Cédric VAN STYVENDAEL : Maire "PS" de Villeurbanne et Vice-Président à la métropole de Lyon en charge de la culture
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:37OuverteRéponse directe
Que ressentez-vous à la fin de cette semaine politique ?
- 2:37RelanceRéponse directe
C'est Emmanuel Macron que vous tenez comme principal responsable de cette situation ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'ils prouvent vraiment cette semaine leur amour de la France, au-delà du Président ?
- 5:32OuverteRéponse directe
La division semble être le maître mot de ces derniers jours. Vous qui prenez justement le Rassemblement politique, la solidarité est-elle difficile à comprendre ?
- 6:31OuverteRéponse directe
Le Parti Socialiste cherche des places pour gouverner. Est-ce utile à la société ?
- 7:40OuverteRéponse directe
Un cap entre austérité et dépenses à outrance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:25Invité politiqueFait
« Le Président de la République est désavoué par des élections européennes. »
- 3:54Invité politiqueFait
« On a face à nous un Président de la République, moi, que je qualifie aujourd'hui de totalement immature. »
- 4:28Invité politiqueFait
« Peut-être que la réforme des retraites, c'est un point de rupture dans le contrat social de ce pays. »
- 4:49Invité politiqueFait
« Il faut trouver les économies. Mais oui, on peut aussi aller chercher des ressources sur la question d'une très grande inégalité de répartition des richesses. »
- 21:09Invité politiqueFait
« On a obtenu cette brigade de sécurité territoriale. »
- 21:11Invité politiqueChiffre
« Quand on commence ce travail avec la BST, il y a 9 points de deal très actifs, les plus actifs de la ville qui sont présents. Aujourd'hui, on est à 3 voire 2. »
- 22:09Invité politiqueChiffre
« Quand j'arrive, il y a 31 policiers municipaux. »
- 22:18Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on est à 70 policiers municipaux. On est à 400 flux vidéo. »
- 25:12Invité politiqueChiffre
« On double les Gratte-ciels, 900 logements, 25 000 m2 de commerce. »
- 27:35Invité politiqueFait
« La date de mise en commercialisation du T6, c'est bien le 14 février 2026. »
- 40:18Invité politiqueFait
« Le plus fameux, c'est Lazare Goujon qui voulait une ville pour tout le monde, pas que pour quelques-uns. »
- 41:31Invité politiqueFait
« Nous avons une communauté juive importante de par l'histoire. »
- 43:14Invité politiqueChiffre
« Je passe véritablement 50% de mon temps de maire sur les questions de sécurité. »
- 53:04Invité politiqueFait
« Celui qui est au-dessus de tous en homme politique, c'est Lionel Jospin. »
- 53:49Invité politiqueFait
« Mon slogan politique préféré, c'est la force tranquille. »
- 54:30Invité politiqueFait
« Vous n'avez pas le monopole du cœur. »
Temps de parole
- Cédric Van Styvendael51 %
- Présentateur19 %
- Invité14 %
- Invité 29 %
- Invité 32 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Paul de Lyon, il répond tout de suite à nos questions jusqu'à midi. Lyon Première, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour.
Bonjour à tous, vous avez bien rendez-vous avec l'invité politique du samedi sur Lyon Première. Jamais peut-être semaine n'aura été aussi politique d'ailleurs. Des revirements, des soubresauts, des changements, des retournements de situation dans la classe politique, l'exécutif ou à l'Assemblée Nationale, on en avait connu dans les années ou les décennies précédentes. Mais au point des avatars de cette semaine, très rarement à part dans les livres d'histoire. Une classe politique chamboulée, des institutions vacillantes, une population attentive, attentiste et pour tout dire désabusée.
Impossible de faire l'impasse cette semaine sur cette riche actualité nationale, même si nous parlerons bien entendu des initiatives locales avec notre invité de jour. Bonjour Cédric Van Stiemendel. Bonjour Wilfried Delacour. Vos 163 000 administrés vous auront reconnu. Vous êtes le maire PS de Villeurbanne depuis mars 2020 et vice-président de la métropole de Lyon en charge de la culture. Et c'est d'ailleurs aussi pour cela que je souhaitais vous entendre au micro de Lyon 1ère aujourd'hui, à l'occasion de l'ouverture ce soir de la 17ème édition du Festival Lumière, le Grand Lyon Film Festival.
Alors vous n'êtes pas de la famille Lumière, mais vous appartenez à celle d'un autre illustre lyonnais, Victor Oganeur, maire et député de Lyon en 1900. Et vous êtes également le petit-fils du résistant Pierre Chassé. Avant de succéder à Jean-Paul Brett, place Lazare Goujon, vous étiez pendant 10 ans le directeur du bâtir social Villeurbanne Est Habitat, devenu Est Métropole Habitat. Tout votre parcours témoigne de votre intérêt pour les questions d'habitat et d'inclusion sociale, de renouvellement urbain. Enfin, vous êtes le chef de file du Parti Socialiste pour les prochaines élections métropolitaines de mars 2026. Que de sujets à évoquer avec vous ?
Et d'abord, que ressentez-vous à la fin de cette fois de semaine ? Vous êtes inquiet, Patrick Van Stivendel ?
Moi, j'essaye de ne pas m'inquiéter inutilement. Mais par contre, le sentiment qui prédomine, et je passe actuellement beaucoup de temps à rencontrer des habitantes et des habitants, notamment là, par exemple, on avait la semaine bleue, vous savez, donc plutôt les seniors. Et en fait, oui, les habitantes et les habitants de notre ville sont inquiets, sont atterrés par le spectacle complètement désobligeant, complètement délirant qui nous est donné par une classe plus politique qui est complètement hors sol. Et moi, en fait, le sentiment qui m'habite, c'est plutôt un sentiment de honte, en fait. En tant que responsable politique, c'est un sentiment de honte.
Comment est-ce qu'on est capable de mettre dans le pays, dans une telle incertitude, comment finalement un seul homme, parce que je crois qu'à un moment, il faut aussi dire les choses. Moi, je n'ai rien contre le feu, le Premier ministre Sébastien Lecornu, ni contre ses prédécesseurs. Là, aujourd'hui, on a un problème avec le Président de la République.
C'est Emmanuel Macron que vous tennez comme principal responsable de cette situation. Certains disent, évidemment, depuis la dissolution du printemps 2024.
À la rigueur, la dissolution de 2024, c'était un choix politique par rapport à des résultats politiques qui ne lui convenaient pas. Bon, dont acte, faire un coup de poker, un pari. Moi, je n'aime pas trop jouer en politique parce qu'en fait, vous jouez avec la vie des gens, avec la vie des entrepreneuses et des entrepreneurs, avec la vie du pouvoir d'achat au quotidien. Donc, moi, je trouve que la politique, ce n'est pas un jeu. C'est quelque chose de très, très sérieux. Et là, le jeu est sérieux. Donc, le Président de la République est désavoué par des élections européennes.
Il se dit, bon, je vais essayer de voir si, finalement, on s'est peut-être mal compris avec les électrices et les électeurs. Donc, je remets en jeu la question d'une désignation d'un Parlement. Et la première chose que fait le Président de la République, c'est de ne pas tenir compte des nouveaux équilibres de ce Parlement. Et je ne dis pas que la gauche était majoritaire, on sait tous compter. Mais il ne tient absolument pas compte des décisions, des votes des Françaises et des Françaises. C'est pour ça que, maintenant, je commence à employer très régulièrement cette image. Vous savez, comme un petit enfant qui a fait une grosse bêtise, il a cassé son jouet. Et il tente de le réparer.
Et il essaye de le réparer, puis il voit bien que ça ne marche pas. Alors, il s'énerve. Et puis, il essaye de faire rentrer les pièces. Mais, en fait, ça ne marche pas. Et donc, on a face à nous un Président de la République, moi, que je qualifie aujourd'hui de totalement immature.
En tout cas, les prochains jours et les prochaines semaines vont dire, effectivement, comment les décisions qui vont être prises ces jours-ci vont avoir comme effet. Et tous les politiques qui se font exprimer ces jours-ci parlent d'amour de la France. Est-ce qu'ils le prouvent vraiment cette semaine pour vous, au-delà du Président de la République ?
Je trouve qu'au-delà du Président de la République, on a quelques gestes. Que certains à droite aient le courage de dire, peut-être que la réforme des retraites, c'est un point de rupture dans le contrat social de ce pays. Peut-être qu'on est allé trop loin. Je trouve qu'il y a une forme de courage politique. Et moi, que je dis que la droite a une forme de courage politique, on n'en a pas été beaucoup habitués pour l'instant. Mais là, je suis obligé de le reconnaître, que depuis maintenant plusieurs semaines, la gauche, les écologistes, le parti socialiste, le parti communiste, fassent des propositions budgétaires en disant, oui, effectivement, il faut trouver les économies.
Mais oui, on peut aussi aller chercher des ressources sur la question d'une très grande inégalité de répartition des richesses. Bien, je trouve qu'il y a une partie de la classe politique, et encore une fois, je ne dis pas qu'il n'y a que la gauche, je dis qu'il y a aussi une partie de la droite, qui fait preuve, dans ce moment, peut-être d'un ressaisissement nécessaire, et puis qu'il y a une autre partie de la classe politique, la même droite qui est capable de dire que le week-end prochain, dans les législatives partielles, il faut aller voter avec le Rassemblement national, celle-là, elle est complètement irresponsable.
La droite qui dit qu'il est hors de question qu'on confie quelques responsabilités à la gauche, elle nie totalement le résultat démocratique des élections législatives de 2024. Et donc, c'est au travers de ça qu'il faut arriver à essayer de déterminer quelles sont les femmes et les hommes politiques, à la hauteur du moment.
La division semble être le maître mot, quand même, de ces derniers jours dans la société et dans la classe politique. Vous qui prenez justement le Rassemblement politique, et dans la société aussi, la solidarité, c'est quelque chose que vous avez du mal à comprendre ?
J'ai du mal à comprendre, et en même temps, je commence à avoir un peu moins de naïveté, maintenant que ça fait cinq ans que j'exerce des fonctions politiques. Précédemment, vous l'avez rappelé dans mon parcours, j'ai plutôt été directeur d'entreprise. J'ai du mal à comprendre que le seul fil directeur de la politique aujourd'hui, ce soit des places. Et je dis qu'aujourd'hui, notre système politique est complètement contrôlé par cela. Et que l'amour de la place, l'amour de la place qui passe devant l'amour de la France, ça nous pose un certain nombre de problèmes. Et je n'ai aucune naïveté dans ce que je dis.
Je sais bien que c'est important de savoir où on est, de savoir où on va travailler, et que ça, ça passe par des places. Mais quand ça devient l'alpha et l'oméga de toutes les négociations, la France en a un problème avec, aujourd'hui, le fonctionnement de nos partis politiques.
Alors le Parti Socialiste, quand même, cherche des places. Alors, il cherche des places pour gouverner, il est prêt à gouverner. Vous pensez que c'est quelque chose qui peut être utile à la société, évidemment, et qui aura des effets ? Est-ce que le Parti Socialiste a des solutions là où la droite échoue pour l'instant ?
Mais si on ne cherchait que des places, on dirait qu'on est prêt à rentrer dans n'importe quel gouvernement monté à l'initiative du Président de la République. On ne dit pas ça. Et toutes les femmes et tous les hommes de gauche ont, jusqu'à présent, résisté à cela. En tout cas, la majorité d'entre quelques-uns ont fait le choix de rejoindre des partis plutôt liés au Président de la République. Macron, mais donc, la gauche et les écologistes ne cherchent pas des places. La gauche et les écologistes cherchent un chemin pour ce pays. Et je le redis par rapport aux propos que j'ai eus en introduction, c'est qu'on ne cherche pas un chemin juste parce qu'on cherche un chemin.
C'est juste parce que les élus de terrain comme moi, au quotidien, les gens nous disent « c'est difficile, les fins de mois sont compliquées, les entreprises nous disent qu'on n'a aucune visibilité, aucune perspective ». Alors, heureusement, à Villeurbanne, il se passe des choses. Il y a des projets, il y a des commandes publiques. Ça donne un peu d'orientation. Mais le pays, il a besoin d'un cap parce que sinon, on est en train de complètement mettre en l'air toutes les politiques publiques qu'on essaye de mettre en place sur ce territoire.
Oui, un cap, mais ça veut dire, encore une fois pour vous, qu'il y a une troisième voie entre l'austérité et les dépenses à outrance.
Il y a un cap très clair qui est, bien sûr, il faut être économe des moyens de l'État et il faut trouver des économies quand elles sont là. Mais il y a un autre cap qui est celui de dire que depuis maintenant une dizaine d'années, les écarts de répartition des richesses sont devenus complètement intolérables, sont devenus complètement inacceptables. Et qu'on ne peut pas dire que dans ce pays, on a quelques milliers de personnes, un ou deux milliers, qui sont en train de s'enrichir et de posséder des ressources qui vont bientôt dépasser à elles seules l'ensemble des ressources dont notre pays peut avoir besoin et quand le reste de la population s'appauvrit.
Ce n'est pas une question de pointer du doigt celles et ceux qui réussissent, celles et ceux qui font fonctionner l'économie. C'est une question de répartition des richesses parce que cette répartition des richesses, elle donne un problème sur les questions de capacité financière pour des politiques publiques, mais elle nuit aussi à la préservation de nos ressources et de notre planète. Et c'est ces deux choses ensemble qui font que c'est un combat qui commence à rassembler beaucoup de monde.
Mardi, Bruno Berner, le président de la métropole de Lyon, postait sur X, le climat national donne le sentiment qu'il n'y a plus de souffle politique, plus de capacité à ouvrir de nouvelles perspectives collectives en faisant écho à l'austérité ambiante, il opposait à cela la gestion responsable. Ça veut dire que les gouvernants doivent maintenant insuffler une bouffée d'air à la société ?
Je crois qu'on doit redonner de l'espoir en fait, mais pas de l'espoir en racontant des histoires aux gens, juste en disant mais en fait il y a un chemin, mais en fait ce pays il est capable et les femmes et les hommes de ce pays sont capables. Et moi je le dis juste à la modeste place qu'elle amène de maire d'une grande ville de France, je les vois les énergies, je les vois les associations qui sont extrêmement mobilisées, je les vois ces gens qui ont envie de donner de leur temps, qui ont envie de donner de leurs énergies, soit bénévolement, soit en s'engageant sur des entreprises qui ont du sens.
J'étais hier à l'inauguration de MyLight, qui est une entreprise qui travaille sur comment est-ce qu'on utilise l'économie, l'énergie issue des panneaux solaires, etc. Et ce sont des jeunes entrepreneurs, c'est une scale-up, on est entre la start-up et la licorne, et qui ont un modèle économique qui est en pleine explosion, et ce sont des gens qui mettent du sens dans leur emploi. Et bien toutes ces énergies, moi je veux les mettre au service de notre territoire et de notre pays. Et cet espace-là il n'existe pas aujourd'hui, de part, je le redis, la volonté d'un seul homme, d'un président de la République immature.
Alors finalement, à côté de la situation nationale, Villeurbanne est un havre de pêche, j'allais dire, encore que, puisque votre adjoint en charge des solidarités, Mathieu Garabidion, va présenter sa candidature au nom de LFI. C'est la traduction du débat, justement, entre LFI et le Parti Socialiste, sur le plan national ?
Écoutez, c'est lui qu'il faut interroger sur quelle est la raison de cette décision. Moi je ne peux que lire des choses, ce que je vois c'est que... Il ne vous a rien dit directement. Nous avons travaillé plus de cinq ans ensemble, que les désaccords ont été faibles quand même. Une DSP, une délégation de services publics sur les crèches, et la vidéoprotection dans Villeurbanne. Sur tout le reste, nous étions d'accord, ils ont voté les textes. Et là, d'un seul coup, ils souhaitent ne pas repartir avec une équipe pour laquelle moi je n'ai pas encore candidaté non plus. Donc on ne sait pas dans quelle configuration politique on sera.
Donc, effectivement, l'analyse la plus simple qui pourrait venir, c'est que finalement, LFI se range à un mot d'ordre national. Et moi je ne peux que m'en désoler quand ce que nous faisons ensemble depuis plus de cinq ans, c'est de ne pas prendre en otage les habitantes et les habitants de Villeurbanne par rapport à des stratégies nationales. Parce que ce qui nous intéresse, c'est comment est-ce qu'on fait bouger notre ville.
Et puis, dans cette campagne, il y a un autre candidat qui pointe le bout de son nez, mais ça, on va avoir l'occasion d'en reparler tout de suite.
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Tel retour de l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère. Avec aujourd'hui Cédric Van Stivendel. Le maire PS de Villeurbanne. Et également vice-président à la métropole de Lyon. En charge de la culture. On aura l'occasion d'ailleurs de parler culture dans un instant. A l'occasion de l'ouverture de la 17ème édition du festival Lumière. Mais revenons à Villeurbanne dans un premier temps. Puisque un revenant finalement va faire son apparition dans la campagne des municipales. Il n'est autre que Jean-Paul Brett qui a été maire de Villeurbanne pendant de nombreuses années. C'est un retour qui vous surprend. Cédric Van Stivendel.
Chacun est libre d'avoir un projet politique à présenter aux électrices et aux électeurs. Après je reste un peu prudent. Parce qu'il y a quelques semaines Marc Fraisse. Qui est une forme d'autre retour. Qui est un ancien député de Villeurbanne. Qui est un ancien député de Villeurbanne. Qui a dit qu'il se présentait. Puis ensuite il ne se présente plus. Puis après il se représente de nouveau. Donc écoutez. Dans le jeu démocratique il faut des candidates et des candidats.
Eh bien on va laisser... J'imagine que vous allez développer un petit peu votre réponse. Parce qu'encore une fois ce n'est pas n'importe qui Jean-Paul Brett. Vous étiez son dauphin on peut le dire.
En tout cas le dernier combat politique des élections municipales. Nous l'avons mené ensemble. Voilà donc... Alors pourquoi là plus ensemble ? Il ne vous fait pas conscience ? Mais ne me demandez pas à moi en fait. Alors on lui posera la question en son temps. Mais vous avez certainement une opinion. Ce n'est pas récent que Jean-Paul Brett prête des positions me concernant qui sont peu aimables. Et depuis 5 ans et demi je me suis astreint à ne jamais réagir au moindre de ses commentaires. Je ne vais pas commencer ce matin au risque de vous décevoir.
Alors comment vous envisagez cette campagne municipale dans les mois qui viennent ? Mais moi je ne suis candidat à rien. C'est uniquement de Jean-Paul Brett bien sûr.
Non mais je ne suis candidat à rien à ce jour. Donc ce que je dis c'est que je suis un maire qui est au travail. Et ce n'est pas juste une forme de politesse que je fais. C'est que moi quand j'ai été élu, il y a eu les 18 premiers mois qui ont été sur la suite du Covid. C'est-à-dire qu'on a perdu beaucoup de temps. Au sens perdu du temps. Parce qu'il fallait gérer les suites de cette crise sanitaire sans précédent. Mes premières semaines, j'ai géré des plans de réouverture et de fermeture des écoles. J'ai géré l'installation de lieux de vaccination. D'abord de lieux de dépistage et puis ensuite de vaccination. Donc ce temps politique il est tellement court.
Les gens ils n'attendent pas de nous qu'on soit en campagne permanente. Donc ce que j'ai dit c'est que je serai maire de cette ville jusqu'au dernier jour. Il y a un temps pour la question des candidatures qui arrivera. Ce que vous avez pu noter cette semaine c'est qu'il y a un certain nombre de membres de ma majorité qui souhaitent repartir et qui disent qu'ils veulent faire une équipe. Donc si on peut rassurer les électrices et les électeurs de Villeurbanne c'est que l'équipe sortante présentera une équipe. Qui sera à la tête de cette équipe ? Le moment n'est pas venu de répondre à cette question. Mais on n'est pas non plus en train de raconter des histoires.
Celles et ceux qui ont fait ce mandat et ils sont très nombreux et très nombreux souhaitent repartir. Donc il y aura une offre politique qui représente l'équipe municipale.
Alors une offre qui sera certainement basée aussi sur les enjeux de sécurité à Villeurbanne puisque c'est quelque chose que vous avez prôné dès votre arrivée en 2020. Par exemple cette semaine le système de vidéosurveillance pour lutter contre les dépôts sauvages a été reconduit à la grande majorité du conseil municipal sauf des insoumis je crois d'ailleurs. La sécurité des personnes dans les quartiers compliqués comme le Tonquin, les Buerre, Charpenne, comment vous l'envisagez dans les mois qui viennent avant même le prochain mandat ?
D'abord, je n'ai jamais fait de triomphalisme sur cette question-là. Et si vous me permettez l'expression, j'ai essayé de ne pas tomber dans le travers, de faire le kéké en disant on a réussi. Sur le Tonquin, on a vécu des choses extrêmement compliquées. Les habitantes et les habitants du Tonquin ont vécu des choses extrêmement compliquées avec un trafic de drogue qui avait emprise sur tout le quartier, des gens qui ne pouvaient plus rentrer chez eux, des balles qui sifflaient, des meurtres, pas beaucoup mais en tout cas plusieurs, avec des gens dans le trafic qui ont été assassinés et les habitants n'en pouvaient plus.
Ce que j'ai fait, c'est que j'ai fait en sorte qu'on mobilise tous les moyens de la force publique, tous les moyens des énergies d'habitants.
Municipaux et nationaux d'ailleurs, vous avez fait appel à Gérald Darmanin.
Pour que nous puissions obtenir des renforts de moyens. On les a obtenus, il y a peu, ça nous a pris 4 ans pour les obtenir. On a obtenu cette brigade de sécurité territoriale. Ces chiffres, c'est la police nationale qui les donne, c'est la préfète de la région qui les donne. Quand on commence ce travail avec la BST, il y a 9 points de deal très actifs, les plus actifs de la ville qui sont présents. Aujourd'hui, on est à 3 voire 2 puisqu'il y a eu encore une grosse intervention policière cette semaine au Tonquin. Et donc, je ne dis pas que le problème est réglé.
Je dis juste qu'on a fait la preuve que nous n'étions pas impuissants face à ce phénomène et que ça, ça n'a pas de prix dans la confiance que ça crée entre les habitants et la puissance publique. Parce que le côté, on n'y peut rien, c'est compliqué, c'est partout pareil, c'est pas moi, c'est l'autre. Parce que je rappelle, s'il le fallait à vos auditeurs, que la sécurité publique, c'est pas une responsabilité du maire. Je suis certes officier de police judiciaire, mais c'est juste pour me donner les possibilités d'interner quelqu'un d'office, etc. Je n'ai pas de pouvoir d'enquête. Mais jamais, je me suis caché derrière mon petit doigt en disant, c'est pas moi, c'est l'État.
Moi, j'ai juste dit, qu'est-ce que vous attendez de moi, l'État ? Quand j'arrive, il y a 31 policiers municipaux. Le préfet de l'époque, Maïos, il me dit, M. le maire, pour une ville de 160 000, c'est quand même pas beaucoup, 31 policiers municipaux. Il y a 100 flux vidéo. Pareil.
Aujourd'hui, vous en avez plus de 70, je crois.
Aujourd'hui, on est à 70 policiers municipaux. On est à 400 flux vidéo. On a un poste police municipal qui est installé depuis deux ans. Il y en a un deuxième qui arrive dans les semaines qui viennent. Donc, on a fait des efforts. On s'est mobilisés. Et ça, ça permet ensuite de pouvoir interpeller la puissance publique. Parce que si je l'avais fait au début en disant, M. le ministre de l'Intérieur, qu'est-ce que vous faites pour moi, etc. Elle me dit, commencez déjà par respecter votre ville en mettant des moyens, etc. Donc, une fois qu'on l'a fait, ça a permis de demander des choses et on a obtenu des résultats.
Mais nous n'aurions pas réussi sans une mobilisation exceptionnelle des habitants, notamment sur le Tonquin. Mais pas que, parce qu'on parle beaucoup du Tonquin. Mais il y a plein d'autres endroits où ils sont avec nous.
On aura l'occasion d'en parler dans la dernière partie de cette émission avec un de vos invités pour en parler des initiatives citoyennes pour contrer cette insécurité, notamment dans le quartier du Tonquin. Alors, on va parler de choses positives aussi. Cédric Van Stiebendel, il y a évidemment beaucoup de projets urbains à Villeurbanne que vous aviez lancés, qui ont été lancés par la municipalité précédente. Et puis, je le disais tout à l'heure, vous êtes féru de renouvellement urbain. Est-ce que ça participe d'ailleurs, justement, à améliorer la sécurité ?
Je crois qu'il ne faut pas qu'on se trompe. Et si on pense que le renouvellement urbain, ça améliore la sécurité, juste en soi, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas parce que vous démolissez un immeuble que ça va améliorer la sécurité. Par contre, c'est un ensemble. C'est vrai que quand vous transformez l'image d'un quartier, quand vous transformez ces espaces publics, quand vous vous donnez à voir que vous vous préoccupez de ce quartier, ça donne des résultats. Je vais vous prendre deux exemples. Saint-Jean, le quartier de Saint-Jean, vous savez, juste de l'autre côté du périphérique, limite de Vau-en-Velin, ça fait plus de 25 ans qu'ils attendaient qu'on s'occupe d'eux.
Plus de 25 ans qu'ils attendaient qu'il y ait un projet urbain. Eh bien, en 5 ans, alors, c'était engagé, mais il n'y avait pas eu les réponses. On a validé le projet urbain et les travaux commencent à la fin de l'année 2025. Eh bien, ça, ça fait partie des choses qui redonnent un peu d'espoir aux habitants. Ils sont un peu échaudés, parce que 25 ans à attendre, pour l'instant, ils ne sautent pas au plafond. Ils disent juste, pour autant, vous avez quand même fait ce que vous aviez dit que vous feriez. C'est-à-dire, j'avais dit, on lancera le programme en rue avant la fin du mandat. Ce programme de rénovation urbaine, il est lancé, les réhabilitations vont commencer.
Puis, il y a un autre quartier, un peu plus petit, un peu moins connu, qui s'appelle Jacques Monod, qui est un quartier historiquement à Villeurbanne, pas simple, qui a accueilli des gens dans une cité qui s'appelait Olivier de Serres dans les années 70. Eh bien, pareil, là aussi, on commence. Donc, ces cinq ans, moi, je les ai mis au service du fait d'engager des projets qui sont importants pour le devenir de ce territoire, mais qui sont surtout importants pour celles et ceux qui y vivent.
Et puis, évidemment, important pour le développement économique aussi. Alors, Villeurbanne se restructure dans son centre, son grand centre, c'est ça ? Est-ce que les projets aboutissent maintenant, si on veut faire une photo à l'instant T de ces projets qui deviennent concrets maintenant ?
Alors, dans son centre, il y avait un projet qui a été lancé par mon prédécesseur, qui s'appelle Gratte-ciel Centre-Ville, le doublement des Gratte-ciels, en prenant la suite de l'intuition originale de Lazare-Goujon. Lazare-Goujon avait fait un dessin qui allait jusqu'au Rhône. C'est-à-dire, vous partez de l'hôtel de ville et vous aviez une immense avenue qui allait jusqu'au Rhône, la doigt aujourd'hui. Bon, là, c'est une autre étape. On double les Gratte-ciels, 900 logements, 25 000 m2 de commerce. J'étais encore ce matin avec les promoteurs, le projet se déroule bien.
Donc, on a un premier immeuble en cours de construction, un deuxième qui devrait commencer avant la fin de l'année, un troisième juste au début de l'année. Donc, le projet se déroule. C'est un projet très important pour notre territoire, bien sûr sur la question du logement et de l'habitat, on manque de logement, mais c'est aussi un projet important pour l'activité économique et ce sera un des premiers centres-villes dans les 20 plus grandes villes de France qui est propriété d'une collectivité locale. Et ça, ça n'a pas de prix sur ce qu'on peut ensuite faire avec les commerces en matière de politique tarifaire et de types de commerces qui sont là.
L'idée, c'est un petit peu de lutter contre la ville de Lyon, de redonner de l'espoir économique comme ça à une ville importante, mais proche de Lyon, et qui a peut-être un petit peu empirisé.
Je ne crois pas avoir donné l'impression que je luttais contre Lyon. Je crois plutôt avoir tenté de donner à voir qu'on était réconciliés, parce que pendant très longtemps, il y a eu une opposition entre Lyon et Villeurbanne. Et Villeurbanne, à chaque fois, on a fait les prêts et a perdu. Si on est obligé de rattraper 20 ans de retard en matière de transport en commun sur cette ville, c'est parce qu'il y avait des arbitrages entre Lyon et Villeurbanne et qu'on les a souvent perdus. Donc, moi, je ne cherche pas du tout la concurrence. Je crois que Villeurbanne a quelque chose de spécifique à offrir en matière d'identité culturelle, commerciale, entrepreneuriale, sociétale.
Et que c'est ça que j'essaye d'accompagner. C'est ce que j'appelle l'énergie des engagés pour Villeurbanne. Et elle est extrêmement forte.
Alors, à propos de transport en commun, il y a le T6 qui arrive, le prolongement du T6. En tout cas, le T9 vaut la soie Charpenne. Vous attendez beaucoup de ces nouveaux modes de transport en commun ?
J'attends beaucoup parce que vous avez raison de citer les deux trames. Mais il y a aussi deux bus à haut niveau de service. Alors, le 23 qui est devenu TB11. On s'y perd un peu de T1, effectivement. Et puis celui qui sera route de jeunesse. Les noms changent, donc je ne veux pas induire les auditeurs en défaut. Donc, on a deux bus à haut niveau de service et deux trames. Pourquoi c'est important ? On est dans un moment où globalement, bien sûr, les habitants râlent pour les travaux. Et ils ont raison. On leur fait vivre quelque chose de très dur. Mais ils ne peuvent pas dire que je leur ai menti.
En 2022, lors de mes voeux, j'ai dit qu'avant que ce soit une ville enchantée, ce serait d'abord une ville enchantée. Et ça, ils s'en rappellent tous. Ils me le rappellent au quotidien. Mais par contre, c'est important parce que beaucoup des habitants de Villeurbanne ont pris conscience de la nécessité d'évoluer dans leur mode de déplaçant. Mais ils nous disaient, écoutez, monsieur le maire, c'est bien sympa de dire qu'il faut moins prendre la voiture pour les trajets de moins de 3 kilomètres. Mais on fait comment pour aller du nord au sud de la ville ? Il n'y a pas de ligne forte. Le T6 va répondre à ça.
Et je suis très heureux de pouvoir vous confirmer à cette antenne que la date de mise en commercialisation du T6, c'est bien le 14 février 2026 et que nous pourrons rentrer dans le T6 avec un billet à partir du 14 février. Et il n'y a aucun risque de décalage. D'ailleurs, tous les habitants commencent à me dire « Ah, dans mon quartier, ça y est, je vois l'abri de tram qui est en train de se mettre en place. » Ça devient concret. Et surtout, les habitants se rendent compte que quand on fait un tram, en fait, on change toute la perspective de la voie qui est concernée puisqu'on a exigé avec le Citral qu'on ait une transformation de façade à façade.
Donc, ce sont finalement plusieurs kilomètres carrés d'espaces publics qui sont livrés, pas seulement à tram.
Alors, en revanche, c'est un point noir à Villeurbanne, c'est la circulation à certaines heures du mois sur le cours Émile Zola. Est-ce qu'un maire peut se satisfaire de cette situation ?
Ah non, mais moi, je ne me satisfais de rien par rapport à ce que vivent les villes urbanaises et les villes urbanais aujourd'hui. Et les grands lyonnais, on peut le dire aussi. Oui, écoutez, moi, je m'occupe des villes urbanaises et des villes urbanaises. Déjà, parce que quand je vais à Lyon, des fois, c'est compliqué aussi. Ça y est, la guerre reprend avec nous. Ce que j'ai dit aussi régulièrement dans les interviews, c'est que j'avais la chance d'avoir une population qui a fait preuve d'une grande patience et d'une grande compréhension. Alors maintenant, c'est peut-être derrière nous, mais justement maintenant, quelle va être la situation ?
La situation, pour moi, en tout cas, elle ne peut être que meilleure aujourd'hui de par ces infrastructures de transport en commun, de par aussi ces infrastructures de voies cyclables, parce que la position que nous avons tenue dans cette ville, on n'a fait la chasse à rien du tout. On n'a pas fait la chasse à la bagnole, on n'a pas expliqué aux gens ce qu'il fallait faire, ce qu'il ne fallait pas faire. On a juste dit, dans une ville, il faut partager l'espace. Il faut de l'espace pour ceux qui veulent marcher, pour ceux qui veulent se déplacer avec une voiture parce qu'ils n'ont pas d'autres solutions. Et il y en a.
Moi, aujourd'hui, les ADSEM qui travaillent dans mes écoles, ils me disent, « Monsieur le maire, il faut que j'embauche à 7h15 du matin, je viens de Dagneux, il faut que je vienne en voiture. » Je ne les critique pas, je dis juste que ce sont ces gens-là qu'on doit prioriser dans nos politiques de transport, et pas celles et ceux qui prennent leur voiture pour faire un déplacement de moins de 2 km quand ils sont valides. Et c'est ça, partager l'espace. C'est que tout le monde est bien conscient qu'on ne pourra pas tous utiliser nos voitures et qu'on doit aussi, toujours, gérer entre la priorité individuelle et puis aussi le bien commun collectif.
Donc vous avez de bons espoirs que chaque habitant s'adapte finalement à la situation.
Je le souhaite, c'est à ça qu'on travaille et c'est aussi l'état d'esprit dans lequel on a mené ça avec mon adjointe au transport qui est une adjointe écologiste. Et en se disant, il faut qu'on soit attentif dans la manière dont on parle aux gens. En fait, ce que les gens n'aiment pas, c'est qu'on leur fasse la morale. C'est qu'on leur dise le bien et le mal. Nous, on essaye plutôt de faire de la pédagogie, de dire, vous voulez que ça roule moins vite dans votre ville ou dans votre rue, le seul moyen, c'est de modifier l'essence de circulation, c'est de modifier la taille de la voirie.
Voilà, on n'y arrive pas toujours, on se fait engueuler très souvent, mais sur le partage de l'espace public et de la voirie, on ne lâchera pas. Il faut qu'il y ait de la place pour tout le monde. Les vélos, les piétons et les voitures.
Alors, Cédric Van Stimentel, je l'ai dit, on a beaucoup de sujets à évoquer avec vous. Vous êtes, je le rappelais, vice-président de la métropole en charge de la culture et l'événement un peu glamour à partir de ce soir. C'est la 17e édition du Festival Lumière. À l'heure où le public ne se rend plus vraiment au cinéma, le festival a-t-il encore un sens selon vous ?
Carrément. Et surtout, et d'abord, parce que moi, je comprends qu'on dise que c'est un festival glamour, mais je crois que c'est d'abord un festival des amoureuses et des amoureux du cinéma. Et que s'il y a déjà plus de 100 000 places qui sont vendues, et dans chaque séance, on n'a pas toujours la star, la masterclass, on a juste des gens qui se font une joie de redécouvrir les films de Louis Jouvet qui ont été restaurés, notamment Quai des Orphèves, qui se font une joie d'aller voir en avant-première un film qui a été tourné à Lyon et à Villeurbanne de Despléchins qui s'appelle De Piano.
Et donc moi, je crois que si ça marche, c'est surtout parce que c'est un festival des amoureuses et des amoureux du cinéma. Et qu'il faut surtout faire attention à ce que ça ne devienne pas juste un festival de l'entre-soi des acteurs du cinéma. Mais ce n'est pas le cas, justement, puisque le festival se déplace dans toutes les salles de cinéma de la métropole. Voilà. Et ça, la métropole en est très heureuse. C'est aussi une exigence forte que nous avons en tant que principale financeur de ce festival auprès de Thierry Frémaux et de ses équipes que de donner accès au cinéma, à celles et ceux qui viennent présenter des films, à tous les cinémas du territoire.
Et je remercie les équipes du festival de jouer le jeu là-dessus parce que ça dit beaucoup aussi de la manière dont les deux villes historiquement centrales de cette métropole, Lyon et Villeurbanne, parlent aux autres le fait de faire en sorte que le festival aille dans toutes les autres villes.
Alors le festival de vie, évidemment, avec tous ces bénévoles, mais quels sont les moyens justement donnés par la métropole de Lyon au festival ?
Plus d'un million cinq cent mille euros de subventions qui sont apportées à... Ce sont des moyens qui vont perdurer
dans les années qui viennent ? Est-ce qu'on peut imaginer un développement de ce festival encore ?
On peut imaginer un développement. On ne peut pas forcément imaginer un développement du soutien de la métropole, mais un maintien dans les enveloppes actuels. En tout cas, c'est à ça que je travaille.
Voilà, parce que l'Institut Lumière avait des projets de développer, de faire une autre salle à côté de la salle du hangar actuellement.
La particularité lyonnaise, c'est un peu technique, mais l'Institut Lumière, c'est la ville de Lyon qui finance et le festival, c'est la métropole. Donc moi, je m'occupe du festival, l'Institut Lumière, vous demanderez... Voilà,
vous posez la question. Effectivement. Pour l'anecdote comme ça, Cédric Van Stiebentel, quel genre de film a votre préférence justement au moment du départ des septième édition du Festival Lumière ?
Ah, là, dans ce qui est programmé... Alors pas forcément, non, non, de manière générale.
Ah, de manière générale, écoutez, le dernier film que j'ai vu, alors je ne vais pas beaucoup au cinéma, je préfère actuel, enfin je passe beaucoup de temps dans le spectacle vivant dans mes fonctions de vice-président, mais j'ai vu là, en replay, un film dans lequel Guédéguian était intervenu qui s'appelle En fanfare, c'est l'histoire de deux gamins qui sont nés dans une situation d'adoption, enfin dans deux familles différentes, il y en a un qui est un très grand chef d'orchestre, qui a une fanfare et il se retrouve et c'est des belles histoires, à la fois, il y a beaucoup de sens et puis il y a aussi des questions de lutte sociale.
J'aime bien le cinéma, le cinéma, le cinéma engagé et après, je suis comme tout le monde, il y a parfois des soirs où j'ai aussi envie de regarder du grand spectacle et ça me fait beaucoup de bien.
Allez, en un mot, c'est avec Van Stiebendel, juste avant la pause, que direz-vous à Michael Mann, Prélimière 2025, à Sean Penn ou à Natalie Portman quand vous les croiserez ces jours ? You're welcome. Bienvenue. Ça veut tout dire. Écoutez, merci, on se retrouve déjà pour la dernière partie de... Dimanche à 11h sur Lyon 1ère,
retrouvez Complètement Toqué, une émission culinaire proposée et présentée par Odile Maté. Dimanche, Emmanuel Baudouin et Bruno Boutarot, responsables des bouchons lyonnais, Café des Fédérations et Paul, seront les invités de Complètement Toqué. Au téléphone, les vignerons Gilles Paris et Stéphane Montaise, entre autres. Avec la région Auvergne-Rhône-Alpes, à retrouver un podcast sur lyonpremière.fr et sur l'appli Lyon 1ère. Grand Fré. Oui, c'est Henri le chanteur. Pour l'enregistrement du prochain album, je peux pas, j'ai Grand Fré. Ils ont de délicieuses pommes de terre. Bon, je vous envoie un vocal, vous collez la musique dessus et ça va cartonner.
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Lyon 1ère. C'est le retour de l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère, mais c'est d'être avec nous encore en cette fin de matinée. Et tout de suite, je vous propose de nous projeter un petit peu dans l'avenir.
Tiens, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans.
Alors, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans, c'est vrai qu'il y a Van Steven Tell, quel environnement serait celui de Villeurbanne dans 10 ans ? Est-ce que ce serait la ville que vous appelez de vos voeux, d'ailleurs ?
Moi, je ne crois pas m'être inscrit dans une rupture pour cette ville. Je crois que j'essaye de préserver l'héritage des ancêtres. Le plus fameux, c'est Lazare Goujon qui voulait une ville pour tout le monde, pas que pour quelques-uns. qui voulaient une ville dans laquelle il y ait la culture, l'éducation, la santé pour toutes et tous. Et donc, moi, c'est à ça que je travaille avec mon équipe. Je ne crois pas avoir donné l'impression que j'étais dans une forme de rupture, de vouloir marquer l'histoire d'une empreinte en changement.
En fait, je l'ai même dit plusieurs fois, j'ai pris ces responsabilités, moi qui n'avais jamais fait de politique, avec une espèce d'humilité colossale, un poids sur les épaules. Comme si, vous savez, ces grands-là regardaient et d'avoir ce regard-là, du coup, prudent sur ce que je fais. Maintenant, si on se devait dire dans dix ans
quelque chose de nouveau,
j'aimerais par exemple que dans dix ans, on puisse aller renouer avec les berges du canal, l'usine hydroélectrique du côté de Bonnevay, qu'on puisse se promener en famille, qu'il y ait un espace qui soit agréable, convivial. J'aimerais dans dix ans que cette ville renoue avec la fraternité entre toutes les villes urbanaises, toutes les villes urbanaises, toutes les communautés. Je suis très inquiet par celles et ceux qui ont fait le choix d'instrumentaliser, de faire venir dans la ville de Villeurbanne le conflit israélo-palestinien.
Vous avez une communauté juive importante à Villeurbanne ?
Nous avons une communauté juive importante de par l'histoire. Vous savez, je ne vais pas être très long, mais quand les gratte-ciels sont livrés en 1933, en fait, il y a un petit décalage de loyer entre ce que peuvent payer les ouvriers. Le maire avait tout bien pensé. La question des loyers était un peu limite et il se trouvait que Lyon accueillait à ce moment-là des juifs d'Europe de l'Est qui fuyaient certains pays et ils étaient à Lyon, ils n'avaient pas de logement et donc c'est comme ça qu'en fait, la première communauté juive s'est implantée à Villeurbanne en allant loger dans les gratte-ciels. C'est surtout pas d'importer ce conflit, c'est de faire en sorte
que les communautés...
Voilà, et celles et ceux qui le font actuellement de part et d'autre, je leur en veux énormément. Je trouve que c'est extrêmement coupable et que ce n'est pas respectueux de l'histoire de cette ville. Et mon boulot, c'est la concorde là-dessus. Donc dans dix ans, en tout cas, je passe beaucoup d'énergie là-dessus aujourd'hui pour être attentif à ce que tout le monde continue à se parler, que sur l'espace public on puisse continuer comme c'est le cas actuellement Place Lazare-Goujon, on est en pleine période de fêtes juives, que la communauté puisse se retrouver sur cette place aux côtés de tous les autres habitants de ville urbaine et qu'il n'y ait pas de tension là-dessus.
J'y mets beaucoup d'énergie, je sais que c'est un sujet extrêmement sensible, mais j'espère faire la preuve que mon énergie est au service de la concorde et de ne pas donner des bons points ou des mauvais points dans ce conflit.
Et on espère que les événements internationaux auront cessé à ce niveau-là. Donc une sérénité retrouvée dans cette ville dans dix ans pour vous ?
La question de la sérénité elle est importante, c'est la question de comment chacune et chacun se sent à sa place sur l'espace public ? Et comment est-ce que la ville n'est pas accaparée par quelques-uns ? Que ce soit par les trafiquants de drogue ou que ce soit par les acteurs capitalistiques du marché ? Moi je suis aussi, je suis très inquiet sur la question du trafiquant de drogue, ça fait cinq ans que j'y mets une énergie incroyable. Quand je dis que je passe 50% de mon temps, ce n'est pas une image, ce n'est pas une caricature, je passe véritablement 50% de mon temps de maire sur les questions de sécurité.
Mais je fais aussi attention à ce que la ville ne soit pas accaparée par des enjeux capitalistiques, par des gens qui veulent préempter la ressource de l'eau, de l'espace, de l'énergie. Je considère qu'il y a des biens communs et qu'il faut les préserver et que Villeurbanne a toujours été de ces combats-là.
En tout cas, il y en a un qui vous aide dans le domaine d'améliorer l'habitat, je dirais, notamment dans des quartiers difficiles, c'est Dale Harrison. Bonjour à vous, Dale.
Bonjour Wilfried.
Vous l'avez compris, c'est une voix... Bonjour Adèle. Vous l'avez compris, c'est une voix so british qui va nous accompagner sur Lyon 1ère. Dale Harrison, vous êtes le fondateur du Sharpen Tonkin Tigers Club, né en 2017 en plein cœur du quartier du Tonkin, justement à Villeurbanne, place de l'Europe. C'est un club de rugby, mais pas que. À qui s'adresse-t-il ?
À tout le monde. Ça a initialement commencé comme une école de rugby pour les enfants du quartier. Pourquoi le rugby ? Parce que moi, j'étais un petit peu dans le rugby avec mes propres enfants, ailleurs.
Je crois que c'était un sport que vous ne connaissiez pas avant même de fonder ce club.
Pardon ?
C'était un sport que vous connaissiez évidemment comme tout un chacun, mais que vous n'avez pas forcément pratiqué.
À travers ma fille, c'est ma fille qui jouait, mais moi je suis fouteux. Je n'avais jamais joué au rugby de ma vie. Mais néanmoins, j'ai découvert que le rugby était un super véhicule pour certaines valeurs, surtout auprès des gamins. Et moi, j'ai débattu au Tonkin en 2017. Moi, je suis quelqu'un un peu hyperactif, donc ma famille était à l'étranger. Je n'avais rien à faire les week-ends, donc j'ai commencé une école de rugby.
Ça fait sourire, Cédric Van Stimedel. Pourquoi vous êtes implanté à Villeurbanne et notamment dans le quartier du Tonkin qui est loin d'être un quartier facile, on vient d'en parler ?
Absolument par hasard parce que moi, je suis arrivé sur la région lyonnaise, j'ai dû trouver un appartement en 24 heures, on m'a proposé un appartement au Tonkin, je n'avais jamais mis les pieds. Donc c'est le hasard au départ ? Et bien, complètement par hasard, c'est un hasard de la vie. Et pourquoi le Tonkin particulièrement est apte pour le rugby, c'est que nous, on a un super parc un espace vert au milieu du Tonkin appelons-nous dans notre club dans un village anglais de Village Green, c'est la pelouse du village et c'est un sacré endroit pour faire énormément de choses, les rencontres, les fêtes foraines, c'est le lieu dans le village anglais qui est le cœur du village.
Donc quand je suis arrivé au Tonkin, quand j'ai vu ça, je me suis dit c'est quelque chose que je n'ai jamais vu dans un autre quartier dans la région lyonnaise.
Alors faire un dernier nombre de choses, donc on a dit le rugby, je crois que vous faites du théâtre aussi ou du fitness. Oui. L'idée derrière tout cela, c'est quoi ? C'est de mettre en relation les habitants et d'éviter effectivement qu'ils pensent à autre chose ?
Ce sont des rencontres, moi je suis fondamentalement quelqu'un qui est très feignant. Moi je délègue énormément. on m'a appelé une fois d'un poème de... Vous êtes l'instigateur
plus que le réalisateur, on va dire.
Non, non, oui, exactement. Moi je ne fais rien. Moi je rencontre, je blablate. Je m'appelle d'un poème de Saint-Exupéry qui a dit que si tu veux bâtir un bateau, tu ne cherches pas les hommes et les femmes et donner les ordres, mais vous les faites rêver au désir de la merde. Et mon truc, c'est qu'est-ce qu'on peut faire un peu pour embellir dans un premier temps le quartier ? Et avec les rencontres, il y a des gens qui ont aimé ce discours. Je rencontrais des gens qui étaient passionnés du compost, du jardinage, du théâtre. Et moi j'ai dit OK, bah...
Vous avez créé du lien quoi finalement. Pardon ? Vous avez créé et vous continuez évidemment à créer du lien. Oui, bah oui. Est-ce qu'il y a de grandement l'action municipale ? Parce qu'évidemment on ne peut pas toujours compter sur l'action de la municipalité. J'imagine que Cédric Van Stiebendel, ça vous aide beaucoup ce genre d'initiative ?
Oui, c'est... Je crois que Cédric est un de nos premiers supporters et nos premiers fans. C'est un petit peu une approche un peu à l'anglaise dans le sens dans les villages anglais. Bah c'est surtout les habitants qui créent des choses et qui une fois que c'est créé peut-être vous avez de l'aide de la municipalité ou ailleurs. Mais la responsabilité au fond c'est avec les habitants. Oui c'est ça,
c'est Ville Urbaine qui vous soutient ou c'est vous qui aidez la ville justement ?
Bah c'est bien, ça va dans les deux sens. Ça va dans les deux sens. Quand t'as des supporters comme Cédric et d'autres qui sont prêts à promouvoir nos idées. Nous on est basé beaucoup sur une idée en anglais ça s'appelle pay it forward ça veut dire rendre l'appareil. C'est pas que tu rembourses des gens mais si quelqu'un fait quelque chose de gentil pour toi mais toi tu vas aider une autre personne. Et c'est quelque chose qu'on essaye de promouvoir auprès de tous les gamins, tous les parents au sein du club. Tout le monde est bénéval chez nous. Et moi j'ai 46 éducateurs bénévoles qui sont là tous les samedis matin. C'est parce qu'ils ont envie Avec la même philosophie. Pardon ?
Avec la même philosophie.
C'est du bon sens. Moi j'ai vécu j'ai vécu en Angleterre, aux Etats-Unis, en France, aux Antilles. Je travaille beaucoup avec l'Espagne et l'Allemagne. Moi je crois profondément que la plupart du temps, la plupart des gens veulent faire du bon, veulent faire du bien.
C'est optimiste que tu es dedans dans la société actuelle.
Non, attends. Si on pense que c'est un monde brut et on se règle le matin et on croit que c'est un monde brut, on pourrait le penser quand même en voyant ce qu'on voit. On ne reste pas le matin. Donc, à mon avis, c'est beaucoup plus pragmatique de se dire que la plupart des gens, la plupart du temps, font du bien, sont bons. Ok, parfois tu as des déceptions, mais tu as beaucoup moins que si tu penses que tout le monde est méchant et que tout le monde n'est pas méchant. Ici, moi je suis au Tonquin, c'est comme un petit village. Peu importe l'image qu'on peut donner sur FR3, TF1, ce n'est pas la réalité. Sur le genre première ?
Oui, on a un problème d'insécurité au niveau de la drogue, c'est sûr, c'est vrai que je crois qu'il vient d'en parler. Exactement. Et précisément dans le Tonquin, justement. Moi, j'ai vécu dans beaucoup de pays. J'ai une fille de 26 ans qui me dit « Papa, tu as trouvé ton chez toi ». Ici, c'est un village. Je défends le Tonquin et je pense que s'il y en avait beaucoup de mini-villages comme ça un peu partout où tout le monde s'entraide, il n'y a pas que moi dans le quartier. Vous avez les amis de tous qui ont banques alimentaires, vous avez les Tamas, vous avez le fleur du Tonquin. Moi, je suis entouré de gens comme Mika, il y a beaucoup de parents.
C'est eux qui font le travail, ce n'est pas moi.
C'est vrai qu'il faudrait des clones comme ça d'Alarison dans tous les quartiers de Villeurbanne ?
D'abord, il y en a déjà des autres d'Aile. C'est vrai qu'avec D'Aile, il y a un petit coup de foot parce que moi, j'ai beaucoup travaillé dans les pays anglo-saxons quand j'étais président d'Housing Europe et on s'est tout de suite trouvé sur la question d'une forme à l'anglo-saxonne qui n'est pas « débrouille-toi ». C'est plutôt quelque chose de l'ordre de... On ne commence pas par dire « et si ? » à faire « ouin-ouin » et tout ça. D'Aile, il est tout de suite venu en disant « écoutez, moi, je peux faire ça. Voilà moi ce que je propose. Et vous, qu'est-ce que vous pouvez faire ? » Et surtout, il a obtenu des résultats avant de venir demander des choses.
Et ça, c'est ce que j'appelle les engagés de Villeurbanne. Il n'a pas parlé de Tonk Impaisible qui est l'association qui s'est vraiment engagée sur le quartier pour lutter contre ce que générait le trafic de drogue. Et tous ces gens-là, en fait, c'est finalement, moi, je crois, le soutien le plus fort que j'ai pu avoir sur ce mandat. Et si, peut-être qu'on aura réussi quelques éléments, c'est grâce à leur mobilisation. Et je n'ai de cesse de le dire et ce n'est pas une politesse, ce n'est pas une forme de fausse humilité. Le maire ou les adjoints ou l'administration, sans cette mobilisation, on n'y arrive pas aujourd'hui.
Et je suis très heureux que Del dise « il y a du bon » parce que des fois, on a parlé un peu, il y a un côté boy scout chez Del et chez moi aussi. Et Badal Powell, il disait un truc très simple, il disait « il faut partir du principe que dans toute personne, il y a 5% de bon et que le boulot des éducatrices, des éducateurs, c'est de faire advenir ces 5% un peu plus. » Donc, moi, je pense qu'il a raison de croire dans la bonté, il ne faut aucune naïveté. Il y a vraiment des gens aujourd'hui qui nous pourrissent la vie mais de ne pas faire ce pari de la bonté au départ de l'action, ça rend les choses plus difficiles. Et il ne vous a pas dit la moitié de ce qu'il faisait.
Il suit par exemple plein de jeunes filles au collège Bertrand Tavernier au Tonquin qui l'accompagne avec tout un programme pour leur redonner confiance en elles, pour qu'elles prennent des responsabilités dans leur établissement scolaire. Comme il nous l'a dit,
c'est un instigateur. C'est ça, vous êtes un instigateur. Ce n'est pas vous qui faites, on l'a bien compris, mais vous imaginez tout ça et vous déléguez ensuite.
On délègue parce que je crois que chacun aime agir. Et c'est assez simple. Au lieu de parler toujours, les gens parlent toujours de ce qu'ils vont faire, de comment ils vont faire. mais ils posent la question plutôt pourquoi tu veux le faire. Et si tu poses la question aux gens, pourquoi, dans notre quartier par exemple, les gens veulent vivre en sécurité, ils veulent vivre dans un quartier plus embelli, plus propre. Ça c'est le pourquoi. Pourquoi, c'est pour nos enfants, c'est pour avoir une meilleure qualité de vie. Donc dès que tu poses le pourquoi, tu dis pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, les gens, à un moment donné, il y aura un déclic. Et ça motive.
Et le cœur de tout ça, c'est, je crois que j'ai entendu Cédric parler de parler avec des gens, c'est d'avoir des conversations avec des gens. Moi je parle.
On aurait mis la poursuite de la conversation d'Alain Reyssen, malheureusement, on arrive au terme de cette émission, mais je pense que chacun pourra vous retrouver pour le Charpentonguin Tigers Club. Merci à vous en tout cas d'avoir été avec nous sur Lyon 1ère. J'ai encore quelques petites questions courtes pour Cédric Van Stimondel. Alors, questions courtes et réponses courtes, malheureusement. si vous deviez résumer Villeurbanne en un seul mot ? Ah ouais, il y a un petit peu de réflexion. Un seul mot ? Allez, deux. Engagé. Engagé. Votre modèle en politique, de manière plus générale ? Vous allez pas me citer Jean-Paul Breit, non ?
J'ai beaucoup d'admiration pour ce qu'il a été. Mais si je dois citer d'autres modèles, celui qui est au-dessus de tous en homme politique, c'est Lionel Jospin. Après, dans des modèles politiques, j'ai plutôt envie de vous citer deux autres personnes. Marie-Alain Edgar, qui vient de laisser son mandat de présidente d'État des Écards Monde. Et puis hier, j'étais avec Axelle Anderle, qui est une des femmes aujourd'hui, qui est dans les 15 femmes de Valeurs Actuelles les plus engagées, qui a monté une association sur les jeunes aidants.
Vous savez, ce million de personnes qui accompagnent des parents, des proches qui sont malades, qui sont en situation de handicap et qui sont complètement invisibilisés dans ce pays. Axelle, par exemple, en cinq ans, elle a réussi à mettre ce sujet à l'agenda des politiques publiques. Ça, c'est des gens pour lesquels j'ai un profond respect politique. Allez, une dernière question
ou une avant-dernière. Votre slogan politique préféré ?
Récent ou plus ancien, évidemment. Mon slogan politique préféré, c'est la force tranquille. Ça me rappelle les années 80, ça. Oui, on est loin. François Mitterrand. Mais après, vous voyez, il y a une très grande philosophe, psychiatre, qui s'appelle Anne Dufour-Mantel. Il y a deux ouvrages qui sont à côté de mon lit. Les loges du risque, la puissance de la douceur.
Voilà. Au programme. Dernière petite question. Je ne sais pas, votre bon mot, là aussi récent, peut-être d'un illustre ou une situation politique, effectivement, qui était plus particulièrement annotée ?
Je pense qu'un des meilleurs mots, mais qui n'est pas de mon camp, mais le côté, vous n'avez pas le monopole du cœur. Je trouve que ça, c'est une phrase barge. Valérie, si tu nous regardes, si tu nous écoutes. On aurait tous aimé la voir et ne pas s'approprier non plus les choses au risque de paraître un peu en dehors de la réalité de la vie.
On va terminer là-dessus. Merci beaucoup, Cédric Van Stimondel. Je rappelle que vous êtes le maire de Villeurbanne et vice-président à la métropole de Lyon en charge de la culture. Merci à vous. Merci à Christian qui a réalisé l'émission. L'émission que vous pourrez retrouver jusqu'à plus soif en podcast sur le site ou l'application très alimentée de Lyon Première. Demain sur l'antenne à 11h, c'est Odile Maté qui régale avec ses invités donc complètement toqués. Bon samedi, bon appétit sur Lyon Première.
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Cédric Van Styvendael