"Le maintien de l’ordre face aux mineurs, c’est le plus difficile " (Sabrina Roubache)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 30 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
On va parler de la réponse du gouvernement aux revendications lycéennes et de la gestion du maintien de l'ordre.
- 1:28FerméeÉludée
Est-ce que vous avez une idée de la proportion de casseurs dans ce mouvement ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Les lycéens sont-ils prêts à raccourcir les vacances pour alléger les journées ?
- 5:19RelanceRéponse partielle
Vous n'avez pas répondu sur les moyens financiers pour les lycées.
- 10:14OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un problème dans la gestion du maintien de l'ordre face aux mineurs ?
- 12:07OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça ne vous terrifie pas de voir des jeunes mutilés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Chiffre
« C'est moins que vendredi. Ça a baissé à peu près de 25 % si on compare les chiffres euh de la semaine dernière. »
- 2:45Promesse
« Est-ce que vous êtes prêt à raccourcir les vacances et avoir des journées moins lourdes ? »
- 3:22Chiffre
« On avait dit, on avait parlé de l'agenda d' not mais la réalité c'est que le fait qu'il y ait 286 de mémoire euh combinaison possible sur AGGSP »
- 4:03Chiffre
« Cette année, est-ce que vous savez que c'est le seul baccalauréat qui est en augmentation de 4,2 % là où le bac général et le bac techno baisse ? »
- 5:54Chiffre
« Sur le bâti scolaire, les régions mettent 4,6 milliards en investissement. Sur le fonctionnement, c'est sur donc c'est 2,4 milliards ou 2,6 milliards et c'est 4 milliards sur le fonctionnement. »
- 20:26Chiffre
« Cette année 98,5 % des postes ont été pourvus. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Euh Sabrina Roubach, euh vous étiez cet après-midi avec le ministre de l'éducation nationale euh Édouard Jeffrey dans dans un lycée dans les Yvelines. Alors on va parler évidemment de la la réponse du gouvernement aux revendications euh lycéennes. On va parler des accusations, on en a déjà pas mal parlé ce soir dans la gestion du maintien de l'ordre. Mais d'abord un mot sur l'évolution du mouvement les chiffres aujourd'hui 600 établissements. OK, je parle sous votre contrôle. Absolument. C'est moins que vendredi. C'est moins que vendredi. Ça a baissé à peu près de 25 % si on compare les chiffres euh de la semaine dernière. Donc un mouvement alors si on enlève évidemment les lycées qui sont déjà fermés. Euh donc une baisse mais attention moi je je pense quand même et
eu égard à ce que j'ai ressenti cet après-midi parce que les ressentis ça compte. Je ressens pas les choses uniquement en tant que ministre, je ressens les choses en tant que maman. Euh je pense que nos jeunes ont encore des choses à nous dire. Ils veulent nous les dire avec leur manière, leur comment dire leur époque. Euh on il on a vu des jeunes qu'un jeune je vous raconte cette anecdote parce que ça répondra parfaitement à votre à votre question. Euh ce mouvement, ils disent nous, on a vu, on prenait le bus pour venir au lycée et on a vu des jeunes qui étaient pas de qui était pas du lycée donc venir casser et venir essayer d'en découdre avec les forces de l'ordre. Ils nous ont expliqué qu'ils ont vu euh un jeune se
faire plaquer au sol avec le le fait qu'on lui on lui regarde ce qu'il avait dans le dans le cartable et ça les a euh bien sûr c'est les des comment dire ça les c'est toujours très choquant mais ils disent à la fois ça nous a rassuré de nous dire que quand même il y avait la police qui nous attendait devant notre lycée et on éétait pas tout seul aussi face à des gens qui n'ont strictement mais rien à voir avec les revendications qu'on porte est-ce que vous avez justement précisément aujourd'hui une idée de la proportion de casseur dans ce dans ce mouvement. Moi, je vais vous dire, moi je suis ministre de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Je suis pas ministre de l'intérieur. Ou mais vous êtes au gouvernement. Tout à fait. Mais la la non la réalité
c'est que si le ministre de l'intérieur n'a pas lui-même cette proportion, moi je suis je suis pas capable de vous la donner. Par contre, par contre, je peux vous dire que dans tous les témoignages, on en parle et on le voit de toute façon dans les images. En revanche, ce dont je suis persuadée là, en ayant vu les jeunes et moi-même, j'ai une une fille lycéenne en terminale dans un lycée public de Marseille. Euh la réalité, c'est que encore une fois, il faut qu'on écoute ce qu'ils ont à nous dire et qu'on soit capable nous aussi. Et c'est c'est ce que le Premier ministre nous a demandé de regarder, de travailler sur les rythmes scolaires, les temps scolaires. Vous savez que les jeunes cet après-midi, j'ai posé une question simple. Je leur ai dit "Écoutez, est-ce
que vous seriez prêt par exemple, parce que le président de la République avait fait du rythme scolaire et des temps scolaires euh dans la convention citoyenne sur euh les rythmes scolaires en disant est-ce qu'on devrait pas peut-être en 2025 puisque c'était l'année dernière se mettre à table et discuter avec les parents, les élèves, la communauté éducative et tous ceux qui justement sont impliqués dans l'éducation de nos enfants sur les rythmes scolaires. Je leur ai posé une question, c'est est-ce que vous êtes prêt à raccourcir les vacances et avoir des journées moins lourdes ? Parce qu'il vous parle ce qui est beaucoup beaucoup revenu ce qu' vous disent aussi la problématique c'est la réforme du bac, c'est qu'aujourd'hui ils se retrouvent avec des emplois du temps en forme de
gruyère où en fait ils ont un temps de présence qui a augmenté au sein des lycées parce que justement à cause des options, ils se retrouvent avec des deux. J'ai une enfant encore une fois, j'ai ma fille qui est en terminale et croyez-moi, je suis confronté comme tous les parents dans le notamment dans le public à ces trous justement gruyère. On avait dit, on avait parlé de l'agenda d' not mais la réalité c'est que le fait qu'il y ait 286 de mémoire euh combinaison possible sur AGGSP là tous les parents vont se reconnaître hein ses math SVT physique. Bon 286 combinaisons. On a voulu individualiser les parcours là où en réalité les parents nous on a toujours dit ben oui on préfère que nos enfants prennent quand même des spécialités qui leur correspondent pour
qu'ils réussissent le mieux et qu'il soient plus obligés de subir. Moi, je suis ministre de la voie pro, de la voie professionnelle. Cette année, est-ce que vous savez que c'est le seul baccalauréat qui est en augmentation de 4,2 % là où le bac général et le bac techno baisse ? Ça veut dire que lorsque vous donnez des vraies possibilités de choix, d'avenir et de formation aux jeunes, et je vous ferai même une digression sur parcours sup. Nous, on a connu, il me semble que avec madame Dialo, on a connu le tirage au sort quand on avait notre bac, on devait aller à la fin qu'il y avait le tirage au sort. La réalité c'est que parcours su peut-être parce que les la plupart des demandes que vous avez en tant qu'élu local et encore plus en tant que ministre, c'est sur parcours sup. Donc
peut-être plus de transparence parce que parcours supil qui permet à tout le monde d'avoir le même degré. On se rappelle très bien peut-être avec madame Dialo que nous on avait moi en tout cas j'avais pas accès à toutes les formations, c'estàdire la connaissance de toutes les formations auxquelles j'avais droit auxquelles je pouvais prétendre. Parcours supre permet ça. Par contre, dire aux jeunes, aux parents d'élèves, à la communauté éducative, peut-être qu'on devrait se pencher sur plus de transparence dans euh le comment dire dans les dans les vœux des jeunes et dans ce qui leur est euh affecté. Mais c'est ça c'est une de leurs revendications parmi les nombreuses revendications qu'ils ont et et c'est compliqué parce que c'est vrai que c'est assez protéiforme. Euh mais
parmi les nombreuses revendications qu'ils ont, c'est ils disent voilà on n'a pas de conditions décentes en cours. On est dans des établissements qui sont en train euh de bah qui sont dans une dans une des adissements parfois insalubre. On n pas de suffisamment de profs. On a des profs qui sont pas remplacés. Donc il pose la question financière la question des moyens. Et là vous avez pas répondu sur les moyens. Je vais alors moi je vais attendez non mais on connait on connait Non non mais on connaît les capacités des des finances publiques en ce moment est-ce que vous allez mettre des moyens sur la table question je vous rappelle que le lycée de Nant qui a brûlé il me semble pas c'est un lycée tout neuf qui venait d'être rénové je rentre de Guyane d'une
semaine de visite officielle en Guyan d'accord j'ai visité des lycées qui étaient en cours de rénovation ou pour lesquels des rénovations étaient prévues puisqu'ils avaient plus de 50 ans et d'autres qui étaient absolument tout neuf donc ça dire que les régions parce que le bâtis scolaire c'est vraiment les régions. Je vous donne juste le chiffre. Je suis conseillère régional en région sud. Sur le bâti scolaire, les régions mettent 4,6 milliards en investissement. Sur le fonctionnement, c'est sur donc c'est 2,4 milliards ou 2,6 milliards et c'est 4 milliards sur le fonctionnement. La réalité c'est pas moi j'avais porté le plan Marseille en grand sur la rénovation des écoles insalubres de Marseille. Sur 467 écoles, nous avons mis en rénovation 188 écoles. Vous savez
comment on a fait pour pouvoir le faire ? qu'on a simplifié on a simplifié le le on va dire le parcours administratif et légal de la rénovation c'est-à-dire nous dire en train de nous dire donc vous êtes en train de nous dire la simplification est probablement l'une des vous nous dites on va pouvoir rénover les établissements sans mettre plus d'argent sur la table on va pouvoir mettre plus de profs devant les les élèves sans mettre plus d'argent sur la table non ce que je vous dis c'est que non non non je vous dis que déjà il y a de non je vous donne les bons chiffres parce que c'est toujours bien on a 3700 lycées en tout en lycée pro J'ai 2070 lycées. Donc c'est pas 2070 lycées en lycée pro qui s'effondent parce que ça c'est pas vrai. Faire croire ça aux gens c'est
faux. en revanche de dire il va peut-être falloir un peu déroger au on va dire à la rénovation et à la construction des lycées pour qu'on aille plus vite parce qu'en réalité le droit de de l'urbanisme, le droit des marchés publics vous empêche en réalité d'aller aussi vite que ce que l'on pourrait faire si on déroge au droit sur les écoles insalubres de Marseille, sur le plan Marseille en grand que j'ai porté dans l'école dans laquelle je suis allée dans le quartier le plus pauvre de Marseille. Et ben je vous garantis que ça marche lorsque vous dérogez et avec les régions et encore une fois euh rendre à César ce qui est à César. Les régions font énormément sur le bâtis scolaire et encore une fois on vous parle de simplification administrative paron entend les témoignages aussi du
lycéen qui parlent de cafar qui parle de de de rat dans le je parle de attendez euh votre servitrice j'ai 50 ans, j'étais déjà dans une école où il y avait des rats et des cafars, vous voyez donc moi quand je deviens ministre et non c'est très Non c'est très grave c'est au contraire je dis quand je deviens ministre ma première obsession c'est de me dire comment faire pour que les enfants qui sont là à ma place où j'ai et ben ne viv pas ce que moi j'ai vécu. Non, c'est c'est un raccourci de dire ça et c'est pas c'est pas très sympa. Bah je crois quand même que ce qui se passe en moment en ce moment témoigne d'un d'un mal-être assez certain. C'està-dire que quand on a une génération entière qui se révolte contre ces conditions d'accès à l'éducation et de manière plus
générale contre la manière dont elle est traité, ça veut dire quelque chose sur la santé d'une démocratie. Et aujourd'hui ce que je trouve regrettable c'est la réponse répressive qui leur a été apportée. C'està-dire que effet par rapport au casseur mais il y a de nombreux lycéens et de nombreuses lycéennes qui ont été confrontés à des violences qui étaient démesurées. C'est-à-dire que aujourd'hui quand on veut encadrer une manifestation, permettre aux jeunes de s'exprimer librement, sereinement sur des revendications qui sont légitimes, on ne peut pas avoir un encerclement policier avec des armes qui sont dangereuses parce que ça a des conséquences sur leur sur leur physique. Et je crois que en fait le le la notion de respect, je crois qu'elle est aussi extrêmement
importante de respect, de considération dans ce qui se passe aujourd'hui parce que elle fait écho pour moi à tout ce qui s'est passé au cours de la dernière décennie des deux mandats successifs d'Emmanuel Macron. C'est-à-dire que il y a eu plusieurs mobilisations d'ordre différents. Les gilets jaunes, les mobilisations par millions contre les retraites, les révoltes après la mort de Naë Merzou où effectivement une génération a le sentiment que l'un des leurs pouvait être tué sans que finalement ce soit ça n'est vraiment de de conséquences comme ça aurait dû l'avoir et un sentiment de ne jamais être écouté. Donc je crois qu'aujourd'hui il y a une frustration qui est énorme. Euh une un choc aussi de voir que finalement la police peut proposer une réponse absolument brutale
à au lycée et de voir aussi que le gouvernement propose plus rapidement une réponse répressive que des solutions à des questions que vous avez évoqué qui sont il y a des lycées un lycée à Bagnolet où il n'y a pas d'eau potable, il y a un lycée à Mayotte où dès que il pleut la pousse sceptique déborde et les toilettes ne sont plus praticables. dire c'est pas digne d'un pays comme elle alors sur le alors je vais vous dire encore une fois je rentre d'un déplacement en Guyane où j'ai vu un lycée effectivement où il n'y avait pas de porte dans les toilettes où les filles quand je reçois les jeunes qui a qui bloquaient le lycée me c'est les filles qui m'ont parlé qui me disent madame la ministre nous on n pas de porte dans nos toilettes c'est vers les élus non mais en ce qui est pas normal
pardonnez-moi c'est qu'on en parle qu'aujourd'hui. C'est-à-dire queen fait les revendications précèdent les violences qui sont aujourd'hui peut-être d'une ampleur extrêmement importante en France. Mais les lycéens ont le sentiment en fait que il faut qu'il y ait ces besordement pour qu'on les prenne au sérieux et pour que le gouvernement tremble. Alors honnêtement encore une fois personne ne peut souhaiter que son enfant enfin que nos enfants soient dehors et qu'ils subissent des violences d'où qu'elles viennent. D'où qu'elles viennent. La réalité c'est que on a on est en France, on est un état de droit et qu'il y a des règles. Le bâtis scolaire c'est les régions. C'est-à-dire que moi l'État, enfin moi ministre, je ne peux pas si je le mets pas dans un
cadre dans lequel je retravaille, on va dire le encore une fois le droit de l'urbanisme, le code des marchés publics, je ne peux pas imposer à une collectivité de faire ce que je lui demande. En revanche, dire que les collectivités ne font pas le travail, c'est faux aussi. Le vrai sujet, c'est comment est-ce qu'on coordonne euh le le travail entre l'État et les collectivités. Encore une fois, je suis ministre mais je suis chef d'entreprise et je suis conseiller régional. Donc voyez et je suis maman. Donc je Sabrina, justement Sabrina Rouba j'aimerais bien m'adresser aussi à la maman que vous êtes tout à l'heure. On a entendu le le témoignage de la mère d'Eden 14 ans qui a été blessée par un tir de policiers au visage et elle racontait lors d'une conférence de
presse aujourd'hui il a la mâchoire scellée, il peut pas s'alimenter autrement qu'avec une paille et de façon liquide. Elle dit "J'ai j'ai le cœur en miette, j'ai le cœur brisé. Ce matin à Lance aussi l'IGPN a été saisie puisque un enfant de 15 ans a eu la main arrachée et écouté le le témoignage de cette lycenne alors qu'on voit les les images foutues. On est en train de courir, ils ont lancé la la boule. Je sais pas ce que c'était exactement mais voilà, il a reçu dans la main et d'un seul coup ça explosé dans sa main et il ne l'a pas ramassé. Non, il ne l'a pas ramassé. Je j'étais là, j'étais derrière lui, je l'ai vu, il ne l'a pas ramassé, il l'a reçu dans la main et ça explosé dans sa main. Alors, les circonstances restent à à préciser, hein. Il y a effectivement le procureur
est prudent parce qu'il y a des sources policières, l'IGPN a été saisie. Il y a des des sources policières qui disent que le jeûne aurait ramassé la grenade. Donc, il va falloir éclaircir ce qui s'est véritablement passé. Le fait est qu'on a quand même eu plusieurs cas de mutilation, pardonnez-moi d'employer le terme, mais j'en vois pas d'autres depuis le début de ce depuis le début de ce depuis le début de ce mouvement. Est-ce qu'il y a pas aujourd'hui un problème dans la gestion du maintien de l'ordre ? Est-ce que vous en tant que maman parce que tout à l'heure vous avez commencé cette interview en disant moi en tant que maman, est-ce que ça vous terrifie pas de de voir des jeunes qui se retrouvent mutilés ? Est-ce que vous dites vous appelez pas les les forces de
l'ordre à plus de retenu ? C'est la pire chose, vous savez quand vous êtes parent, c'est la pire chose qui puisse vous arriver. C'està-dire si il arrive quelque chose à vos enfants, vous préférez qu'il vous arrive un truc à vous qu'à vos enfants. Ça, c'est la maman qui vous répond. Et euh j'en profite en plus pour euh pour dire ma plus grande vraiment ma plus grande compassion à la maman de Eden et à la maman du jeune lycéen qui a eu la main arrachée. Euh une fois que je vous ai dit ça, le maintien de l'ordre sur des enfants parce que ce sont des enfants. Après, on va appeler un chat un chat, c'est des enfants, il ils sont mineurs. Donc c'est des enfants. C'est en terme de maintien de l'ordre le plus difficile, le graduer, le raisonner, le proportionner, c'est le plus dur. Vous
savez, moi je ne crois pas, contrairement vous savez à beaucoup euh je ne crois pas que les policiers se lèvent ce matin. Vous savez, le préfet justement du Pas de Caléis a eu des mots très justes en disant "Vous savez, on s'est pas engagé nous dans la dans le service public et on s'est pas engagé, pas eu un engagement pour l'intérêt général en voulant faire du mal à qui que ce soit. Et je ne crois pas que les policiers ce matin quand ils sont venus dans ce lycée, ils se sont dit tiens, on va faire du mal." Je je ne crois pas du tout. Non, mais c'est pas la question. Il y a peut-être un problème, pardonnez-moi, il y a peut-être un problème de de directive aussi qui a été passé quand vous avez Laurent NZ qui envoie un télégramme mercredi soir au préfet et qui appelle un usage strictement
proportionné de la force mais qui ajoute ça ne doit jamais inhiber l'action pour rétablir l'ordre. Est-ce que face à des mineurs, on n'est pas obligé d'être dans la retenue ? Mais vous alors vous pouvez être dans la retenue si si vous pensez qu'il faut l'être mais la réalité c'est que selon le degré de violence auquel sont confrontés quand même nos forces de l'ordre encore une fois le maintien de l'ordre sur avec les mineurs c'est le plus difficile dans le maintien de l'ordre j'ai été rattaché au ministère de l'intérieur j'ai été mise de la citoyenneté de la ville et de Marseille en grand donc croyez-moi le ministère de l'intérieur je le connais mais vous reconnaissez qu'il y a des abus aujourd'hui gestion ce que je non ce que je vous dis l'IGPN le dira par
contre que l'IGPN six enquêtes IGPN, d'accord six fois a été l'IGPN a été saisie. À chaque fois qu' a le moindre doute, qui a la le moindre blessé, l'IGPN donc pour faire coures est saisie et vraiment je j'appelle tout le monde un à la retenue de non un à la compassion c'est pas vrai. Un à la compassion et deux à la retenue quand quant à comment dire à tirer à vue sur nos forces de l'ordre parce que on peut pas on peut pas dire que ce qui se passe en ce moment on leur facilite la vie. Je vous rappelle les incendies quand même aussi de cet été. Nos forces de l'ordre quand même, vous savez tous les jours ils sont sur le terrain et c'est eux, c'est pas vous, c'est pas moi, c'est pas madame Dialo et c'est pas monsieur Dar [raclement de gorge] qui êtes confronté
tous les jours à la à une certaine violence et encore une fois sûr la violence de la part de jeunes et encore une fois de la part de pas forcément de ce qu'on croit. recueillir. La violence existe mais les policiers ne peuvent en aucun cas considérer les jeunes comme des adversaires. Moi, je m'interroge sur le simple fait qu'il y ait une grenade des des encerclements qui étaient lancé à proximité d'enfants. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je pense que cette situation ne devrait même pas être possible. Si cette grenade qui été ramassée ou qu'elle atterri dans la main du jeune était à proximité d'enfant de 15 ans, c'est qu'il y a un problème dans la manière dont on maintient l'ordre. Et par ailleurs euh les policiers les policiers Oui, mais en fait euh qu'il y ait que des enfants ou
pas, s'il y a un enfant en fait, il ne doit pas y avoir une arme. En l'occurrence, c'est un enfant de 15 ans qui a eu la marrache. Voilà, il ne peut pas y avoir une arme à proximité d'un enfant. Par ailleurs, euh je pense qu'il est aussi important de de de rappeler que euh enfin c'est c'est pas une que les policiers ont aussi en charge la protection de ces enfants. C'est-à-dire que ils doivent protéger le libre exercice de leur citoyenneté et leur libre exercice de manifesté. [raclement de gorge] Vous avez raison leur nous on parlait tout à l'heure hors plateau, on a manifesté les premières manifestations, ça remonte à long génération. Bon, on est d'accord. Moi par exemple, nos parents et moi je le dis à ma fille, aux amis de ma fille, je le dis autour
de moi. Je dis aussi aux parents quand vous savez qu'il va y avoir des échau fouroué que ça va être compliqué, gardez les petits à la maison parce que madame Dialo mais dégradation de pas en fait vous ne faites que de vous ne faites que déformer mes propos depuis tout à l'heure. Non non alors je vais parce que je me semble maîtriser la langue française plutôt correctement et je vais vous répondre. Est-ce que je viens de dire quand un enfant manifeste, il faut que les parents Nous, on a manifesté, je viens de vous dire, moi j'ai manifesté pacifiquement pacifiquement. J'ai jamais lancé de cocktail molotof sur la police. J'ai jamais brûlé. Non mais ce que je veux vous dire c'est que si les parents sentent je viens je je répète la phrase vers le si les parents sentent parce
qu'ils sont alerté par le lycée le lycée je vous le dis moi ma fille je vous le dis je reçois tout le temps les alertes quand devant le lycée il va y avoir des échaufourés et on sent que c'est en train de monter en pression dans donc restez à la maison n'allz pas manifesté je non je dis non ne venez pas vous mettre en danger quelque part où c'est pas safe pour vous les gens normaux disent plutôt ça justement on a un représentant de de parents en plateau. Emmanuel Garot, bonsoir. Vous êtes président de la Fédération des des parents d'élèves et de l'enseignement public. Est-ce que précisément euh c'est le rôle des parents de dire à leurs enfants, bah si vous voulez éviter euh d'être confronté à des situations violentes, euh n'allez pas euh devant les lycées quand vous
savez euh qu'il y a des qui va quand le lycée vous a prévenu, quand vous savez qu'il va y avoir potentiellement des échau forêt. Bah, écoutez, tout dépend de l'appréciation que l'on peut avoir. Euh, sachant que le mouvement ici est très hétérogène et qu'en fonction des établissements, en fonction des régions, en fonction des endroits des villes, euh on est confronté à des situations qui peuvent être très différentes. Donc euh dans le la grande majorité des cas, les blocus de lycée que nous observons se passent dans un esprit plutôt très bon enfant, sans difficulté majeure. Et je pense que la plupart des parents, en tout cas ceux que nous connaissons et qui échangent avec nous font état d'une situation suffisamment calme pour qu'ils aient tout à fait confiance dans le fait
que leurs enfants puissent aller au lycée, éventuellement y travailler et éventuellement aussi y manifester sans queil y ait d'inquiétude particulière ou majeur, ils sont plutôt dans le soutien les parents. C'est très variable. C'est très variable. Là aussi, c'est si vous voulez, vous savez comme tout mouvement, si vous me demandez par rapport aux élèves, ceux qui manifestent aujourd'hui sont plutôt minoritaires comme souvent et ceux qui manifestent parmi eux, ceux qui sont susceptibles de provoquer des des mouvements violents sont eux-mêmes très minoritaires. Donc toute la question est de savoir faire un peu la part des choses. Aujourd'hui, nos parents là aussi ont des réactions un peu mitigées, divisées. Il y a notamment dans ce mouvement un certain nombre de
revendications qui ressemblent totalement et mot pour mot et très pour très aux revendications qu'une fédération de parents d'élèves comme la nôtre est susceptible de porter depuis des années. L'essentiel et la la plus importante d'entre elles étant effectivement que un certain nombre de postes d'enseignant ne sont pas pourvus et que année après année, on constate bien que la rentrée, pour qu'elle soit totalement stabilisée dans un établissement, en tout cas dans beaucoup d'établissements, beaucoup trop, il faut parfois attendre un mois voire 2 mois avant qu'en gros l'équipe soit au complet et que tout fonctionne correctement. C'est évidemment pas acceptable. Quand les élèves font état de cette situation, évidemment, on ne peut que partager leur opinion et dans une très large mesure euh
accepter et comprendre le mouvement qui est leur. Après, il y a d'autres revendications sur lesquelles évidemment revendications ou slogans sur lesquelles on peut être beaucoup plus dubitatif. C'est logique et normal. Qu'est-ce que vous répondez Sabrina Roubach à cette revendication essentielle sur les enseignants, sur le manque d'enseignant, sur le non remplacement de certains enseignants ? Ben alors plusieurs choses déjà cette année c'est la première fois puisqueon a décidé enfin c'est quelque c'est une mesure qui a été prise voyez comme quoi parfois il faut laisser un peu temps aux politiques publiques le temps de s'installer de porter leurs fruits. On a permis dès la licence pour les professeurs enfin pour les les aspirants professeurs d'être payés donc sur les
deux années qui les emmènent au master et cette année 98,5 % des postes ont été pourvus. C'est la première fois depuis 10 ans. Donc ça veut dire que quand vous mettez justement les moyens et que tout ça est bien accompagné, on a eu une crise d'évocation parce que je pense que le mot qu' on a on entend plus pour les professeurs. Moi j'ai adoré l'école, j'adorais mes profs et je me rappelle de chaque prof, de chaque maître que j'ai eu. La réalité c'est que enseigner c'est une vocation. Vous ne pouvez pas forcer des étudiants enfin qui font un cursus universitaire de devenir professeur. La réalité en fa si vous pouvez améliorer la rémunération des professeurs, on l'a fait mais pas pas au même degré qu'en Allemagne par exemple. C'est je alors je vous l'accorde mais en tout cas on peut
dire au moins que sur les deux quinquenats du président de la République le seul quand même et franchement il faut encore une fois faut toujours rendre à César ce qui est à César celui qui a parlé très tôt justement de la rémunération des profs et je conviendrai avec vous que c'est ce n'est jamais assez parce que moi je pense qu'on ne payera jamais assez nos profs vu le service rendu à la nation donc vous prêchez une convaincue ça c'est la vérité mais en attendant les salaires ont augmenté donc pas comme ils auraient dû peut-être mais en tout cas ils ont augmenté l'autre chose c'est que sur les les remplac remplacement. Donc il y a le fameux le fameux pacte qui permet justement aux profs qui font des remplacements sur des courtes durées d'avoir une meilleure rémunération. La
réalité c'est que cette année encore une fois on a une déprise démographique, on a moins 161000 euh écoliers tout tout degré 1er degré second degré confondu et que de l'autre côté on on sait que la l'école ne peut plus être pensée uniquement à l'honne du nombre de professeurs mais bien en terme d'aménagement du territoire. Le mot que j'ai pas entendu et que j'entends très peu dans le débat public, c'est l'aménagement du territoire pour les écoles et donc pour nos professeurs. Parce que comment, pardon, mais vous répondez pas aux revendications quand on entend des lycéens qui disent "On est 35 par classe." Mais ma fille, ils sont 35 par classe. Je merci, je le sais, je le vis. Et ma fille n'a pas de prof d'histoire géo en arabe depuis 15 jours. Oui mais compris dans des cas parce que
là vous parlez des profs de de courte durée mais y compris dans des cas qui sont prévisible comme les profs qui sont par exemple en congé parental ou en congé matériel sont pas remplacés alors que c'est quelque chose qu'on peut anticiper. Donc il y a un dysfonctionnement qui est structuré. Il manque le vivier. Alors, je vais vous dire, moi qui me suis qui rattaché notamment à l'éducation nationale et au travail, la réalité c'est le vivier parce que les professeurs et c'est normal, ils sont établis dans une région tout le monde connaît ça mieux que personne. Vous leur demandez de changer de département, de changer de région, d'aller enseigner très loin de chez eux. notre réalité et je le pense hein, je pense qu'il faut revoir absolument et ça on peut le mettre dans les concertations
qu'on va avoir, comment est-ce qu'on affecte les postes dans les régions et permettre peut-être à ceux qui veulent rester près de chez eux de rester et ceux qui sont prêts à partir loin notamment en Guyane de partir et évidemment avec les salaires qui vont avec. Emmanuel Garot vouz réagir ? Oui. Alors, c'est nous on le constate parce que évidemment en tant que parent et représentant de parents, on a évidemment très fréquemment des échanges avec le rectorat euh tout au long de l'année d'ailleurs pour euh tenter de trouver des enseignants là où il en manque. Et donc effectivement, il y a une réalité à laquelle je me confronte et à laquelle on se confronte d'une manière générale, c'est que les équipes des rectorats ne font pas exprès de ne pas recruter d'enseignant. Euh et bien souvent euh
évidemment on leur tire dessus parce que les postes existent pardon c'est les postes existent en fait c'est les personnes qui manquent mais les postes exist on a parfaitement compris effectivement qu'il y avait un problème de vivier que il y avait beaucoup d'enseignants enfin les postes sont là ils font effectivement pas pourvus c'est pour ça que je ne parle pas de professeur absent mais que je parle de poste non pourvus et là [musique] il y a effectivement un vrai problème c'estàdire comment attirer de nouveau une génération d'enseignant le générique on va devoir s'arrêter [musique] là merci beaucoup d'avoir été en plateau ce soir voir sur France info. Je vous souhaite une très belle soirée.
Sabrina Roubache