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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 29 septembre 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Leon XIV peut-il sauver l’Europe ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:45OuverteRéponse directe

    Pour Fabienne Keller, la présence d'Emmanuel Macron était-elle naturelle ?

  • 5:26OuverteRéponse directe

    Andréa Cotarac, la présence de Macron vous semble-t-elle naturelle ?

  • 6:08OuverteRéponse directe

    Pourquoi les dirigeants européens n'étaient-ils pas présents à Metz ?

  • 11:10RelanceRéponse partielle

    Conférence pour la paix en Ukraine : dialogue avec Poutine ?

  • 12:26OuverteRéponse directe

    Que signifie la phrase du pape sur le sacrifice de certaines positions ?

  • 18:02RelanceRéponse partielle

    Fabienne Keller, comment répondez-vous à l'instrumentalisation du discours ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Fait
    « C'est justement parce que ce territoire a été marqué aux brûlures de l'histoire et que ces brûlures ont façonné la Moselle et qu'il est emblématique de ce que la volonté des hommes est capable de produire après que leur folie a largement détruit. »
  • 3:25Fait
    « Il essaie d'entrevoir assez largement la teneur du propos et en fait c'est effectivement un plaidoyer pour la paix que Léon XIV est venu délivrer à Metz en appuyant son propos sur l'exemple qu'a offert l'Europe au »
  • 10:26Fait
    « Et on voit le retour de la guerre dès le début des années 90 en ex-Yougoslavie et aujourd'hui avec un pic de boucherie en Ukraine. »
  • 11:10Chiffre
    « Je vous rappelle quand même que depuis le début de la guerre, on a 2 millions de victimes mortes ou blessées, 2 millions en Europe entre deux peuples que sont les Russes et les Ukrainiens. »
  • 13:10Fait
    « Il ne nous donne pas le détail pratique. Il nous invite à nous inspirer de ce courage inouï que rappelait Jean-Dominique Giuliani au moment de la création de l'ACK, de Robert Schumann et à le réinitialiser, enfin le réinventer aujourd'hui pour construire une paix dans le monde. »
  • 15:18Fait
    « Il est nécessaire de s'engager dans un dialogue patient, de faire preuve d'économie, courage dans la négociation et d'être prête à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix. »
  • 22:23Andréa CotaracFait
    « Dites-moi, où est aujourd'hui le dialogue à la fois entre Donald Trump qui refuse le dialogue face à l'Iran qui lui a été tendu à l'ONU ? Dites-moi, où est le dialogue entre Emmanuel Macron et aujourd'hui la guerre en Ukraine ? »
  • 23:02Andréa CotaracFait
    « Lorsque les Français votent non au traité pour une constitution européenne et qu'on leur dit si, si, les Français ont voté oui à travers le traité de Lisbonne, on peut se poser et se remettre en question en matière de démocratie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jérôme Joni. Bonjour. Et le pape Léon XIV, qui a donc achevé son voyage de 4 jours en France hier par un discours Très politique, prononcée à Metz. Discours au cours duquel il a livré un plaidoyer en faveur de l'Europe. On va en parler avec nos invités. Bonjour Fabienne Keller. Bonjour. Ravi de vous retrouver sur ce plateau. Députée européenne Renaissance. Bonjour André Merci d'être avec nous, porte-parole du Rassemblement national et de Marine Le Pen. Et bonjour Jean-Dominique Juliani, merci d'être là, président de la Fondation Robert Schumann. Le pape qui vous allez le voir fait la une de vos quotidiens régionaux ce matin, notamment du côté de chez vous, Fabienne Keller. En Alsace, l'Alsace, le pape prêche pour une Europe de la paix. Les dernières nouvelles d'Alsace à Metz.

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Le pape clame sa foi en Europe et puis l'Est républicain. Metz en communion avec le pape Léon XIV et avant d'en parler on va justement aller du côté de Metz dernière étape donc de cette visite du pape bonjour Hervé Baudiot merci beaucoup d'être avec nous responsable du service reportage région Lorraine au républicain Lorrain Hervé cette visite à Metz avait une dimension politique très importante. Le choix même de la ville de Metz avait un sens. Oui, bonjour Ariane. Alors oui, c'était à vous tous sans doute une journée historique pour Metz qui n'est pas accueilli de pâtes depuis Jean-Paul II en 1988. D'ailleurs, la ferveur que l'AVILU a manifestée a été à la hauteur de l'événement, même si l'affluence était un peu moins importante qu'escompté.

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Mais c'était effectivement surtout une Une journée très politique et c'était finalement assez attendu puisque l'intitulé du discours qu'a prononcé Léon XIV hier avait été dévoilé de longue date aux racines de l'Europe pour la paix et l'unité. Il essaie d'entrevoir assez largement la teneur du propos et en fait c'est effectivement un plaidoyer pour la paix que Léon XIV est venu délivrer à Metz en appuyant son propos sur l'exemple qu'a offert l'Europe au

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C'est évidemment pas un hasard si le disque aurait été prononcé de Piomèche, père d'élection de Robert Schumann, l'un des pères fondateurs de l'Europe politique, né au grand-duché de Luxembourg à deux pas de la Moselle qui a étudié le droit en Allemagne et qui fut donc très longtemps un élu du département à l'Assemblée nationale, notamment. Un territoire symbolique à ce titre mais pas seulement puisque la Moselle est aussi partie de ces territoires qui ont été en première ligne durant trois guerres entre 1870 et 1945 est marqué comme l'Alsace par les annexions. C'est justement parce que ce territoire a été marqué aux brûlures de l'histoire et que ces brûlures ont façonné la Moselle et qu'il est emblématique de ce que la volonté

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des hommes est capable de produire après que leur folie a largement détruit. C'est ainsi je pense qu'on peut interpréter le propos de Léon XIV hier, ce « n'ayez pas peur » qu'il a adressé au cours de son discours politique, des décennies après « n'ayez pas peur » de Jean-Paul II. Il est venu dire ici qu'il ne fallait pas avoir peur de la dire et qu'à force de travail, malgré les périls, il existe toujours une voie pour la paix. Ce message qu'il est venu porter à Metz, c'est qu'il a adressé aussi, et peut-être avant tout finalement, à nos dirigeants, les enjoignant avant tout courage politique, à sortir de la spirale, a-t-il dit, du mensonge et de la tromperie dans le domaine du dialogue international. Ce pédoyer, Léon XIV, elle avait d'ailleurs déjà initié

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un peu plus tôt dans la matinée, en lançant également un appel à poursuivre, c'est une autre dimension, le dialogue interreligieux, à former la jeunesse à la connaissance des différentes traditions, et à se tenir ensemble de l'adversité pour pour construire un monde de justice et de paix. Donc on voit effectivement une journée aux dimensions politiques, et là j'en parle plus rien à la dessin, très très marquée. – Merci Hervé, merci beaucoup d'avoir été avec nous, la lune du Républicain, le pape, apôtre de la paix à Metz. On va évidemment revenir sur ce discours, mais d'abord un mot, puisqu'il y avait une dimension politique dans cette dernière journée du pape, et notamment avec la présence d'Emmanuel Emmanuel Macron, qui est venu à Metz,

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écouter le discours le matin, mais également assister à la Metz alors qu'il avait refusé d'aller à la Concorde. Pourquoi ce revirement, Fabienne Keller ? Alors, à Metz, on est en terre concordataire que je connais bien. C'est comme à Strasbourg, en Alsace-Moselle, on est encore sous les lois napoléoniennes. Donc, il y a des relations organisées entre la République et les cultes. Et c'est vrai que le pape a souhaité rencontrer tous les représentants des des cultes. On en a vu des images soulignant l'importance de la concorde, enfin du travail ensemble dans un monde multiculturel, a-t-il dit. Le président Macron était présent au moment de son discours, il était présent à la messe.

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Pour nous c'est naturel en fait dans le Grand Est et je crois qu'il était heureux de pouvoir accompagner le souverain pontife dans l'ensemble de sa présence en France qui a été tellement rayonnante, qui a généré tellement de ferveur pour tous les français qu'ils soient catholiques ou non. Je pense que son message aussi de paix va bien au-delà des questions de culte. Il s'est beaucoup appuyé sur l'image de Robert Schumann, dont il a rappelé le parcours et la démarche. Mais il a aussi rappelé toute l'histoire de l'Europe, nous en joignant à réfléchir à l'avenir pour les femmes. Fabienne Keller, mais juste Andréa Cotarac, est-ce que pour vous, la présence d'Emmanuel Macron hier, elle était naturelle, comme le dit Fabien Keller ? Naturelle, je ne sais pas.

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C'est le libre choix du président de la République et ça ne me dérange absolument pas qu'il ait été présent pour accueillir à la fois un chef d'État mais aussi un chef religieux. Et je pense qu'au-delà de la communauté catholique de France, moi-même je ne suis pas de confession catholique, je pense que les Français ont pu être fiers. Fiers d'avoir pu accueillir le pape, fiers d'avoir été à la hauteur de l événement dans tous les domaines, à la fois la bienveillance, à chaque coin de rue de Paris il y avait une bienveillance des jambes, il y avait une profondeur spirituelle d'une part et aussi saluer l'ensemble des services de sécurité qui je dois l'avouer on fait aussi un travail extraordinaire, la France peut être fière d'avoir été à la hauteur de cet événement et je pense

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que chaque français individuellement parce qu'on a un peuple hautement politisé pourra réfléchir non pas au discours religieux mais au message politique qu'a eu le pape et je pense qu'on va en discuter. Bien sûr on va en discuter, vous étiez hier aux côtés du chef de l'État Jean-Dominique Dullany, le chef de l'État qui au moment de raccompagner le pape à l'aéroport a dit on est triste de pouvoir partir mais on est heureux que tout se soit bien passé. Un mot peut-être sur ce qui s'est passé hier matin parce qu'Emmanuel Macron souhaitait que ce soit un grand moment européen, il avait notamment invité ses homologues, les dirigeants européens et finalement ils ne sont pas venus. Est-ce que là il y a quand même un échec ? Pourquoi ça n'a pas marché ? – Écoutez, il y avait des représentants de

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plusieurs pays européens mais en réalité, c'était quand même un hommage à la France européenne. Et donc je pense que c'est une raison pour lesquelles par exemple le chancelier allemand ou d'autres n'ont pas trouvé le temps de venir. C'était quand même un moment très français, très européen. Le pape l'a dit comme ça en partant. J'étais à la cérémonie de départ et il a remercié le président et au-delà tous les Français en disant « c'est un message à la France ». Et donc j'ai été très frappé de ça. C'est un message à la France européenne, à Robert Schuman, dont on avait mis les images,

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etc., et dont on a loué le parcours européen. Et s'il y a un dirigeant européen à qui, quelle que soit la politique, on ne peut pas reprocher la tièdeur de ses sentiments européens, c'est bien Emmanuel Macron. Et il a eu droit à un entretien privé avec le pape, j'étais pas très loin, je peux vous dire, où le pape a exprimé sa satisfaction de voir que ce discours européen était tenu dans des enceintes politiques. Et c'était très émouvant de ce point de vue-là parce que là, on n'est plus dans le religieux, on est déjà dans la vie publique et donc il y n'y avait pas motif pour la plupart des chefs d'État

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et de gouvernement à venir célébrer la France européenne. Pourquoi ? La symbolique aurait été encore plus forte. C'est dommage mais si vous voulez, ça n'a choqué personne sur le moment. En tout cas à Metz où on a l'habitude, il n'y a plus de frontières. Il y avait des représentants des diocèses au-delà de la frontière de Belgique, d'Allemagne, du Luxembourg, etc. Donc franchement, non, il n'y a pas matière à en faire des histoires. Et la symbolique Robert Schumann, elle était importante hier ? Elle était importante. Elle résonne un peu avec Emmanuel Macron. Moi, je ne veux pas faire de politique. Je n'en fais pas. Mais l'engagement européen, c'est politiquement...

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Robert Schumann était élu du bassin Lorrain, n'est-ce pas ? Où le baron de Vindel possédait tout. Les journaux, la maison, etc. Et le jour où il a prononcé son discours, il est devenu un traître à la patrie pour les grands industriels de la région. Donc il a eu la presse contre lui, il a eu tous les réseaux d'influence contre lui et c'est l'opinion qu'il a plébiscité, qui a plébiscité sa démarche européenne. Et donc voilà, ça fait réfléchir, y Y compris chez nous, n'est-ce pas? J'espère que dans la campagne présidentielle, on ne va pas recommencer les vieux débats pour ou contre l'Europe. Les citoyens l'ont acheté. On peut vouloir changer l'Europe. Changeons d'abord notre pays, n'est-ce pas ? Et après, on verra ce qu'on peut faire.

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En tout cas, le message de paix est venu conforter cette démarche d'une France européenne. Ce choix de Robert Schuman, d'un hommage à Robert Schuman, vous le comprenez, Andréa Cotarec, Robert Schuman qui a été même déclaré vénérable par le pape François il y a quelques années. Tout cela vient d'être expliqué. Alors c'est la France européenne, certes, c'est surtout l'Europe de la paix dont a parlé le pape et je pense que dans les consciences de chacun dans les histoires familiales de chacun on sait que ce continent européen a créé le pire à deux reprises la première guerre mondiale qui était une boucherie sur verdun y compris sur les territoires que vous évoquiez, la Seconde Guerre mondiale qui a été d'une ampleur absolument folle.

10:26

Et on voit le retour de la guerre dès le début des années 90 en ex-Yougoslavie et aujourd'hui avec un pic de boucherie en Ukraine. C'est pour ça que ce discours de la paix résonne en chaque Français, parce que je suis convaincu que notre peuple déteste la guerre. Notre peuple souhaite le respect des frontières. Notre peuple souhaite une Europe de la paix. Et donc, pour moi, ça résonne en tant que porte-parole, y compris de Marine Le Pen, qui, dès l'agression russe en Ukraine, a demandé à ce qu'on arrête les combats par une conférence pour la paix. Le pape a également parlé de dialogue. Confortons le dialogue, n'ayons pas peur de l'autre, essayons de discuter et de régler les problèmes autour d'une table en cessant les combats

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et en cessant le sang qui aujourd'hui coule en l'Ukraine. Je vous rappelle quand même que depuis le début de la guerre, on a 2 millions de victimes mortes ou blessées, 2 millions en Europe entre deux peuples que sont les Russes et les Ukrainiens. Donc l'Europe de la paix, ça résonne. Et au-delà de Schumann, au-delà de l'Europe, la paix résonne évidemment puisqu'on a aujourd'hui un monde en ébullition. On a un détroit d'Hormuz qui est bloqué. On a le détroit de Babel Mandeb qui est instable. Il faut le dire. On a des chaînes d d'approvisionnement qui ne sont pas sécurisés, qui ne sont plus assurés. Et on a une Europe qui décline parce que le coût de l'énergie est extrêmement cher et donc on va droit vers la catastrophe.

11:49

Donc la paix, c'est à mon avis la base de tout et les Les conséquences seront heureuses pour nous si nous arrivons à atteindre ce but. – Je voudrais revenir à la journée d'hier et les 4 jours du pape en France. – Pardon sur ce qu'il vient de dire, conférence pour la paix par exemple, juste précision conférence pour la paix, pour l'Ukraine ça veut dire quoi ? On dialogue avec Vladimir Poutine ? Mais la diplomatie est faite pour discuter avec des gens qu'on n'aime pas et je pense qu'il ne faut pas simplement des pays européens, il faut ajouter aussi la Turquie qui a un rôle important, il faut ajouter d'autres pays mais l'objectif principal c'est la paix. Alors vous pouvez toujours parler du planning des 4 jours mais là j'essaye un petit peu de parler du message du pape

12:26

et je pense que c'est ça la profondeur Vous m'avez coupé, je ne suis pas arrivée. Je vous en prie. Allez au bout de ma Je voudrais dire que le pape nous invite à prendre du recul, il a parlé de cette Europe millénaire qui souvent a connu des guerres fratricides. Il a parlé de Robert Schuman à plusieurs reprises hier, y faisant référence. Il a souligné cette phrase de Schumann, l'importance des petits pas, créant une solidarité de fait. C'est là-dessus que s'appuie la possibilité d'un dialogue entre les peuples. C'est aussi parce qu'on vit ensemble, on partage des choses, on se respecte. A plusieurs reprises, il a souligné l'importance du respect de la diversité. Il a souligné combien le modèle européen, dans le monde d'aujourd'hui,

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beaucoup plus multi-culturel, pouvait être renouvelé pour construire les possibilités d'un dialogue qui amenait à la paix. Donc il nous invite à... Il ne nous donne pas le détail pratique. Il nous invite à nous inspirer de ce courage inouï que rappelait Jean-Dominique Giuliani au moment de la création de l'ACK, de Robert Schumann et à le réinitialiser, enfin le réinventer aujourd'hui pour construire une paix dans le monde. Mais il avait évoqué notamment à l'Elysée, le problème des empires qui veulent gagner par agression. Donc il est aussi réaliste dans la réalité extrêmement violente du monde d'aujourd'hui.

13:53

Mais il nous donne une forme de responsabilité très lourde, qui est d'être en capacité de construire la paix dans le dialogue et le respect mutuel. C'est quand même unique. C'est bien ce que l'Europe porte. Et si je peux me permettre, c'est ce que le Canada nous a transmis comme signal quand ils ont souhaité s'appuyer sur nous pour pouvoir maintenir leur modèle démocratique. Donc je crois que loin Il ne faut pas vouloir l'amener à commenter les événements récents. Il faut voir, et je pense qu'on va lire et relire ces textes. Ils nous appellent à nous inspirer de l — Et on va l'écouter. On va écouter un extrait de son discours d'hier, justement sur cette question de la guerre et de la paix.

14:36

— Aujourd'hui, malheureusement, la guerre a refait surface, Même en Europe, un nouveau massacre inutile qui fait chaque jour d'énumérables victimes civiles. Et aujourd'hui encore comme en 1950, les paroles contenues dans la déclaration Schumann restent d'actualité. La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. Il est nécessaire de s'engager dans un dialogue patient,

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de faire preuve d'économie, courage dans la négociation et d'être prête à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix. Comment on comprend cette phrase, et notamment la dernière phrase, Jean-Dominique Giuliani Quand il dit prêt à sacrifier certaines positions, ça n'a rien à voir avec l'Ukraine, parce que plus loin dans le discours, il dit aussi qu'il faut résister aux empires. Et donc il incite l'Europe à être promotrice de paix. Personne n'aime la guerre, n'est-ce pas ? Aucun peuple n'aime la guerre, sauf peut-être les dictatures ou les dictateurs. Et donc il incite aussi à résister aux dictateurs.

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Et donc je rapproche ça de Benoît XVI, qui lui avait été engagé de force dans la Wehrmacht, et qui a expliqué qu'il y a un moment où le chrétien doit résister. Si je peux me permettre un petit amendement par rapport à ce que vous avez dit, le pape c'est le contraire de la frontière, c'est le contraire du repli sur soi, son message européen, c'est l'accueil des réfugiés, il est Il était à Lampedusa pendant que le président américain, si bizarre, faisait ses six magrets habituels. Il l'a redit hier, c'est le contraire de la frontière l'europe

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c'est de l'accueil c'est un message d'avenir et ce n'est pas du tout un message du passé ou un message de repudie et ça c'est très important non simplement vous pouvez pas dire il faut résister aux empires aux agressions je pense à poutine en ukraine je pense à donald trump en iran qui a manifestement violé la souveraineté violer la frontière violer la la paix qui existait, et dire que la frontière n'existait pas. Non, la frontière, c'est justement le thermomètre qui permet de voir si un empire agresse ou pas. Ça, c'est le premier point. Et deuxième point, si on n'a pas compris dans ce discours que le pape parlait de la guerre actuelle, et non pas de la communauté européenne du charbon et de l'acier, qui elles aussi parlaient de la paix,

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puisque le charbon et l'acier sont les deux matières premières pour faire la paix. Si vous n'avez pas compris qu'il parlait de l'Europe, si vous n'avez pas compris qu'il parlait justement de nombreuses victimes dont il parle également. Si vous n'avez pas compris quand il explique que la guerre ressurgit en Europe et que ça ne correspond pas à l'Ukraine, je pense que vous n'avez pas compris, on va dire les frontières pour le du discours du pape. Par ailleurs, et si je peux me permettre, simplement, moi, je réfléchis au discours du pape, mais nous ne sommes pas dans une théocratie. C'est-à-dire que quand il parle de paix, je me reconnais à 100 % et ça ça m'invite à réfléchir à la fois sur moi-même, sur ce que je peux dire, sur les idées qu'on peut porter.

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Mais de la même manière, on peut avoir des désaccords. Et en matière de migrants et d'humanisme, pour moi, l'humanisme, c'est justement de permettre aux personnes dites migrantes de vivre dignement au sein de leur pays, au sein de leur famille. Et d'ailleurs, Médecins sans frontières l'expliquent eux-mêmes dans un appel. On ne veut pas vider l'Afrique des médecins. Un médecin malien est plus utile au Mali qu'en France. Donc vous voyez, l'humanisme peut être aussi interprété de différentes manières. – Fabienne Keller pour répondre sur la partie sur la guerre. – Moi je vous propose d'être plus humble et je pense que ce discours est tellement riche et tellement précis dans ces mots qu'il ne faut pas l'instrumentaliser comme vous venez de le faire. Je suis l'interprète, je n'ai pas le droit.

18:45

Monsieur Guigliani vient d'expliquer, de rapprocher ces mots sur les morts, même aux frontières de l'Europe,

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mission qu'il confie à l'europe et sur la question des frontières il a souligné à un moments combien schumann vous l'avez rappelé qui a été né au luxembourg qui a vécu en allemagne depuis qu'il a été député très longtemps français, ministre, comme Alcide de Gasperi, un autre grand Européen italien qui était né aussi dans une zone frontalière. Comment ce vécu frontalier les avait conduits à cette idée de se respecter et de partager, à l'époque le charbon et l'acier, éléments centraux de la reconstruction, qui a donné naissance à la communauté puis à l'Union européenne.

19:44

il faut être prêt à sacrifier certaines positions comme Jean-Dominique Dullany vous ne l'avez pas compris il parle de l'Ukraine Pas forcément, non parce que c'est instrumentalisé un discours là où il parle il n'est Cepap, il est autorité pour le monde entier. Des conflits dans le monde, il y en a... Ça ne l'empêche pas de s'exprimer sur les conflits dans le monde. ...territoires et donc sa phrase s'appliquait plus largement à l'ensemble des conflits qui qui existent sur le continent africain, sur le continent sud-américain. Il y en a beaucoup dans le monde. Donc ce n'était pas spécifique à l'Ukraine pour vous ? Non, et il faut le rapprocher de cette demande de résister aux empires et aux dictature qu'il a évoquée par ailleurs, soulignant l'importance de notre démocratie,

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à d'autres moments de son discours. Sur combattre le mensonge et la tromperie. Exactement. Et l'importance de la capacité de dialogue et de respect de l'autre. Donc je pense qu'il faut lier l'ensemble de ces éléments, mais il n'a pas, en veille le chant des responsables politiques, il a donné des guides appelant au dialogue à la responsabilité à l l'image de Schumann à l'époque, pour avoir le meilleur en fait de chaque parti. Dans l'Union européenne, nous sommes en dialogue, en respect. Il a évoqué plusieurs fois l'état de droit, c'est-à-dire l l'indépendance de la justice, de la presse, cet état de droit qui n'existe plus à l'exception de l'Union européenne, du Canada et de quelques autres

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territoires comme l'Australie, qui n'existe plus dans le monde, qui n'existe pas du tout en Russie. Donc on est bien dans un respect des fondamentaux de l'Union européenne, je pense en particulier à la Convention européenne des droits de l'homme qu'il a citée explicitement à l'Élysée. Andréa Cotarac, je voudrais vous faire agir à la phrase d'Emmanuel Macron. Hier, l'Europe doit retrouver le courage de ses fondateurs, le courage pour ne pas céder au repli à la haine de l'autre, au retour des nationalismes qui divisent. Non mais je crois que l'Europe qui se replie, c'est l'Europe d'Emmanuel Macron. Oh non ! Si je peux, Madame, excusez-moi, je vous coupe pas la parole. Non mais allez-y, c'est un débat en réel. Vous avez expliqué qu'il ne fallait pas défoncer

21:52

le discours du pape ou se manipuler, etc. et d'être précis. Vous n'avez pas été capable de placer le détroit d'Ormo sur une carte, madame. Donc si vous voulez, en termes de précision, je pourrais également vous attaquer de la sorte. Je ne le fais pas. L'injure est votre levier pour répondre à la question posée. Justement, je ne le fais pas. Donc sur le retour des

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d'aller chercher la paix. Dites-moi, où est aujourd'hui le dialogue à la fois entre Donald Trump qui refuse le dialogue face à l'Iran qui lui a été tendu à l'ONU ? Dites-moi, où est le dialogue entre Emmanuel Macron et aujourd'hui la guerre en Ukraine ? Où est le dialogue ? Il faut avoir le courage du dialogue. Et moi, je vais vous dire une chose. Il faut pouvoir se remettre en question. On fait tous des erreurs. Et quand Mme Keller dit à l'instant « L'Union européenne, c'est la démocratie et les dictatures n'en ont pas », je pense – Je pense qu'il faut être plus humble. – L'état de droit, l'état de droit. – Vous avez dit démocratie. – C'était après, c'était après. – La démocratie, ça doit aussi faire réfléchir certains responsables de l'Union européenne.

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Lorsque les Français votent non au traité pour une constitution européenne et qu'on leur dit si, si, les Français ont voté oui à travers le traité de Lisbonne, on peut se poser et se remettre en question en matière de démocratie. On peut se poser des questions en matière de transparence. On sait les affaires de Mme Van der Leyen avec les vaccins et les commandes de vaccins. On peut se poser la question de la démocratie sur le Mercosur quand l'Assemblée nationale vote contre le Mercosur qui noie nos agriculteurs à la quasi-unanimité, quand le Parlement européen vote contre et suspend le Mercosur et que Mme von der Leyen dit « si, on va l'appliquer en force », on peut éventuellement, Mme Keller, dans votre bord, se remettre en question sur qu'est-ce que c'est

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que respecter les peuples, qu'est-ce que c'est que la démocratie, qu'est-ce que c'est que la transparence. Je pense que vous devriez vous inspirer du pape plutôt que d'attaquer les autres de manière gratuite. Vous vous inspirez de la Russie, on vient de voir Andrea Cotard. Le ton est quand même, je trouve qu'il y a une agressivité. Encore une fois c'est un débat, elle vous répond, il n'y a aucun problème. de vos positions. Allez-y, Fabien Pellac.

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La Russie vient de connaître des élections. C'est votre modèle. Le groupe auquel appartiennent vos députés européens soutiennent la Russie, en complicité avec le pape.

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Monsieur Orban, ils viennent de nous donner... C'est incroyable ce qui s'est passé vous avez vu une élection totalement contrôlée, comme d'ailleurs ils sont réguliers. Mais qui a validé cette élection madame ? Vous dites n'importe quoi. Non mais je ne peux pas débattre sur la base de mensonges. Jamais la Russie n'a été comme modèle. Jamais on a validé ces élections. De quoi vous parlez madame – Laissez-la aller jusqu'au bout, vous lui répondrez et après on va se réagir Jean-Dominique Duleyn. – Nous venons de vivre une élection en Russie, nous voyons la « démocratie » pratiquée par M. Poutine, une élection contrôlées. D'ailleurs, la Russie ne se gêne pas d'essayer de contrôler d'autres élections en Europe, récemment encore en Moldavie et dans d'autres pays.

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Nos collègues européens nous en parlent beaucoup mais franchement nous revenons de Metz, de Paris avec un pape qui nous renvoie à des responsabilités historiques. L'Union européenne est à la croisée des chemins. Beaucoup de pays, grands pays européens ont des élections l'année prochaine. La Pologne, l'Espagne, l'Italie, la France. Ils nous demandent de réfléchir à l'avenir de l'Europe dans une réalité qui a changé, mais de trouver l'inspiration dans le parcours et les choix tellement fondateurs de Robert Schumann, qui était très isolé, comme Jean-Dominique Gugliani l'a rappelé tout à l'heure. Il nous a rappelé la force aussi culturelle, l'intellectuel,

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depuis plus d'un millénaire de cette Europe qui s'est progressivement constituée du point de vue artistique, géographique, mais aussi par les conflits. Et il nous propose de réfléchir à comment rester ce modèle dans le monde, par le dialogue, par le respect des droits de l'homme, par puisant dans notre histoire aussi la force de faire face aux nouveaux défis. Et il prend des positions très claires, par exemple sur l'intelligence artificielle, où il nous trace d'ailleurs la voie. L'Europe y travaille déjà à contrôler cette nouvelle technique scientifique, mais il nous invite à aller plus loin. Donc il nous pose aussi des exigences très respectueuses des êtres humains enfin sur la migration il nous invite à respecter chacun chacun dans son humanité

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et ça c'est quelque chose de très fort et qui renvoie aussi à son engagement de pape des chrétiens et des catholiques ? Je suis peut-être moins politique, mais moi j'ai compris l'appel au dialogue et aux compromis, pas à l'égard de la Russie. Je pense que c'est l'appel au dialogue au sein de l'Union européenne, apprendre à faire des compromis en Europe. Et là, ça revient... C'est difficile, n'est-ce pas ? Et quand ils citent l'Europe comme exemple dans

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que vous évoquiez le discours d'Emmanuel Macron, qui était tout à fait remarquable sur le nationalisme. Ça me rappelle cette phrase de Romain Garry dont j'aimerais que nos candidats à la présidentielle s'inspirent Tous. Le patriotisme, c'est l'amour de son pays. Le nationalisme, c'est la haine de celui des autres. Et donc si on a des discours de repli, des discours nationalistes, eh bien on n'est pas fiers d'être européens, et le message du pape c'était soyez fiers d'être européen. Et l'Europe avait besoin de ça ? Mais bien sûr, mais bien sûr, regardez, aujourd'hui... Vous avez besoin de ce message du pape ? Moi je suis, je ne suis pas un politique, mais quand je me tourne aujourd'hui, je vois des grèves, des pompiers, des machins, des trucs.

27:51

Tout le monde se replie sur son petit truc sans regarder ce qui se passe dans le monde, les morts, sans regarder le message intellectuel spirituel aussi. Pourquoi on a eu un pape avec une visite aussi extraordinaire ? Parce que pour une fois, il parlait d'ailleurs, pas de la sphère politique, avec un contenu qui nous élève et donc je pense que c'est un message pour nous tous merci merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat merci à tous de nous avoir suivi très bonne journée on se retrouve demain