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Podcast / conversationyoutube.com· 29 mars 2026 59 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalEnvironnement & énergie

Louis Boyard : LFI, Jean-Luc Melenchon , menace , tentative d’assassinat .. il dévoile tout.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 38 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Louis Boyard, comment ça va ?

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Comment décris-tu la situation politique actuelle à l'Assemblée nationale ?

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous raconter ton enfance et comment tu as grandi ?

  • 2:23OuverteRéponse partielle

    As-tu déjà eu le sentiment de vouloir sauver tes camarades de classe au collège ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Comment décrirais-tu ton enfance et ton milieu familial ?

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a déclenché ton engagement politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08Louis BoyardFait
    « J'ai eu une enfance qui a été très coupée parce que j'ai beaucoup déménagé, vraiment beaucoup déménagé. »
  • 5:26Louis BoyardFait
    « On était à côté d'une déchetterie, donc on avait de la poussière dans l'air, à côté d'une zone CVSO, donc une zone industrielle avec des produits qui peuvent être dangereux, à côté d'un grand axe routier, on était construit sur une ancienne sablière en zone inondable. »
  • 7:04Louis BoyardFait
    « Il y a un bloc d'amiante qui est tombé dans une salle de classe. Donc la région qui était responsable et la mairie avait essayé de mettre ça sous le tapis. »
  • 8:08Louis BoyardFait
    « On n'est pas respecté maintenant est-ce qu'on décide que on a fait notre mobilisation et qu'on rentre ou est-ce qu'on décide que bah en fait on rentrera pas tant qu'on se fera pas respecter. »
  • 23:29Louis BoyardPromesse
    « Je veux qu'on ait une majorité du peuple français qui vote pour un mouvement comme la France insoumise qui créera une assemblée constituante avec que des citoyennes et des citoyens qui n'ont jamais été élus. »
  • 34:21Louis BoyardChiffre
    « Depuis que Macron est là, la fortune des les 500 plus grandes fortunes ont vu leur richesse doubler. Le peuple lui il est à 100 millions de pauvres. »
  • 36:41Louis BoyardPromesse
    « Nous on veut faire une loi de déconcentration des médias. On veut empêcher un milliardaire de posséder à lui tout seul un média. »
  • 41:28Louis BoyardFait
    « Un jour, je faisais une conférence, il y a 30 personnes qui sont arrivées avec des cagoules et des barres de fer pour venir nous démonter. »
  • 42:09Louis BoyardFait
    « Jean-Luc Mélenchon, ils ont essayé de l'assassiner au moins deux ou trois fois. Personne n'en parle. »
  • 43:14Louis BoyardFait
    « Jean-Luc Mélenchon, il y a eu des tentatives d'assassinat contre lui. Personne n'en parle. »
  • 43:20Fait
    « nous les insoumis non seulement quand il nous arrive des choses comme ça il y a jamais personne pour nous défendre j'irai même plus loin d'une certaine manière il l'encourage. »
  • 43:30Fait
    « ceux qui devraient porter cette parole, c'est les médias qui sont possédés par des milliardaires et le gouvernement qui encourage ça contre nous parce que ils sont dans le mensonge absolument permanent. »
  • 44:23Fait
    « il y a un deux poids de mesure en politique qui a un système économique et politique qui sait très bien qui sont ses alliés et qui sait très bien qui sont ses adversaires. »
  • 45:33Fait
    « on a connu le mouvement climat. Première grève mondiale de la jeunesse sur le sujet du climat. »
  • 46:11Fait
    « le peuple est en train de prendre conscience de lui-même. Le peuple est en train de prendre conscience qu'il a des intérêts qui lui sont propres et que ses intérêts sont opposés à ceux de l'oligarchie politique, médiatique et économique. »
  • 47:25Fait
    « il y a eu une grande prise de conscience sur l'antiracisme, il y a eu une grande prise de conscience sur l'écologie, une grande prise de conscience sur la question de la lutte des classes. »
  • 49:09Chiffre
    « à la dernière élection législative, 27 sondages disaient que le Rassemblement national a gagné. Qui c'est qui est arrivé en tête ? C'est nous. »
  • 49:41Fait
    « on a un petit tiroir avec des décrets. Un décret, c'est donc l'équivalent de loi mais qui peuvent passer avec juste une signature du Premier ministre. On a un certain nombre de décrets qu'on aurait fait passer en 1 heure. »
  • 52:04Fait
    « Jordan Bardella, c'est quelqu'un qui qui s'est vendu à l'oligarchie et au milliardaire. »
  • 53:21Fait
    « même un vendu. C'est un vendu Jordan Bardella. Pourquoi ? Mais parce que Jordan Bardella enfin c'est un type qui est monté dans les échons des partis politiques et à partir du moment où il a commencé à avoir un peu de lumière, il commence à dîner avec toutes les élites économiques. »
  • 55:07Fait
    « il y a 20 ans, le fait de ne pas serrer la main au Rassemblement national euh tout le monde l'aurait fait. C'était le Front National. »
  • 55:43Fait
    « Éric Zemour est une personne. Éric Zémour est un euh c'est il a été condamné par les tribunaux. C'est c'est quelqu'un qui c'est un raciste et c'est quelqu'un qui dont le programme politique consiste à chasser des millions de personnes dans notre pays. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour à tous et bienvenue dans Au cœur des convictions, un podcast où la politique s'efface, où on met en lumière l'être humain. Aujourd'hui, je suis très honoré d'être avec une figure que vous connaissez tous très impactante, le monsieur le député Louis Boyard. Bonjour. Bonjour Louis. [rires] Comment tu vas ? Ça va bien. C'est là, c'est la rentrée 2026. Bon, il y a beaucoup de choses qui sont parties dans tous les sens. Donc c'est encore une année intense mais ça va bien. OK. Donc tout se passe dur. L'Assemblée, ça va ? Non [rires] non, à l'Assemblée nationale, je pense enfin je par ça, je le sentiment je pense de beaucoup de gens, c'est le sentiment de perdre du temps. En fait, c'est que actuellement à l'Assemblée nationale, il y a pas de majorité. Donc

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comme le gouvernement risque de tomber à tout moment, il prend en réalité assez peu de risqu et donc du coup on vote des textes qui ont très très peu d'impact dans la vie des gens et on est dans un moment de l'histoire où il y a besoin de prendre des grandes décisions, de trancher des grandes questions et parce que Emmanuel Macron refuse de partir parce qu'au fond ça reste lui le le cœur du problème, j'ai le sentiment de perdre du temps. Je pense comme beaucoup de gens ça d'une certaine manière c'est une frustration mais d'un autre côté pendant ce temps-là il y a des combats qui se mènent et donc on mène ces combats. Et ben justement en parlant de combat, on va vous allez un peu nous raconter votre histoire, [raclement de gorge] comment ça s'est passé, vous vos convictions

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personnelles comme on est au cœur des convictions et on va commencer par votre enfance. Comment est-ce que tu as grandi, comment ça se passe quand tu es jeune ? Euh lui Bouillard, il a 10 ans que qui c'est le [rires] Boyard à 10 ans ? Euh mais en fait j'ai eu une enfance qui a été très coupée parce que j'ai beaucoup déménagé, vraiment beaucoup déménagé. En fait, je suis né en Vendé à Fonten le compte et puis ensuite j'ai été dans les deux Sèvres à Ettuon. Puis après ensuite euh j'ai été euh au mureau euh et j'ai fait ma maternelle là-bas. Puis après ensuite j'ai été à Amien dans le nord et puis j'ai fait ma primaire là-bas. Euh sauf la dernière année que j'ai fait à Bruxelles en Belgique. Puis après ensuite j'ai fait presque tout mon collège euh de retour en Vendé à Fontené

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le Comte. Je suis retourné [rires] là d'où je venais. Puis après ensuite à mes 14 ans, je suis je suis allé vivre dans le Val de Marne et voilà quoi. C'est c'est mon amour. Donc je ne quitterai plus jamais [rires] le Val de Marne et et voilà. En général, c'est un peu compliqué quand tu es petit comme ça. Tu dis de gauche à droite. Oui et non parce que du coup comme comme j'ai commencé très jeune en fait ça m'a permis quand j'arrivais dans un endroit de juste découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux lieux, de nouvelles manières de voir le monde. Et je trouve que ça a été très formateur parce que un j'ai vécu toutes les Frances vraiment. [rires] Non mais parce que c'est vrai, la France c'est un pays qui est pluriel, qui est divers. J'ai connu toutes les Frances et euh donc

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j'ai donc ça premièrement c'est ça nourrit politiquement et puis après euh ça m'a permis aussi de de voir le monde sous différents angles et de comprendre que il y a jamais un point de vue qui fait une vérité vraie mais plusieurs opinions et puis qu'il y a des combats dans ces opinions pour essayer de les trancher ensuite démocratiquement et tout ça ça a fondé de la conviction politique. Mais est-ce qu'au collège tu as déjà justement euh ce sentiment un peu de de de vouloir un peu sauver euh tes euh tes tu vois tes tes camarades de classe ? Pas du tout. Ah non [rires] mais pas du tout. Moi à l'époque eu euh quand quand je suis un collégien, je suis vraiment un collégien normal. Même euh je suis un enfin je passe beaucoup de temps à jouer aux jeux vidéo. Je suis vraiment Ouais ouais

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vraiment. J'étais le geek du collège et j'avais d'autres amis à moi aussi qui on était un peu dans les mêmes jeux quoi. Donc tous les jeux Blizard, Earthstone, World of Warcraft, j'étais j'étais un peu dans tout ça et du coup moi à cette époque là, j'avais pas les abonnements donc du coup on allait dans des serveurs privés. Enfin c'était on faisait comme on pouvait quoi. Vite collégien ou avec les les cartes les cartes SIM sur lesquelles on avait je crois 10 € pour réussir à pouvoir acheter un petit truc sur internet. C'était des astuces de collégien. Et pour le coup, je considère que j'ai eu une enfance qui est plutôt heureuse. Euh c'était pas une enfance qui était non plus facile. Moi, je je viens pas d'un milieu aisé. Ouais, je viens d'une famille populaire.

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J'en suis j'en suis fier, j'en suis content. Et mais j'ai eu une enfance qui a été heureuse parce que j'ai découvert plein de choses, parce que j'ai rencontré plein de gens et aussi parce que je me suis trouvé dans le Val de Marne. C'est là où j'ai toujours mes amis qui sont ma deuxième famille. C'est là aussi que j'ai mes combats, mes engagements et donc je pense une en France qui a été épanouissante. Ouais. Mais alors c'est quoi ton basculement entre au collège et au lycée où tu deviens justement hyper engagé ? Qu'est-ce qui se passe ? En fait la la politique ça m'est un peu tombé dessus en fait. J'ai j'étais j'étais déjà à l'époque sur les réseaux sociaux et donc c'était à l'époque de la loi travail. Je regardais des vidéos sur YouTube, j'entendais parler de politique

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et aussi euh il y a eu la campagne présidentielle où euh sur les réseaux sociaux, je vois j'entends parler du Discord insoumis. Euh c'était en gros plein de militants de la France insouis qui faisaient des choses sur internet et qui faisaient des mêmes. J'adore les mêmes. [rires] Et donc du coup je vois beaucoup de mêmes de Mélenchon et en plus lui il faisait des vidéos sur YouTube, il faisait euh je voyais c'est c'estes ce ce ce vieux monsieur qu'on n'a pas l'habitude de voir sur internet et qui me faisait rire quoi. Mais j'étais j'avais pas encore passé le cap de la politique. Et à un moment je vois Jean-Luc Mélenchon sur Twitch. Je me dis "Attendez, c'est trop drôle." Et donc je vois un meeting de Mélenchon. Je sais plus si c'était à Bobini ou au Bervilier, mais c'était dans dans une de

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ces deux villes et je regarde un meeting de Jean-Luc Mélenchon sur Twitch et je me dis "Ah quand même bien quoi, mais je passe pas le pas. C'est un bourine de d'ambiance en fait dans ma vie à ce moment-là. La politique, le vrai moment où ça rentre, c'est du coup dans ma vie au lycée, j'étais au lycée George Brassens qui avait un peu la réputation d'être un des pires lycées du Valde de Marne. [rires] En fait, c'était un lycée qui était juste en dessous de la piste d'atterrissage de l'aéroport. Moi, je vis sous les avions. C'est-à-dire que toutes les 4 minutes, on a un avion qui passe et donc là par exemple, on devrait arrêter la conversation parce que le bruit de l'avion est trop fort. Et ça, c'est notre vie au quotidien dans la ville. Et donc, par exemple, quand il

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fait trop chaud l'été dans les salles de classe, on ouvre les fenêtres, on doit interrompre les cours à cause des bruits des avions. Mais les avions, ils entraînent de la pollution sonore, de la pollution tout court. On était à côté d'une déchetterie, donc on avait de la poussière dans l'air, à côté d'une zone CVSO, donc une zone industrielle avec des produits qui peuvent être dangereux, à côté d'un grand axe routier, on était construit sur une ancienne sablière en zone inondable. Donc parfois on avait des inondations dans le collège lycée, on avait des trous dans la cour, on avait des faux plafonds qui tombaient sur littéralement sur les élèves. Je me rappelle dans un gymnase, il y a un immense bloc euh de plafond qui est tombé juste à côté d'une élève et ils

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ont pas fermé le collège lycée. Cétait non mais vraiment notre sécurité était en danger et même dans dans le rapport que nous on avait à notre école et d'une certaine manière à nous-même, on avait un peu le sentiment d'être bah justement la jeunesse délaissée, la jeunesse dont tout le monde se fiche, la jeunesse qui parce qu'elle part de d'en bas en fait elle aura beaucoup moins de chance que les autres. C'est c'était ça le sentiment qu'on avait à George Brassens quand on parlait quand on parlait de ce lycée, les gens ils disaient "Ah non, ah c'est ce lycée-là." Il y avait des élèves qui faisaient en sorte de ne pas y aller. Pourtant quand on allait dans ce lycée, moi je j'étais heureux là-bas vraiment parce que les profs ils se donnaient à fond pour leurs élèves,

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parce que les élèves, ils étaient on était uni dans la galère et donc [rires] et il y avait il y avait une bonne ambiance. Voilà, c'était bien quoi. Mais je veux dire, il y a les mairies enfin qu'est-ce que à cette époque là ? Enfin, on peut pas laisser un un plafond s'effondrer dans une école. C'est pas possible. Bah si, c'est ce qu'ils ont fait. Et même Pierre, il nous avait dit que il y avait pas de problème d'amiante. La miante, c'est une fibre qu'on met dans les bâtiments, dans les calories chilage, sur des tuyaux. Elle est elle est géniale parce qu'elle ne brûle pas. Elle a un grand défaut, c'est que si jamais on la respire, on peut développer un cancer 30 40 ans plus tard. Et en fait à un moment il y a un bloc d'amiante qui est tombé dans une salle

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de classe. Donc la région qui était responsable et la mairie avait essayé de mettre ça sous le tapis et les professeurs avait fait eux-mêmes des tests amiantes. Et donc là à ce moment-là avec mes amis et avec d'autres élèves que je connaissais on a eu une discussion entre nous et on s'est dit là en fait on ne se fait pas respecter. Et donc qu'est-ce qu'on fait là maintenant tout de suite pour se faire respecter ? Alors, on a fait des pétitions, ça a pas marché. On a fait des manifes, ça a pas marché. Et donc, on s'est dit "OK, bah on va passer à au seul langage qui comprennent, on va bloquer le lycée." Et donc, on a bloqué le lycée et on a mis une grande banderole "Professeur, rejoignez-nous." Et là, du coup, on a les professeurs qui effectuent un droit de retrait. C'est-à-dire, ils disent

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"Nous, on est en danger sur nos lieu de travail, on travaille pas. On a des parents qui commencent à nous rejoindre en disant "Mais nos enfants sont en danger, c'est quoi ça ?" Il y a plein d'élèves qui viennent et qui disent "Ouais, c'est n'importe quoi. On se fait maltraiter et compagnie et on se retrouve à avoir des centaines de personnes de de lycée et une grande mobilisation. Et là, du coup devant le lycée, moi je me retrouve à avoir un mégaphone entre les mains parce que dans ce truc c'est un peu sur moi que ça tombe pour dire [rires] "Allez, il faut que tu parles aux gens." Les gens ils me poussent, ils me disent "Monte sur la poubelle, parle." Et donc moi je prends je prends le mégaphone et je dis bon bah écoutez je raconte tout ça. Je dis voilà

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on n'est pas respecté maintenant est-ce qu'on décide que on a fait notre mobilisation et qu'on rentre ou est-ce qu'on décide que bah en fait on rentrera pas tant qu'on se fera pas respecter et donc tout le monde se met à crier. Ouais [rires] je considère que le vote populaire a considéré qu'il fallait continuer la mobilisation et du coup ça a été une mobilisation de 3 4 mois dans lequel on bloquait le lycée, on allait pas en cours, enfin plein de péripéties. À ce momentlà, tu es en quelle classe ? À ce moment-là, je suis en première terminale et je Ouais et le bac enfin bloquer les lycées, comment ça se passe ? Bah à ce moment à ce moment-là, mais c'est là où on était dans le mouvement, c'était une question qui était super difficile parce que au bout du 2è 3è

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mois, il y a des élèves qui venaient nous voir et qui disaient "Attendez, il y a les cours et et en même temps nous on répondait bah ouais mais en fait si jamais on va dans la salle de classe, on est en danger. Enfin rappelez-vous ce qui nous tombait dessus. Et donc du coup, c'était un moment où c'était c'est c'était du combat politique et euh et c'est à ce moment-là où je me suis retrouvé à devoir convaincre des gens, à avoir des gens qui au début étaient d'accord puis après ils sont pas d'accord, à devoir faire des réunions. Mais mais à ce moment-là justement, est-ce que ton mindset il change ? Comment ça se passe ? Parce que tu passes d'un mec pas du tout politisé à finalement les gens ils viennent te voir, tu deviens une tête de tu deviens une référence là. Qu'est-ce comment ça

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se passe en vrai ? Bah déjà dans tout ça, j'étais pas tout seul et enfin c'est ça moi que aussi le message que j'essayie de transmettre c'est que dans un combat on n'est jamais seul en fait. Moi, j'ai j'avais plein de gens autour de moi euh qui menaient la mobilisation. Moi, j'étais le porte-parole de tout ça. Mais en vrai, dans le collectif, il y avait des gens qui qui passait les coups de fil pour que les gens viennent aux mobilisation, qui trouvaient les banderoles, qui c'était c'était un truc groupé. Mais OK, moi j'étais peut-être le porte-parole du truc, mais on l'a fait en groupe. Et donc à ce moment-là, par contre, moi je me dis OK là maintenant, en fait, on se fait respecter, on est on est rentré dans un bras de fer, on est rentré dans un bras de fer contre Valérie PC parce

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que c'était la région qui c'était PCR. Ouais. c'est la région qui pouvait débloquer les subventions pour nous permettre de reconstruire le lycée. Et donc du coup, je me retrouve dans des réunions avec des politiques et et à ce moment-là, il raconte n'importe quoi et moi je je connais mon sujet, c'est mon lycée. Rappelle Est-ce que tu te rappelles de ta première réunion ? Euh ouais, ils ont pas voulu me laisser rentrer. Moi moi et le le moi-même du coup qui était le représentant syndical des élèves et le représentant syndical des profs, ils nous ont empêché de rentrer à la Réunion et donc du coup, on a dû faire un forcing pour rentrer à cette réunion. Mais comment ça ils ont dit vous ? Ben oui, bien sûr, parce que eux tout ce qu'ils voulaient c'était mettre la

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poussière sous le tapis, ça coûte trop d'argent. Et et c'est là où ensuite je me suis retrouvé euh dans c'est là où la politique est vraiment entrée parce que il y a une il y a une différence entre le moment où on se dit on se fait pas respecter et on entre en mobilisation h et le moment où on entre en mobilisation et il y a le bras de fer. Et le bras de fer, j'ai compris que il existait parce que eux ne voulaient pas lâcher l'argent. C'est pas compliqué. Le lycée George Brassence était un lycée de milieu populaire avec des élèves de banlieu qui de toute façon votaient pas pour eux. Eux, s'ils devaient mettre de l'argent, c'était pour d'autres choses. Donc, ils avaient choisi qu'il nous abandonnerai. Et à ce moment-là, j'ai compris que on n'allait pas les

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convaincre. Le seul moyen qu'on avait de changer notre vie, c'était de les contraindre. Et donc, on les a contraint par la manifestation, par la mobilisation. Et donc, à la fin des fins, euh plein de réunions, plein de discussions et compagnie où moi je me retrouve à avoir 17 18 ans et à avoir des des politiques de 60 ans qui sont devant moi et qui que je dois. Ouais. Mais à ce moment-là, je me dis "OK, on peut gagner" parce qu'en fait en fait c'est nous qui avons raison. C'est c'est là où c'est dur, c'est que on on a le droit en fait de demander à étudier dans des conditions dignes et respectueuses. Complètement complètement. Et après ensuite on a réussi à gagner, on a réussi à obtenir la reconstruction du collège et du lycée. Et [rires] alors l'histoire est encore plus belle, c'est

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que ensuite il y a eu l'inauguration du collège et du lycée. Sauf que au moment de l'inauguration du collège et du lycée, le député, il a changé. C'est devenu moi. Et donc du coup, je j'arrive à l'inauguration du collège et du lycée. Et donc tous ces gens que je combattais à l'époque sont toujours là et je vois sur leur visage la ranqueur, le digou. Moi, j'arrive avec un sourire, j'ai hâte de découvrir [rires] voilà quoi, ce qu'on a réussi à obtenir et ce que enfin voilà, on a contribué à le construire quoi. Et donc euh et donc en arrivant Valérie PCR, elle arrive dit "Ah il est beau le nouveau lycée." Et puis moi je passe juste derrière et je dis "Oh, on est d'accord, elle est bien hypocrite." Les gens me font "Oui, oui, et [rires] puis ouais, je vais pas me priver, je me suis

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battu contre des mois contre elle. Ensuite, elle vient expliquer queelle a toujours été pour, faut faut pas mentir. Et et après ensuite du coup se retrouve à avoir un moment où il y a donc du coup le maire, le recteur et la présidente de région qui font un moment de discussion ensemble pour parler du nouveau lycée. Bon, j'étais un ancien élève, j'ai participé au combat pour la reconstruction, je suis député, j'aurais bien aimé pouvoir participer à la discussion même si ça aurait changé le temp. Et donc du coup, mais je m'en fichais de participer à la discussion, c'était pas ah oui, ils m'ont mis à l'écart. Mais après m'a revoir mis à donc ils me mettent à l'écart, moi ça me fait sourire, ça je m'en fiche. Mais donc du coup euh euh mes amis euh ils suivaient ça, je leur envoyais des snaps

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et donc du coup à un moment je leur envoie un snap euh de moi et ensuite derrière la présidente de région, le recteur euh et le maire de la ville et je mets avec le bal hypocrites et euh et donc du coup et et et mes potes ils m'ont dit "C'est tellement drôle poste" et donc du coup je l'ai sorti et et en vrai ça a été ma revanche et c'est et c'est à partir de ce moment-là que j'ai compris, je me suis dit "En fait attends OK, tu tes parents C'est pas des politiques. Tu es pas un bourgeois. Tu tu viens d'un endroit populaire. Tu viens d'un des lycées qui a la plus mauvaise réputation de la région. Tu as 17 18 ans et avec un groupe de jeunes, vous vous êtes mobilisé et vous avez été en capacité de faire plier la présidente de la région. Mais en fait, on peut changer les choses. Et c'est à ce

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moment-là que je commence à faire de la politique. Et mais à ce moment-là, tu as pas un peu peur ? J'ai pas peur de l'inconnu ? Est-ce que tes parents ils te soutiennent ? Est-ce que tes potes ils te soutiennent ? Comment ça se passe dans ton entourage ou qui n'est pas du tout politisé ? Ah ouais, bah mon fils, mon pote, il est il est député. Euh bah avant la dé en fait avant avant la députation, j'ai milité parce que j'ai pas été tout de suite député. Et en fait, il y a il y a eu tout un moment où je me suis construit politiquement parce qu'en fait à partir de ce moment-là, moi je suis enfin euh je je connais pas encore le monde quoi. Euh voilà quoi. Et donc du coup euh juste après cette mobilisation, j'avais rejoint un syndicat lycéen qui s'appelaition l'Union nationale

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lycéenne. Pour être assez transparent, j'ai rejoint ce syndicat parce que j'avais besoin de mégaphoné de tract. Mais après ensuite, ils m'ont convaincu. [rires] Mais au début, je suis rentré comme ça, c'était par nécessité. Et après ensuite, le syndicat m'appelle et me dit "Bon bah bravo, tu as gagné ta mobilisation. Maintenant, il y a parcours sup qui arrive. Euh à ton avis, est-ce que tu es des élèves qui vont y gagner avec Parcours Supères qui vont y perdre ? Et moi, je me dis mais clairement, nous on fait partie des lycées qui vont se faire avoir parcours sup. et il me font bah voilà bah-toi. Et donc à partir de ce moment-là, je participe à toutes les manifestations possibles et imaginables. Je vais sur d'autres lycées pour aller aider des lycéens qui ont jamais bloqué le lycée

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comme j'étais un peu devenu un pro de ça. Et donc du coup je viens filer des coups de mains à plein de gens dans plein de combats. Et du coup à ces moments-là je rencontre d'autres personnes. Je rencontre d'autres militants. Je rencontre des militants écologistes qui me racontent ce que c'est que le dérèglement climatique, ce que c'est qu'un écosystème. Je rencontre des militants de féministes qui m'expliquent ce que c'est que le patriarcat. Je rencontre des militants antiracistes qui me racontent ce que c'est que l'histoire de la colonisation française. Euh je rencontre des militants LGBT qui me racontent ce que c'est que d'être homosexuel, lesbienne, trans, en France et tout tout ce qu'on me raconte, tout ce qu'on m'explique, ça construit euh ça me construit

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politiquement. Et dans le même temps, je regardais aussi ce que faisait la France insoumise euh des députés comme Mathilde Panot, comme Jean-Luc Mélenchon. J'aiécouté tout ça et tout ça ensuite ça a construit ce qui aujourd'hui fait mes convictions politiques et c'est pour ça que j'ai décidé de rejoindre la France insoumise. Et justement quand tu rencontres tous ces militants, est-ce que tu as un peu ce sentiment de te dire tu es pas légitime, ils ont grave de la culture, enfin est-ce que tu as pas syndr un peu de l'imposteur ? Comment ça se passe toi ? Si et mais c'est quelque chose qu'on doit dépasser en fait. Je pense que je enfin pour pouvoir bien expliquer ça, je vais pas parler du rapport avec les militants, je vais plutôt raconter ma première journée

15:39

à l'Assemblée nationale parce que ma première journée à l'Assemblée en fait, on arrive donc moi déjà je après une campagne, on est épuisé, j'arrive, je suis député, je me rends même pas vraiment compte de ce qui est en train d'arriver et on on passe, il y a une grande porte, la grande entrée de l'Assemblée nationale où les députés entrent pour leur premier jour. Je passe cette porte et il y a un fonctionnaire de l'Assemblée qui vient me voir et qui me dit "Pour les collaborateurs de députés, c'est de l'autre côté." Et donc du coup moi je dis bah écoutez monsieur voilà je suis député et puis il fait ah pardon monsieur le député ils ont ils ont pas l'habitude d'en voir d'i jeunes et après ensuite il y a le moment où on fait la première séance à l'Assemblée nationale et la première séance à

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l'Assemblée comme on n pas encore voté pour la présidente pour les vice-présidentsou pour les secrétaires, c'est en gros le plus âgé qui est préside de la séance pour organiser l'élection et les plus jeunes ils sont secrétaires de séance c'est-à-dire que il ils surveillent que tout se passe bien quoi. Et donc du coup, je me retrouve à devoir faire cette surveillance et il y a une grande cérémonie où les le plus vieux de l'Assemblée nationale et les plus jeunes marchent pour rentrer dans l'hémicycle avec la garde républicaine de l'Assemblée nationale en tenue républicaine au garde à vous en train de jouer du tambour très très fort. C'est c'est une cérémonie qui est intimidante et a foule de gens et on est dans une salle qui est du coup la salle de réception de l'Assemblée nationale avec

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des dorures partout. Et donc à ce moment-là, je me retrouve à marcher euh vers l'hémicycle avec des dorures partout, des militaires en tenue traditionnel en train de jouer de la musique au garde à vous. Moi, je me retrouve à devoir marcher. Il y a des caméras partout et à ce moment-là, très on peut voir sur la vidéo, j'ai un pantalon qui est beaucoup trop grand, une ceinture qui va pas du tout, [rires] une chemise froissée, des chaussures avec des trous à l'intérieur. J'ai j'ai rien à faire là. Et à ce moment-là précis, je me dis dans quelle galère tu viens de te mettre. C'est vraiment ça que je ressens. Et une anecdote aussi, il y a Rachel Kéké qui nous a confié que du coup vous arrivez dans les toilettes, vous regardez. [rires] Ouais. Et vous fait "Mais qu'est-ce qu'on fait là ?" Bah

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bah ça c'est pareil, c'est première réunion de groupe, donc on se retrouve avec les députés insoumis et euh on sort de campagne, on est épuisé, il y a plein de caméras partout, on est stressé, on a besoin de silence et de calme quoi. Donc moi je sors et je me dis "OK là, j'ai besoin de souffler un peu" et donc du coup je rentre dans les toilettes et je vois cette femme qui est dans le même état que moi et donc du coup je connais son histoire. Je sais que c'est une femme de chambre qui a fait une grève de plein de plusieurs mois à qui ça a été extrêmement difficile et je la regarde et je vois qu'elle me regarde en disant mais il a littéralement l'âge de mon fils et on a vraiment le regard de qu'est-ce qu'on fait là ? [rires] Et quand on voit qu'on a le même regard, on

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se met à exploser de rire. Et du coup à partir de ce moment-là, Rachel Kéké, c'est vraiment devenu c'est vraiment ça fait partie de la deuxième famille. [rires] Mais c'est vraiment le sang Rachelle. Et mais je raconte tout ça pour dire que quand on nous voit parce que nous on nous voit souvent à travers les écrans, à travers les caméras, on se dit "Ah ces gens-là c'est des gens qui sont sur deux, moi j'en serai pas capable." Je veux que vous sachiez toutes les personnes qui nous écoutent. Je veux que vous sachiez que pour toutes les personnes que vous voyez de du cinéma, de la politique ou de tout ce que vous à chaque fois que on se retrouve sous les projecteurs et qu'on a l'air confiant, pour la première fois, on s'est demandé qu'est-ce que je fais là ? Dans quelle

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galère est-ce que je viens de me mettre ? Et en fait, la légitimité, on ne l'obtient jamais par le regard des autres. On l'obtient par le regard que on s'autorise à porter à nous-même. Wouh ! Moi, je me suis pas senti légitime à partir du moment où les autres députés m'ont considéré parce que c'est toujours pas le cas. D'ailleurs, au début, on prenait pour un petit qui n'y connaissait rien. Aujourd'hui, on prank pour quelqu'un. Ils disent "Ouais, il veut c'est un député TikTok et compagnie". J'ai pas de considération à l'Assemblée nationale. Par contre, je me suis dit "OK, bah des un jeune comme toi qui arrive à l'Assemblée avec ton histoire, avec ton parcours, c'est la première fois que ça arrive avec ton âge, c'est la première fois que ça arrive. Quoi qu'il arrive maintenant tu

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es aux responsabilités, donc tu dois assumer. Donc parce que tu dois assumer, bah en fait dis-toi, tu vas le faire et fais-le." Et c'est de là que viendra ta légitimité. Et donc du coup en fait on la seule légitimité qui compte, c'est celle qu'on arrive à se donner à soi-même. Et je sais que c'est difficile hein, franchement je je le dis très franchement, c'est facile pour moi de le dire hein. Je suis un mec déjà c'est c'est beaucoup plus dur quand on est une femme. Donc je je sais que moi je je pars déjà avec des avantages par rapport à d'autres. Mais sachez que la pour en tout cas de mon expérience la seule légitimité qui compte, c'est celle qu'on se donne à soi-même. Mais du coup comment ça se passe ? Est-ce que tu es est-ce que tu es formé ? Parce que et comment ça se passe ?

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Est-ce que tu as des personnes autour ? parce que on il y a un avant et un après le bouillard du début et le bouillard de maintenant. Tu es beaucoup plus confiant, tu es beaucoup plus technique, tu as beaucoup plus de culture. Enfin, est-ce que est-ce que la nationale est-ce qu'on vous forme ? Comment ça se passe ? Alors à l'Assemblée nationale, il y a plusieurs choses. Déjà premièrement, on est un groupe et donc on est des voilà, on a un groupe de députés. Moi, je fais partie du groupe La France Insouise qui est présidé par Mathilde Panot qui est une femme exceptionnelle. Et euh et ensuite, on a des collaborateurs pour le groupe. Donc par exemple, quand on a une loi qui arrive, on a des collaborateurs qui travaillent pour tous les députés du groupe qui nous font des fiches. Et puis

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moi aussi, j'ai quatre collaborateurs et euh et et donc quand je suis arrivé par ailleurs de de tous mes collaborateurs, j'étais le plus jeune. J'étais en plus dans une une position d'employeur, jeais géré les [rires] tiges de pay et tout. En vérité, c'était des grands frères et des grandes sœurs pour moi et euh j'ai et même dans la France insoumise, il faut mesurer ce que c'est quand même de pour euh des responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard ou Mathilde Panot de se dire "Bon bah là, il y a ce petit qui a bloqué son lycée, euh il est candidat, euh il vient d'être élu député, qu'est-ce qu'on fait ?" Et en fait à la France insoumise, ils m'ont ils m'ont soutenu, ils m'ont porté quand je faisais des choses, quand je cassais des codes, ils me disaient pas

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"Ah arrête". Non, ils étaient là en mode c'est bien ce que tu fais, continue. Et j'ai vraiment eu la chance d'avoir bah des personnes comme Mathilde de Panneau, comme Jean-Luc Mélenchon, comme Manuel Bonpard, comme Paul Vanier, c'est des gens qui à la France insoumise m'ont toujours soutenu et m'ont toujours dit "Tu es légitime à faire ce que tu fais. Euh continue, on est à fond avec toi." Et donc j'ai eu la chance d'être entouré et d'être porté par ces députés, par mon équipe euh et aussi en vrai par les gens. Pour le coup, c'est c'est ça pour moi qui m'a le plus touché. c'est quand j'arrive à l'Assemblée nationale, un des premiers gros textes que je porte, c'est la loi pour le revenu étudiant. Et en vrai, j'aimerais bien en parler un peu après. Euh mais quand je porte ça et que

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je fais des choses sur les réseaux sociaux, il y a plein de gens qui m'envoient des messages et qui sont là en mode "Enfin" quoi, enfin il y a un mec qui leur rentre dans l'art. Et donc du coup quand je suis à l'assemblée et que j'ai tous les députés qui sont pas de mon groupe et qui me regardent un peu de travers, son ah mais lui il est relou, il va encore se plaindre, il va encore faire ça. Je suis constamment dans un environnement qui me fait dire tais-toi. Mais par contre quand je me balade dans la rue ou quand j'ouvre mon téléphone ou même quand je suis avec les miens bah en fait j'ai eu la chance d'avoir des gens qui m'ont dit continue. Et donc du coup c'est ça qui fait que ça a contribué à ce que je puisse me donner cette légitimité. Waouh, c'est c'est dingue. Et

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finalement, par rapport à à cette médiatisation tout d'un coup où d'un coup tu fais le buzz, je crois tu as 1 million d'abonnés sur TikTok, 400000 abonnés ou 300000 abonnés sur Insta, enfin c'est c'est incroyable. Oui, je veux dire, tu marches dans la dans dans la rue, on te reconnaît maintenant. [rires] Mais comment comment tu te sens ? Euh j'ai j'ai de la chance pas parce que c'est pas une finalité en soi d'avoir plein d'abonnés euh d'être connu, reconnu. Euh ça c'est désavantage aussi ça ça pousse quand même à la légitimité. Tu te sens quand même légitime de te dire "Ah ouais quand même je suis suivi, tu as du monde derrière toi." Ouais mais c'est même là c'est même plus une question de légitimité. Je considère que c'est de la chance parce que c'est

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une occasion de changer les choses. Je ne pense pas que c'est une personne seule qui réussira à changer les choses si on veut. Moi je je suis révolutionnaire. Je considère qu'il faut renverser la table en France. Je suis pour une révolution citoyenne. Je veux qu'on ait une majorité du peuple français qui vote pour un mouvement comme la France insoumise qui créera une assemblée constituante avec que des citoyennes et des citoyens qui n'ont jamais été élus. Qui écrivent une nouvelle constitution, qui mettent un référendum d'initiative citoyenne qui permettent au peuple d'intervenir, de révoquer les élus. Je veux que euh l'eau soit un bien commun, que l'école soit accessible à tout le monde, que tout le monde ait les moyens de faire des études. Je veux que on organise

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l'économie pour qu'elle soit en harmonie avec la nature. Je veux une égalité des droits entre les femmes, les hommes, quel que soit le genre, l'orientation sexuelle, l'origine. C'est révolutionnaire comme projet. On le fera pas seul. Moi, je je pense que le le seul héros dans l'histoire, c'est le peuple. Et j'ai la chance aujourd'hui d'avoir des gens qui écoutent et qui partagent ce que je dis pour mener une bataille culturelle et convaincre le peuple que il peut faire la révolution. Parce que notre pire adversaire c'est la résignation. C'est les gens qui se disent "De toute façon, ça sert à rien. De toute façon, ça va marcher, ça va jamais marcher. Non, c'est pas possible. Non, moi je m'y intéresse pas. Non, moi je suis pas légitime." Moi mon objectif c'est de

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dire aux gens en fait si jamais on y va tous ensemble, tous ces dominants, tous ces gens qui qui ont hérité du pouvoir, qui ont hérité de l'argent parce que c'est tous des héritiers. les gens qui nous pourrissent la vie aujourd'hui et ben en fait on est plus nombreux queeux et on peut les battre. Et ça j'ai le pouvoir aujourd'hui grâce à l'audience que j'ai le pouvoir de mener une bataille culturelle pour les convaincre de ça et ça c'est une chance énorme. Mais par rapport aux jeunes justement, tu disais en gros voilà ils sont ils sont désintéressés et c'est vrai même moi je le vois aujourd'hui, ils sont complètement pour toi c'est dû à quoi ? Je crois pas du tout que les jeunes soient désintéressés. Je pense moi moi j'en suis sûr. Moi je pense qu'il y a il y a une grande

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différence entre euh être désintéressé de la politique et déconnecté des institutions. Notre génération est la génération la plus connectée de l'histoire, la plus informée de l'histoire. J'irais même jusqu'à dire la plus instruite déjà parce que on est on est un peuple qui a un haut niveau d'éducation. L'école publique française donne un certain niveau de compétence, de qualification, de connaissance. Et en plus de ça, on a pour beaucoup d'entre nous un téléphone qui fait que quand on regarde les stories de nos potes pour voir la soirée d'hier, ben en fait, on a Hugo Descrypt qui passe où on a un TikTok de Jean-Luc Mélenchon où on a telle info. Ce qui fait que à longueur de journée, on entend parler de réchauffement climatique, d'inégalité salariale, de racisme. On entend parler

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de tout ça. C'est un bruit ambiant. Et en vrai, quand on parle aux jeunes, ils ont une opinion sur ces sujets. Je peux prendre n'importe quel jeune, même celui qui dit "Ouais, j'y connais rien la politique". Je fais "OK, tu penses quoi de ce qui s'est passé avec Naë Tout le monde a une opinion sur ce qui s'est passé avec Nel. Tu penses quoi euh du racisme en France ? Tout le monde a une opinion sur le racisme en France. Tu penses quoi par exemple de l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes ? Du réchauffement climatique ? Tout le monde a un avis sur ça. Donc les jeunes, ils ont un avis sur la politique et sur la société. Par contre, là où ils ne le traduisent pas, c'est vis-à-vis des institutions. Parce que maintenant, si jamais je vais demander à des jeunes,

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"OK, c'est quoi la compétence de la région ? Est-ce que tu sais c'est quoi la comment fonctionne le rapport entre l'Assemblée nationale et le Sénat ? C'est quoi le pouvoir du président de la République ? les jeunes, ils sont pas formés à comment est-ce que fonctionnent les institutions. Et donc du coup, on a une jeunesse qui est ultra connectée, ultra informée, ultra cultivée, qui a un avis sur le monde et sur la société dans un moment où elle doit avoir un avis parce que le réchauffement climatique, ça va, ça nous tombe déjà sur le sur la figure et ça va ça va être encore plus grave parce qu'on voit que la situation du racisme dans le pays est mais est invivable. C'est étouffant parce que on voit que la troisème guerre mondiale est une possibilité parce que on voit que le

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pays s'appauvrit, que les gens galèrent. Donc la politique, elle s'impose à nous dans nos vies. Donc maintenant, la question c'est comment est-ce qu'on fait pour que les gens ils se disent "OK, je vais le traduire par le vote". Et j'aimerais terminer par une dernière chose. Si jamais on n'apprend pas aux jeunes comment fonctionnent les institutions, si jamais on fait tout pour que la population en général soit désintéressée de la politique, c'est fait exprès. Vous avez 9 milliardaires qui possèdent 90 % des médias et qui et et et qui qui prétendent liberté démocratique. C'est ça. C'est quand la dernière fois qu'on a vu un ouvrier sur un plateau de télévision ? C'est quand la dernière fois qu'on a vu un jeune en galère sur un plateau de télévision ? C'est quand la dernière fois qu'on a vu

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une mam en solo sur un plateau de télé ? Les gens de quartier, on passe notre temps à parler des quartiers populaires. Les seules fois où on a fait venir des gens des quartiers populaires à la télé, c'était juste après l'assassinat de Naël où ils ont fait venir des gens à la télévision, il disaient aux grands quartiers qu' ont des choses à dire. Dites d'appeler au calme, dites d'appeler au calme. Puis les grands, ils disaient "Attendez, on aimerait parler d'autres choses. Oui, mais appelez au calme avant, on vous invitera après." Plus jamais les réinvités. C'est quand la dernière fois qu'on a invité une femme voilée à la télévision ? Je je raconte tout ça pour dire que le peuple n'est pas à la télévision. Le peuple n'apparaît pas dans le débat public et

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politique. Et même regarder l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale ne représente pas le peuple dans ce qu'il est réellement parce que il y a plein de billets via les partis et compagnie. Et c'est fait exprès. C'est c'est fait exprès pour que de pour que ça rentre dans votre tête que de de vous laisser croire que vous ne seriez pas légitime ou que ça vous concerne pas. Et pourquoi ? Parce que si jamais les dégûtés ne s'intéressent pas à la politique, il reste que les dégoûtants. Et donc c'est pour ça que nous notre objectif c'est que toutes les personnes qui ont plus espoir, toutes les personnes qui croient que c'est pas pour eux, toutes ces personnes qui votent pas, on leur disent "En fait, tu as un pouvoir." Et si jamais tous ensemble on s'immer, on peut

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tous les dégager. Tous ces gens qui vous insultent à longueur de journée, tous ces gens qui qui montent les prix et profitent de l'inflation pour se gaver alors qu'ils se sont déjà gavés. Tous ces gens qui détruisent l'hôpital, qui détruisent l'école. Bah, en fait, ces gens-là, on est plus forts qu'eux. Mais ce serait quoi du coup la solution finalement ? Alors la solution c'est de c'est de changer c'est c'est je l'ai dit moi je suis révolutionnaire je suis marxiste aussi je veux changer la société en profondeur je je pense que on va ça est-ce que c'est possible tout de suite pas c'est totalement possible et j'ai même envie de dire c'est nécessaire parce il y a pour plusieurs raisons. Un déjà premièrement parce que le pays est clivé on va en 2027 voilà on va avoir un choix

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est-ce que vous voulez l'extrême droite ou est-ce que vous voulez la gauche c'est ça la question qui va se poser. Moi je je pense qu'on va gagner l'élection présidentielle de 2027 parce que on est un on est un pays qui a quand même connu le régime de Vichi. On est un pays qui sait ce que c'est que d'avoir au pouvoir des gens qui utilisent la haine contre une religion ou même la haine contre des origines qui utilise cette haine là pour diviser le peuple et opprimer hein parce que faut c'est c'est ça une réalité concrète dans la vie des gens qui sont opprimés et en même temps permettre à tous ces ultra riches de continuer de se gaver. C'est ça l'extrême droite. Et puis surtout, moi je crois que on est dans un moment de l'histoire de l'humanité où on doit

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faire face à des grands changements. Je vais en donner un enfin je vais je vais expliquer nous ce qu'on fera quand on sera au pouvoir. La première chose qu'on fera, c'est convoquer une assemblée constituante, c'est-à-dire on fera des élections et on fera élire des citoyennes et des citoyens qui n'ont jamais été lu. Moi, je pourrais pas être dans cette assemblée. Et ces citoyennes et ces citoyens accompagnés de constitutionnalistes écriront une nouvelle constitution. Moi, je veux que dans cette constitution, il y ait le référendum d'initiative citoyenne. C'est-à-dire que si jamais vous avez, par exemple 300000 citoyens qui français qui signent une pétition, et bien on peut avoir un référendum sur le sujet. Ça aurait réglé beaucoup de problèmes sur la question des retraites ou sur la

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question du Mercos sour actuellement. Mais après, ça c'est pour la question démocratique pour changer de constitution, pour avoir une constitution qui permette au peuple français de se refonder parce que au moment où on a écrit la constitution de la 5e République, il y avait pas internet. les femmes venaient à peine euh de d'obtenir les droits politiques et n'avaient même pas encore l'égalité civique. Euh on était encore dans les périodes dans les périodes décoloniales. Le monde n'était pas globalisé. Enfin la société de 1958 n'a rien à voir avec la société de 2026. Donc on va refonder le peuple par une nouvelle constitution. Et ensuite ce qu'on va faire c'est que on va donner une orientation et une direction au pays. Le c'està-dire le on a deux problèmes aujourd'hui euh

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structurel à l'échelle mondiale. Le premier le premier problème c'est le réchauffement climatique. Je suis absolument stupéfait de voir à quel point les dirigeants politiques et économiques ont siamment fait le choix de laisser notre génération gérer un problème impossible qui est celui d'une planète à 2 degrés. Parce que c'est sur ça qu'on va. Une planète à 2 degrés, c'est l'agriculture qui s'effondre. C'est des centaines de millions de personnes qui ne peuvent plus vivre là où ils vivent à cause des inondations, à cause de la chaleur, à cause de leur agriculture qui s'effondre. C'est la montée des eaux, c'est la biodiversité qui s'effondre. C'est en fait il faut comprendre que le monde est un écosystème et que si vous changez un paramètre, tout est chamboulé. Nous, on

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va devoir gérer ça parce que des gens ont siamment fait le choix de continuer de s'en mettre plein les poches en se disant c'est pas notre problème, ce sera le problème des autres encore après. Et parce qu'ils se disent de toute façon, moi mes gamins ils seront riches parce qu'ils vont hériter. Et puis les gosses de riches, ils savent très bien qu'ils vont pouvoir trouver une solution pour s'en sortir parce qu'ils en auront les moyens. Ça premièrement et deuxièmement la troisème guerre mondiale. Nous sommes en train de revivre exactement ce que nous avons vécu entre les deux guerres. C'est-à-dire que nos économies aujourd'hui stagnent. Et donc le le la solution qu'ont trouvé les dirigeants politiques et économiques pour relancer l'économie, c'est l'armement. C'est-à-dire qu'on met des

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milliards d'euros d'argent public pour acheter des armes, faire fabriquer des armes et c'est comme ça qu'ils veulent stimuler l'économie. Tous les pays sont en train de se réarmer parce que c'est la seule solution qu'ils ont trouvé pour stimuler leur économie alors qu'on devrait faire ces investissements dans l'écologie. Et dans le même temps, le droit international euh n'est plus respecté. C'est-à-dire que vous pouvez avoir Israël qui fait un génocide en Palestine, l'Europe et les États-Unis ne disent rien. Vous pouvez avoir les États-Unis qui kidnappent un président, personne ne dit rien. Donc il y a plus de règles à l'échelle mondiale. Et dans le même temps, tout le monde est en concurrence. Et au moment où tout cela se passe, vous avez les milliardaires

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qui possèdent les médias et la classe politique qui désignent du doigt une religion pour en faire le bouqu émissaire de tous les problèmes du pays. Je parle ici des musulmans et c'est ça la situation dans laquelle on se trouve. Mais je nous sommes une jeunesse, nous sommes un peuple qui a une culture politique et idéologique. Et je crois que en regardant derrière nous, en regardant l'histoire, on ne refera pas les conneries qu'ils ont fait à l'époque du 20e siècle. C'est-à-dire qu'il faut dire fermement non à la guerre. [raclement de gorge] Il faut dire fermement que le la France n'est pas un pays qui a se définit pas par une couleur de peau, par une religion, par une langue. C'est un pays qui se définit par des valeurs et des principes. La liberté, l'égalité et la fraternité. Et

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tout ça, ça fait un projet politique qui donne une orientation au pays. Et justement, en parlant de de valeur et de couleur politique, comment ça se passe quand vous êtes pas d'accord avec euh certains propos de vos de vos collègues ? Euh, on se le dit, en fait, c'est compliqué aujourd'hui quand on est à la France insoumise parce que il faut comprendre que on est euh c'est tous les jours quoi. C'est-à-dire que il y a 9 milliardaires qui possèdent 90 % des médias et ils ont choisi de nous abattre. Regardez un passage de télévision de [raclement de gorge] Jordan Bardella. Regardez comment il lui caresse les cheveux. Ils sont gentils avec lui. Regardez un passage de télévision de Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Manuel Bonpard, c'est un interrogatoire. On a l'impression d'être

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en garde à vue. Donc du coup, il y a aucun média de gauche pour vous aujourd'hui en France. Bah est-ce que est-ce que il y a dans les médias traditionnels ? Non, parce qu'ils sont tous possédés par des milliardaires et parce que les milliardaires ont un intérêt qui est celui de continuer de se gaver sur le dos du peuple, ce qu'ils ont toujours fait. Oui, je mais mais enfin par exemple euh regardons le le débat public. Il y a un sujet qui est ultra intéressant, l'inflation. Quand est-ce qu'on a un débat sur qui profite de l'inflation ? Alors, si vous regardez le débat sur qui profite de l'inflation, vous aurez un débat sur des entreprises comme Carrefour ou comme Leclerc qui profitent de l'inflation pour s'en mettre encore plus dans les poches, faire payer plus

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cher le peuple et derrière faire des prix qui sont invivables pour les agriculteurs. Vous allez aussi avoir sur le sujet aussi du pétrole et du gaz où là encore une fois par exemple le prix du gaz bah aujourd'hui on l'achète aux États-Unis beaucoup trop cher parce que les États-Unis nous font la pression ou les médicaments ou les États-Unis ont imposé à Macron d'augmenter le prix des médicaments. Pourquoi ? Parce que derrière les géants pharmaceutiques ont pu s'en mettre encore plus dans les dans les poches. Depuis que Macron est là, la fortune des les 500 plus grandes fortunes ont vu leur richesse doubler. Le peuple lui il est à 100 millions de pauvres. Donc ce qu'on voit c'est que le peuple s'approuver et que les élites économiques sont en train de s'enrichir

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et que dans le même temps les médias n'en parlent jamais, les le président de la République n'en parle jamais, le Premier ministre n'en parle jamais. Pourquoi ? Parce que les journalistes, ceux qui ont été désignés par leur propriétaire milliardaires, ils sont là pour quoi ? Ils sont là pour empêcher de penser. Ils sont là pour ne pas parler de ces sujets. Et si jamais il y a un journaliste qui se met à parler de ces sujets, vous allez voir qui va être viré. Et moi, je vais vous en donner un exemple. Un jour sur un plateau de télévision, j'ai parlé de ces sujets-là. J'ai parlé de Vincent Boloré qui euh euh qui mène une politique néocoloniale au Cameroun et qui ensuite derrière vient expliqu qui du coup euh ça sacage les richesses du pays de ce peuple et qui

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ensuite derrière vient se plaindre que euh il y a des gens qui émigrent. Bah quand j'ai voulu parler de ça, on m'a dit quoi ? On m'a dit "Non, t-toi, tu as pas le droit de parler de ça. Tu as pas le droit de parler du patron." Ce que je veux dire c'est que quand vous étiez à TPMP, quand j'étais à TPMP, faut comprendre quelque chose. Les milliardaires en France sont plus puissant qu'Emmanuel Macron. Ils sont plus puissants que tous les ministres. C'est eux qui dirigent réellement le pays. Comment ça se fait qu'on connaisse pas leur nom ? Comment ça se fait que jamais on ait un débat sur pourquoi il a fait tel choix ? Lui, il était lui par exemple, il par exemple Bernard Arnaud, il avait plein d'usines dans le nord. Il a décidé de tout délocaliser. Pourquoi ?

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il a reçu des centaines de millions d'euros d'aid publique de l'argent des Français et il a délocalisé. On peut s'interroger un jour, avoir un débat sur pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Bah vous croyez que le Parisien va faire un sujet sur ça ? Le Parisien c'est possédé par Bernard Arnaud. Moi, j'aimerais beaucoup avoir un débat sur la colon sur le le néocolonialisme français sur le continent africain. Vous croyez qu'on va avoir un débat sur ça ? C'est Boloré qui en est responsable directement. C'est lui qui dirige le système. Bah ces news, ils en parleront pas. Le JDD n'en parleront pas. Orin n'en parleront pas. Donc du coup pour vous, il y a aucune solution concernant les médias. Je il y a il y a une solution. Nous on veut faire une loi de déconcentration des

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médias. On veut empêcher un milliardaire de posséder à lui tout seul un média. Ce n'est plus possible de posséder c'est légal de de de faire ça ? Bah oui, il suffit de faire une loi et de une loi de déconcentration. Et on dit par exemple, vous pouvez pas avoir plus de 20 25 % des actions de ce média. Et donc du coup pour décider des orientations éditoriales de la presse, et bien dans ce cas, il doit y avoir un conseil d'administration avec une pluralité. Voilà, ça par exemple, empêcher 9 personnes de posséder 90 % de la presse française, c'est possible en faisant une loi de déconcentration. Mais alors là, vous imaginez bien les milliardaires français, ils savent qu'on va faire ça. Vous pensez qu'ils vont nous faire de la publicité sur les médias ? Et c'est pour

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ça que vous regardez tous les jours, tous les jours, tous les jours, on parle en mal de la France insoumise et tous les jours, tous les jours, tous les jours, il parlent bien du Rassemblement national parce que le Rassemblement national, les milliardaires et le Rassemblement national s'est fait acheter par les milliardaires français. D'ailleurs par rapport au médias, comment est-ce que vous vz les critiques parce qu'il y avait la polémique avec votre montre, la fameuse montre mais ça c'était [rires] mais c'était exceptionnel. C'est Ouais, j'ai j'ai vu après mais parce que c'est il y a une fabrique de la désinformation parce qu'on peut on peut expliquer en gros en gros à un moment j'ai mes amis qui m'ont offert une montre à mon anniversaire, elle coûte à peu près 300 €. Merci les amis,

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ça m'a fait très plaisir. Donc voilà quoi. Mais sauf que c'est une montre, j'ai pas encore eu le temps de la régler et donc du coup, elle balance quoi. Donc c'est embêtant quand on tient un micro comme ça. Je la retire mais je la porte sur plein d'autres vidéos, j'ai pas de problème avec ça. Mais donc du coup ils prennent cet extrait là et ils le font tourner sur plein de médias, plein de plateaux télé en disant "Ah, regardez et et c'est une Rolex et il est millionnaire, il est milliardaire. Ça va, vous connaissez ma vie quand même. Mais c'est de la femme. Quand vous êtes députés ? Bah ouais, mais quand on est député, moi je je le relax ça coûte des centaines de milliers. Non, mais ils sont ils sont ils sont peut-être dit quand que que peut-être que vous cachiez voilà une

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montre à quelques vidéos mais bah sauf que c'est pas le cas et que pour le coup franchement enfin on y connaî j'aime j'aime pas ces trucs là quoi. Moi je trouve ça surfait, c'est pas mon truc quoi. Mais et puis pour le coup en fait je l'ai montré et puis à la fin il y en a qui qui ont continué la désinformation mais pourquoi est-ce qu'ils font ça ? Parce que derrière qu'est-ce qu'ils veulent raconter la France insoumie ? Ils essaient de démonter la France insoumise tout le temps, toujours. C'estàd qu' ils essaient de faire croire aux gens que la France insoumise serait un problème. Alors que en vérité quand on regarde quel est le seul mouvement politique qui défend l'augmentation des salaires, le RN le défend pas, les Macronistes le défendent pas, il y a que

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nous qui le faisons. Quel est le seul mouvement politique qui défend le fait que le peuple ait plus de pouvoir dans la démocratie ? Il y a que nous qui sommes pour la 6e République. Quel est le seul parti politique qui a qui défend le droit international qui a défendu l'honneur de la France en disant que non, c'était pas normal de génocider le peuple palestinien. Le Rassemblement national et les macronistes, ils sont complices jusque- là. Donc je nous on porte une parole qui d'une certaine manière essaie de défendre l'honneur de la France. On peut être d'accord avec nous ou pas d'accord. Par contre, je demande juste à ce qu'on soit traité avec respect et avec égalité et qu'on passe pas notre temps à mentir à notre sujet parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui dans les médias. Et

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justement, mais comment toi tu vis les critiques au quotidien ? Comment ça se passe humainement parlant ? Comment quand tu rentres chez toi, tu t'es fait démonter sur sur un médiia télé ? Bah déjà, impremèrement, on sait se battre sur les plateaux de télévision, on sait se défendre, on a des arguments, on est bosseur à la France insoumise, on travaille énormément. C'est une valeur qui est très reconnue. Euh on on cède aussi entre nous, on se donne des arguments, des informations, on s'entraide beaucoup parce qu'en fait, on est ensemble dans ce combat. Et après euh ce qui m'intéresse, moi je sincèrement hein, je je j'en ai rien à faire de l'opinion d'Emmanuel Macron, Léa Salamé ou euh d'autres personnes à mon sujet. Je me fiche de leur ratteint absolument pas. Moi ce qui m'intéresse

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c'est l'estime et le respect euh du peuple français. Et donc moi par exemple, je ce qui m'intéresse c'est que les gens euh euh voilà quoi, que les les les gens, pardon, je vais je vais utiliser le vrai terme, les gens normaux parce que moi je trouve que les ultra riches sont assez étranges personnellement, mais je moi ce qui m'intéresse c'est le respect et l'estime du peuple. Et donc quand je regarde derrière moi quand je me balade dans la rue, bah en fait 90 % du temps j'ai des gens qui disent "Ouais, continuez le combat, lâchez rien, tenez leur tête." Et parfois j'ai des gens qui arrivent et qui me disent "Ah, attendez, j'ai lu telle chose à votre sujet, j'ai entendu telle chose à votre sujet. Qu'est-ce que vous avez à dire ?" Moi, je suis un élu, je suis responsable devant le peuple, je

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leur dois des comptes et donc je leur réponds et à la fin, j'arrive à les convaincre. Parfois pas toujours, mais c'est la démocratie. Et tu t'as tu as déjà été agressé ou euh Ça c'est euh Ouais. Ah ouais. Pour Mais et c'est assez étonnant d'ailleurs parce que quand on regarde, euh il arrive la moindre petite chose à l'un d'entre eux, c'est-à-dire au RN ou au Macronistes, moi je les appelle la bourgeoisie. Il arrive la moindre petite chose à ces gens-là. Alors là, tout de suite, c'est le scandale général. Franchement, moi quand on fait la liste de tout ce qui m'est tombé dessus, un jour, je faisais une conférence, il y a 30 personnes qui sont arrivées avec des cagoules et des barres de fer pour venir nous démonter. Quelqu'un en a entendu parler ? Jamais personne n'en a entendu

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parler. un jour, il y a des gens qui ontganisé une descente qui ont trouvé mon adresse et qui ontganisé une descente pour aller en de chez moi. J'ai dû déménager. Une autre fois, il y a quelqu'un qui a appelé mes parents en disant "Je le numéro de Louis, je décroche. La personne me dit "Ton père s'appelle comme ça, ta mère s'appelle comme ça, leur adresse celle-là. Euh tu tu soutiens des terroristes, donc quand on va utiliser des méthodes de terroriste. Euh si jamais tu raccroches, ça va mal se passer pour eux." J'ai appelé j'ai appelé l'État, la préfecture, personne ne on m'a pas aidé. Et en tant qu'élu, un jour un bien sûr, un jour je un jour je suis dans un TGV, quelqu'un me filme euh et m'insulte et encore j'en passe et des meilleurs. Toutes ces choses-là sont publiques.

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Pourquoi est-ce que quand euh il arrive la moindre petite chose à un élu du Rassemblement national ou de la macronie, alors là les médias, le gouvernement, tout le monde pleure à chaud de larme. Mais par contre, quand nous il nous arrive des choses à la France insoumise, on dit rien parce qu'on est dans un depoid de mesure. Il faut comprendre que c'est un système, que ce système c'est le système capitaliste, que ce système capitaliste, il est dirigé par des gens qui ont des intérêts qui leur sont propres, qui ne sont pas les intérêts du peuple, qui savent très bien que la France insoumise est le seul mouvement qui défend les intérêts du peuple et donc ils ont choisi de nous abattre. Ces gens n'ont pas de moral. Il y a voilà. Et et j'en donne un exemple très formel,

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le deux poids de mesure permanent. Mais c'est c'est et ça et ça arrive souvent au à vos collègues de LFI pour pour le coup mais pour euh on on vit sous menace permanente. Jean-Luc Mélenchon, ils ont essayé de l'assassiner au moins deux ou trois fois. Personne n'en parle. Pardon ? Bien sûr. Jean-Luc Mélenchon, il y a eu des tentatives d'assassinat contre lui. Personne n'en parle. Bah il y a eu par exemple il y a il y a eu des procès sur ce sujet mais en fait je veux pas en faire une affaire personnelle, je veux juste c'est important d'en parler, d'avoir une plateforme parce que nous personnellement on le sait pas, on voit pas. Je veux justement je je je veux pas en affaire en faire une affaire personnelle parce que nous les insoumis on sait pour qui on se bat et on sait

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contre qui on se bat. Par contre ce que je de montrer l'envers du décor et de l'envers du décor c'est que nous les insoumis non seulement quand il nous arrive des choses comme ça il y a jamais personne pour nous défendre j'irai même plus loin d'une certaine manière il l'encourage. Mais on le sait pas. Ouais mais pourquoi ? Parce que ceux qui devraient porter cette parole, c'est les médias qui sont possédés par des milliardaires et le gouvernement qui encourage ça contre nous parce que ils sont dans le mensonge absolument permanent. Vous avez les médias, pourquoi est-ce que vous le faites pas ? On a quel média ? Non, mais je veux dire que vous avez tuas 1 million d'abonnés sur TikTok. Peut-être que si tu en parles de de d'une tentative d'assassinat ou quelque

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chose, ça peut ça ça du coup c'est le deuxième sujet, c'est que euh je veux je je raconte ça pour que les gens comprennent le de poids de mesure permanent qui existe en politique. Mais en vrai franchement euh OK, nous il nous arrive ça mais euh oui mais en vrai nous on va pas passer notre temps à parler de nous en fait. Nous on veut parler des gens et en fait c'est ça qu'on fait sur les réseaux sociaux. On veut parler des gens parce que bah OK c'est pas normal. C'est pas normal, on devrait être défendu mais en fait on n'est pas ici pour défendre nos intérêts propres. On est ici pour défendre les intérêts du peuple. Donc ouais en fait moi j'assume de j'en parle comme ça dans une interview et et je vais pas en métaler sur ça parce que c'est pas ça qui intéresse les gens. Ce qui intéresse les

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gens, c'est de se dire "OK, lui il est élu de la République, comment est-ce que cet élu de la République, il va défendre les intérêts du peuple et donc mes intérêts." C'est de ça, moi dont j'ai envie de parler en politique. Mais je veux raconter cette histoire pour que les gens comprennent que il y a un deux poids de mesure en politique qui a un système économique et politique qui sait très bien qui sont ses alliés et qui sait très bien qui sont ses adversaires. Et quand vous regardez comment le système traite les différents élus, vous comprenez que le Rassemblement national, c'est les alliés de l'oligarchie et de tous ceux qui dépouillent le peuple et que la France insoumise, c'est le seul mouvement qui est au côté du peuple. La preuve, regardez comment il nous traite.

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C'est c'est dingue. Mais du coup avec tout ça, est-ce que tu as déjà tu as déjà eu envie d'arrêter ? Tu t'es dit c'est pas possible peut-être dans tes débuts normalement le système ils sont il est trop rodé, c'est impossible. Bah non parce que on on a on est tellement proche d'y arriver en fait. Enfin non mais on est par parce que parce que il y a il y a deux points aussi de mesure entre ce que tu me dis. Tu me dis que vous avez pas de médiia que c'est super compliqué mais que tu es persuadé que vous allez y arriver. Mais du coup nous qui qui votons on voit rien. On on voit que les médias on voit tes réseaux enfin tu je veux dire c'est c'est c'est quoi les moyens de ta politique en vrai ? Mais regardons ce qui s'est passé en France de rien que ces dernières

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années. On a nous, je veux parler de ma génération, on a connu le mouv notre génération. Ouais. Notre [rires] Non, mais c'est vra notre génération, on a connu le mouvement climat. Première grève mondiale de la jeunesse sur le sujet du climat. On a connu le mouvement des gilets jaunes. On a connu les révoltes dans les quartiers populaires après l'assassinat naël. On a connu le mou il en avait en 2005 hein les Oui oui oui oui mais il y en a il y en a régulièrement mais nous on est une génération qui est profondément impactée par l'impunité [raclement de gorge] qu'il y a eu autour de l'assassinat Naël il a fini millionnaire le policier enfin c'est c'est lunaire c'est lunaire mais attendez on a connu Mithou aussi qui a profondément changé les rapports entre les femmes et les

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hommes. On a connu du coup le mouvement des gilets jaunes, le mouvement retraite. Ce que je veux dire, c'est que ces dernières années constamment le peuple il a fait des choses, il a fait des mouvements historiques pour dire "Nous avons des droits et nous allons les faire respecter." Et dans le même temps, les gens voient comment Macron les traitent, les gens voient comment les médias les traitent. Ce que je veux dire, c'est que le peuple est en train de prendre conscience de lui-même. Le peuple est en train de prendre conscience qu'il a des intérêts qui lui sont propres et que ses intérêts sont opposés à ceux de l'oligarchie politique, médiatique et économique. Et c'est pour ça que je crois que ça va changer les choses. Et j'aimerais terminer sur un dernier point. Moi je

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crois que l'un des grands moments de bascule, ça a été le génocide en Palestine parce que on voyait sur nos téléphones ce que faisait le gouvernement israélien. On voyait qu' pour la on a vu un génocide en direct. On allumait la télévision et on voyait ce qu'il racontait à la télé. On voyait ce que racontait Macron. On voyait ce que racontait le Rassemblement national. Et c'est là qu'on a compris que le véritable monde, il est pas sur les écrans de télévision ou dans les assemblées. Le véritable monde, c'est celui qu'on vit. Et quand on prend conscience de ça, quand on prend conscience de soi-même, quand on prend conscience qu'on a un intérêt de classe, un intérêt de peuple contre cette oligarchie, alors là c'est bon le combat il on y arrive. Et et en fait quand on

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regarde sur le féminisme, il y a eu une grande prise de conscience sur l'antiracisme, il y a eu une grande prise de conscience sur l'écologie, une grande prise de conscience sur la question de la lutte des classes. Une grande prise de conscience notre génération apporte un nouveau regard sur le genre. Nous, on parle d'une Nouvelle France parce que c'est ça qui est en train de se produire et donc je suis optimiste parce que le peuple a pris conscience de lui-même et le grand affrontement ce sera à l'élection présidentielle et l'oligarchie, elle a des raisons de s'inquiéter. Mais justement moi là où j'aimerais émettre une nuance parce que je vois que nous on est beaucoup plus instruit mais je trouve qu'on est beaucoup moins engagé hein. Je trouve que justement il

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y a cet engagement, il est pas réel. En fait, je sur les réseaux sociaux, c'est il y a plein d'engouements, il y a plein d'hashtags. Donc même dans la vraie vie, tu vois que les personnes sont beaucoup plus instrues et beaucoup plus cultivées. Mais je trouve que politiquement, il y a un désengagement quand même. Peut-être parce que les gens Non, mais peut-être [raclement de gorge] mais parce que faut regarder aussi la vie des gens. Franchement, quand quand on quand on quand on trime 40 he par semaine pour un SMIC, que le loyer augmente, que les charges augmentent, que enfin par exemple que on a un enfant en situation de handicap et qu'il y a aucun service public pour nous accompagner, les gens, ils ont des choses à gérer dans leur vie. Je suis pas en train de

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dire que tout le monde peut devenir un militant révolutionnaire à 100 %. Par contre, les gens, ils prennent conscience de la situation politique et dans le moment où ils peuvent changer les choses, ils sont là. Pendant les retraites, les gens, ils étaient là. pendant les gilets jaunes, les gens ils étaient là. Les révoltes dans les quartiers populaires, les gens ils étaient là. Mitou, les gens ils étaient là. Mouvement climat, les jeunes, ils étaient là. Et donc tout ça fait que et donc se pose la question au moment ben à la dernière élection législative, 27 sondages disaient que le Rassemblement national a gagné. Qui c'est qui est arrivé en tête ? C'est nous. Et je veux juste ouvrir une autre parenthèse, si jamais c'était le Rassemblement national qui était arrivé en tête, Macron aurait

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directement nommé Bardella. Nous, on est arrivé en tête, il nous a pas nommé. Pour qu'on comprenne bien le de poids de mesure avec l'oligarchie. Pour raconter les dessous de cette histoire, Macron s'attendait pas à ce qu'on soit en tête. On arrive en tête là. Du coup, il se pose une question. Est-ce que je dois les nommer Premier ministre ou pas ? Sauf que Macron, il sait une chose, c'est que à la seconde où il nous nomme Premier ministre, on a un petit tiroir avec des décrets. Un décret, c'est donc l'équivalent de loi mais qui peuvent passer avec juste une signature du Premier ministre. On a un certain nombre de décrets qu'on aurait fait passer en 1 heure. C'est-à-dire que à la seconde où Macron nous premier ministre, on augmente les salaires, on abroge la

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réforme des retraites, on reconnaît l'état de Palestine, on débloque des moyens euh dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Euh on va commencer à faire en sorte que les services de l'État fassent des campagnes de testing massives sur la question du de la discrimination à l'emploi, de la discrimination raciste et sexiste à l'emploi. Euh, on va essayer de geler un certain nombre de loyers. Tiens, on va pas se priver. Et donc, on ferait passer ça en 2 heures. D'accord. On on sign un certain nombre de textes. Imaginez les Françaises et les Français qui allument leur télévision le lendemain et qui voient ça et qui se disent "Waouh, ma vie vient de changer pour une fois." Ensuite, il y aurait eu une motion de censure qui aurait été dépossée. On

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aurait vu quel député aurait voté pour ou contre nous. Et c'est pour ça que Macron nous a pas nommé parce qu'en 2 heures, tout ce que l'oligarchie a volé au peuple, on le on leur aurait repris une partie et ils se seraiit retrouvé dans une situation politique où s'il votaiit contre nous, le peuple aurait été avec nous et donc il se serait pas permis de le faire. Et donc c'est pour ça que aujourd'hui il fait des subterfuges où un jour il vous nomme Barnier puis après ensuite il vous nomme qui est une catastrophe puis après il vous tient le corn mais le cornu tient 14h mais finalement le cornu est de retour pour mener exactement la politique que Macron. Macron qui a été sanctionné par les urnes. Un type qui Macron n'est acclamé par les foules que quand il va en Chine he pas quand il est

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en France. Il sort plus [rires] en France. Donc tout tout ça tout ça est une espèce de mascarade. Pourquoi ? Parce que au moment où nous on arrive en tête, imaginez la tête que fait Vincent Bolloré devant sa télé. Imaginez la tête que fait Bernard Arnaud devant sa télé. L'oligarchie, elle était comme ça et elle avait raison d'être comme ça. Donc ils ont appelé Macron et ils lui ont dit "Respecte pas la démocratie, respecte pas la démocratie." Et comme Macron c'est un ancien banquier de Rothchild, il a écouté les censes. Donc du coup il a décidé de nommer des gens qui aujourd'hui survivent grâce au Rassemblement national et au Parti socialistes. Et justement, vous vous dites ennemi du Rassemblement national, mais est-ce que dans la vraie vie vous vous pouvez être ami avec un OK.

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Je moi je je le dis très franchement, le Rassemblement national sont des gens qui qui veulent humainement également. Ah mais humainement, c'est je je vais je vais pas faire ami ami avec des gens qui veulent qui veulent opprimer qui veulent opprimer des gens que je connais. Euh moi j'ai j'ai par exemple j'ai des amis à moi, elles sont voilées, elles sont musulmanes et bah une en fait euh le Rassemblement national veut leur pourrir la vie. Je connais des gens qui sont des sans papiers. Voilà quoi. Et et les pauvres quand on est sans papier en France, c'est dur hein parce que la France, elle leur fait vivre un enfer hein. Et bah eux ils essaient de se débrouiller dans la vie et je les connais personnellement, c'est des gens qui sont tellement courageux, qui sont tellement braves, je vois ce

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que le Rassemblement national veut leur faire. Donc je vois aussi, je connais voilà, je connais des travailleuses et des travailleurs. Eux ils galèrent face à l'inflation. Je sais aussi ce que le Rassemblement national veut leur faire. Donc quand je je vois ma le monde au quotidien autour de moi et que je vois ces gens, bah je vais pas faire copain avec eux. Enfin, je suis pas un hypocrite et si jamais moi un jour j'en ai un parce qu'ils viennent jamais me parler, ils ont bien raison, si j'en ai un en face de moi, je dirai tout le mal que je pense de lui. C'est-à-dire que non seulement cette personne est raciste parce que le Rassemblement national est raciste, que ces gens sont des gros machot et des sexistes et que leur politique n'est pas républicaine. La

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République, c'est la la chose publique. C'est notre système politique qui fait que le seul maître, le seul roi dans notre pays, c'est le peuple. Et notre peuple, il est univers : la liberté, l'égalité et la fraternité. Et notamment la déclaration des droits de l'homme du 26 août 1789 qui est un merveilleux texte. Et ça, ça fonde la France. Et je suis très attaché à cette histoire de France là. Euh quand je vois ce que propose le Rassemblement national, je ces gens sont antifrance. Ces gens ces gens déshonorent notre pays. C'est c'est ces gens nous font honte. et et donc je vais pas faire ami ami avec des gens comme ça. Donc c'est impossible qu'on voit Lou Boyard et Jordane Bardella un jour boire un verre. Impossible. Impossible. Déjà parce qu'on fréquente

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pas les mêmes bars. Lui il est dans les bars chip de Paris [rires] et euh et puis si jamais il venait à Vine 9 Saint-Georges, il verrait il verrait que les gens dans leur vie concrète lui raconteraiit à quel point ce type est un vendu. Parce même même un vendu. C'est un vendu Jordan Bardella. Pourquoi ? Mais parce que Jordan Bardella enfin c'est un type qui est monté dans les échons des partis politiques et à partir du moment où il a commencé à avoir un peu de lumière, il commence à dîner avec toutes les élites économiques, avec tous les milliardaires pour essayer d'avoir une bonne image dans la presse. Vous regardez Jordan Bardella quelques jours avant les élections législatives, on lui demande "La réforme des retraites, vous allez la broger ?" "Ah non tiens, finalement je

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sais pas si je vais l'abroger." Et dites-moi, "Monsieur Bardella, vous allez augmenter les salaires ?" "Ah non, il faut pas augmenter les salaires. Imaginez, les grandes entreprises n'y arriveraient pas." Jordan Bardella, c'est quelqu'un qui qui s'est vendu à l'oligarchie et au milliardaire. Et franchement, regardez, vous avez un type que personne connaissait à l'époque qui du jour au lendemain commence à faire la une des journaux. Regardez, il est jeune, il est cadre, il est dynamique. Qu'est-ce qu'il pense dans le fond ? Ah, il a pas de programme ou c'est un programme favorable aux élites économiques. Mais mais c'est pas le sujet. Ils sont en train de faire avec Jordan Bardella la même chose qu'ils ont fait avec Macron. Vous vous êtes déjà fait avoir une fois, vous allez pas vous

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faire avoir une deuxième fois. Bah voilà, Jordan Bardella c'est un vendu. Waouh ! Comme Macron c'est donc c'est donc voilà c'est impossible. Lou Boyard est ami avec quelqu'un de genational ça n'existera pas. Non je j'ai pas de raciste dans mes amis. Mais mais d'ailleurs même le fait que vous vous ayez pas serré la main justement la semaine semnale c'était c'était un acte quand même fort et il y avait même des [grognement] des personnes qui votaient pour vous qui n'étaient pas d'accord avec le fait de pas de ne pas dire bonjour aujourd'hui avec du recul. Est-ce que tu te dis euh que c'est quelque chose, je le referai tous les jours au moment où euh il faut comprendre quelque chose. Il y a 20 ans, le fait de ne pas serrer la main au Rassemblement national euh tout le monde l'aurait fait.

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C'était le Front National. Ouais, parce que c'était le Front National mais pour moi c'est la c'est la même chose he c'est bon blanc et Blancbonet. Il y a 20 ans tout le monde l'aurait fait. J'irai même plus loin. Marion Maréchal Le Pen avait été élu à l'Assemblée nationale. Géralde Darmanin ne lui serrait pas la main. C'est-à-dire que il y a 20 ans, c'était normal de pas serrer la main à l'extrême droite. Pourquoi aujourd'hui c'est devenu normal ? Mais c'est le même programme et par ailleurs, c'est les mêmes propos. C'est c'est pas les propos du Rassemblement national qui ont changé. C'est juste que le racisme aujourd'hui a été considéré comme une opinion. Non, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit. Moi, je je considère comme extrêmement grave d'avoir quelqu'un comme Éric Zemour

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qu'on traite comme une personnalité politique normale. Éric Zemour est une personne. Éric Zémour est un euh c'est il a été condamné par les tribunaux. C'est c'est quelqu'un qui c'est un raciste et c'est quelqu'un qui dont le programme politique consiste à chasser des millions de personnes dans notre pays, à les mettre en prison et et et voilà et à les mettre en prison et peut-être à les envoyer dans un certain nombre de pays. Parfois des gens qui connaissent pas ces pays, hein, vous avez des gens qui ont une nationalité puis qui sont arrivés en France à 3 ans et qui en fait ont peut-être pas les les papiers français mais par contre en fait ont toujours vécu dans notre pays et donc OK, tu as pas la carte d'identité mais en fait ça fait 30 ans que tu es dans le pays donc tu es française donc

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tu es français. RC Zemour, c'est ces gens-là qui veut qui veut opprimer. Bah moi, je considère que c'est pas normal en fait que ces gens ils aient une parole aussi banalisée dans le débat public. Il y a 20 ans, c'était pas normal. Il y a 30 ans, c'était pas normal. Il y a 40 ans, c'était pas normal. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui ce serait normal ? parce que vous avez des élites économiques qui ont choisi de banaliser le racisme pour défendre leurs intérêts. Et ben moi à ce moment-là, je dis il existe toujours dans ce pays des gens qui ont une conscience républicaine et qui ne serrent pas la main à l'extrême droite. Jacques Chirac, c'est un type de droite, c'est pas mon camp politique mais Jacques Chirac le disait. Jacques Chirac, il disait "Moi, je débat pas avec Jean-Marie Le Pen, je lui

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donnerai pas une tribune." Simon Veale, c'est pas non plus ma famille politique, mais Simon Veale, elle disait "Vous êtes des nazis au petit pieds." Si jamais aujourd'hui on dit quelque chose comme ça, on c'est nous qui aurions tort. Pourquoi est-ce qu'à l'époque c'était normal et aujourd'hui ça l'est plus ? Donc il existe toujours dans ce pays des responsables politiques qui tiennent les principes républicains et qui tiennent la digue face à l'extrême droite. Et il y a des gens qui disent "Attendez, c'est des personnes, vous pourriez le faire avec respect et compagnie." Non, ce sont des représentants d'une idéologie et d'un combat politique. Je les combats et j'irai même plus loin. En fait, eux, ils seraient pas la main à un certain nombre de gens que je connais personnellement.

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Voilà. Donc eux, ils disent par exemple les musulmans, on leur sert pas la main. Les musulmans, ils ont pas leur place dans le pays. Ils ont dit que les musulmans leur ser pas la main. Ah bah oui, bien sûr. Ces gens, ils veulent même pas voir les Bien sûr que si. Non, mais je comprends mais s'il y a une différence entre vous je suis pas d'accord parce que qu'est-ce qu'on me reproche ? On me reproche de les avoir dépersonnifiés. Ces gens passent leur temps à dépersonnifier une grande part de notre pays. Ils passent leur temps à essentialiser les gens. Ils passent leur temps à les insulter. Ils passent leur temps à leur manquer de respect. Donc pourquoi est-ce que eux on leur devrait du respect alors que nous il nous manque du respect tous les jours ? Nous nous

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les nous les gens qui galérons, nous nous les gens qui savons ce que c'est que de vivre ensemble en tant que peuple. Bah moi je tiens la digue idéologique. Je sers pas à l'arm l'extrême droite et je la combat et vous savez quoi ? Il y a 20 ans, ils le faisaient tous. C'est juste eux qui ont changé. Nous on n pas changé. Shirac le faisait. Simon Veale le faisait. Écoutez, heureusement que nous on tient encore la digue. Merci beaucoup le Boyard pour tous ces propos et est-ce qu'aujourd'hui tu aimerais quand même laisser un mot à la jeunesse ? Si j'ai un mot pour la jeunesse, c'est que le monde actuellement, il fait peur. En fait, quand on regarde, nous-même, on n'imagine pas à quoi ressemblera notre avenir dans 30 ans parce qu'on sait pas à quoi ressemble le monde dans 30 ans.

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Par contre, ce que je veux vous dire, c'est que vous avez le pouvoir de changer les choses et même vous avez la légitimité de changer les choses. On a peur du dérèglement climatique, on a peur d'une troisème guerre mondiale. C'est galère de trouver du taf, c'est galère de trouver un logement. Mais en fait, si jamais on change pas les choses, à quoi ressemblera le monde ? On n pas le choix. Donc voilà, on est légitime à le faire, on va le faire. Donc prenez les choses en main, engagez-vous, votez et puis on va battre l'oligarchie. Merci beaucoup le boyard. Merci à vous d'avoir été à l'écoute. N'hésitez pas à vous abonner, à liker, à commenter. Engagez-vous les convaincus. Ciao. Ciao.