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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 10 juin 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Fast fashion : le Sénat condamne la culture du jetable

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:04FerméeRéponse directe

    Bonjour Sylvie Valente-Lehir. Est-ce que vous avez déjà commandé sur Chine ?

  • 1:12FerméeRéponse directe

    Jamais ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous choque sur le site internet Chine ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Et au-delà de ce marketing, il y a aussi ce que cela implique en termes de dégâts écologiques, en termes d'acheminement et peut-être de perte d'emploi. C'est tout un système que vous dénoncez ?

  • 3:33FerméeRéponse partielle

    Quelles sont les marques visées ?

  • 4:11RelanceRéponse directe

    Des associations dénoncent une loi trop clémente vis-à-vis d'autres acteurs de la fast fashion traditionnelle. Que leur répondez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40PrésentateurChiffre
    « Chine, c'est l'enseigne de mode où les français ont dépensé le plus en 2024. Entre 2023 et 2024, les ventes ont progressé de 58% en France. »
  • 2:51Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes envahis de petits colis, 600 porteurs par nuit. »
  • 7:06Invité politiqueChiffre
    « Lorsque Shine, par jour, propose 10 000 références, en France, les sites tels que Zara ou H&M sont à 50 ou 100 références. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « J'ai reçu Schein, l'ensemble des acteurs. »
  • 12:43Invité politiqueChiffre
    « Nous avons inscrit dans ce projet, cette proposition de loi, le fait qu'il soit sanctionné à hauteur de 100 000 euros. »

Temps de parole

  • Sylvie Valente Le Hir71 %
  • Présentateur29 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Ce sont des millions de petits colis qui arrivent chaque jour depuis la Chine, souvent par avion. Ils déferlent sur le marché français. Nous allons parler de la fast fashion ou mode ultra rapide avec notre invité. Hier, le Sénat a voté une loi sanctionnant ses sites internet permettant donc l'envoi de petits colis à des prix défiant toute concurrence. Chine en particulier ou Chine qui a explosé en France à la faveur des confinements successifs. Chine, c'est l'enseigne de mode où les français ont dépensé le plus en 2024.

Entre 2023 et 2024, les ventes ont progressé de 58% en France. Ce qui n'est évidemment pas sans poser de nombreuses questions éthiques en écho peut-être à la culture du jetable sans cesse dénoncée notamment par le pape François. Pour en parler, je reçois ce matin la sénatrice rapporteure du texte. Bonjour Sylvie Valente-Lehir. Bonjour. Pardon, j'ai écorché votre prénom. Sylvie Valente-Lehir, vous êtes sénatrice apparentée LR de l'Oise. Est-ce que vous avez déjà commandé sur Chine ? Non. Jamais ?

1:13
Sylvie Valente Le Hir

Non, non. Ma fille, par contre, l'a fait il y a fort longtemps et en fait, elle ne savait pas tout simplement. Et lorsque je m'en suis rendue compte, on en a parlé ensemble et puis voilà.

1:24
Présentateur

Parce que, évidemment, vous dénoncez largement ce site. Qu'est-ce qui vous choque sur le site internet Chine ?

1:31
Sylvie Valente Le Hir

C'est cette façon de nous conduire à cet acte d'achat compulsif, ces publicités vraiment très impactantes, très fortes, qui nous poussent à la consommation avec ces promotions. Donc, c'est très violent. Je pense que l'ensemble des... Il y a la violence dans Chine ? Je pense que la manière dont on est amené à commander quand on est sur ce site avec des pop-up, des... Vraiment, on est incité à consommer dans l'urgence, rapidement. C'est très, très bien fait. Ils ont vraiment un système particulièrement adapté pour susciter l'envie sans avoir forcément le besoin.

2:19
Présentateur

Et au-delà de ce marketing qui est promu par la plateforme internet, il y a aussi ce que cela implique en termes de dégâts écologiques, en termes d'acheminement et peut-être de perte d'emploi. C'est tout un système, donc, que vous dénoncez ?

2:31
Sylvie Valente Le Hir

Tout à fait. On est aujourd'hui vraiment sur un système qu'il faut dénoncer. Et hier, nous avons cadré les choses de façon à bien distinguer cette mode ultra-express qui nous envahit par les géants chinois, que sont Chine et Temu, notamment. Nous sommes envahis de petits colis, 600 porteurs par nuit.

3:01
Présentateur

Donc, 600 Boeing ou 600 Airbus.

3:03
Sylvie Valente Le Hir

Exactement. Et donc, plus de 20% des colis de La Poste. Et pour des produits qui sont sans aucun contrôle, sans aucune norme, et qui sont des produits jetables. Clairement, je pense qu'aujourd'hui, on a besoin d'informer nos consommateurs. Non pas de les culpabiliser en aucune manière. Je pense qu'il est nécessaire d'informer les consommateurs sur les dangers. Et ils sont multiples à commander sur ces sites. Quelles sont les marques visées ? Les marques, donc, ce sont vraiment ces... Ces deux-là ? Ces deux-là.

Aujourd'hui, ce qui a été voté hier, c'est de vraiment faire la distinction entre cette ultra-marche, mode express et la mode express qui est européenne, si je puis dire, qui est installée dans nos territoires et qui est représentée par ces magasins qui sont encore présents. Ces magasins qui sont l'attractivité de nos territoires, qui sont l'attractivité de nos centres-villes, de nos centres commerciaux et qui permettent à d'autres magasins de survivre.

4:11
Présentateur

Ça, c'est intéressant parce qu'il y a polémiques ou en tout cas controverses, puisque des associations comme Emmaüs ou les Amis de la Terre dénoncent une loi votée hier par le Sénat qui serait trop clémente vis-à-vis d'autres acteurs de la fast fashion traditionnelle. Je pense à H&M, par exemple. Que leur répondez-vous ?

4:27
Sylvie Valente Le Hir

Je leur réponds que ces marques qui sont encore présentes sur nos territoires, encore une fois, permettent un dynamisme dans nos centres-villes, nos centres-bourgs, nos centres commerciaux. On a vu la catastrophe et on la voit. Elle est encore en train de continuer. Tous ces magasins qui ferment, notamment Camailleux, près de 3000 emplois qui ont disparu. Des surfaces commerciales qui sont vides et pas encore remplies et qui peinent à nouveau à se remplir. Autour, c'est tout un microcosme de petits commerçants qui survivent avec difficulté et qui s'en inquiètent. On voit aujourd'hui Jennifer qui ferme. Ce sont encore une fois des magasins, des salariés. On annonce naf-naf. Moi, je le vois.

J'habite en province et je vois ce magasin naf-naf dans la ville de Compiègne qui est un bel emplacement dans une zone piétonne. Et je voyais samedi des jeunes, des moins jeunes qui vont dans ce magasin. Ça me fait beaucoup de peine et je me dis si ce magasin ferme, qu'est-ce que je vais avoir à la place ?

5:32
Présentateur

Et donc, dans cette proposition de loi, vous vouliez attaquer les sites internet qui ne créaient pas d'emplois en France, mais vous ne vouliez pas attaquer plus globalement le système de la fast fashion qui risquerait de détruire des emplois français.

5:44
Sylvie Valente Le Hir

Les emplois français et européens, je ne veux pas les toucher. Effectivement, je veux les préserver. Je veux les préserver pour une raison très simple. Encore une fois, je fais partie de la commission aménagement du territoire et du développement durable. Donc, il y a cette partie aménagement du territoire qui est importante et à considérer. Si on attaque également de la même manière ces enseignes, nous les perdrons. Nous le savons. Aujourd'hui, elles sont en danger. Elles sont fragilisées. Et si nous les perdons, elle sera où l'alternative ? Elle sera uniquement de passer par des sites internet et il ne restera plus que ces géants chinois. Et c'est ça ma crainte.

Parce qu'aujourd'hui, on a besoin de restructurer, bien évidemment, nos marques françaises, de les aider, nos marques européennes et notre fabriquée en France. Mais on sait que c'est encore difficile. Il va y avoir un travail à faire. Donc, si on perd tout, tout de suite, c'est un vrai danger. Que dit la loi ? Comment vous attaquez-vous à Shine et Temu ? Donc, nous avons pris la décision de se servir du nombre de références par jour. Aujourd'hui, c'est assez aisé de le faire et ça sera fait par décret. Le gouvernement pourra être plus réactif. Le fait de choisir de partir par décret, ça nous permettra d'être efficace rapidement.

Pour vous donner une échelle de valeur, lorsque Shine, par jour, propose 10 000 références, en France, les sites tels que Zara ou H&M sont à 50 ou 100 références.

7:20
Présentateur

Ce qui est quand même déjà énorme. Même 50 ou 100 références nouvelles chaque jour, c'est énorme.

7:24
Sylvie Valente Le Hir

Mais on est sur une échelle de 100 fois plus. 100 fois plus. Et là, on n'est plus du tout sur les mêmes échelles. Donc, c'est pour cette raison qu'on les cible de cette manière.

7:37
Présentateur

Quelles sont les autres mesures de la loi ?

7:38
Sylvie Valente Le Hir

Les autres mesures, donc, l'interdiction de la publicité, c'était une mesure qui a été remise lors de nos débats dans l'hémicycle. Cette mesure, elle était, je dirais, controversée dans le sens où la Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable n'avait pas choisi cette option, plutôt de s'appuyer sur l'option de la loi contre les influenceurs. Et cette loi nous permettait, et donc on l'a préservée, donc les influenceurs ne pourront plus faire de publicité. Mais nous avons également rétabli l'interdiction générale de la publicité.

Et c'est vrai que c'est le point qui est un petit peu moins sûr, dans le sens où ça peut être retoqué ou en Commission européenne, ou parce que c'est anticonstitutionnel.

8:33
Présentateur

Sylvie Valence-Levire, il y a quelque chose qui peut paraître étonnant pour les auditeurs, c'est que cette loi était il y a un an à l'Assemblée, elle arrive tout juste au Sénat, elle va maintenant passer en commission mixte paritaire, il faudra attendre sans doute les prochains mois, sans doute la rentrée. Pourquoi c'est si long, sachant que, je reprends vos mots, vous souhaitez être efficace rapidement.

8:53
Sylvie Valente Le Hir

Oui, bien sûr. Le Sénat, malheureusement, cette loi devait passer, lorsqu'elle a été votée l'année dernière, tout de suite notre commission au Sénat s'en est emparée, j'ai été nommée rapporteure un mois après, j'avais commencé mes auditions, et normalement le calendrier, c'était juillet pour la présentation l'année dernière. Comme vous le savez, il y a eu une dissolution, donc sans gouvernement, il était impossible de pouvoir présenter cette loi. Donc nous sommes arrivés à la rentrée. A la rentrée, nous avons eu enfin un gouvernement, avec l'urgence à ce moment-là de présenter un budget. Puis nous avons eu une censure. Donc on a vraiment subi...

9:36
Présentateur

Donc le Sénat subit les mésaventures de l'Assemblée ?

9:39
Sylvie Valente Le Hir

Mais bien évidemment, enfin non, du gouvernement. Donc effectivement, ça a bien retardé les choses. Ensuite, il est vrai que nous avons senti que le gouvernement ne considérait pas que c'était une priorité. Et dès l'automne, nous avons relancé, avec l'aide de mon président de commission, Jean-François Langeau, le président Larcher également s'est emparé du dossier. Et nous avons fait en sorte que ça puisse être remis à l'ordre du jour.

10:12
Présentateur

Vous pensez que le gouvernement n'était pas très pressé, parce que Christophe Castaner, ancien ministre de l'Intérieur, est aussi aujourd'hui le VRP de Schein ?

10:19
Sylvie Valente Le Hir

Je ne peux pas répondre à cette question. J'en ai aucune preuve. Je n'en sais rien. Tout ce que j'ai pu constater, c'est qu'effectivement, ça a mis du temps. Mais nous avons eu vraiment une démarche toute particulière. Et je tiens à le souligner de la part du président Langeau. C'était de l'inscrire, malgré le fait que le gouvernement n'avait donné aucune date. Nous avons continué d'étudier le texte.

10:46
Présentateur

Vous avez souhaité continuer ce texte. Je reviens juste sur Christophe Castaner, parce que ça aussi, ça a pu troubler. Schein a recruté en France d'importants lobbyistes, en particulier l'ancien locataire de la place Beauvau. Quelle action avez-vous pu observer pendant l'étude de ce projet de loi de la part de ces personnalités ? Est-ce que vous avez eu l'impression de ressentir certaines pressions de la part de certains lobbyistes ?

11:07
Sylvie Valente Le Hir

Je pense qu'à mon niveau, en tant que rapporteur, j'ai mené le même travail qu'à l'Assemblée. C'est-à-dire que j'ai reçu l'ensemble des acteurs des filières textiles, de la même manière qu'à l'Assemblée. J'ai reçu Schein, l'ensemble des acteurs. De mon côté, je n'ai subi aucune pression. Par contre, je sais très bien, et on en a entendu parler, que l'ensemble des députés, de mes collègues, mais également sénateurs, ont eu des messages, des appels téléphoniques. Donc, on a senti une pression, bien sûr. Moi, à mon niveau, pas du tout.

11:49
Présentateur

Vous parliez des influenceurs tout à l'heure, Sylvie Valente-Levire. C'est intéressant, ces influenceurs, parce que c'est la base du marketing aussi de Schein, qui s'appuie sur des réseaux d'influenceurs pour promouvoir ces produits. Les influenceurs, en ce moment, sont auditionnés à l'Assemblée, et ces auditions sont troublées. On a vu hier, à l'Assemblée, un influenceur qui a quitté l'audition, qui était en visioconférence, qui a quitté la visioconférence. Quel regard portez-vous sur ce monde des influenceurs ? Et pourrait-il y avoir, au Sénat, comme il y a en ce moment à l'Assemblée, une commission sur ces influenceurs ?

12:21
Sylvie Valente Le Hir

Moi, de ce côté-là, je ne peux pas vous donner particulièrement d'avis. Je pense qu'il y a vraiment du travail à faire de ce côté-là. Maintenant, quelle sera la position du Sénat ? Je n'en sais rien. Toujours est-il que je me suis appuyé sur la loi dite influenceur, comme je vous le disais tout à l'heure, pour leur interdire la publicité. Et vraiment, je pense que ça, c'est important. Et en plus, nous avons inscrit dans ce projet, cette proposition de loi, le fait qu'il soit sanctionné à hauteur de 100 000 euros, ce qui est quand même assez important.

12:56
Présentateur

Dernière question, et après, on passera à un tout autre sujet. J'aimerais bien évoquer avec vous l'interdiction des sites pornographiques, et notamment de certains qui ont fermé boutique la semaine dernière. Mais avant cela, évoquez avec vous l'éthique de la responsabilité. Est-ce que c'est à la loi, est-ce que c'est au Sénat, de prendre la part, quelque part, du consommateur et de sa responsabilité propre lorsqu'il s'agit de consommer des produits ? Si un consommateur a envie de payer moins cher, mais pas local, est-ce que ce n'est pas son droit ?

13:24
Sylvie Valente Le Hir

Ah mais tout à fait, et il est hors de question d'avoir une attitude dévalorisante par rapport au consommateur, ce qui est important aujourd'hui. Justement, tous ces débats sont importants. Pourquoi ? Parce que je pense que la plupart des consommateurs qui allaient sur ces sites n'étaient pas forcément informés. Ils achetaient un prix.

13:44
Présentateur

Ils ne s'en rendaient pas compte.

13:45
Sylvie Valente Le Hir

Je pense vraiment. Aujourd'hui, il est important de leur donner l'information. Et c'est ce qu'il y aura, puisqu'il y aura également un message sur ces sites d'information. Et je pense qu'on doit être un consommateur averti, mais on ne doit pas être là pour punir ou stigmatiser un consommateur. Je pense qu'aujourd'hui, reprocher à cette loi de défavoriser les gens les plus modestes, ce n'est pas vrai. C'est avoir du mépris pour eux. Parce que ça veut dire quoi de dire cela ?

Ça veut dire que ces gens-là seraient condamnés à ne consommer que des produits de mauvaise qualité, voire jetables, puisqu'on sait très bien qu'au bout d'une, deux utilisations, ils sont juste bons à jeter parce qu'ils sont de très mauvaise qualité, voire des produits qui, pour la plupart, sont toxiques. Et ça, c'est important de le savoir. Et toute cette médiatisation est très importante. Parce qu'au contraire, il faut responsabiliser nos consommateurs et surtout les informer. Ils sont tout à fait en mesure de choisir. Et je pense que lorsqu'on a la bonne information, on peut choisir.

14:56
Présentateur

Sylvie Valente-Lehir, tout autre sujet. La France a introduit cette année l'obligation pour les sites pornographiques de vérifier l'âge des utilisateurs afin d'empêcher l'accès à des enfants. Cette mesure a conduit trois d'entre eux, la semaine dernière, à se mettre hors ligne en signe de protestation. Que vous êtes-vous dit en voyant cette nouvelle ? Vous vous êtes dit « enfin », vous vous êtes dit « bravo ».

15:18
Sylvie Valente Le Hir

Je me suis dit « je me réjouis ». C'est très bien. Ce qu'on n'a pas réussi à faire auparavant, s'ils ferment d'eux-mêmes, c'est une très bonne chose. Je pense que c'est très important de protéger nos jeunes. Malheureusement, ils sont abreuvés avec ces sites. C'est un véritable scandale et c'est vraiment tellement malheureux de voir cette jeunesse qui subit finalement cette pollution pornographique. Vous savez très bien qu'au Sénat, on a eu cette loi qui a été portée par la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances, dont je fais partie d'une loi qui a été portée par Laurence Rossignol, l'enfer du porno.

Vraiment, si aujourd'hui ces sites ferment, mais très bien, c'est une très bonne chose.

16:12
Présentateur

Pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt ? Parce qu'il semble y avoir consensus en fait. Il y a très peu de voix qui se sont élevées la semaine dernière en disant que c'était une mauvaise chose qu'ils ferment.

16:20
Sylvie Valente Le Hir

Non, effectivement, on n'a pas ce pouvoir de fermer. Malheureusement, on ne l'a pas ce pouvoir. Mais si par contre... Vous ne l'avez pas ? Non, on n'est pas dans une démocratie. On n'a pas ce pouvoir malheureusement. Et puis ces sites sont très habiles à se cacher et à trouver les failles. Aujourd'hui, s'ils le font d'eux-mêmes, moi j'ai envie de dire très bien. C'est une très bonne chose.

16:47
Présentateur

Merci beaucoup, Sylvie Vélange-Levire, d'être venue ce matin nous parler justement de cette loi contre la fast fashion, ou mode ultra rapide, on va prendre quand même l'acception française, qui a été votée hier au Sénat. Sénat, dont vous faites partie, vous étiez rapporteur de ce texte, sénatrice apparentée Les Républicains de l'Oise. Merci beaucoup d'avoir été l'invité de la matinale de RCF et Radio Notre-Dame ce matin. Merci à vous. Et dans quelques instants, c'est le retour de l'information avec le journal de Radio Vatican dans 3 minutes.