ENTRETIEN AVEC BENJAMIN DUHAMEL DANS "C'EST PAS TOUS LES JOURS DIMANCHE" SUR @BFMTV (23.02.2025)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Bonsoir Dominique de Villepin, vous êtes ancien Premier ministre, ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur. Quels bouleversements du monde allez-vous évoquer ce soir ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Les élections législatives en Allemagne donnent l'AFD en 2e position avec 19,5 à 20 % des voix. Comment analysez-vous ce résultat historique ?
- 2:06FerméeRéponse partielle
L'AFD pourrait-elle gouverner en Allemagne ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Elon Musk est intervenu lors d'un meeting de l'AFD. Que signifie cette ingérence selon vous ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Parlez-vous d'une Internationale populiste en Europe ?
- 4:18FerméeRéponse partielle
Donald Trump pourrait-il rester au pouvoir 100 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40?Chiffre
« 250 milliards d'échanges dont 80 milliards d'excédents commercial »
- 6:00Dominique de VillepinFait
« la France avait essayé de le renvoyer 10 fois à 10 reprises »
- 7:20Dominique de VillepinFait
« Bruno rotillot veut croire que le rapport de force va tout arranger »
- 8:36?Fait
« un ministre de l'Intérieur parlait-il comme ministre de l'intérieur ou parlait-il comme candidat à l'élection de la présidence des républiquains »
- 10:47Dominique de VillepinFait
« il faut moins d'obligation de quitter le territoire français pour davantage suivre »
- 11:29Dominique de VillepinFait
« quelqu'un qui présente les caractéristiques d'une forte islamisation et qui par ailleurs a des troubles psychiatriques aurait dû être au sommet de la liste »
- 12:11?Fait
« une des réponses qui est apportée par Monsieur rotillot c'est de dire il faut allonger la durée dans les centres de rétention administratif »
- 15:31Dominique de VillepinFait
« la surenchère du durcissement ne réglera rien »
- 25:53Dominique de VillepinFait
« il y a des décennies où rien ne se passe et il y a des semaines où des décennies se produisent »
- 27:20Dominique de VillepinFait
« la France beaucoup moins que les autres bien sûr merci au général de Gaulle »
- 28:38Dominique de VillepinFait
« il faut aller plus loin dans la précision nécessaire vis-à-vis de Donald Trump qui ne sera pas ébranlé par le conseil que pourrait lui donner son ami Emmanuel Macron »
- 29:21Dominique de VillepinFait
« nous ne pourrons pas cautionner un accord signé par les États-Unis et la Russie si l'Ukraine et l'Europe n'y sont pas associé »
- 31:27Dominique de VillepinChiffre
« dans la guerre d'Ukraine l'Europe en montant totau a dépensé un peu plus que les États-Unis »
- 33:36Dominique de VillepinFait
« il y a manifestement une collusion idéologique »
- 35:00Dominique de VillepinFait
« l'offensive qui se fait en Europe c'est une offensive contre l'État de droit »
- 40:00Dominique de VillepinFait
« plus personne ne peut maîtriser des idéologies quand elles sont portées à l'incandescence »
- 48:30Dominique de VillepinFait
« la radicalité ne règle rien en l'absence de toute vision »
- 51:16Dominique de VillepinFait
« tous ceux qui considèrent que la France est en train de dériver vers un modèle qui n'est pas le nôtre »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonsoir Dominique de Villepin bonsoir merci d'être avec nous ce soir dans c'est pas tous les jours dimanches vous êtes ancien Premier ministre ancien ministre des Affaires étrangères ancien ministre de l'intérieur c'est un peu toutes ces anciennes fonctions que l'on va solliciter ce soir alors que les les bouleversements du monde concerne le champ national et international nous parlerons dans un instant de l'attentat terroriste de de mulouse l'assaillant est algérien frappé d'une qtf une obligation de quitter le territoire français et donc par voie de conséquence des relations entre la France et l'Algérie nous parlerons aussi bien sûr de la rencontre de demain à la maison- blanche entre Emmanuel Macron et Donald Trump et puis nous évoquerons vos ambitions peut-être présidentielles Dominique de vibin puisque vous semz vous vous semblez semer quelques graines en vue de 2027 mais juste avant de parler de tout cela l'actualité la plus brûlante la plus chaude ce sont les résultats qui nous parviennent d'Allemagne des élections législatives vous voyez ces images du siège de l'AFD en direct parti d'extrême droite à droite la leader de la FD Alice veidel puisque le parti d'extrême droite AFD arrive selon les allemand en 2e place avec des résultats record selon les sondages sortis des urnes entre 19 et demi et 20 % des suffrages en tête c'est la coalition de droite CDU csou qui arrive en tête ça c'est une nouvelle donne pour l'Europe de voir un parti d'extrême droite comme l'AFD dans un pays comme l'Allemagne qui fait le score le plus important depuis la près-gerre c'est la confirmation de ce qui est de ce qui était attendu et c'est la confirmation de ce que nous voyons depuis maintenant plusieurs années en Europe c'est-à-dire la progression des partis d'extrême droite et la progression des partis populistes et qui plus est avec un soutien direct de l'administration Trump et des États-Unis donc oui ça confirme et en même temps vous avez raison c'est une élection historique parce que les choix que va faire l'Allemagne seront déterminants pour notre avenir et et pour l'avenir de l'Europe soit l'Allemagne suivant l'évolution des dernières années c'est-à-dire un développement considérable des relations commerciales avec les états atsunis 250 milliards d'échanges dont 80 milliards d'excédents commercial donc l'Allemagne est un peu tenue par cette situation est-ce que l'Allemagne donc s'alignera sur les États-Unis est-ce qu'au contraire elle jouera entre la Chine autre partenaire commercial de l'Allemagne et les États-Unis où est-ce qu'elle fera le choix de l'Europe c'est ce que nous souhaitons c'est ce vers quoi nous devons tendre avec une Allemagne résolu et tirant les leçons de ce qui se passe aujourd'hui où nous voit bien que le partenariat euh euro-atlantique à quelque peu du plomb dans l'aile précisons que lafd le parti d'extrême droite n'a aucune chance de gouverner puisque fréerriich schmers même s'il a voté une résolution avec l'extrême droite au Parlement a exclu la possibilité que ce parti participe à la à la coalition il n'empêche ça veut dire Dominique de Villepin on avait vu ces images très frappantes d'Éon musk intervenant directement dans un meeting de la FD ça veut dire au fond que cette ingérence fonctionne puisque entre 19,5i et 20 % des voix dans un pays comme l'Allemagne qui jadis marquait un cordon sanitaire très net avec les partis d'extrême droite oui il y a quelque chose de changé dans le paysage politique européen il y a quelque chose qui s'est déverrouillé et c'est bien l'ambition aujourd'hui des États-Unis de Donald Trump et c'est pour cela qu'ils insistent avec une telle force sur la révolution technologique et la révolution numérique le but c'est véritablement de faire de l'Europe un grand marché vassalisé pas seulement pour des raisons comme mais pour des raisons aussi de technologie numérique c'est de dominer les esprits cette colonisation numérique elle leur garantit que l'Europe désormais sera pleinement dans l'ombre américaine et et évoluera très fidèlement derrière les États-Unis bien évidemment c'est quelque chose de totalement inacceptable donc il va falloir suivre en Europe les répercussions de un risque d'émergence ce que certains appelent une Internationale populiste mais elle est elle est déjà présente on l'a vu à Madrid il y a quelques semaines il y a déjà une unité de ces mouvements qui se créent on l' vu ce weekend à Washington avec avec Steve Bannon donc nous voyons bien que cette émergence elle est elle elle est elle est confirmée et elle est en pleine ascension la question c'est celle du calendrier car aujourd'hui on a le nez sur la vitre et on veut croire que Donald Trump est parti pour une conquête glorieuse pour 100 ans l'histoire est quand même un peu plus compliqué Donald Trump dans 2 ans aura des midtermsection qui seront sans doute difficiles et puis on ne peut pas imaginer que l'Amérique ne se réveille pas que le peuple américain que les institutions américaines que les partis américains que les contrepouvoirs que les médias ne réagissent pas aujourd'hui c'est vrai en Europe on le constate malheureusement mais c'est vrai aux États-Unis il y a un effet de sidération néanmoins une politique comme celle de Donald Trump ne peut pas ne pas laisser des traces je pense que très rapidement nous verrons les conséquences négatives pour l'Europe bien sûr mais aussi pour les États-Unis et vous savez un parti populiste au pouvoir il est soumis à l'épreuve du feu on voit très rapidement les conséquences et c'est pour cela qu'ils attachent tant d'importance à cette révolution numérique car c'est une façon en quelque sorte de rendre les États-Unis et l'Europe totalement amnésique c'est-à-dire de vivre sans les conséquences de ce qu'ils font puisque le narratif sera écrit créé par les trumpistes et leurs alliés libertariens les oligo les les techno-entrepreneurs qui domineront avec Donald Trump et et vous évoquez Dominique de villepince cet effet de sidération on y reviendra dans un instant mais j'aimerais qu'on aborde ce qui s'est passé hier la situation à à Mulous avec cet attentat islamiste qui a fait une victime je rappelle pour ceux qui nous regardent que l'assayant est algérien il avait été condamné pour apologie du terrorisme la France avait essayé de le renvoyer 10 fois à 10 reprises la France avait contacté le le consulat pour essayer d'obtenir ce qu'on appelle un laisser passer consulaire sans succès est-ce que comme le demande le ministre de l'Intérieur bronotillo il faut désormais assumer le rapport de force avec l'Algérie sous sous peine d'être d'être impuissant et de voir ce type de situation se reproduire alors si vous le permettez avant d'en venir à la réponse à votre question euh il faut prendre la mesure de la tragédie et et et je pense bien sûr à la victime je pense aux policiers municipaux blessés à leur famille c'est une tragédie qui frappe en plein cœur toute la ville de mulouse toute la région et et bien sûr toute la nation donc ce qui se passe est effroyable et nous ne pouvons pas ne pas rapidement tirer les leçons parce que si l'on se met à la place de nos compatriotes on a l'impression d'une série noire qui ne s'arrête pas et qui s'intensifie on a le sentiment d'un état impuissant et on voit ce même type de drame se produire au-delà de nos frontières on l'a vu un certain nombre de fois en Allemagne donc une fois de plus ne réduisons pas ce qui s'est passé à une simple question diplomatique elle est importante cette question alors j'y viens il y a une question diplomatique manifestement et il faut la traiter et ça dit quoi ça dit que nous ne pouvons pas ne pas trouver un terrain d'entente avec l'Algérie pour régler ses problèmes Bruno rotillot veut croire que le rapport de force va tout arranger si c'était vrai ça se serait nous l'avons essayé avec de nombreux pays nous et les Européens dans le passé nous savons que dans ces situations de crise loin de débloquer cela au contraire conduit à une impasse encore plus grande donc il qui suscite le rapport de for V qui refuse d'accepter des ressortiss permettez-moi de faire en sorte que ceux qui nous écoutent puissent prendre la mesure de la gravité il y a une question diplomatique il y a une question de sécurité il y a une question de terrorisme islamiste il y a derrière bien sûr des enjeux migratoires il y a des enjeux sanitaires Bruno retaillot l'a reconnu lui-même une question psychiatrique donc quand on est face à cette situation et que l'on est ministre de l'Intérieur il faut utiliser tous les instruments qu'on a pour essayer de régler ce type de problème d'apporter des réponses et éviter que cela ne se répète en utilisant tous les leviers dont on peut disposer qu'est-ce que j'ai entendu hier au 20h de TF1 un ministre de l'Intérieur est-ce un ministre de l'Intérieur parlait-il comme ministre de l'intérieur ou parlait-il comme candidat à l'élection de la présidence des républiquains j'ai entendu quoi j'ai entendu que c'était la faute à la loi il fallait donc changer la loi on en reparlera j'ai entendu que c'était la faute à Algérie j'ai entendu c'est pas le cas on vient venir j'ai entendu à partir de là parce que que je sache les relations avec l'Algérie ne sont pas dans lesescarcell de Monsieur retaillot c'est la responsabilité du ministre des affffaires étrangères et c'est la responsabilité du Président de la République j'ai eu le sentiment de la défaus Bruno r se défausse j'ai eu le sentiment de la défausse pourquoi un ministre de l'Intérieur d'abord ce qu'il doit faire c'est tirer immédiatement les conclusions de ce qui se passe qu'est-ce qu'on peut améliorer on peut constater qu'au-delà et on va y venir à cette question très importante des relation avec l'Algérie il y a un problème de cohérence des différentes chaînes de responsabilité la chaîne pénale la chaîne judiciaire la chaîne de sécurité la chaîne sanitaire avec y compris cette question psychiatrique et la chaîne diplomatique le ministre de l'Intérieur il a une responsabilité de coordination il lui appartient de vérifier que tous les éléments puisse être en quelque sorte mis en place de façon à pouvoir être plus efficace derrière le cas qui a été évoqué maintenant que nous savonsons à la fois auqtf à la fois personnalité dangereuse et à la fois personnalité euh qui pose un problème psychiatrique ça pose la question aujourd'hui à travers tous ces fichiers qui se sont multipliés de la dangerosité de l'évaluation de la dangerosit si je me permre vous avez vous avez dit beaucoup de choses et donc attendez je termine là j'aimais qu'on prenne le temps de en quelque sorte prendre point par point les él que vous avz on y reviendra je termine ce ce tableau général pour arriver à mon point la dangerosité de ces personnes parce que par définition l'État ne va pas prêter la même attention à toutes les personnes qui sont dans ces fichier donc nous devons concentrer notre attention et le suivi pour agir sur ceux qui sont les plus dangereux ce travail aujourd'hui donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'il faut moins d'obligation de quitter le territoire français pour davantage suivre c'estàd d'abord qu' qu'on fasse un travail sur chacun de ces profils pour pouvoir classer ses profils et savoir ce qu'il faut suivre particulièrement il est évident que quelqu'un qui présente les caractéristiques d'une forte islamisation et qui par ailleurs a des troubles psychiatriques aurait dû être au sommet de la liste et que sans doute il y avait un certain nombre de dispositifs à activer qui aurait permis soit de lui accorder un traitement psychiatrique qui l'aurait en quelque sorte sorti de la rue sachant que sa il été condamné il était allé en prison il était sorti il était allé en S de rétention administrative nous devons et il était en liberté bien sûr mais mais monsieur duamel si il était si facile de renvoyer chez eux des gens qui euh posent problème nous serions pas là en discuter le problème c'est que c'est difficile il faut partir du fait que c'est difficile mais partant du fait que c'est difficile que peut-on faire d'autre en l'occurrence on pouvait agir sur cette dimension psychiatrique deuxièmement j'aimerais vous poser attendez le Centre de Rétention Administrative parce que une des réponses qui est apportée par Monsieur rotillot c'est de dire il faut allonger la durée dans les centres de rétention administratif très bien si ça si c'est un élément qui peut faciliter les choses très bien mais les centres de de rétention administrative ne sont pas forcément faits pour accueillir des personnes de cette dangerosité là donc j'en viens à l'Algérie si vous le permettez et puis ou et moi si vous le permettez Dominique de Villepin je vais essayer de poser une question puisque le principe de cet entretien c'est qu'il y a des questions et des réponses je vous en prie je suis étonné de la façon dont vous semblez balayer d'unever de main la responsabilité de l'Algérie vous avez un pays qui semble-t-il c'est pas semble-t-il c'est ce que dit le ministre de l'Intérieur refuse à 10 reprises de délivrer un laisser passer consulaire qui permettrait d'expulser et donc l'Algérie accueille un ressortissant qui a été condamné qui visiblement représente un danger pour les Français et vous dites c'est trop facile de mettre en avant la responsabilité de l'Algérie ce que je dis c'est que la situation dans notre relation avec l'Algérie est inacceptable elle est inacceptable mais mais mais peu importe la faute à qui c'est pas le sujet le problème monsieur duamel quand vous êtes aux affaires quand vous êtes ministre de l'intérieur c'est de régler les problèmes dire c'est la faute de l'Algérie ça nous ça nous ça nous fait avancer en l'occurrence et vous avez le sentiment que les choses allaient mieux quand Emmanuel Macron est allé en Algérie en 2022 à essayer de d'obtenir un rapprochement vous avez le sentiment que les autorités d'Alger ont aidé délivr davantage j'ai le sentiment que la question des relations avec l'Algérie c'est d'abord la responsabilité du ministre Affaires étrangères et du président de la République c'est-à-dire que c'est pas ce que dit et on a bien vu la façon dont était accueilli à Alger les propos de Monsieur rotaillo c'est pas ce que dit monsieur rotaillot qui peut infléchir la position des Algériens donc on courbe les chines on dit rien l'Algérie insulte la France si j'essaie d'écouter mais je trou ça étonnant de discer de CRE le régime d'alg m s'il y a un message àortter à l'Algérie et un message de fermeté mais en même temps qui permet de faire avancer des solutions ce message doit être porté par le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères en l'occurrence monsieur rotaillot n'est pas placé il n'est pas dans la fonction qui est dans la responsabilité qu' latienne pour faire cela il a un problème qui est le retour des qtf et bien c'est la chaîne de responsabilité pour faire en sorte de régler le problème avec l'Algérie c'est le ministre des Affaires étrangères et le président de la République vous savez la République nous ne sommes pas une république bananière il y a des responsables les responsables ils doivent assumer leur responsabilité et donc le président de la République le ministre d'affaires étrangères doivent mettre leur poids dans la balance pour essayer de régler cette question la question maintenant c'est pourquoi cela bloque avec l'Algérie et surtout que faut-il faire parce que pardon dans le débat par exemple quand il était question de remettre en cause l'accord de 68 qui est un accord qui lit la France et l'Algérie vous aviez eu ces mots on ne peut pas prétendre parler au monde aujourd'hui en employant uniquement le langage de la surenchère voilà ce que vous aviez dit chez nos confrères de mdiapart pardon mais ça c'est un levier si on a non mais c'est un levier vous croyez-vous monsieur diel que c'est un levier parce que vous vous avez le le le clavier des petits châtiments et vous croyez que l'Algérie va modifier son comportement parce que vous aurez dénoncé tel accord économique parce que vous aurez dénoncé les visas alors qu'est-ce qu'on fait mais c'est bien mais monsieur diamel c'est là où je veux en arriver parce que ce que je veux vous expliquer c'est que la surenchère du durcissement ne réglera rien c'est l'expérience diplomatique c'est c'estes 40 ans d'expérience diplomatique que que que qui me font parler comme ça quand vous êtes dans des situations de crise avec des États qui ont une très forte identité nationale qui plus est l'histoire que nous avons avec l'Algérie ce n'est pas en jouant le bras de fer que vous y arriverez donc que faut-il faire et en tout cas ce n'est pas sur la scène publique et au 20h de TF1 qu'il faut le faire donc là je trouve qu'il y a une forme d'amateurisme et j'estime que le gouvernement dirigé par Monsieur Baayou doit un minimum faire le travail qui est le sien en liaison avec le président de la République donc que l'on travaille sérieusement que l'on décide une politique et que l'on mette en œuvre cette politique ce que je dis moi c'est que nous avons un problème avec l'Algérie qui est un problème global il n'est pas ce problème avec l'Algérie uniquement sur les TF et le retour des immigrés en situation illégale c'est un problème beaucoup plus vaste c'est un c'est un problème qui a la responsabilité de la dégradation des relations entre la France et l'Algérie mais la responsabilité vous pouvez la prendre d'un point de vue diplomatique c'est le fait que nous ayons renoué avec le Maroc sur le Sahara occidental ça c'est ce que pense Alger et non mais ce que vous pensez- vous non mais moi je suis moi je suis un un un responsable politique moi ce que je veux c'est régler les problèmes je ne veux pas jeter la datè sur les uns et sur les autres qui parlera à l'Algérie le jour où il faudra renouer avec l'Algérie monsieur duamel donc la c'est trop facile aujourd'hui évidemment je vais vous dire mais bien sûr quelle honte c'est dramatique regardez ils détiennent boilem sans sal c'est c'est facile c'est très facile ça ne fait pas avancer le chemil BIC monsieur duamel la responsabilité politique ce n'est pas d'aller dans le sens du vent ce n'est pas de surenchérir ce n'est pas de choisir la facilité et ce n'est pas ce n'est pas d'aller de micro en micro alors qu'il faut tenir le manche c'est intéressant ce que vous dites vous accusez effectivement Bruno rotillot les autres d'amateur je suis étonné d'une chose on vous a entendu quand vous étiez en responsabilité dire les choses haut et fort en matière de diplomatie on y viendra tout à l'heure et là avec l'Algérie au fond ce que vous prenez ce que vous défendez c'est ne rien dire ne rien dire parce que cela risquerait de les les brquer c'est au fond il faut que tout se fasse dans la coulisse le rapport de force dans la diplomatie est quelque chose qui n'existe pas qui ne peut jamais marcher mais absolument pas mais il marche de façon efficace quand ce rapport de force est utilisé de façon adaptée rappelez-vous la crise avec les États-Unis que nous avons connu en 2003 vous m'avez vu insulter Coline Poel vous avez vu jirac insister George Bush vous nous avez vu élever le ton et agonir d'injure comme les américains l'ont fait vous ne trouverez pas élever le ton en 2003 contre l'intervention des ÉtatsUnis en IR ne trouverez pas un mot au-dessus de l'autre de la diplomatie française en 2003 contre les États-Unis parce que ça n'aurait servi à rien encore plus donc vis-à-vis de l'Algérie aujourd'hui il s'agit de renouer un fil il s'agit de retrouver un terrain quand vous vous lancez sur un terrain avec des munitions des armes vous faites exploser la grenaille vous n'avez aucune chance de pouvoir nouer ce fil moi je suis condu au service de l'État dans une logique de résultat alors évidemment ça ne peut pas satisfaire le journaliste que vous êtes ça vous don pas le journaliste que je suis est interrogatif quant au partage des responsabilités que vous que vous faites entre la France et l'Algérie c'estàd que au fond vous êtes extrêmement vocal sur les fautes commises par Bruno rotillot quant à la responsabilité du du régime d'Alger du président algérien Abdelmajid tboun je vous entends un peu moins mais je mais mais monsieur peut-être que je suis sour d'une oreille ou quand vous reprenez l'historique de cette relation ouais et que vous cherchez à comprendre comment on en est arrivriver là le différent le le la raison du contentieux entre la France et l'Algérie il tient aujourd'hui C cette raison elle tient à l'affaire du Sahara occidental et la reconnaissance de la marocanité du Sara occidental avec ce que les Algériens considèrent comme peu de précaution pardon mais avant la reconnaissance du Sahara Occidental les relations étaient exécrables et et Alger ne délivrait pas davantage de laisser passer consulaire oui comme comme beaucoup d'autres pays de cette région mais très bien mais donc c'est pas cet événement là c'est là c'est là où les choses se sont cristallisées nous sommes dans une relation tendue le fait aujourd'hui d'arriver dans une négociation qui doit avoir lieu avec l'Algérie en renvoyant l'ensemble de la responsabilité à l'Algérie ne vous fera pas avancer d'un yota vous voyez beaucoup de gens se soulagent dans ces situations estiment que il est bon d'insulter l'adversaire qu'il est bon de considérer qu'on a raison à 100 % non mais dire par exemple Dominique de Villepin les visas longue durée notamment pour les dirigeants algériens et ben on s'en sert comme d'une façon d'essayer d'obtenir des laisser passer consulaires ça c'est pas de l'insulte c'est pas de l'insulte mais si je vais le faire avec l'Algérie h je vais pas aller le dire aujourd'hui sur ce plateau je le ferai je n'ai pas besoin de le clamer voyez-vous le drame monsieur duamel c'est que vous confondez deux choses la politique étrangère ce n'est pas la politique intérieure et quand vous faites et c'est ce qu'oublie monsieur rotaillo quand vous faites de la politique intérieure avec la politique étrangère c'est-à-dire quand vous utilisez les mots que vous souhaiteriez que j'utilise ce soir et que je ne fais pas par mesure comme sur beaucoup d'autres sujets et bien et bien vous mais comme vous n'êtes pas aux affaires on pourrait attendre peut-êtreage de franchise sur CEJ c'est justement ma franchise à moi c'est d'assumer de vous dire que vous n'irez que dans une impasse en pratiquant cette politique de la terre brûer cela ne fait pas avancer les choses tous ceux qui aujourd'hui pratiquent cette politique de la Déon ciation systématique sans voir ce qu'on pourrait faire pour essayer d'avancer moi ce qui m'intéresse c'est comment on peut renouer les fils entre les deux pays et puis ne l'oublions pas nous avons monsieur boellem Sansal qui est aujourd'hui il faut qu'il soit libéré ou pas mais bien évidemment qu'il faut qu'il soit libéré et il faut le dire très fortement ça on peut le dire mais non mais mais comme mais comme pour le reste mais il faut le dire sur quel registre monsieur diomel aujourd'hui monsieur Boem sans sal il est retenu en Algérie c'est une détention arbitraire ou pas il est détenu en Algérie parce que ne ne me demandez pas d'utiliser les mots qui sont les vôtres j'utilise les mots qui sont les miens c'est une question est-ce que c'est une détention c'est une détention injustifié et personnellement que je condamne mais il est retenu à partir des lois algériennes concernant les déclarations de monsieurem Sansal et ce que les Algériens considèrent comme le circuit il faut partir de ce qui est la réalité de l'autre côté de la Méditerranée si vous voulez faire de la diplomatie en ne regardant que midi à votre porte vous n'arriverez à rien à partir de là avant lois algérien ça veut dire que vous dites quoi au fond si on suit les lois algériennes la détention est plus ou moins c'estd que selon non selon les lois algériennes il y a eu infraction commis par rapport à ces lois évidemment je ne cautionne pas et je le souscrit pas à cette vision mais c'est aujourd'hui ce que les Algériens considèrent partant de là nous considérons nous Français que la liberté d'expression n'est pas négociable et qu'elle doit être respectée qu'il faut donc à ce titre que Monsieur boilem Sansal puisse rapidement trouver la liberté deuxièmement nous considérons que dans l'état de santé de Monsieur boolem sansall et vu son âge et bien un simple principe de compassion doit faire que les Algériens doivent aujourd'hui libérer boilem sansale et lui permettre de revenir en France où il a acquis la nationalité française donc vous voyez si vous voulez essayer de construire un chemin qui permettent de sortir monsieur boilem sans sal euh de la situation où il est il faut essayer de faire une partie du chemin si vous êtes dans la position de juger de dénoncer de de de de de multiplier les invectives à l'endroit de l'Algérie vous n'arriverez à rien une dernière question sur l'Algérie est-ce que c'est une dictature vous savez je vais vous raconter une petite histoire ah ça c'est souvent ça c'est souvent une quand on commence la réponse comme ça c'est qu'onvie de réondre non monsieur parce que vous voyez bien si je vous dis aujourd'hui que c'est une dictature je rentre dans un scénario qui me conduit sur le plan poque et diplomatique à une impasse totale dans nos relations avec l'Algérie il y a non mais donc vous ne dites pas c'est une di non je ne le dis pas un pays qui enferme arbitrairement un écrivain de 80 ans mal avec un dirigeant qui comment dire M en prison son opposition il y a quelques années il y a quelques années le président de la République m'a fait appeler sur ce qu'il devait dire concernant ce qu'il pensait que il devait dire sur un un pays qui a un comportement tout à fait scandaleux sur la scène internationale Amérique latine et il voulait qualifier ce pays de dictature et j'ai répondu si vous utilisez ce terme vous vous privez de toute possibilité de faire avancer le réglement diplomatique avec ce pays alors que nous sommes placés en Europe dans la situation de le faire le mot a été employé et nous avons été marginalisés complètement Dom vous nêtes pas AFF mais Monsieur duamel J'ai toujours donc c'est trop dur de qualifier l'Algérie dictature non non mais on peut ne pas être aux affaires et on peut être un homme responsable j'ai toujours agit comme si j'étais aux affaires une démocratie l'Algérie je ne vous dis pas ça monsieur diamel je vous dis que ces jugements qui vous font plaisir à vous sur votre plateau et qui vous l'espérez feront de la dépêche non c'est pas une dépêche c'est essayer Deir flter dans le dans les ça ne fait pas avancer la situation il faut des gens qui des deux côtés de la Méditerranée seront capables de reprendre langue avec l'Algérie et si vous vous privez de cette possibilité et bien nous resterons dans la situation actuelle et les choses se dégraderont il faut penser à ces millions de binationaux qui existent en France c'est un problème qui est à la fois un problème intérieur et un problème parle bien du pouvoir algérien et non pas des Algériennes des Algériens franco algérien et bien justement la la responsabilité qui est la nôtre qui est celle des dirigeants français ou de ceux qui ont exercé une responsabilité ce n'est pas de clouer au piloris ce n'est pas de condamner tel et tel régime c'est d'essayer de faire avancer les relations avec ce pays Dominique de villepain je voudrais qu'on parle bien évidemment de ce qui va se jouer demain à la Maison Blanche cette rencontre entre Emmanuel Macron et le président Donald Trump objectif notamment pour la France tenter d'imposer les Européens à la table des négociations entre la la Russie et les États-Unis au sujet de l'Ukraine vous connaissez sans doute cette phrase Dominique de Villepin de de Lénine je dis pas que c'est votre référence mais elle est connue il y a des décennies où rien ne se passe et il y a des semaines où des décennies se produisent on a le sentiment que c'est précisément ce qu'on est en train de de vivre dans ces débuts de pour parler de discussion entre les États-Unis et la Russie c'est en effet un un basculement que connaît notre monde un basculement que l'on voit venir depuis déjà un certain nombre d'années il se confirme et dans ce basculement il y a à la fois une dimension idiologique et elle est importante dans la relation entre les États-Unis l'administration Trump et la Russie et il y a en même temps un basculement géopolitique qui fait qu'aujourd'hui ceux qui étaient nos alliés très fidèles et qui partageent avec nous des valeurs une certaine conception de la démocratie et bien euh euh sont absents euh de cette relation ce paradigme démocratique n'a plus la force qu'il avait précédemment et ce qui détermine la politique américaine c'est une certaines formes de mercantilisme et non plus la volonté d'apporter une garantie à l'Europe et ailleurs dans le monde donc cette situation c'est une situation de bascule qui doit nous amener nous à prendre nos responsabilités euh complètement en Europe alors que pendant longtemps nous nous sommes reposés la France beaucoup moins que les autres bien sûr merci au général de Gaulle et et et nous avons donc à trouver ensemble avec les pays européens les moyens de d'agir et de reprendre notre notre notre indépendance c'est une bataille qui se joue pour notre souveraineté pour notre sécurité pour notre indépendance concrètement demain le président de la République va donc échanger avec Donald Trump qu'est-ce qu'il peut lui dire et au fond est-ce qu'il peut à la place qui est la sienne réussir à le convaincre puisqu'on voit bien que Donald Trump est rentré dans une sorte de négociation en disant d'ors et déjà que l'Ukraine ne rentrerait pas dans l'OTAN qu'il n'y aurait pas de retour à la souveraineté territoriale avant 2014 en disant par ailleurs pique pendre de volodimir zelensk qu'il qualifie je cite de dictateur sans élection est-ce que Emmanuel Macron peut réussir à obtenir quelque chose au fond je vais pas vous demander ce que vous lui diriez à Donald Trump si vous étiez à la place d'Emmanuel Macron mais précisément dans cet art de la diplomatie vous avez des rondu sur le sujet précédent que peut obtenir Emmanuel Macron alors d'abord nous sommes dans un dans une séquence comme le disent le diplomates où plusieurs pays européens vont être reçus à Washington le président viendra britannique je disal britannique jeudi le président de la République a réuni les partis politiques le président de la République s'est exprimé sur les réseaux sociaux pour dire ce qu'il dirait à Donald Trump et en particulier qu'il ne fallait pas être faible je crois qu' il faut aller plus loin il faut aller plus loin dans la précision nécessaire vis-à-vis de Donald Trump qui ne sera pas ébranlé par le conseil que pourrait lui donner son ami Emmanuel Macron soit plus fort soit plus intransigent tu ne peux pas être faible avec Vladimir Poutine voilà ce qu'il a dit oui parce qu'on te le reprochera et que ce sera un signe de faiblesse d'ailleurs le le tutoiement en anglais a quelque chose de curieux mais enfin bon il y a deux éléments qui me paraissent déterminants dans le message que nous devons adresser aux États-Unis c'est un message qu'il faudrait pouvoir porter entre Européens et avec les Ukrainiens le premier c'est que nous ne pourrons pas cautionner un accord signé par les États-Unis et la Russie si l'Ukraine et l'Europe n'y sont pas associé ça c'est quelque chose c'est un verrou et un langage que dans l'esprit du deal Donald Trump peut comprendre parce qu'il s'agit clairement de poser un virou nous ne l'accepterons deuxièmement nous ne participerons pas à un accord de sécurité ou un accord de paix c'est-à-dire que nous ne déploierons pas de forte sécurité en Ukraine autour de l'Ukraine dans le cadre d'un éventuel cesser le feu ouais ou d'un accord de paix si nous ne sommes pas partiese prenantes de cet accord avec les ukrainiens et avec l'accord des Ukrainiens c'est-à-dire que nous marquons clairement à Donald Trump que il peut s'engager lui-même mais il ne peut pas nous engager dans la négociation avec la Russie vous voyez il y a quelque chose de très humiliant dans ce qui s'est passé à la fois dans le coup de fil de Donald Trump à Vladimir Poutine et en même temps dans le premier round de négociation qui s'est déroulé en Arabie Saoudite de très humiliant humiliant pour la France pour l'Europe pour nous tous c'est que nous sommes manifestement dans l'esprit de Donald Trump une variable d'ajustement ce qui constitue un véritable régal pour Vladimir Poutine est-ce qu'on a des moyens de pression c'est intéressant les deux points que vous soulevez qui sont d'ailleurs prou les points évoqués par Emmanuel Macron la France est-ce que non c'est pas tout à fait les mêmes sur le fait de dire que rien ne peut se faire sans rien ne peut se faire là c'est c'est concrètement en terme de déploiement des forces et en terme de signature de l'accord quel moyen de pression ont les Européens pour s'imposer à la table des négociation puis fond voilà Donald Trump et Vladimir Poutine échang est-ce qu'il y a une façon de s'imposer à la table de négociation alors il y a une partie dans cette négociation que nous pouvons maîtriser et où nous avons toute notre place il y a une partie qui est plus difficile à maîtriser dans la partie que nous pouvons maîtriser c'est celle qui concerne le règlement de l'affaire ukrainienne et tout ce qui touche à la sécurité de l'Europe ça c'est quelque chose qui évidemment nous concerne au premers chefs et je vous vous rappelle que dans la guerre d'Ukraine l'Europe en montant totau a dépensé un peu plus que les États-Unis c'est dire que nous ne sommes pas quantité négligeable dans cette affaire et c'est dire aussi que dans le cadre de la reconstruction de l'Ukraine bien évidemment qui sera aux avant-postes on a bien compris que Donald Trump ne souhaitera pas autrement que pour des affaires mercantil y participer c'est bien évidemment l'Europe qui participera et on voit bien ce qui aujourd'hui est au cœur de la diplomatie américaine c'est de retrouver l'argent qu'ils ont dépensé d'où ce deal incroyable sur les terres rares où Donald Trump réclame c'est vrai qu'au départ c'est Vladimir volodimir zelensk qui l'a proposé qui réclame 500 milliards de dollars pour les terres rares sur un montant total estimé par valodimas lui-même de 300 et quelques milliards de dollars donc nous sommes dans une situation où manifest justement l'esprit transactionnel l'emporte il faut dire clairement que pour cette partie là rien ne sera possible sans nous sur l'autre partie qui manifestement est la principale puisque on ne voit pas très bien dans cette partie ukrainienne et européenne ce que Donald Trump a gagné ni pour lui ni pour les États-Unis par contre on voit très bien ce qui peut l'intéresser dans la partie de l'accord stratégique c'est à la fois un accord cadre avec la Russie sur l'architecture de sécurité stratégique ce qui concerne la maîtrise des armements ce qui concerne éventuellement la réduction du nombre de têtes nucléair ce qui concerne éventuellement des investissements que les États-Unis pourrai faire en matière énergétique en Russie et puis surtout parce que c'est je crois la grande motivation de Donald Trump Donald Trump veut opérer un jeu de bascule une opération de contournement une sorte d'opération Nixon à l'envers c'est-à-dire gagner la Russie enrôler la Russie de façon à pouvoir se retourner vers la Chine en position de force vous évoquez tout à l'HE il y a un troè élément il y a un troisème élément c'est que dans cette offensive de Donald Trump avec Vladimir Poutine il y a manifestement une collusion idéologique voilà de tenant d'un ultra conservatisme affiché parce que la réalité est quand même un peu différente en matière sociétale mais il y a une ultra conservative qui fait que Donald Trump se sent bien avec les hommes forts c'est-à-dire ceux qui contrôlent leur société et dans des sociétés où toute capacité de réaction et et relativement tenue d'ù l'importance une fois de plus de l'offensive numériqueou est-ce que dans ce cadre les étatsuli sont encore nos alliés vous vous évoquiez tout à l'heure ce qui s'était passé en 2003 et ce discours que vous aviez que vous aviez tenu à l'ONU pour dire non à l'intervention américaine en Irak à ce moment-là il y avait des tensions un discours anti-français développé outreAtlantique est-ce que on risque d'arriver au au au même fossé entre la France l'Europe et les États-Unis compte tenu encore une fois de ce que vous expliquez du de ce que vous appelez une collusion entre Donald Trump et Vladimir Poutine nous sommes à un stade beaucoup plus avancé c'est-à-dire beaucoup plus détérioré puisque c'est une fois de plus on l'a dit un basculement historique vous dites c'est pire encore que c'est pire qu'en 2003 mais 2003 c'éit ce qu'on pouvait penser une rupture ponctuelle avec une administration qui était celle de George bouche dominée par les néoconservateurs là nous sommes dans une évolution historique qui est d'une toute autre nature et d'une toute autre ampleur à la fois sur le plan idologique et sur le plan politique et c'est pour cela que l'offensive qui se fait en Europe c'est une offensive contre l'État de droit quand l'Amérique s'en prend à la liberté d'expression en Europe en au Royaume-Uni en Allemagne un peu partout dans les pays européens on voit bien que ce qu'ils défendent c'est la possibilité de pratiquer une sorte d'ilimitisme il n'y a plus de limite il n'y a plus de règles parce que cela permet à la toutpuissante américaine de prendre la place de prendre le contrôle et voyez-vous c'est tout ce qui me gêne aujourd'hui dans le risque pour notre propre pays c'est que cette contagion de la doctrine Trump d'une pratique du pouvoir qui ne connaî plus de limite vous considrez qu'il une forme de c'est le mot de François Baou il dit il y a une fascination pour Donald Trump d'une partie deopinion vous considérez que une partie de l'opinion une partie de la classe politique française auour' il y a aujourd'hui une sorte d'instinct à la fois de violence et de mort une pulsion qui gagne nos sociétés qui les pousse à la radicalité et voyez-vous dans le le le le discours et l'expérience française la République est au cœur la défense de la République est au cœur et cette défense de la République elle a comme principal point d'appui l'État de droit c'est-à-dire la séparation des pouvoirs le respect des droits fondamentaux une hiérarchie des normes tout cel là constitue notre patrimoine commun qui nous permet de vivre ensemble ce qui me gêne dans ce qui se déchaîne dans notre pays depuis déjà maintenant plusieurs années c'est que peu à peu on voit renier cet édifice et y compris nous parlions de Monsieur retaillot tout à l'heure quand il considère que l'État de droit n'est pas sacré et que c'est quelque chose après tout qui peut-être modifié il y a là sur le plan de l'idéologie une poussée sécuritaire identitaire vers la radicalité qui constitue une véritable pour nos sociétés parce que c'est le champ libre au trumpisme c'est le champ libre aux extrêmes droites et je ne veux pas d'un pays la France ni l'Europe qui sera le terrain de chasse d'une extrême droite avec des pays européens soumis vasalisé ayant à la fois renoncé à être eumême et en même temps ayant renié leur héritage parce que vous voyez monsieur duamel nous avons un héritage et ce qui se fait en ce moment dans cette politique de surenchè et d'équilibre c'est justement le le reniment de ce que nous sommes nous voulons croire comme l'ont fait les Américains et c'est pour cela que vous voyez j'ai je me suis opposé aux interventions militaires quand on n'ont pas d'objectif politique comme aujourd'hui je m'oppose à la pratique d'une diplomatie qui serait sans limite et sans règles et qui seraiit simplement des mots ajoutés les uns aux autres et qui en quelque sorte nous feraient plaisir la diplomatie ce n'est pas l'art de se faire plaisir la diplomatie c'est l'art d'obtenir des résultats en faisant en sorte que les deux partis puisse avancer l'une vers l'autre et trouver un terrain d'entente c'est ça une approche républicaine et démocratique et c'est cela qui sur tous les sujets devient de plus en plus difficile dans notre pays et croyez-moi si je suis là devant vous ce soir vous allez m'interroger sans doute sur je ne sais quelle ambition h il n'y a aucune ambition personnelle mon ambition c'est justement de vous dire ce que je viens de vous dire c'est que la bataille républicaine elle nous concerne tous parce que nous voyons qu'aujourd'hui dans les esprits ce qui est en train de prendre le pouvoir c'est justement cet instinct de violence cet instinct qui n'a pas de limite cet instinct qui ne respecte plus les règles et voyez-vous je terminerai là-dessus ce qui s'est passé ce weekend est une bonne leçon monsieur Bardella il est parti à Washington alors on précise pour ceux qui et d'ailleurs on va sans doute voir des images il devait se rendre à ce qu'on appelle le CPAC c'està-dire la réunion des conservateurs américains il devait TI intervenir et il annule son intervention pourquoi parce que le monsieur que vous voyez sur cette image qui s'appelle Steve Bannon encien consé de Donald Trump fait ce que Jordan Bardella appelle pudiquement je cite un geste faisant référence à l'idéologie nazie alors ce n'est pas à ce moment-là c'est au moment où il est en train de faire de faire ce discours c'est quoi c'est le risque quand on frayille avec ce genre de de de personne vous avez le nez sur l'écran ce qui vous empêche de voir non je commenter je vous le redit vous avez le nez sur l'écran ce qui vous empêche de voir le ouais la grande dimension de cette affaire et en tout cas ce qu'elle révèle monsieur Bardella par le cœur léger à Washington joli voyage il arrive là-bas il pense participer à un meeting et qu'est-ce qui lui est arrivé il a été débordé par l'idéologie qui est la sienne et qu'il porte en France par des gens qui l'ont poussé encore plus loin ce qu'il a constaté monsieur Bardella c'est que les gens comme lui et qui ont maintenant 10 ans 15 ans 20 ans d'avance aux États-Unis et bien ils en sont à faire le salut nazi ça c'est la réalité de la radicalité dont je vous parle c'est-à-dire que plus personne ne peut maîtriser des idéologies quand elles sont portées à l'incandescence et c'est c'est là où la France doit se réveiller c'est qu'il y a dans toutes ces pratiques quelle soit celle d'un ministre qui se lâche à la télévision et qui désigne des bouques émissaires il est trumpiste Monsieur Trump justement je ne veux pas qu'on s'aligne sur l'idéologie que l'on voit aujourd'hui ni sur cette politique ultra radicale qui consiste aujourd'hui à perdre le sens de la République sur tous ces sujets la question c'est qui nous sommes dans quelle mesure la République aujourd'hui nous oblige à des actions responsables à des paroles responsables à rechercher des solutions plutôt que des effets de manche monsieur Bardella a été tout à coup placé devant le fait accompli d'une vague qui l'a submergé et il a été sidéré de voir à quel point cette vague le submergeait voyez-vous c'est ce que j'aimerais que tous ceux qui aujourd'hui sont tentés par ce vote radical puisse mesurer c'est qu'une fois qu'on a enclenché cette idée de la préférence nationale il y a pas de retour c'est AR sur l'immigration c'est AR sur l'autre celui qui est différent on établira des classification de français binationaux un peu moins binational nous rentrerons dans cette logique de autant de sujets Dominique de Villepin qui sont aujourd'hui portés par vos anciens camarades ceux avec qui vous avez gouverné et les partis auquel vous avez appartenu non non je crois que je n'ai gouver avec aucun de ceux dont vous parlez et je n'ai jamais appartenu à ce parti dont vous parlez les républicains jamais pardon mais les républicains c'était l'UMP avant et que je sa vous AZ été qui était les patrons de l'UMP fondateur de l'UMP c'était pas ceux qui sont aujourd'hui aux affaires ceux qui sont aujourd'hui aux affaires c'est les camarades de marche de Monsieur siti pour pour l'essentiel donc on a bien vu la dérive de ce mouvement on a bien vu à quel point ce mouvement ne maîtrise rien parce qu'il courent après il court après des forces extrémistes et il pensent qu'il pour après une fois le pouvoir acquis ils pensent qu'il y aura un ticket retour ce que je sais Monsieur duamel c'est qu'on est comptable de la conquête du pouvoir la façon dont on approche la conquête du pouvoir détermine la façon dont on exerce le pouvoir et aujourd'hui il ne faut plus séparer la conquête et l'exercice il faut faire preuve de responsabilité qu'on soit dans l'opposition qu'on soit au pouvoir vous me demandez de prononcer des mots qui ne sont pas les miens je ne le ferai pas et c'est votre droit et je le constate parce que mes convictions ne sont pas négociables parce que je sais que ces mots en entraînent d'autres et que ces mots sont des armes utilisées par certains pour régler des comptes et ça je ne peux pas l'admettre il nous reste quelques minutes je voudrais avant de parler de la situation nationale dire un mot de ce qui s'est passé en Israël en cette fin de semaine avec la remise des corps de la famille Bibas chiri la maman Kfir même pas 9 mois quand il a été enlevé son grand frère Ariel 4 ans Israël qui dit que le Hamas a assassiné en captivité les les enfants après les avoir pris en otage le le 7 octobre des corps qui ont été remis dans le cadre de cérémonie organisé par le Hamas particulièrement abject musique en fond public assistant au transfert des cercueils euh quel regard est-ce que vous avez porté sur ces mises en scène du Hamas le même que celui que vous venez de porter c'est c'est évidemment c'est évidemment horrible c'est tragique c'est abject et c'est bien et c'est bien pour cela que nous devons avoir la force d'âme la capacité à nous concentrer aujourd'hui sur l'essentiel je je comprends la rage l'émotion qui peuvent saisir tous ceux qui regardent cela les familles bien évidemment et et et et et et une grande partie où tout le peuple israélien mais quel est l'objectif l'objectif c'est d'obtenir la libération de tous les otages et donc il faut aller jusqu'à la fin de cette première phase il faut travailler à l'enclenchement de la deuxième phase et poursuivre ainsi c'est l'objectif d'ailleurs que c'est fixer l'administration américaine et au-delà de cela rechercher une solution durable regardez puisque c'est un élément qui porte quand même une lumière un peu particulière sur le peu de constance de Donald Trump parce qu'il faut vivre il faut apprendre à vivre avec la réalité de Donald Trump il faut apprendre à vivre aussi avec sa volatilité Donald Trump alors que les pays arabes vont se réunir se sont réunis mais vont se réunir dans un sommet d'urgence le 4 mars au Ker a déjà fait savoir que il était convaincu que son idée était la bonne Riviera on Gaza mais que après tout s' y en avait une autre peut-être que c'est celle-là qu'il faut réexplorer donc ça montre que des États qui poussent leur détermination qui proposent une alternative en l'occurrence les pays arabes comme nous nous devons proposer une alternative extrêmement concrète avec un certain nombre d'éléments de verrou nous devons le faire sur l'Ukraine et bien cela montre que quand il y a une alternative et bien les États-Unis ne sont pas forcément obligé de dire non Dominique de Villepin je vrais qu'on parle de politique nationale et notamment des échéances qui vont arriver dans les années qui viennent j'ai j'ai vu sur votre compte x ex Twitter que vous invitiez celles et ceux qui vous suivent à s'inscrire sur un site internet villepin.fr euh par ailleurs vous multipliez des déclarations expliquant que vous ne vous désintéressez pas du débat de 2027 et on en a sans doute encore eu la preuve ce soir vous allez être candidat à l'élection présidentielle là c'est une préparation quand on invite celles et ceux qui vous suivent à à s'inscrire sur un site internet euh vous allez être candidat alors j'ai j'ai d'abord quelques difficultés à à à passer des sujets qu'on vient d'aborder euh au sujet c'est pour ça que je pense qu'on a passé beaucoup de temps sur les sujets faites votre métier c'est pour ça que je le respecte mais moi je je ne met pas sur le même plan tout ça et surtout je vous ai donné le fil directeur je n'ai pas de langages je dis la même chose sur tous les sujets c'est que nous sommes dans une situation tragique et difficile qui appelle à la mobilisation de tous les citoyens j'ai dit la République est menacé la démocratie est menacée l'État naation est menacée l'Europe est menacé et donc nous avons besoin d'un réveil et d'un sursaut et moi je suis ici pour accompagner ce réveil accompagner ça veut dire quoi ça veut dire participer au débat ça veut dire être disponibleager c'est-à-dire partager monsieur duamel une expérience et des convictions moi je n'impose rien je ne je je je propose et je dis vous je dis sur l'Algérie je dis sur les questions internationales je dis sur les questions républicaines il y a un are chemin et on n'est pas obligé de suiv que vous pourez incarner et on n'est pas obligé de suivre le chemin qui nous mène tout droit dans l'alignement et l'asservissement du trumpisme la question de l'Incarnation en politique c'est une autre chose la question des voix de ceux qui aujourd'hui estiment qu'ils sont capables d'expliquer pour une part à un certain nombre de Français les enjeux moi je remplis le devoir qui est le mien je suis un non Premier ministre j'ai exercé vous l'avez dit un certain nombre de responsabilités mon devoir à moi c'est de partager cela surtout quand je vois cand ou en faisant une sorte d'offre de service à celui ou celle qui incarnera il n'y a pour le moment ni l'un ni l'autre mais il y a aujourd'hui sur la scène politique française une très grande confusion et un très lâche soulagement on voit au gouvernement on est content parce qu'on fait un budget qui est le moins mauvais possible on est content parce que les jours passe et qu'on est toujours au gouvernement mais le problème c'est que la France elle a des défis majeurs à affronter et donc je ne suis pas là pour me mettre en haut de laaffiche et pour dire si jamais non et pour dire le chemin vers lequel tout vous porte le chemin qui de très nombreux médias tous les réseaux sociaux vous portent qui est celui de la radicalité de toujours penser que c'est en durcissant c'est en radicalisant que la solution se trouve je vous dis celui-là ne vous mènera qu'à la frustration qu'à davantage de peur et davantage de colère il y a pas d'issu nous le savons vous savez monsieur duamel derrière ce que j'ai dit en matière internationale depuis 20 ans il y a cette idée que la force militaire ne règle rien si elle n'est pas accompagnée d'une exigence politique ce que je dis en politique intérieure c'est que la radicalité ne règle rien en l'absence de toute visionain donc je suis pour l'ordre en France un ordre républicain dit aujourd'ui je suis pour la justice dit aujourd personne ne porte ses idées donc il y a un chemin où vous pourriez vous défendre ces idées mais il y a surtout un chemin où d'autres pourraient les porter avec moi certains pourraient peut-être le les porter mieux que moi et je m'en réjouiraai mais ce que je veux aujourd'hui considérer exactement comme d'autres l'ont fait dans des grand dévous historiques de notre histoire parce qu'on ne peut pas dire monsieur duamel que soit nous sommes dans un moment tragique dans un grand rendez-vous de l'Histoire et ne pas considérer que dans cet état d'urgence il ne faut pas se mobiliser donc ce que je dis c'est que oui rassemblons-nous faisons en sorte que tous ceux qui pensent qu'il y a une autre un autre chemin pour la France un chemin de dignité de respect d'altérité un chemin qui est fidèle à notre héritage d'universalisme et d'umisme son ce sont des mots de quasi candidat domin mais monsieur diumel ce sont les mots que j'ai employé toute ma vie ce sont les mots qui sont les miens parce que ce sont les convictions qui sont les miennes et ce sont surtout les mots qui me sont dictés par des générations de Français qui se sont battus pour leur pays et qui osent he difficil ont sauvé notre pays donc c'est le rendez-vous auquel aujourd'hui nous sommes et c'est le choix auquel aujourd'hui nous sommes confrontés et c'est ce à quoi vous vous préparez je me prépare à intensifier cette parole à travailler une fois de plus avec tous ceux qui conséreront que ce combat mérite d'être mené un dernier mot Dominique de Villepin sur vous dites avec qui et quand on regarde les sondages on peut avoir peut-être une idée puisque vous avez fait une entrée remarquée dans le baromètre le point cluster 17 des personnalités politiques vous êtes numéro 2 de ce class derrière Marine Le Pen avec 35 % de de popularité ce qui est fascinant quand on regarde dans le détail c'est que cette popularité vous la devez surtout au sympathisant de gauche vous êtes par exemple la 3oème personnalité politique préférée des électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2022 avec ben voilà on le voit 58 % d'opinions positives derrière Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier donc c'est quoi vous allez faire un un ticket avec Jean-Luc Mélenchon en 2027 je vous ai parlé de de politique politicienne de politique partisane d'alliance mais monsieur diumel c'est pas c'est pas le combat qui est le mien si aujourd'hui il y a un certain nombre de Français qui peuvent écouter avec attention ce que je dis c'est justement parce que je n'entre à aucun moment parce que voyez bien qu'ils sont davantage à gauche qu'à droite mais mais toutes les bonnes volontés tous ceux qui se retrouvent dans cette exigence républicaine humaniste universaliste tous ceux qui considèrent que la France est en train de dériver vers un modèle qui n'est pas le nôtre et qui est en train de renier l'héritage qui est le nôtre tout cela oui je veux qu'il puisse s'organiser je veux qu'il puisse travailler ensemble et après à partir de là chacun verra la façon dont il veut porter le combat aux prochaines élections c'est quand même étonnant de voir que ceux qui vous soutiennent aujourd'hui sont sans doute ceux qui manifestaient contre le CPE quand vous étiez Premier ministre en 2005 ont peut-être oublié ou alors c'est vous qui avez changé mais oui mais c'était quoi le CPE monsieur di contrat première embuchche oui mais c'était quoi ah c'était un contrat différencié pour les jeunes quand ils entraient sur le marché du travail ce qui était vu à l'époque comme une façon de précariser les jeunes et c'était te contester par l'intégralité de ceux qui aujourdhui visibement dans les Mons monsieur diumel c'était quoi c'était l'une des clés de la loi égalité des chances au lendemain de la crise des banlieux qui visait à permettre à ceux qui n'avaient aucune opportunité sur le marché de l'emploi de pouvoir rentrer dans le marché de l'emploi donc vous voyez bien que oui ça n'a pas été compris hier oui et j'ai commis sans doute beaucoup d'erreurs dans la façon de l'expliquer mais c'était dicté certainement pas par une politique libérale ou qui visait à précariser qui que ce soit c'était au contraire la possibilité de rentrer sur le marché de l'emploi pour ceux qui en étaient rejetés al tout tout dernier mot puisque ensuite on retrouvera Robert Menard et Fran Olivier gisberg dans le cadre de ce travail vous avez commencer à collecter des parrainages de l'argent parce que pour faire une campagne il faut de il faut une machine pas seulement avoir un talent oratoire qui permet de venir sur les plateau télévision n'ayant pas eu la réponse que vous souhaitiez à la première question vous posez maintenant la question numéro 20 qui est celle des parinages écoutez monsieur du ML si la question des parinages se pose un jour je vous le dirai mais croyez bien ce n'est pas mon combat aujourd'i des fin de de campagne mais de la même façon aujourd'hui c'est pas mon souci vous voyez bien je je je viens avec mes convictions je viens avec mes idéaux et et quel qu'en soit le prix et quel qu'on soient les risques car croyez-moi c'est pas facile en France aujourd'hui de porter les idées que je porte mais vous prendrez ses risques c'est beaucoup de solitude et c'est évidemment beaucoup de critique mais c'est c'est l'honneur de la politique que de défendre ses convictions et je crois que ceux qui ont écouté cet entretien intéressant en tireront leurs conclusions sur vos ambitions à venir merci Dominique de Villepin ancien Premier minre d'être venu nous voir dans ces pas tous les jours dimanches je signale ce rendez-vous demain journée spéciale précisément sur cette rencontre à la Maison Blanche