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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 1 septembre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & élections

Interdire le port du voile, «une idée grotesque du RN pour stigmatiser les musulmans», dénonce le député Sylvain Maillard

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:54Invité politiqueFait
    « Autrement, il n'y aura pas de second tour. »
  • 5:04PrésentateurFait
    « On a Jean-Luc Mélenchon qui est déjà parfaitement organisé, déjà lancé dans une campagne depuis des mois. »
  • 5:08PrésentateurFait
    « On a Marine Le Pen qui est parfaitement lancé dans une campagne. »
  • 5:09PrésentateurChiffre
    « Qui est en tête, largement en tête. »
  • 5:16PrésentateurPromesse
    « Comment on peut imaginer que le bloc central soit divisé et pense à un moment pouvoir gagner s'il est divisé ? »
  • 5:21PrésentateurPromesse
    « Il faut avoir une politique de radicalité. »
  • 5:28PrésentateurPromesse
    « Mais aussi une question de responsabilité. »
  • 5:31PrésentateurPromesse
    « Il faudra une majorité législative et construire un projet pendant cinq ans. »
  • 5:47PrésentateurPromesse
    « Je le souhaite et je participerai. »
  • 5:51Invité politiqueFait
    « L'extrême droite qui relance le débat sur l'interdiction du voile dans l'espace public. »
  • 5:58Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que ça vous inspire, cette menace de mettre des amendes aux femmes voilées comme le souhaite Philippe Tanguy ? »
  • 6:04PrésentateurFait
    « Moi, je suis contre la police du vêtement. »
  • 6:07PrésentateurFait
    « J'entends le raisonnement de combattre l'islamisme en France. »
  • 6:11PrésentateurFait
    « Et j'en suis évidemment un des combattants pour tout faire pour que cette philosophie ou cet islamisme qui gangrène de plus en plus la société française soit évidemment combattue. »
  • 6:27PrésentateurFait
    « Je pense que la police du vêtement, c'est un mauvais angle d'attaque. »
  • 6:37PrésentateurFait
    « en tout cas le voile imposé et c'est ce que nous avons malheureusement de plus en plus à la sortie des écoles. »
  • 6:44PrésentateurFait
    « On l'avait dans les écoles, nous y sommes revenus et au-delà du voile, la balaya a été interdite par Gabriel Attal. »
  • 6:52PrésentateurFait
    « Mais on voit bien qu'il y a une sorte d'emprise sur les mineurs et qu'il est important de donner à chaque enfant la liberté de son choix »
  • 7:01PrésentateurFait
    « et de ne pas l'enfermer dans un choix d'une religion rigoriste qui serait contraire à nos valeurs. »
  • 7:10PrésentateurFait
    « C'est-à-dire que l'égalité entre les petits garçons et les petites filles est de faire en sorte que chacun puisse grandir et trouver son destin qui lui est propre »
  • 7:17PrésentateurFait
    « et non pas enfermé dans un islamisme qui est contraire à nos valeurs. »
  • 7:22Invité politiqueFait
    « Si Marine Le Pen accède à l'Elysée, elle promet un référendum plus large sur le sujet contre l'idéologie islamique. »
  • 7:29Invité politiqueFait
    « Ça serait une bonne idée de référendum ? »
  • 7:31PrésentateurFait
    « Contre l'idéologie islamique, mettre des amendes, enfin vous voyez bien qu'il y a un côté un peu grotesque. »
  • 7:35PrésentateurFait
    « Voilà, ça allait au-delà du voile. »
  • 7:37PrésentateurFait
    « Dans la réponse, en tout cas ce qu'il ne faut pas c'est stigmatiser nos compatriotes musulmans »
  • 7:43PrésentateurFait
    « qui sont pleinement intégrés et qui sont citoyens à part entière de la communauté nationale. »
  • 7:53PrésentateurFait
    « C'est le risque, évidemment, en lançant ce débat comme ça, un peu sans donner de texte, en disant qu'il y aura un référendum. »
  • 8:01PrésentateurFait
    « Pour ou contre, on voit bien qu'il y a une stigmatisation. »
  • 8:04PrésentateurFait
    « En même temps, il ne faut pas accepter le fait que l'islamisme, ou ne pas regarder que l'islamisme est en train de gagner du terrain en France. »
  • 8:10PrésentateurFait
    « C'est une préoccupation d'ailleurs qui est partagée. »
  • 8:13PrésentateurFait
    « Nous avons de plus en plus de jeunes voilés, nous avons de plus en plus de revendications communautaires dans nos écoles, dans nos piscines, au quotidien. »
  • 8:21PrésentateurFait
    « Et donc ça, il faut le combattre, parce que nous devons vivre tous ensemble. »
  • 8:24PrésentateurFait
    « Nous sommes dans un pays laïque, c'est notre responsabilité de faire en sorte que la religion reste à la maison. »
  • 8:31PrésentateurFait
    « Elle n'a pas à s'exprimer dans le champ public, elle n'a pas à construire des communautés au sein de la France. »
  • 8:38PrésentateurFait
    « Donc moi, j'y suis très attentif. »
  • 8:41PrésentateurFait
    « Je pense qu'il ne faut pas se voiler les yeux sur les difficultés que nous traversons à l'heure actuelle. »
  • 8:45PrésentateurFait
    « Après, des réponses simplistes n'apporteront aucune réponse. »
  • 8:48PrésentateurFait
    « Pour l'heure, le RN, c'est une réponse simpliste. »
  • 8:50PrésentateurFait
    « En tout cas, de ce qu'il propose, oui, évidemment, c'est facile. »
  • 8:53PrésentateurFait
    « Une discrimination religieuse. »
  • 8:53PrésentateurFait
    « Ce ne serait pas applicable en l'état. »
  • 8:55PrésentateurFait
    « C'est un slogan. »
  • 8:57PrésentateurFait
    « C'est au-delà de ça, du côté applicable. »
  • 8:58PrésentateurFait
    « Vous savez, on a toujours entendu, ce n'est pas possible. »
  • 9:01PrésentateurFait
    « Quand on a dit qu'on a un blé là-bas dans les écoles, on dit, ah, ce n'est pas applicable. »
  • 9:04PrésentateurFait
    « On l'a fait. »
  • 9:05PrésentateurFait
    « Donc, il ne faut pas dire que ce n'est pas applicable. »
  • 9:06PrésentateurFait
    « Tout est applicable. »
  • 9:08PrésentateurFait
    « Quand on a une volonté, tout est applicable. »
  • 9:09PrésentateurFait
    « La seule chose, c'est quel est l'objectif ? »
  • 9:11PrésentateurFait
    « Si on pense qu'on va vaincre l'islamisme en faisant la poursuite des femmes voilées, je pense qu'on se trompe. »
  • 9:17PrésentateurFait
    « Donc, il faut se concentrer et n'accepter aucune revendication communautaire islamique en France. »
  • 9:24PrésentateurFait
    « Voilà, je crois que ça, c'est un vrai combat. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Sylvain Maillard26 %

≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Sylvain Maillard

Bonjour Sylvain Maillard, bienvenue sur RFI, alors que pleuve ce matin encore, les hommages après l'annonce de la disparition hier de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, hommage unanime de tous les bords politiques qui saluent un grand serviteur de l'État. Est-ce que c'est ce qu'il incarne également pour vous Sylvain Maillard ?

0:21
Présentateur

Oui c'était indéniablement un homme d'État qui a marqué la vie politique française et avec évidemment une vie politique longue, des responsabilités importantes. Alors moi dans ma situation c'est tout à fait particulier parce que je me suis engagé en politique contre Edouard Balladur. Vous étiez chiracien. J'étais chiracien en 94, début de 94 pour l'élection de 95, mais force est de constater à quel point c'est un homme qui a dit beaucoup de choses très tôt, qui n'était pas populaire et qui s'avère assez juste.

0:55
Sylvain Maillard

Edouard Balladur, grand serviteur de l'État dans la carrière politique, vous le rappelez, s'est brutalement arrêté après sa défaite en 95, au premier tour de la présidentielle contre son ex-ami de 30 ans Jacques Chirac, alors que tous les sondages le donnaient grand gagnant, ultra favori. Est-ce qu'il n'y a pas là Sylvain Maillard ? D'ailleurs une leçon à tirer pour la prochaine présidentielle et notamment pour les candidats du bloc central face d'ailleurs à cette menace d'un duel de second tour RN et les filles.

1:28
Présentateur

C'est une leçon politique en général. Une élection c'est face aux Français, quelle que soit l'élection, elle est face aux Français et il faut porter un projet enthousiasmant et qui donne envie aux électeurs de venir voter pour vous. Jamais aucune élection n'est faite d'avance, jamais une élection n'est faite dans un fauteuil.

On disait d'Edouard Balladur que l'ensemble des médias, l'ensemble du monde politique, pas de l'opinion, des acteurs économiques étaient en sa faveur, mais en réalité il y avait un projet qui n'a pas enthousiasmé et faire de la politique c'est évidemment un projet réaliste, mais c'est un projet enthousiasmant parce qu'il faudra demander des efforts et là pour en venir à l'élection qui arrive en 2027, nous savons tous qu'il y a des efforts importants à faire parce que les finances publiques sont exsangues, parce que nous arrivons au bout d'un système et d'une organisation politique et qu'il nous faudra rénover, renforcer, remettre à plat beaucoup de notre organisation collective et donc ça doit être un projet enthousiasmant.

2:29
Sylvain Maillard

Ça veut dire aussi que le départage ne se fera pas à la lueur nécessairement des sondages, est-ce qu'il faut une primaire de la droite et du centre comme le réclament aujourd'hui un grand nombre d'élus centristes et de droite aussi, je pense à David Lissnard, ou alors est-ce qu'on considère, comme on le fait dans le camp Philippe, que le match est plié et qu'il faut rallier le panache de l'ancien Premier ministre au candidat d'horizon ?

2:57
Présentateur

Comme disent les Anglais, timing is everything. Quand nous l'avons proposé derrière Maude Bréjon, il y a des mois, bien avant l'été, qui est une primaire, les mêmes David Lissnard et bien d'autres disent non, non, non, nous on ne veut pas, on vient directement. Et puis maintenant qu'ils voient qu'ils sont décrochés, ils disent on veut une primaire. Il est tard. Est-ce qu'on a le temps matériellement de l'organiser ? Je crois que c'est compliqué à faire. La réalité, c'est que les trois chefs des trois partis principaux du bloc central sont candidats à l'élection présidentielle. Ils ont organisé leur campagne et donc maintenant il faudra trouver un mode de départage.

Ce que je note, c'est qu'ils discutent les uns avec les autres. Et je crois en tout cas dans les expressions publiques que l'on a pu entendre, qu'ils sont conscients du fait qu'il ne faudra qu'il n'y en ait qu'un.

3:39
Sylvain Maillard

Est-ce que, comme le pense Horizon, le match est plié à la droite et au centre ? On entend à vos propos que vous ne le pensez pas et quels pourraient être les moyens de départage que vous évoquiez. Alors qu'on sait, le dialogue est maintenu, même si les candidats, les deux anciens, notamment Premier ministre, se lancent épiques.

4:02
Présentateur

Non mais il n'y a aucun match plié et c'est comme ça. Et moi, c'est ce que je regrette d'ailleurs. Et d'ailleurs, évidemment qu'on a le même corps électoral et donc celui qui dit qu'il va voter pour Gabriel Attal va sûrement dire qu'il va voter aussi pour Édouard Philippe. Donc ça revient à la même chose. Et c'est pour ça que je souhaitais, avec bien d'autres, avec Maude Bréjon et la porte-parole du gouvernement et d'autres, il y a des mois qu'il y ait un vrai départage avec une élection et une primaire.

Donc maintenant, il va falloir faire en sorte qu'il y ait une convergence en disant que celui qui est le plus en avant dans les sondages, celui qui est réuni le plus derrière lui, fasse en sorte d'accueillir tout le monde. Et créer une dynamique autour de lui. En réalité, vous savez, on a des changements tellement importants à mener en 2027. Il va falloir beaucoup de forces politiques et nous avons besoin de nous regrouper, d'avoir une énergie et de la mettre au service d'un candidat, d'une candidature, d'une équipe.

4:51
Sylvain Maillard

Et que le bloc central se rassemble. Autrement, il n'y aura pas de second tour. Il y a le risque qu'il n'y ait pas de second tour. Oui, et puis d'être audible.

4:58
Présentateur

On a Jean-Luc Mélenchon qui est déjà parfaitement organisé, déjà lancé dans une campagne depuis des mois. On a Marine Le Pen qui est parfaitement lancé dans une campagne. Qui est en tête, largement en tête. Comment on peut imaginer que le bloc central soit divisé et pense à un moment pouvoir gagner s'il est divisé ? Donc il faut se réunir. Ça ne veut pas dire qu'il faut avoir une politique molle. Il faut avoir une politique de radicalité. Une politique de radicalité et comprendre aux Français ce que nous pouvons changer. Mais aussi une question de responsabilité. Voilà la réalité. Voilà les problèmes des dépenses sociales. Comment il faudra les limiter ?

Mais de proposer un projet enthousiasmant où les uns et les autres s'y retrouvent. Parce qu'après, il faudra le construire. Ce n'est pas que gagner 2027. Il faudra une majorité législative et construire un projet pendant cinq ans.

5:43
Sylvain Maillard

Et c'est en responsabilité que se fera le rassemblement derrière un candidat unique.

5:47
Présentateur

Je le souhaite et je participerai.

5:48
Sylvain Maillard

Parlant de la campagne, vous parliez de Marine Le Pen. L'extrême droite qui relance le débat sur l'interdiction du voile dans l'espace public. Qu'est-ce que ça vous inspire, cette menace de mettre des amendes aux femmes voilées comme le souhaite Philippe Tanguy ?

6:04
Présentateur

Moi, je suis contre la police du vêtement. J'entends le raisonnement de combattre l'islamisme en France. Et j'en suis évidemment un des combattants pour tout faire pour que cette philosophie ou cet islamisme qui gangrène de plus en plus la société française soit évidemment combattue. Je pense que la police du vêtement, c'est un mauvais angle d'attaque. Même si, et je dois bien le reconnaître, j'avais voté et j'ai voté et j'ai eu cette position en disant que je ne souhaite pas que les mineurs portent le voile, en tout cas le voile imposé et c'est ce que nous avons malheureusement de plus en plus à la sortie des écoles.

On l'avait dans les écoles, nous y sommes revenus et au-delà du voile, la balaya a été interdite par Gabriel Attal. Mais on voit bien qu'il y a une sorte d'emprise sur les mineurs et qu'il est important de donner à chaque enfant la liberté de son choix et de ne pas l'enfermer dans un choix d'une religion rigoriste qui serait contraire à nos valeurs. C'est-à-dire que l'égalité entre les petits garçons et les petites filles est de faire en sorte que chacun puisse grandir et trouver son destin qui lui est propre et non pas enfermé dans un islamisme qui est contraire à nos valeurs.

7:22
Sylvain Maillard

Si Marine Le Pen accède à l'Elysée, elle promet un référendum plus large sur le sujet contre l'idéologie islamique. Ça serait une bonne idée de référendum ?

7:31
Présentateur

Contre l'idéologie islamique, mettre des amendes, enfin vous voyez bien qu'il y a un côté un peu grotesque. Voilà, ça allait au-delà du voile. Dans la réponse, en tout cas ce qu'il ne faut pas c'est stigmatiser nos compatriotes musulmans qui sont pleinement intégrés et qui sont citoyens à part entière de la communauté nationale.

7:50
Sylvain Maillard

C'est ce que fait l'ERN à votre sens ?

7:53
Présentateur

C'est le risque, évidemment, en lançant ce débat comme ça, un peu sans donner de texte, en disant qu'il y aura un référendum. Pour ou contre, on voit bien qu'il y a une stigmatisation. En même temps, il ne faut pas accepter le fait que l'islamisme, ou ne pas regarder que l'islamisme est en train de gagner du terrain en France. C'est une préoccupation d'ailleurs qui est partagée. Nous avons de plus en plus de jeunes voilés, nous avons de plus en plus de revendications communautaires dans nos écoles, dans nos piscines, au quotidien. Et donc ça, il faut le combattre, parce que nous devons vivre tous ensemble.

Nous sommes dans un pays laïque, c'est notre responsabilité de faire en sorte que la religion reste à la maison. Elle n'a pas à s'exprimer dans le champ public, elle n'a pas à construire des communautés au sein de la France. Donc moi, j'y suis très attentif. Je pense qu'il ne faut pas se voiler les yeux sur les difficultés que nous traversons à l'heure actuelle. Après, des réponses simplistes n'apporteront aucune réponse. Pour l'heure, le RN, c'est une réponse simpliste. En tout cas, de ce qu'il propose, oui, évidemment, c'est facile. Une discrimination religieuse. Ce ne serait pas applicable en l'état. C'est un slogan. C'est au-delà de ça, du côté applicable.

Vous savez, on a toujours entendu, ce n'est pas possible. Quand on a dit qu'on a un blé là-bas dans les écoles, on dit, ah, ce n'est pas applicable. On l'a fait. Donc, il ne faut pas dire que ce n'est pas applicable. Tout est applicable. Quand on a une volonté, tout est applicable. La seule chose, c'est quel est l'objectif ? Si on pense qu'on va vaincre l'islamisme en faisant la poursuite des femmes voilées, je pense qu'on se trompe. Donc, il faut se concentrer et n'accepter aucune revendication communautaire islamique en France. Voilà, je crois que ça, c'est un vrai combat.

9:26
Sylvain Maillard

Merci, Sylvain Maillard. Merci d'être passé à RFI.

9:28
Présentateur

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