Le nouveau projet du Parti socialiste - #CamPuS2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 76 %Attaque 14 %Défensif 9 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:01OuverteRéponse directe
En quoi les politiques de solidarité et de préservation des services publics sont-elles une condition pour que chacun puisse vivre libre ?
- 13:01OuverteRéponse directe
Quelle menace l'ordre mondial des prédateurs fait-il peser sur notre pays et nos libertés ?
- 26:01OuverteRéponse directe
Comment résoudre la crise de fragmentation de la société et la perte de confiance dans l'action publique ?
- 33:01OuverteRéponse directe
Quelles propositions concrètes pour la transition écologique et la souveraineté industrielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Fait
« La liberté de la culture, des médias, de la presse, de la radio, la liberté de conscience, de religion, celle d'aimer aussi qui l'on veut. »
- 11:00Promesse
« Nous voulons une France réconciliée, un monde plus juste, un monde en paix. »
- 12:00Promesse
« Nous voulons que chacune et chacun puisse vivre dignement de son travail. »
- 15:00Anne Lord de LatFait
« Il y a une logique de prédation derrière avec beaucoup d'argent à se faire par des grands groupes qui sont très organisés. »
- 18:00Laurence TubianaChiffre
« 60000 décès liés à la chaleur dans toute l'Europe. »
- 21:00François CroquetteChiffre
« Plus de 73000 morts à Gaza dont une grande majorité de femmes et d'enfants. »
- 22:00François CroquetteChiffre
« Plus de 60000 morts au Soudan. »
- 23:00François CroquetteChiffre
« 25000 morts civils en Ukraine qui s'ajoutent aux 150000 combattants tombés sur le front. »
- 0:10Fait
« il faut socialiser le risque environnemental, il faut socialiser l'isolation des bâtiments, enfin tout ce qui est lié à la à la crise ou à la faillite climatique. »
- 0:30Fait
« il faut redonner du revenu au Français et ça ça passe par des services publics parce que c'est moins cher, c'est plus efficace. »
- 1:00Fait
« si on retire la mutualisation alors dans plein de domaines, on va payer plus cher. »
- 1:30Fait
« il y a fort à parier que ça coûte plus cher. Il y a juste vous regardez la privatisation des cliniques aux États-Unis, il y a un papier hyper bien fait là-dessus qui vous dit en fait il coupe l'accès à aux prestations qui rapportent le moins. »
- 2:30Fait
« on a tous utilisé le terme de prédation, que ça soit une prédation géopolitique, une prédation liée aux énergies ou une prédation économique. »
- 4:30Fait
« nous assumons d'évoluer vers un mix avec du nucléaire autant que nécessaire et des renouvelables autant que possible avec une ambition pour une écologie populaire. »
- 6:30Fait
« l'écologie, elle a souvent parlé d'une seule chose, l'énergie ou autre chose. Elle a été techno, il faut pas être techno, c'est le dernier moment techno. »
- 7:30Fait
« la liberté formelle et la liberté réelle, c'est pas la même chose. Et l'écologie, la démocratie et le contrat social, c'est ça la liberté réelle. »
- 10:30Fait
« Evgena Berkovic, muse en scène russe mise en prison pour 15 ans pour avoir mis en scène un spectacle de théâtre. »
- 11:00Fait
« Gaotsen qui vient d'être condamné à 3 ans pour ces sculptures qui euh dénigrait Mao. »
- 11:30Fait
« Narges Mohammadi qui risque d'être la prochaine prix Nobel de la paix à mourir en détention. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ça on m'entend. Installez-vous chers camarades. [rires] Non non mais je gère les niveaux mais je rallume celui-là faut pas sur les boutons. Donc ils sont tous allumés. Magnifique. On va commencer les amis parce qu'on a un peu de retard. C'est une petite spécialité socialiste à Blois. Je suis très heureuse euh de vous retrouver pour euh cette plaignère euh cette première plainière du campus socialiste de Blois sur notre nouveau projet. Un projet que j'ai eu l'honneur de coordonner pas toute seule avec notamment à mes côtés un comité de pilotage qui rassemblait l'ensemble des sensibilités du parti et dont trois membres éminents sont à mes côtés ce matin et je les en remercie.
Nous avons travaillé sur près d'un an avec les militants de ce parti, les élus, avec des contributions citoyennes, avec des auditions euh de centaines d'organisations de la société civile pour arriver à présenter un projet qui a été finalement adopté par les militants et je les en remercie à une large majorité de 83 %. Ce projet, il porte des propositions fortes, des lignes claires. Il nous identifie tel que nous sommes. Une gauche qui porte une radicalité de vision, d'ambition, de proposition, mais toujours avec une méthode réformiste et démocratique. On dit pour la formule consacrée, une gauche radicale de gouvernement.
et à l'ouverture de cette année présidentielle où aucun cadeau ne nous sera fait. À droite, ils ont déjà commencé à chanter leur petite musique, la destruction du modèle social, l'enrichissement de ce pays en appauvrissant les pauvres. Nous connaissons la chanson mais nous nous arrivons avec nos propositions fortes pour que le travail paye enfin dans ce pays pour augmenter les salaires, pour rendre du pouvoir d'achat aux Français grâce à la baisse des dépenses quotidiennes de logement, d'énergie, d'alimentation, de transport pour l'école.
la réduction du nombre d'élèves par classe qui permettra la réussite de toutes et tous pour la mixité scolaire, pour l'investissement dans l'économie, l'industrie de demain, pour la réconciliation de ce pays aussi profondément fracturé pour un monde plus juste, un monde en paix. On va en discuter ce matin et nous avons choisi de placer l'ensemble de notre proposition sous un même grand soleil, un idéal, la liberté. vivre libre comme individu, pouvoir choisir sa vie, vivre dignement, vivre libre aussi comme peuple, comme continent européen, pouvoir retrouver notre souveraineté.
Et alors, on a entendu, mais la liberté c'est une valeur de droite réservée, défendue, revendiquée par la droite et par l'extrême droite. Mais c'est un vaste mensonge que nous dénonçons. Car les libéraux, tel qu'ils s'appellent, ne créent pas de vraie liberté, d'émancipation. Ils construisent de la domination et la liberté la vraie est un idéal révolutionnaire et profondément socialiste. Tout le projet socialiste depuis le 19e siècle a contribué à l'expansion de la liberté dans la vie des gens les plus modestes.
La libération de la fin, la libération de l'illétrisme avec l'école laïque gratuite obligatoire, la libération du temps avec les congés payé, la réduction du temps de travail, la liberté de la culture des médias, de la presse, de la radio, la liberté de conscience, de religion, celle d'aimer aussi qui l'on veut. Et donc cette quête de liberté, nous la revendiquons et elle n'est pas terminée. Elle n'est pas terminée car cher camarade, l'émancipation, la promesse de liberté est partout menacée.
menacé par des fins de mois difficiles, par la catastrophe climatique qui s'avance, par l'explosion des prix du logement de l'électricité, par le retour de la guerre aussi un peu partout à travers le monde, des intimidations impériales de toutes sortes, par la concentration aussi de la propriété des médias, des industries de la culture dans la main des milliardaires. Et nous voulons regarder avec lucidité le monde qui vient. Vous avez deux grands modèles qui s'affrontent dans le monde et qui sont tous les deux attentatoires aux libertés. Le modèle chinois, d'abord, le contrôle social. On utilise la technologie à des fins de contrôle des gens. Il n'y a plus aucune liberté.
Et puis les États-Unis avec le capitalisme technologique qui lui promet la liberté à juste quelques-uns, une oligarchie pendant que le reste du peuple américain se trouve accumulé parfois deux trois jobs pour pouvoir survivre. Ça n'est pas de ce monde-là que nous voulons et nous nous voulons construire la liberté pour toutes et tous, pas juste pour quelquesun par l'égalité, par la fraternité, par la redistribution. Nous voulons que chacune et chacun puisse vivre dignement de son travail. Encore une fois, que chaque jeune ait accès à un logement, que chaque enfant ait le droit à la réussite scolaire.
Nous voulons finir avec les violences sexistes sexuelles, avec le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie. Nous voulons une France réconciliée, un monde plus juste, un monde en paix. Il nous reste tant à construire et à apporter aux Français. Et pour cela, il faut d'abord reprendre le pouvoir. Donc c'est ce qu'on vous propose et la reprise du pouvoir, elle commence par les idées. Je suis très heureuse d'accueillir ce matin pour discuter de notre nouveau projet d'abord trois invités issus de la société civile que je vais présenter et à qui je vais donner la parole successivement. D'abord à toi cher Anne Lord de Lat, tu es économiste au CNRS, rattaché à l'université de Paris Dauphine.
Tu es aussi une interlocutrice précieuse pour le collectif militant que nous sommes. tu as beaucoup travaillé sur la fiscalité, les paradis fiscaux, mais aussi sur les services publics avec une expérience au sein de l'État puisque tu as dirigé en France une équipe de macroéconomistes dans un organisme de recherche qui était intégré dans les services du Premier ministre jusqu'en en 2020. Et tu publies dans les tout prochains jours aux éditions du Seuil un livre qui s'appelle Riche ensemble.
C'est un titre qui nous interpelle et dont tu nous en diras plus, qui tort le coup un peu à l'idée que le modèle social français serait en faillite, ce que la droite encore une fois ne manquera pas de répéter tout au long de cette élection présidentielle.
Donc tu portes un discours sur la façon dont on peut protéger nos services publics et dans le projet socialiste, c'est évidemment une de nos priorités avec la démarchandisation des services essentiels, avec aussi la justice fiscale, euh le le la résistance à la prédation du secteur privé sur un grand nombre de de services publics, des services aussi publics partout à visage humain, pas un français à plus de 30 minutes des services publics essentiels. Donc, j'ai une question pour toi. En quoi est-ce que ces politiques là de solidarité, de préservation des services publics sont une condition pour que chacune et chacun puisse vivre libre ?
Qu'est-ce que tu penses que la gauche devrait pouvoir porter dans cette élection présidentielle sur la question des services publics, de la solidarité face à une droite enragée sur ces sujets ? Merci à toi. Merci beaucoup. Ça marche ? Ouais, très bien. Merci beaucoup pour l'invitation. Je suis très heureuse d'être là euh et euh et heureuse euh d'avoir lu effectivement dans le programme que Chloé a a présenté succintement mais que j'ai lu euh des éléments qui me paraissent très importants et qui sont cohérents effectivement avec une analyse que j'ai mené et que je mène dans mes recherches pour donner du contexte dans ma compréhension de ce qui va se jouer sur le les questions économiques.
pendant le la campagne des élections présidentielles. Euh en réalité, il y a deux éléments de récits qui sont des pures fictions et qui nous empêchent de changer de stratégie. La première euh le le premier élément de récit, c'est qu'on a trop de dépenses en France. Euh et le deuxième élément qui est lié, c'est que on dépense, on paye beaucoup trop d'impôts, on est trop prélevé, il y a trop de prélèvement obligatoire. par rapport à la qualité des services publics et en général du modèle social. Et effectivement, on a tous euh en tête qu'on paye beaucoup euh à la fois d'impôts et de cotisation sociale et pour des services publics qui se sont dégradés euh ces ces dernières années.
Et donc je suis partie de ces éléments-l parce que depuis que je travaille un petit peu sur les questions budgétaires avec plusieurs partis politiques, je me rends compte que ce qui bloque dans le dialogue avec les les parties en face, c'est effectivement ces deux éléments. Alors mais en fait on peut pas dépenser plus. Donc ce que vous proposez dans le dans le programme c'est c'est dépenser plus. On peut pas dépenser plus parce qu'on dépense déjà trop et on est déjà trop prélevé. Donc j'ai euh je je pourrais revenir dessus dans la discussion, mais si on regarde les données de façon un peu sérieuse, en fait le modèle social français, il est très efficace.
On n pas du tout de problème de dépenses sociale. Enfin, on n pas du tout on n pas un problème de montant de dépenses sociales et on n pas un problème d'efficacité mais il y a des il y a des endroits dans lesquels effectivement on a soit un peu trop dépensé, soit même complètement sous-financé. euh certains certains services et euh et il y a un point euh qui qui peut expliquer pourquoi on a des prélèvements obligatoires très élevés. En tout cas, les ménages ont des prélèvements obligatoires très élevés et euh et des services publics qui sont dégradés.
Et ça vous l'attaquez aussi dans le programme, c'est tous les transferts massifs qu'il y a eu ces 30 dernières années vers les vers le marché, vers les entreprises. Et donc je pourrais y revenir après, mais ce que j'ai trouvé intéressant dans le programme, c'est ce que ce que Chloé disait à l'instant, c'est au-delà des services publics, c'est quel quelle est la part du marché et quelle est la part de la mutualisation qu'on souhaiterait.
En fait, ce que propose aujourd'hui ce programme et ce qui est, j'ai l'impression, proposer à gauche en général, c'est une vision très différente de ce qui nous a été proposé depuis 30 ans, depuis depuis et qui s'est accéléré là dans les dans les dernières années. La la la France, elle s'est insérée dans la mondialisation économique, elle a subi une concurrence internationale et on a dit on a dit bah il faut baisser les prélèvements obligatoires des entreprises, il faut baisser le coût du travail parce que sinon on n'y arrivera pas.
Sauf qu'on a oublié de dire aux français, ça a un coût, ça va avoir un coût sur le modèle social parce que ses cotisations, ses prélèvements, il finançaiit un modèle et ça peut avoir un coût budgétaire si ça ne fonctionne pas. Et c'est il me semble une explication de la crise de la dette en ce moment et des problèmes en tout cas budgétaires qu'on a. Pourquoi ce récit il est aussi fort et pourquoi on narrive pas à le combattre ou en tout cas on essaye et on est peut-être en train d'y arriver. Mais il y a il y a une raison fondamentale pour laquelle à chaque fois que je vais sur plateaux on me dit non on dépense trop. Non, on prélève trop.
c'est que comme le disait Chloé tout à l'heure, il y a une logique de prédation euh de d'une partie du marché parce que finalement quand des services publics se dégradent, ça ouvre des offres privées alternatives payantes. L'éducation supérieure aujourd'hui, c'est 25 % des gens qui sont enfin des des élèves, des étudiants qui vont dans le privé. Euh la santé, il y a eu une une augmentation des des des services et des cliniques privées qui pour le coup sont prises en charge par la SQ et par du du collectif. Mais en fait les retraites les retraites qui sont extrêmement attaquées.
Là j'ai je sors d'un débat avec quel avec Antoine Foucher qui est vraiment qui pour qui l'obsession en France c'est les retraites. Euh les retraites, il faut pas se leurer. En fait, c'est un énorme marché pour les fonds de pension. Donc plus on dégradera le contrat autour des retraites, plus on sera obligé à un moment de compenser par de la cotisation privée, par de la souscription au contrat privé.
Donc ce que je veux dire c'est que si on se heurte à ce récit qui nous empêche de changer de stratégie économique, c'est qu'il y a une logique de prédation derrière avec beaucoup d'argent à se faire par des grands groupes qui sont très organisés et de nouveau dans l'éducation supérieure, dans les retraites et dans la santé, on le voit déjà. Donc pour juste pour conclure ce point-là, il me semble que aujourd'hui ce qui est important et ce que je lis dans le dans le projet, c'est que on est prêt à changer enfin vous êtes, il me semble prêt à changer cette logique et aller vers plus de mutualisation.
Et c'est ça que je trouve heureux avec quelque chose que je n'aurais jamais cru lire dans un programme enfin en tout cas il y a quelques temps, c'est que bah on veut redonner du salaire enfin on veut redonner du pouvoir d'achat au salariés mais pas par une baisse de cotisation sociale par une augmentation des salaires. C'est en fait ce que je retiens c'est pas par une baisse de cotisation sociale.
J'ai l'impression qu'il y a un vrai tournant là et ça peut être un détail technique mais il me semble que çaen est pas un parce que ce que ça veut dire c'est que il ce que je lis là c'est que on est prêt à revenir sur cette logique de définancement de la protection sociale et à recroire dans la protection sociale. Voilà. Merci Anord [applaudissements] Laurence Tubiana. Je me tourne vers vous. Sans plus attendre, vous êtes économiste, vous êtes professeur, vous êtes diplomate, vous êtes reconnu mondialement euh comme l'une des principales architectes de l'accord de Paris sur le climat à la COP 21 que ici nous socialistes connaissons bien, qui fait partie de notre héritage.
Depuis 2017, vous dirigez la fondation européenne pour le climat. Bref, vous êtes une grande militante de l'écologie, de la diplomatie et on est très heureuse de très heureux de vous avoir au crépuscule d'un été qui n'aura ressemblé à aucun autre auparavant, qui était le plus chaud jamais enregistré où nous avons vécu cinq vagues de canicules successives, où nous avons chacun souffert de cette chaleur et aussi craint pour nos proches les plus vulnérables. où nous avons vu aussi la France s'embraser mais l'Europe entière.
Et donc nous constatons et tout le monde aujourd'hui le constate l'ampleur de la catastrophe climatique en cours et de ce qui n'a pas été fait pour l'atténuer et surtout pour adapter nos modes de vie, nos logements, nos villes, nos villages, notre agriculture à cette nouvelle réalité climatique. dans le dans le programme dans le projet du Parti socialiste, nous choisissons d'aborder la question écologique notamment sous l'angle de la sécurité, la sécurité environnementale et écologique à construire, c'est important, mais aussi sous l'angle de la liberté, de l'écologie populaire, de ce que ça va rendre comme bien-être à tous les les Françaises et les Français.
Qu'est-ce que vous avez à dire de de cela ? Et encore merci beaucoup pour votre présence. Ben, [raclement de gorge] merci de l'invitation déjà. [applaudissements] Euh moi cet été, j'ai été frappée, il y a eu des formules incroyables du genre un président de la République est encore là disant "Comment aurait-on pu prévoir ?" Je crois que je suis tombée de ma chaise. Ah oui ! Alors comment aurait pu prévoir ? Ben, ça fait depuis 1988, monsieur le président, que les scientifiques montrent que ceci va arriver, est en train d'arriver, s'aggrave. Malheureusement, les modèles climatiques plus il se s'améliorent et plus la catastrophe est intense et rapide. Et c'est pas demain, c'est aujourd'hui.
Et c'est ce qui s'est passé durant l'été euh de cette plus 60000 décès liés à la chaleur dans toute l'Europe. 180 milliards partis en fumée euh presque 1 % du PIB européen au total. une Europe dévastée de la Hongrie à à l'Espagne. Et comment aurait-on pu prévoir ? Alors, l'extraordinaire retournement pour cette non prévision a été de dire "Mais en fait en fait la faute, la faillite de cette non réponse sur l'habitat, les transports, enfin tout ce qu'on connaît, c'est la faute des écologistes enfin au sens pas du parti politique des du mouvement environnemental." Alors là aussi, j'ai failli tomber de ma chaise.
Il y a le responsable de la d'une fondation dite de recherche qui est d'ailleurs un de mes collègues à Sciencepo qui a dit "Oui, pourquoi on n pas réussi à s'adapter ? Pourquoi est-ce qu'on a pas d'action climatique ? C'est à cause du mouvement environnemental, de l'écologie punitive. En fait, c'est de leur faute et ce thème, cette thématique, alors on voit d'ailleurs comment la désinformation marche. C'était en France avec quand même des gens avec un statut, mais ça a été aussi évidemment les mouvements politiques d'extrême droite, mais ça a été partout en Europe.
Comme si le courant de désinformations voulait dire "Ah, il faut pas nier." Enfin ça, il y a eu quand même quelques dans si on regardait ces news, il y a une organisation que la fondation finance qui s'appelle quota climat qui a mesuré que quand même tous les jours sur les chaînes bolorées, il y avait quand même une information disant non, en fait il y a eu ça il y a 3 millions d'années ou dans un roman, on parle d'une catastrophe aussi importante. Donc il y a eu tout le temps de la désinformation.
Mais ce qui a été intéressant, c'est que et c'est pas euh national, c'est un mouvement international de désinformation qui vient à la fois de la Russie, des États-Unis et de nous-mêmes en France pour dire c'est la faute des euh de ceux qui prôent euh les la l'action climatique.
Alors avec trois trois éléments importants et je suis rapide mais l'argumentaire et j'insiste sur l'argumentaire parce qu'il va falloir non seulement dans le programme mais dans l'expression de la centralité de la question écologique pour le Parti socialiste et pour avoir été autour de vous depuis beaucoup d'années quand même depuis le gouvernement de Lionel Jospin, on voit que il y a eu quand même un temps d'intégration et d'hésitation entre qu'est-ce que ça veut dire développement et écologie. Est-ce que c'est compatible ? Euh est-ce qu'on n'est pas en train de privilégier des choses très spécifiques par rapport aux besoins de logement, d'alimentation et cetera ?
Non, aujourd'hui on voit c'est non seulement nécessaire mais ça doit être central. Et je suis heureuse de voir que je peux dire ça aujourd'hui et pas seulement dans le milieu des ONG mais avec vous pour dire que le projet de la gauche républicaine, il doit être de l'ité pour la démocratie et de l'uté pour le climat. Et c'est la même bataille. C'est la même bataille. Alors, je voudrais qu'on déb comme on dit en anglais, qu'on qu'on défasse trois arguments qui sont tout le temps en train d'être présentés. Premièrement, c'est un problème individuel. Restez chez vous, buvez de l'eau. On a entendu ça encore. Les recommandations. Ah oui, ça, on savait pas qu'il fallait boire de l'eau.
Euh et c'est c'est en fait c'est des incendies. Euh c'est ça, c'est de la responsabilité individuelle, c'est pas c'est pas le climat. Deuxièmement, c'était sans précédent, on pouvait pas prévoir, je vous l'ai déjà dit. Euh et du coup, on essaie de faire passer la responsabilité sur d'autres que l'inaction fantastique et qui a été hallucinante quand même cet été, mais c'est pas la première fois. C'est pas et c'est comme ça en tout cas depuis beaucoup de décennies. Et sinon, on veut plus d'irrigation, bah il y a pas d'eau.
Et c'est comme ça d'ailleurs que même l'extrême droite en Espagne dans les dans les ces ces bastions en Andalousie a dû reconnaître que on pouvait pas dire qu'on allait avoir de l'eau plus c'est gratuit parce qu'il y avait juste pas d'eau. Et donc plus d'irrigation. Écoutez les syndicats majoritaires de l'agriculture, bah il faut plus d'irrigation, donc il faut plus pomper. Euh il faut faire plus de bassin en plus à l'air libre. Donc comme ça ça s'évapore plus vite. Plus de solutions techniques évidemment de la climatisation et plus de canader.
C'est là-dessus qu'a porté le débat pendant l'été et c'est ça qui est absolument il faut absolument combattre ça en disant avec les discussions de cet été qu'on va évidemment oublier en octobre, on est on est en train de plonger la France et l'Europe dans une crise climatique profonde. Il y a un chercheur de mes collègues Christophe Cassou qui dit "On devrait parler de faillite climatique, pas de crise climatique aujourd'hui." Donc vraiment, allons-y. Euh encore une fois et je termine là, les milieux économiques qui avait un peu cédé au moment de l'accord de Paris. On peut dire beaucoup de choses sur les émissions, elles ont elles ont cru beaucoup plus lentement.
On atteint un pic, il y a eu des effets. Mais depuis l'invasion de l'Ukraine, je m'arrêterai là, ils ont repris une force. Le secteur pétrolier gazier a repris une force extraordinaire. Alors, parler des prédateurs et du coup de l'argent que ça génère les rentes et les rentes pétrolières et gazières. C'est ça qui fait que on est inondé de cette bataille de l'information. Donc ne nous trompons pas, la sécurité énergétique c'est pas le pétrole et le gaz, c'est justement de combattre cette désinformation et cette politique qui est antiouveraine, antiautonomie et qui aujourd'hui fait porter la responsabilité sur ceux qui juste le subissent. Merci. Bravo !
[applaudissements] On va se libérer des énergies fossiles. Et oui, vous avez raison. Euh souvent euh les les ceux qui bénéficient de la rente fossile sont aussi euh des dirigeants euh qui prennent l'autoritarisme. Et je me tourne à ce moment vers vous François Croquette, vous êtes diplomate. Euh vous avez été notamment nommé en 2017 ambassadeur de France pour les droits de l'homme.
Vous êtes ici pour représenter une grande organisation qui Amnestye Internationale qui œuvre pour la liberté et les droits humains partout dans le dans le monde et qui évidemment fait écho à ce que nous portons dans le projet des socialistes pour construire un monde de coopération là où c'est aujourd'hui l'heure des prédateurs. un monde plus juste. Une autre vision de la sécurité internationale aussi où on investit non seulement sur la dissuasion militaire qui est nécessaire mais aussi dans le développement, l'éducation, la santé, la diplomatie environnementale, la diplomatie féministe et bien sûr le respect du droit international.
Alors, dans le dernier rapport annuel d'Amnestie Internationale que vous avez publié en 2026, vous dénoncez un ordre mondial des carnaciers, je cite. Qu'avez-vous à en dire et quelle menace cet ordre mondal des carnaciers fait-il peser sur notre pays et sur nos libertés ? Merci beaucoup Chloé. Merci au nom d'ame Savinel Barass, la présidente d'Amnestie France pour l'invitation.
Effectivement, notre dernier rapport mondial dresse un constat sans appel, celui d'une attaque en règle menée par des grandes puissances, des groupes transnationaux, des mouvements hostiles aux droits humains contre ce qui est le socle du droit international depuis la fin de la seconde guerre mondiale, depuis plus de de 80 ans. Il formule l'urgence d'une résistance face à ce que nous appelons le développement généralisé des pratiques autoritaires. Notre rapport et je crois que c'est le constat aussi que que vous faites, décrit un ordre international qui est sapé par des prédateurs, la Russie, la Chine, les États-Unis, Israël, l'Arabie Saoudite et là on parle pas des fans de Dragon Ball Z.
Le résultat, on le voit, ce sont des conflits qui se multiplient, plus d'une centaine dans le monde dont les civils sont les premières victimes à plus de 70 %. Je rappelle les chiffres parce qu'ils sont terribles et on doit pas les perdre de vue. Il y a plus de 73000 morts à Gaza dont une grande majorité de femmes et d'enfants. Il y a au moins et c'est une estimation sans doute très sous-estimée des Nations- Unies, plus de 60000 morts au Soudan. Il y a 25000 morts civils en Ukraine qui s'ajoutent aux 150000 combattants tombés sur le front de cette guerre d'agression engagée par la Russie. à Amnestie, normalement on caractérise pas les conflits armés.
On s'intéresse avant tout au à leurs conséquences aux droits humains. Dans ce cas, on a fait une exception pour justement nommer cette guerre d'agression. L'agression, c'est un des quatre grands crimes reconnus par la convention de 1948 sur la prévention et la répression du génocide. C'est celui qui n'a jamais vraiment été euh mis en œuvre parce qu'évidemment euh dans le contexte de la guerre froide et ensuite euh les grandes puissances s'y sont posées. Mais c'est bien ça que nous vivons une agression généralisée contre les droits humains. C'est d'autant plus vertigineux que ces conflits bah il se passent là où euh la communauté internationale avait dit plus jamais ça.
en Ukraine, sur les terres de sang décrites par Timothy Snyider. En Israël, pays né sur les décombres de de la choa. Au Soudan, 20 ans après un génocide, on est en train à la Cour pénale internationale de juger les responsables des massacres du Darrefour au moment où ceux-ci se sont déjà répétés à Elf l'an dernier par exemple. Mais ça vaut aussi pour l'Arménie. C'est c'est un constat d'échec qui est généralisé et face auquel on ne peut pas rester mué. Il nous faut plus que jamais nommer. Je me souviendrai toujours de ce que m'avait dit Robert Baninter quand j'avais pris mes fonctions d'ambassadeur pour les droits humains. Monsieur l'ambassadeur, il faut savoir dire les choses.
Donc oui, nommons ce qui est un génocide, nommons ce qui est un crime de guerre. dénonçons [applaudissements] et résistons. Résister, c'est vraiment c'est vraiment l'enjeu. C'est ce qui se passe un peu partout qui se passe aussi dans l'Union européenne. Et je veux dire ici que c'est pas c'est de plus en plus difficile. On vient de sortir à Amnestie un rapport sur l'accord entre l'Albanie et l'Italie sur le transfert des demandeurs d'asile en Albanie. Personne n'a accès à ces centres de demandeur d'asile. Même les enquêteurs d'amnestie, ceux des Nations- Unies, n'ont pas pu entrer dans ces centres où on sait que des mauvais traitements sont commis.
Mais au cœur de l'Union européenne, on a un pays qui assume d'avoir décidé d'exfiltrer ses propres réfugiés. Alors, c'est peut-être ça mon message, c'est que ces ces menaces, ces crises, ces guerres qu'on voit partout dans le monde, elles sont dans le cas de l'Ukraine sur le territoire européen, elles sont très proches de chez nous. Nous avons beaucoup travaillé amnestie avec nos collègues de la section hongroise ou celle de ceux de la section tunisienne pour voir comment c'était déconstruit l'état de droit dans leur pays. Et ce qu'ils nous ont montré, c'est que c'est un processus qui est souvent graduel.
Ça commence par la désinformation, de la propagande acharnée et puis des mesures qui visent un secteur, l'éducation, la presse et qui se généralise. Et à partir d'un moment, l'engrenage est tel qu'on peut plus revenir en arrière. Heureusement, la Hongrie est en train de le faire, mais combien de temps ça a pris ? Et ce sur quoi je voudrais terminer, ce que nous constatons, c'est que le développement de tendances et de pratiques autoritaires, ça existe, je le disais, dans l'Union européenne et aussi en France à travers des signes avant-coureurs qui montrent que le poison se répand. C'est la répression de la société civile.
Ce sont des interdictions de plus en plus systématiques de d'association, des dissolutions qui sont faites sans contrôle préalable du juge et pour des motifs souvent très vagues. Ce sont des conditions mises à des subventions, ce sont des procédures tatillonnes. C'est ce que on voit un peu partout sur les collectifs qui se sont mobilisés en faveur de la Palestine. Ça vaut au Royaume-Uni avec la dissolution de Palestine action. Ça vaut en France avec Urgence Palestine. C'est les violences policières depuis les gilets jaunes notamment.
Et pour moi qui suis assez assez vieux pour avoir commencé à militer au moment des manifestations de 86, voir la brave M, l'héritière des voltigeurs défilé sur les Champsélysées le 14 juillet. C'est une insulte à la mémoire de Malikusekin. Alors, [applaudissements] un mot à ce titre sur le vote qui vient d'intervenir de la proposition de loi sur la présomption de légitimité d'usage des armes à feu par les forces de l'ordre. C'est un permis de tuer. Il faut appeler encore une fois les choses par leur nom. [applaudissements] Merci à Merci à Fat Koua Hashi d'avoir mené au Parlement, à l'Assemblée nationale, le combat avec les autres partis de gauche pour tenter d'empêcher le vote de ce texte.
Il a été voté, il arrive au Sénat. Alors, message de service. Nous avons évidemment à la disposition des sénateurs et des sénatrices qui voudraient s'en servir des argumentaires très solides euh pour montrer à quel point ce texte est dangereux euh et essayer d'empêcher qu'il qu'il passe. Enfin, deux derniers euh signaux mais que je crois très inquiétant, ceux de la surveillance généralisée. On en a parlé euh ça a commencé par la vidéo surveillance dans les moments des Jeux Olympiques.
la vidéosurveillance algorithmique aujourd'hui l'intelligence artificielle comme c'est le cas dans nombreux dans de nombreux pays en en Argentine en Serbie permet un développement vertigineux de de ces de ces techniqu mais c'est aussi la reconnaissance faciale dans les lycées dans les stades euh autant de pratiques qui se sont développées de façon insidieuse et qui aujourd'hui sont bien installées. Enfin, la liberté de la presse, comment ne pas en parler ? La concentration dans les médias, évidemment, on en a dit un mot, les attaques contre l'audiovisuel public.
Euh message de soutien Thomas le Grand euh et le fait pour terminer sur la liberté d'expression euh sur nos libertés, ce sont bien ces libertés qui sont le fil rouge de ce projet de voir comment elles sont retournées contre nous-mêmes. La liberté d'expression, elle est retournée contre les journalistes. Ça commence par le on peut plus rien dire de Pascal pro et puis ça se termine par les délires masculinistes et suprémacistes d'un Nick Fent aux États-Unis. C'est ces lumières noires dont parle Arnaud Miranda qui sont en train d'essayer de nous engloutir. Alors le message que nous nous portons, c'est aujourd'hui ce danger, il existe, il faut le regarder en face.
c'est celui d'une remise en cause de l'état de droit à travers aussi la critique de la justice. On l'a beaucoup entendu ces ces temps derniers. Et si on veut l'affronter, il faut le faire ensemble. Euh la société civile, bien sûr, et c'est à ce titre-là que euh que je m'exprime, mais elle ne peut le faire seule. Elle est encore une fois fragilisée. Il faut pas méconnaître le fait que de nombreuses associations et pas des moindres sont en grand danger aujourd'hui euh financièrement euh et au plan de leur existence même.
Euh et donc c'est le dialogue avec le reste des forces vives euh de la nation, avec les partis politiques et c'est pour ça que nous sommes ici qui nous permet d'espérer encore inverser cette tendance. C'est évidemment ce à quoi nous nous emploirons dans toute l'année qui vient. Merci beaucoup. Merci monsieur l'ambassadeur. [applaudissements] Merci à tous les trois. Je vais maintenant me tourner vers mes camarades membres du comité de pilotage qui ont copiloté ce ce nouveau projet du Parti socialiste qui représente les différentes sensibilités du parti. Et puis je voilà, je vais continuer dans l'ordre de euh de cette table ronde. Je me tourne vers toi Antoine.
Antoine Guillou, tu es adjoint au maire de Paris. Euh et félicitations encore pour votre belle victoire à Paris qui nous rend tous et tous très fiers. [applaudissements] Et euh comme élu local, euh tu as une vision de la façon dont vous êtes en première ligne pour redonner confiance et construire des politiques publiques dans un monde où les gens se défient de plus en plus de la parole politique et de l'action publique en général. comment aussi la société est fracturée, que ça vous pose euh sujet quand il s'agit de construire des politiques des communs. Euh qu'est-ce que tu as retrouvé dans le projet socialiste sur ces sujets-là ? Est-ce que tu peux nous éclairer ? Merci.
Merci beaucoup Chloé. Bonjour à toutes et à tous. Très heureux d'être avec vous ce matin et très heureux d'avoir pu participer à ce comité de pilotage de de notre projet sous ton Égypte. J'ai associé évidemment ma ma camarade Nina Caramleder qui pouvait pas être à Blois. cette année. Évidemment, ce sujet-là, je crois de la la confiance dans l'action publique, la crise de de légitimité de la parole et de l'action politique, je crois que c'est c'est un enjeu qui nous interpelle extrêmement fortement.
on a dans ce projet et on va continuer à le développer au cours de la table ronde énormément de de mesures nouvelles, énormément de mesures radicales aussi euh sur des domaines où on a choisi effectivement de d'assumer des ambitions fortes, ça a été dit avant et et je crois que ce qui fait euh l'ADN de notre famille politique et ce qui fait qu'on a des solutions à à apporter aux Français et aux Français dans la po', c'est non seulement évidemment nos nos mesures de fond et l'ambition et la radicalité que nous avons dans notre ambition, mais c'est aussi une méthode de gouvernance et une manière d'arriver à faire société ensemble pour faire en sorte que ces changements radicaux qu'on appelle de nos vœux et bien on puisse les mettre en œuvre collectivement et non pas les imposer brutalement, chercher à nécessairement plaquer une vision de manière autoritaire.
Et je crois que ça cette méthode l'ADN de notre famille politique encore une fois ça nous distingue évidemment de nos adversaires de droite mais ça peut aussi parfois nous distinguer de certains camarades d'autres sensibilités à gauche. Et donc ça me paraissait important effectivement de de développer ce point euh quand on voit à quel point on vit aujourd'hui dans une société euh à bien des égards fracturé. Euh effectivement, tu l'as dit alors voilà, moi je je parle aussi en tant en tant qu'élu local. Évidemment, la je crois que c'est important pour essayer de résoudre, ça peut être une des pistes en tout cas celles qu'on qu'on développe aussi dans le projet.
Comment on résout cette crise de la fragmentation de la société, de la dégradation de la qualité du débat public ? Bah c'est je crois en s'appuyant sur les endroits où on arrive encore à discuter, on arrive encore à trouver des consensus à tout le moins des compromis et on arrive à à avancer. Et ça, je crois que c'est c'est important de pouvoir s'appuyer sur les différents échelons de notre société dans lesquels et bien le dialogue ça marche.
L'action locale, je crois c'est un élément où on sait que la confiance dans les élus locaux et ben c'est plutôt le niveau d'action publique, d'action politique ou la confiance de nos concitoyens, même si malheureusement elle s'érode un peu aussi de de cycle électoral en cycle électoral, elle est encore quand même assez haute et et je crois que c'est parce que on arrive au niveau local avoir des discussions sur des objets concrets à partir des vraies problématiques du quotidien et donc on propose évidemment dans le projet de d'accélérer cela, d'accélérer, d'approfondir la décentralisation permettent aux collectivités locales de pouvoir voir plus de de liberté.
Les solutions qu'il faut prendre pour résoudre les problématiques sont sans doute pas les mêmes à Paris et à Blois. Euh et à Contrario, on peut évidemment avoir beaucoup de points commun aussi entre nos nos territoires. Je pense évidemment un sujet fondamental, le logement, les situations sur le logement sont très différentes d'un territoire à l'autre et pour autant on sait que les leviers de régulation du logement bah sont extrêmement centralisés et on a beaucoup de de leviers finalement de différenciation en tant que collectivité. On peut sans doute avancer là-dessus.
Je pense évidemment voilà à des zones dans lesquelles le marché de l'immobilier est extrêmement tendu, que ce soit Paris, le Sud-Ouest, la Bretagne et cetera. D'autres zones où le marché est plus détendu, c'est pas du tout les mêmes c'est pas du tout les mêmes leviers qu'il faut activer. Et la réquisition par exemple de logement vacant pour l'hébergement d'urgence, c'est quelque chose qui n'a pas la même résonance évidemment dans les différents territoires. Il faut que les collectivités puissent avoir plus de liberté d'action en la matière, plus d'autonomie aussi dans les moyens financiers.
On a évoqué le désinvestissement de l'État sous l'effet des récits qu'An Lordelat évoquait tout à l'heure en début de table ronde et et on sait que dans notre pays bien souvent ce sont les collectivités qui ont compensé par l'investissement dans le service public le désengagement de l'État et aujourd'hui les principaux endroits où le service public reste ouvert où il y a encore de la lumière un guichet un visage humain à qui parler et bien ce sont les services publics locaux et donc il faut que les collectivités puissent continuer à porter cela.
On porte évidemment le développement du service public local, la démarchandisation euh d'un certain nombre de secteurs, la petite enfance, euh le le grand âge, euh tous ces secteurs où progressivement la la santé évidemment ou la la privatisation vient euh grignoter, les forces du marché viennent grignoter ces services publics. Et ben les collectivités, elles continuent à porter cette mutualisation, à porter ce service public.
Et pour ça, on porte aussi dans le programme, dans le projet pardon, plus d'autonomie fiscale pour les collectivités locales avec notamment l'idée d'avoir cette contribution territorial, pas forcément pour recréer un impôt supplémentaire, mais pour réinterroger toute la fiscalité et faire en sorte que cette autonomie fiscale fonctionne, pas juste pour le plaisir de l'autonomie des collectivités, mais parce que derrière, c'est vraiment l'investissement dans le dans dans le service public.
Mais au-delà des des de la décentralisation qui est un levier d'action pour recréer du consensus, je pense qu'on on évoque aussi dans dans le projet [grognement] toute la place de la démocratie sociale en entreprise. Le rôle des partenaires sociaux, c'est aussi un endroit où on peut recréer de la légitimité, de la confiance dans l'action publique. On porte l'idée dans dans le projet d'augmenter le rôle des administrateurs salariés dans l'entreprise, monter jusqu'à moitié d'administrateur salariés dans les entreprises de plus de 500 salariés.
Justement, je pense que ça aussi revaloriser le rôle des partenaires sociaux, leur redonner vraiment la gouvernance de l'assurance chômage par exemple, c'est une autre manière de s'appuyer sur le dialogue social, sur cette démocratie sociale qui peut permettre d'atteindre des des des consensus. Et puis euh aussi recréer du consensus évidemment que ce soit au niveau local, au niveau national dans l'entreprise et s'appuyer sur la participation euh direct plus que nous ne l'avons fait sans doute par le passé et ça nous a aussi euh interrogé je crois en tant que que famille politique la la place des citoyens dans dans l'action politique.
fait des propositions évidemment aussi dans le dans le projet sur la la simplification du référendum d'initiative citoyenne à baisser les seuils, transformer le conseil économique, social et environnemental en en conseil de la société civile avec des citoyens tirés au sort qui pourront s'emparer des des différents sujets et et au côté de la démocratie représentative et bien revitaliser cette dernière. Je crois que c'est c'est j'ai à travers ces quelques exemples tous ces tous ces champs là qu'il nous faut investir.
Ce projet c'est pas un projet qui s'applique de qui a vocation à s'appliquer de haut en bas mais c'est un projet qui a vocation aussi à créer du consensus et de la légitimité à travers tous les actions, tous les champs d'action de de [grognement] l'action publique. Merci Antoine pour ce tableau ambitieux tu as brossé. [applaudissements] Merci beaucoup Christophe, je me tourne vers toi. Tu es député européen, tu es vice-président du groupe socialiste au Parlement européen et euh tu travailles tout particulièrement sur les enjeux climatiques de santé environnementale.
tu fais beaucoup pour ça au parlement et et je t'en remercie et tu as évidemment inspiré de très nombreuses proposition de notre projet à la fois sur la partie de ce qu'on doit construire en terme de santé environnementale pour éradiquer les pollutions qui saturent notre environnement et qui crée beaucoup de problèmes pour notre santé qui serait évitable pour l'atténuation du réchauffement climatique, l'adaptation au réchauffement climatique. Je pense que c'est là-dessus qu'on qu'on voudra t'entendre encore une fois après l'été que nous venons de vivre et peut-être que tu peux répondre aussi à ce qu'a dit Laurence Subiana. Merci. Merci beaucoup Chloé. Bonjour à toutes et à tous.
Alors je vous rassure mais tu l'as déjà dit Antoine, on éétait pas que des hommes he dans le comité de pilotage avec Chloé, il y avait Nina Caram Leder aussi Laurence Rossignol et Fatia Kelloashi. Donc c'est juste les hasards des disponibilités qui expliquent qu'on soit trois hommes. [grognement] Et c'est vrai que je suis député européen, vice-président du groupe et que mon portefeuille au groupe c'est une planète en bonne santé pour des citoyens en bonne santé. Ce qui est en soi un programme et qu'on essaie aussi de développer dans le parti avec ma casquette de secrétaire national aux transitions écologiques, énergétique et industrielle et ce lien est pour moi capital.
Alors, je voulais d'abord rebondir sur deux mots : faillite écologique et permis de tuer parce que pour moi, la faillite écologique française européenne est un permis de tuer, de tuer des pompiers qui sont morts face aux incendies. Jean-Luc Glaise nous disait hier de tuer des personnes âgées qui ont parfois subi deux à trois transferts en Gironde et qui sont parfois décédés dans les transferts et de tuer des enfants, des jeunes adultes en Europe qui sont aujourd'hui frappés par l'explosion des cancers et des autres maladies chroniques liées à la dégradation de leur environnement.
Et il faut aussi qu'on change de discours, qu'on monte en radicalité dans la confrontation à la droite et à l'extrême droite. Ce que ce qu'a décrit Laurence Toubiana, c'est un assassinat. Ce sont des criminels. Leur irresponsabilité se paye en vie humaine par dizaines dizaines de milliers en France et en Europe, parfois beaucoup plus. Vous voyez ce qui s'est passé au Népal ces dernières heures. Donc face à ça, on a besoin d'un changement radical et de vaincre les résistances qui ont été décrites et qui sont extrêmement puissantes. D'abord dans la planification de cette transformation écologique et on a essayé de donner des propositions très concrètes.
Bon bah c'est la période où chaque ministre reçoit ses lignes de cadrage, ses lettres de cadrage budgétaire. Où sont les lettres de cadrage écologique qui fixeraient pour chaque ministère chaque année les objectifs à atteindre dans son domaine de compétence, dans une cohérence gouvernementale qui n'existe pas aujourd'hui. On voit l'isolement de Monique Barbu. Où est l'effort européen et national d'investissement en commun pour accélérer les investissements dans la transition et rattraper le retard ? Où est la remise en cause radicale des politiques qui créent ou qui contribuent aussi à créer ces phénomènes dramatiques auxquels on a été confronté ?
Évidemment la politique agricole mais pas seulement. Et si on dépense d'un côté pour réparer sans changer les politiques qui structurent notre espace, nos filières et cetera, ça va être une côte de bois. Et cet effort de planification et de réorientation et ça rejoint ce que vient de dire Antoine, il doit être mené au niveau national européen mais dans les territoires, dans la Fédération des énergies, dans la coopération notamment avec les régions et avec les villes.
Ensuite, peut-être qu'on a fait une erreur politique que l'on paye aujourd'hui qui est parce que nous avions conscience de l'urgence écologique d'accepter de déconnecter les politiques écologiques des politiques sociales et industrielles. Et on a perdu une partie de la des catégories populaires des classes moyennes dans ce choix politique là. Et aujourd'hui, on doit y revenir. La question de l'accès au bien public aux énergie alimentation est crucial. Et là, ça rejoint CDN lord de l'âtre. On a besoin d'une intervention publique.
Parfois, on a besoin de nationalisation verte à l'échelle nationale ou européenne pour reprendre le contrôle de ces biens publics et être en capacité de les fournir à un prix acceptable pour des citoyens dont le pouvoir d'achat aujourd'hui recule. De la même manière, on doit garantir à chacun une place dans la cité nouvelle qui se crée. C'est le leasing social pour les véhicul électrique. C'est la rénovation énergétique du logement sans reste à charge et sans possibilité pour les banques de refuser. C'est aussi la capacité à garder l'accès à un emploi quand des entiers de l'industrie ferment. Et c'est aussi pour ça qu'on doit penser l'écologie et l'industrie ensemble.
vous êtes invité à rester dans la table ronde qui aura lieu jusqu'après parce que la question est de savoir si on veut des industries vertes en Europe et pas en Chine qui permettent à chacun d'accéder à des emplois de qualité dans l'industrie et dans toutes les filières, les secteurs associés à l'industrie. Et tout cela est capital pour rétablir la possibilité d'une confiance et d'un contrat social et d'un contrat politique autour de la transformation écologique. Et je termine par euh ce que disait tout à l'heure Chloé sur la sécurité environnementale et climatique. Ça a parfois un peu surpris qu'on utilise euh ce terme et qu'on les connecte. Mais c'est bien pourtant euh la réalité.
Euh je vous l'annonce. 20 % des maladies qui peuvent vous concerner sont liées à votre patrimoine génétique. 80 % sont liés à vos expositions, à votre condition de vie, à vos comportements, mais aussi aux pollutions, mais aussi aux produits dangereux auxquels on est exposé. Où sont les politiques de prévention ? Où sont les politiques de recherche sur ces risques et leur impact sur la santé ? Où est la réglementation qui prendrait en compte les faibles doses qui peuvent déclencher des cancers et qui permettraient aux familles dont les enfants sont malades de cancer comme chez moi Sainte Pasne en Loir Atlantique à qui on dit il y a pas de cause.
Bah oui parce que la cause c'est un bouquet de cause à des doses plus faibles que celles qu'on analyse habituellement mais c'est bien leur cadre de vie et leur environnement qui est le résultat de la dégradation de leur santé. On fait face aux feux de forêt, aux canicules, mais on ne travaille pas sur les vulnérabilités des territoires. On sait que c'est toujours les plus pauvres, les plus défavorisés, les plus malades qui sont les premières victimes. On sait que c'est toujours les territoires les plus pauvres, les moins équipés, les plus exposés qui vont subir le plus de dégâts.
On n'adapte pas les moyens de traitement, on n'adapte pas l'anticipation, on n'investit pas dans la réduction des vulnérabilités et quand les territoires sont frappés, on n'est pas là pour les réparer. Venez avec moi et avec Alix Alcaraz et les élus de l'AUDE où en sont les corbières un an après les feux de forêt terribles. Où est la mobilisation de l'État et de la puissance publique pour redonner une perspective à ces territoires et leur permettre à nouveau de vivre de proposer une perspective d'avenir pour les habitants. Et le dernier point c'est l'assurance.
Je vous l'annonce aussi, les assureurs vont progressivement arrêter d'assurer vos maisons, surtout si vous êtes dans des zones fragilisé, vulnérable, exposé ou si vos maisons sont construies sur des sols qui subissent les déformations des argiles. 9 millions de maisons concernées en France. Et quand quelqu'un doit refaire les fondations de sa maison fissuré par les argiles, parfois le coût en zone rurale est supérieur au coût de la maison et les plus modestes n'ont pas les moyens d'investir.
Donc à un moment la puissance publique doit protéger les citoyens face au changement climatique et il va devenir indispensable et lois Laurent le propose depuis près de 20 ans de socialiser le risque environnemental d'en faire une nouvelle branche de la SQ ou un nouveau champ de solidarité par le rôle de l'État et de l'impôt si on veut permettre à chacun de continuer à vivre dans des conditions correctes dans un monde qui est de toute façon confronté à des conditions climatiques extrêmes et un changement du climat. Merci. Merci Christophe. Très clair.
[applaudissements] Jean-Marc, tu es toi aussi député européen et au Parlement européen, tu fais la position du groupe socialiste sur toutes les questions budgétaires qui sont absolument essentielles. Tu t'occupes aussi de commerce international, mais je sais que tu as très nombreux centres d'intérêt. Je te laisse réagir à ce que ce qui a été dit par nos invités et quel est ton sentiment sur ce que devrait porter les socialistes issus de leur projet à l'aube de cette année présidentielle ?
D'abord bonjour à toutes et tous et merci pour ce débat et merci aussi pour les organisateurs de Blois d'avoir commencé Blois par ce débat parce que je pense que pour nous les socialistes, il est absolument fondamental. Je vais peut-être essayer à partir de ce qui a été dit et d'autres réflexions qui sont issues du projet nous projeter dans la présidentielle. pardon d'avoir cette préoccupation, mais nous les socialistes, nous sommes un parti qui a vocation à exercer le pouvoir. Et quand on se projette dans l'exercice de la présidentielle, il faut regarder le monde tel qu'il est aujourd'hui.
Peut-être d'ailleurs, j'ai entendu ce matin beaucoup de versions visions assez noires de ce que nous sommes et à juste titre, ce qui a été dit était juste, mais aussi montrer qu'on peut avoir un avenir radieux et qu'on a un pays qui a toutes les capacités de le faire. Mais aussi donc penser aujourd'hui regardez le monde tel qu'il est mais aussi tel qu'il va être en mai 2027 quand les Français vont te mettre le bulletin dans l'urne. Quelle va être leur préoccupation ? d'abord celle de toujours mais qui probablement ne seront pas réglé peut-être aggravé et qui est la question des difficultés de la vie quotidienne.
Et c'est pour ça que je te remercie Chloé, on t'a soutenu quand tu as voulu mettre cette question de la vie quotidienne autour de la liberté du pouvoir de vivre correctement et et librement. Et bien cette question là, elle elle suppose de mener le combat [grognement] qui a posé Anne Lor. Moi, j'ai écouté le débat de la présidentielle hier et bien tous étaient incités à dire qu'on allait réduire les déficits, il faut le faire. Euh et la plupart disait le problème c'est les dépenses sociales.
Et bien justement il faut mener ce combat culturel pour montrer et Anne Lore l'a dit très bien, il faudra le répéter et le répéter encore dans chacun de nos débats, c'est que chaque fois que vous dépensez, vous baissez la défense sociale, la dépense privée d'assurance sociale augmente. Et quelle est la différence entre les deux ? Moi, en tant que député, j'ai étudié la différence entre et la réforme qui a été menée en Suède et qui a supprimé quasiment les assurances chômage au-dessus de 1000 €. Qu'est-ce qui s'est passé ? Les assurances privées ont pris la place totalement. Et la différence c'est quoi ?
c'est que les professions intermédiaires et les cadres qui sont dans des industries difficiles ne sont pas assurables comme l'a dit Christophe pour les questions environnementales et que ceux qui ont un problème physique, un problème au genoux, un cancer et bien ne sont pas assurés. Et donc il faut vraiment expliquer pourquoi la dépense publique elle est là. C'est pour instaurer l'égalité. C'est pour instaurer la vraie assurance sociale. Deuxème élément auquel vont être confrontés les Français en mai, c'est que mai c'est juste avant juin et avant juillet. Et donc tout le monde va avoir la peur au ventre de l'été qui vient, de la canicule à laquelle on va être confronté.
Et donc la question écologique, j'en fais le paris aujourd'hui. Peut-être qu'elle va rebaisser dans les mois qui viennent, mais à l'approche de l'élection présidentielle, elle sera essentielle. Et c'est pour ça que je suis heureux que depuis 2008, tous nos projets mettent au cœur du projet économique et social la question écologique et ce projet ne dément pas et que bien sûr l'approche écologique des socialistes, c'est qu'il y a pas d'écologie. qui ne serait social. Et c'est bien la question fondamentale que nous avons à régler. Au niveau européen, nous avons assez bien défini les contraintes qu'il faut remplir jusqu'à 2050 pour arriver à la neutralité carbone.
Mais pour l'instant, les solutions concrètes pour que les classes populaires et moyennes puissent en faire partie n'existent pas. Et donc il faut mettre en place des aides pour se déplacer, pour isoler son logement, pour changer sa jodière et ce sera absolument fondamental. 3è élément qui va être celui du contexte de mai 2027, c'est la chèvement des coups de boutoir de l'expansionnisme chinois. Il s'est passé quelque chose de très important la semaine dernière, c'est l'arrivée d'un grand groupe automobile chinois en Espagne, en Europe. Et ne nous y détrompez pas, le les autorités chinoises le disent, l'écrivent, ça ces expériences vont se multiplier.
Et face à ça, la réponse que nous proposons c'est la souveraineté européenne. Et on a la chance d'ailleurs d'avoir un député européen socialiste qui est le rapporteur sur le made in France européen et c'est Pierre Jouvet dans la commission du commerce international et je serai à ses côtés du pardon du marché intérieur et je serai à ses côtés dans mon ma commission du commerce international comme tous les 13 députés de la délégation. le le projet est très précis sur ce plan-là et je développe pas, j'essaie de mettre de tracer les éléments qui me semblent essentiel.
4è élément, c'est peut-être une guerre en Europe, pas simplement en Ukraine qui est déjà l'Europe ou quasiment l'Europe et bientôt l'Europe. Mais il est fort possible que l'un des États-Baltes, je pense par exemple à la région du Ladgalé en Lituanie est fait l'objet d'une agression russe ou à minima d'agression type cybersécurité que nous aurons à gérer. Et c'est pour ça qu'il faut multiplier et et passer la démultiplier sur la défense européenne.
Et pour ça, on a besoin d'un président socialiste pour retrouver une voie au Conseil des États sans lesquels il ne peut y avoir de décision ni sur la souveraineté économique, ni sur le pouvoir d'achat, ni sur la transition écologique et ni sur la défense européenne. Et je termine. Pardon d'avoir été long, mais je pense que c'est important aussi de situer cet enjeu. À un moment où nous allons aborder une primaire, puis après cette primaire aborder l'élection, un moment où des débats ont déjà lieu, c'est évidemment la question de l'intelligence artificielle.
Avec ces formidables opportunités, bah je suis pas très fan du robot qui a battu Usenbolt parce que vous avez vu après il s'est cassé la gueule dans un tapis et il est parti en live. Et ça montre bien des risques de l'IA, mais il y a des opportunités qu'il faut utiliser.
Mais en revanche, les risques sont immenses de ces outils qui peuvent aller plus vite que les cerveaux humains humains, même prendre le contrôle des services humains et nous devrons travailler sur les régulations et qui d'autre que les socialistes sont les mieux à mêmes de justement faire la part entre les bienfaits de la technologie mais aussi les régulations à mettre en place comme on l'a fait avec le capitalisme et le code du travail par exemple. Voilà les enjeux qui sont devant nous. J'ajoute aussi la menace de l'extrême droite et je termine et je conclus là-dessus.
Et la menace de l'extrême droite, c'est à la fois un programme dont on a vu hier avec les propositions de Marine Le Pen qu'il est dangereux socialement. Elle propose 125 milliards d'économies sur les budgets qui seront forcément sur la fonction publique comme elle le dit mais aussi sur les budgets sociaux. Elle propose et elle revient à une quasi sortie de l'Union européenne.
Ça a été assez frappant puisqu'elle a dit "Je diminuerai la contribution de l'Union européenne, ce qui veut dire sortir de l'Union européenne mais si l'extrême droite dovait arrivé au pouvoir et je peux vous le dire parce que moi je suis aussi rapporteur sur les sanctions financières au pays européens qui ne respecteraient pas l'état droit. Alors, tout ce que vous nous avez dit qui se mettent déjà en place en France et partout ailleurs en Europe serait un risque immense et non seulement une régression sociale, non seulement la honte vis-à-vis de l'étranger que représenterait le retour de l'extrême droite en France, mais aussi peut-être la fin de la démocratie telle que nous la connaissons.
Merci. Merci Jean-Marc. Merci beaucoup. Alors, on a commencé très en retard mais il faut qu'on s'achemine vers la conclusion. Je propose de vous redonner la parole à tous les trois euh pour que chacun dans votre domaine avec la position qui est la vôtre puissiez peut-être adresser une parole de confiance, d'espoir à nos militants à un moment où on s'engage dans une campagne qui va être difficile, où la possibilité de l'accession de l'extrême droite au pouvoir est réelle. Nous nous voulons croire en la possibilité du sursaut.
Alors Annelor, comment est-ce qu'on va pouvoir résister nous cette année et avancer contre tous ceux qui de gabarit la tal à Marine Le Pen nous expliqueront que le modèle social français s terminé, qu'il faut en finir, que tout ça coûte trop cher, que taxer les riches c'est pas possible et ainsi de suite. Est-ce que tu peux nous donner du courage ? C'est c'est une sacrée mission là. Écoutez, moi ce que j'ai entendu là dans toute dans tous les commentaires, les interventions, c'est un souhait de plus mutualiser, de plus socialiser.
Vous l'avez dit, il faut socialiser le risque environnemental, il faut socialiser l'isolation des bâtiments, enfin tout ce qui est lié à la à la crise ou à la faillite climatique. J'ai entendu aussi, il faut redonner du revenu au Français et ça ça passe par des services publics parce que c'est moins cher, c'est plus efficace. Quand quand vous quand quand Jean-Marc dit en fait c'est plus juste, je crois que vous êtes un grand spécialiste là-dessus donc je pense qu'on peut vous croire, c'est non seulement plus juste mais c'est plus efficace. Et je crois que c'est ça qui dont il faut être absolument convaincu.
C'estàd que si on retire la mutualisation alors dans plein de domaines, on va payer plus cher. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que soit vous pouvez vous le permettre mais vous n'aurez pas forcément gagné, soit vous ne pouvez pas vous le permettre et alors là ça crée de la ça crée de l'injustice. Mais même pour ceux qui peuvent se le permettre, il il y a fort à parier que ça coûte plus cher. Il y a juste vous regardez la privatisation des cliniques aux États-Unis, il y a un papier hyper bien fait là-dessus qui vous dit en fait il coupe l'accès à aux prestations qui rapportent le moins. Le la privatisation c'est ça.
Donc en fait, il faut, on a tous parlé de prédation, j'étais vraiment frappé. On a tous utilisé le terme de prédation, que ça soit une prédation géopolitique, une prédation liée aux énergies ou une prédation économique. Je crois que c'est ça en fait pour se donner du courage, il faut être peut-être dans le combat et on a des vrais on a des vrais ennemis en face de nous en fait. on vient de le identifier qui ont une logique de prédation sur notre modèle. Et donc quand vous dites il faut augmenter probablement la CET, euh vous parliez de de de la du de cet impôt local et je je vous ai presque trouvé, c'est pas pour augmenter les impôts. Si en fait, il y a pas de problème.
Si on est pour la mutualisation et la socialisation, il faut l'assumer. En réalité, moi je je suis pour un modèle où les la le dépenses collective, c'est-à-dire celles qui sont en dehors du marché, elles représentent peut-être 60 % du PIB dans 10 15 ans. Et ça voudra dire beaucoup plus d'impôts. Et si on paye plus d'impôts, plus de prélèvement obligatoire, mais qu'en contrepartie on est mieux protégé et on a un pays qui est moins inégalitaire, alors je crois que c'est un vrai projet de gauche. Merci beaucoup. Prédation, c'est en effet un mot qui revient beaucoup dans notre nouveau projet.
Laurence, qu'est-ce qu'on va dire nous cette année à ceux qui nous expliqueront au RN que on il faut mettre la clime et ça suffira ou à d'autres qui n'assumeraient pas de sortir des énergies fossiles alors que c'est aujourd'hui la condition de notre liberté. Nous nous assumons d'évoluer vers un mix avec du nucléaire autant que nécessaire et des renouvelables autant que possible avec une ambition pour une écologie populaire. Comment est-ce qu'on la défend dans l'environnement politique et médiatique aussi qui est le nôtre ? La première chose et qui n'est pas nécessairement liée à l'écologie, c'est le refus du fatalisme et du cynisme.
Les cyniques gagnent toujours d'une certaine façon parce qu'ils ont beaucoup de moyens et parce qu'ils savent exactement quels sont leurs intérêts. Mais quand les citoyens se lèvent et ben le rapport de force change. Regardez ce qui s'est passé à New York. 70000 volontaires pour soutien la campagne de Mandanie qui normalement aurait dû être perdant. Et et c'est ce qui se passe là, mais ça se passe dans beaucoup d'endroits où en revanche la répression, elle est physique et il y a les forces de l'ordre de l'administration fédérale qui qui tue déjà et les gens se sont levés. Donc première chose, il faut qu'on se batte avec toutes nos convictions, nos différences. Il faut qu'on se batte.
Il faut qu'on lutte contre cette anxiété en disant la seule réponse c'est l'action. Et l'action c'est effectivement avoir des idées claires, montrer qu'on peut faire autrement, reconnaître queon n pas fait toujours ce qu'il fallait faire à temp, ce qui est vrai, qu'on a eu des hésitations, mais que maintenant c'est clair et que au fond tout ça se rassemble. C'est-à-dire que démocratie, la le modèle social et l'écologie, c'est la même chose parce que c'est quelque chose de lutte profonde contre l'inégalité. Et justement qui est qu'une un vieux thème quand même de la gauche du marxisme dans toutes ces formes, c'est la liberté réelle et la liberté euh théorique. C'est pas la même chose.
La liberté formelle et la liberté réelle, c'est pas la même chose. Et l'écologie, la démocratie et le contrat social, c'est ça la liberté réelle. Et ça, je crois que les gens qui sont paumés dans leur coin, si on leur dit "On va penser à vous, à la santé, à vos transports et puis à votre à votre lien social, et bien on peut faire parler de tout ça en même temps." Et je termine ça parce que l'écologie, elle a souvent parlé d'une seule chose, l'énergie ou autre chose. Elle a été techno, il faut pas être techno, c'est le dernier moment techno. Donc voilà, se lever et ne pas avoir peur. Il faut pas avoir peur. Jamais, on n' pas peur. Merci Laurence [applaudissements] François. Terminé.
Alors très vite parce que effectivement on veut pas vous laisser sur une image trop sombre. Le tableau des droits humains que que j'ai dressé tout à l'heure, c'est un peu un tableau de pierre soulage. C'est c'est du noir sur du noir sur du noir. Ce qu'il y a beau dans les tableaux de soulage, c'est la lumière. C'est juste le trait de lumière qui fait qu'on le regarde complètement différent. Et il y a moi, c'est mon message ce soir aujourd'hui, c'est il y a cette lumière. Il suffit de se retourner sur ce qui s'est passé depuis un an. Il y a eu la Hongrie, j'en parlais, il y a eu, c'est loin d'être fini mais il y a eu quand même la Syrie.
Les responsables des pires crimes de guerre et crimes contre l'humanité sont en passe pour certains d'être d'être jugés. Il y a eu Laurence Tubana en parlait à l'instant, la résistance des citoyens de Minéapolis face au au fascistes de ICE. Il y a, c'est presque paradoxal, mais des décisions de la Cour pénale internationale qui sont en train de changer la donne. Le l'ancien dirigeant Philippin du TT qui est aujourd'hui en prison à la où Nadit vient de rendre l'âme, euh il y a le mandat d'arrêt contre deux dirigeants talibans sur un motif nouveau, celui de l'apartaille de genre que nous défendons dans le projet aussi et c'est une des nouvelles frontières des droits humains.
Et je crois que c'est là-dessus pour se continuer à se à se battre qu'il faut continuer à à croire. Juste pour terminer parce que ce que nous disent toujours les défenseurs des droits humains, souvent quand on arrive à obtenir leur libération, c'est vous pouvez pas savoir le fait que de savoir que vous parliez de moi m'a aidé. Alors juste quelques noms. Evgena Berkovic, muse en scène russe mise en prison pour 15 ans pour avoir mis en scène un spectacle de théâtre. Gaotsen qui vient d'être condamné à 3 ans pour ces sculptures qui euh dénigrait Mao, Nasrine Sutoué en Iran. Narges Mohammadi qui risque d'être la prochaine prix Nobel de la paix à mourir en détention.
Du Chaobo était le précédent, il faut pas que ça arrive. Et donc parler d'eux, parler d'elle, c'est la meilleure chose qu'on puisse faire. Continuons à le faire ensemble. Merci. Merci François. Merci à tous. Le projet, il est là en livré, vous pouvez le récupérer, vous l'approprier et on doit céder la place malheureusement euh à la prochaine table ronde. Merci beaucoup pour votre écoute, votre participation et suis tout de suite Pierre Jouvet avec Patrick Martin du Médef. [grognement] La première fois que le président du MDF vient aux universités du Parti socialiste d'ailleurs je crois et Marie Léon, la CFDT.
Chloé Ridel