Hervé Marseille : « Je suis favorable à l’état d’urgence »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
L'exécutif a-t-il mal géré la crise ?
- 1:21OuverteRéponse partielle
Vous attendiez-vous à une mobilisation aussi forte ?
- 2:02OuverteÉludée
Pourquoi les renseignements territoriaux ont-ils été dépassés ?
- 3:31RelanceRéponse partielle
Défaillances politiques ou volonté de pourrissement ?
- 4:16OuverteRéponse directe
La connexion entre ultra-gauche et jeunes de banlieue est-elle spontanée ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'absence de prise en compte des problèmes sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38?Chiffre
« 2513 gardes à vue, 67 personnes incarcérées »
- 0:38?Fait
« de nouveaux couvre-feux pourraient être décidés ce soir »
- 3:31?Fait
« le renseignement n'a pas été bon »
- 8:57?Fait
« tout ça n'est pas budgétaire »
- 9:41Hervé MarseillePromesse
« Je suis favorable à l’état d’urgence »
- 12:25?Fait
« 8 jours en prison, en général, ça calme »
- 13:03?Chiffre
« 67 personnes incarcérées sur 23 ce matin »
- 17:21?Fait
« ce qui a manqué c'était un cap fort »
- 19:27?Fait
« Madame Le Pen est au deuxième tour »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On va revenir sur ce qu'il s'est passé ces derniers jours. 2513 gardes à vue, 67 personnes incarcérées, l'exécutif qui veut durcir la réponse pénale et Sébastien Lecornu qui annonce que de nouveaux couvre-feux pourraient être décidés ce soir. Couvre-feu qui selon lui ont permis le calme cette nuit. Le Parlement lui qui lance des commissions d'enquête pour comprendre les responsabilités. On va parler de tout ça avec Hervé Marseille. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité. Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine, président du groupe Union Centriste et Indépendants désormais président également de l'UDI interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernay de Ouest-France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane. Hervé Marseille, bonjour. Bonjour.
Hervé Marseille, je rappelais les chiffres. On a vu les violences, les casses, les pillages ces derniers jours. Est-ce que l'exécutif a mal géré, mal anticipé la ? Je crois que oui. Euh d'ailleurs, il l'a avoué lui-même. Je crois que euh l'exécutif a fini par avouer que il y avait eu des faïences. Faïences dans l'estimation euh des mouvements. Euh faïences du renseignement et donc sous-estimation et sous-dimensionnement euh des dispositifs policiers à tel point que le ministre de l'Intérieur qui qui est un homme responsable a présenté sa démission qui a été refusée parce qu'on change pas de de chef en plein milieu de la crise. Donc il a eu raison Emmanuel Macron. Vous auriez aussi voté sa confiance
oui voilà. Je veux dire à l'évidence, il y a eu des faïences. Bon, maintenant il faut faire le sursaut nécessaire. Mais euh c'est clair qu'il y a eu des faïences. Vous personnellement, vous vous attendiez à ce qu'il y ait une mobilisation aussi forte le 17 octobre et un tel déferlement de ? Non. Non. Et comment est-ce que vous expliquez que les les renseignements territoriaux soient complètement passés à côté du ? C'est ça qui s'est passé. J'ignore. J'espère que justement les missions d'information vont permettre de euh de tirer au clair cette affaire pour non pas pour à tout prix chercher des responsables. Il s'agit pas de faire euh j'allais dire l'autopsie un peu de ce qui s'est passé, c'est plutôt pour tirer des leçons et voir ce qui a pas marché. J'étais étonné par exemple à Paris de
pas avoir la brave en action parce que ce sont des gens très mobiles. Or avec des manifestants très jeunes et très mobiles, il faut pouvoir aller vite. J'étais étonné de voir que il y a pas eu de d'action préventive. D'habitude, quand on voit des grosses manifestations, on sait très bien que les services de police font des des arrestations préventives. qui connaissent un certain nombre de meneurs et cetera et ils vont les chercher au petit matin pour éviter que évidemment on les retrouve sur le champ de bataille. Donc, il y a tout un tas d'actions, les hélicoptères et cetera et cetera. On est un peu étonné que partout en France, pas seulement à Paris, partout en France, on a vu Limoges, on a vu Marseille, on a vu Lille et cetera, il y a eu
manifestement un un grave sous-dimensionnement des des dispositifs sécuritaires. Mais comment comment vous l'expliquez pardon, comment on en est arrivé ? Ça, c'est justement les enquêtes qui vont nous le dire et et peut-être les autorités qui pourront nous le préciser. C'est comme ça. Il y a eu un sous-dimensionnement et Un affaiblissement de nos renseignements ? Des services du ministère de ? Oui, le renseignement n'a pas été bon et en même temps, on a vu qu'il y avait des conjonctions un peu compliquées de l'ultra-gauche. Des groupuscules à caractère révolutionnaire comme le NPA, comme Révolution permanente et cetera et cetera, qui sont des gens très professionnalisés et très très mobiles, très actifs, qui ont se sont joints aux
aux banlieues. Il y a eu il y a eu une espèce de connexion un peu bizarre entre entre des des gens très politisés et puis des voyous de banlieue quoi. Mais c'est ? Juste pardon, je je je je vous donne la parole Stéphane mais tu c'est ? C'est des défaillances politiques de la part du gouvernement ou c'est une une volonté de pourrissement de la ? non, crois pas, il faut pas, moi je suis pas complotiste. Les théories selon lesquelles on aurait volontairement sous-dimensionné, de toute façon ça profite à ? Le crime le crime profite à Madame Le Pen hein clairement. Donc je veux dire c'est je pense pas qu'on puisse imaginer des choses pareilles. Vous évoquez une connexion entre entre des mouvements d'ultra-gauche des mouvements révolutionnaires et les jeunes de banlieue. À votre avis cette cette
connexion elle s'est faite de manière spontanée ou ou les choses sont ? Non, il y a eu il y a eu on commence à détecter ça justement il y a eu des connexions. Je veux dire à la base il y a ? Il y a quand même un mouvement de jeunes. Mouvement de jeunes lycéens qui est d'ailleurs pas propre à la France puisque on voit les mêmes phénomènes en Belgique, en Italie, dans certains pays baltes et cetera. Donc il y a un malaise. Bon, il a pas été pris suffisamment en considération. Là il y a une erreur du gouvernement quelque ? Du Premier ministre en ? mais l'éducation nationale il manque pas de gens hein. Je veux dire il y a des rectorats, des inspections d'académie. Chaque fois on va accueillir le ministre en disant mais qu'est-ce qu'il ? Mais il est pas tout seul le
ministre. Et les recteurs ils font quoi et les inspecteurs d'académie et les inspecteurs ? Enfin il y a un tas de types qui sont supposés avoir des responsabilités et s'intéresser au sujet. On se demande comment tout ça a pu rester j'allais dire en jachère. Et les sujets en plus c'est même pas budgétaire. Parcoursup, les temps scolaires, le téléphone qui a sûrement joué, le sevrage téléphonique en disant du jour au lendemain vous utilisez plus les téléphones. Bon enfin il y a tout un tas de sujets. Le seul sujet qui pourrait coûter c'est le problème des locaux qui me paraît assez subsidiaire parce que quand on voit les investissements des régions on pourrait faire un bilan avec les régions. Je vous juste vous évoquiez vous évoquiez le fait qu'il y a il y a des il
y a des manifestations similaires avec des modes opératoires similaires dans d'autres pays européens notamment en Italie ce weekend. Est-ce que vous pensez que le mouvement qui auquel on a assisté en France et les les violences qui se sont développées ont pu être amplifiées par le biais d'ingérences numériques étrangère. Est-ce qu'il peut y avoir une intervention euh Écoutez, je sais pas, là aussi je vais pas je vais pas utiliser des méthodes complotistes. Je pense Enfin, il y a sûrement des des ingérences, elles sont perpétuelles à travers les réseaux. Ce qui est sûr, mais elles ont pas été motrices dans cette ? sociaux jouent un rôle, c'est évident, tout le monde l'a remarqué. On l'avait déjà vu au moment des gilets jaunes. Bon, il y a un il y a un dispositif qui
s'appelle le Digital Services Act au plan européen, le DSA. Il y a un article, l'article 34 ou 35 qui permet de ralentir [grognement] euh j'allais dire les prescriptions euh numériques, c'est-à-dire l'accélération qui fait que quand il y a des vues, ça ça amplifie et les gens euh j'allais dire voient des scènes qui les attirent. Bon. Mais mais est-ce qu'il faut suspendre les réseaux sociaux pendant ces mouvements, c'est ce que demandent certains élus ? d'accord, mais enfin, on a vu qu'on l'a fait en Calédonie, que le Conseil constitutionnel a mis en garde. Euh on peut pas faire ça impunément. Je veux dire, il faut vraiment des actes, des situations extrêmement graves. ? Non. Et donc, en revanche, on peut avoir des méthodes techniques, elles existent. On a voté des textes, il y a des textes
européens. Et donc euh là, j'ai vu que le le gouvernement réunissait euh les plateformes. Euh il y a des choses à faire pour euh sur le plan algorithmique pour euh ralentir. Et puis, il y a les communications entre entre jeunes ou entre factieux euh sur le terrain euh qui font que on doit pouvoir trouver des méthodes pour empêcher euh ces communications. Euh Sébastien Lecornu qui annonce qu'il recevra demain, vous, quand vous serez reçu par le Premier ? Je sais pas, pour l'instant, on n'a pas été invité. Je pense que dans le milieu de la semaine, on me dit peut-être mercredi ou jeudi après-midi, j'en sais rien. Euh Mais vous n'avez pas eu de d'invitation, pas de ? l'instant. ? Pas d'ordre du ? pour un petit goûter euh à Matignon. Euh
J'ai vu que Madame Le Pen et Monsieur Bardella avaient déjà refusé les granolas et et et et le chocolat chaud. Euh bah oui, bien sûr, moi j'irai parce que je trouve normal de répondre à dans ces situations. Qu'est-ce que vous allez lui dire au Premier ? Et qu'est-ce que vous attendez qu'il vous Bah j'attends déjà qu'il nous raconte un petit peu comment il voit les choses, qu'il nous donne des explications rapides peut-être sur ce qui s'est passé et tire les conséquences et nous disent voilà ce que voilà ce qu'on va faire. Et qu'est-ce qui qu'est-ce qui pourrait calmer le la situation à ce stade selon ? Bah je pense qu'il y a il y a pas 36 solutions. Euh s'il y avait une seule solution, je pense que ça se saurait que le gouvernement l'utiliserait. Je pense
que d'un côté, il y a le dialogue parce qu'il y a toujours le problème jeune même si on en parle plus parce que il y a le problème sécuritaire qui a pris le dessus. Je pense qu'il faut quand même continuer à discuter avec les représentants des lycéens parce qu'à la base s'il y a des défilés, c'est parce que c'est eux qui les organisaient. Donc les autres se sont greffés comme euh les tiques et les puces sur le chien. Donc je veux dire il faut avait aussi la contestation contre le pouvoir d'achat. Donc je pense qu'il faut à la base recommencer à dialoguer hein euh d'un côté puis encore une fois je vous ai dit ce qui m'étonne c'est que tout ça n'est pas budgétaire, c'est-à-dire c'est on peut pas dire on n'a pas les moyens, on va pas. Bon, il y a des sujets euh
dont les jeunes veulent parler et je pense qu'il faut il faut parler avec eux. De l'autre côté, il faut s'occuper de la situation sécuritaire. Euh voilà, moi j'ai trouvé que euh malheureusement le président de la République n'avait apporté euh aucune solution, aucun cap euh et que son son allocution pour rien dimanche soir pour Oui, d'ailleurs unanimement tout le monde a reconnu euh il y a une forme de euh de de vide et et et et comment vous ? Je là aussi je suis pas je suis pas est-ce que qu'est-ce que vous ? Est-ce qu'il aurait fallu qu'il décrète l'état ? Mais l'état d'urgence moi je suis favorable à l'état d'urgence, j'ai j'ai d'ailleurs un message. Alors l'état d'urgence, je lis beaucoup de choses là-dessus. C'est c'est pas tellement pour ce que ça apporte, c'est ça permet une police
administrative renforcée. Le problème c'est qu'il faut l'utiliser avec parcimonie. Il y a déjà des instruments, on voit bien qu'on utilise le couvre-feu, on peut interdire certains déplacements, on peut faire. C'est c'est d'abord une forme de comment dire c'est un indicateur, c'est c'est une espèce d'atmosphère. On dit maintenant ça suffit, on crée on crée un cadre sécuritaire. Le problème c'est que ça dure 12 jours. C'est ça le sujet. Est-ce que vous savez vous qui êtes dans le bloc central, est-ce que vous savez si cette piste de l'état d'urgence était sur la table de ? strictement rien. Je pense que ça doit être réfléchi. Euh je vous répète, on peut gloser tout ce qu'on veut au sujet de tout ce qu'on veut sur l'état d'urgence. Le problème c'est ces 12 jours.
Ça veut dire que si vous vous vous faites l'état d'urgence maintenant, dans 12 jours il faut aller devant le Parlement pour faire voter la prolongation. Bonjour hein parce qu'à l'Assemblée nationale, vous connaissez la situation, je suis pas convaincu qu'on arrive à la voter. Donc euh et puis on perd du temps parce qu'il faut faire des bon et et donc euh quand vous voyez les dates annoncées et les successions euh de manifestations, je pense qu'il y a un problème de calendrier et que le gouvernement pour l'instant essaie de tenir avec les moyens juridiques à sa comme ça jusqu'à la présidentielle selon ? Bah j'espère que non. Je veux dire là on est dans une phase un peu aiguë de de crise. Il y a il y a il y a tout un ensemble de crises. Je je crois qu'il y
a assez peu de gouvernements qui ont dû faire face à une crise euh climatique, les incendies de cet été, une crise budgétaire, une crise financière, euh une crise sécuritaire, une crise internationale. Non je t'ai plus. Euh je veux dire euh il y a tout ce qu'il faut hein. Euh et donc parce que pendant ce temps-là, on a toujours un budget à faire voter. Mais non mais juste pour finir sur la question sécuritaire, est-ce qu'il faut en passer par l'armée comme le dit par exemple Gabriel ? Je crois pas. Je veux dire l'armée peut être utilisée de façon subsidiaire j'allais dire pour par exemple pour remplacer des policiers sur des gardes statiques par exemple comme on fait pour euh euh ce vous voyez quand vous allez dans les gares et les aéroports, vous voyez des patrouilles de de l'armée euh
c'est Sentinelle. Bon, euh très bien, mais l'armée, elle est pas entraînée pour faire du maintien de l'ordre. Je veux dire, qu'est-ce qu'ils vont ? Les gars, ils vont arriver avec des mitraillettes euh place de la République. Gabriel Attal quand tu proposes ? C'est pas raisonnable. parce que l'opinion réclame une parole forte et et Gabriel Attal de la démagogie, quoi. il dit il dit voilà, on va Alors le le l'opinion réclame une parole forte, une des réponses, une des toutes premières réponses du du gouvernement, de l'exécutif, c'est aussi la la sévérité euh judiciaire, euh les consignes données au parquet, on a parlé du couvre-feu. Euh est-ce que ça c'est euh c'est de nature c'est c'est une bonne ? Est-ce que c'est une ? Est-ce que ça peut ? Ou au contraire, il
faudrait euh il faudrait euh il faudrait aller sur le fond des des revendications Bien sûr que On peut faire les deux en même temps. La sévérité, la sévérité judiciaire et la réponse judiciaire à la fois rapide et forte, elle concourt à l'impression parce que Ça ça fonctionne et c'est Bah si vous allez même 8 jours en prison, en général, ça calme. Le problème, c'est que les magistrats, ils sont libres, ? Euh d'abord, il y a le droit, il y a des avocats qui défendent les prévenus et et il faut prouver que les gens qui sont là ont commis des actes, on est dans un pays de droit. Donc il s'agit pas de dire allez hop, on embarque tout le monde, on les emmène et puis on les condamne. Je veux dire euh donc je comprends le le le la réaction populaire qui consiste à dire euh
il faut les faire payer, il faut que ils soient condamnés. Mais oui, d'accord, mais encore faut-il prouver qu'ils ont été impliqués et et et les magistrats, jusqu'à preuve du contraire, c'est pour ça que certains militent pour des peines planchers, c'est-à-dire pour que on oblige quelque part à des peines. Donc euh on va Gérald Darmanin parlait parlait pardon hier soir de 67 personnes incarcérées sur 23 ce matin. Euh c'est ce qu'il dit. Donc c'est quand même quasiment le double entre hier et ce matin. La loi casseurs-payeurs, vous allez l'examiner mardi prochain ici au Sénat. Vous allez la ? Elle est suffisante ou vous allez ? Il faudra ajouter Bah, il va y avoir des amendements parce que au départ c'était un texte qui arrivait comme ça, qui était ancien comme c'est un peu le bazar
dans l'agenda parlementaire. Et puis là, ça tombe à point nommé. Donc on va s'intéresser de plus près au allez le Vous allez le reformuler en On va le On va le densifier. Voilà. Sur quel point par ? Vous allez le durcir en ? Oui, on va le durcir et puis on va on va on va le mieux le cadrer quoi. Voilà. Parce qu'il est pas assez ? Bah, il était léger au départ. C'était un texte qui qui arrivait comme ça. Et et et là, vu les circonstances maintenant, j'allais dire on a de quoi nourrir le le dossier. Stéphane Il y a un point qui pose problème sur cette loi. En fait, c'est la notion de responsabilité collective. Ça, c'est une façon C'est une façon de en fait de de de C'est c'est une C'est une forme d'atteinte aux libertés publiques et notamment au au droit de manifester.
Oui, c'est vrai. C'est vrai. Ça, ça fait partie des choses que les sénateurs pourraient corriger. Il faut qu'on corrige ça de façon beaucoup plus précise et juridique quoi. Parce que sinon on risque de voir le Conseil constitutionnel réagir. Qui doit payer Hervé Marseille et de quelle ? Bah, c'est J'entends le bon sens et j'allais dire la réponse politique consiste à dire ceux qui cassent doivent payer. Mais ont-ils les moyens de ? On sait qu'il y en a beaucoup. Alors aujourd'hui, on dit on va prendre sur les dotations sociales. Ceux qui touchent des allocations Voilà. Vous êtes sur vos rames ? Bah, écoutez, quand il y en a, oui, pourquoi ? Simplement, là aussi, c'est pas comme ça à la louche de façon très générale. Il faut regarder
les situations. Mais je crois qu'il va falloir imaginer des systèmes de financement à la fois pour la casse les les entreprises, les commerces, les services qui sont abîmés, l'indemnisation pour les personnels parce que moi je pense à tous ces pauvres gens qui se retrouvent du jour au lendemain avec le fruit de leur travail et faire leur magasin à proximité de Noël ils avaient entreposé pour beaucoup des produits pour pour la Noël et et tout ça a été volé pillé et cetera et cetera. Vous imaginez pour des petits commerçants, c'est c'est c'est considérable. On a une idée de ce que ce qu'une journée de d'émeute comme celle du samedi 17 octobre coûte à la collectivité en fait en terme de
bâtiment détruit mais aussi toutes les les commerçants les dégâts sont énormes. énormes pour les collectivités moi je je pense à tous ces élus qui regardaient Limoges c'est affreux quoi ça venait il y a des travaux qui avaient été fait il y avait eu plusieurs millions de travaux fait sur le la mairie de Limoges qui est un Vous allez prendre des mesures dans le budget de voter un fond pour les collectivités ? On va prendre des mesures avec quel ? Je veux dire il va falloir essayer de trouver des formules c'est-à-dire trouver de l'argent ailleurs parce qu'on sait très bien que notre budget il est absolument épouvantable puisqu'il y a plus d'argent donc on est sur des économies absolument dramatiques et d'ailleurs vous voyez que l'Assemblée
nationale s'en donne à cœur joie puisque à l'Assemblée ils viennent de recréer une dizaine de milliards de dépenses donc moi je sais pas comment tout ça fonctionne et on marche sur la tête quoi. Est-ce que est-ce que est-ce que le président de la République dimanche aurait pu dire les choses telles qu'elles sont c'est-à-dire qu'il y a il a pas de majorité et on a pas de budget il a pas de marge de manœuvre financière on est à 6 mois de l'élection présidentielle qu'en réalité le gouvernement ne peut ? Oui mais quelque part vous décrivez son échec je pense pas que le président il soit à ce point d'auto flagellation pour dire on a failli. Bon en clair je pense que ce qui a manqué c'était un cap fort comme l'a souligné Édouard Philippe
qui a eu des mots assez durs et mais mais vrais qui consistaient à dire on attend du président qui qui rassure et qui donne un cap. Là, il a commenté. Mais finalement quand il termine son allocution en nous souhaitant une belle élection, c'est c'est ça qu'il est en train de dire que de toute façon il se passera rien avant l'élection présidentielle et que tout il faut attendre cette échéance là. Vous êtes d'accord avec ? Oui, je sais pas comment on fait pour atteindre l'élection présidentielle ni même la fin de l'année, le budget, on sait pas de quoi je veux dire c'est au jour le jour. Le gouvernement peut tomber sur la moindre motion de censure dans les jours ou semaines qui viennent. le cadre du débat budgétaire vous voulez ? Dans le cadre du débat budgétaire, on a un
un comment dire parce qu'il y a une situation toujours absolument dantesque à l'Assemblée nationale, un pays fracturé politiquement euh et à l'approche des élections présidentielles plus que jamais chacun est sur ses positions et ses postures. Juste pour faire le lien pardon Hervé Marseille entre ce qui se passe et la présidentielle et le contexte de mobilisation la présidentielle le second tour a été fixé le 2 mai au lendemain des grandes mobilisations du 1er mai. Il faut changer cette date selon ? Bah je crois que c'est fait c'est fait hein. Je veux dire moi je trouve effectivement que c'est c'est un peu baroque de faire une élection comme celle-là le lendemain du 1er mai parce que imaginez bah ce qui est pas totalement absurde que vous vous retrouviez avec un deuxième tour Madame
Le Pen Monsieur Mélenchon je sais pas si vous voyez à quoi va ressembler le 1er mai et comment on va faire on va tenir l'ordre public. Mais vous êtes prêts à revoir ce ? Bah c'est pas c'est à l'exécutif de d'y réfléchir et il l'a fait. Donc s'il a pris cette décision, j'imagine c'est qu'il avait des raisons mais je m'inquiète parce que je vous rappelle quand même que on a vu ce que c'était samedi. On a beaucoup de gendarmes en Calédonie. Vous avez vu les événements qui sont en train de se se greffer là en en aux Antilles où il y a des problèmes d'ordre public, on a Mayotte et cetera et cetera. On va les prendre où les forces de ? On va les prendre ? Un un dernier mot Hervé Marseille, qui l'UDI va soutenir à cette ? Bah écoutez, on verra hein. Pour le
moment pour le moment c'est c'est c'est un peu confus. Il ce qui serait ce qui serait bien, c'est que euh tous ceux qui concourent à à exprimer leur leur opinion pour l'élection présidentielle et c'est légitime, ils sont un certain nombre, euh commencent à réfléchir à la façon de converger parce que si la convergence elle doit aller jusqu'à Bruno ? D'Edouard Philippe à Bruno ? Le plus large possible parce que excusez-moi mais aujourd'hui on est on a la certitude que Madame Le Pen est au deuxième tour, ? En face, pour l'instant c'est plutôt Monsieur Mélenchon euh qui qui va se retrouver en face d'elle. Qui est capable de battre Monsieur Mélenchon pour être face à Madame Le ? Qui selon ? Bah justement, je vois pas grand monde aujourd'hui parce que il y a une telle
division euh dans le bloc central dans la social-démocratie euh dans la droite républicaine que chacun dit on verra plus tard, à la fin de l'année, au début de l'année prochaine, pourquoi ? Mais j'allais dire le plus vite sera le mieux. Très vite Stéphane. La crise en cours elle est de nature à accélérer le mouvement vers le le l'union en fait un rassemblement qui irait du du du centre droit ou du centre jusqu'à jusqu'à la droite républicaine. Bah écoute, ça serait souhaitable hein que les gens prennent conscience que il faut faire quelque chose. Encore une fois, Et vous vous dites qu'il faut aller vite ou ? Bah en tous les cas, vite on y est presque à la fin de l'année hein. On va arriver en novembre, euh il faut que décembre-janvier on solutionne, sinon
euh vous voyez à peu près ce qui va se passer. Merci beaucoup. Merci Hervé Marseille d'avoir été notre invité. La une de Ouest-France couvre-feu dans plusieurs villes après les violences. Merci Stéphane.
Hervé Marseille