Mouvement lycéen : "Il y a des professionnels de l’agitation" (Max Brisson, LR)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment réagissez-vous aux propos d'un professeur sur la violence policière dans le mouvement lycéen ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Quel est le rôle de la France insoumise dans ce mouvement ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Les lycéens ont-ils besoin des politiques pour se structurer ?
- 5:17OuverteRéponse directe
Quelle serait la réponse des Républicains aux revendications sur Parcoursup et l'orientation ?
- 5:56OuverteRéponse directe
Ce serait quoi la réponse des Républicains à ces revendications ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Fait
« On est là face une extrême gauche, une gauche radicale et la France insoumise qui cherche avant tout à ce que ce mouvement participe au capot au général qui est leur projet politique. »
- 5:56Fait
« Il y a dans ce mouvement de véritables aspirations, des attentes, des inquiétudes, des angoisses qu'il faut traiter. »
- 7:20Chiffre
« La moitié à peu près des étudiants se cassait la figure dans la première année. »
- 9:26Fait
« Parcours sup est tellement angoissant qu'il vaut mieux changer de nom. »
- 10:47Fait
« Le pire des mensonges, c'est le mensonge qu'on fait à la jeunesse. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous l'avez entendu ce professeur et il a dit "On vient aussi soutenir les élèves et on vient aussi voir qu'il n'y ait pas plus de violence policière. Comment vous réagissez ? Il y a des professeurs, il représente lui-même. Il y a aussi des syndicats dans ce pays. Il y a des syndicats de gauche. Je crois qu'il faut essayer face à ce mouvement de remettre les choses à leur place. Il y a des raisons pour lesquelles les jeunes lycéens, les lycéens manifestent leur colère et tant qu'ils le font sous forme de manifestation, on est dans le cadre tout à fait normal de l'expression. d'un mouvement, il y a l'angoisse parcours sup. Il y a un des emplois du temps qui sont devenus insupportables à cause du bac blancaire avec des emplois du temps à trou et à gruyère avec un baccalauréat dont la
construction est absurde. Il y a bien des raisons pour lesquelles les jeunes [raclement de gorge] aujourd'hui manifestent et expriment leur colère et puis comme il y a aussi la peur de l'avenir, il y a aussi toutes les angoisses, au réchalimatique à l'intelligence artificielle, ça je le comprends. Ça n'empêche pas mais je ne suis pas naïf. Il y a aussi des professionnels de l'agitation. Il y a des blocus surprenants, il y a de la violence. Et il y a aujourd'hui des responsables de la gauche radicale et de l'extrême gauche qui mettent de l'huile sur le feu, qui appellent à la violence. Vous parlez de la France insoumise, [rires] monsieur. Je parle bien entendu de la France insoumise et puis toute une série de mouvements qui autour de la France insoumise pas de naïveté, il y a
incontestement une récupération, une instrumentalisation. Il une époque où les partis de gauche canalisaient ce genre de mouvement pour des sorties politiques. On est là face une extrême gauche, une gauche radicale et la France insoumise qui cherche avant tout à ce que ce mouvement participe au capot au général qui est leur projet politique et donc pas de naïveter. Alors il peut y avoir des professeurs et cela dit il y a aussi des jeunes qui veulent travailler quand je vois et des étudiants qui veulent étudier des lycéens qui veulent travailler quand je vois un certain nombre de blocus je dis que là le gouvernement manque de fermeté. On est un gouvernement qui a été très dur au moment dans le maintien de l'ordre et puis qui a reculé. On a un gouvernement qui n'apporte pas de réponse en
particulier sur le bac, sur parcours sup et sur les angoisses de que qu'on aujourd'hui euh les étudiants et les lycéens surtout les lycéens euh qui doivent faire face à Parcours sup. Et on a aujourd'hui des forces politiques LFI en tête qui profitent ce mouvement. Excusez-moi, c'est de ces jeunes qu'on voit actuellement sur vos images, c'est de la chair à canon pour un projet politique. Vous vous parlez de blocus. Euh je voulais juste rajouter que l'Union étudiante euh a dit que 90 % des unités étaient bloquées ou fermées aujourd'hui. Adrien, peut-être un mot sur le le le rôle de la France insoumise. Effectivement, il y a un rôle qui existe de la France insoumise. Les les certains députés de la France insoumise sont allés parmi les premiers sur les blocages des lycées. On
pense notamment du côté du Valde Marne au tout début du mouvement. Après, peut-être monsieur le sénateur, si je puis me permettre, c'est peut-être donner beaucoup de d'importance à la France insoumise quand on voit notamment la semaine dernière le nombre d'établissements qui ont été bloqués. Euh c'est peut-être donné beaucoup d'importance à au beaucoup de poids peut-être à la France insoumise. Il y a aussi un mouvement qui est réel. Après, est-ce que ça et là la France insoumise n n'est pas parfois à la manœuvre, y compris dans les manifestations ? C'est probable, c'est sans doute réel. Malgré tout euh il faut pas non plus comment dire euh euh exagérer et imaginer que la France insoumise euh euh se cache derrière chaque lycéen qui manifeste. On est en direct avec Elodie Gentina,
professeur à l'ISG euh à pardon à Less pardon School of Management spécialiste de la Gen Z. Elodie Gentina spécialiste de la Gen Z. On parle de récupération politique peut-être de manipulation politique. Qu'est-ce que vous en pensez vous de ce mouvement lycéen ? Ils ont besoin des des politiques pour se structurer. Non, je pense pas qu'ils ont besoin des des politiques pour se structurer. Ce qu'ils disent en fait aujourd'hui, c'est que ils remettent en cause cette autorité pyramidale institutionnelle en disant on en a marre, voilà, on se sent pas écouté, on se sent pas reconnu. Et on voit que les revendications portent non pas au niveau politique, c'est vraiment ça concerne leur emploi du temps, les journées qui sont trop longues, les professeurs qui sont absents, les classes qui sont
surchargées. Puis on a quand même une étude qui qui est sortie qui montre que 68 % en tout cas des des étudiants s'inquiètent de la façon dont est décidée l'orientation scolaire aujourd'hui avec beaucoup de jeunes voilà qui qui sont en détresse avec des soucis aussi liés à la santé mentale et cetera. Donc je pense que cette ces manifestations, c'est clair qu'elles peuvent constituer peut-être une première expérience de politisation pour une partie de cette jeunesse. Pardon et manifester euh pour les pour les les personnes comme moi qui ne sauraient pas aujourd'hui comment ça se passe justement l'orientation si c'est flou pour les les lycéens. Est-ce que vous pouvez nous expliquer par quel critère se fait l'orientation ? En fait, ce qui alors moi je suis plutôt
dans le supérieur, mais ce qui est critique au niveau de dans l'enseignement supérieur de de parcours sup, c'est qu'en fait le parcours sup pourrait créer selon eux des sortes d'inégalité dans le sens où tout le monde n'a pas les mêmes chances d'être encadré euh voilà par des personnes qui peuvent leur donner des conseils sur l'orientation. Puis se disent aussi aujourd'hui on vit l'instant présent. C'est extrêmement compliqué à 14 15 ans de faire des choix d'options qui derrière détermineront les métiers que l'on fera puisque'en fait à plus de 6 mois un an, je les vois aujourd'hui parce que je travaille beaucoup en entreprise avec ces jeunes, ils ont beaucoup de mal en fait à se projeter à plus de 6 mois un an. On n'est plus sur des plans de carrière aujourd'hui, on
est plutôt sur des missions à court terme. Donc on voit qu'il y a un paradoxe aussi dans la manière avec lesquelles les jeunes se construisent aujourd'hui plus dans l'instantanéité et les choix qu'on leur demande de faire très jeunes aujourd'hui sur des choix d'orientation qui derrière vont déterminer euh voilà leurs études et donc le métier de demain. Serge Oui, je voulais interroger le sénateur. Vous avez évoqué les revendications légitimes tout en rappelant que vous considérez que que la France insoumise mais sur le feu. sur le fond. Euh ce serait quoi la réponse des républicains votre parti à un certain nombre de revendications par exemple euh que ce soit sur le bâti mais aussi sur ce qui est au centre alors d'un certain nombre de revendication, c'est-à-dire parcours
sup, l'orientation, la peur de l'avenir et le passage à l'enseignement supérieur. le discours que je souhaite que l'on tienne aux jeunes, le les républicains et peut-être d'autres forces politiques si on veut envoyer un message un peu d'espérance à cette jeunesse, il est de nature. Oui, il y a dans ce mouvement, je n'ai pas dit le contraire tout à l'heure, mais je ne veux pas non plus tomber dans la naïveté et ne pas voir de l'instrumentalisation et de la récupération, il y a dans ce mouvement de véritables aspirations, des attentes, des inquiétudes, des angoisses qu'il faut traiter. L'orientation en est une mais à condition qu'on ait un discours de vérité tout le monde n'aura pas un master. On est aujourd'hui dans une situation d'un bac pour tous. On peut dire à certains vous n'aurez pas
d'avenir dans l'université. Non mais on peut avoir un avenir dans la vie sans avoir un master. Excusez-moi. Aujourd'hui on ne peut pas conjuguer le bac pour tous et l'ouverture de l'université. Il falloir que le pays décide. Si le bac est accordé à tout le monde, il faut la sélection à l'université. Tout le monde n'a pas vocation à faire des études universitaires longues. Ce qui ne veut pas dire que on peut ne pas trouver sa voix dans la société. Vous savez, un bon plombier gagne beaucoup mieux sa vie qu'un sociologue raté. Excusez-moi. Il y a il y a excusez-moi dans ce pays dans ce pays dans ce pays on a une tradition. Si on veut rentrer dans le sujet. Excusez-moi, on peut pas se réjouir d'avoir un niveau bon niveau des étudiants qui vont avoir le bac et et au
lieu de se dire que le bac régresseon peut pas dire que c'est le niveau des des je pas dit ça et je voudrais pas qu'on calculature ce que je dis mais je voudrais qu'on regarde des choses telles qu'elles sont et pas telles que le discours politique l' porte aujourd'hui. On a décidé là dans notre pays que le baccalauréat serait obtenu par le plus grand nombre mais on a oublié. Mais on a Mais oui, mais j'ai dis c'est la société mais on a on a oublié que le baccalauréat de notre pays ce qui est pas le cas ailleurs est un grade universitaire et qu'il donne donc un droit à l'université et on en voit avec une indifférence générale. La moitié à peu près des étudiants se cassait la figure dans la première année. Dès Noël, les amphies se vident et là-dessus tout le monde mais on voile le pudique.
Autrement dit, on a une sélection par l'échec, là où la droite, là où les Républicains, là où Bruno Rotaillot propose que l'on ait une sélection officielle, claire, transparente, assumée, parce que dans la réalité la sélection, elle est brutale mais elle est brutale par l'échec puisqu'on a le bac pour tous et l'entrée à l'université parce qu'on est resté avec un baccalauréat grade universitaire. Donc il faut dire clairement que le baccalauréat peut-être un certificat de fin d'étude secondaire nécessaire pour poursuivre ces études. Mais il faut que l'université soit les universités soient en capacité de définir leurs critères d'admission, que ces critères d'admission soient transparents et que l'on dise que l'on a un discours de vérité et à c'est-à-dire que tout le
monde n'a pas vocation à faire des masters. On serait le seul pays du monde à faire cela et ce serait un suicide votre pays. Par contre, on a besoin aussi de développer des formations technologiques. On est dans un curieux paradoxe. Les IUT qui étaient fait pour faire des études courtes pour insérer la vie active sont ultra sélectif et ça ne gêne personne. Les BTS qui étaient fait pour faire des études courtes et insérer la vie active sont devenus très sélectifs et beaucoup passent par les UT pour rejoindre ensuite l'université. On est on marche sur la tête, les voix courtes sont devenues très sélectives et l'université accueille tout le monde. Donc il faut donner des armes à l'université pour être dans la performance académique pour les élèves et pour les étudiants. Et quand les
choses seront transparentes, l'angoisse de Parcours Sub disparaîtra. Parcours plateforme numérique. Je demande pas l'abolition de la plateforme numérique. Je pense que le nom de parcours sup est tellement angoissant qu'il vaut mieux changer de nom parce que même si on le réforme, les gens en auront peur. Tout simplement parce que parcours supule deux choses. Le droit à la poursuite des études supérieurs parce qu'on a le bac. Des universités qui n'ont pas le droit d'avoir des critères d'admission alors que d'autres établissements d'enseignement supérieur y compris des IUT eux ont le droit d'avoir des critères d'admission. de la transparence et de l'honnêteté vis-à-vis de la jeunesse. Là, ce que je comprends pas, c'est que effectivement, il y a pas assez de
sélection d'après ce que vous dites pour pour le baccalauréat, mais parcours sub, c'est une vraie sélection pour par une sélection cachée, c'est une élection camouflée avec des algorithmes qui ne sont pas compris. Cette sélection n'est pas transparente et excusez-moi, l'accès à l'université parce qu'on a le bac reste un droit et au bout de la machine de parcours sub, les commissions électorales affectent les étudiants et les affectent là où ils n'ont pas envie d'aller. Donc on a un système qui affecte les étudiants contre leur gré. On a un système qui ne dit pas la vérité. On a un système qui n'est pas transparent. On a un système qui est opaque. Moi, je préfère et la droite et les républicains pour répondre à vos questions préféreraient de la transparente de l'honnêteté. Vous savez,
le pire des mensonges, c'est le mensonge qu'on fait à la jeunesse. Et et aux jeunes qui manifestent quittent apparaître peut-être un petit peu comme un vieux sénateur. Je dirais aussi qu'on vous raconte que vous pourrez rentrer dans la vie active sans effort, sans travail, sans vous dépasser. C'est un discours un peu facile. Et excusez-moi, ce discours qui innerve l'éducation nationale pour ce qu'on appelle le pédagogisme est aujourd'hui à bout de souffle. Et excusez-moi, ce qui n'est pas ringar, c'est la note. Ce qui n'est pas ringar, c'est la transmission des connaissances. Et l'éducation nationale a tourner le dos à cela. Le savoir été mis à la porte et on le paye très cher aujourd'hui et c'est pas moi qui le dit, c'est la totalité des évaluations internationales.
Max Brisson