"Marseille est autant la vitrine de Macron que le symbole d’une partie de son échec" (Martin Baumer)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
En attendant opération déminage pour le gouvernement après 5 semaines de mobilisation lycéenne, de blocage d'établissement en tout genre et deux weekends de manifestation plus générale. Emmanuel Macron est à Marseille ce matin dans sa ville de cœur à la mairie auprès des policiers ensuite et auprès des commerçants après les mobilisations massives de ces dernières semaines. Il veut se montrer mobiliser le président montrer qu'il gère la situation aussi. Est-ce que ça peut marcher ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Marseille, encore une fois la ville de cœur du président pour une visite gardée secrète, il faut bien le préciser, jusqu'au bout ou presque.
- 2:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que le déplacement du président à Marseille peut ouvrir une porte de sortie après son impopularité très forte ?
- 2:46OuverteRéponse directe
On attend des réponses sur le fond. Et bien, on verra s'il y a des réponses sur le fond, mais c'est vrai qu'en tout cas le mot d'ordre et bien c'est l'ordre justement.
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il fallait que le président se déplace au lendemain de ce weekend de mobilisation entre 4100 et 800000 manifestants dans les rues de l'Hexagone samedi dernier ?
- 5:33RelanceRéponse partielle
Comment vous lisez ce chiffre de 1435 interpellations qui nous paraît assez important ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:46Martin BaumerFait
« son impopularité est très forte »
- 4:14Bruno BartochettiFait
« On a interpellé beaucoup de personnes avec des armes euh par destination, mais des armes également à feu ou des sabres »
- 4:55Bruno BartochettiFait
« On a en tête ces images de commerce pillé du 17 octobre, un des commerçants qui se sentait abandonné »
- 5:33Fait
« On nous signale quand même trois blessés euh assez graves. Euh je crois que c'était à Tour, Reins et et à Toulouse, pardon. Reince et Clairement Fer »
- 5:33Chiffre
« On a interpellé 1435 personnes sur l'ensemble du territoire sur l'ensemble du territoire national »
- 6:14Bruno BartochettiFait
« il y a une paire d'années, on demandait 400 effectifs de plus à Marseille et c'était pas du tout du tout un chiffre extraordinaire »
- 7:32Bruno BartochettiFait
« On a relâché parfois très rapidement des mineurs parce qu'on arrivait pas à gérer déjà les majeurs »
- 8:08Martin BaumerChiffre
« 267 blessés parmi les forces de l'ordre, 150 manifestants blessés »
- 13:26Bruno BartochettiFait
« il faut savoir dire à un moment donné que c'est notre société qui est violente et certainement pas la police »
Temps de parole
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En attendant opération déminage pour le gouvernement après 5 semaines de mobilisation lycéenne, de blocage d'établissement en tout genre et deux weekends de manifestation plus générale. Emmanuel Macron est à Marseille ce matin dans sa ville de cœur à la mairie auprès des policiers ensuite et auprès des commerçants après les mobilisations massives de ces dernières semaines. Il veut se montrer mobiliser le président montrer qu'il gère la situation aussi. Est-ce que ça peut marcher ? Décryptage avec notre éditorialiste politique Martin Baumer. Bonjour Martin. Bonjour. Merci d'être avec nous évidemment euh Marseille, encore une fois la ville de cœur du président pour une visite gardée secrète, il faut bien le préciser, jusqu'au bout ou presque. Oui, c'est vrai, ça arrive hein euh que
l'Élysée garde secrète ainsi des visites. Euh alors on peut dire que ça a été soit prévu au dernier moment, soit gardé euh on va dire secret pour euh des raisons de sécurité. il plus déplacement il va aller sur le terrain alors des forces de l'ordre mais aussi des commerçants donc effectivement tout ça a été gardé on va dire un peu secret jusqu'au dernier moment l'Élysée l'a officialisé Emmanuel Macron devrait arriver aux alentours de midi à à Marseille alors d'abord pour aller voir Benoît Paillant le le maire de Marseille d'abord pour on va dire ce côté symbolique d'aller à la mairie de Marseille parce que d'après l'Élysée c'est là à la mairie de Marseille que le 17 octobre a vraiment commencé que le signal a été envoyé qu'il allait y avoir des violences avec ce fameux buste de de
Marianne qui a été projeté au sol dans la mairie de Marseille. Donc le symbole c'est d'abord l'arrivée à Marseille tout à l'heure dans la mairie. Et puis donc ce mot d'ordre, rétablir l'ordre dans la deuxème ville-de Yve Saint-Thomer. Vous êtes politologue, vous êtes également professeur de sciences politiques à l'université Paris 8. Évidemment, c'était nécessaire pour le président de se rendre dans la cité faocéenne pour faire passer ce message après un deuxième weekend de mobilisation massive un peu moins massif que le weekend précédent mais tout de même plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues autour de de 400000 500000 personnes encore samedi. Oui, on les chiffres sont discutés évidemment comme d'habitude entre les chiffres gouvernementaux et et les
chiffres syndicaux, mais en tout cas une manifestation extrêmement massive qui s'est globalement ou des manifestations massives qui se sont déroulées globalement dans le calme malgré les couvre-feux, malgré les modifications [raclement de gorge] de parcours et qui du coup mettent un petit peu le gouvernement, le président de la République au pied du mur car pendant un premier temps, la réponse était surtout sécuritaire et c'était le mot d'ordre que l'on entendait partout dans les médias. Et là, ben il faut répondre sur le fond [raclement de gorge] aux demandes qui sont effectuées à la fois par les lycéens mais aussi maintenant par beaucoup d'autres couches de la population. Et ce ne sera pas non plus simplement une entreprise de
communication comme le voyage à Marseille qui pourra d'un seul coup ouvrir une porte de sortie au président de la République, d'autant que son impopularité est très forte. Et donc aujourd'hui, je crois que tout le monde attend des réponses sur le fond. Et bien, on verra s'il y a des réponses sur le fond, mais c'est vrai qu'en tout cas le mot d'ordre et bien c'est l'ordre justement. Bruno Bartochetti, vous êtes avec nous à distance. Bonjour à vous. Euh vous êtes responsable de la zone sud du syndicat unité police. Est-ce qu'il fallait que le président se déplace au lendemain euh de ce de ce weekend encore une fois de mobilisation entre 4100 et 800000 manifestants euh dans les rues de l'Hexagone samedi dernier ? Bonjour. Oui, bien sûr qu'il doit se
déplacer, mais il faut qu'il vienne avec non pas que des mots, il faut des actes également parce qu'il va il va se rapprocher des des commerçants et c'est normal, mais il va aussi remercier les policiers mais on attend, je vous dis bien, des désormais des actes. En fait, on ne peut pas porter le poids de la défaillance de l'État. Donc, il va vraiment falloir qu'on puisse fonctionner avec suffisamment d'effectif et de façon durable. Donc, on attend beaucoup de de du chef de l'État. On peut pas regarder que le le le ministre de l'intérieur, le chef de l'État doit doit s'exprimer clairement sur cette profession de policier qui aujourd'hui est en danger et on doit nous soutenir sur un plan institutionnel et sur un plan judiciaire. C'est c'est des mots forts qu'on attend de lui mais des actes
surtout des actes parce que sa police était en danger. Elle est en danger toujours et et on a beaucoup d'inquiétudes sur les semaines à venir. Je vous rappelle qu'on a des centaines de policiers qui ont été blessés, pris à partie, menacés. On a interpellé beaucoup de personnes avec des armes euh par destination, mais des armes également à feu ou des sabres. Donc, on ne peut pas continuer comme ça. On doit avoir maintenant des garanties. Et rappelez-vous, il y a une paire d'années, on demandait 400 effectifs de plus à Marseille et c'était pas du tout du tout un chiffre extraordinaire. On en a perdu beaucoup d'effectifs sur toute la France et notamment à Marseille. Maintenant, on doit pouvoir aujourd'hui sécuriser la population qui en a besoin. Les commerçants, c'est une catastrophe
pour eux. Mais pour nous aussi, c'est très difficile d'enregistrer autant de blessés dans nos rangs. Oui, effectivement, on a en tête ces images de commerce pillé du 17 octobre, un des commerçants qui se sentait abandonné. On va voir dans quelle mesure le président va pouvoir répondre à leur revendication peut-être par des mesures de de trésorerie ou des indemnisations accélérées. Évidemment, vous entendrez le président sur France info lorsqu'il sera dans la cité faussene. Pour revenir sur ce que vous venez de dire Bruno Bartochetti à propos de l'aspect sécuritaire. C'est vrai que ce weekend encore les chiffres sont assez impressionnants. Chiffre des interpellations, Laurent Nugèz les a rappelé ce matin chez nos confrères de BFM TV. Chiffre aussi des blessés. Écoutez
pour les forces de l'ordre, j'ai évidemment le chiffre très précis. On est à 267 blessés. Hier soir, c'était à à date hein. Bon, la plupart heureusement blessé léger et pour les manifestants, les chiffres me remontent toujours plus difficilement. Mais j'avais un chiffre tout à fait, c'est une estimation que de 250 blessés parmi les manifestants. On nous signale quand même trois blessés euh assez graves. Euh je crois que c'était à Tour, Reins et et à Toulouse, pardon. Reince et Clairement Fer. On a interpellé 1435 personnes sur l'ensemble du territoire sur l'ensemble du territoire national. 1435, c'est le chiffre à jour d'hier soir. Et il y en a il y en a plus de 100, c'était pour des tensions d'armes par destination. 1435 personnes interpellées. Bruno Bartocchetti, c'est un chiffre assez
conséquent alors qu'on a vu un cortège notamment à Paris se dérouler dans un calme largement relatif. Rien à voir en tout cas avec les images qu'on avait pu voir et l'ambiance du samedi 17 octobre du samedi précédent. Comment vous lisez ce chiffre qui nous paraît à nous en tout cas assez important ? 1435 interpellations. Ah oui non mais alors le chiffre vous paraît important ? est important mais vous avez aussi peut-être autant de de personnes et peut-être mais peut-être bien plus qui ont été interpellés et relâchés parce que on ne pouvait pas les mettre en garde à vue par faute de logistique, faute de moyens. Ça a été très très difficile. Et lorsque vous avez le judiciaire derrière qui ne suit pas, je pense dans un premier temps à mes collègues qui sont officiers de
police judiciaire qui ne peuvent pas tenir leur garde à vue, à quoi ça sert d'interpeller puisque de toute façon ils vont être relâchés ? Donc le chiffre est peut-être très très important, mais il est inquiétant surtout pour les semaines à venir parce que ils se sentent [raclement de gorge] effectivement pour beaucoup d'entre eux, ils ont un sentiment d'impunité. Vous le comprenez, vous êtes relâché aussitôt bien pour recommencer la fois d'après. Et c'est ça qui est important. C'est pour ça que je vous disais en première partie que on a tant un soutien institutionnel mais également judiciaire. Les magistrats font ce qu'ils peuvent. Quand il y a autant d'interpellation de garde à vue, et bien on fait ce qu'on peut. On a relâché parfois très rapidement des
mineurs parce qu'on arrivait pas à gérer déjà les majeurs. Donc vous voyez que c'est c'est quelque chose de très très compliqué. Très très compliqué à gérer. Oui, on imagine qu'un tel afflux de personnes et puis qu'il faut aussi prioriser ceux qui ont fait des faits plus graves que d'autres. On imagine à quel point ça peut être compliqué en terme d'organisation. 1435 interpellations dont plus de 100 pour détention d'armes par destination. C'est ce qu'a dit Laurent Nugèz. ont été saisis des dizaines de couteaux, des boules de pétanques, des billets en vers, des frondes, des mortiers d'artifice avec donc 267 blessés parmi les forces de l'ordre, 150 manifestants blessés. Le but de ce déplacement à Marseille d'Emmanuel Macron ce matin qu'on attend, on va avoir les images en
direct dans dans quelques minutes, évidemment, c'est de montrer qu'il est au côté des forces de l'ordre, des policiers marseillais qui sont mobilisés eux aussi depuis 5 semaines maintenant, notamment aussi sur les blocages d'établissement. Oui, mais c'est un paradoxe de voir le président de la République ressasser cette idée il faut rétablir l'ordre alors que son double quinquena a été marqué de façon permanente par des désordres. Et ces désordres, il renvoie aussi un désordre social plus profond et une angoisse sociale, il y a des demandes sociales beaucoup plus profondes. Donc comment on arrive à l'ordre ? Ça peut être par la répression, ça peut être par la désescalade. La police sait faire une désescalade
quand ce sont les paysans qui manifeste. Aujourd'hui, il faudrait le faire avec ces manifestants là. On ne peut pas faire la guerre à la jeunesse qui s'est mobilisée de façon extrêmement forte au cours des dernières semaines et beaucoup de manifestants qui ont tout de même été mobilisés se sont mobilisés samedi dernier, il allait la peur au ventre en disant on y va même si on a la peur des affrontements avec la police. les la violence, elle n'est pas simplement du côté des casseurs entre guillemets, [raclement de gorge] elle a été aussi du côté des forces de l'ordre et le nombre de violences policières qui sont aujourd'hui rapportées par les témoins, les témoins directs, sont tout même impressionnants. Donc est-ce que la
police française et au-delà de la police française, le gouvernement va être capable de faire la désescalade plutôt que de mettre la police ? Comme le disait d'ailleurs avec raison le syndicaliste qui a parlé à l'instant, la police ne peut pas jouer le rôle qui devrait être celui du gouvernement et des politiques publiques pour répondre aux demandes des lycéens d'un côté et puis d'une bonne partie de la population et des salariés de l'autre. On on se demande depuis tout à l'heure, je je j'entends les interventions en disant qu' on attend des euh des réponses de d'Emmanuel Macron, en tout cas des des actes. Je je crois que c'est quand même important sans annonce, sans euh je sais pas s'il le calmera la colère, mais c'est important d'avoir quelqu'un qui incarne, qui vient incarner. Ça lui a
été suffisamment reproché euh d'être allé au Moyen-Orient au lendemain du 17 octobre alors qu'il aurait fallu incarner l'ordre en France. Là, Emmanuel Macron a annulé une tournée qui était prévue en Afrique. Il l'a reporté cette tournée qui est prévue en Afrique et il vient incarner l'ordre. Alors, chacun enprendra ce qu'il veut, mais il vient incarner l'ordre auprès de la mairie. On incarne le garant des institutions, auprès des forces de l'ordre, on incarne le chef de l'État ou le chef des armées comme on veut. Et auprès des commerçants pour incarner le protecteur des des Français. Donc, c'est important de venir incarner quand même pour un président sans forcément faire des annonces. Il faut pas forcément attendre des annonces du chef de l'État en allant à Marseille.
En revanche, ce qui est intéressant aussi et je poursuis sur ce que vous disiez à Marseille, c'est qu'Emmanuel Macron a fait de Marseille presque un laboratoire. Aujourd'hui, on ne l'attend plus sur des idées. On l'attend sur un bilan Emmanuel Macron est forcé de constater que Marseille c'est autant sa vitrine que son point faible parce qu'il a lancé Marseille en grand pour notamment les rénovations de d'écoles. Il était venu aussi pour l'opération Placennet XXL pour lancer à Marseille sur le narcotrafic. Euh il est venu aussi euh peu de temps après euh l'assassinat de Mik et Sassie est forcé de constater qu'aujourd'hui l'autorité à Marseille n'est pas revenue et que euh l'État est toujours contesté à Marseille et que ça reste le symbole de la contestation de l'État dans la ville de
Marseille et c'est pourquoi Emmanuel Macron est aujourd'hui. Donc c'est à la fois euh une ville vitrine pour lui mais c'est aussi le symbole effectivement d'une partie de son échec. Et puis vous parliez euh euh y Saint-Thomer de la dérive autoritaire que dénoncent hein certains dans les rues et c'est le cas aussi des gilets jaunes qui ont appelé à se mobiliser de nouveau samedi qui vient samedi 31 octobre et puis aussi de nouveau le 5 novembre avec peut-être une convergence des luttes contre la vie chère euh contre évidemment et bien euh les problématiques des lycéens. Bruno Bartochetti, on imagine aussi que vous avez ça en tête et qu'il faut tenir sur le long cours et c'est pourquoi vous nous dites "Oui, les paroles c'est bien mais on en est plus autant des paroles
maintenant. On attend vraiment des actes." Ça veut dire quoi concrètement ? Qu'est-ce que pourrait dire Emmanuel Macron ? Qu'est-ce qu'il pourrait annoncer et qui serait de nature à vous rassurer ? tout simplement de nous donner des garanties pour être sécurisé avec sur du long terme et bien un renforcement des spécialistes du maintien de l'ordre euh notamment chez les CRS voire chez les gendarmes et en tout cas il faut qu'on puisse aujourd'hui sécuriser une une population sécuriser la population c'est se donner les moyens et je reprends ce que vient de dire le monsieur le politologue sur votre plateau et c'est dommage qu'il ait pas ouvert la parenthèse d'une manière plus large en parlant de violence et notamment à l'endroit des professeurs des enseignants. qui ont été blessés euh des
journalistes qui ont été blessés sur le terrain. Je ne pense pas que ce soit les lycéens qui est qui ont eu cette cette action là de vouloir blesser. Nous quand on se retrouve dans l'affrontement, c'est pas l'endroit des lycéens. Ce sont nos enfants les lycéens. Les gilets jaunes, le syndicat unité a soutenu le mouvement des gilets jaunes au début de du mouvement. Donc je crois qu'à un moment donné, faut pas se tromper de cible. Quand on parle de violence, il faut savoir que vous avez aujourd'hui des personnes qui viennent euh vraiment, j'insiste là-dessus, pour tuer, pour blesser, pour piller. Ils n'ont rien à voir avec les manifestations que nous sécurisons. Quand vous allez à Montpellier et que vous avez des affrontements entre l'ultra droite et l'ultra gauche, il faut savoir en parler
également. Il faut savoir dire à un moment donné que c'est notre société qui est violente et certainement pas la police. Donc cette police qui est victime et j'insiste là-dessus et bien on va demander au chefs de l'État de nous donner les moyens de travailler en sécurité, de nous encourager à rester dans la profession parce que aujourd'hui c'est très difficile pour les familles de policiers de savoir qu'il y a père et mère sur le terrain et qui peut rentrer le soir très grillèvement blessé. Ça a été le cas. On a des des policiers très sérieusement blessés. On a dans la population à Marseille, il faut venir à Marseille pour voir ce qui s'est passé, pour voir que ce sont les policiers qui ont été victimes, pour voir que la population, certaines certains
commerçants ont été blessés. C'est c'est ceux qu'il faut regarder de près et c'est ceux qu'il ne faut plus accepter pour pouvoir justement sécuriser les manifestations des lycéens. On verra si le président se montre à la hauteur des enjeux qui sont les vôtres pour les policiers, à la hauteur aussi des enjeux des commerçants qui ont pu être pillés. On verra, on entendra surtout sur France info bien évidemment le président dans la cité faocéenne.
Emmanuel Macron