Attentat raciste à Trappes, mobilisations sociales, pouvoir d'achat... Le "8h30 franceinfo" de Sarah Knafo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteÉludée
Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes lors duquel un homme de 26 ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées ?
- 0:42RelanceRéponse partielle
Que dites-vous aujourd'hui de cet attentat ? Comment vous le qualifiez ? Est-ce que c'est un attentat raciste ?
- 0:52FerméeRéponse directe
Avez-vous utilisé le terme raciste dans ce tweet ?
- 1:46RelanceRéponse directe
Est-ce que vous pouvez répondre à cette question que vous avez posée ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez à nous dire aujourd'hui sur cette attaque, madame Crafaut ?
- 2:53RelanceRéponse partielle
C'est ça la priorité pour vous après un attentat où des personnes ont été tuées parce qu'elles étaient noires, parce qu'elles portaient le voile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:38Invité politiqueFait
« Je n'ai aucun problème à le qualifier de racisme. »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« Il y a aujourd'hui en France 1320, en 2025, d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur. 1320 actes antisémites, donc contre une population juive qui compte 1% de la population. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« 843 actes anti-chrétiens en 2025 et 326 actes anti-musulmans. »
- 14:06Invité politiqueChiffre
« La France est le pays le plus imposé du monde. On paye près de 50% de la richesse qu'on produit en charge et en impôts. »
- 14:44Invité politiqueChiffre
« Ces 2000€ de charge, ça équivaut à 1 million d'euros qui sont donnés à l'État sur l'ensemble de sa carrière. »
- 15:20Invité politiqueChiffre
« Un salarié à 2000€ net paye 225 000€ sur l'ensemble de sa carrière pour sa santé. »
- 17:41Invité politiqueChiffre
« J'ai proposé un plan d'économie de 140 milliards d'économies par an. »
- 17:50Invité politiquePromesse
« Pour les salariés, à supprimer la CSG d'activité, ce qui permet une augmentation de salaire de 10% pour chaque salarié. »
- 18:47Invité politiqueChiffre
« La suppression de postes de 800 000 postes de fonctionnaires où là, avant d'entrer à un rythme de 40 milliards d'euros par an. »
- 21:36Invité politiqueFait
« Aller s'endetter pour aider les autres, je considère ça immoral. »
- 21:58Invité politiquePromesse
« Donc oui, il faut supprimer l'aide au développement, il faut rendre cet argent aux Français. »
- 22:05Invité politiquePromesse
« Plus 10% d'augmentation de salaire pour chaque personne qui nous écoute. »
Temps de parole
- Sarah Knafo65 %
- ?22 %
- Présentateur13 %
≈ 51,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
Audrey. Bonjour. Et bonjour Sarah Knafo. Bonjour, bonjour à vous deux. Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représenté à nouveau à la présidentielle par un candidat multicondamné pour incitation à
la haine
raciale. Entre autres, ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes lors duquel un homme de 26 ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées,
dont
une fille de 11 ans ? Attention,
vous nous prenez pour qui
? Vous
pensez qu
'on
fait des appels aux meurtres ? Vous pensez qu'on est contents quand des Français meurent en France ? Qu'est
-ce
que c'est que cette question ?
Alors, on vous pose la question
parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours. Vous avez surtout visé la
réaction d'Emmanuel
Macron. Alors,
que
dites-vous aujourd'hui de cet attentat ? Comment vous le qualifiez ? Est-ce que c'est
un
attentat raciste
?
Qu'est-ce que vous appelez laconique, madame ? Puisque j'ai fait un tweet personnellement qui faisait 6 paragraphes, il faut en faire combien ?
Avez-vous utilisé
le terme raciste
dans
ce tweet ?
Je
pose une question puisqu'on m'accuse d'avoir fait un tweet
laconique, j'ai réagi le soir même.
Et le déshonneur avec une vidéo d
'Emmanuel Macron. Et
le second juste après, une demi
-heure.
Le second, soirée tragique, notamment vous mettez...
Lisez-le en entier pour que vos
auditeurs comprennent que ça n'était pas laconique. Lisez
-le
en entier, madame. Vous voulez que je le lise ? Une minute. Soirée tragique où ceux qui ont tout fait pour créer les conditions de l'affrontement accusent ceux qui ont tout fait pour l'empêcher d'en être responsables. Continuez,
continuez. Voilà votre première
phrase de votre deuxième tweet. Continuez. Ensuite, soirée tragique
pour les familles des victimes, etc. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau. Ce n'est pas vous qui posez les règles sur le plateau. Vous n'obligez personne
à lire un tweet en intégralité.
Madame D'Afrost, ce n'est pas vous qui posez les
règles sur ce
plateau. Arrêtez avec l'autoritarisme, ça ne marchera pas avec moi. Avez-vous qualifié ce qui est attentat de racisme ? Madame D'Afrost, qu'avez-vous à dire
aujourd'hui ? Là, vous vous coupez. Soyez élégant
avec les dames. Avez-vous qualifié cet attentat de racisme ?
Soyez élégant.
Est-ce que vous pouvez répondre à cette question que vous avez posée ? Je n'ai aucun problème à
le qualifier de racisme. Monsieur, maintenant arrêtez avec l'autoritarisme. Quand on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique et que vous n'avez même pas eu le temps de le finir tellement il était long, je vous en prie, arrêtez
vos fausses accusations. Parce qu
'en effet, cette interview commence mal pour le service public.
Je
pense que personne n'attend plus rien de vous et que vous trouvez quand même le moyen de nous décevoir avec votre malhonnêteté permanente. Et là, vous venez de le prouver. Donc, je suis contente que vous ayez pu essayer de le lire. Mais votre collègue n
'a
pas voulu que
vous continuez. On n'est pas là pour lire vos tweets, madame Crafaut. Est-ce que vous avez à nous dire aujourd'hui sur cette attaque, madame Crafaut ? Vous commencez par
lire mes tweets. Vous avez commencé cette interview avec mes tweets.
Nous avons commencé cette interview par vous demander pourquoi vous n'aviez pas qualifié cet attentat
de racisme.
Non,
non,
non. Vous avez commencé à dire que vous avez écrit un
tweet laconique. Je viens de prouver que ce tweet n'était absolument pas laconique, que je déplorais cette mort tragique. Et je viens de vous dire absolument que nous condamnons un attentat. Pour qui est-ce que vous nous prenez, monsieur
? Est-ce que oui ou non ? Si le
parquet national antiterroriste le qualifie de raciste, vous savez,
je
n
'ai
pas peur des mots. Je n
'ai
pas peur de la langue de bois. Moi, je ne suis pas comme France Info. Parce que j'ai ramené un tweet de France Info qui explique que le racisme anti-blanc n'existe pas.
C'est ça la priorité pour vous après un attentat où des personnes ont été tuées parce qu'elles étaient noires, parce qu'elles portaient le voile ? Vous nous parlez du racisme anti-blanc
? On peut répondre à vos questions ?
Oui.
On peut y répondre ?
Je
viens de vous en poser une. Vous allez me laisser y répondre
? Vous allez me laisser répondre
?
Quand en 2018, ce tweet que j'ai devant moi, de France Info, qui dit que le racisme anti-blanc n'existe pas.
Après qu'en 2014... Que dit ce tweet
exactement ?
Est-ce que vous
pouvez nous le lire ? Est-ce
que vous pouvez nous le lire en intégralité si vous voulez Sarah Knafo
? Le racisme anti-blanc n'existe pas. Ce sont des agressions et des injures, mais aussi une expression sociale de discrimination. Une expérience dont les blancs sont loin d'être les premières victimes. Je passe sur la faute
de
France Info.
Non, c'est une citation, madame. Le
racisme anti-blanc n'existe
pas. C'est une citation. Il y a la photo
d'un
invité. C'est un tweet
sans guillemets. J'invite tout le monde à aller voir. Maintenant, j'aimerais juste dire un
mot sur ça. C'est un extrait d'interview, madame Knafo. J'aimerais dire un mot
sur ça.
Lorsque vous
écrivez ça en 2018, après que la justice française... C
'était une citation d'un invité, madame Knafo.
On va essayer de s'exprimer sur ce plateau. Je sais que le service public
n'aime pas vraiment la démocratie.
Je sais que vous renvoyez des Charles Sapin et que dès qu'on est un tout petit peu à droite de François Ruffin, tout de suite, on n'a
plus le droit à la parole. C'est intéressant que vous citiez Charles Sapin.
Si vous m'invitez, c'est peut-être que j'ai le droit de
m'exprimer. Je vais finir sur cette idée. C'est intéressant que vous citiez Charles Sapin. Ne soyez
pas mal à l'aise.
Ne soyez pas mal à l'aise sur vos dénégations des crimes racistes
en
France. Pourquoi il n'a finalement
pas obtenu de chronique sur
l
'entraîne de
France Inter ? Parce qu'il venait d'un journal condamné pour incitation à la haine. Les gens comprennent ce
que vous
êtes en train de faire. Comme l'est votre
candidat Élex Zemmour. Condamné pour incitation à la discrimination raciale dès 2011. En 2018. Ensuite, la liste est longue.
Incitation à la
haine
religieuse envers les musulmans. Incitation à
la haine raciale, injure
raciste. Vous êtes un militant. Je rappelle les faits. Vous parlez
de malhonnêteté. Je vous rappelle
les faits.
Négation. C
'est être militant de gauche.
De
vous rappeler
que votre
candidat
est multi-condamné pour incitation à la haine
raciale.
Est-ce que vous m'empêchez
de
rendre hommage à Thomas
?
Vous êtes en train de m'empêcher de rendre hommage à Thomas. Je viens de vous dire que je condamnais cet attentat de la victime de Trapp. Et j'espère que la jeune fille de 12 ans sortira d'affaire. Je viens de vous le dire. Mais vous, vous m'empêchez de parler de la mort de Thomas. Parce qu'avec votre chaîne, avec votre antenne, vous aussi, vous avez une responsabilité. Quand vous dites que le racisme anti-blanc n'existe pas et qu'un jeune enfant meurt, que la justice reconnaît le racisme anti-blanc, est-ce que vous, vous êtes capable de condamner et de me dire que le racisme anti-blanc tue en France
? Madame Cnafot,
ce n
'est
pas vous qui posez les
questions sur ce plateau. Ce n'est pas vous. Vous vous avisez comme un militant. Je n'ai pas à
condamner ni à ne pas
condamner. Donc vous ne condamnez pas
le racisme anti-blanc. Vous ne condamnez pas la
mort d'un enfant. Je
condamne tous les racismes, si vous voulez,
dont le racisme anti-blanc pour votre
chaîne, disait qu'il n
'existe pas.
Madame Cnafot, quatre jours après
la mort d
'un homme parce qu
'il
était noir à Trappes,
que cherchez-vous à faire quand
vous
parlez du racisme anti-blanc ? Et
à montrer votre hypocrisie. Vous êtes hypocrite. Lorsqu'il s'agit de certains crimes, il n'y a plus personne pour les condamner et même vous en niez l'existence. Moi, je n'en nie pas l'existence. Je ne nie pas l'existence du racisme en France. D'ailleurs, je vous ai apporté les chiffres, parce que les chiffres, ça compte. Il y a aujourd'hui en France 1320, en 2025, d'après les chiffres du ministère de l'Intérieur. 1320 actes antisémites, donc contre une population juive qui compte 1% de la population.
On en parle très régulièrement.
Le président du Conseil représentatif
des institutions juives de France, Jonathan Arfi, était
à votre place il y a quelques jours.
843 actes anti-chrétiens en 2025 et 326 actes anti-musulmans. Tous sont à condamner. Mais vous, quand il s'agit des premiers, on vous voit rarement
présents. Et même, vous les niez,
c'est absolument faux, j'invite chacun à
aller voir. C'est un sociologue qui s
'expliquait, qui s'exprimait en tant que chercheur.
Et qu'est-ce que vous avez fait
? C'était votre rubrique qui s'appelle Vrai ou Fake. À se demander pourquoi vous n'écrivez pas Vrai ou Faux, d'ailleurs.
C
'est pratique d'avoir une oreillette. Mais allez-y, lisez la source. Eric Fassin,
sociologue à Paris 8, nous dit...
Pardon, Eric Fassin, sociologue à Paris 8, nous dit le racisme anti
-blanc n
'existe pas pour les sciences sociales. On parle d'un
chercheur. Et qu'est-ce que vous partagez dans votre rubrique
Vrai ou Fake ? C'est vous qui le partagez ? On parle d'un chercheur. On peut aussi parler de la justice, qui a reconnu la caractéristique de racisme anti
-blanc. Il y
a
de multiples angles
pour traiter ce sujet
-là. Ah, donc la justice, ça ne l'en parle pas ? C'est le sociologue qui condamne. Je
vous dis que là, vous prenez
votre tweet, vos
propos, France Info.
D
'un sociologue qui
cite
une rubrique qui s'appelle Vrai ou Fake et qui est la rubrique de France Info.
Attention à ne pas travestir les faits, c'est
important. Le débat, il
est
sur votre responsabilité dans ce qui s
'est passé puisque vous êtes accusé. Les Français, ce qui les intéresse, c
'est qui meurt en France
du fait du racisme ? On va vous poser une
question.
Vous êtes parmi,
avec Éric Zemmour, les principaux promoteurs en France de la théorie raciste, complotiste, du grand remplacement. Militante. Militante. Vous savez qu'elle a déjà tué cette théorie
?
Alors
? À Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en 2019, deux attaques dans deux mosquées, 51 morts, 40 blessés.
C
'est très important ce
que
vous dites.
Vous n'avez aucune responsabilité.
C'est très important
ce que vous dites. Est-ce que vous êtes en train de dire
que
lorsqu'un crime est commis sur la base d'un discours, ce discours est responsable ?
Sur la base d'un discours, vous le dites vous-même, ça veut dire que l'attentat de Trappes
est commis sur la base de votre discours ou pas ? Répondez-moi parce que
je vais répondre à votre question, mais j'aimerais d'abord être sûre de la comprendre. Je vais vraiment vous répondre.
Évidemment que les mots
arment.
Est-ce que vous
êtes en train de me dire que lorsqu'un crime est commis sur la base d'un texte ou d'un discours, ce texte ou ce discours est donc responsable du
crime ? Les crimes ne parlent de rien ?
Répondez-moi.
Arrêtez d
'enverser.
Je vais répondre à votre question, mais vous êtes sûre de
la comprendre avant d'y répondre.
Les crimes ne
parlent de rien, d'aucune idéologie. Quel est votre réponse, cher monsieur ?
Est-ce que vous permettez au moins que je sois sûre de comprendre vos questions avant d'y répondre ? Pour être sûre d'y répondre, je vous redemande, est-ce que vous êtes en train de me dire que lorsqu'un crime est commis au nom d'un texte ou d'un discours, c'est ce texte qui doit être mis en
place ? Je vous retourne la question.
Quand un attentat djihadiste est commis,
il
ne parle d'aucun discours,
aucune idéologie ?
Merci beaucoup de faire mes questions à ma place. Donc, ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que puisque nous avons eu 270 morts en France sur la base du djihad et au cri de Dalawakbar, c'est le Coran qui est responsable. C'est ça ? J'aimerais vous lire la liste des morts en France et ne me coupez pas
pendant le joli la liste des martyres. Quatre jours après un attentat, raciste, anti-noir, anti-musulman, Jonathan Sandler, ses fils,
Harry et Gabriel et Myriam Monsénégo, assassin Mohamed Merah. 17 morts de Charlie Hebdo, assassin les frères Kouachi à Mehdi Koulibaly. 130 morts du Bataclan, un commando de l'État islamique. Jean-Baptiste Salvin et Jessica Schneider, tués par un assassin, Larossi, Abala. 86 morts de la promenade des Anglais, assassin Mohamed Lawèj Boulel. Le père Jacques Hamel, assassin Adèle Kermiche et Abdelmalik. Que
cherchez-vous
à démontrer
avec les noms de ces terroristes ?
Madame Claire,
on est dans le cadre d'interviews. On ne sera pas dans le cadre d'un discours politique du marché de Noël
de Strasbourg. Shérif Shekhat. C'est un discours politique de lire la liste des martyrs français ? Les cinq morts du marché de Noël, assassin Shérif Shekhat. Les quatre fonctionnaires de la préfecture de police. Samuel Paty, assassin
Abdelmalik. Que voulez-vous nous démontrer ? Nadine
Devilliers, je vais continuer. Vous
êtes venu nous lire la liste des personnes mortes en France pour ce qu'elles étaient, notamment de leur religion. Jamel Gorgène. On a bien compris. Dominique Bernard.
Attendez, s'il vous plaît. Dominique Bernard, assassin Mohamed Mougouchov, un touriste de 23 ans à Paris. Lino Soussa Loureiro, assassin un Algérien sous obligation de quitter le territoire. Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll, tous morts par
sain. Donc madame Sainte-Fau, vous ne voulez pas répondre à nos questions ce matin ? Vous êtes venu pour une interview pour un discours politique de meeting ?
Kamel, attention, ce n'est pas un meeting de lire la liste des martyrs français. On a compris le sens de cette
liste qui est importante.
Elle est importante.
Je réponds maintenant, mais quel est votre
repos
politique
?
Elle est
essentielle, cette liste, Sarah Knafo. Vous avez oublié d'autres noms. Et on en parle, évidemment,
les noms que vous avez cités.
On
en a énormément parlé à
juste titre sur France Info. Laissez
-moi parler, s'il vous plaît. Vous avez oublié d'autres noms.
Ismaël Ahali, Hichem Mirawi, Abou Bakar Sissé, vous les connaissez ces noms ?
Absolument. Et c'est pour ça que je vous ai lu aussi
quelle
était, en 2025, la proportion. Et je vous ai cité les 326 actes anti-musulmans que je condamne tous. Je n'appelle pas à la violence. Mon parti n'appelle pas du tout à la violence. Vous
n'armez personne idéologiquement
? Absolument pas. Si on veut régler la question, et merci d'avoir lu la première phrase de mon tweet, c'était important qu'on puisse revenir à une conversation, j'espère, plus paisible et que vous arrêtiez votre militantisme.
Vous ne faites pas grand-chose pour la
rendre plus paisible.
Je
réponds à vos
accusations
qui sont gravissimes. Si nous sommes aujourd'hui dans un combat politique, c'est précisément pour éviter que cet affrontement ne se matérialise par des violences. C'est pour éviter tout ça. Tout ce que je viens de vous lire. Cette France-là, conflictuelle, nous ne l'avons jamais voulue. Nous l'avons toujours combattue. Cette France où un ancien militant pro-palestinien, schizophrène, avec de la cocaïne dans le sang, peut tuer un chrétien. Un chrétien de 26
ans. Il a participé en 2018 à deux ou trois réunions en défense de la Palestine.
Pourquoi vous me coupez pour ça
? Pourquoi dites
-vous qu'il est militant
pro-palestinien
? Parce que tout
l'effet compte. Pourquoi vous me coupez pour ça ? Qu'est
-ce
que ça vous apporte
? Je précise. Je suis Jean-Ré,
je précise les faits. Il a participé en 2018.
Vous avez raison de me donner raison.
C'est positif, mais il n'y a pas besoin de me couper
pour me donner raison.
Je précise les faits, je fais mon travail, s
'il vous plaît.
Vous faites votre travail de couper les invités. C'est comme ça que vous voyez votre travail.
Les gens
qui vous écoutent voient votre travail comme interviewé et ensuite écoutez les réponses. Personne ne voit votre travail comme
vous, vous le voyez. Vous ne répondez pas aux questions, madame. Personne.
Je suis en train d'y répondre, monsieur. Si vous arrêtez de me couper, peut-être que vous les entendriez un peu mieux, ces réponses. Cette France-là, conflictuelle, où un ancien militant pro-palestinien, schizophrène, avec de la cocaïne dans le sang et de la drogue dans le sang, peut assassiner un chrétien en pleine rue. Ce qui s'est passé vendredi, c'est un drame. Nous ne l'avons jamais voulu. Nous avons toujours combattu
cette
France conflictuelle.
C
'est ça la question que nous vous posons. Mais
c'est pour ça que je vous ai répondu. En vous
disant, si vous êtes
en train de nous dire que des discours peuvent armés...
Condamnés
à
la haine raciale, si on peut l'entendre distinctement, parce que vous ne
m
'avez pas laissé le dire tout à l'heure.
Faites-vous plaisir. Allez-y.
Condamnés à partir
de 2011,
qui n'a pas de condamnation politique, il était
journaliste à l'époque. Condamnés depuis pour incitation à la haine religieuse envers les musulmans, incitation à la haine raciale, injure raciste, négation de crimes contre l'humanité. Est-ce que... Vous
pouvez nous donner
une définition du racisme
? On pourrait continuer, parce qu'il y a une
condamnation définie. Je vous
en prie, puisque vous
avez l'air de penser que c'est ça, une bonne interview.
Vous avez l'air de penser qu'une bonne interview, c'est de répondre avec
des listes. Donc, nous faisons la liste
des condamnations qui concernent votre candidat à la présidentielle
dont vous la
comparez
à ce
que
vous êtes en train de faire, la liste de nos morts. Madame, attention à
l
'indignité.
Vous
parlez d'une
technique d'interview. Nous allons pouvoir passer
au fil info, parce que ça
vous arrange de ne pas parler de nos morts. Toujours
avec Sarah Knaffo, eurodéputée Reconquête, numéro 2 du parti d'Éric Zemmour. La colère sociale ne faiblit pas, malgré les annonces du gouvernement sur les lycées et les universités. Les manifestations vont reprendre avec même une grève intersyndicale le 5 novembre. Principale revendication, le pouvoir d'achat. Qu'est-ce que vous, vous proposez chez Reconquête pour répondre à cette colère sociale ? Merci beaucoup pour votre question. Premier élément, je viens de publier un livre qui s'appelle Le casse du siècle et qui précisément parle de ce sujet, du pouvoir d'achat, sujet majeur.
Le premier élément, ce que je démontre dans ce livre, c'est que le pouvoir d'achat, ce n'est pas l'argent que l'État vous donne, mais celui qu'il ne vous prend pas. La France est le pays le plus imposé du monde. On paye près de 50% de la richesse qu'on produit en charge et en impôts. D'ailleurs, j'invite ceux qui nous écoutent à aller faire la simulation sur saracnafo.fr. Vous avez un simulateur, vous mettez votre salaire net et à l'issue,
ça
vous dit combien est-ce que vous avez donné à l'État sur l'ensemble de votre carrière. Je ne dis pas qu'on devrait donner 0€. Attention. Le principe d'une assurance est légitime. C'est normal de payer chaque mois sur son salaire pour pouvoir s'assurer contre des risques. Un jour où on serait malade, un jour où on serait au chômage, le jour où on sera à la retraite, c'est normal. Ce que je questionne dans ce livre, c'est la performance de cette assurance. Et ce que j'observe, c'est qu'alors que pour un salarié net qui gagne 2000€ par mois, le salarié médian en France, il doit payer 2000€ de charge. Donc son salaire brut, c'est 4000€.
Ces 2000€ de charge, ça équivaut à 1 million d'euros qui sont donnés à l'État sur l'ensemble de sa carrière.
Ce
sont essentiellement des cotisations qui vont vers la
vieillesse, la retraite, surtout la vieillesse, la santé,
qui peuvent être versées en assurance chômage. C'est ce que je dis.
Et donc qu'est-ce que
vous proposez
?
J'y arrive tout de suite.
Il
faut juste une première partie de constat et j'arrive à mes propositions. Ce sur quoi j'ai enquêté dans ce livre, c'est que cette assurance qu'on paye de manière vraiment hors de prix en France, dans un pays où on nous dit que la santé est gratuite, elle n
'est
pas du tout gratuite. Un salarié à 2000€ net paye 225 000€ sur l'ensemble de sa carrière pour sa santé.
Est-ce que j'ai le droit de faire une précision ? Pour une assurance maladie qui va
lui être
absolue gratuitement. Mais en
face, qu
'est
-ce qu'il obtient ? En échange, il aura payé.
Il
faut
revenir à
la réalité. Je vais faire mon travail si vous le voulez bien. Je vais faire une précision puisque vous dites que
cette assurance est hors de prix. Par exemple, vous dites que collier, dites-vous, d'un million d'euros sur toute la durée de sa carrière, notamment en assurance retraite. Quand on cotise dans le
cas du personnage, 876€, combien on perçoit
en retraite ensuite ? 1500€, on ne va obtenir.
Donc, c'est-à-dire à peine plus... Pourquoi c'est une colliation ?
Écoutez, attendez. On obtiendra à peine plus que le minimum vieillesse qui est octroyé à n'importe quelle personne qui n'a même jamais cotisé en France, y compris un étranger qui vient d'arriver. Donc, moi, ce que je dis, c'est que si ce salarié avait pu capitaliser cet argent, donc le mettre sur un compte d'épargne personnelle qui lui appartient, qui n'appartient pas à l'État. Aujourd'hui, ce salarié à 2000€ net serait millionnaire. Il aurait obtenu 1,5 million d'euros même à des taux
extrêmement prudents. Donc, on passe à la retraite
par capitalisation intégrale ? Totalement.
C'est ce que je propose.
Ça prendra du
temps. Par
répartition ? Un minimum vieillesse qui sera quand même octroyée. Même dans les sociétés avec la plus grande liberté économique, vous avez toujours une attention portée aux plus vulnérables. Donc, il y aura toujours de toutes les manières un minimum vieillesse, mais passer à la retraite par capitalisation pour enrichir tous les Français.
Pardon, j'avais une question sur le pouvoir d'achat. Aujourd'hui, vous avez une proposition sur les salaires ? Alors, je vais juste
terminer sur ce que je disais sur la santé. On paye énormément. Et en échange, qu'est-ce qu'on obtient ? 6 heures d'attente aux urgences, un territoire qui est classé par l'INSEE à 87% comme à des arts médicaux, parfois jusqu'à 18 mois pour obtenir un rendez-vous
chez un spécialiste. Vous privatisez
la retraite, vous privatisez la santé aussi
? Attention, attention,
ça n'est pas ce que je vous dis. Sur la retraite, le passage à la retraite par capitalisation qui se fera de manière progressive et où tout le monde doit s'enrichir dans cette transition. Personne ne doit s'appauvrir. En revanche, pour ce qui est de la santé, ce que je dis et ce que j'explique dans le livre, je pense que vous ne
l
'avez pas lu, c'est que précisément, l'assurance n'est pas performante parce que vous avez, d'entre ce que vous avez payé et ce que vous allez recevoir, un écart qui est tel que je me suis interrogée sur ce qui prenait cet argent. Comment est-ce qu'on peut payer autant et recevoir si peu ? C'est ce grand paradoxe auquel répond mon enquête le casse du siècle. En réalité, ce qu'on observe,
c'est qu'une fois que vous pouvez répondre à ma question initiale sur les
salaires. Donc sur les salaires, ce que je propose, c'est donc de baisser les dépenses publiques pour pouvoir baisser massivement les impôts. Baisser les dépenses publiques, j'ai proposé un plan d'économie de 140 milliards d'économies par an, si vous voulez, on y reviendra, qui me serve ensuite à baisser les impôts. Donc, par exemple, pour les salariés, à supprimer la CSG d'activité, ce qui permet une augmentation de salaire de 10% pour chaque salarié, qu'il soit au SNIC, qu'il soit un salarié avec des revenus plus aisés, qu'il soit indépendant, qu'il soit fonctionnaire, y compris. Et
ça, vous faites à quelle échéance
si vous êtes au pouvoir ? Immédiatement. Immédiatement. Immédiatement, vous assumez d'avoir 10% de moins de rentrée d'argent dans les caisses ? Alors, ce n
'est
pas 10%. Excusez
-moi, 10% de salaire en plus. De salaire. Vous êtes en train de confondre la
recette avec ce que ça apporte aux salariés. Ça n'a rien à voir. Donc là, ce que je propose, c'est une économie de 140 milliards, comme je viens de vous le dire. On ira encore plus loin.
Mais
qui nous
permettent
dès la première année ? Non. Les économies, elles prennent du temps à arriver, notamment pour la suppression
de postes de fonctionnaires. Mais vous baissez les impôts dès la première
année, mais vous ne faites pas les économies dès la
première année ? Les
87 milliards, si vous voulez rentrer dans le détail, que coûte la suppression de la CAZ d'activité ? Ils sont financés dès la première année. Dès la première année, en effet, vous avez des économies qui sont plus importantes que ça. Certaines autres pistes d'économie mettent du temps à rentrer en application. Je pense notamment à la suppression de postes de 800 000 postes de fonctionnaires où là, avant d'entrer à un rythme de 40 milliards d'euros par an, il faut le temps, on ne
va
pas le faire de manière brutale, il faut le temps de pouvoir supprimer ces postes.
De
nombreux économistes, Sarah Knafow, disent que les
chiffres... Citez les
noms, s'il vous plaît.
Vous pouvez arrêter
de nous donner
des ordres, s'il vous
plaît, Non, non, j'aimerais que vous citiez les noms.
Moi,
je ne vous dis pas d'arrêter de me contredire, on est en démocratie, mais ce n'est pas une
dictature
sur ce plateau.
Donnez-moi le nom des économistes de gauche. Si vous voulez des noms, moi, je peux vous en
donner.
Antoine Bozio,
directeur de l'Institut d'études publiques, François Eccal, président de
l
'association Fipeco, maître
honoré à la Cour des comptes. François Eccal, que
dit-il sur mon livre, François Eccal
?
Les chiffres que
vous donnez... Que
vous faites des raccourcis sur
un certain nombre. François Eccal, donnez-moi la source. Ce livre sont exacts, mais l'interprétation
que vous en faites est erronée, notamment sur la santé.
C
'est pas ce que dit votre collègue, attention, mettez
-vous d'accord. Ils
disent que vous confondez les soins et la gestion, c'est-à-dire que vous prenez le chiffre global, vous ne prenez pas en compte tout ce qu'il y
a
autour, la gestion administrative, etc.
C
'est
tout le contraire, c'est ce que je fais dans le livre. Vous ne
l
'avez pas lu, le livre, juste dites-le non.
Sarah Knafo,
vous pouvez
arrêter avec ce ton, s'il vous plaît.
Je ne vais pas répondre à
vos questions.
Donc, vous ne l'avez pas lu. Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle quand on commence à poser des questions et à faire semblant qu'on est un spécialiste ou qu'on a un peu de rigueur. Il faut avoir le début de l'honnêteté intellectuelle de dire, je n'ai pas lu votre livre,
j'ai fait quelques recherches sur l'IA. on vous parle d'économistes, de spécialistes
des finances publiques.
Vous n'êtes
pas capable de les citer. Vous me dites qu'ils contestent les chiffres, monsieur dit qu'ils disent que les chiffres sont bons. Il faut vous mettre d'accord, messieurs dames. Que vous partez d'un certain
nombre de chiffres
et vous en faites les interprétations
qui vous font bien. Par exemple, quand vous
voulez baisser l'aide au développement, 14
milliards
par an que vous supprimez, si j'ai bien compris. 14 milliards. Dans le budget, vous savez, dans le PLF qui est en préparation, à combien est chiffrée l'aide au développement ? Alors, je pense que vous confondez deux choses. Vous confondez ce qui est donné par l'Agence française
de développement et qui est à 4 milliards.
Quelle est la ligne budgétaire
que vous voulez
supprimer ?
Vous êtes en train de
confondre deux choses, madame. La totalité de
l'aide publique Vous ne répondez pas, quelle est
la ligne budgétaire que vous voulez supprimer ? Je suis en train de vous répondre, mais si vous arrêtiez de vous prendre pour des procureurs et que vous laissiez parler la personne que vous avez invitée, peut-être que cette interview se passera mieux. Peut-être que vous ne serez pas moqué sur les réseaux sociaux comme les militants de gauche que vous êtes devant moi aujourd'hui. Mais je pense que vous
le saurez. Est-ce que vous pouvez répondre à
la question ? Absolument pas. Mais vous savez, personne n'a besoin qu'on les appelle pour voir la réalité de l'audiovisuel public aujourd'hui.
Personne n'a besoin
d'un appel. C'est vous qui êtes en train de sourire, monsieur. Manifestement, vous êtes fiers de votre coup.
Est-ce que vous pouvez répondre à ma question, s'il vous plaît
? Je suis en train, mais vous voyez que monsieur me coupe à chaque fois que j'essaye de commencer une phrase. Donc, l'aide publique au développement. Rappelons aux gens qui nous écoutent que ça consiste à aller aider le monde entier, à donner par exemple 5 milliards d'euros à l'Afrique alors que la France est elle-même deux fois plus endettée que l'ensemble du continent africain, ce qui ne manque pas de saveur. Aller s'endetter pour aider les autres, je considère ça immoral. Tant qu'il y aura encore un seul sans-abri en France, je considérerais immoral que notre gouvernement aille aider le monde entier.
Tant qu'on aura encore des gens qui meurent en France aux urgences, qui meurent dans nos hôpitaux, tant qu'on aura un taux de pauvreté qui augmente en France, alors il sera immoral d'aller dilapider l'argent des Français à l'autre bout du monde. Donc oui, il faut supprimer l'aide au développement, il faut rendre cet argent aux Français, il faut augmenter les salaires des Français en supprimant la CSG d'activité plus 10% d'augmentation de salaire pour chaque
personne qui nous écoute. Vous n'avez pas répondu sur le PLF en préparation. Quel est le montant de l'aide au développement
? L'Agence française de développement qui octroie 4 milliards d'euros par an et l'aide publique au développement totale qui est de 14 milliards d'euros par an. D'ailleurs, précisons que le gouvernement, depuis que j'ai dévoilé le scandale de l'aide publique au développement, a déjà baissé de 2 milliards d'euros cette aide. Donc je dis à ceux qui nous écoutent,
regardez ce qu'on fait dans l'opposition. Elle baisse tous les ans
sur les dernières années cette
aide. Elle a augmenté. Dans le PLF, vous n'êtes pas très
spécialiste en matière budgétaire. Elle a augmenté tout au
long des deux
quinquennats d'Emmanuel Macron. Elle n'a baissé que depuis que j'ai dévoilé ce scandale. Vous devriez d'ailleurs mieux lire la presse puisque vous y verriez que Rémi Rioux m'accuse de ces baisses de budget. Donc moi, j'en suis très fière.
Je dis à ceux qui
nous écoutent, voyez ce qu'on arrive à faire.
Merci beaucoup. Merci à vous. Numéro 2 du parti Reconquête, le parti d'Éric Zemmour. Merci à vous. Merci Audrey. Merci à vous. Bonne journée sur France Info. Bonne journée.
Sarah Knafo