17 octobre : LCI demande à Jean-Luc Mélenchon s’il condamne… il venait de le dire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous cette journée de mobilisation ?
- 2:55RelanceRéponse directe
Vous condamnez les violences contre les mairies ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Face aux pillages, quelle doit être la réaction ?
- 5:08OuverteRéponse partielle
Pourquoi le gouvernement vous accuse-t-il d'attiser les tensions ?
- 5:52OuverteRéponse partielle
Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de ne pas calmer la jeunesse ?
- 6:37OuverteRéponse directe
Pourquoi le président prend-il la parole ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« Hier, la France a montré deux visages. D'un côté, des centaines de milliers de personnes mobilisées pacifiquement contre la vie chère. De l'autre, des violences, des bâtiments publics attaqués, des commerces pillés, des affrontements avec les forces de l'ordre. »
- 2:11Fait
« Le choix n'est pas là. Le choix, il est entre une population, sa jeunesse dans une crise très profonde, morale, psychologique, économique et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le pourrissement. »
- 4:24Fait
« Gouverner, c'est prévoir. Et selon lui, rien n'a été prévu. Donc vous voyez, le fond de l'affaire, c'est d'empêcher qu'on en arrive à ce point. »
- 5:08Fait
« La date du 17 octobre, elle est présente dans dans mon calendrier depuis le 3 septembre. C'est-à-dire qu'on sait depuis le début du mois de septembre et rien n'est prévu. »
- 5:08Fait
« Ils sont juste pour accueillir le pape à Paris. Le dispositif était énorme alors que le ministre de l'intérieur reconnaissait lui-même qu'il n'y avait aucune menace ciblée. »
- 5:52Fait
« Il y avait pour appeler à la manifestation du 17 octobre et les gilets jeunes tous les syndicats d'étudiants, tous les syndicats de lycéens et deux confédérations syndicales dont la CGT qui est pas une organisation irresponsable. »
- 7:21Promesse
« Cherté de la vie, bloquer les prix. Les revendications des étudiants, c'est simple à régler. Inscrivez les 10 milliards dans le budget qui arrive là puisque justement c'est la session budgétaire et supprimée par cour. »
- 8:02Fait
« À moi, oui, on demande sans cesse. Il y a des enquêtes à l'IGPN ? Oui, d'accord. C'est ça les en c'est bien les enquêtes de l'IPN, mais nous aussi on a une enquête de nous-même sur nous-même. »
- 9:30Fait
« Sur les revendications, presque rien. Sur les violences et la police, la majorité. »
- 10:15Chiffre
« Quand on parle de la vie chère, on parle pas d'un itame, on parle de 9 millions de gens qui sont dans la pauvreté, on parle de gens qui ne mangent plus à leur fin. »
- 10:55Chiffre
« Monsieur Macron a été capable de lâcher 10 milliards au gilets jaunes. Qu'est-ce qui l'empêche d'en faire autant avec la jeunesse ? »
- 10:55Fait
« La dette et les intérêts qui n'est pas la même de Ah oui, mais c'est lui qui l'a créé. »
- 11:40Fait
« Pour le Covid, il n'y avait pas assez de masque. Là, allons croire, il y avait même plus assez de grenades, hein. »
- 13:04Chiffre
« Je rappelle, il y a 250000 personnes embauchées dans ce pays pour être policiers ou gendarme et le jour où va se manifester l'une des plus puissantes éruptions sociales, ce que tout le monde sait avant, il y en a plus que 10000 à mettre pour tout le pays. »
- 24:58Chiffre
« En une nuit nous avons obtenu 30 % d'augmentation du SMIC. La reconnaissance de la section syndicale j'en passe et des meilleurs dans les entreprises. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Jean-Luc Mélenchon sur LCI après les violences en marge et des manifes contre la vie chère. Écoutez bien, aller mettre le feu à la mairie de Limoge, c'est un crime parce que c'est c'est notre symbole collectif. C'est la maison du peuple, elle est à tout le monde. Et la même chose pour la mairie de Marseille où on a laissé à l'abandon. Je veux dire, le maire s'est retrouvé tout seul euh euh avec des gens qui essayaient qui ont enfoncé la porte avec un bélier. Enfin bref, vous le condamnez très clairement. Mais ça c'est toujours le grand mot. condamner. Allez, d'accord, je vais condamner. Ça change quoi madame ? Dites-moi qu'est-ce que ça change ? Il venait de le dire feu à la mairie de Limoge, c'est un
crime. Et on lui demande quand même s'il condamne. Et cette question sous une forme ou une autre, elle va revenir pendant tout l'entretien. Dans cette vidéo, je vous montre ce qu'il a vraiment dit et ce qu'on lui a vraiment demandé sur toute l'interview. Combien de questions sur la vie chère à votre avis ? Hm, j'ai compté. Il a aussi fait des demandes très précises au président juste avant son allocution et à la fin je vous montre ce que le président a répondu. Dans ma dernière vidéo, je vous montrais comment les chaînes d'info ont passé le feu en boucle. Regardez le côté de l'écran dès les premières secondes de
l'entretien. Bonsoir Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir. Hier, la France a montré deux visages. D'un côté, des centaines de milliers de personnes mobilisées pacifiquement contre la vie chère. De l'autre, des violences, des bâtiments publics attaqués, des commerces pillés, des affrontements avec les forces de l'ordre. Vous êtes aujourd'hui directement misise en cause par le gouvernement Laurent Nunes, le premier. Des manifestants pacifiques, elle le dit elle-même, mais à l'image, à côté de lui, c'est le feu. [rires] Première question. comment il qualifie cette journée. Écoutez, je suis comme tout le monde sous sous le choc des images. Alors, il y avait déjà les étudiants, les lycéens, sous le choc des violences policières et
puis maintenant voilà les commerçants. Et mon expérience des situations de crise me font dire que ce qui compte avant tout, c'est de maintenir une capacité de discernement de sang froid. Donc mon premier message c'est n'écoutez pas le discours du premier ministre quand il dit entre les pillards et les policiers il faut choisir son camp. Le mot camp est détestable dans cette affaire. Et monsieur Bardella a repris la même expression. Non pour moi le choix n'est pas là. Le choix, il est entre une population, sa jeunesse dans une crise très profonde, morale, psychologique, économique et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le
pourrissement. Sous le choc des images, une pensée pour les commerçants du sang froid. Voilà ses premiers mots et choisir son camp, c'est bien l'expression du Premier ministre sur BFM TV, le soir des violences. le camp de la République et des forces de l'ordre ou celui des casseurs. Choisir son camp, c'est encore une façon de diviser. Pour lui, la vraie question est ailleurs. Qui devait empêcher ça ? Mais la journaliste le ramène sur les pillagesurgent. Pillage, c'est un peu compliqué. Face au pillages, c'est un petit peu compliqué. Il faut réagir. Il faut une manière de réagir face à ces pillages qui sont incessants dans la nuit. La manière de
réagir, c'est d'empêcher qu'il y ait des pillages. Donc le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, hein, la sûreté publique, c'est une technique, c'est un métier. C'est pas on prend des gens et on compte sur la brutalité pour parce qu'on pense que la brutalité c'est efficace, c'est une technique. Comment on organise ? Comment on fait ? Gérer la violence au fond, ça veut dire qu'on a échoué à l'empêcher. Gouverner, c'est prévoir. Et selon lui, rien n'a été prévu. Donc vous voyez, le fond de l'affaire, c'est d'empêcher qu'on en arrive à ce point. Et là, on a fait exactement le contraire, c'est-à-dire qu'il ne se passe rien pendant plus de [raclement de gorge] 10 jours et puis euh tout d'un coup euh c'est des policiers à toutes les portes des
lycées, euh commence des violences de toutes sortes et on est parti dans un cycle qui est celui du pourrissement. Et là, des policiers devant les lycées, oui, mais pour protéger les commerces, ils étaient où ? Pour lui, tout tient dans une comparaison. Andra vrai, permettez-moi de vous dire qu'il est tout à fait étrange. Comment ont-ils pu ceux qui dirigent se tromper à ce point ? La date du 17 octobre, elle est présente dans dans mon calendrier depuis le 3 septembre. C'est-à-dire qu'on sait depuis le début du mois de septembre et rien n'est prévu. Et qui est là ? Monsieur Nunè qui est l'homme qui a organisé les services de renseignement dans notre pays qui en était le dirigeant. il a rien vu. Et alors que il met il est capable de mettre 14000
personnes dans la seule ville de Paris pour accueillir dignement le pape et en toute tranquillité, là il y en a 10000 pour toute la France. Alors quel amateurisme est là en place ? J'ai vérifié les chiffres hein. Ils sont juste pour accueillir le pape à Paris. Le dispositif était énorme alors que le ministre de l'intérieur reconnaissait lui-même qu'il n'y avait aucune menace ciblée. Laurent Nounz, c'est un ancien patron du renseignement. [rires] Merde ! Mais alors, pourquoi c'est lui que le gouvernement accuse ? Le gouvernement vous reproche Jean-Luc Mélenchon d'attiser les tensions ou en tous les cas de ne pas avoir su calmer
une partie de cette jeunesse qui vote pour vous ? Vous leur répondez quoi ? Bah c'est absolument incroyable de quel droit il se mêle. Pourquoi moi ? Enfin il y avait pour appeler à la manifestation du 17 octobre et les gilets jeunes tous les syndicats d'étudiants, tous les syndicats de lycéens et deux confédérations syndicales dont la CGT qui est pas une organisation irresponsable. Alors, ils s'en prennent à moi. Pourquoi ? Parce que il préparent en réalité l'élection présidentielle. Il y a que ça qui les intéresse. C'est pas la situation quotidienne des gens. Moi, [rires] à entendre les reproches, on finirait par croire que c'est lui qui gouverne. Lui, il voit un calcul pour la présidentielle. Et je vois déjà la prochaine question du sondage. Euh, ne
pensez-vous pas que Mélenchon a provoqué les manifestations ? Pour lui, c'est le président qui joue le pourrissement et il a son idée sur le moment choisi pour prendre la parole. Il prend la parole ce soir. Pourquoi ? Parce qu'il s'en va pour 4 jours aller nous impliquer dans une guerre qui ne nous intéresse pas dans le golf. Et il nous laisse pendant ces 4 jours dans les mains de Nunè le cornu et de gens qui sont des spécialistes de la pagaille organisée. Et va-t-il ce soir régler au moin ? Pardon ? C'est aussi une réponse sur les carburants la vie chère, c'est aussi une réponse de se déplacer à l'étranger. Bah ah bon ? Vous pensez qu'il va chercher de l'essence ? Vous plaisantez ? Vous pensez qu'il va chercher de l'essence ? [rires] La repartie est partie toute seule hein
et un peu plus loin, il la ressort au moment de formuler ses demandes. Vous voyez ? Par conséquent, voici ce dont nous avons besoin, monsieur Macron, puisque vous partez faire vos courses et chercher de l'essence comme on vient de me le dire. Et bien avant de partir, vous devez répondre à la demande populaire. Cherté de la vie, bloquer les prix. Les revendications des étudiants, c'est simple à régler. Inscrivez les 10 milliards dans le budget qui arrive là puisque justement c'est la session budgétaire et supprimée par cour. Pardon de vous dire que c'est ça qu'il avait fait pour les gilets jaunes quand on était arrivé au point où c'était la bataille généralisée. Et quand on voit les r pardon et je suis faut pas les oublier les commerçants, il faut les indemniser
tout de suite commerz les prix. de l'argent pour les étudiants, la fin de parcours et les commerçants indemnisés tout de suite. Gardez bien ces demandes en tête. À la fin, je vous montre ce que le président en a fait. C'est juste après que vient le moment du début, la mairie de Limoge, le crime, puis vous le condamnez, il condamne et il enchaîne. Et est-ce que monsieur le président de la République, est-ce que monsieur le ministre de la police va dire que lui il condamne ceux qui ont tiré à vous portant sur un jeune homme en lui détruisant la figure et l'œil crevé et l'autre œil crevé et la mutilation ? À moi, oui, on demande sans cesse. Il y a des enquêtes à l'IGPN ?
Oui, d'accord. C'est ça les en c'est bien les enquêtes de l'IPN, mais nous aussi on a une enquête de nous-même sur nous-même. On connaît le résultat d'avant. Une enquête de nous-même sur nous-même. La formule fait sourire, le sujet beaucoup moins. Avant même la journée de mobilisation, des adolescents avaient déjà été gravement blessés. Un lycéen a perdu une main, un autre l'usage de l'œil et un plus jeune encore a eu la mâchoire brisée. Alors ce fameux décompte sur l'entretien, combien de questions sur la vie chère ? Hm. Faites votre pronostic. J'ai regardé l'interview en entier. Le résultat est sans appel. Sur les revendications,
presque rien. Sur les violences et la police, la majorité. Et à un moment, les questions sur la police ne s'arrêtent plus pendant tout un plan de l'entretien. C'est le même sujet sur tous les angles. [rires] Pour être juste, elle le laisse parler longtemps, hein. Elle le coupe peu et ça c'est devenu rare. Mais quand il ramène la discussion sur le fond, voilà ce qu'il dit. au moins éteigner le feu de la revendication puisque nous sommes à peu près tous d'accord pour dire que les revendications sont fondées. Enfin madame, quand on parle de la vie chère, on parle pas d'un itame, on parle de 9 millions de gens qui sont dans la pauvreté, on parle de gens qui ne mangent plus à leur fin. On parle de gens qui sont enfermés chez eux parce
qu'ils ne peuvent plus sortir à cause du prix de l'essence. Voilà de quoi on parle. On n'est pas en train de régler un problème de caractère ou de bonne entente entre nous. Quand on s'aime la misère, on récolte la colère. Et quand il réclame de l'argent pour la jeunesse, on lui oppose la dette. Monsieur Macron a été capable de lâcher 10 milliards au gilets jaunes. Qu'est-ce qui l'empêche d'en faire autant avec la jeunesse ? Là, nous parlons de notre futur à tous. La dette et les intérêts peut-être Jean-Luc Mélangeon, pardon. La dette et les intérêts qui n'est pas la même de Ah oui, mais c'est lui qui l'a créé. Alors, il peut pas avoir non plus au tirage, au grattage tout le temps raison. Non mais bien sûr la dette ses intérêts. Et alors nous parlons de 10
milliards, vous savez comme il y a de dette 3500. Alors commençons pas à faire les des économies de de bout de chandelle, il faut répondre, je le redis, notre plus grande richesse et là nous n'en avons pas d'autres. La matière grise et l'enthousiasme de la jeune génération. au tirage et au grattage quand il a fallu calmer les gilets jaunes l'argent on l'a trouvé hein. Retenez sa dernière phrase sur notre plus grande richesse parce que la question suivante la voilà. Est-ce que la police fait partie de nos richesses ? Euh richesse, non, je dirais pas ça. Elle remplit, elle a un métier et elle obéit. Alors, elle reçoit des ordres aberrents. Obéi a des ordres aberrents et à partir de là, c'est la police.
Encore la police. Mais c'est de l'incompétence ou c'est involontaire ? L'incompétence totale. Puis il raconte le départ du cortège à Paris. On donne comme point de départ la place de la République. La manif a pas commencé que déjà l'accès est impossible parce que on a tiré des gaz de tous les côtés au point que comme nous avons des oreilles très grandes, nous savons que les policiers n'avaient plus de grenade. Ils ont donc terminé à asperger les gens. Donc le point de départ impossible de partir ensemble. Pour le Covid, il n'y avait pas assez de masque. Là, allons croire, il y avait même plus assez de grenades, hein. Et des manifestant raconte la même chose. Des cortèges calmes gazés avant même d'avoir rejoint la manife, des jeunes gazés au
bout de quelques minutes. Et quand la journaliste revient aux grenades, les grenades, vous en voulez pas non plus, Jean-Luc Mél. Pardon. Les grenades, vous en voulez pas non plus. Les grenades de des encerclements, c'est pas trop votre truc. Attendez, attendez. une chose après l'autre. Je ne comprends pas votre question. Je commence donc par terminer ma réponse. Sa réponse, il la termine effectivement. Pour lui, c'est de l'incompétence. Mais la journaliste a une autre hypothèse. Donc c'est un calcul politique en réalité. Ah ben ça c'est vous qui le dites. Moi si je dis ça, non mais attendez, je dis il faut éviter la brutalité, la violence et le reste et on me répond c'est vous qui y appelez. Alors si jamais je me je me mêle de dire il le savaient, ils l'ont fait exprès, on va
dire que je suis un complotiste. Non, je me contente d'observer que du point de vue de ce que savait faire la police dans notre pays il y a encore 30 ou 40 ans, il ça pu le faire et que c'est n'importe quoi. Je rappelle, il y a 250000 personnes embauchées dans ce pays pour être policiers ou gendarme et le jour où va se manifester l'une des plus puissantes éruptions sociales, ce que tout le monde sait avant, il y en a plus que 10000 à mettre pour tout le pays. Il y a un problème de compétence soit du renseignement, soit des exécutants. Dans son propre camp, beaucoup en sont persuadés. C'est voulu, c'est calculé. Lui refuse d'aller jusque là. Il s'en tient à l'incompétence. Plus prudent que
bien de ses soutiens, hein. C'est au point que des gens comme vous peuvent me poser à moi la question de savoir s'ils l'ont fait exprès ou pas. Et ben, je vous laisse la question sur les genoux. Débrouillez-vous avec. Moi, je me contente de dire que c'est de l'incompétence. Mais un peu plus tard, elle lui pose la question qui pour moi résume tout l'entretien. Non, mais personne pris pour cible, ni les manifestants ni les policiers. Ça c'est une possibilité de faire quoi ? Bah que ni les policiers la situation n'est pas la même ni les manifestants ne soient pourquoi ? Non non, la situation n'a rien à voir. Dans le cas des policiers, ça s'appelle les risques du métier. Tandis que quand on parle des manifestants, on parle des droits des citoyens. Vous voyez, ça n'a rien à voir. Rien à voir.
Ils ne prennent pas le risque de manifester. Mais j'espère bien que non. C'est pas un risque de manifester ces enroits. C'est un risque si quelqu'un vient l'en empêcher. Vous pouvez avoir des bandes qui arrivent et empêchent la manifestation. Mettez les choses à leur place. Sinon, c'est la confusion. On n'est pas une grande bande de potes. On est une société organisée avec des gens qui ont un point de vue, des gens qui sont de l'autre. Il y a des gens qui manifestaient hier et puis d'autres qui disaient pas du tout, ça vaut pas la peine de manifester, vous faites des histoires. Ça s'appelle la démocratie. Ils ne prennent pas le risque de manifester. [rires] Dans la question, manifester devient un risque. [rires] Lui répond que c'est un droit et que le
risque c'est quand quelqu'un vient vous empêcher de l'exercer. Il y a pas si longtemps, des parents allaient manifester avec leurs enfants sur les épaules. Désormais, des manifestants raconte qu'ils prennent du gaz avant même le départ du cortège. Parfois même en sortant du métro, qu'une question pareille soit posée tranquillement sur une chaîne d'info. Ça montre jusqu'où on a glissé, hein. Si vous voulez voir les entretiens en entier et pas seulement les phrases qui tournent en boucle, abonnez-vous. C'est comme ça que la chaîne grandit. Juste avant cette question, il y en avait une autre sur un slogan Akab. Sa réponse, vous l'avez
peut-être déjà vu passer. Coupée. La voici avec ce qui l'entourent. Et que viennent faire des slogans comme Akab, All Cops are bastards tous les flics, il faut le dire parce que c'est comme ça que ça se traduit, sont des bâtards. Est-ce que ça a sa place dans des manifestations pour vous ? Bah oui, tous les slogans ont leur place. Vous savez, je peux vous chanter mor au vach mor à la sûreté et cetera. Ça fait 100 ans que ça dure. Vous vous savez qu'on est en France ici, vous savez comme moi, vous les connaissez, ils sont comme ça. Et puis euh il y a un rapport à l'autorité qui a toujours été paradoxal. C'est-à-dire qu'à la fois on en veut et de notre côté on la supporte pas. La France est comme ça. Mais c'est ça, c'est bon. Ils sont à la fois capables d'être moqueur, d'être des fois
insultants et en même temps de savoir se regrouper. Beaucoup de manifestants le disent, c'est pas la police qui déteste, c'est l'obéissance à certains ordres. Elle lui demande s'il reprend le slogan à son compte. Il parle du tempérament français puis de ce que vivent les gens. Et elle repose la question. Moi, ma situation matérielle est extrêmement favorable. Je pourrais être chez moi les pieds dans mes pantoufles. Mais si je décide comme d'autres de me mettre en mouvement, c'est parce que je sais que la vie est devenue insupportable. pour le commun des mortels et d'abord j'ai pas besoin d'aller bien loin dans ma propre famille je vois la tension la misère se répandre autour de nous alors qu'il y a une richesse incroyable qui est accumulée dans ce pays
et vous le reprenez pas à votre compte j'aimerais vous reposer cette question Jean-Luc Mélenchon à Cab est-ce que vous le reprenez à votre compte ça dépend des jours et des heur c'est vrai oui bien sûr je suis comme tout le monde et vous racontez pas d'histoire vous en êtes au même point le jour où vous trouvez Oui oui oui [rires] que je viens faire làdedans parce que vous êtes comme tous les Français et les françaises c'est-à-dire qu'il y a des moments où comme on dit vulgairement, c'est trop quoi. Alors là, à ce moment-là, par exemple, si vous plantez un clou et que vous ratez le clou avec votre marteau, que c'est sur votre doigt, je vais m'énerver sur moi-même, je pense certainement. Et surement que vous diriez des choses que vous regretterez de sang froid. Non, prenez la vie dans
sa simplicité et dans voilà comme elle est. N'allons pas faire de je ne sais quel slogan, l'affaire du siècle. Regardez ce qu'il fait. Il a fait entrer dans l'exemple avec le marteau et le doigt. D'un coup, la journaliste redevient une citoyenne comme les autres. Ça dépend des jours et des heures. C'est cette phrase là qui circule toute seule. Maintenant, vous avez le reste. Après le risque de manifester, elle passe au mortiers d'artifice. Mais par exemple, des mortiers d'artifice ont été utilisés par certains manifestants. Est-ce que dit ça va tout le long de notre entretien va porter ? Mais qu'est-ce que j'ai pas pris de mortier ? Non, non, je vous pose la question. pas ce que c'est. Non mais je vous pose la question quand vous le voyez, on l'a vu sur les images.
Je pose à tous les responsables politiques. Jean-Luc Mélang très honnêtement c'est-à-dire que si j'avais eu Marine Le Pen en face de moi, je leur posé la même question mais des mortiers d'artifice qu'on a vu dans les rues, certains vous disent bon bah c'est disproportionné. Est-ce que vous êtes d'accord avec cela ou pas ? C'est là attendez mais vous n'aurez évoqué que ça. Est-ce que qu'est-ce que vous pensez d'un tir à bout portant dans la figure et les dents d'un je d'un garçon ou crever un œil volontairement ? Qu'est-ce que vous en par ? Ah mais tout déamnable. Et ben alors donc moi j'en suis au même point que vous. Tout est condamnable. C'est elle qui le dit et il répond qu'il est du même avis. À partir de là, l'entretien change de temps. Alors sur les violences,
qu'est-ce qu'il a vraiment dit ? Mettre le feu à une mairie, c'est un crime. Il condamne même s'il demande ce que le mot change. Et les commerçant pillés, il faut les indemniser tout de suite. Sur la violence, il l'avait dit plutôt sans ambiguïté. Je ne donne pas raison à la méthode, c'est le contraire madame. C'est moi qui dois m'expliquer lorsque il y a de telles méthodes. Alors que j'ai toujours appelé à la non violence. Écoutez, entre le début du mois de septembre et l'heure à laquelle nous parlons, j'ai déjà fait 10 fois un discours sur la nécessité d'en recourir à la non violente. Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique qui en est fait autant que moi dans ce domaine ? Vous
Il insiste aussi, c'est pas et les filles qui dirigent le mouvement. Mais nous ne dirigeons pas le mouvement populaire, il se dirige lui-même par ses syndicats et ses assemblées. J'y tiens madame parce que sinon on bélange tout. Je ne suis pas la direction et mes camarades ne sont pas la direction de ce mouvement. Ce sont les jeunes gens qui le dirigent et les syndicats. Quant à nous, nous dirigeons ce que nous faisons dans les assemblées et en nous interposant. Mettez chacun à sa place sinon c'est la confusion. Et reste une question. Des manifestants disent qu'on leur a volé leur manifestation. Mais volé par qui ? Mais vous entendez ces manifestants qui disent "On nous a volé notre manifestation." Ah ben bien sûr.
Mais qui leur a volé la manifestation ceux qui ont gazé tout le monde au point de transformer tout ça en une cue et puis ceux qui ont profité du désordre pour passer à d'autres actions avec lesquelles moi je suis pas d'accord et que je perds mon temps à me justifier ici de choses que je n'ai jamais voulu puisque je dis toujours le d'ailleurs en a qui m'envolent he qui disent oui Mélenchon c'est un modéré il veut pas non j'ai dit ce que j'avais à dire je soutiens le mouvement de la jeunesse et des étudiants et je soutiens leur revendication après me demander pas de soutenir je sais pas quoi les mortiers les machin tout ça c'est pas mon affaire Ceux qui ont gazé tout le monde et ceux qui ont profité du désordre. Les mortiers, c'est pas son affaire. Et quand on lui demande ce qu'est la
révolution pour lui, la ligne est la même. Alors, les uns veulent régler ça à coup de pied. C'est pas ma vision des choses. Moi, je crois aux élections. Je crois à ces choses-là, je crois à la au dialogue, je crois au votes. Alors, il y a une majorité, il y a une minorité. Voilà. Et puis d'autres pensent que c'est l'action directe qui permet de régler ça. Ce débat continue d'une certaine manière. Vous me voyez là moi en face de vous en train de répondre d'agissement et de comportement auquel je n'ai jamais adhéré [raclement de gorge] et auquel je n'adhère pas davantage aujourd'hui. Je crois aux élections, je crois au votes. Voilà l'homme qu'on accuse de souffler sur les braises. Vers la fin, une question plus personnelle. Mais j'arrive pas à savoir depuis tout à
l'heure si j'ai un Jean-Luc Mélenchon plein d'espoir ou plein d'inquiétude. Les deux. Plein d'espoir parce que ces jeunes gens sont assez extraordinaires. Ça ça m'a rempli le cœur de joie parce que j'ai connu les années horribles, les années 90. Alors, on avait réussi à convaincre la jeune génération que le grand rêve de la vie, c'était d'être milliardaire, de faire d'être, vous savez les gens qui font du trading, du fric, quoi. Et je vivais très malheureux cette période me disant ils savent pas qu'ils vont dans le mur. Et puis tout d'un coup, j'ai revu réapparaître une aspiration écologique, collectiviste, solidariste et [soupir] enfin, je
retrouvais mon pays comme je l'aime. Cette jeunesse, beaucoup la croyaient perdu. Elle est dans la rue et pas seulement les plus démunis. Il y a aussi des jeunes plus favorisés qui disent qu'ils ont des privilèges mais qu'ils doivent être solidaires. Mais il y a l'inquiétude et puis l'inquiétude c'est ces gens-là qui nous dirigent. Tout ça tout ça leur passe au-dessus de la tête. Vous voyez, je suis sympa. Je fais comme si je pensais qu'ils ne savaient pas ce qu'ils sont en train de faire. Mais je ne voudrais pas qu'il convainque la jeunesse de notre pays qu'aucune voix légale, qu'aucune voix électorale, qu'aucune voie démocratique ne mène nulle part. Parce que j'ai connu des pays où on a convaincu les jeunes que
rien ne servait à rien. Et la suite est terrible parce que vous n'empêcherez jamais la cocotte minute de voir la température monter. Il faut donc que la vie normale, c'està-dire les contradictions, des fois avec des excès de langage, d'autres fois avec des langage insuffisant puisse avoir lieu. Que la vie démocratique, la vie tout simplement puisse avoir lieu. Voilà ce qui m'inquiète. Faire croire à toute une génération que voter ne mène nulle part. C'est ça sa vraie inquiétude parce qu'une cocotte minute, on ne l'empêche pas de monter en pression en appuyant sur le couvercle. Décortiquer un entretien en entier, compter les questions, vérifier les chiffres, ça prend du temps. Si vous voulez soutenir ce travail, il y a le
tipi de la chaîne, le lien est en description et merci à celles et ceux qui le font déjà. Puis vient une prédiction. Quand j'apprends que le président après avoir confirmé les deux gugus qui ont planté ce pays comme on vient de le voir, monsieur le cornu et monsieur Nunz, le couple du siècle nous ont mis dans cette situation. Lui, il s'en va 4 jours. Ça veut dire il va nous faire la leçon de morale demain en disant "La violence est insupportable, au revoir et merci. Je reviens dans 4 jours." Non, président, mettez un terme à cette histoire, régler les revendications et accepter une fois de remballer avant qu'il soit trop tard. Il propose aussi un modèle au premier ministre Pompidou hein. Alors en tout
cas qu'a fait Pompidou ? Bah il a réuni tout le monde. Et pourquoi faire ? Et bien pour en lâcher un maximum. En une nuit nous avons obtenu 30 % d'augmentation du SMIC. La reconnaissance de la section syndicale j'en passe et des meilleurs dans les entreprises. Vous vous rendez pas compte compte tenu de votre âge de ce que c'était d'apprendre qu'on avait le droit de faire des syndicats dans les entreprises. C'était la révolution. Et quant au couvre-feu que certains réclament déjà ? Alors dans la réponse immédiate, certaines personnes ont appelé désir puisqu'ils ont vu que les pillages ont commencé tard dans la nuit à un couvre-feu et à l'état d'urgence. Si c'est annoncé ce soir, quelle serait votre réponse à ça ? Ma réponse c'est bon. Cataplasme sur une jambe.
Alors le président, qu'est-ce qu'il a annoncé ? Le soir même le président a parlé de la colère, de la honte. Rien qui ne justifie les pillages, des casseurs qui devront payer et une promesse être intraitable. La leçon de morale, il avait annoncé avant même la locution. Ensuite, les mesures, les prochaines manifestations pourraient être encadrées voire interdites et le Premier ministre va réunir tous les partis pour leur demander de clarifier leur position sur les incidents, hein. La question qu'on lui a posé pendant tout l'entretien, le gouvernement va donc la poser à son tour à tout le
monde. [rires] et ses demandes à lui h le blocage des prix la fin de parcosup rien. Les commerçants une promesse de traiter leur demande les étudiants et les lycéens une réunion et le couvre-feu qu'il jugeait grotesque n'a pas été annoncé. Pompidou lui avait réuni tout le monde pour négocier. Là partis sont convoqués pour clarifier leur position. Pour lui, la racine de cette crise est politique. Un pouvoir qui a perdu les législatives et qui gouverne comme s'il les avait gagné. Le principe de la démocratie, c'est que vous acceptez de perdre. C'est pas d'accepter de gagner. Ça c'est à la portée de tout le monde. C'est
d'accepter de perdre. Quand vous avez perdu, vous avez perdu. Et vous consentez à l'autorité. Dans notre pays, plus personne ne consent à l'autorité. tout le monde la trouve illégitime que ce soit l'autorité des impôts, l'autorité des policiers, l'autorité tout ce que vous voulez, l'autorité est mise en compte partout. Peut-on vivre sans que un certain consentement ? Et ben non, ça s'appelle la démocratie ou sinon fait une dictature. Mais beaucoup ne le connaissent qu'à travers des extraits où il haussent le temps. L'entretien en entier, c'est autre chose. Ce que je retiens, c'est une méthode qu'on commence à connaître au gouvernement comme sur certains plateaux. faire disparaître les causes de la colère, trier les faits qui arrangent, oublier ses propres
responsabilités et à la fin tout mettre sur le dos de Lfi. On peut ne pas aimer le personnage, mais avant de le juger sur une phrase, ça vaut le coup d'écouter le reste.
Jean-Luc Mélenchon