance des conclusions de l'enquête judiciaire en cours. Et alors que la campagne présidentielle débute, certains responsables politiques s'en prennent directement au Rassemblement national.
En
cause, l'un des policiers entendus dans la vidéo a fait partie en début d'année du service d'ordre de Jordan Bardella. Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le Rassemblement national ouvrent les yeux. Rien n'a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme. Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN. La haine désinhibée et encouragée, y compris là où on doit attendre de la justice et de la sécurité.
Le
maire de Carcassonne a suspendu les individus concernés.
A
l'échelle nationale, le RN a radié le policier qui faisait partie de son service d'ordre.
Bon,
c'est vrai, il
y
a instrumentalisation. Par exemple, Gabriel Attal
dit
des choses très rudes. Comme vous disiez d'ailleurs tout à l'heure sur la France insoumise, lui aussi chacun reprend les mêmes éléments de langage. Vous disiez, on voit à quoi ressemblera la France si LFI est au pouvoir, parce que LFI ne veut plus aller chez BFM. Et puis Attal dit, on revoit à quoi ressemblera la France si le RN est au pouvoir. Bon,
les
deux, dans les deux cas, ça ne correspond sans doute pas à la réalité, mais c'est la politique d'aujourd'hui.
Oui, mais il
y
a un système médiatique qui, quand il y a un problème comme celui-là, n'a pas la même réaction avec le Rassemblement national qu'il peut l'avoir avec d'autres. C'est-à-dire avec le Rassemblement national,
on
va pointer systématiquement et d'une manière générale, on va amalgamer. Et dès que vous avez un problème avec un socialiste, un communiste ou je ne sais quoi, à ce moment-là, vous avez l'orchestre.
Quel craint avec vous, mais vous voyez bien que ça... L'orchestre ne joue pas avec les mêmes instruments. Mais je suis d
'accord, on n'est dupe de rien, mais convenez que ça n
'a
aucune importance finalement, puisque le RN est à 35 points, que ça ne change pas grand-chose au
fond. Alors ça a
une importance, parce que ça jette la suspicion d'abord sur des gens qui ne partagent pas du tout évidemment ces idées, et heureusement, ça jette la suspicion sur la police municipale de Carcassonne, parce que vous avez des agents qui aujourd'hui sont sur le terrain et qui sont au contact d'un certain nombre de choses.
– Ah bah oui,
mais ça c'est de la faute de la police municipale,
c
'est de la faute du policier,
là
personne n'y peut rien. C
'est aussi ces collègues
qui
auraient pu
prévenir... – Ça jette la suspicion.
– C'est aussi ces
collègues, pardonnez-moi, parce que s'ils parlaient comme ça, ces collègues auraient pu dire, attention, il y a quelqu'un qui dit des choses parfaitement
inadmissibles.
–
Si j'ai
bien compris cette vidéo, elle était entre les mains de la justice, c'est ce que dit le maire de Carcassonne, et on l'apprend maintenant, mais apparemment l'enquête est ouverte depuis plus d'un an. – Mais
les collègues auraient pu
parler, les collègues auraient pu dire, attention, si moi j'entends ça dans la rédaction, je vais
faire
un signalement comme dit l'autre.
– Peut
-être que
les collègues ont parlé à l'ancienne maire et aux anciens élus, mais personne n'est allé interroger l'ancienne maire. – Oui,
parce
que
ça date de l
'ancienne maire. – Exactement, ce n'est pas M. Barthès qui est responsable de cela.
–
Oui, tout à fait.
Écoutez-les M. Barthès d'ailleurs qui a pris la parole. –
Ces
propos sont scandaleux, propos racistes, misogynes, homophobes et complotistes qui sont à vomir
et
qui sont inexcusables.
Je
les condamne avec la plus grande des fermetés,
car
ils ne correspondent en rien aux valeurs de rassemblement que nous portons au sein de la majorité.
–
Alors évidemment, dans ces cas-là, France Inter en fait des tonnes. C'est Gilles-William Golnadel qui le disait hier. Bon, comme ils ne vous aiment pas, comme ils pensent que vous êtes des fascistes, des racistes et des dangers pour la démocratie, ben effectivement, ils se saisissent de cette vidéo pour dire « Regardez tout ce que nous disons et tout le RN est à l'image de cette vidéo ».
– Tout ça, il faudrait le remettre. Moi, j
'ai
une police municipale, il y a 205 agents.
Mais
ces 205 agents issus de la diversité, comme on dit aujourd'hui. Il y a des Français de toutes conditions, de toutes origines. Et manifestement, pour l'instant, et j'espère qu'il n
'y en
aura pas, il n
'y a
pas ce genre de comportement et j'y suis très attentif. Mais le RN lui-même, où est-ce qu'il fait par exemple ses meilleurs scores aujourd'hui
?
Mayotte, à la présidentielle ça a été les Antilles. Alors tous ces gens-là qui sont de couleur et quelquefois d'une autre religion, en l'occurrence des musulmans, Mayotte, sont quoi ? Ils sont racistes, avec des racistes. On voit bien que tout ça,
c
'est de l'instrumentalisation, que ça ne tient pas. Et je crois que les habitants sont bien conscients de cela. Le lendemain, moi je me suis promené évidemment dans ma ville, j'ai trouvé plein de gens qui disent, ils nous agacent, c'est toujours la même chose.
Et
voilà, je crois
que... M. Alliot, c'est ce que je disais tout à l'heure, personne n'est dupe, ça n'a aucune conséquence. Et c'est la déconnexion entre l'espace médiatique.
Exactement.
Là-dessus, je vous assure, il n
'y a
pas de soucis. Il n'empêche que ces propos sont parfaitement inadmissibles. Gérard Carréau voulait dire quelque chose.
Hier, j'avais fini de lire les mémoires de Barrès, alors j'ai regardé les chaînes de télé.
Et
quand j'ai vu monter, j'ai vu monter la vague, je me suis dit, ça y est, ah, voilà, la vague était évidente. Bien sûr, c'est un sale type, raciste et tout ce qu'on veut, bien évidemment qui doit être écarté le plus vite possible. Il l'est d'ailleurs, je crois maintenant, déjà de la police. Mais en même temps, cette instrumentation politique normale, on est en campagne électorale, normale, mais médiatique, c'était au-delà du possible. Et alors en plus, il y a quand même un effet pervers terrible, c'est que ça sert la campagne de tous ceux qui passent leur temps à dire en France que la police tue et que la police, et la police, les crimes de la police.
Effectivement, c'est un policier qui se conduit mal, mais c'est surtout un policier. – Je vous assure, les gens déconnent tout aujourd'hui.
– Oui, ils déconnent, ils déconnent, mais ça fait quand même… –
Les gens déconnent tout, ne sont dupes de rien, et je pense qu'ils savent prendre de la distance sur tout ça.
–
Après, pardonnez-moi,
mais
moi, il
n'y
a que… – Pascal-Pierre Garbarini. –
Je
ne comprends pas sur des faits aussi, certes graves, mais assez établis. – Oui. – Pourquoi il n
'est
pas déjà passé en correctionnel
?
– Je ne sais pas, ça
c'est… –
C
'est
quand même incroyable que six mois après, on sorte une vidéo… – Je suis d'accord. –
Comment
il y a une fuite, et que cette personne n
'a
pas encore été jugée.
– Je suis d
'accord. – Une question quand même,
si
vous permettez, c'est effectivement le RN aussi a opéré un processus de dédiabolisation, évidemment. La question, on voit bien que les représentants du RN aujourd'hui ne sont plus les mêmes que ce qui a pu être dans le passé. Est-ce que la base militante a procédé à la même opération de dédiabolisation
? – Enfin, jeter
le discrédit
sur la base militante quand même. – Non, je vous pose la question,
je ne dis pas ça, je dis, est-ce que vous pouvez vous assurer, vous, que dans les rangs militants, tous les propos obtenus sont à chaque fois conformes à…
– Écoutez, je n'ai pas
encore de seringue pour aller extirper du cerveau des gens ce qu'ils pensent. Donc, il y a des militants, ils sont admirables, on a 150 000 adhérents et… – Je
ne peux pas
dire ce qu
'elle
dit sur l'ensemble des militants.
– Non, non, mais d'accord. –
Pour vous,
c'est
compliqué de
vérifier
ça à
chaque fois. –
Il
y a un cas qu'on détecte, on le met dehors et on le fait systématiquement, toute l'année d'ailleurs, dès qu'il
y a
suspicion sur des choses comme ça. Et en plus, là, je vais dire, les propos sont tellement abjects, si vous voulez,
que
ça ne souffre d'aucune contestation possible.
–
Non,
mais
dire
cela, je le répète, n'est pas défendre le RN. Le RN est soumis à un regard médiatique. Aucun parti n'est soumis au même regard. Vous le savez comme moi, vous connaissez mes confrères, vous savez ce qui se passe. –
Le
timing de la vidéo
et tout. – Mais
j'espère que les journalistes iront demander aux anciens élus et à la justice pourquoi cette enquête ouverte ne sort que médiatiquement aujourd'hui. Ça, c'est une vraie question que personne n'a posée.
– Monsieur Alliot, tout l'espace médiatique ne veut pas que le RN soit au pouvoir. Vous le savez, mais ça n
'a
aucune…
– C'est le
peuple qui décide, la démocratie. – Ça
n
'a aucune influence sur le vote, c'est comme ça. Bon, en revanche, il y
a
des questions. Marine Le Pen, Jordan Bardella, il y a de la friture sur la ligne. Et cette friture sur la ligne, visiblement, est arrivée après la sortie de Jordan Bardella à la flèche
qui,
disons-le, n'avait pas l'air très joyeux ce jour-là.
Pour
ne pas dire qu'il faisait ostensiblement la tête, manifestement. Alors, c'est humain peut-être, il a cru qu'il pourrait être président de la République et Marine Le Pen lui est passée devant. Et manifestement, depuis, il y
a
un peu de friture sur la ligne. Alors,
il
y a de la friture, ça existe toujours, entre les hommes, entre un homme et une femme. Et puis peut-être aussi sur le fond, parce que peut-être qu'ils ont quelques différences. Que pouvez-vous nous dire là-dessus
? Écoutez,
d'abord,
Marine
a mis Jordan Bardella à la dernière élection européenne, pas la dernière, à l'avant-dernière européenne. Et depuis, le rassemblement national chemine avec deux têtes, dans, j'allais dire, une confiance réciproque, sans aucun souci. Mais ça ne veut pas dire...
Faisant un peu la tête quand même.
Mais, oui, ça ne veut pas dire... Il n
'a
pas l
'air très joyeux. Ça ne veut pas dire... Ça
ne veut
pas dire que, sur certains sujets politiques, il peut y avoir des appréciations différentes. Voilà. Et ça ne veut pas dire aussi, et vous l'avez dit vous-même, mais Jordan l'a reconnu, qu'effectivement, il se préparait peut-être à être éventuellement candidat à
l
'élection présidentielle. Mais il l'avait dit lui-même. Si Marine Le Pen est en capacité de se présenter, je ne serai pas candidat. Eh bien, c'est ce qui est arrivé. Il n
'a
pas le choix, de toute façon.
Il n
'allait
pas dire le contraire. Mais, comment dire... On va marquer une pause. Il est 9h23. Monsieur Alliot est avec nous. On aura plein d'actualités intéressantes et de questions, pourquoi pas lui poser. Et puis, on parlera de la lecture, parce que ça nous intéresse vraiment. Et on a été se plonger dans les arcives quand Patrick Battisto, grand joueur de football, parle de Michelet, quand même.
On
a changé, évidemment, d'époque. Et puis, on parla de Céline Dion, parce qu'hier soir,
au
Grand Rex, il y avait karaoké géant.
Et
alors là, c'était magnifique. Vous étiez, Pascal ? Je n'y étais pas, mais ce soir, je pense que je vais y aller. À tout de suite.
Il
est 9h30. On est avec Maïlène Trémolet, avec Pascal-Pierre Garbarini, avec Gérard Carreau, avec Richard Meillet, avec Thomas Bonnet. On est donc avec Louis Alliot pour faire un tour d'horizon de l'actualité, maire de Perpignan, vice-président du RN, pour faire un tour d'actualité des informations politiques. Vous avez vu sans doute la une du JD News. Vous l'avez vu, la une du JD News. Et s'ils travaillaient ensemble ? Alors, il y a Marine Le Pen,
il y
a Laurent Wauquiez, il y a David Lissnard,
il
y a Sarah Knafow. Et Sarah Knafow, je lui ai posé évidemment la question hier. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il
y
a des passerelles, évidemment, entre tous ces gens. Je ne dis pas que vous pensez tous la même chose, mais il y a quand même des passerelles. Le programme commun de François Mitterrand mettait sur la même affiche, Georges Marchais et les socialistes, et il y avait peut-être plus de différences qu'entre tous ces gens-là. Sarah Knafow, elle dit, mais moi, je voudrais travailler avec eux. C'est eux qui ne veulent pas de moi.
C'est trop facile.
C'est ce qu'elle a dit.
Oui, d'accord. Quand vous voyez ce que dit Eric Zemmour sur Marine ou sur Jordan, etc., ça ne vous invite pas à aller prendre l'apéritif avec lui, si vous voulez. Moi, je veux bien tout ce qu
'on
veut, mais pour discuter, il
faut
être deux.
Donc, c'est un problème de personne, c'est un problème de ce que dit Zemmour, si par exemple, ce n
'est
pas un problème de programme.
Non, mais il faut un minimum. Les gens ne comprendraient pas que vous alliez discuter avec quelqu'un qui, par ailleurs, vous insulte. Les gens, ils sont quand même assez logiques. Ils pensent effectivement qu'on a des idées, quelques-unes, communes.
L
'Union fait la force sur l'immigration, sur le régalien, sur l'identité.
Mais les
électeurs font ça. Moi, je l'ai vu à l'élection municipale de Perpignan. Vous savez, dans les urnes, les gens font la différence et font le rassemblement. Maintenant, ce qu'ils n'aiment pas, ce sont les provocations, les propos tendancieux, les critiques des autres. Ça, ils n'aiment pas beaucoup. Et donc, moi, j'essaye d'ailleurs de faire attention à tout ça. Je n'insulte personne. Je ne critique personne. Je défends mes idées. Je défends mon mouvement politique. Et puis, on
verra à l'arrivée. Alors,
vous avez écarté Knafo et Reconquette. Je
n'ai
pas
écarté
Knafo. Bon, est-ce qu'il y a des gens avec qui, par exemple, Dupont-Aignan, vous pourriez travailler avec lui
? Oui ou non ? D'ailleurs, vous
l'avez fait
à un moment. Je l
'ai vu, justement, il n'y a pas longtemps, à Perpignan, puisque vous savez qu'on fait le
forum de
la liberté d'expression. Il était là.
Oui
ou non ? On discute avec lui. D'accord. Ciotti, vous êtes proche
?
Oui, quand même. Forcément.
On a fait
une alliance avec lui. Mais, pour le coup, il est un allié, j'allais dire, qui défend son programme par ailleurs. Mais qui est d'une correction et d'une politesse, qu'on ne peut
pas lui reprocher ça.
Bon,
Retailleau,
Retailleau, vous pourriez travailler ?
C
'est
compliqué.
Le LR, il y a
des passerelles. Tous les électeurs
LR sont chez vous. Je ne le connais pas
assez. Je me fierais plutôt à l'opinion de Philippe Devilliers sur Retailleau.
Ben, Philippe Devilliers, je ne
sais
pas ce qu
'il
dit précisément sur Retailleau, mais il y a beaucoup de vos électeurs, aujourd'hui, qui viennent de cette maison-là, qui était LR. Donc, il y
a
des passerelles.
Non, mais s
'ils
sont partis des LR, c'est qu'il y
a
des raisons, non ?
Ben, ils sont partis, peut-être, parce que...
Parce que ces gens-là se sont fait élire sur des idées, et lorsqu'ils ont été aux affaires,
ils ont fait l'inverse.
Bon,
Retailleau,
c'est non. Mais je ne vous
dis pas non. Défendons nos programmes, et on verra bien par la suite.
Mais aujourd'hui, c'est M.
Retailleau...
Je
pense qu'il ne votera pas pour Mélenchon. Vous pensez
?
Ben, il ne votera pas pour Mélenchon. Je ne pense pas. Bon, je ne
sais
pas ce qu'il dira, d'ailleurs. Bon, il y a encore... Il y a David Lissnard,
c
'est l'Union fait la
force. Oui, il est maire
de Cannes. Moi, j'ai des rapports courtois avec lui. Et vous vous sentez proche de lui ? Est-ce qu
'il
se sent proche de nous ?
Il n'est pas là, je ne
peux
pas lui poser la question. Oui,
mais à un moment donné,
il est allé voir Éric Ciotti.
Il
lui a dit, écoute, tu es très sympathique, je te soutiens, etc. Mais il faut que tu te détaches du Rassemblement National. Écoutez, à un moment donné, il faut être sérieux aussi.
Mais la question, c'est celle des priorités. C'est-à-dire qu'il
y a
des différences économiques, mais sur la question majeure de l'immigration, de l'insécurité, de l'identité, plus généralement, vous êtes tous d'accord.
D
'ailleurs, je vais vous dire, le faux procès sur l'économie, c'est exactement à l'époque que le RPR et l'UDF, il y avait une différence entre eux, quand même. Et pourtant, ils arrivaient à se parler. En France, il y a des différences sur l'économie, mais tout de suite,
on
tente encore de mettre le Rassemblement National au banc.
Jean-Philippe Tanguy, il n
'est
pas tendre, c'est ça à Knafo, si vous me permettez. C'est Jean-Philippe Tanguy.
C
'est Jean-Philippe Tanguy. Il n'est pas tendre. Il est plutôt offensif. Ils ne sont pas tendres avec lui. Oui, mais Jean-Philippe Tanguy,
il
a une qualité. Lui, il parle du programme économique et il parle des idées économiques dont il est un spécialiste.
Restez avec nous.
L
'actualité politique, dissolution en vue ou pas à l'Assemblée Nationale ? Parce que moi, je n
'y
crois pas du tout. Et je trouve que ça me fatigue. J'ai l'impression que c'est des petites pierres que l'aile madame ou l'Elysée lancent pour amuser le tapis. Et tous les journalistes plongent dedans. Et alors qu'évidemment, il n'y aura pas des... Je crois qu'en l'occurrence, ça ne vient pas de l'Elysée.
C'est
plutôt l'exécutif, le gouvernement, en effet, qui seraient
favorables
pour faire peur.
Mais il y en a, oui, mais vous savez qu'il y en aura pas.
Il
y
a
le budget qui arrive. Attention à ce que vous faites. Si vous nous censurez, le risque, c'est la dissolution.
Je ne crois pas du tout. Je crois que M.
Lecornu, il s'est vu avec M. Attal. Je crois qu
'ils
se sont vus. Pour parler. Pour parler, je ne sais pas. Ils se parlent. C'est un ancien Premier ministre qui parle à un nouveau Premier ministre. Donc ils échangent. Je ne
sais pas ce qu'ils se sont dit. C'est pas
normal. Non,
mais
après, en effet, il y a cette petite
musique qui revient à chaque fois du
budget. C'est normal. C'est le bloc central, comme vous dites. Non, moi, je n'y crois pas.
Imaginez Emmanuel
Macron,
une deuxième dissolution avant la fin
de son mandat. Ça paraît quand même... À quatre mois d'une présidentielle. Bon,
Mayaren Prémolet. C'est
complètement dans l'intérêt de Sébastien Lecornu
de
faire tourner ces idées-là parce qu'il n'arrive pas. Déjà, il y
a
des fuites sur son budget absolument tout le temps. Donc il doit se défendre sur les réseaux sociaux pendant la construction. Et ensuite, il sait que le Rassemblement National et la France Insoumise et le reste de la gauche et de la droite l'attendent complètement au tournant sur l'Assemblée Nationale. D'ailleurs, j'ai une question pour vous à ce sujet-là. Sébastien Lecornu qui propose de réduire les indemnités ministérielles, par exemple. Quel est votre point de vue là-dessus ? Est
-ce
que c
'est
une mesure symbolique ou est-ce que c'est un premier pas faire une réduction des dépenses de l'État comme ce que souhaite Marine Le Pen ? Je
pense que c'est de la com'. Je pense que l'économie par rapport au budget ne serait pas significative. Mais ça fait partie de l'ère du temps.
Après, s'il le fait,
il le fait.
L'AFD, puisque je vous ai, si j'ose dire, un mot sur l'AFD, parce que le Rassemblement National a pris ses distances sur l'AFD. Mais qu'est-ce qu'au fond cette victoire dans l'ancienne Allemagne de l'Est guide cette Europe
?
Écoutez, d'abord, l'AFD, nous on a pris nos distances suite à des propos sur la Seconde Guerre mondiale. Et ils sont allemands, si je puis dire, il y a autour d'eux un orchestre aussi qui joue beaucoup de musique contre eux. Et l'AFD, aujourd'hui en Allemagne, a des succès pas qu'à l'Est. Il est aussi très fort à l'Ouest. Ça dit tout simplement que l'Union européenne est en train d'échouer dans la manière dont elle gouverne les affaires de l'Europe et qu'elle est en train de mettre en colère tous les peuples qui appartiennent à l'Union européenne et qu'il faudra changer la manière de gouverner l'Europe. C'est la seule manière de remettre les choses à leur place.
Richard Millet. Ce qui est intéressant dans le cadre de l'AFD, c'est ce micro-parti d'extrême-gauche qui va probablement réussir à le faire élire complètement. Et Mélenchon, d'ailleurs, a pris des distances avec ce petit parti d'extrême-gauche. Donc les cartes sont brouillées. C'est extrêmement intéressant. C
'est
la gauche conservatrice qui paraît un
concept un peu...
Mais
c'est l
'échec
des partis qui sont au pouvoir depuis 40 ans.
Mais c'est effectivement une des raisons pour lesquelles vous avez, comment dire, vous gagnez des points et dans les sondages et dans les élections. C'est parce que les autres n'ont pas fait... D'abord, vous avez un avantage, vous n'avez jamais été au pouvoir. Peut-être que quand vous y serez au pouvoir, ça sera pire que les autres, on ne sait pas. Je
ne crois pas. Parce que pour faire pire, ce sera quand même...
Peut-être,
peut-être. Ou au contraire, j'ai vu que Jordia Méloni réussit... Monsieur
Proulx, on est à la tête de dizaines de mairies. Ça se passe plutôt pas mal. Les gens nous réalisent, y compris au premier tour. Donc j'espère, et je pense, et j'en suis même sûr, qu'à l'échelle de la France,
ce
sera exactement pareil.
D'ailleurs, j'ai vu que François Bayrou passe ce matin son procès en appel des assistants du Modem. Il a comparu mercredi devant la Cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants d'Euro, député du Modem, pour laquelle il avait été relaxé en première instance début 2024. C'est la même histoire que la
vôtre. C
'est la même. La même.
Et la même que celle de M. Mélenchon, sauf que M. Mélenchon n'a pas été poursuivi.
Bon. On est poursuivi et condamné.
Et vous
allez
passer... Et un cours de cassation désormais.
Bon. Mais si la sanction qui vous frappe, possiblement, on peut la...
Ah
non. Moi, c'est soit il casse le jument et on passe à autre chose, soit il casse pas et je maintiens ce que j'ai eu là.
Voilà.
Bon.
Écoutez, voilà, on pouvait faire un tour. Gérard Carreau. Oui,
moi, je voulais vous poser une question qui concerne ce que vous avez dit. Et ça me paraît la déclaration politique la plus importante de la semaine. C'est ce que vous avez dit sur l'Ukraine. Et je voulais vous demander si ce que vous avez dit, c'est-à-dire en somme, il est temps d'arrêter. On n'a plus d'argent. J'ai bien entendu. Je l'ai entendu trois ou quatre fois, comme tout le monde.
Est
-ce que vous étiez un petit peu inspiré par Marine Le Pen ? Et est-ce qu'elle va aller dans ce sens ? Je crois qu'elle a son grand discours dimanche. Ça
rentrait à un moment.
C'est capital, quand même, parce que c'est la remise en cause de la politique de la France, officielle, celle du président de la République actuelle, sur l'Ukraine.
Mais ça a été une position constante de notre part, en rappelant quand même deux, trois choses. On a condamné l'invasion par la Russie.
Je
suis moi-même allé à la frontière polonaise chercher 300 réfugiés ukrainiens qui vivent aujourd'hui à Perpignan. On a jumelé Perpignan avec Tchevonograd, une ville ukrainienne. Donc je veux dire, il n'y a pas de souci d'être contre l'Ukraine parce que c'est l'Ukraine. Mais il y a une analyse objective qui fait que, un, on doit respecter évidemment les engagements de la France pour l'avenir. Ça, c'est sûr. Et on n'a pas dit autre chose. Simplement, il faut, je pense, aujourd'hui, mettre fin à cette guerre, tout simplement. Et là, le débat est ouvert. Pierre ?
Je vous interromps parce que vous savez que nous sommes soumis au temps de parole et que je trouve d'ailleurs une disposition. Je ne sais pas si vous reviendrez, si vous étiez au pouvoir sur ces temps de parole et sur l'ARCOM, toutes ces normes qui existent. Je ne suis pas un fan des normes en général. Je pense qu'aujourd'hui, les médias devraient être beaucoup plus libres, parler comme ils le souhaitent, inviter qui ils le veulent. Et puis c'est au public, c'est le public qui décide. C'est toujours la même chose. Mais bon, c'est...
Louis Aliot