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InterviewLouis Boyard· 10 septembre 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalSécurité

Louis Boyard sur France Info à propos du 10 septembre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Louis Boyard, si Sébastien Lecornu ne demande pas la confiance au Parlement, vous allez déposer une motion de censure spontanée ?

  • 0:31RelanceÉludée

    Est-ce que vous pouvez vous targuer de vouloir une autre politique alors que vous n'essayez même pas la discussion ?

  • 0:58FerméeÉludée

    Est-ce que monsieur Lecornu va mettre un impôt sur la fortune ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Si je vous paraphrase Louis Boyard, qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez qu'il y a un effort vers la gauche qui a été fait par le président de la République ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Comment est-ce possible quand il y a de l'instabilité politique et budgétaire en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Promesse
    « Louis Boyard, si Sébastien Lecornu ne demande pas la confiance au Parlement, vous allez, je crois hein, la France a soumise, déposer une motion de censure spontanée. »
  • 0:31Fait
    « Le problème euh c'est pas l'assemblée, le problème c'est pas le gouvernement. Le problème c'est un président de la République qui n'accepte pas de perdre des élections. »
  • 0:58Fait
    « Si jamais Macron voulait vraiment une autre politique, pourquoi il nommerait un copain à lui qui a mené la même politique depuis que Macron est au pouvoir ? »
  • 1:26Éléonore CaroisFait
    « Ce qu'on a vu à l'issue des élections qui ont eu lieu il y a à peine 1 an, c'est qu'il y a pas eu de majorité qui se soit dessiné à l'Assemblée nationale. »
  • 1:57Éléonore CaroisFait
    « Moi je peux comprendre que cette nomination interroge que l'on se demande ce qui va se passer après mais aujourd'hui ce qu'il faut c'est quelqu'un qui soit capable de rassembler. »
  • 2:25Fait
    « La France a annoncé qu'elle reconnaîtrait dans 2 semaines à la GNU, à l'Assemblée générale des Nations-Unies, la Palestine »
  • 4:01Éléonore CaroisFait
    « Ce qu'on a vu à l'issue des élections qui ont eu lieu il y a à peine 1 an, c'est qu'il y a pas eu de majorité qui se soit dessiné à l'Assemblée nationale. »
  • 5:36Éléonore CaroisFait
    « Moi je vois qu'il y a des personnes qui sont dans la rue et ces personnes expriment une colère. »
  • 6:03Éléonore CaroisFait
    « Cette expression spontanée de la colère, je ne pense qu'elle ne fait pas avancer notre pays. »
  • 7:07Fait
    « Sans justice, vous n'aurez pas la paix. Sans démocratie, vous n'aurez pas la paix. »
  • 7:47Fait
    « En République, c'est toujours le pouvoir qui est responsable de l'ordre public »
  • 8:19Fait
    « Je conteste le traitement médiatique qui est fait des mouvements sociaux. »
  • 8:50Fait
    « Le corps nu est responsable de la situation autant que Macron, autant que Retailloto, autant que Borne, autant que Hatal. »
  • 9:55Éléonore CaroisFait
    « Vous vous dites "Il faut trouver des compromis." Où est ce peuple qui veut Emmanuel Macron ? »
  • 11:04Éléonore CaroisFait
    « Ce sont exactement les leviers du populisme. C'est exactement ce qui fait qu'on arrive pas à s'entendre. »
  • 12:07Éléonore CaroisFait
    « Qu'est-ce que vous êtes prêt à faire pour que les Français se sentent mieux ? »
  • 14:21Fait
    « On a chacun nos rôles et on écoute tout le monde. »
  • 14:50Fait
    « Vous dites, "Vous n'avez aucune proposition pour sortir de la crise." »
  • 15:18Promesse
    « Nous pensons qu'il faut la destitution du président de la République. Puis après, il y aura une présidentielle et puis euh ce sera un moment fondateur pour la démocratie dans ce pays. »
  • 15:46Éléonore CaroisFait
    « Tout ce que vous voulez, c'est un changement pour arriver au pouvoir. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Louis Boyard, si Sébastien Lecornu ne demande pas la confiance au Parlement, vous allez, je crois hein, la France a soumise, déposer une motion de censure spontanée. Vous lui laissez même pas une chance. Euh, on va pas faire semblant. Il y a eu des élections législatives dans lequelles Macron n'a pas respecté le résultat des élections et globalement, on nomme les copains, quoi. Donc, Barnier qui est là et puis qui fait un gouvernement dans lequel il y avait les mêmes macronistes qui avaient été battu aux élections. Puis ensuite, on nomme le copain Bairou. Bon, le copain Bairou, ça n'a pas fonctionné. Alors maintenant, on va nommer le copain le cornu et en fait les gens se disent "Mais qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour que ces gens partent ?" Parce que les gens au fond,

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qu'est-ce qu'ils demandent ? Ils demandent un changement de politique. Ils demandent un changement de représentation politique. Donc nous, on va pas faire semblant. Le problème euh c'est pas l'assemblée, le problème c'est pas le gouvernement. Le problème c'est un président de la République qui n'accepte pas de perdre des élections. Alors on va déposer une motion, on a déposé une motion de destitution et on va le faire partir. Mais quand vous n'allez pas aux négociation, quand vous n'allez pas parler avec les premiers ministres, quand vous parlez de motion de censure avant même qu'il y ait une prise de parole à l'Assemblée nationale du nouveau Premier ministre par exemple, est-ce que vous pouvez vous targuer de vouloir une autre politique alors que vous n'essayez même pas la discussion ?

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Si jamais Macron voulait vraiment une autre politique, pourquoi il nommerait un copain à lui qui a mené la même politique depuis que Macron est au pouvoir ? Enfin, c'est dur de faire semblant en fait. Est-ce que monsieur Est-ce que monsieur le cornu va mettre un impôt sur la fortune ? Est-ce qu'il va laisser faire la taxe du laissz pas l'occasion d'en parler ? Ça r pas parce en fait il faut comprendre que qu'est-ce qui qu'est-ce qui fait que Macron ne veut pas nommer de nouveaux fronts populairire à Matignan ? C'est parce que nous on pose la question du partage des richesses et que quand je parlais de se nommer entre copains, il y a plein d'autres gens qui sont copains avec Macron qui sont pas premier ministre mais qui eux par contre ont apparemment une parole plus importante que celle des

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Français. Éléonor Carois, on a l'impression que c'est à chaque fois le gouvernement des copains. Si je vous paraphrase Louis Boyard, qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Moi, je trouve que c'est extrêmement réducteur et d'ailleurs insultant est pas à la hauteur du moment que nous vivons. Ce qu'on a vu à l'issue des élections qui ont eu lieu il y a à peine 1 an, c'est qu'il y a pas eu de majorité qui se soit dessiné à l'Assemblée nationale. Il y a trois blocs, on le dit, on le répète, mais j'ai l'impression que les insoumis l'ont toujours pas compris. Il nous parle du NFP comme si le NFP existait encore, comme s'il était pas en train de s'invectiver, s'insulter parfois et en fait ne pas partager du tout la même vision que les socialistes que feu leur partenaire de ces élections.

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Est-ce que vous considérez qu'il y a un effort vers la gauche qui a été fait par exemple vers les socialistes si vous puisque vous parlez d'eux par le président de la République parce que c'est pas le sentiment que ça donne sur les nominations des premiers ministres. Moi je peux comprendre que cette nomination interroge que l'on se demande ce qui va se passer après mais aujourd'hui ce qu'il faut c'est quelqu'un qui soit capable de rassembler. Or, moi ce que je sais c'est que Sébastien Lecornu qui a été ministre des armées a réussi à faire voter une loi à la quasi unanimité. Bon, les insoumis euh, ils sont toujours à part, ils sont toujours dans l'opposition de principe, mais sinon à l'Assemblée, des gens qui pensaient pas du tout la même chose se sont mis d'accord sur des

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enjeux qui sont importants. Parce que l'actualité aujourd'hui, c'est évidemment euh l'agitation, par les ALFI, l'instrumentalisation de la colère légitime des Français et tout ce que vous voulez. Mais c'est aussi ce qui se passe au Qatar, c'est aussi ce qui se passe en Russie et en Pologne. C'est aussi la nécessité que notre voix, la voix de la France porte sur le plan international. qu'on continue d'être une puissance qui a un leadership international. Comment c'est possible quand il y a de l'instabilité politique et budgétaire en France ? Pardonnez-moi, si déjà on narrive pas à régler nos problèmes ici, comment on peut avoir une voie qui porte à l'international ? Regardez ce qui s'est passé cet été, par exemple, pendant que les uns et les autres s'invectivaient, cet été, la

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France a annoncé qu'elle reconnaîtrait dans 2 semaines à la GNU, à l'Assemblée générale des Nations- Unies, la Palestine et d'autres pays l'ont suivi. Et on voit que la France a toujours ce leadership, ce leadership qu'on a depuis le général de Gaulle. La France à ce moment-là a aussi continué à travailler dans la coalition des volontaires avec l'Angleterre, avec d'autres pays pour dire aux États-Unis, on n'est pas complètement soumis à le bon vouloir des des États-Unis, ce sont nos alliés, mais nous sommes au même niveau. Cette voix-là, elle existe et ceux qui veulent l'affaiblir, ceux qui veulent affaiblir la voie de la France, c'est précisément Lfi, c'est précisément ces partis qui souhaitent voir une forme de chaos s'installer tout simplement pour essayer

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d'avoir par la rue ce qu'ils n'ont pas réussi à voir par les parce que juste un mot, vous disiez tout à l'heure qu'Emmanuel Macron avait perdu les élections. Ce n'est pas vrai. Il les a gagné. Il les a gagné deux fois. Jean-Luc Mélenchon en revanche ne cesse de se présenter à l'élection présidentielle et lui en revanche les perd et il essaie peut-être de se faire nommer président. Je ne sais pas ce qu'il essaie mais en tout cas de profiter d'un chaos pour avoir ce qu'il n'a pas par les ures. Allez-y Lou. J'aimerais répondre. Quand on parle du macronisme souvent un mot qui revient c'est méprisant et je trouve que la lecture que vous avez de la situation politique est méprisante. Qu'est-ce que vous racontez ? On a un gentil président de la République qui veut défendre les

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intérêts du pays et on a les méchants de la France insoumise. Eux tout ce qu'ils veulent, c'est le chaos parce que c'est des grands méchants. La réalité de la situation politique, c'est que quand vous parlez vous ne parlez pas du peuple, vous dites, il nous faut un premier ministre capable de rassembler, rassembler qui ? Rassembler les parlementaires. Mais on dans une démocratie, on doit rassembler le peuple. Et quand on nomme le cornu la veille de la mobilisation du 10 septembre, c'est une provocation. Et vous ne pouvez pas dire "Oui, les gens ils cherchent à obtenir par la rue. Les gens ils font des pétitions 2 millions signatures sur la loi du pont. La plus grande pétition de la 5e République, balayé d'un revers de la main. Faites des manifestations. Il y avait 3

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millions de personnes qui ont manifesté contre la réforme des retraites. 493. Et ensuite maintenant, vous dites aux Françaises et aux Français, il faut voter. Vous êtes arrivé 3è aux élections législatives. Peut-être qu'on sera pas d'accord sur l'interprétation des élections mais au moins sur une chose. Les gens ne voulaient pas de Borde, les gens ne voulaient pas de Darmanin, les gens ne voulaient pas de Bairou, les gens ne voulaient pas de le Cornu. Vous avez bloqué toutes les voies démocratiques. Et maintenant que les voix démocratiques sont bloquées, vous venez vous plaindre qu'il y a des gens qui sortent dans la rue. Ça va mettre des années à réparer ce que vous avez détruit. Ça va mettre des années à réparer la démocratie que vous souillez. Tout simp la République. Coupe, je vous

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coupe mais ça va permettre de continuer la discussion. On voit ici une image en direct. On est à Paris, on voit des forces de l'ordre. Donc à Paris, je rappelle qu'ils sont en nombre déployés sur le territoire. 80000 forces de l'ordre pour euh une jauge d'environ 100000 personnes qui seraient dans la rue et ce qu'on calculait en tout cas les renseignements avant la mobilisation et on se refera un point plus tard. On sait qu'il y a eu des points de tension à Renn notamment à Paris aussi ce matin, pas partout mais à certains moments. Et vous voyez ici que ça commence à nouveau à se tendre dans cette dans cette rue parisienne. Éléonore Carois, ce qu'on voit là ici, Bruno Rotaillot a dit tout à l'heure, c'est la faute de l'ultra gauche. Euh, ce ne sont pas les gens les

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Français qui sont dans la rue. Est-ce que vous êtes d'accord avec le ministre de l'intérieur des missionnaires ? Moi, je vois qu'il y a des personnes qui sont dans la rue et ces personnes expriment une colère. Et encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure, cette colère, elle peut être légitime, elle peut être d à toute une série de facteurs et je ne remets pas en cause ni le droit de manifester, ni le droit de s'exprimer. Donc il quand il dit c'est la faute de je vais pas vous dire que le ministre de l'intérieur se trompe ou pas. Ses propos lui appartiennent. Vous me posez la question sur ce qui ce qui est en train de se passer. Moi je vous dis, il faut entendre les Français les écouter. Mais d'un autre côté, quelles sont les revendications ? Qu'est-ce que

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l'on cherche à obtenir ? Où va ce mouvement ? C'est une forme de nébuleuse. Ce n'est pas des revendications concrètes qui sont portées, mais une forme de colère. Moi, cette expression spontanée de la colère, je ne pense qu'elle ne fait pas avancer notre pays. Je ne pense que ce n'est pas en disant bloquons tout que l'on fait progresser la vie des gens. Et moi ce qui m'intéresse, je vais vous dire, c'est véritablement que nos concitoyens aillent mieux. Et pour cela, oui, ne vous en déplace, nous devons créer des compromis, nous devons nous mettre d'accord et c'est absolument pas ce que cherche à faire euh la l'extrême gauche et la LFI en particulier. Louis Boyard, je vous donne la parole dans un instant, mais Gill, j'aimerais aussi votre analyse sur la situation nomination hier

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d'un nouveau Premier ministre. cette mobilisation aujourd'hui avec certains points de tension, il va être comptable de ce qui se passe dans la rue Sébastien Lecnu ou pas ? Non, je pense ou ce sera la France insoumise qui s'est rallé au mouvement ce sera la France qui a instrumentalisé le mouvement. Non, je ne pense pas que Louis que je ne pense pas que Sébastien Lecnu sera responsable de ce qui s'est passé, ce qui se passera dans la rue. Bruno Rotaillot peut-être parce qu'il est ministre de l'extérieur de l'intérieur en exercice et là ça s'appelle ministre de l'intérieur des missionnaires mais enfin avec la totalité de ses pouvoirs. De toute façon, c'est d'ors et déjà un mouvement très compliqué. analyser. On verra ce qui se passe sur la violence et l'ultra gauche. Je constate quand même

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un changement de discours de la gauche radicale. On se souvient que pendant les émeutes consécutive à la mort de Naë, les insoumis avaient refusé de condamner les émeutes et les violences. Mais il est vrai que avant-hier sur le plateau du 20h, Jean-Luc Mélenchon a condamné par avance toutes les violences et a demandé des manifestations non violentes. Donc bon, chacun pardon. Non, vous demandiez vous demandiez à ramener la tête de Emmanuel Macron en 2022. Qui a dit ça ? Termin pendant les pendant les émeutes après les émeutes consécutives à la mort de Naël, on avait du mal à vous faire condamner les émeutes et je viens de vous dire que Jean-Luc Mélenchon avanthier a dit qu'il souhaitait des manifestations non violentes. Je ne pense pas je ne pense pas trahir la vérité. C'est vrai qu'en

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République, c'est toujours le pouvoir qui est responsable de l'ordre public et c'est toujours le pouvoir qui est considéré comme responsable quand il n'y a pas d'ordre public. On verra ce qu'il en est ce soir. Oui. Board, quand vous voyez des images comme ça où il y a des débuts de tension, il y a aussi eu des dérapages. On a vu ce bus à Renn par exemple. Comment comment vous vous réagissez ? Moi, je je réagis en vous disant que je conteste le traitement médiatique qui est fait des mouvements sociaux. Ça a été le même pendant les gilets jaunes, ça a été les mêmes pendant les retraites, ça a été les mêmes dans les révoltes des quartiers populaires. C'est-à-dire que si jamais vous voulez vraiment raconter ce mouvement social, ne montrez pas un rang de CRS comme ça.

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Montrez-moi les salaristes, montrez-moi les enseignants. Simp je vous laisse la parole dans un instant, on va rétablir les choses. Je vous montre cette image parce qu'elle est en direct. Je ne pense pas avoir dit que la France entière était en feu et on a montré avant que vous soyez sur ce plateau d'autres mobilisations. En l'occurrence là, on parle d'un mouvement que vous avez rallé. Donc je vous demande votre avis. Et je vais et moi ce que je vais vous dire, c'est que je ne comprends pas qui a décidé que Ces CRS seraient là. C'est-à-dire Menieur Retaillot qui a été censuré euh qui a qui a d'ailleurs été censuré euh aussi quand il était sous monsieur Barnier. Et pour vous répondre à ce que vous disiez sur la révolte dans les quartiers populaires, moi je vais vous répondre

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très simplement. Sans justice, vous n'aurez pas la paix. Sans démocratie, vous n'aurez pas la paix. Le corps nu est responsable de la situation autant que Macron, autant que Retailloto, autant que Borne, autant que Hatal. Pourquoi ? Parce que la question n'est pas d'écouter les Français. C'est pas la monarchie avec le roi qui doit écouter le peuple. On doit faire voter les Français. Le pays est en train de tourner en rond. Les gens sont en train de dire qu'ils ne vivent pas de leur travail. Enfin, pardon, mais j'aimerais aussi placer un petit mot à la jeune génération. On devait pas dépasser les 1,5 degr de réchauffement climatique avant 2050. On est en 2025, on vient de les dépasser 100000 lycéens sur le carreau avec parcours sub 2500 passé. Voilà. Donc très bien. Oui, pour la

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question des ZFE, ça va concentrer absolument toute la question parce que quand vous avez des gens qui eux n'ont pas la bagnole qui leur permet d'aller au boulot mais alors par contre quand il s'agit de laisser les grands milliardaires polés là c'est pas une question qu'on va aborder. Moi ce que je vais ce que ce que je veux vous dire c'est que ce mouvement quand vous dites que vous n'arrivez pas à l'analyser je vais vous donner une analyse très simple. C'est un mouvement qui veut le départ d'Emmanuel Macron parce que l'ultra maajorité du peuple français veut le départ d'Emmanuel Macron. Tous les sondages le montrent. Sortez dans la rue, allez demander aux gens. Et et j'aimerais juste terminer sur une chose. Vous parlez, vous vous dites "Il faut trouver des compromis." Où est ce peuple

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qui veut Emmanuel Macron ? Moi, je le vois le peuple qui veut plus d'Emmanuel Macron. Où sont ces gens qui sortent dans la rue en disant "Merci monsieur le premier ministre de nommer votre copain pour la troisème fois ?" Bien sûr, nous voulons que vous continuez à tout donner au riches, les gens ils arrivent pas à vivre leur travail. Ce peuple n'existe pas. Voilà pourquoi est-ce que Macit, vous nous incitez nous les journalistes à ne pas globaliser et à ne pas faire d'une image isolée euh le le mouvement lui-même. Je vous invite à ne pas globaliser vous-même. Vous dites c'est des gens qui veulent le départ d'Emmanuel Macron. Ce mouvement est très et on est les premiers à le dire et très protéiforme, très compliqué à analyser. On a eu sur ce plateau l'autre jour une

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restauratrice qui en direct nous expliquait qu'elle faisait des ristourn pour les gens qui ne payaient pas qui ne payaient pas en carte bleue. À l'évidence, cette dame n'avait absolument aucune visée politique. Elle voulait, je vais vous dire les choses comme je l'ai ressenti, elle était embêtée parce que quand les gens payent en carte bleue, elle peut moins facilement ne pas déclarer ne pas déclarer ses revenus. Donc chacun a ses modes de revendication. Beaucoup de gens certainement sont dans la rue pour faire partir Emmanuel Macron. Je trouve que vous êtes bien définitif en expliquant que les tous les gens qui sont là euh sont là avec des visées politique pour faire partir Emmanuel Macron. Oui, un je vais vous redonner la parole dans un instant mais j'aimerais qu'on entende

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aussi Ééonore Carois sur ce qui vient d'être dit. Allez non, moi ce que j'entends c'est que Lu Boyard s'attaque aux journalistes en disant que vous avez une mauvaise analyse de la situation, se réfère à des sondages, on ne sait pas très bien lesquels et dit que tout le monde serait pour le départ du président de la République. Ce sont exactement les leviers du populisme. C'est exactement ce qui fait qu'on arrive pas à s'entendre. Moi, j'ai été élu, vous avez été élu, on est à l'Assemblée nationale. On doit construire un projet pour les Françaises et pour les Français. Tout ce que vous avez à opposer, c'est Macron démission. On vous demande des solutions, vous demandez la démission. Ce n'est pas comme ça que fonctionnent nos institutions. Nos institutions sont

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suffisamment souples pour qu'on puisse trouver des compromis. On peut la demander mais faire cette agitation permanente, faire cette interprétation permanente et agiter les colères, les attiser vraiment ça va pas aider notre pays au moment où nous avons besoin d'être fort sur la scène internationale. Faire le jeu des puissances étrangères mais qui veulent l'ingérance et la déstabilisation. Pardon mais c'est la réalité calmer du renaissance. Pardonnez-moi mais qu'est-ce que vous faites pour pour calmer les colères ? parce qu'en fait les colères elles sont là et on a l'impression au-delà de la France insoumise et de ce mouvement, les colères elles continuent, elles augmentent parfois dans certains secteurs et depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, quel pas vous avez fait

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? Qu'est-ce que vous êtes prêt à faire pour que les Français se sentent mieux et n'ai pas l'impression, comme on l'entendait tout à l'heure, d'avoir un salaire, un travail mais de ne pas réussir à vivre ? Et nous par exemple, on a fait des propositions concrètes pour que le travail paye davantage dans ce pays et je peux revenir sur toutes les propositions que notre groupe a fait. Oui, mais écoutez, ici ce qu'on voit c'est que la nouvelle du jour hier, c'est on a nommé un nouveau premier ministre, c'est Sébastien Lecornu. Moi ce qui m'intéresse en réalité dans ce qui s'est passé hier, c'est que Sébastien Lecornu, à peine nommé, a dit "Je vais réunir tous les groupes pour qu'ils puissent faire part de leurs priorités, pour qu'on puisse adopter un budget, pour qu'on puisse retrouver

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cette stabilité." Et ce que j'entends inlassablement, il va recevoir le RN la France insoumise, il va leur proposer un rendez-vous, il va proposer des des rendez-vous à tout le monde et c'est sûr que la France insoumise parce qu'elle ne l'a jamais fait, ne viendra jamais. Et ça vraiment, je trouve que pour le coup, c'est antidémocratique de même pas vouloir s'asseoir et discuter. Et juste un point, rappelez-vous le 9 juillet, au lendemain des élections législatives dans lesquelles les Français se sont exprimés massivement, démocratiquement, et bien Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour le NFP. Il a fait une sorte de je suis le premier et a demandé à ce que ce soit le programme du NFP, rien que le programme du NFP et tout le programme du NFP qui soit appliqué,

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c'est absolument incohérent avec la réalité. Vous avez passé des tout des mois à dire que vous aviez gagné. respecte leur programme. Non mais mais vous n'avez pas de majorité, vous n'aviez pas gagné les élections. Tout comme nous ne l'avons pas gagné. Et bien écoutez, nous on est là pour tendre la main et faire des compromis. Vous vous êtes là pour fermer la porte et essayer de faire partir Macron. J'ai juste une question parce que on parlait des revendications du du 10 septembre. Qui ce matin était avec les gens qui se mobilisaient le 10 septembre ? Étant donné qu'on préparait cette émission, il d'une démagogie. Non, pas du tout. Ça para quand même la mouse d'aller sur terre. Mais mais après je je vais je vais on va aller par non, j'ai la démagogie. J'ai

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un métier, je devais être sur l'antenne. Je dois être là à 6h30 pour travailler. J'ai un métier, c'est un procès injuste de dire que je ne connais pas la réalité sociale parce que je suis là. Et dire vous n'êtes pas vous n'êtes pas disposé à en parler parce que ce matin vous n'étiez pas sur les barrages me paraît totalement déplacé. Je dis je ne dis pas que vous n'êtes pas disposé à en parler. Je dis simplement que on connaît beaucoup mieux la réalité sociale d'un mouvement social quand on a été voir le mouvement social. Ça me paraît être euh ça permet d'être plus gens s'il vous plaît s'il vous plaît. On peut faire notre procès mais vous ne nous retirerez pas le fait. Non non mais moi je vous je vous le dis simplement et ensuite s'il vous plaît s'il vous plaît on va se dire

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les choses encore une fois comme tout à l'heure on va pas globaliser. Il y a des témoignages en direct ici sur ce plateau. Des reportages qui sont faits dans la rue dont tout France Télévision on a des journalistes qui sont sur le terrain. C'est pas notre cas parce qu'on prépare ces émissions. Une fois qu'on a dit ça on n pas votre rôle. On est bien d'accord mais on a chacun nos rôles et on écoute tout le monde. On vous écoute aussi donc ça serait bien qu'on puisse débattre sur le fond excellent livre de Bourdieux sur la télévision. Allez-y. Merci pour vos recommandations. Sur le fond. Vous irez ou pas vous irez ou pas rencontrer vous irez ou pas rencontrer le premier ministre s'il vous envoie une invitation ? Je je vais répondre à la question et répondre en même temps à votre question.

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Sur quelle proposition est-ce que vous faites ? Mais vousz ou pas ? Attendez, vous allez voir, je vais répondre à la question. Vous dites, "Vous n'avez aucune proposition pour sortir de la crise." Voilà la proposition que nous faisons pour sortir de la crise. Emmanuel Macron ne veut pas reconnaître le résultat des élections. Nous pensons qu'il faut la destitution du président de la République. Puis après, il y aura une présidentielle et puis euh ce sera un moment fondateur pour la démocratie dans ce pays et pour la politique. Nous, nous appelons puisque tout le monde voit que les institutions tournent en rond, nous appelons à une 6e République. Nous voulons convoquer une assemblée constituante dans laquelle les élus de la 5e République ne siègeraient pas. ce

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ne serait que des citoyennes et des citoyens qui écriraient une constitution avec des experts dans laquelle j'espère il y aura le référendum d'initiative citoyennes puis on soumettra cette constitution au peuple français et on refondra les institutions démocratiques dont tout le monde a le sentiment qu'elles tourner en rond. Dès lors, vous m'interrogez sur monsieur le cornu à quoi bon aller voir un premier ministre qui est dans la même situation que monsieur Baou, dans la même situation que monsieur Barnier qui va appliquer la politique de monsieur Macron ? Nous la seule chose que nous voulons faire c'est destituer le président de la République et passer à la 6e République. Ça me paraît être une proposition qui permet d'aller de l'avant. Avant même de

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commencer à débattre, vous avez déjà la réponse en réalité. Vous voyez comment vous êtes. Tout ce que vous voulez, c'est un changement pour arriver au pouvoir. Très bien, ça s'entend. Mais ce n'est pas ce qui servira à l'intérêt de notre pays. Et ça, pour le coup, je je peine à comprendre que vous soyez un élu de la nation et que vous ne puissiez pas le voir. Merci. Merci. Merci à tous les deux d'avoir été sur ce plateau pour débattre. Merci Gill de nous avoir accompagné.