Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national, détaille le plan climatisation du RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que la déclaration de 1000 morts supplémentaires vous rassure ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous la gestion de cet épisode par le gouvernement ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous 100 millions d'euros suffisent pour affronter une prochaine canicule ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Est-ce que vous appelez à la démission de Monique Barbu ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous allez climatiser ? Combien ça coûte ? Comment vous comptez le financer ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Est-ce que ce plan climatisation est réaliste financièrement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Jean-Philippe TanguyFait
« une sur-mortalité de 1000 morts, c'est absolument considérable, c'est odieux, c'est insupportable »
- 2:30Jean-Philippe TanguyFait
« la France, c'est au-delà de ce gouvernement. C'est les gouvernements depuis 20 ans, sont dans le déni total »
- 5:40Jean-Philippe TanguyChiffre
« le premier mandat, le plan d'urgence du premier mandat, c'est climatiser tous les établissements scolaires et les crèches, les hôpitaux, les EHPAD. Et cela représente entre 8 et 10 milliards d'euros »
- 11:00Jean-Philippe TanguyChiffre
« on a travaillé dessus, effectivement c'est entre 8 et 10 milliards d'euros, notre chiffrage c'est 8 milliards d'euros »
- 13:40Jean-Philippe TanguyChiffre
« 50%, 45 % exactement des émissions de gaz à effet de serre en France viennent des importations »
- 15:00Jean-Philippe TanguyChiffre
« on a mis 100 milliards d'euros payés par les françaises et les français pour produire moins d'électricité sur un bilan électrique qui était déjà décarboné »
- 19:00Jean-Philippe TanguyFait
« la justice est tellement clochardisée et débordée »
- 21:00Jean-Philippe TanguyFait
« Marine Le Pen est la chef naturelle de notre famille politique »
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Bienvenue Jean-Philippe Tanguy, député du RN, député de la Somme. Merci d'être présent avec nous à mes côtés pour vous interroger ce matin Hugo Capelli du service politique de BFM et Pierre Le Pelletier de la Tribune dimanche. Bonjour.
Notre partenaire, on le disait à l'instant, la canicule toujours présente en France même si une partie de notre pays respire un peu plus. Deux départements toujours en alerte rouge ce dimanche. Et la ministre de la Santé qui commence à tirer les premières leçons de cet épisode historique.
Un nombre de décès supérieur à la normale, c'est ce qu'elle dit dans la tribune dimanche, c'est ce qu'elle a redit il y a quelques minutes ici même sur le plateau de BFM, 1000 décès de plus que la normale depuis mercredi. Néanmoins, Stéphanie Riste estime que ce ne sera probablement pas la même surmortalité que la canicule historique de 2003. Est-ce que ça vous rassure ?
Moi écoutez, j'apprends cette information, cette déclaration que je trouve très perturbante parce qu'on n'a pas à se féliciter de ne pas revivre un des pires et que la France ait connu sur la mortalité de nos aînés dans les EHPAD. Donc cette déclaration, si vous voulez, est très étrange parce qu'une sur-mortalité de 1000 morts, c'est absolument considérable, c'est odieux, c'est insupportable, sachant que la plupart de ces morts auraient pu été évitées depuis des années. Parce que ce que ne dit pas Mme Rist, mais ce que les Français savent bien, parce que c'est eux qui payent, c'est qu'après 2003, il y a une journée de solidarité rapportant entre 2 et 3 3 milliards d'euros par an qui a été décidé, qui était faite pour couvrir l'installation de climatisation ou d'autres moyens de rafraîchissement de l'air, des logements et des lieux de travail aussi.
Parce que moi je voudrais, Mme Risse c'est très bien, mais moi je voudrais tirer mon chapeau à tous les soignants, à tous les travailleurs qui font tenir la France debout dans cette période difficile. Des EHPAD, des hôpitaux, de ceux qui s'occupent de nos enfants, de ceux qui font des travaux partout, des cheminots parce qu'on a beaucoup critiqué la SNCF et des choses à dire, mais enfin quand vous devez restaurer une locomotive, vous vous occupez des rails et des cathéters avec 40 degrés, moi je retire mon chapeau. Parce que moi, je souffrais dans mon bureau.
Où est passé l'argent de cette journée de solidarité, c'est ça ? On sait où il est passé. Il est passé dans d'autres dépenses, dans l'achat de voies qui constitue le système depuis 20 ans.
à donner de l'argent partout qu'on n'a pas, et surtout l'argent des Françaises et des Français. Vous demandez une enquête sur ce qu'a donnée cette journée de solidarité ? Je n'ai pas besoin d'enquête, M.
Daré. On sait très bien où est passé l'argent. Il est passé dans le budget général, à dépenser de l'argent, une fois plus qu'on n'a pas, et pour aucun résultat.
Parce que la France, c'est au-delà de ce gouvernement. C'est les gouvernements depuis 20 ans, sont dans le déni total, alors qu'ils en parlent matin, midi, soir, on nous parle d'urgence climatique, moi depuis que j'ai conscience d'être, les années 90, protocole de Kyoto, les gouvernements se succèdent au nom de l'urgence climatique, expliquant que le Rassemblement National n'avait rien à dire, on avait beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à à proposer. Et ceux qui parlaient de l'urgence climatique toute la journée n'ont rien fait.
Ils ne se sont rien fait. À part prendre du fric aux gens au nom du climat, ils n'ont rien fait. Sur la gestion de cet épisode, on le disait la ministre Stéphanie Ries s'est s'est exprimé.
Laurent Nunez, également le ministre de l'Intérieur, il assure que ce n'est pas un fiasco. Tous les services de l'État ont répondu présent. C'est ce qu'il martèle, franchement. – Mais de quoi il parle ? – Pourquoi est-ce que vous auriez fait mieux Mais parce que depuis des années, nous demandons cette adaptation au changement climatique.
Lui il dit que la gestion de cette crise ce n'est pas un fiasco. Mais je ne sais pas où vit M. Nunez.
Ce sont des gens qui vivent dans un espèce de monde parallèle où on a l'impression que peut-être que dans leur petit monde ça fonctionne peut-être qu'on leur fait remonter des rapports expliquant que tout va bien mais regardez les EHPAD c'est vrai depuis 2003 dans la plupart des EHPAD il y a une pièce climatisée encore heureux vu l'argent puisqu'on parle quand même de 70 milliards qui ont été consacrées à cela. Mais moi j'ai visité les EHPAD de ma circonscription et une fois plus, je salue les soignants qui font leur maximum, mais les chambres n'étaient pas climatisées. Donc la journée ça va, mais la nuit vous suffoquez dans vos chambres.
Ils font ce qu'ils peuvent, ils Ils ouvrent, ils aèrent, ils installent des équipements. Les soignants, ils font tout ce qu'ils peuvent. Comment vous jugez la gestion de cet épisode par le gouvernement ?
Vous vous dites que c'est un fiasco ? Mais c'est un fiasco, ce n'est pas l'épisode lui-même. Puisque l'épisode lui-même, le fiasco lui-même, il vient d'une politique lamentable depuis 20 ans, et là je lisais un excellent article d'une de vos consoeurs du Point, qui revient sur la réglementation environnementale 2020, mise en place d'ailleurs par Edouard Philippe, on aimerait bien voir son avis, et c'est 1892 pages d'un blabla technocratique et bureaucratique épouvantable sur les normes de construction qui interdisent la clim ou la rendent tellement compliquée que c'est impossible de l'installer, est-ce qu'on se rend compte ?
Sur le fond vert, sur ma prime rénov', sur tous les dispositifs prévus pour la rénovation depuis des années, qui coûtent d'ailleurs très cher et il y a beaucoup d'argent détourné au passage, et ça sert à rien malheureusement à cause de ce détournement d'argent massif, la climatisation était soit interdite, soit totalement découragée. On va venir évidemment à votre grand plan clim très concrètement sur la gestion du gouvernement qui semble se préparer quand même à d'autres vagues cet été Pierre. Parce que dans la tribune dimanche, la ministre de la Santé a expliqué avoir débloqué une enveloppe de 100 millions d'euros, notamment 30 000 climatisateurs pour les hôpitaux qui devraient être livrés dans les prochains jours.
Est-ce que pour vous ça suffit pour affronter une potentielle prochaine canicule si elle survient dans les prochains jours ou prochaines semaines Non mais ça suffira pas mais tout est bon à prendre voilà moi s'il y a des soignants et des malades qui auront une clim avant la prochaine vague malheureusement qui semble arriver pour juillet moi je m'en félicite moi je suis pas pour la politique du pire ou pour mettre de l'huile sur le feu voilà donc moi s'il ya des climatisateurs qui sont des climatiseurs pardon qui sont installés en urgence le moins pire possible moi je suis très content pour ceux qui en bénéficieront et je suis pas en train de dire que critiquer pour critiquer mais vous voyez bien que c'est l'analyse général quand on pense pour parler madame riste que son gouvernement peut-être elle-même ou sa prédécesseur ou son prédécesseur macronistes ont validé la création d'un hôpital à 1 milliard d'euros à nantes qui ne prévoit pas la climatisation comme dans cette même ville de nantes d d'ailleurs parce qu'il faudra aussi parler des élus locaux socialo-macronistes qui ont une grande responsabilité dans ce délire collectif, dans ce délire oligarchique d'une petite clique qui s'installe la clim dans ses bureaux et qui la refuse aux françaises et aux français et aux services public, la gare de Nantes, une espèce de serre géante qui est invivable. Entièrement vitrée ? Entièrement vitrée.
Il se trouve que je suis passé dedans pendant l'épisode caniculaire. Mais ce n'était même pas possible de passer dedans. C'était insupportable.
Je suis jeune, je suis en bonne santé, je pousse du bois. Je pense à quelqu'un qui sera en mauvaise santé et qu'il passe là-dedans. Vous êtes très critique sur le gouvernement, mais est-ce qu'ils n'ont pas bien fait d'annuler Solidays, la marche des fiertés, ce week-end ?
Est-ce qu'il y a pas eu des mesures de bon sens selon vous qui ont quand même été prises ces derniers jours ? Non mais très bien, enfin le gouvernement il annule les événements, écoutez, oui Vous auriez fait pareil ? Oui mais non mais oui bien sûr, mais dont acte, enfin écoutez Donc tout n'a pas été mal fait ?
Mais non mais il n n'a pas été mal fait monsieur. Annuler une manifestation publique, ce n'est pas une action politique. C'est une action d'ordre public.
On n'a pas besoin de payer des gens, des ministres 15 000 euros par mois pour annuler Solidays ou pour reporter la marche des fierté derrière ça il ya aussi évidemment la question de l'hôpital qui est en situation extrêmement difficile et la question des soignants hugo qui se pose pour les premières prochaines semaines également oui parce qu'on entend les experts météo qui nous disent qu'il y aura peut-être d'autres vagues de chaleur dans les prochaines semaines et très certainement au mois de juillet. Est-ce que pour se préparer à ces vagues de chaleur qui s'annoncent, selon vous, il faut que le gouvernement prévoie un plan où certains soignants ne devraient pas partir en vacances parce qu'il va y avoir besoin d'eux dans les hôpitaux. Malheureusement, on sera obligé une fois plus de demander à nos soignants un effort qu'ils font maintenant régulièrement parce que le plan blanc, quand nous étions plus jeunes, est une mesure exceptionnelle, c'est-à-dire la mobilisation des soignants pour des épisodes de grand froid, des épisodes, comment dire, épidémiques ou l'épisode de grand chaud.
Ça devient un plan blanc qui est actionné maintenant de manière régulière. Donc l'exception devient la règle avec les socialo-macronistes parce Est-ce que la pénurie est partout ? J'entendais Philippe Juvin, qui est rapporteur général du budget, LR, qui travaille avec les macronistes, qui n'est pas du tout au Rassemblement National, mais il disait quelque chose de vrai.
Par exemple, les soignants, en Angleterre, ils ont doublé le numéros pour soigner plus de soignants, pour préparer et former plus de soignants dans les années à venir. En France, on l'a augmenté de 15%. Donc la pénurie, cette espèce d'idéologie malthusienne, d'organiser en fait la pénurie, c'est ça qui arrive aussi bien sur le confort de vie ou la protection de la vie avec la climatisation ou le nombre de soignants que nous préparons dans les avenirs à venir.
Nous sommes face à un gouvernement qui organise la pénurie, qui est responsable de cette pénurie de soignants et à la fin, ça retombe sur la qualité de vie des gens et des soignants et des professionnels. Parce qu'au-delà de l'épisode caniculaire, cette vision de la climatisation, ça dépasse l'épisode caniculaire. C'est une vision aussi de la qualité de vie des gens, de la qualité de vie au travail.
Pourquoi choisir de faire souffrir les travailleurs, les patients, les élèves, même quand il n'y a pas de canicule ? Même quand il fait 30 degrés, c'est déjà difficile. Évidemment, notre vie n'est pas en danger quand il y a 25-30 degrés.
Mais c'est déjà difficile à vivre. Moi, je me souviens quand j'étais jeune, peut-être que vous l'avez-vous connu, ou quand on prend les transports en commun, même l'été, quand il y a une température élevée, c'est quand même insupportable. Vous êtes une femme enceinte, une personne âgée, mobilité réduite, une personne en situation de handicap.
Vous imaginez, vous êtes avec votre fauteuil roulant dans un bus qui n'est pas climatisé à Paris, vous essayez de prendre le métro avec votre fauteuil roulant, il fait 30 degrés. C'est l'enfer ! L'effort qu'il faut faire pour se déplacer en fauteuil roulant, c'est l'enfer.
Donc en fait, il y a Il y a une vision de la vie derrière. Moi, j'ai vécu au Japon. Il y a 20 ans.
Tout était climatisé. Tout était climatisé. Et il y avait un respect des gens.
Parce qu'en fait, derrière ça...
Je vais vous le dire franchement ce que je pense et après j'arrête. C'est en fait, il y a un manque de respect des Françaises, mais vous avez des gens qui vivent bien, qui ont leur voiture et les chauffeurs climatisées, qui ont leur bureau climatisé, qui ont leur petite vie, qui ont des très beaux appartements, tant mieux pour eux, et qui en fait ne se rendent pas compte de la vie. Vous diriez que c'est du mépris social ?
Bien sûr, c c'est regarder le comportement de Mme Barbu. Millionnaire, millionnaire, millionnaire, millionnaire. Alors attendez, Monique Barbu, ministre de la transition écologie, et qui effectivement considère que la climatisation, ça ne peut pas être la seule solution.
Je vous propose de l'écouter, elle s'exprimait. C'était vendredi matin écoutez là je suis horrifié par les gens qui me disent il n'y a qu'à mettre la clim partout mais très bien on va mettre la clim partout vous croyez que ça va éviter un feu de forêt vous croyez que ça va éviter un feu de forêt vous croyez que ça ça va éviter une culture de ne pas exister vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons vous croyez que ça va éviter quoi rien rien ça ce n'est pas des adaptation ça c'est une mesure d'urgence peut-être qu'on peut prendre il faut forcément bien évidemment que les gens ne suffoque pas on est bien d'accord mais ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique alors dans un instant vous allez nous détailler le plan clim que veut mettre en place l'URN mais d'abord une réaction à ce que dit la ministre de la transition écologique ce n'est pas de l'adaptation je suis constaté de devoir le dire mais donc 1000 morts c'est rien ce qu'elle nous dit climatisation s'empêche rien peut-être sur les mille ça en aurait empêché 500 évidemment j'ai pas les chiffres exacts mais c'est ce comportement est ahurissant c'est exactement ce que je dénonce madame barbu elle est millionnaire tant mieux pour elle elle vit dans un autre monde voilà elle a une maison au sud de la France elle a sa place dans le gouvernement elle a sa place dans le gouvernement elle a sa place dans le gouvernement ou pas de ma part elle l'a jamais eu mais bon c'est monsieur le cornu qui décide juste ce qu'elle dit elle devrait démissionner oui ils devraient presque tous démissionner parce qu'ils sont tous est-ce que vous appelez à sa démission non mais est-ce que cette déconnexion est partagée dans tous les camps politiques ou alors c'est spécifique non c'est très macroniste effectivement c'est très cette espèce de catégorie quand même d'hommes et de femmes politiques macronistes c'est quand même très particulier à l'Assemblée nationale on en a une qui est comme ça s'appelle madame brande pivet présente de l'assemblée nationale elle avait décidé quelques années par exemple que la clim s'allument s'allume à l'assemblée nationale et dans la résidence là où les députés dorment on n'est pas le seul il y a des gens qui travaillent dedans quand elle a à décider. Ce seul qui décide quand on doit crever de chaud dans nos bureaux et quand on a le droit à un peu de climat.
Moi, chaque année, je suis en conflit avec l'administration parce que moi, je considère que mes collaborateurs...
Moi, je ne suis jamais dans mon bureau, donc ce n'est pas pour moi. Je suis toujours en train de m'agiter partout, à me déplacer comme beaucoup de députés. Mais pauvres collaborateurs qui sont dans mon bureau, j'estime qu'ils ont le droit de ne pas être dans une serre.
Et chaque année, j'ai un clash avec l'administration. Mais c'est pour vous donner un état d'esprit. Alors justement, sur cette climatisation, ça a été très clairement ce qui a cristallisé le débat cette semaine.
Parce qu'effectivement, beaucoup de Français ont dit pourquoi on n'a pas la climatisation dans un certain nombre de lieux ? Il faut le reconnaître. Marine Le Pen avait proposé dès juin 2025 donc un grand plan climatisation qui semble être encore un petit peu nébuleux.
On va vous poser des questions très concrètes pour que ceux qui nous regardent comprennent bien ce que vous voulez mettre en place et ce qu'il se passerait si dans quelques mois, vous arrivez au pouvoir. Qu'est-ce que vous allez climatiser ? Combien ça coûte ?
Comment vous comptez le financer ? Alors très concrètement, le grand plan de climatisation du RN, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que vous climatiseriez ?
Est-ce que c'est tous les bâtiments publics, toutes les écoles ? Qu'est-ce que vous climatisez Jean-Philippe Tanguy ? Déjà évidemment, ce n'est pas le Père Noël.
Donc nous on a un plan en plusieurs années qui est un un peu compliqué. En plusieurs années, c'est-à-dire ? Il y a plusieurs étapes.
Sur le premier mandat, le plan d'urgence du premier mandat, c'est climatiser tous les établissements scolaires et les crèches, les hôpitaux, les EHPAD. Et cela représente entre 8 et 10 milliards d'euros. Donc si vous gagnez l'été prochain, tout ça sera climatisé ?
Ce sera enclenché le plus vite possible. Évidemment, tout le monde le sait, vous avez des dizaines de milliers d'écoles, vous avez des milliers de collèges, de lycées, des hôpitaux. Tout ça sera planifié en urgence.
Évidemment, les chambres de malades passeront avant les lycées, mais en cinq ans, sous le premier mandat, tous ces établissements seront climatisé ça représente 10 milliards d'euros. Les écoles et les crèches, toutes les écoles, collèges, lycées, établissements médicaux et EHPAD seront climatisées en en urgence. Intégralement climatisé, par exemple pendant une école, toutes les classes seront climatisées.
Oui absolument et c'est pas si cher parce que on a travaillé dessus, effectivement c'est entre 8 et 10 milliards d'euros, notre chiffrage c'est 8 milliards d'euros mais on prend une marge de 2 milliards d'euros parce que nul n'est parfait et peut-être qu'on a exagéré dans nos écoles. J'avais un expert ce matin dans un journal du dimanche qui a chiffré comme par hasard aussi à 10 milliards d'euros donc on doit arriver sur les bons termes. Donc ça c'est le premier quinquennat ?
Et deuxième quinquennat ou sur 10 ans, si malheureusement on n'avait pas le pouvoir aussi longtemps, ce serait l'ensemble des collectivités territoriales, l'ensemble des lieux où il y a des fonctionnaires, l'accueil du public, mais aussi là où les gens travaillent. Parce que dans les commissariats, les gendarmeries, évidemment c'est très difficile aussi quand il Il fait chaud et il faut penser à la qualité de vie, une fois plus la qualité au travail des fonctionnaires. Ça c'est le premier aspect du plan.
Et le deuxième quinquennat ça représente quelle somme ? 8 à 10 milliards sur le premier ? C'est entre 5 à 8 milliards pour l'ensemble des bâtiments, de la fonction publique et des de collectivités territoriales, et qui ne sont pas climatisées aujourd'hui, parce qu'il y en a une petite partie qui est climatisée.
Donc c'est 18 milliards sur deux quinquennats ? Absolument. Sur les écoles ?
Pour la première partie. Donc le premier quinquennat, on a compris que la priorité, c'était quand même les C'est vrai qu'on en a beaucoup parlé, concernant les collégiens, les lycéens, il y a des épreuves, du brevet, du baccalauréat qui ont été impactés par ces fortes chaleurs. Qu'est-ce que vous faites ?
Vous climatisez toutes les salles de classe, y compris le bureau du directeur. Tout le monde aura droit à sa clim ou vous allez vous consacrer seulement sur certains espaces qui vont être ciblés en priorité ? Non mais nous n'allons pas refaire si vous voulez l'erreur des EHPAD.
Ça coûte moins cher. Ça coûte moins moins cher pour l'intérêt général, pour l'intérêt public, de climatiser l'ensemble, que tu fasses des petites opérations et de passer sa vie à faire des allers-retours. D'une manière générale, faire des opérations collectives d'ensemble qui pensent le bâtiment dans son ensemble, c'est beaucoup plus intelligent que d'installer en d'urgence, il peut y avoir des situations d'urgence, des endroits épouvantables.
Mais par exemple, la cantine, j'étais dans un EHPAD, j'ai visité la cuisine. Faire de la cuisine, préparer des repas quand il fait 40 degrés, c'est l faire. Il n'y a aucune raison d'isoler les uns et les autres.
C'est quoi la deuxième phase du coup ? La première phase, c'était bâtiments publics et les écoles. Deuxième phase.
Deuxième phase, c'est évidemment pour les Françaises et les Français. Et donc, il y a deux aspects dans le plan du Rassemblement National. Le premier aspect, c ce qu'on appelait 100 % Rénov', notre disposition générale pour financer et accompagner l 'isolation des bâtiments, la rénovation des bâtiments et des logements.
C'est une présentation qu'on a faite cet automne avec mes collègues Thomas Ménager et que je vous parlais du changement des règles parce qu'aujourd'hui dans ma prime Rénov' la climatisation elle est, ou toute manière de rafraîchir le bâtiment, elle est découragée. Donc on change les règles qui au passage coûtera d'ailleurs beaucoup moins cher comme travaux et simplifiera l'ensemble, ça c'est le deuxième aspect. Et le troisième aspect, c'est pour ceux qui veulent juste, n'ont pas un projet de rénovation de leur bâtiment dans leur ensemble et c'est le dernier aspect que Marine Le Pen, Jordan Bardella ont arbitré, c Cette semaine, dans le cadre de la présidentielle, c'est un plan de 10 à 20 milliards d'euros sur 10 ans pour faire une clim à 20 euros par mois pour les Français.
Ce sera aussi un prévers, c'est-à-dire que l'État prend en charge les taux d'intérêt et les gens embourseront entre 10 et 20 euros par mois selon la taille de la pièce qu'ils vont climatiser, l'installation qu'ils vont faire. Quel que soit leur revenu, ça s'adresse à tous les Français ? Oui, ça s'adresse à tout le monde parce qu'une fois plus, si on crée une espèce de bureaucratie, c'est la logique du Rassemblement national en général.
Si c'est pour recréer une bureaucratie comme la prime rénov qui absorbe une part incroyable de l'aide qui est dédiée, ça ne sert à rien. Donc un plan en trois temps, d'abord la climatisation des établissements publics, des écoles, ensuite le plan de rénovation global pour les gens qui font des rénovations, et donc un plan également pour, si j'ose dire, une climatisation d'urgence provisoire, 20 euros par mois si on veut acheter ça pour une pièce de 20 mètres carrés. C'est bien ça ?
Absolument. Et absolument. Et entre 10 et 20 euros par mois.
Et il y a à la fois dans le temps, par exemple pour les collectivités, pour le public c'est deux quinquennats et il y a à la fois trois dispositifs différents. C'est pour ça que je vous remercie de m'avoir laissé le temps d'expliquer parce qu'effectivement c'est tellement important comme plan que c'est pas juste une baguette magique et avec un slogan. Et où on trouve l'argent pour tout ça ?
Alors pour le collectivité territoriale, on présentera parce que là c'est de l'argent public d'une manière ou d'une autre parce que si c'est les collectifs, même si on fait des prêts à taux zéro assurés par la caisse des dépôts et consignations, à la fin c'est quand même de l'argent public et moi je ne suis pas macroniste, je ne fais pas de la magie en disant que si c'est les collectivités territoriales, ce n'est pas l'État qui paye. Évidemment à la fin c'est de l'argent public, il faut dégager des économies mais ce n'est pas très important M. Larré parce qu'en fait l'ordre de grandeur pour les collectivités territoriales, on parle de 2 milliards d'euros par an.
Avec les retours de TVA avec l'intérêt économique que ça crée, le coût net il est de 600 à 800 millions d'euros par an. Donc en fait c'est marginal et on se rend bien compte qu'en fait quand on calcule et qu'on va présenter le coût précis de ce plan clim, on se rendra compte, messieurs, que c'était idéologique. C'était pas une question financière, c'était pas une question budgétaire, on est dans un problème idéologique.
La La gauche et les écolos ont infiltré l'appareil d'État à tous les étages et ont empêché la clim pour des raisons idéologiques et pas du tout financières. – Alors, je vais voir sur le plan idéologique, Hugo. – Juste, ça fait un an qu'on parle de ce plan clim du côté du Rassemblement national.
Vous allez faire une conférence de presse mardi pour votre panclime, donc après la canicule. Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour faire ces propositions ? Est-ce qu'il n'y a pas eu un peu d'impréparation ?
Vous avez dit vous-même, ces mesures ont été arbitrées par Marine Le Pen et Jordan Bardella ces derniers jours. Vous avez pris votre temps ? Non, le troisième aspect, l'aspect sur la clim à 20 euros par mois pour les Françaises et les Français.
Les deux autres pans étaient déjà présentés. D'ailleurs, le dispositif qui incluait la clim sur 100 % rénov' on l'a présenté cet automne. Et c'est comme une révolution Au sein du RN, il y a encore peu de temps Il y avait des élus qui qualifiaient les membres du GIEC De propagandistes, je cite Qui ont un côté effrayant C'est pas un peu gonflé de vous faire passer Pour les meilleurs écolos parmi les responsables politiques Non, pas du tout, c'est de bonne guerre De sortir d'isoler des phrases C'est nos adversaires, je ne parle pas de vous, nous font toujours la guéguerre avec des petites phrases.
Mais ces phrases elles ont existé, y compris au sein de l'URN. Oui mais ce qui compte c'est qu'est-ce qu'on disait, qu'est-ce qu'on proposait. Vous savez très bien par exemple que Marine Le Pen depuis quand même 20 ans proposent le localisme, le réinvestissement en France de l'industrie et de l'agriculture.
Aujourd'hui, 50%, 45 % exactement des émissions de gaz à effet de serre en France viennent des importations. Oui mais il y a des choses très concrètes par exemple, Marine Le Pen elle était pour un moratoire pour les énergies renouvelables, démantèlement des sites éoliens et une volonté de supprimer par exemple également le DPE, l'excité de performance énergétique on est bien d'accord ? Ceux qui nous écoutent se disent franchement le le RN écolo est-ce que c'est pas un peu poussé ?
Non justement, très bon exemple vous parlez des énergies renouvelables intermittentes parce que par exemple l'hydroélectricité qui est une énergie renouvelable il n'y a que le RN qui l'a défendu pendant 20 ans on a pris 20 ans de retard là dessus ça s'est un peu débloqué je m'en félicite grâce à nous les énergies intermittentes le grenelle de l'environnement 2007 ont produit en france environ 560 tWh d'électricité sans éoliennes et sans panneaux solaires 20 ans plus tard 20 ans plus tard monsieur d'arrêt on a investi plus de 100 milliards d'euros sur les éoliennes et les panneaux solaires combien ont produit d'électricité 545 tWh en 2024 qu'est ce que ça veut dire ça veut dire qu'on a mis 100 milliards d'euros payés par les françaises et les français pour produire moins d'électricité sur un bilan électrique qui était déjà décarboné puisque en France en 2007 on avait 75 % de nucléaire entre 10 et 15 % d'hydroélectricité mais c'est pas du tout comme c'est une pensée générale monsieur Daré et en fait je vous remercie de me poser cette question pourquoi parce qu 'en fait cette écologie qu'on a vendu aux français depuis 20 ans par nos adversaires c'était pas de l'écologie c'est essentiellement du business c'est à dire dépenser de l'argent au nom du climat parce que les françaises et les français légitimement étaient attachés à l'écologie ils auraient besoin de l'aide on a abusé de la confiance des français pour prendre des politiques qui n'ont pas fonctionné voire qu'ils nous ont empêché c'est ça qui est grave il y en a qui ont des doutes sur les responsables politiques et pas que sur vous un pierre juste pour des comptes 100 milliards d'euros qu'on aurait pu mettre ailleurs quand même 100 milliards d'euros qu'on a dépensé dans des éoliennes écoutez ce que dit Jean Jouzel le vice-président du GIEC Jean Jouzel qui dit dans la tribune dimanche que comme à chaque fois quand la canicule et l'avec de chaleur sera terminée finalement les politiques passeront à autre chose et effectivement la campagne présidentielle sera pendant l'hiver enfin ce ne sera pas pendant l'été donc est-ce que ce n'est pas le risque que cette question soit tout simplement éclipsée ? Non mais je ne crois pas parce que les Françaises et les Français ils veulent des réponses de toute façon cette politique, cette mauvaise politique qui a été prise elle est payée par les factures d'électricité cet hiver ne vous inquiétez pas sur les énergies intermittentes et éoliennes solaires on reverra le même cirque parce que là qu'est-ce qui se passe depuis quelques jours avec les fortes chaleurs dans toute l'Europe ? L'éolien s'arrête, pourquoi ?
C'est de la météo. Tout le monde peut le voir, pourquoi il fait chaud ? Il n'y a pas de vent.
C'est une des raisons pour lesquelles il fait chaud, enfin la cause est faite mais il n'y a pas de vent. Donc le nucléaire il tient bon contrairement à ce que racontent les écolos, les barrages hydroélectriques ils tiennent bon, les éoliennes, la production est Est-ce que vous croyez les experts maintenant sur le réchauffement climatique ? Est-ce que vous avez fait votre révolution écologique au sein du RN et vous dites désormais il y a un réchauffement climatique, on y croit, on va prendre des mesures pour faire en sorte que nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre, est-ce que ça fait partie désormais des discussions, des débats qu'il y a au sein de votre parti ?
Nous n'avons jamais été climato-sceptiques. Et d'ailleurs Marine Le Pen...
Certains l'ont été. Vous êtes sûr de ce que vous avancez là ? Personne.
Il n'y a jamais eu de climato-sceptique au Rassemblement national ? Non, non. Vous pouvez ressortir certaines phrases.
Marine Le Pen l'avait expliqué au débat avec Emmanuel Macron. Il avait...
Emmanuel Macron accusait Marine Le Pen d'être climato-sceptique. Elle avait dit devant des millions de Français « Je ne suis pas climato-sceptique ». Mais M.
Macron, vous, vous êtes climato-hypocrite. C'est qu'on confond le fait qu'on conteste des politiques appelées écologistes qui ne fonctionnent pas par des politiques. Vous contestez les experts aussi.
Mais on ne conteste pas les experts. C'est juste que...
Ah, vous ne contestez plus alors ? Vous ne contestez plus les experts. Mais on ne conteste pas les experts.
On ne conteste pas les experts, monsieur. On compte peut-être des experts qui ont un domaine d'activité et qui à côté peuvent faire de la politique. Par exemple, M.
Jouvel que vous citez, il était dans le comité de campagne de Benoît Hamon. Il a le droit. Mais quand M.
Jouvel est conseiller politique de M. Hamon, candidat socialiste pour ceux qui l'ont oublié. Il a le droit d'avoir des compétences à côté aussi.
Mais c'est ce que je vous dis, monsieur. Nous, on différencie l'expertise, qui n'est pas attaquable par un médecin, pour être médecin, un très bon médecin et avoir un engagement politique. Par ailleurs, M.
Juvin tout à l'heure par ailleurs. Et à côté, il fait de la politique. Donc quand M.
Jouvel dit en tant que glaciologue, parce que je crois qu'il est glaciologue, il fait une analyse par rapport de ça, il a tout à fait raison. Quand il devient politique et qui dit, comme M. Hamon, excusez-moi, à l'époque, qu'il fallait fermer les réacteurs nucléaires, il fait une erreur.
Et ce n'est pas parce qu'il est membre du GIEC par ailleurs… – Il est climatologue aussi. – Mais monsieur… – Non mais je sais que ça se croit. Juste, je voulais avoir votre analyse, Jean-Philippin. – C'est incroyable, parce que vous n'écoutez pas ce que je vous ai dit. – Est-ce qu'on peut être expert à côté, on peut être expert et avoir un engagement politique qui parfois vous trompez ?
Excusez-moi, quand on veut lutter contre le réchauffement climatique, est-ce qu'il fallait fermer les réacteurs nucléaires comme M. Le Hamon le disait ? Non.
Donc M. Jouvel avait tort et Marine Le Pen avait raison. Est-ce que le maire de Carcassonne ne l'empêche pas de dire des bêtises ?
Est-ce que le maire de Carcassonne, Jean-Philippe Tanguy ? Parfois au RN on dit aussi des bêtises, nul n'est parfait, mais le fait d'être membre du GIEC ne vous donne pas une autorisation Quand on voit le maire de Carcassonne carrosse des manifestants avec son tuyau au balcon, en mettant en sous-titre la canicule s'est terminée, c'est à la hauteur d'un élu de la République ça en un mot ? Mais écoutez, c'est un excellent maire et je l embrasse.
Voilà, on vous retrouve dans une seconde. Dans un instant, on verra effectivement que c'est J-9 avant la décision. Dans neuf jours, on saura si c'est Jordan Bardella ou Marine Le Pen, le candidat du RN à la présidentielle.
Vous êtes bien sûr BFM Politique, notre invité Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement national. Dans un instant on va venir à ce compte à rebours. J-9 avant la décision de la justice, Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
Nous saurons bientôt qui Il sera votre candidat à l'élection présidentielle. Mais d'abord cette actualité dramatique à Narbonne où un jeune garçon de 17 ans, on l'a vu ces derniers jours, qui s'appelait Louis est mort après avoir été tabassé, après avoir été victime d'un guet-à-pens. c'était dans la nuit du 19 au 20 juin.
Cinq hommes âgés de 16 à 20 ans ont été mis en examen pour assassinat dans cette affaire. Laurent Nunez, qui a répondu à nos confrères du Parisien aujourd'hui, est interrogé sur le fait de de savoir si ce drame est le symbole, je cite, d'un ensauvagement de notre société. Le ministre de l'Intérieur répond que ce terme est connoté politiquement et qu'il y a là une exploitation de l'extrême droite dans cette affaire ?
Qu'est-ce que vous en pensez ? Franchement, je trouve ça vraiment triste. Triste que M.
Nunez n'ait que ça à dire. C'est la succession de tragédies, d'horreurs, de violences gratuites, de barbarie, qui malheureusement fait des victimes parmi la jeunesse et les Françaises et les Français. Et en plus, excusez-moi, vous êtes journaliste politique, historiquement d'où vient ce terme ?
Il vient de Jean-Pierre Chevènement, qui parlait des sauvageons et de l'ensauvagement de la France quand il était ministre de l'Intérieur à la fin des années 90, donc en plus historiquement il vient du mentor à l'époque d'Emmanuel Macron, puisqu'en 2002 Emmanuel Macron a prétendu être dans l'équipe de Jean-Pierre Chevènement. Vous voyez bien que tout ça n'a finalement aucun un sens, que M. Nunez je ne comprends pas une fois plus parce que c'est un homme qui a eu un engagement quand même pour le service de l'État en tant que préfet donc moi j'ai du respect pour son parcours se perd dans des commentaires politiques c'est typiquement M.
Nunez si vous voulez, le serviteur de l'Etat de grande qualité qui quand il fait de la politique devient un mauvais politique. C'est très étrange ces gens qui passent un peu de la lumière en l'occurrence à l'ombre en faisant de la politique. Sincèrement, je pense qu'il aurait dû rester préfet.
Parce que c'était un bon serviteur de l'État et comme ministre, il multiplie des déclarations indignes. Et quand je pense à...
J'ai lu l'entretien de la maire de Louis, très digne, très courageuse aujourd'hui. On voit la différence entre la dignité des familles des victimes sur beaucoup de sujets, mais dans beaucoup de tragédies. La famille est toujours d'une dignité admirable et une partie du personnel politique qui cherche toujours des excuses pour ne pas assumer leurs responsabilités.
Justement, la maman de Louis s'exprime ce matin dans les colonnes du journal du dimanche. Guillaume l'a dit, parmi les jeunes qui ont tabassé Louis, il y a des mineurs. Voilà ce que dit la maman de Louis. « Je veux qu'ils soient jugés comme des adultes, je veux que les lois soient revues.
Quand on tue comme un homme, on paye. comme un homme. Est-ce que vous partagez les propos de la maman de Louis ?
Oui, sincèrement je lisais cet entretien cette phrase qui à la fin de l'entretien m'a vraiment marqué j'ai trouvé que c'est une déclaration très forte et très juste très juste d'une vision de la justice qui devrait tous nous habiter à savoir qu'effectivement si vous avez 16 ans puisque c'est mis en cause certains en 16 ans se comportent comme des adultes et les adultes barbares eh bien ils doivent assumer leurs responsabilités d'adultes et de barbares. Il n'y a aucune excuse de minorité possible par rapport à la violence qui a été commise, c'est indicible, il n'y a aucune raison autre que la barbarie et la haine, et puis le sordide parce que ce film est revendiqué cet acte épouvantable sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas la première fois malheureusement que se mélange cette perte totale de valeur, se mépris pour l'intégrité, la sacralité du corps d'autrui et cette revendication sordide, ignoble sur les réseaux sociaux qui conjugue l'horreur à l'indécence.
Alors Laurent Nunez, Gérald Darmanin, aussi le ministre de la Justice, qui sont sous le feu des critiques après le drame terrible là aussi de la petite Liana qui a été assassinée il y a quelques semaines. Gérald Darmanin, Pierre, qui est sous le feu des critiques, notamment des magistrats. Oui, l'union syndicale magistrat dit que Gérald Darmanin a perdu la confiance des magistrats.
Est-ce que vous le soutenez dans sa volonté de sanctionner les magistrats qui auraient commis des erreurs ou non ? Quelle est votre position ? Si vous voulez, il y a deux choses différentes, c'est-à C'est-à-dire qu'il y ait des responsabilités individuelles dans ce dossier épouvantable de l'IANA.
Et on pense une fois plus à sa famille et à ses proches. C'est visiblement pas indiscutable parce que la procédure n'est pas finie. Mais malheureusement, les soupçons sont sérieux.
Ça n'empêche pas que la cause de ses responsabilités individuelles, quand on lit le rapport précis d'inspection, soit des dysfonctionnements structurels qui font que la justice est tellement clochardisée et débordée qu'en fait les magistrats, la police et la gendarmerie ont trouver des moyens, pas très glorieux mais au quotidien, malheureusement il faut le constate, pour essayer de trier les urgences dans les urgences le pire parmi le pire vous avez des dossiers d'agression sexuelle contre des enfants de menaces contre des enfants, et même dans ces horreurs qui devraient tous être traités de la même façon, comme ils n'ont pas assez de moyens, ils essaient de sortir des dossiers par un autre. C'est Gérald Darmanin qui est responsable de ça ? C'est l'ensemble d'une politique menée depuis des années.
M. Darmanin était ministre de l'Intérieur, ministre des Comptes publics auparavant. Ça fait dix ans qu'il est avec Emmanuel Macron.
La clochardisation de la justice, ça date même de bien avant malheureusement, quand M. Darmanin soutenait Nicolas la Sarkozy. Et donc, je vous rappelle la réforme des tribunaux de Mme Dati qu'il a soutenue à l'époque, directement ou indirectement.
Je ne sais plus s'il était déjà parlementaire ou s'il était encore assistant parlementaire de M. Van Est, même si M. Darmanin essaie d oublier cette partie de sa vie.
En tout cas, c'est un appauvrissement de la justice. Effectivement, des moyens, on a passé d'un budget de 8 milliards à 11 milliards sur ce deuxième mandat. On est encore très insuffisants par rapport au reste.
Moi, je vois à Amiens, la prison d'Amiens est complètement débordée. Donc le magistrat d'Amiens, le procureur par ailleurs, avec qui j'ai une très mauvaise relation, donc c'est pas spécialement pour défendre la personne, mais c'est pour donner le contexte, ça n'a pas d'intérêt. Chaque matin, il a très peu de place de prison de libre.
Donc oui, je peux critiquer le fait qu'il ne m'aide pas tout le monde, enfin tous ceux qui le méritent en prison. Mais je ne peux pas non plus inventer des places de prison parce que quand je vais visiter la prison, les agents pénitentiaires sont dans une grande souffrance. Et la prison, elle est occupée à 260%.
La justice qui va être regardée évidemment de très près sur ces drames, mais aussi sur ces décisions qui auront un impact politique majeur, puisque c'est donc dans neuf jours que nous connaîtrons la décision. Qui dira si Marine Le Pen peut ou non se présenter à l l'élection présidentielle. Est-ce que vous, au fond de vous, il vous semble probable ou improbable que Marine Le Pen puisse se présenter à l'élection présidentielle ? – Du fond de mon cœur, je sais qu'elle est innocente.
Donc sachant qu'elle est innocente, je ne peux qu'espérer que la justice reconnaisse son innocence et celles de nos camarades qui sont aussi mis en cause. C'est mes tripes qui parlent. Mais il vous semble probable ou improbable qu'elle puisse se présenter aujourd'hui ?
Je pense que c'est probable puisque je sais qu'elle est innocent, mais ce n'est pas moi qui décide malheureusement. Ce serait une décision de justice ou une décision politique ? Je ne sais pas, je n'ai pas la capacité, je ne vais pas faire un procès d'intention au magistrat de la cour d'appel.
Ce qui est certain, c'est que le procès en appel s'est tenu dans des conditions meilleures. On a l'impression, sans parler à la place des prévenus, qu'on a pu s'expliquer, qu'en tout cas ça s'est tenu sereinement. L'ensemble d'ailleurs des journalistes présents, que ce soit votre rédaction avec Sophie Dupont ou d D'autres journalistes ont quand même relaté un procès en appel qui, sur le fond, allait sur les choses et permettait à Marine Le Pen de démontrer son innocence.
Il y a quand même, par exemple, beaucoup aujourd'hui, selon le procureur, un certain nombre de choses qui ont été retirées de l'accusation. Donc écoutez, nous verrons bien, en tout cas, moi, voilà, mon intime conviction, c'est bien sûr que Marine Le Pen pourra être candidate puisqu'elle est innocente, c'est logique. Si Marine Le Pen peut être candidate, c'est un non-événement.
Si elle ne peut pas être candidate, ce sera donc Jordan Bardella, votre candidat par définition. Que va-t-il se passer ? Quelle sera votre stratégie ?
Est-ce que vous allez aller crier dans la rue pour contester cette décision de justice ou vous allez dire tant pis, c'est comme ça, faisons de la place désormais à Jordan Bardella ? Je ne sais pas ce que décideront Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce sera leur décision souveraine en tant que chef de notre famille politique.
Vous ferez quoi ? Moi je me est-ce qu'il faut faire un meeting de contestation ? Non mais vous savez, nous on a une forte discipline au Rassemblement National.
Nous avons des chefs, une candidate à la présidentielle et c'est eux qui décident. Et nous, on obéit, on applique. Après la première décision, après la décision en première instance, s'il y avait eu des contestations fortes dans les plateaux télé et même un meeting qui avait été organisé le 6 avril 2025.
Place vos bancs avec des gens qui dénonçaient une décision politique. Est-ce que vous dites si jamais Marine Le Pen ne peut pas se présenter, moi je souhaite qu'on organise par exemple un meeting pour contester cette décision ? Mais nous si vous voulez ce n'est pas des positions de principe, c'était par rapport à une décision de justice avec des éléments, je ne sais pas comment les qualifier, je ne suis pas juriste, Très étonnant, le trouble, l'invention de la notion de trouble à l'ordre public démocratique, expliquant que c'était un trouble à l'ordre public que Marine Le Pen puisse être candidate à la présidentielle selon les mots de la décision de justice, la création du concept d d'enrichissement partisan, parce qu'il n'y a pas eu d'enrichissement.
Ce que je veux dire, c'est qu'on a l'impression qu'il y a eu un changement radical de stratégie de la part du RN en disant « Ouh là là, on a peut-être cogné un peu fort en première instance ». Non, sincèrement non. Maintenant, on ne dit plus rien sur la justice.
Nous n'avons pas, entre guillemets, cogné sur l l'autorité judiciaire. C'est qu'il y avait une décision de justice avec des éléments dedans qui nous paraissaient très problématiques. Donc par définition, on ne peut pas anticiper une réaction par rapport à une décision, ce qui est certain.
Vous prévoyez quelque chose en tout cas ? Si jamais vous n'êtes pas satisfait de la décision de justice, il y a une option, on va faire un meeting quelques jours après dans les rues de Paris. Moi ce qui est certain c'est que Marine Le Pen a été très clair, y compris d'ailleurs dans les entretiens qu'elle a vu vous accorder.
Elle n'est pas un homme, entre guillemets, politique comme les autres. Marine Le Pen, elle a toujours prévu la suite de la défense de son combat. Quoi qu'on pense de nos idées, je pense qu'il n'y a quand même pas beaucoup de femmes politiques de l'ampleur de Marine Le Pen, qui ont accepté d'avoir quelqu'un d'aussi talentueux Jordan Bardella, de voir quelqu'un, alors que Marine Le Pen était au fait de son influence politique, d'avoir prévu une suite de grande qualité, quelqu'un capable de prendre la relève.
Jordan Anne Bardella, accompagnée évidemment de nos compagnons et camarades. On se doute. Il y a eu des séminaires, vous avez travaillé, semble-t-il, ces derniers temps.
Donc vous avez quand même établi des choses. Vous savez, moi Marine Le Pen, a-t-il personnel ? Mais pour les militants du Rassemblement National et tous ceux qui partagent nos nos convictions, elle a changé notre vie.
Vraiment, elle a changé notre vie. Pourquoi ? Elle a rendu notre dignité à un combat patriotique.
Est-ce que Jordan Bardella changera votre vie ? On peut défendre la patrie sans être d'extrême droite. Et ça, c'est quand même l'hérite.
C'est déjà le leg, quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse, incroyable de Marine Le Pen. Et je trouve d'ailleurs, que moi je le dis librement, que nos adversaires politiques devraient remercier Marine Le Pen pour tout ce qu'elle a fait. Parce que le fait que le principal parti d'opposition, 30 % des voix, soit un parti politique qui refuse radicalement par rapport à d'autres choses qui se passent dans d'autres démocraties.
Toute forme d'extrémisme, toute forme de haine, toute forme de démagogie. Eh bien c'est le travail incroyable qu'a fait Marine Le Pen. Donc il n'y aura pas d'appel vous confondez, j'espère que ce n'est pas volontaire, avec les insoumis.
Eux, dès qu'ils ne sont pas contents et comme leur nom l'indique, appellent à l'insurrection, à la violence, à la haine. C'est-à-dire, est-ce qu'il y a eu des...
Par exemple, excusez-moi parce qu'il faut quand même qu'on parait. Est-ce qu'il y a eu des dégradations, place Vauban devant les invalides...
Non mais il y a eu des juges qui ont été menacés, qui ont porté plainte après les décisions en première instance. Excusez-moi, ce ne sont pas les militants du Rassemblement National. Et nous n'avons jamais cautionné à la mi...
Et vous le savez M. Daraissoy. Vous l'avez fait effectivement sur ce plateau.
À la minute même où ça a été fait, on a critiqué et condamné toute menace contre les magistrats. Et évidemment, les forces de l'ordre, ça n'a rien à voir. Sur un plan politique, Jean-Philippe Tanguy, si la décision de justice qui est rendue, évidemment, aura un impact majeur, à vos yeux, le meilleur candidat c'est Marine Le Pen ou c'est Jordan Bardella pour gagner cette présidentielle ?
Marine Le Pen est la chef naturelle de notre famille politique, Jordan Bardella s'est investi en politique comme moi et d'autres pour Marine Le Pen donc c'est une candidate naturelle donc il n'y a pas si vous voulez à hiérarchiser. C'est la meilleure candidate à vos yeux ? Mais Marine Le Pen elle a une expérience particulière vous le savez très bien et Jordan Bardella s'il fait sa campagne ce sera pas que Marine Le Pen est meilleure c'est pas pour ne pas répondre à votre question c'est qu'évidemment ce sera totalement différent et si c'était pas une campagne différente avec des axes différents avec un parcours différent avec un parcours différent avec une vie différente on aurait déjà perdu si Jordan Bardella fait la même campagne que Marine Le Pen ou si Marine Le Pen faisait une campagne dans un autre monde qu'on avait prévu pour Jordan Bardella les deux perdraient évidemment ça n'a aucun sens vous savez que nous sommes en tout cas moi je m'inscris dans le gaullisme le gaullisme ça veut dire que la cinquième république le président de la république c'est une rencontre entre un homme une femme et un peuple un des stars nationales et donc forcément la campagne que vous faites est liée à cette personnalité et à ce lien avec les françaises elle est français mais ce qui est sûr c'est que jordan bardella bénéficiera évidemment du travail admirable incroyable intellectuel et politique qu'a fait marine le pen et pour cela nous sommes tous des garanties sur votre place dans la campagne présidentielle qui le mènera vous serez vous serez à ses côtés puisque vous avez des vous avez des garanties aussi sur son programme politique il ya parfois des dissonances entre ce qu'il avance sur les retraites par rapport à marine le pen moi c'est tout ça est très exagéré par la presse mon tout cas mon sort personnel n'a aucun intérêt en tout cas ça ne m'intéresse pas mais sur le plan programmatique comment sur le plan programmatique vous savez moi j'ai connu se trouve que qu'est ce qui n'est pas négociable dans le projet du rn à quoi il faut absolument pas qu'il renonce mais j'ai aucune raison de partir du principe il va renoncer à quoi que ce soit je veux dire jordan bardella devait j'ai l'impression que c'était un peu oublié et aujourd'hui premier ministre dans un binôme avec marine le pen si les françaises et les français nous font confiance il a défendu pas plus tard qu'en 2024 un programme le programme politique législatif qui était un peu adapté mais qui était à 99 % celui de marine le pen il n'y a aucune raison d'envisager des ruptures des reniements il y a un travail qui est fait parce que c'est ça en fait la réalité pour y être associé directement sur l'amélioration du programme du rassemblement national sur une adaptation aux réalités économiques mais on n'a pas le sens donc ça sera pareil quoi qu'il arrive et vous serez aussi bien porte parole de marine le pen que porte parole de jordan bardella vous aurez votre place auprès des deux quoi qu'il a mais vous savez moi j'ai une petite particularité c'est que moi j'étais pendant huit ans et j'ai eu l'honneur d'être avec nicolas dupont-aignan on faisait je me suis engagé dans sa partie en 2012 qui faisait 1 ,5 % des voix donc vous savez en termes d'opportunistes politique, je pense qu'on a connu plus grossier.
Donc moi je suis à la place qu'on me donne. Moi je suis au service de mes convictions, je suis au service de Marine Le Pen et des responsabilités qu'il y avait en vie. Mais aussi à l'aise avec toi comme avec l'autre – Mais bien sûr, pour la petite histoire, je connais Jordan Bardella, avant humainement, avant Marine Le Pen, je le connais depuis les années 2015. – Donc vous êtes le premier des bardellistes ? – En fait ça n'existe pas, le le bardellisme ne peut pas exister, puisque c'est du marinisme.
C'est les poupées judognes. – Chez vos sympathisants ? – Oui, Jordan Bardella est intégré dans la doctrine politique de Marine Le Pen, puisqu'il s'est engagé pour elle.
Enfin je sais pas, c'est évident non Alors il y a quelqu'un qui vous cible ce matin fortement, qui cible aussi la France infoumise. C'est dans les collines de la Tribune dimanche, il s'agit d'un candidat à l'élection présidentielle, Gabriel Attal, qui dit vouloir desserrer la tenaille entre le RN et les filles. Il écrit dans la tribune dimanche qu'il y a une forme finalement de presque d'accord officieux entre vous, je pousse un peu, jugeant que votre opposition apparente est presque fausse, parce que vous auriez besoin l'un de l'autre, il qualifie ça même, il va loin de pacte nationalo-insoumis, jugeant que finalement la France insoumise a besoin de vous et que vous auriez besoin de la France insoumise pour l'emporter.
Est-ce qu'il y a officiellement un pacte nationalo-insoumis, Jean-Philippe Tanguy – Non, mais il y avait un pacte gabriello -melanchoniste. – C'est-à-dire ? – Pour sauver ses fesses aux dernières élections législatives, Gabriel Attal a fait appeler aux insoumis, les insoumis ont appelé à soutenir M.
Attal, les insoumis ont offert 60 postes de députés à Gabriel Attal et Gabriel Attal a offert à la gauche, aux gauches et aux insoumis en particulier entre, pareil, une cinquantaine de postes. Donc c'est un peu gros thème. On en revient comme quoi tout est dans tout.
On en revient après à peu près au monde parallèle de Mme Barbu, ministre de l'écologie au monde parallèle de M. Nunez, ministre de l'Intérieur, au monde parallèle de Gabriel Attal. Alors je rappelle quand même pour la petite histoire de sa biographie parce que c'est toujours intéressant la vie des gens.
Donc Mme Barbu, millionnaire, M. Nunez, ancien préfet et M. Attal, acteur raté.
Alors rappelez-le, acteur raté, il voulait être acteur, il y a tout un tas de preuves qui pouvent qu'il voulait être acteur comme M. Macron, d'ailleurs comme quoi c'est un acteur raté. C'est de la comédie.
Je lui avais dit une fois, je lui avais dit ce que le pape avait dit à Napoléon Bonapart, je l'avais dit comme a C'est-à-dire que c'est de la comédie, c'est du cinéma, la tenaille. Mais d'un point de vue stratégique, vous avez quand même plus intérêt à vous retrouver face à LFI au second tour que face à un autre candidat si on en croit les sondages. Les sondages c'est une chose mais ce qui est plus important c'est ce que pense Marine Le Pen et Marine Le Pen elle a établi que nous préférions affronter Monsieur Philippe pour une raison simple c'est que affronter Monsieur Philippe ou Gabriel Attal c'est les mêmes, c'est en fait affronter le bilan catastrophique qui lègue à la France.
Là on a eu 75 milliards de hausses de dettes sur un trimestre, la dette publique depuis 20 ans a augmenté trois fois plus vite que le PIB donc ça c c'est l'appauvrissement général qui se traduit par ce qu'on a vu sur les services publics et la tyrmonisation de la France ou le drame de la justice. C'est le bilan de monsieur Attal donc il peut inventer le cinéma, faire de la provocation parce que pour ceux qui nous écoutent en fait il fait un parallèle avec le Pacte le germano-soviétique entre Staline et Hitler, on en est là, c'est à dire on en est là. Il ne cite pas Staline et Hitler dans sa tribune, attention.
Parce que ce n'est pas seulement un acteur athée, vous avez raison, c'est aussi à l'âche. Et en fait, quand vous lisez la tribune...
Oui, à l'âche. Et donc, quand vous lisez la tribune, il compare le Rassemblement National à M. Poutine, donc les Russos-Sovétiques.
Il compare M. Mélenchon à Trump en faisant passer pour un nazi. – Encore une fois, justement, précision sur la précision, regardez, la précision, on va vous citer, vous savez, c'est la femme quand ils étaient petits, des petits singes, c'est lui qui ne veut pas voir, celui qui ne veut pas entendre, celui qui ne veut pas parler.
Il se trouve que moi, j'entends tout, je vois tout et surtout, je dis tout. Alors justement, on va s'arrêter sur ce qu'il dit précisément. Oui, il parle du RN de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, Gabriel Attali.
Il dit, il se glisse de plus en plus dans les habits poutiniens, toujours prêts à relayer en France la propagande anti-Ukraine du Kremlin. Eux aussi aiment s'en prendre à nos institutions, à la dépendance de la justice. Vous êtes poutinien Jean-Philippe Tongui ?
Non mais si, vous laissez qui. On On parlait de Napoléon, ce que disait Talleyrand. « Si il est excessif, il est insignifiant. » C'est grotesque.
Qui a invité M. Poutine à Versailles en grande pompe ? C'est Emmanuel Macron.
Est-ce qu'on a déjà entendu M. Attal, par exemple, quand il était au service de Mme Marisol Touraine dans un cabinet socialiste, se scandaliser du fait que M. Hollande était d'accord pour construire un gazoduc entre l'Allemagne et la Russie, à savoir Nord Stream 2, rendant dépendant l'Europe du gaz de M.
M. Poutine, c'est pas le Rassemblement National qui a construit le trio, c'est le SPD, les Verts, la SDU, le centre droit allemand avec le soutien des gouvernements français. Vous n'avez aucune sympathie pour Vladimir Poutine ?
Mais zéro ! C'est surréaliste tout ça, tu n invention, c'est comme le climato-scepticisme du Rassemblement National, le poutinier, en fait c'est orwellien, c'est orwellien, mais en fait c'est intéressant parce qu'en fait le Rassemblement National d'ailleurs, là ils sont un peu fricotés avec ça on n'a jamais été au pouvoir, mais on est responsable de toutes leurs erreurs, à une rencontre avec Vladimir Poutine, il y a eu un certain nombre de choses. Il y a eu une rencontre avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen, ça a été dit mille fois, aurait rencontré tous les dirigeants politiques, comment dire, qui lui ont proposé de le rencontrer, ils se trouvent que c'était Vladimir Poutine, elle aura rencontré n'importe qui d'autre, quand on se répare à la présidentielle, vous rencontrez les puissants de ce monde.
Ça ne sera pas une campagne sous influence ? Mais pas du tout, mais tout ça c'est du cinéma, mais vraiment je le dénonce pour une raison simple, monsieur Daray, sauf que j'ai présidé une commission d'enquête sur les ingérences étrangères. Je vous dis quelque chose de très simple, que tout le monde sera d'accord avec ça.
Bon déjà, toutes les auditions de cette commission ont montré qu'il n'y avait pas d'influence étrangère en France. Tant mieux en tout cas qu'on résistait et qu'aucun parti politique n'était sous influence. Et il faut s'en féliciter.
Et je le dis d'ailleurs aussi pour les insoumis, qui parfois sont injustement accusés de ça, personne n'est sous influence en France et tant mieux. Si c'était vrai M. Daré, c'est-à-dire que si M.
Macron quand il dit à Mme Le Pen qu'elle était soi-disant sous influence, si le président de la République savait cela le Rassemblement National ne pourrait pas se présenter en France, évidemment, parce que s'il y avait le parti principal d'opposition qui était sous influence étrangère, les services de sécurité de l'État nous empêcheraient de nous présenter, heureusement d'ailleurs. Donc tout ça c'est du cinéma, ça consiste à ne pas avoir de débat de fond sur l'économie. Parce qu'aujourd'hui, je je vous remercie de votre invitation, mais avec les macronistes, on n'arrive jamais à avoir de débat de fond.
Et bien vous savez qu'ici même, ici même, on va organiser, on a essayé d'organiser des débats et on organisera évidemment des débats dans BFM politique tout au long de cette campagne, ce sera le rendez-vous des débats politiques.
Jean-Philippe Tanguy