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interviewPS - Parti socialiste· 10 juillet 2026 19 min

« Les militant·e·s ont tranché en choisissant une primaire interne pour la présidentielle. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Livier Fort. Bonjour à vous. Les adhérents du PS étaient appelés à voter hier soir pour choisir la méthode qui doit permettre de désigner la future tête d'affiche du parti pour la présidentielle et ils ont voté en majorité pour une primaire réservée aux adhérents.

Ce n'était pas l'option que vous défendiez, c'était celle de vos opposants, on va dire. Vous vous défendiez une primaire ouverte à tous les sympathisants socialistes. Vous êtes une nouvelle fois mis en minorité dans votre parti.

Est-ce que vous allez finir par démissionner ? J'aime bien la façon dont vous présenter les choses qui est toujours délicate. Mais la question n'était pas hier de savoir si je démissionne ou je démissionne pas.

La question était de savoir après le 25 juin où nous avons voté un projet, j'ai fait voter un projet qui a été voté unanimement. Et bien, j'avais demandé à ce qu'on puisse trancher entre deux options. Une option que je défendais qui une option effectivement d'une primaire ouverte où tous les Français pouvaient venir participer au choix du candidat de la gauche socialiste.

Et il y avait une deuxième option qui était présentée par mes opposants internes qui était effectivement de dire on réservera ce choix au seul militant. Les militants ont tranché, ils ont préféré euh la seconde option. C'est la seconde option qui s'applique puisque désormais et bien il y a eu un vote et évidemment mon devoir de premier secrétaire après avoir appelé à ce vote et bien c'est de le respecter.

Mais donc une nouvelle fois, vous n'êtes pas suivi au sein même de votre parti, votre courant est minoritaire parce que cette semaine encore vous avez choisi de ne pas voter comme l'ensemble des autres députés. Votre courant est minoritaire. Est-ce que ça vous pousse à réfléchir à votre avenir au sein du parti ?

Mais je réfléchis surtout à l'avenir de la France. On va y revenir j'espère sur la question. La question n'est pas illégitime.

En tout cas, vous le reconnaissez. Je toutes vos questions sont forcément légitimes. Fort ce matin.

Olivier Fort Olivier Fort ce matin, est-ce que vous sentez une pression particulière ? Il y a évidemment ces questions qu'on vous pose mais elles ne viennent pas nulle part. Est-ce que vous vous sentez une pression particulière suite à ce vote où vous avez été mis en minorité ?

Non, je ne sens pas de pression particulière. Il y a un parti qui est un parti démocratique dans lequel en fait on soumet des options à des militants qui les tranchent. Et ensuite le devoir d'un premier secrétaire, c'est évidemment de faire appliquer les décisions qui sont prises.

Voilà. Point. Maintenant euh il y a forcément des regrets de ma part.

C'est-à-dire ben parce que tout simplement moi ce que je souhaite c'est que on n pas une toute toute petite primaire. Je souhaitais qu'on ait au contraire en fait une primaire large qui permette d'engager une partie du peuple français des créer une dynamique créer une forme de soulèvement comme en 2012. faire en sorte que il y ait une forme de game changer, une possibilité de dire que dans cette élection présidentielle, il y a l'irruption d'une force pour venir bousculer le jeu.

C'est pas le choix qui a été pris, j'en conviens, mais enfin euh ça ne m'empêchera pas de continuer à me battre sur mes options, sur ce que je crois et sur la nécessité, y compris de rassembler toute la gauche démocratique et écologique parce que si ça n'est pas le cas, il y aura un problème. Nous avons face à nous Marine Le Pen qui est désormais candidate. C'est une option malheureusement qui est une option que l'on croit possiblement victorieuse et donc nous devons nous battre jusqu'à la fin pour éviter le pire.

Olivier F on va continuer en parler. Vous vous évoquez donc des regrets ce matin par rapport à ce vote. Est-ce que déjà vous pouvez nous donner le vote précis ?

Quel est le rapport de force au sein du Parti socialiste ? Quelle est la part des militants qui ont souhaité donc majoritairement que ce soit une primaire fermée, comment on dit réservée aux adhérents ? Euh c'est 55 45.

Donc ce sont à peu près les équilibres du Congrès depuis que Boris Vallot a rejoint les amis de Annie Dalgo et de François Hollande et donc on avait fait 42 au Congrès, on a fait 45 cette fois-ci. Écoutez, c'est c'est la vie mais je ne me satisfais évidemment pas de ce résultat. Pour autant je le respecte parce que c'est le choix des militants et que j'ai toujours respecté ce choix.

Vous aviez dit qu'une primaire fermée, ce serait un hc clos entre militants. Ça pose la question de son utilité. Est-ce que cette primaire fermée a un sens dans cette campagne présidentielle ?

Ah bah oui. Oui. Malgré tout en fait l'acquis de la soirée d'hier, c'est que il y a désormais malgré tout un processus de primaire qui avait été jusqu'ici plutôt refusé par les uns et par les autres.

Moi, j'ai toujours défendu le fait qu'il fallait un choix démocratique qui conduise à un moment à donner une légitimité la plus forte possible au candidat ou à la candidate. Et donc, je me félicite au moins d'une chose, c'est qu'il y aura une primaire, donc un débat qui aura lieu pendant tout le mois de septembre. nous voterons en octobre et donc il y aura la possibilité d'un échange et d'affirmer des lignes, de faire en sorte qu'il y ait quelque chose qui se passe et que ce soit pas simplement à chaque fois sur la base des seuls sondages ou la base de rapport de force interne que les choses se passent.

Il faut qu'il y ait un débat, il faut que on est on sache que les Français comprennent ce que nous allons porter dans l'élection présidentielle et quelle est la place que nous entendons y occuper. Mais est-ce que vous avez un peu l'impression de vous tirer une balle dans le pied en fermant cette primaire ? Justement, ne me demandez pas. de trouver que c'est mieux de fermer que d'ouvrir.

J'étais pour une primaire totalement ouverte. Il y a une déception bien sûr parce que moi je souhaite au contraire que toutes celles et ceux qui ont envie d'un candidat ou d'une candidate socialiste ou apparentée qui se disent "J'aimerais participer à ce choix" ont le sentiment que au fond on est en train de privatiser ce choix et de l'enfermer. Donc je regrette que ce soit ce choix-là qui était opéré.

Pour autant c'est le choix des militants et donc il est respectable. Vous regrettez mais il y aura quand même une primaire. Il y aura donc des candidats.

Est-ce que vous serez candidat à cette primaire ? Ben le moment venu, vous le saurez. Ce sera quand ?

Mais je ne sais pas en fait. En tout cas, vous sor un livre en mois de septembre. En général, c'est quand on est candidat qu'on sort des livres ?

Non, j'ai déjà sorti plusieurs livres et je n'étais candidat à rien. Donc mais là, il y a une échéance qui arrive quand même. Bah, il y a une échéance qui arrive.

Je dois enfin je diraiis ce que je crois nécessaire pour le pays parce que euh nous sommes à la veille d'une échéance cruciale et encore une fois nous ne sommes pas dans les années 30 mais enfin on voit quand même progressivement les choses se dessiner avec une droite qui euh se confond de plus en plus avec l'extrême droite et une menace réelle de voir l'extrême droite l'emporter et donc donc ça c'est le discours de quelqu'un qui va se présenter. Écoutez ne cherchez pas à chaque fois à me faire dire ce que je ne dirai pas. Non, mais vous dites il y a quelque chose, il y a une menace donc ça veut dire que vous réfléchissez et vous laissez le temps de la réflexion.

Donc c'est que je dis simplement que je crois que dans un moment comme celui-là, il faut sonner le toxin. C'est vrai sur la question de l'extrême droite comme je viens de le dire. C'est vrai sur le climat et c'est la raison pour laquelle j'ai voté à la censure lundi.

C'est vrai aussi sur la question en fait démocratique. C'est vrai et vous en savez quelque chose y compris sur la pression mise aujourd'hui sur le service public d'audiovisuel. C'est vrai aussi de la question sociale avec des Français qui ont un pouvoir d'achat qui est malheureusement en Berne.

Mais tout sur toutes ces questionsl oui effectivement il faut se battre et ne pas donner le sentiment que on serait dans une forme de repli sur soi-même et dans l'entre soi à un moment où au contraire il faut ouvrir les portes et les fenêtres pour pouvoir convaincre et faire en sorte que l'inéluctable ne le soit pas. Vous vous laissez jusqu'à quand pour le dire ? Jusqu'au moemb vous êtes candidat ou pas.

En septembre c'est le rendez-vous. ce sera ce moment-là. Mais je n'ai pas donné je ne donnerai pas de date parce que j'en ai pas mais enfin je pense que à un moment il faudra bien que chacun se termine et puisque la primaire aura lieu début octobre et bien il faut que il les candidats se déclarent à un moment et disent s'ils y participent ou pas.

Vous nous expliquez à quel point euh l'enjeu de cette campagne présidentielle va être particulièrement important avec un Rassemblement national donné au-delà 35 % dans les intentions de vote. Est-ce que vous n'avez pas déjà perdu trop de temps ? Non, je pense pas que nous ayons perdu trop de temps, mais il ne faut pas en perdre beaucoup plus.

Euh la réalité, c'est que les primaires que nous avons organisé les fois précédentes ont lieu entre octobre et janvier. C'est dire que on n'est pas voilà et que les champions qui sont les champions de l'été qui Mais le parti n'était pas si divisé et si replié sur lui-même qu'il l' aujourd'hui. La question n'est pas la question du parti, c'est la question un moment d'une candidature de son lien à l'opinion publique et méfiez-vous des sondages.

Je sais bien que politique comme médiia commettent la même erreur à chaque élection présidentielle, c'est de vouloir désigner un an à l'avance celui qui va gagner. La réalité c'est que ça n'a jamais été le cas à une exception près depuis 74. Donc évidemment il y a les champions de l'été et puis vous aurez saut de l'automne et puis vous aurez à la fin une en réalité quelqu'un qui finira par l'emporter.

Mais est-ce que vous ne donnez pas raison à Jean-Luc Mélenchon qui dit "Nous, c'est carré" et qui d'ailleurs avec son meeting de lancement de campagne à Saint-en qui a été plutôt réussi a peut-être commencé déjà à incarner le vote utile à gauche. C'est lui. Mais bien sûr qu'il a réussi son entrée en campagne.

Il faudrait être fa être faudrait manquer de lucidité pour ne pas le reconnaître. Donc bien sûr qu'il a réussi l'entrée en campagne en fanfare et que il a évidemment acquis quelque chose dans le moment. Maintenant ce que je vous dis c'est que c'est pas parce que on est le champion de l'été qu'on est celui de l'automne ou celui de l'hiver et que le débat vous êtes mal parti pour être les champion de l'hiver et les champions du printemps prochain tout de même.

Ah ben c'est vrai que si nous continuons sur la même lancée, le risque c'est d'être effectivement battu largement et donc c'est la raison pour laquelle moi je vais me battre pour au contraire faire en sorte que les choses se passent différemment. Je vous l'ai dit, on a commencé par adopter le projet. Il fallait adopter une méthode.

Nous aurons en octobre et j'espère début octobre une incarnation et à partir de là nous entrerons pleinement en campagne et ferons valoir ce que nous avons à faire valoir. Mais Olivier Fort, si vous vous réfléchissez à vous présenter, c'est que vous estimez qu'aujourd'hui les Raphaël Gluxman, Philippe Brun et tous les autres candidats à gauche ne peuvent pas porter la gauche, ne peuvent pas porter vos combats. Mais je défends une ligne, la ligne que je défends depuis 8 ans, c'est une ligne de rassemblement et d'unité de la gauche démocratique et écologique.

Faire en sorte que nous puissions nous retrouver, trouver là euh la force nécessaire pour atteindre le second tour et ensuite arriver à rassembler plus largement encore pour gagner. Et donc je voilà c'est ce que je défends. Je défends des convictions.

Vous me dites vous êtes minoritaire, vous êtes ceci, vous êtes cela. Je ce que je veux pour mon pays et peut-être que c'est moi qui le défendrai, peut-être que ce sera un autre. Ça n'est pas la question.

La question c'est qu'à un moment, il faut aussi parler avec son cœur, parler avec ses tripes, parler aussi avec sa tête et essayer de dire ce qui dans le moment que nous vivons doit être défendu parce que nous vivons un moment qui est un moment très compliqué. On parle de l'éch de de l'échelon national, mais il faudrait parler de l'échelon européen, de l'échelon mondial et euh aujourd'hui euh de cette mutation du capitalisme qui euh aujourd'hui est out transcièrement euh euh autoritaire euh cherchant à renouer avec les empires, avec des géants de la terre qui n'ont jamais concentré autant de richesse entre leurs mains, n concentré autant de pouvoir entre leurs mains et donc oui, il y a des combats à mener et j'entends bien les menes Olivier Fort en deux mots pour mener ses combats, il y a aussi un un candidat qui est très bien placé dans la gauche hors France insoumise, c'est Raphaël Gluxman. Est-ce que vous pensez que avec ce mode de désignation d'un candidat, d'une primaire plus fermée, c'est des conditions auxquelles Raphaël Gluxman pourrait souscrire ?

Est-ce qu'il va finir par accepter le vote des militants socialistes ? Est-ce qu'il a d'ailleurs le choix de s'en passer selon vous ? Oh, je crois qu'il n'a pas le choix de s'en passer.

Euh et que quand on veut le soutien des socialistes, le moins que l'on puisse faire, c'est de se plier à la règle du départage démocratique. Je vois donc ce matin, vous l'invitez à participer à cette future primaire. Oui, mais de toute façon, moi je crois que on ne gagne pas une présidentielle en se cachant et que donc on doit forcément à un moment entrer dans l'arène, accepter la confrontation parce que ça n'est pas une nomination l'Élysée, c'est une élection et donc ça suppose un moment d'accepter la confrontation.

Olivier Fort, vous restez avec nous. On va poursuivre cette interview dans quelques instants. On va parler euh de la façon dont le gouvernement cherche à contrer la canicule et ses effets.

Ce sera juste après le rappel de l'info à 8h47 avec Marie Marty Rossian. Le thermomètre continue de grimper partout en France. Neuf départements passent en vigilance rouge pour canicules ce midi du morbiillant aux deux séèvres.

Des fortes températures qui doivent se poursuivre au moins jusqu'au 14 juillet selon météo France. L'association [musique] des médecins urgentistes de France demande l'annulation ou le report des compétitions sportives en extérieur afin de préserver le [musique] système de soins. Les secours toujours très mobilisés dans le sud de la France en proie au feu de forêt.

Trois nouveaux incendies sont partis hier dans les Pyrénées orientales, ce qui a nécessité notamment la fermeture temporaire de l'aéroport de Perpignan. Deux de ces feux ont pu être fixés dans la soirée. Des infrastructures pétrolières du sud de la Russie visé par des attaques de drones.

Des frappes qui ont déclenché [musique] un incendie dans une raffinerie de la région de Crassod. Moscou précise avoir détruit plus de 300 drones ukrainiens dans la nuit. Et puis qui sera le prochain adversaire des Bleus en demi-finale du mondial ?

Réponse ce soir après ce deuxè quart de finale Espagne-Bgique à 21h. Hier soir, l'équipe de France s'est qualifié pour le dernier carré de la compétition en battant le Maroc 2 à 0 de buts inscrits par Kyan Mbappé et par Ousman Dembélé. France info le 830 France info Camille Girer Benjamin Fontaine Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste et député de Saintémarne invité ce matin du 830 de France info.

L'actualité ce matin c'est ce plan inédit hors sec chaleur extrême qui a été déclenché. On écoute tout de suite Maud Brégon la porte-parole du gouvernement. Nous déclencherons le plan Horsc Chaleur Extrême qui est un dispositif nouveau.

Il sera mis en place à compté d'aujourd'hui sur tous les départements en vigilance rouge. Don et donc on va ouvrir des centres dédiés, des centres de protection, des centres de rafraîchissement dans lesquels on va pouvoir les mettre à l'abri. Voilà, des centres pour les personnes particulièrement vulnérables pour les mettre à l'abri de cette 3e vague euh de chaleur.

Votre votre réaction euh ce matin Olivier Fort à ce plan inédit. Plan inédit ? Oui, enfin plan improvisé et malheureusement c'est tout ce que vient de dire le conseil sur le climat, c'est que ce gouvernement, ces gouvernements qui l'ont précédé n'ont absolument pas anticipé ce qui se passerait alors que nous savons très bien que il y a une accélération du réchauffement climatique, que cette accélération est beaucoup plus forte en Europe et singulièrement en France où nous avons déjà dépassé ce qui aurait dû être l'objectif, en tout cas la perspective pour la fin du siècle.

Et donc nous sommes dans une situation où nous avons un gouvernement qui cherche malgré tout à communiquer sur ce qu'il ferait et qui renvoie au collectivité locale le soin d'aller chercher les personnes vulnérables, ce qui n'est pas est le moins que l'on puisse faire et je ne je ne le rejette pas évidemment. Il vaut mieux faire ça que rien. Mais admettez aussi que on est très très loin de ce qu'il aurait fallu faire depuis des années pour permettre d'arriver à une forme, pour prendre le mot à la mode, de résilience climatique.

On en est très très loin et même si aujourd'hui il y a une on continue à à faire à produire des efforts, ces efforts se ralentissent en réalité. Et vous l'avez vu dans la période récente, en fait le gouvernement a jolé le fond vert qui a diminué par trois depuis qu'il a été créé mais qui avait été créé sous Ellisabeth Born qui avait été créé en 2023 par la majorité au pouvoir. Mais comment voulez-vous que les gens comprennent qu'on se prépare à ce réchauffement climatique si le fond qui est destiné notamment à aider les collectivités locales à rénover nos écoles, à faire en sorte que nos épades soient effectivement ou climatisé ou rafraîchis et cetera, comment voulez-vous que les gens comprennent que le gouvernement a compris ce qui se passait alors même qu'il divise par trois les crédits qui sont réservés ?

La prime rénov, elle a changé à 16 reprises de critères. Comment voulez-vous que les gens aient encore envie de rénover quoi que ce soit ? Mais là, dans l'urgence, qu'est-ce qu'il peut faire de plus ce gouvernement qu'on accuse de ne pas s'être suffisamment préparé ?

Ce que je vous dis, c'est justement que on ne devrait pas se poser la question dans l'urgence. Oui, il a des urgences à gérer, bien sûr, mais enfin plus de 2000 morts sur la canicule. Effectivement, ils vont mettre des pl sec, ils vont faire des ils vont poser des rustines partout.

Regardez, bah c'est mieux que rien évidemment et mais regardez quand même ce qui se passe sur les feux de forêt où les Canadaires ne sont pas là. Pourquoi ? Parce que c'est Gabriel Atal pardon, qui avait renoncé à l'achat de nouveau canadaire.

On est dans une situation où évidemment toutes les décisions qui ont été prises dans les années qui ont précédé ont des répercussions aujourd'hui et des conséquences parfois dramatiques. Il y a le rapport annuel he du au conseil pour le climat qui est donc sorti hier. La France est épinglée, les politiques climatiques françaises restent insuffisantes.

Mais les premiers rapports du du GC, donc de ce groupe d'expert intergouvernemental qui fait des rapports régulièrement pour dire notre nécessité à nous adapter à à évoluer par rapport au réchauffement climatique, il date de 1991. C'était un gouvernement socialiste à l'époque. Est-ce que vous vous sentez vous aussi responsable de l'état d'impréparation du pays ?

Ben bien sûr que euh ça fait longtemps queon sait que le réchauffement est là, mais euh notez que pendant que nous étions au pouvoir, il y a eu la COP 21 qui a permis justement de fixer des objectifs très ambitieux qui n'ont ensuite malheureusement pas été suivis par les gouvernements. Et c'est pas de votre faute que celle des autres que celle des autres gouvernements. Moi ce que je dis c'est que l'accélération c'est maintenant et que c'est maintenant ça fait 10 ans qu'ils sont au pouvoir, ne venez pas chercher la responsabilité antérieure.

Bien sûr que nous personne n'a fait suffisamment mais évidemment qu'il faut faire mieux. Et ce que dit aussi au conseil pour le climat qui est très important, c'est que l'inaction climatique, elle coûte plus cher en réalité au pays que d'agir et d'investir pour le climat. Merci beaucoup Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste d'avoir été avec nous ce matin.

Merci beaucoup Camille. L'info continue.