Affaire Lyhanna, guerre au Moyen-Orient, budget...David Amiel est notre invité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics. Vous venez de rendre public vos arbitrages. Vous allez nous dire dans un instant où finalement vous allez trouver ces 6 milliards d'euros euh d'économie euh à faire hein pour compenser les les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
Mais d'abord c'est l'heure de notre séquence vrai ou faux du soir. Bonsoir Nicolas Carvallot. Bonsoir.
Vrai ou faux ? qui va proposer ce soir sur France Info à partir de 20h45 une émission spéciale qui sera consacrée à l'intelligence artificielle notamment son utilisation pour désinformer et avec vous ce soir on va parler de ces fausses images qui sont créées par l'intelligence artificielle comment est-ce qu'on peut les repérer est-ce que c'est possible est-ce que vous avez des outils fiables et accessibles pour nous aider alors déjà l'équipe de vra on vous conseille de vous méfier des outils gratuits disponibles disponible en ligne de vérification d'images générées par RA. Il y en a partout sur internet en ce moment.
Je vais vous donner un exemple. Une image qui a beaucoup tourné, celle de Michael Jackson, soit-disant vivant repéré dans un bus au Brésil. Image très partagée.
On a fait le test pour voir. Le problème, c'est que si détecteur DIA sur 7 considèrent que cette image est vraie et authentique, que c'est pas de l'IA, alors je vous rassure, c'est complètement n'importe quoi. Michael Jackson est mort.
C'est bien de l'IA. En fait, ce genre d'outil, c'est plutôt marketing. D'autant que si on recadre l'image, si on fait une capture d'écran, l'outil va considérer que c'est une toute nouvelle image et donc donner un diagnostic différent du premier.
Donc a priori, ça c'est plutôt pas fiable. D'accord. Mais est-ce qu'il y a des outils technologiques qui fonctionnent ?
Oui, c'est un secteur dans lequel beaucoup d'entreprises se lancent. Moi, j'ai discuté avec une start-up américaine qui s'appelle Get Thru et qui vend ses outils aux entreprises. Eux, ils ont des chercheurs qui développent un outil en fait poussé pour vérifier si les lignes d'une image sont parallèles, si la perspective est cohérente parce que l'IA arrive pas encore parfaitement à représenter l'espace, ça joue à quelques millimètres donc à l'œil nu, on peut pas le voir mais eux ils y arrivent.
Le problème, c'est que c'est vendu aux entreprises. Donc c'est pour ceux qui ont les moyens. Pour le grand public, pour l'instant, ce n'est pas le cas.
Et alors en attendant, on fait comment ? Bah, on passe du temps malheureusement. Euh, il y a un exemple qu'on va vous montrer.
On a travaillé dessus avec l'équipe Bré ou faux. C'est une vidéo d'une danseuse de flamenco qui fait de la corriidée avec un taureau. Regardez, c'est quand même très bien fait.
La danseuse va tourner autour du taureau puis finir par l'embrasser. Alors, pour repérer Lia, d'abord, on recontextualise. Souvent, c'est des vidéos qui sont très courtes et qui suscitent une émotion incroyable.
Genre là, on se dit waouh ou alors une empathie assez extrême. Donc quand ça arrive, méfiance d'abord. Et puis faut se poser des questions.
Par exemple, est-ce que Alcazar 2016 ça existe ? apparaît sur un panneau dans la dans la vidéo. Euh voilà ici.
Alors, on a regardé et on a retrouvé une ville qui s'appelle Alcadzar des crois en Espagne où il y a une Corrid mais voilà avec un Z, jamais avec un S. Donc premier gros doute. Et puis sur ce genre de vidéo, on essaie de regarder les éléments visuels, trouver des petites erreurs.
Alors, il y en a un film, celle-là par exemple, un marquage au sol complètement blanc qui va apparaître d'un seul coup ou encore le public au fond de l'image tout en haut qui va changer d'une image à une autre, pas les mêmes visages, pas les mêmes personnes. C'est quand même assez subtil. Par contre, il y a une grosse erreur que cette vidéo a faite, je vais vous la montrer.
Regardez, c'est euh les bandes blanches sur la robe de la danseuse qui sont fines un moment puis grosses à la fin. Voilà, c'est la seule grosseur, c'est ça, c'est la seule grosse erreur de la vidéo, mais il y en a de moins en moins avec Lia. Donc les seuls conseils qu'on vous donne, c'est de passer du temps, de mettre un peu de contexte, d'avoir du bon sens et de vous méfier.
C'est pourant plus sympa qu'un matador qui tue un taureau. C'est plus sympa par contre. C'est vrai.
Et de regarder France info tous les soirs à 19h35, tous les samedis à 13h, le dimanche à 20h, le samedi à midi, pardon. Et ce soir donc émission spéciale avec toute l'équipe de Vrai ou faux à partir de 20h45 sur France info. Donc émission spéciale consacrée à l'intelligence artificielle.
Ne manquez pas ce rendez-vous. Merci beaucoup Nicolas Carvalot. David Amiel, vous êtes donc le ministre de l'action et des comptes publics et je le disais vous venez de rendre vos arbitrages.
On vous a chargé de trouver 6 milliards d'euros d'économie supplémentaire pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient. Vous allez trancher, vous allez demander notamment un eff un effort particulier à la police et à la justice. Comment est-ce que vous pouvez l'expliquer aux Français ce soir qui apprennent dans le même temps qu'il y a une jeune fille de 11 ans qui a disparu, que le suspect avait été visé par des plaintes dont une plainte il y a 10 mois mais qu'il n'avait toujours pas été entendu euh par la par la justice.
La justice qui manque cruellement de moyens. On a entendu le maire de cette petite commune du GERS dire tout à l'heure, nous faisons les frais de décennies d'économie de la justice. Comment vous pouvez l'expliquer ça ce soir au aux Français ?
B, je voudrais commencer par euh rappeler que il y a un effort d'investissement et d'augmentation des dépenses historiques depuis plusieurs années en faveur du ministère de l'intérieur et du ministère de la justice. En ce qui concerne le ministère de la justice, on a atteint des niveaux de budget qu'on avait jamais atteint et on va continuer évidemment à le faire dans les années. Coup vous coupez 370 millions dans les autorisations d'engagement, c'estàdire dans les dans les dans les dépenses qui vont être auraient être engagés perspective. mettre cela en perspective, pardonnez-moi, avec les milliards d'euros d'augmentation que nous avons fait lors des dernières années et les recrutements qui sont en cours de personnel de justice, magistrats, greffiers, tous ceux qui permettent de faire vivre nos tribunaux.
L'effort que nous demandons en matière de dépenses de l'État, il est de moins de 1 % des dépenses de l'État. Parce que évidemment dans tous les ministères, en cours d'année, on peut mieux faire sur certaines choses, réaliser des économies ici ou là, c'est moins de 1 %. qui est aujourd'hui demandé pour faire face à la crise et dégager des aides d'urgence dont les Français ont besoin.
Mais on parle de nos enfants, on parle de nos enfants qui sont livrés potentiellement à des prédateurs sexuels. Est-ce qu'on peut pas se dire euh la justice on n'y touche pas parce que c'est trop important ? Mais ce qu'on dit euh madame c'est justement qu'on réinvestit dans le budget de la justice et je vous le redis là ce qui concerne l'affaire en concer millions d'euros en moins.
Mais vous devriez rappeler qu'on a augmenté de plusieurs milliards d'euros. Vous voyez là, vous parlez de mesure d'ajustement en cours d'année en million. Là au moins je vous parle des milliards d'euros que nous engageons et que nous continuerons d'engager évidemment [raclement de gorge] dans les années qui viennent pour la justice.
En ce qui concerne l'affaire Liana en particulier évidemment c'est trop grave pour qu'on en parle comme cela le garde des saut ministre de l'éducation nationale pouront faire toute la lumière sur ce qui s'est passé compris sur les enseignements. C'est de comprendre s'il y a des critères. Quand Sébastien le Cornu vous a donné le cap pour le budget ou le chef de l'État, est-ce qu'il vous a sanctuarisé des choses ou est-ce qu'en gros il faut essayer de prendre tout ce qu'on peut récolter couper partout ?
En clair tellement c'est grave. Mais d'abord je pense qu'il faut expliquer pourquoi on fait cela parce que ça n'a pas toujours été le cas par le passé. Il suffit de voir les crises et les chocs précédents où on a une augmentation massive de la dette et du déficit public.
Mais ça on a compris que c'était plus supportable là. Mais oui, mais c'est très important de pouvoir le dire parce que voyez madame Sacri, vous dites "On a compris enfin la réalité c'est que la grande partie de la classe politique fait pression depuis plusieurs semaines, plusieurs mois pour avoir beaucoup plus de dépenses et beaucoup moins d'économie parce que sur laquelle vous avez cédé mais parce que il y a une classe politique française qui en grande partie est accro à la dépense publique qui dit évidemment plus jamais ça dans les périodes de calme mais dès qu'il y a un choc, une crise redemande un coup de seringue. Et donc faut faire extrêmement attention parce que notre priorité c'est de protéger les Français face à la crise actuelle, celle qui a été déclenchée par la guerre dans le golfe Persic, mais aussi d'être toujours capable de protéger les Français dans le cas où la crise durerait et chacun voit bien les incertitudes géopolitiques et aussi pour les futures crises parce queon est dans un monde où des chocs internationaux on en a tous les ans priorité.
Qu'est-ce qui est sanctuarisé ce puisque Sonia vous parlez de la justice et qu'est-ce qui est sanctuarisé qui est laissé euh sans économie ? Le le cœur des politiques publiques, il est sanctuarisé. Les investissements qui sont nécessaires pour pouvoir construire les places de prison.
Gérald Darmanin a d'ailleurs engagé des projets innovants en la matière qui permettront de les faire de manière plus économe. Les personnels de justice, la masse salariale par exemple n'est pas touché par les mesures que nous discutons aujourd'hui. C'est très important parce que on voit qu'en matière de justice et ben on a besoin d'avoir les personnels qui permettent de faire tourner les tribunaux pénitent c'est moins 370 millions d'euros.
Ce que j'ai lu, c'est que c'était police, prison, écologie, emploi, 40 % des coupes et que le premier ministre vous a demandé de faire des choix justement, de ne pas aller chercher un petit peu partout un un petit peu d'économie, de se faire des choix. Donc, est-ce que vous pouvez l'assumer ce soir devant les Français qui nous regardent de dire "Voilà, on a choisi ça parce que on a considéré que est-ce que vous pouvez expliquer ces choix ?" Oui, ce que j'explique et ce que j'assume, c'est qu'on a demandé des efforts à l'ensemble des ministères. l'ensemble des ministères sont concernés.
L'ensemble des ministères vont faire des efforts parce que quand on parle de moins de 1 % des budgets de l'État, je veux pas entendre, c'est pas possible de faire des efforts. Enfin, on a face à nous des Français qui font eux-mêmes des efforts considérables dans leur vie quotidienne. On parle de là de moins de 1 % des dépenses et c'est indispensable pour ne pas reporter pour ne pas pour ne pas reporter l'écologie comme à chaque fois.
Vous vous connaissez déjà cette cette cet argument. Mais là aussi en matière d'écologie, on investit de manière historique pour l'électrification du pays. C'est la relance du nouveau parc nucléaire, c'est les dispositifs de leasing social.
Donc ces voitures électriques qui sont accessibles à moins de 100 € par mois. On va encore en augmenter le nombre. C'est les installations de pompe à chaleur qui seront rendu beaucoup plus simples, beaucoup plus économes.
Mais effectivement dans tous les ministères, dans toutes les politiques publiques, on peut toujours mieux faire. Il faut jamais abandonner cette exigence parce que cette exigence on la doit évidemment aux Français parce que c'est de leur argent quand il s'agit. Vous vous maintenez le même objectif de déficit.
Oui. C'està dire vous êtes à 5. Oui, tout à fait.
Et je pense que là aussi c'est très important. Il faut qu'on passe du quoi qu'il en coûte au quoi qu'il arrive. Il faut que quoi qu'il arrive, on puisse tenir la dépense publique.
C'est extrêmement important parce que je le disais sinon la facilité évidemment pour ce gouvernement Saintcric ce serait de reporter sur les successeurs la dette. On est en fin de mandat, il y aura une élection présidentielle l'année prochaine. Donc comment on fait pour 2027 ?
C'est ça. J'en arrivé là. C'est-à-dire qu'en gros ce qui n'a pas été possible pour le budget 2026, c'estàd s'entendre avec un certain nombre de personnes pour faire un budget où il y a plus d'économie en gros, comment vous allez réussir alors que la l'échéance de la présentielle se rapproche de plus en plus.
Mais d'abord, vous allez faire, on va savoir quand et comment vous allez convaincre comme vous dites les les politiques. Pourquoi voulez-vous que les politique vous disent "Ouais ouais, on va faire faut encore faire un effort, c'est super." il aucune raison qu'il fasse.
D'abord, la première étape, c'est de pouvoir tout faire pour tenir les objectifs pour 2026 parce que sinon, évidemment, tout ça va renchérir la facture pour gouvernements qui viendront après. La facilité politique, ce serait de ne pas le faire, de s'en laver les mains, de dire "Le prochain président de la République, la prochaine assemblée s'en débrouillera. Nous, on prend toutes les mesures populaires et on leur laisse la facture.
Mais évidemment, ce serait contraire à notre devoir. Et donc, c'est la première étape, c'est cette réponse à la crise qui est très différente et j'insiste de la réponse à la crise qui avait été apportée y compris en 2022 puisqu'on a des aides ciblées et des aides financées. Et vous voyez bien que dans les deux cas, c'est difficile.
C'est difficile de faire des aides ciblées parce qu'on nous demande toujours d'en faire davantage et on le comprend très bien parce qu'il y a des demandes qui sont par définition légitimes et puis c'est difficile d'avoir des aides financer parce que ça implique de demander des efforts, des économies et raison de le rappeler à chaque fois ça suscite des questions mais c'est indispensable. En ce qui concerne le budget 2027, il y aura évidemment une élection présidentielle prior au printemps prochain. Il y aura très certainement une dissolution de l'Assemblée nationale, un nouveau gouvernement qui viendra ensuite.
Le but, c'est de permettre au prochain président, à la prochaine majorité, quelle qu'il soit d'être le plus libre possible, libre de faire ses choix. Et pour cela, on a besoin d'abord d'avoir un budget parce que si on n pas de budget, si on vit 7 à 8 mois sans budget, et ben la France sera nue face à des crises et des chocs extérieurs. Aujourd'hui, si on avait pas de budget, si les censures avait été si les censures avaient été adoptées, permets-toi d'aller au bout du raisonnement parce que là aussi on entend, je le sens venir.
Oui, mais on entend des choses qui sont parfois trompeuses. Si on avait pas de budget aujourd'hui, toutes les aides dont on parle pour pas les prodiguer ne seraient pas là. Et que se passera-t-il au premier semestre 2027 ?
Quelle crise internationale risquons-nous d'avoir ? J'en sais rien aujourd'hui. Enfin, le but c'est de permettre à la France d'être préparé à tout et puis il faut pouvoir continuer à réduire le déficit pour que prochain président, prochain gouvernement puisse là aussi être libre de mener la politique que les Français auront choisi au moment du suffrage.
Donc oui, ça demandera des efforts. Oui, ce n'est pas facile, mais ce budget de discipline républicaine, c'est-à-dire qui permet au prochain président quel qu'il soit de le faire parce que dans 49 ans, c'est ce que tout le monde a l'air de dire en disant que c'est la meilleure solution. Mais d'abord la priorité c'est que on ait, je vous le dis, un budget et un budget raisonnable qui permet de continuer à réduire le déficit et je pense qu'il serait extrêmement paradoxal de faire campagne pour prétendre présider la République tout en déstabilisant dès aujourd'hui son économie.
Parce que si la France n'a pas de budget pendant toute la pendant toute Ah bah si ce serait la première fois, j'ai pas le souvenir Nathalie Saintcric d'une campagne présidentielle qui se serait déroulé sans budget. Non sûr mais ça serait pas la première fois que que une vision court termiste des choses qui en gros ne pas se plomber en demandant des économies pour pouvoir se préserver et être élu en 202. Vous avez raison.
Il y a évidemment une tentation dans une grande partie de la classe politique d' vousmême qui l'avez [raclement de gorge] dénoncé d'emblé en venant sur ce plateau en disant j'entends que des politiques qui promettent des choses qu'on ne peut pas faire. Mais vous avez raison, il y aura une tentation chez beaucoup dans le cadre de la campagne électorale, dans le cadre de la discussion budgétaire de mettre la poussière sous le tapis et de faire l'autruche. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle j'ai demandé à une mission indépendante de quatre économistes de tracer un état des lieux, une opération transparence complète concernant l'état des finances publiques qui sera rendu au mois de juillet sont quatre économistes réputés et indépendants.
Xavier Jaravel, président du conseil d'analyse économique, Xavier Ragot, président de l'OFCE, Jean-Luc Taverni, Natacha pour mettre toutes ces données sur la table. Mais vous le connaissez pas l'état précis des finances publiques ? Je le connais bien mais je pense que c'est très important.
Je pense que c'est très important que ce soit établi de manière indépendante parce que évidemment quand gouvernement annonce des chiffres, on vient tout de suite l'accuser de les tordre, de les présenter d'une certaine manière pour servir ces intérêts politiques. Je crois que c'est très important de pouvoir le faire. Peut-être que la classe politique a du mal à le à le comprendre, mais je pense que les Français, ils le savent, ça fait longtemps qu'on leur explique, hein, qu'il y a plus d'argent dans les caisses, qu'il faut faire des économies.
Là où j'ai l'impression qu'on a toujours du mal à avoir des réponses, c'est où vous les faites ? les économies et ce soir en fait vous ne répondez pas vraiment même si vous dites on va assumer de peut-être de prendre le risque de l'impopularité contrairement au futurs candidats à l'élection présidentielle mais pourquoi vous le dites pas exactement voilà où à qui vous allez demander ces efforts à qui vous les demandez de il y a il y a il y a il y a deux questions. Euh d'abord il y a effectivement les aides que l'on met en place.
J'ai dit qu'elles étaient ciblées. Par exemple, j'ai eu un débat avec les organisations patronales. Les organisations patronales voulaient qu'on augmente les allégègements de charge au 1er juin disant le SMIC augmente, il faut augmenter.
Que le SMIC augmente et quand à côté de ça, les allégements de charge ne sont pas indexés sur l'augmentation. Tout à fait. C'est exactement cela.
Et donc les organisations les non mais vous faites les questions et les réponses. Les organisations patronales me disaient je veux augmenter de enfin augmenter vous le gouvernement de plus de 2 milliards d'euros les allègements de charge au 1er juin. Et ben moi j'ai dit non.
J'ai dit non je ne le ferai pas. J'aiderai les secteurs qui sont en première ligne face à la crise énergétique, les transporteurs, les agriculteurs, les pêcheurs, les aides à domicile, tous ceux qui sont confrontés immédiatement au choc des prix du carburant. Mais je n'aiderai pas de manière générale toutes les entreprises parce que j'ai besoin d'avoir des aides qui sont ciblées et qui sont financées.
Financer c'est un choix c'est un choix difficile. En matière d'état, je l'ai dit, on a euh moins de 1 % des euh dépenses de l'État. On a aujourd'hui demandé au ministère de pouvoir réduire, de pouvoir s'organiser différemment et au-delà au-delà parce qu'on a des grands choix qui sont devant nous qui là ne sont pas des choix de quelques centaines de millions, sont des choix de plusieurs milliards d'euros.
Faut avoir un regard lucide autour des causes profondes de la hausse de la dépense publique. Parce que là aussi on entend tout et n'importe quoi. On entend dire c'est la bureaucratie, c'est de la faute des fonctionnaires.
La réalité c'est que depuis 40 ans, depuis même 50 ans, depuis les années 1970, la part de la richesse qui va dans les services publics, dans le fonctionnement, vous citiziez la justice, la police, l'éducation nationale, elle n'a pas augmenté. On entend d'autres nous dire entend d'autres on entend d'autres nous dire le problème c'est on prélève pas assez d'impôts. On est le pays le plus fiscalisé.
On est le pays le plus fiscalisé à suivez les débats à l'Assemblée nationale la France insoumise populaire. Donc la réalité c'est que l'augmentation des dépenses publiques à 80 % depuis 50 ans, elle vient des dépenses de retraite sociale de santé et dépense. Et c'est ce discours de vérité il faut tenir.
C'est pas le discours le plus facile. Vous voyez bien que la démagogie conduit à dire des choses différà des constats qui ont été faits sur les dépenses sociales. Vous n'allez pas réformer les retraites maintenant enfin cet été.
Bah ce sera un débat pour l'élection présidentielle. Bien sûr, je suis favorable à la réforme des retraites. Je l'ai voté quand elle a été par le gouvernement borne et pour les grands choix à partir de aller là, il faudra il faudra le faire.
Il faut continuer à maîtriser sur la sécurité sociale non plus. Vous allez pas mettre des franchises maintenant, vous allez vous allez juste essayer. Il faut il faut non, il faut maîtriser les dépenses de la sécurité sociale, maîtriser les dépenses de santé.
Il faut qu'on puisse continuer à financer ce qui est indispensable les médicaments marge de manœuvre pour changer des choses. Mais il faut se battre Nathalie Saintcr parce que moi je suis au gouvernement c'est pour pouvoir faire le mieux qu'on peut. On sait très bien qu'on a une assemblée nationale qui est fragmentée.
On sait très bien queil y aura une course à la démagogie et cetera. Mais comme ça a été rappelé d'ailleurs à l'instant, je pense que les Français qui nous écoutent, ils sont très lucides sur la situation des finances publiques et je vous dirais même ils sont souvent beaucoup plus lucides que leur classe politique. La guerre au Moyen-Orient, elle nous a coûté combien ?
Elle a coûté combien à la France ? Vous le savez, vous avez le chiffre, on est en train de préciser le chiffrage. On sera au-delà de 6 milliards d'euros. 6 milliards d'euros au-delà, je pense au-delà de 6 milliards d'euros et on aura l'occasion de réactualiser les chiffres dans le courant du mois de juin.
Euh si si elle coûte plus cher, vous allez augmenter les les économies parallèlement, ça va Oui, il faut pouvoir s'y préparer, je le disais. Donc potentiellement davantage d'économie si ça continue bien sûr. Donc c'est pas fini.
Bien sûr, bien je ne sais pas combien de temps la guerre durera. Vous avez suivi depuis les derniers jours les allers-retours de la Maison Blanche à coup de tweet, mais il faut effectivement qu'on soit préparé à tout. Les violences du PSG ont dit ont été jugé très condamn par tout le monde bien sûr, mais en disant que ça vait coûter extraordinairement cher.
Certains proposent que de faire payer les fauteurs de trouble. Comment on fait ça ? Ça fait partie effectivement des pistes de travail de pouvoir faire payer ceux qui ont cassé du cas répare garde des sauts ministres de l'intérieur travaille sur le sujet.
Il y a différentes manières de faire et des dispositifs législatifs qui existent déjà qu'il faut renforcer. Je pense qu'ils auront l'occasion de pouvoir y revenir. D'accord.
Des eurodéputés ont demandé à l'Union européenne de prendre des sanctions à l'encontre de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova qui est accusée d'être la voix du créelin dans les médias contre Nathalie l'oiseau par Vincent Bolloret. dont Nathalie l'oiseau. Effectivement, il faut savoir que l'Union européenne peut prendre des sanctions à l'encontre des personnalités responsables de recourir à la désinformation coordonnée à la manipulation de l'information.
La semaine dernière, le porte-parole de votre gouvernement, la porte-parole de votre gouvernement en mode brison Brégon a pointé des propos très graves de Xenia Fedorova. Le ministre des affaires étrangères toujours de votre gouvernement, Jean Noël Barreot a a qualifié la qualifié de propagandiste pro Poutine. Si ses propos sont si graves, si elle est si dangereuse, pourquoi avoir renouvelé son titre de séjour en 2024 et est-ce qu'il faut aujourd'hui lui retirer ?
Il est évident que cette personne sert la soupe aux intérêts du Kremelin et de Vladimir Poutine à longueur de colonnes et de journaux télévisés. Laurent Nunz qui est à la fois un très grand professionnel, un très grand républicain et que personne ne peut soupçonner de complaisance a eu l'occasion de rappeler ce qui s'est passé. Il y a eu un renouvellement administratif du jour, [raclement de gorge] c'était pas une intervention.
Il peut y avoir un arrêt de renouvellement politique. Donc la question la question est effectivement de savoir si on peut ou pas retirer le titre de ce jour. Vous savez très bien que le pour cela, il y a des critères qui doivent être respectés. le trouble à l'ordre public, l'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
C'est cela qui doit être caractérisé parce que on est dans un état de droit et moi j'ai toute confiance en Laurent Nunise pour mener ce travail dans le respect de l'état de droit et avec la plus grande marcher. Je vous le dis, il y a un cadre juridique, c'est autour de celui-là qu'il faut pouvoir travailler. Quel vous il y a un texte qui va être introduit pour protéger les fonctionnaires de d'un certain nombre d'accusations, d'antisémitisme.
De quoi il s'agit ? Ça m'a pas semblé. euh de extrêmement extrêmement clair.
Non, Aurore Berger porte un projet de loi très important de lutte contre l'antisémitisme et dans ce projet de loi, elle portera une mesure qu'on a travaillé ensemble qui permet de protéger les agents publics qui sont agressés, intimidés, menacés dans le cadre de leur fonction. On voit se multiplier cela. Ça peut être pour des questions d'antisémitisme, de racisme, ça peut être les incivilités de la vie quotidienne, ça peut être les violences brutales.
Et dans ce cas-là, l'administration portera plainte à la place de l'agent. pour qu'il n'y ait jamais aucune impunité. D'accord.
Une dernière question, l'observatoire sur les inégalités a publié euh euh son rapport sur les sur les riches. Alors, les riches, c'est un c'est un mot qui euh qui peut euh euh apparaître, hein, dans les campagnes électorales. On se souvient évidemment François Hollande à qui on avait demandé à partir de combien on est riche, ça a fait toute une affaire.
Alors, il y a pas de critère euh admis par tout le monde, hein, mais d'après cet observatoire sont riches les Français euh qui vivent une fois payé l'impôt sur le revenu avec au moins 4292 € par mois pour une personne seule. C'est ça. Euh qui à partir de combien on est riche selon vous ?
Est-ce que c'est important de le savoir ? Est-ce que il faut davantage faire contribuer les riches à cet effort que vous que vous demandez aux Français ? Non, vous avez rappelé euh ceux qui se sont hasardés à donner euh un chiffre.
C'est évidemment c'est évidemment non parce que c'est évidemment extrêmement difficile. Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'en France, on a des impôts qui sont euh très élevés avec un impôt sur le revenu qui est très progressif. Ce dont il faut s'assurer, c'est que tout le monde paye cet impôt.
Parce que le problème qu'on a, c'est évidemment parle même pas de la fraude fiscale, mais c'est l'optimisation fiscale. C'est-à-dire quand on se débrouille parce qu'on est puissance, on a les bonnes relations pour euh utiliser les mécanismes légaux. Utiliser les mécanismes légaux. pour réduire cet impôt, on a eu des dispositifs très importants qui ont été mis en place ces dernières années, ce qu'on appelle la contribution différentielle sur les hauts revenus qui permet de rattraper ceux qui abusent l'optimisation fiscale.
On a eu des mesures qui ont été prises notamment en matière de holding. On a des mesures qui ont été prises sur les plus grandes multinationales qui pouvaient aussi organiser le fait d'avoir un impôt sur les sociétés plus bas. Je pense que c'est là-dessus qu'il faut continuer à travailler la lutte contre l'abut d'optimisation fiscale.
Merci [musique] beaucoup David Damiel. ministre de l'Action et des comptes publics d'avoir été euh notre invité. Merci Nathalie.
N'oubliez pas, ne manquez pas ce rendez-vous ce soir à partir de 20h45. Émission spéciale IA l'air du faux. Émission spéciale de toute l'équipe de vrai ou faux de France info autour de de Julien Prince sur l'intelligence artificielle.
Excellente soirée sur France info les informés. M.
David Amiel