Violences du 17-Octobre : à Nantes, Foulques Chombart de Lauwe plaide pour "un couvre-feu sectorisé"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse partielle
En tout cas, oui, je pense qu'on aurait demandé déjà que les manifestations soient déclarées, ce qui n'est jamais le cas à Nantes.
- 0:19OuverteRéponse partielle
Il y a eu trois départs à trois endroits différents. Comment voulez-vous que la police s'en sorte ?
- 1:00OuverteRéponse directe
C'est vrai. C'est pour ça que je pense qu'il faut un couvre-feu. Je pense qu'il faut un couvre-feu sectorisé.
- 1:38OuverteRéponse directe
Foulke Chambardelov, on vous a beaucoup entendu sur l'après, sur les critiques liées à ce 17 octobre et la manière dont il a été géré.
- 2:02RelanceRéponse partielle
Vous dites, Fulke Chambard de l'oeuvre, que la majorité à la ville est complice de l'ultra-gauche.
- 2:45OuverteRéponse directe
Est-ce que les démocrates, les républicains vont reprendre un petit peu leurs esprits ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Invité politiqueFait
« Avec vous comme maire, ça serait passé différemment samedi »
- 0:30PrésentateurFait
« on ne lui aurait pas demandé de se confiner de 14h à 17h. »
- 0:46PrésentateurFait
« C'est quoi l'alternative ? C'est que les commerçants me disent qu'ils ont dû se défendre eux-mêmes. On veut quoi ? On veut la guerre civile ? »
- 1:00PrésentateurPromesse
« Je pense qu'il faut un couvre-feu sectorisé. »
- 1:33PrésentateurFait
« Je parle, bien sûr, des Black Blocs et de l'ultra-gauche. »
- 1:45PrésentateurFait
« Joanna Roland a refusé d'arrêter de subventionner des associations qui disent que tous les flics sont des salauds »
- 2:11PrésentateurFait
« Ils ont été élus grâce à LFI. »
- 2:15PrésentateurFait
« Ils veulent créer le match avec le RN. Ils veulent l'insurrection. »
- 3:31PrésentateurFait
« On voit bien qu'on a une faillite, aujourd'hui, à la fois financière du pays et que le pouvoir d'achat est attaqué. »
- 3:52PrésentateurFait
« le gouvernement a sa part de responsabilité, bien évidemment, là-dedans. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité politique21 %
- ?3 %
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8h moins le quart, Florian Cazola, vous recevez ce matin, trois jours après ces scènes de chaos à Nantes, le leader de l'opposition de droite à la mairie.
Bonjour Foulke Chambard de Love. Bonjour. Avec vous comme maire, ça serait passé différemment samedi
?
En tout cas, oui, je pense qu'on aurait demandé déjà que les manifestations soient déclarées, ce qui n'est jamais le cas à Nantes. Il y
a
eu trois départs à trois endroits différents. Comment voulez-vous que la police s'en sorte ? Je pense aussi qu'on aurait donné une doctrine raisonnable à la police municipale, mais on ne lui aurait pas demandé de se confiner de 14h
à 17h. Vous auriez demandé
à la police d'aller au front
? Pas au front,
pas au front. J'aurais demandé à la police de patrouiller autour de la manifestation, plutôt dans le centre-ville, là où les commerçants se sont faits
le
plus attaquer. Notamment le soir, entre 18h et 21h, si je vais prendre l'exemple de Gralin ou de Buffet, il n'y
avait
absolument personne. C'est quoi l'alternative ? C'est que les commerçants me disent qu'ils ont dû se défendre eux-mêmes. On veut quoi ? On veut la guerre civile ?
Après, la police municipale ne peut pas tout à elle toute seule.
Moi, je n'ai pas
dit ça. Il y avait la police nationale également.
Déborder.
Exactement. Et ça, c'est à la charge de l'État, ce n
'est
pas la ville.
C'est vrai. C'est pour ça que je pense qu'il faut un couvre-feu. Je pense qu'il faut un couvre-feu sectorisé.
Comme 8
villes l'ont mis en place. Oui, je pense. Je pense qu'il faut ce qu'il faut. Il faut rétablir l'ordre républicain. Il faut que les gens puissent vivre en paix à Nantes. Que les manifestations, justement, en étant déclarées avec des organisateurs responsables qui dialoguent avec le préfet en amont, puissent exprimer leur légitime revendication. Et que, pour le reste, on attaque beaucoup plus fort toute la mouvance d'extrême-gauche qui, aujourd'hui, casse et ensuite se retire pour laisser, finalement, les pillards intervenir. Mais c'est eux les principaux responsables. Je ne parle pas des pillards. Je parle, bien sûr, des Black Blocs et de l'ultra-gauche.
L'ultra-gauche, vous dites, c'est une ultra-gauche qui casse la ville et avec laquelle toute une partie des forces politiques nantaises
sont complices. Écoutez, Joanna Roland a refusé d'arrêter de subventionner des associations qui disent que tous les flics sont des salauds, excusez-moi, à CAB. Vous connaissez, avec des chamboules, avec des têtes de policiers. Ça, ce n'était pas un problème pour elle. Elle leur a juste demandé de s'excuser, ce qu'ils n
'ont
pas vraiment fait.
Vous dites, Fulke Chambard de l'oeuvre, que la majorité à la ville est complice de l'ultra-gauche.
Mais bien sûr, sans eux, ils ne seraient pas élus. Ils ont été élus grâce à LFI. Vous voyez bien que LFI, aujourd'hui, est complètement poreuse. Ils veulent créer le match avec le RN. Ils veulent l'insurrection. Ils veulent, à la fin, être face au RN et qu'il n'y ait personne entre deux. Donc, toutes les forces républicaines, classiques, droite, gauche, sont inaudibles aujourd'hui. Et moi, le premier, c'est très compliqué pour nous. Merci de nous donner la parole, effectivement. Parce qu'il y a le bruit et la fureur qui sont prônés par M. Mélenchon, qui sont en train de l'emporter face à ça. Est-ce que les démocrates, les républicains vont reprendre un petit peu leurs esprits ?
Les parents vont veiller à ce que feront leurs enfants. C'est pour ça qu'un couvre-feu, ça peut aider peut-être les parents à faire en sorte que des mineurs ne sortent pas le soir. Bref, que chacun prenne ses responsabilités. Mais on ne peut pas demander aux gens d'être en mode autodéfense. Ça, ça s'appelle l'anarchie. Et ce n
'est
pas ce qu'on souhaite.
Foulke Chambordelov, on vous a beaucoup entendu sur l'après, sur les critiques liées à ce 17 octobre et la manière dont il a été géré. Vous étiez hier sur un rassemblement à la mairie de Nantes. À la mi-journée, il y avait une centaine de personnes. Mais on vous a beaucoup moins entendu, finalement, sur le fond de la contestation, sur les revendications.
On
ne vous a presque jamais entendu là-dessus.
Non, mais on vit la fin d'un cycle pour le macronisme.
On
le sait bien. Vous savez que je n
'ai
jamais été un grand macroniste. Mais
vous adhérez aux revendications des lycéens et de ces personnes qui luttent
contre la charte de la vie ? J'en entends
certaines. Sur la charte de la vie, ça est une évidence. On voit bien qu'on a une faillite, aujourd'hui, à la fois financière du pays et que le pouvoir d'achat est attaqué. Donc, moi, je pense qu'on ne sait plus créer de la valeur dans ce pays et que ce n
'est
pas par des aides ou des subventions qu
'on
va l'aider puisque l'État n'a plus les moyens. Donc, j'entends les symptômes. Je ne suis pas forcément d'accord avec les revendications au sens des solutions qui sont proposées. Mais face à ça, je vois que le dialogue n'existe pas. C'est ça qui m'inquiète. Donc, le gouvernement a sa part de responsabilité, bien évidemment, là-dedans. Mais à nous d'avoir le courage de faire des propositions dans le cadre d'une campagne présidentielle calme pour justement proposer un autre projet à partir du mois de mars. Et je pense que dans le camp des Républicains, aujourd'hui, on travaille à un beau projet pour ça.
Mais avant le mois de mars, il va y avoir des samedis, des dizaines de samedis. Un nouvel appel à se rassembler est lancé par l'UNEF ce samedi. À quoi faut-il s'attendre ? Est-ce que ces samedis vont se répéter là ?
C'est ce qui se passe habituellement. Et je pense que vu la gravité que c'est en train de prendre, enfin le tournant qu'on est en train de prendre, je pense que les organisations syndicales étudiantes doivent penser aussi à des modes d'action qui soient maîtrisables et qui soient peut-être des sit-ins, peut-être, je ne sais pas, une forme de grève perlée. Peut-être qu
'il
y
a
d'autres manières aussi de s'exprimer. Les
cortèges
depuis le début des mouvements lycéens se sont bien déroulés dans l
'ensemble
à Nantes. Le cortège lui-même est toujours débordé.
Vous
voyez bien que la manifestation est le prétexte. Donc ce ne
sont
pas
les manifestants eux-mêmes. La fin, mais l'ensemble des
cortèges.
Oui, samedi c'était dès le début.
Vous
voyez bien. Donc en fait, le phénomène est en train d'échapper à ses organisateurs. Donc jusqu'à ce qu
'on
trouve le moyen de trouver quelque chose, encore une fois, en déclarant la manifestation, en ayant des parcours qui soient maîtrisables, en ayant un dialogue avec les forces de l'ordre en amont, je pense qu'on pourrait avoir une désescalade. Et à ce moment-là, les revendications légitimes, les manifestations, pourront s'exprimer. Aujourd'hui, ce n
'est
clairement pas le cas. Donc si ce que vous provoquez, vous organisez une fête chez vous et ça finit en projet X à chaque fois et tout se fait détruire,
vous arrêtez de faire des fêtes chez
vous. Vous dites couvre-feu, ok, mais il faut en venir à interdire des manifestations, ça veut dire
? Non,
mais je pense que, moi j'en appelle à la responsabilité des organisations syndicales, la capacité, y compris étudiante notamment, à faire les choses différemment, dans le choix des parcours, ne pas aller en plein cœur du centre-ville, comme ils le font aujourd'hui, avoir la possibilité d'éviter justement ces débordements, d'être capable de ne pas se laisser déborder. Vous voyez bien qu'il y
a
des gens qui ont intérêt à ce que ce soit un climat quasi insurrectionnel. Qu
'est
-ce qu'on fait face à ça ? Si on veut que la police puisse mener son travail, il faut qu
'il
y
ait
des conditions physiques, j'ai envie de dire la manière dont les défis se déroulent, qui soient différentes. Il y a des gens, regardez certains sit-ins d'étudiants qui se font dans d'autres pays, qui sont tout aussi puissants. Donc je pense que la violence ne résoudra rien et que les manifestations sont débordées aujourd'hui par la violence.
Et c'est l'appel que vous lancez aux organisations syndicales Foulke-Chambordeloff. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin, chef de file de la droite à Nantes. Bonne journée. Bonne journée.