"Laissez-nous protéger nos communes", la maire de Romans-sur-Isère signe une tribune avec 200 autres maires de France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Maire de Romans-sur-Isère, pourquoi avoir co-signé ce texte ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Quelles prérogatives attendez-vous désormais pour vos policiers municipaux ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire, être les premiers flics de nos communes ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Vos policiers municipaux avec plus de prérogatives, pourquoi pas ? Mais d'abord, sont-ils suffisamment formés ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Le projet de loi casseur-payeur, on va y arriver selon vous ou pas du tout ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Invité politiqueFait
« aujourd'hui, si on veut faire un contrôle d'identité, il faut que nous ayons constaté une infraction auparavant. »
- 3:06Invité politiqueChiffre
« Nous, ça fait, depuis 2014, on a multiplié le nombre de caméras par deux. Là, on l'augmente encore de 50%. »
- 3:24Invité politiqueFait
« On pourrait l'utiliser comme ça a été utilisé au moment des Jeux Olympiques. »
- 4:20Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui, on a plus de 32 policiers municipaux. »
- 4:48Invité politiqueFait
« Moi, ils sont armés depuis 2014. »
- 5:50Invité politiqueChiffre
« il y a un forfait qui était prévu sur 10 000 ou 20 000 euros. »
Temps de parole
- Marie-Hélène Thoraval77 %
- Présentateur17 %
- Présentateur 24 %
- ?2 %
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La musique et bonne humeur, ici matin. 7h47, après les violences en marge des manifestations du 17 octobre, 200 maires de France demandent à pouvoir mieux protéger leur commune face aux casseurs et aux pilleurs. On en parle avec notre invité Emmanuel Champal. Bonjour Marie-Hélène Toraval. Bonjour Emmanuel Champal. Maire d'hiver droite de Romand, pourquoi est-ce que vous avez co-signé ce texte qui est paru dimanche dans la tribune ? Jusqu'à preuve du contraire, il n
'y a
pas eu de débordement à Romand.
Il
n
'y a
pas eu d'abord de mort à Romand, mais bien évidemment on est solidaires de tous les maires de France. Je pense notamment tout d'abord à mon ami Nicolas d'Aragon pour ce qui s'est passé sur Valence. Mais bien évidemment, je suis aussi choqué que l'ensemble des Français, quand je vois ce qui s'est passé à Limoges, lorsque je vois ce qui s'est passé à Marseille, à Lyon, et à Paris, et j'en oublie encore, face à ces exactions, nous sommes tous solidaires. Et nous demandons en force et en ombre que soit remis à l'ordre du jour.
Et bien la loi, notamment, qui fait état de prérogatives pour la police municipale, pour nos polices municipales, sans lesquelles l'ordre ne pourrait pas être maintenu non plus. Mais il y a des prérogatives qui ne sont pas les nôtres et ça n'est plus acceptable au regard des situations que nous rencontrons. Justement, quelles prérogatives attendez-vous
désormais pour vos policiers municipaux ?
Je vais donner des choses simples, il y en a plusieurs, mais ça fait des années qu
'on
le demande. Je vous dirais que même ça fait plus de dix ans, notamment, de pouvoir faire un contrôle d'identité. Aujourd'hui, si on veut faire un contrôle d'identité, il faut que nous ayons constaté une infraction auparavant.
On
ne peut pas le faire de facto, de la même manière pour les fouilles. Donc, il y
a
un ensemble de choses qui nous aideraient et qui nous permettraient d'accompagner les forces de l'ordre national, notamment la police nationale, la gendarmerie, pour être plus efficaces. C'est ça, mais les gendarmes et les policiers nationaux le font déjà, ça.
Bien
sûr, mais aujourd'hui, vous avez vu la radicalisation qui s'opère devant nous. On a besoin d'être forts, on a besoin d'être en nombre et on a besoin aussi d'être avec des prérogatives renforcées pour pouvoir accompagner au mieux et être plus efficaces sur le terrain par rapport à ce qui se passe. Dans votre texte,
dans cette tribune, vous dites, nous voulons être les premiers flics de nos communes. Qu'est-ce que ça veut dire, très concrètement ?
Alors, très concrètement,
déjà, on le connaît parfaitement bien. Ça, c'est la première des choses. Et deux, c'est-à-dire que quand il y
a
des problématiques de maintien de l'ordre, quand il y a des problématiques de sécurité, le premier interlocuteur qui vient à l'esprit de nos concitoyens, eh bien, c'est le maire, c'est à lui qui vient en référer, c'est à lui qui vient se plaindre, c'est à lui qui vient demander d'avoir plus de sécurité. C'est-à
-dire
qu'on est le premier relais, c'est-à-dire qu'on est la première personne à qui ils vont venir demander. Ils vont rarement voir le commissaire. La première personne, c'est le maire. Donc, aujourd'hui, on a des polices municipales qui sont fournies, qui sont fournies en nombre, qui sont fournies en matériel. Puis, je vous dirais autre chose aussi. Aujourd'hui, il y a des évolutions technologiques sur lesquelles on est prêt. Et aujourd'hui, sur lesquelles on a été accompagné par l'État. Je pense notamment à la vidéoprotection. Nous, ça fait, depuis 2014, on a multiplié le nombre de caméras par deux. Là, on l'augmente encore de 50%. On a les équipements. Et aujourd'hui, il y
a
ce qu'on appelle l'intelligence artificielle. Ça fait peur à tout le monde, sauf que c'est un outil extraordinaire lorsqu'il est bien utilisé. Eh bien, aujourd'hui, on a la technologie. On pourrait l'utiliser comme ça a été utilisé au moment des Jeux Olympiques.
En gros, reconnaître les casseurs au travers d'images et d'intelligence artificielle. C'est ça que vous voulez ? Ça peut être de
reconnaître
les casseurs. Ça peut être aussi la possibilité d'identifier des attroupements sur lesquels on va pouvoir intégrer des informations et dire qu'ils sont susceptibles aussi d'apprécier le risque en temps réel. Sauf qu'aujourd'hui, on nous permet juste de faire les choses a posteriori.
C
'est-à-dire que quand le mal est fait, là, on peut regarder, on peut rembobiner. Et puis, on peut dire qui y était, comment ça s'est passé. Alors que là, on pourrait anticiper avant
que
ça se passe.
Marie-Hélène Toraval, vous êtes maire de Romand. Question avec deux tiroirs. Vos policiers municipaux avec plus de prérogatives, pourquoi pas ? Mais d'abord, est-ce qu'ils sont suffisamment formés
?
Et combien vous pourriez en mettre sur le terrain
? Mais
aujourd'hui, on a plus de 32 policiers municipaux. Vous imaginez bien qu'ils sont tous formés. Donc déjà, la plupart d'entre eux ont une carrière, une expérience, soit dans la gendarmerie, soit dans la police nationale. Donc, on
ne
va pas m'expliquer que quand je les prends le mardi, le lundi, ils sont formés, que le mardi, ils ne le sont plus. Donc ça, c'est la première des choses. Et on a une obligation de formation dès qu'on les recrute, en plus. Donc, aujourd'hui, vous
constatez, les policiers
municipaux sont armés. Moi, ils sont armés depuis 2014. Mais ils sont aussi bien formés que les policiers nationaux ?
Mais
ils viennent des mêmes corps, généralement. Et quand on réussit aussi un concours de police municipale, ils sont tout aussi bien formés, sauf qu'ils n'ont pas les mêmes prérogatives, tout simplement.
Un dernier mot sur le projet de loi qui était examiné au Sénat aujourd'hui, avant de retourner à l'Assemblée. Le projet de loi casseur-payeur, c'est aussi ce que vous demandez. On va y arriver, selon vous, ou pas
du tout
? Je
pense qu'il y
a
une véritable volonté d'y arriver. Mais ça n'est vraiment pas facile, parce que, généralement, on a un public derrière qui n'est pas simple. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on dit casseur-payeur, quand vous destruisez l'hôtel de ville de Limoges, je pense que 20 vies, enfin, 100 vies, ne permettront jamais de réparer ce qui s'est passé. Mais je pense que les propositions qui ont été celles de David Marguerite, notamment, et celles du Sénat, sur des montants forfaitaires, à chaque fois qu'ils sont identifiés et qu'on les a constatés dans ces phénomènes de casse, eh bien, je crois qu'il y a un forfait qui était prévu sur 10 000 ou 20 000 euros.
Enfin, il y a des forfaits qui peuvent être mis en place étapés sur les allocations. Moi, ça ne me pose absolument aucun problème. Dites
-moi, que ce soit les
APL ou le RSA. Est-ce que ce n
'est
pas un machin, pour le dire vulgairement, qui ne sera jamais applicable ?
Tout
est difficile à appliquer. Moi, je pense que celui-là, au moins, il avait le mérite de le rendre plus applicable que les autres dispositifs dont on a bien voulu nous amuser depuis des
années. Marie-Hélène Thoraval, maire de Romand, ce matin sur ICI de Romardèche. Merci à vous. Passez une bonne journée. A vous aussi. Au revoir.
Sous
-titrage
Société Radio-Canada
Marie-Hélène Thoraval