Le RN restera constructif dans l'intérêt de la France - Philippe Ballard (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteÉludée
Philippe Ballard, comment vous recevez ce que dit Bruno Millienne ?
- 0:02OuverteÉludée
Est-ce que vous n'êtes pas un peu dans la peau d'un élève qui aurait raté son bac et qui verrait un élève en face pleurer parce qu'il a eu juste la mention bien ?
- 2:29OuverteRéponse partielle
Bruno Milienne, vous entendez Philippe Ballard, j'imagine que vous avez envie de répondre, vous êtes avec ce constat, comme lui, que finalement on est plus dans une forme de remaniement que de cohabitation avec un vrai cap, un vrai tournant ?
- 4:17OuverteRéponse partielle
Si ça ne respecte pas le choix des Français dans son intégralité, Philippe Ballard a raison de dire qu'il faudrait des ministres à Rennes ?
- 5:13ComplaisanteRéponse partielle
Sandrine Rousseau, ce matin, a dit que le RN n'est pas au gouvernement, mais le soutien. On va l'écouter et puis je vous fais réagir juste après Philippe Ballard.
- 5:43OuverteRéponse directe
Philippe Ballard, allez-y. Vous êtes d'accord avec Sandrine Rousseau, l'écologiste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33InvitéChiffre
« Les Européennes, ou si on additionne d'ailleurs le score de la liste LR et de Mme Haillé, on doit être aux alentours de 20%. »
- 2:21InvitéChiffre
« le Rassemblement national fait 33% des voix aux européennes, et au soir du deuxième tour, 37% des voix. Premier parti de France. »
- 11:42InvitéChiffre
« Toutes ces agences diverses et variées qui ne servent strictement à rien, on économiserait, ça avait été chiffré lors de la campagne des présidentielles, à 65 milliards d'euros. »
- 1:47InvitéFait
« Nous on avait un slogan, c'est le sursaut, avec le Rassemblement national, avec Jordan Bardella, avec Marine Le Pen, ou bien c'est le chaos. »
- 2:11InvitéFait
« on continue, on fait comme si rien ne s'était passé, rien ne s'était passé, parce qu'il s'est passé les élections européennes et les élections législatives, où le Rassemblement national fait 33% des voix aux européennes, et au soir du deuxième tour, 37% des voix. »
- 3:35InvitéFait
« La situation est complexe, on sait que le chemin de Crète est très étroit pour réussir, mais si ça ne penche que d'un côté, c'est voué à l'échec, c'est voué à l'échec. »
- 10:29InvitéFait
« le pouvoir d'achat, ensuite sécurité, lutte contre l'immigration, et puis s'attaquer à cette montagne de dettes et de déficits. »
- 12:06InvitéPromesse
« impôts qui frapperaient les classes moyennes, TPE, les PME. Alors là, c'est la ligne rouge, mais directe. »
Temps de parole
- Invité52 %
- Invité 231 %
- Présentateur12 %
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- Invité 32 %
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Philippe Ballard, comment vous recevez ce que dit Bruno Millienne ? Est-ce que vous n'êtes pas un peu dans la peau d'un élève qui aurait raté son bac et qui verrait un élève en face pleurer parce qu'il a eu juste la mention bien
?
Non mais déjà c'est un gouvernement supposé, puisque rien n'est officiel dans tout ça.
Oui mais Philippe
Ballard, on peut supposer quand même qu'il n
'y
aura pas de ministre ARN.
Ah
oui, ça je vous confirme, sans problème. Mais c'est un gouvernement qui est issu de deux plaques électorales. Les Européennes, ou si on additionne d'ailleurs le score de la liste LR et de Mme Haillé, on doit être aux alentours de 20%. Voilà, c'est bien payé. Et puis la claque des élections législatives, effectivement, vous devez la raison de souligner que ce qui compte, c'est le score du premier tour, parce que le deuxième tour, il
y a
eu ce fameux front républicain qui balayait tout le spectre qui va de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron. Voilà, c'était une alliance entre toutes ses forces. Et puis LR s'est grévée dessus, LR qui avait délai le fait de, dans la moitié de ses transcriptions, de ne pas avoir de candidat macroniste. Donc à l'arrivée, on n'est pas étonné, on a ce spectacle, c'est triste pour la France. Moi je veux dire, moi je suis triste, je suis triste pour la France de voir ce spectacle, parce qu'on va perdre des mois et des mois avec les projets de loi. Et puis j'entends ce que dit Bruno Milen, ce que dit le Modem.
Moi j'étais participé à un autre débat un peu plus tôt, où il y avait des députés macronistes, EPR comme ils s'appellent maintenant, qui s'interrogeaient, est-ce qu'on resterait, si ce gouvernement arrivait, était annoncé ? Enfin, vous vous rendez compte de la situation dans laquelle se trouve la France ? Nous on avait un slogan, c'est le sursaut, avec le Rassemblement national, avec Jordan Bardella, avec Marine Le Pen, ou bien c'est le chaos. Là on a le chaos, on est dans un chaos et c'est triste pour la France. Alors maintenant, la politique c'est une histoire d'incarnation, il y a des hommes, des femmes qui sont présentés, mais ce qui compte surtout, c'est la politique qui va être menée.
Donc on va attendre le discours de politique générale du Premier ministre le 1er octobre à l'Assemblée, et puis le budget, là on a quelques pistes qui se dessinent, ça sera un budget macroniste, voilà, tout simplement, on continue, on fait comme si rien ne s'était passé, rien ne s'était passé, parce qu'il s'est passé les élections européennes et les élections législatives, où le Rassemblement national fait 33% des voix aux européennes, et au soir du deuxième tour, 37% des voix. Premier parti de France.
–
Bruno Milienne, vous entendez Philippe Ballard, j'imagine que vous avez envie de répondre, vous êtes avec ce constat, comme lui, que finalement on est plus dans une forme de remaniement que de cohabitation avec un vrai cap, un vrai tournant
?
– Oui,
mais
ce n
'est
pas tellement le casting, même si le casting nous dérange, parce que quand vous regardez évidemment ce qu'on va appeler les… –
Je pense que
ce
ne
sont pas les mêmes personnes qui vous dérangent
le casting.
– Oui,
non,
mais ceux du bloc central qui sont annoncés au gouvernement, bon, on s'aperçoit que la plupart d'entre eux viennent de l'aile droite de la Macronie, donc ça penche vraiment très à droite. Enfin, Matignon et Michel Barnier ont un message à faire passer aux gens du Modem qui est assez simple, c'est d'abord la première des discussions, ça sera le budget, qu'est-ce qui dans le budget fera qu'on envoie des signes aussi
?
Parce que moi, Philippe Ballard me connaît, je suis pour le respect des électeurs, et on ne
va
pas nier qu'il
y a
eu 11 millions d'électeurs pour le Rassemblement national, mais on ne peut pas nier non plus qu'il y
en
a 8 millions pour le NFP, d'accord ? Donc on est obligé d'envoyer des signes aussi à ces gens-là. La situation est complexe, on sait que le chemin de Crète est très étroit pour réussir, mais si ça ne penche que d'un côté, c'est voué à l'échec, c'est voué à l'échec. Donc la question pour le Modem est, est-ce qu'on rentre dans ce gouvernement comme des passagers clandestins, sachant qu'à un moment ou à un autre,
on
sera en désaccord sur la politique qui est menée parce que le flotteur gauche, encore une fois, ne sera pas respecté ?
Bon,
et ce n
'est
pas terrible de rentrer dans un gouvernement puis d'en sortir parce qu
'on
n
'est
pas d'accord, ou est-ce que dès le départ, on avertit Matignon et l'Élysée de dire « Attention, ce gouvernement-là ne respecte pas le choix des Français dans son intégralité ». Voilà, ça penche beaucoup trop à droite, on a oublié l'aile
gauche. Mais
si ça ne respecte pas le choix des Français dans son intégralité, Philippe Ballard a raison de dire qu'il faudrait des ministres à Rennes ?
Non, on n'en est pas là, ils ne veulent pas rentrer au gouvernement, on ne leur a pas proposé, mais je pense qu'ils ne veulent pas, ce n
'est
pas l'intérêt du Rassemblement National de rentrer au gouvernement, sincèrement, enfin honnêtement, de la même façon que ce n
'est
pas l'intérêt de Jean-Luc Mélenchon de rentrer au gouvernement. Une fois qu'on a dit ça, ce sont deux forces qui sont présentes dans le paysage politique français et qui sont appelées à aller à la présidentielle en 2027, on le sait, c'est un secret pour personne. Donc entre ces deux-là,
dont
je respecte
à
la fois les électeurs et les députés qui ont été élus, il y a tout un panel de partis politiques qui devraient pouvoir travailler ensemble, au moins pour une année, voire essayer de voir si on peut y arriver.
Là, tel
que le gouvernement est conçu, et le Premier ministre n
'a
pas fait de déclaration autrement,
on
ne voit pas comment on y arrive.
–
Sandrine Rousseau, ce matin, a dit que le RN n'est pas au gouvernement, mais le soutien. On va l'écouter et puis je vous fais réagir juste après Philippe Ballard.
– Il
y a un soutien sans participation du Rassemblement National au gouvernement Barnier, que tout le monde en tire bien les conséquences, que tout le monde comprenne bien ce que cela veut dire politiquement, c'est que le Rassemblement National est en train de soutenir de manière objective la politique libérale et destructrice d'Emmanuel Macron.
–
Philippe Ballard, allez-y.
–
Vous êtes d'accord avec Sandrine Rousseau, l'écologiste
? –
Je voudrais
réactiver ce qui a
été dit. On ne réclame pas des ministres RN dans ce gouvernement, pas du tout. On n'est pas du tout Barnier compatible. On va juste écouter son discours de politique générale et puis on va travailler sur le budget. Et d'après ce qui commence à sortir enfin de ce budget 2025, on s'aperçoit par exemple que le budget qui augmente le plus, c'est notre contribution au budget de
l
'Union européenne. mais on ne peut pas dire que ce soit vraiment un très bon signal.
Et
puis on s'aperçoit en l'état actuel des choses, parce qu'il y aura le passage en commission, des amendements en commission, des amendements dans l'hémicycle lors du débat général. Mais que par exemple, tout ce qui concerne la justice, la loi de programmation pour le ministère de la Justice, elle semble quand même sérieusement raboter. Même chose pour l'éducation nationale. Donc voilà, tout ça, ce sont des très très mauvais signaux. Donc pour revenir à votre question et à ce que dit Sandrine Rousseau, pas de censure préalable, mais on va attendre la suite. Il peut y avoir une censure dans les semaines, les mois qui viennent, en fonction de ce que Michel Barnier et son gouvernement proposera.
Parce que tout à l'heure, on parlait de l'immigration, de la politique migratoire. On avait voté, il y a un peu moins d'un an maintenant, le projet de loi qui a été porté par M. Darmanin, qui a été raboté, entre parenthèses, après par le Conseil constitutionnel. Mais ça ne peut pas aller aussi loin qu'on le souhaite. Pourquoi ? Parce qu'il faudrait changer notre constitution pour avoir une vraie politique en matière d'immigration, pour nous mettre à l'abri des jurisprudences qui nous viennent de la Cour européenne des droits de l'homme ou de la Cour de justice de l'Union européenne. Donc on n'a pas beaucoup d'illusions. On ne voit pas M. Macron organiser un référendum sur l'immigration.
Et puis le gouvernement, qui devrait être annoncé d'ici quelques heures, se saisir de ce résultat pour modifier notre constitution. Donc voilà ce que dit Mme Rousseau. Elle est dans son rôle.
Bon,
d'accord. Très bien. Mais non seulement c'est faux, mais ça a beaucoup d'intérêt en réalité.
Il y a quelque chose qui vous réunit tous les deux, Bruno Milian. Je
le dis comme ça, mais c'est vrai.
C'est la proportionnelle. Michel Barnier ne semble pas favorable à la proportionnelle. Je suis peut-être en train de dire une bêtise en même temps. Le modem
en pense quoi ? Oui, c'est un sujet.
C'est un sujet quand même. C'est
aussi un sujet. Ça fait partie des sujets. Écoutez, vous avez quand même... On souffre d'une crise démocratique en France. Vous voyez bien que les Français ne se sentent pas représentés à l'Assemblée nationale. C'est normal vu notre type de scrutin. Tant qu'il n'y avait pas de crise démocratique et que ça allait à peu près, il n
'y
avait pas de souci. On est arrivé à un moment de cette Ve République où effectivement, il va peut-être falloir un petit peu sortir de ces règles du scrutin majoritaire. D'ailleurs, c'est fait dans les exécutifs locaux sans aucun problème. Donc il faudrait... Il faut que les gens soient représentés. En plus, ça pousse les gens en cas d'élection et de non-majorité absolue d'un parti politique à une forme de coalition à l'Allemande où là, tout le monde est obligé de travailler sur un projet parce que c'est le souhait des électeurs. Alors en dehors des défaites du président de
la
République, ce qu'on peut observer sur les deux dernières législatives, c'est quand même que les Français n'ont voulu donner de majorité absolue à personne. Peut-être que les Français sont plus prêts que les politiques à aller vers la proportionnelle.
Philippe Ballard, sur la proportionnelle, c'était quand même une de vos très grosses attentes de la part de Michel Barnier. Il y a ça. Et puis il y a aussi le budget où on devait avoir un Laurent Wauquiez. On se retrouve avec un couple de macronistes. Est-ce que ce sont des lignes rouges qui sont en train d'être franchies et qui pourraient faire que finalement vous ne votez pas le budget, par exemple
? –
Non, pour voter le budget, il faut faire partie de la majorité, si vous voulez.
– Que
vous ne vous abstenez pas, pour être précise.
Que
vous votez contre.
– Voilà,
on est
en
l'opposition. On va attendre la discussion,
on
va attendre la présentation du budget. Visiblement, les premiers signaux ne sont guère rassurants. Quand le poste qui progresse le plus,
c
'est la contribution de la France au budget de l'Union européenne, que nous, on voudrait réduire, ça commence à poser un sérieux problème. Pour revenir à la proportionnelle, c'est une revendication que nous affichons depuis 50 ans maintenant. Et effectivement, on est dans un tripartisme. Auparavant, il y avait de droite-gauche, voilà. Alors on pouvait avoir ce scrutin tel qu
'on
le connaît. Mais maintenant, c'est le tripartisme qui domine la vie politique française. Donc j'écoutais François Bayrou il y a quelques jours inviter, je ne
vais
pas citer le nom parce que c'est une chaîne concurrente, mais il partage la même analyse que nous, ou on partage la même analyse que lui. Voilà, on n'est pas sectaire. Et effectivement, avec le tripartisme, on est obligé de le faire autrement. Alors ce n
'est
pas le chantier prioritaire. Pour nous, le chantier prioritaire, c'est ce que disait Jordan Bardella lors des législatives et ce que dit Marine Le Pen. C'est un, le pouvoir d'achat, ensuite sécurité, lutte contre l'immigration, et puis s'attaquer à cette montagne de dettes et de déficits. Parce qu'il faut quand même avoir conscience que les Français aient conscience que nous sommes un pays en quasi-faillite. Quand le poids du remboursement de la dette, la charge de la dette, comme l
'on
dit, était de 48 milliards dans le dernier budget, et qu'il devrait monter à quasiment 80 milliards en 2027. Premier poste budgétaire, premier poste budgétaire, devant l'éducation nationale, devant la défense, devant tous les autres ministères. Donc là, il faut s'y attaquer en faisant des économies drastiques
sur les postes. Alors ça veut dire qu'il faut augmenter
les impôts ?
En
un mot ?
Je
vous parle des dépenses.
Je
vous parle des dépenses, je vous parle des
recettes. Oui, mais moi je vous parle des recettes,
parce que l'équilibre, c'est des dépenses et des recettes, monsieur Ballard.
On
se parle des dépenses et après on peut regarder les recettes. Alors je vais répondre aux deux aspects. Du côté des dépenses, il y a par exemple cette contribution au budget de
l
'Union européenne, la politique migratoire qui nous coûte des milliards par an, s'attaquer réellement enfin à la fraude fiscale et sociale. Vous vous souvenez, Gabriel Attal avait parlé d'une carte vitale biométrique pour éviter la fraude, parce qu'il y a beaucoup plus de cartes vitales en circulation qu'il n
'y
a d'habitants en France. Ça, on est où ? On n'a pas de nouvelles. Toutes ces agences diverses et variées qui ne servent strictement à rien, on économiserait, ça avait été chiffré lors de la campagne des présidentielles, à 65 milliards d'euros. Voilà, il y a des économies à faire, il y a des milliers de pistes, pour reprendre l'expression de Jordan Bardella dans une interview à Valeurs Actuelles, et puis sur les recettes, puisque vous m'interrogez là-dessus, impôts qui frapperaient les classes moyennes, TPE, les PME. Alors là, c'est la ligne rouge, mais directe. Là, c'est non seulement vote contre, mais de toute façon, on ne
va
pas voter un budget présenté par ce gouvernement, mais ça pourrait être la censure dans la foulée. Après, si vous me parlez de taxes sur… Alors, non pas les super profits, mais les sur-profits, parce que les super profits, c'est pour l'extrême gauche, c'est pour la NUPES,
c
'est pour le nouveau Front populaire. Qu'une entreprise fasse des bénéfices et des profits, c'est la moindre des choses. Il peut y avoir, quand on va prendre une entreprise qui fait des vaccins, elle découvre un vaccin qui bénéficie à l'ensemble de l'humanité. Évidemment, faire des super profits, c'est normal. Les sur-profits, c'est tout ce qui touche à la spéculation, la distribution, qui s'en met plein les poches pendant la crise de la Covid, les énergéticiens, par
exemple.
Là, on peut dire banco pour les taxer les sur-profits.
Merci beaucoup, Philippe Ballard. Bruno Milian, le mot de la fin sera pour vous. Sur le budget, le Modem aimerait prendre quelle ligne directe
? Il y
a
une ligne assez simple.
Il
y a effectivement toutes les économies qu'on peut faire. Il faut revoir poste par poste, niche fiscale par niche fiscale, agence d'État par agence d'État, ce qu
'on
peut faire. Il y a aussi, dans la gestion des ministères, il faut que les ministres qui vont être nommés soient comptables de l'euro investi par l'État, qu'on ne distribue pas sans compter. Un euro investi doit normalement rapporter de l'argent. Ça, c'est des choses simples. Et puis, il y a cette chose qu'on avait travaillée avec le mouvement des entreprises de taille intermédiaire, qui est assez simple pour la fiscalité des entreprises. Tout ce qui revient dans l'économie, on doit au maximum le détaxer, parce que c'est ça qui fait notre attractivité.
En revanche, tout ce qui va uniquement dans la poche des grands patrons ou des grandes entreprises, comme par exemple les rachats d'actions, etc., qui sont finalement que du capital, qu'ils se servent entre eux, ça, il y
a
une vraie question. Donc voilà, toute cette partie de justice fiscale et sociale doit être mise sur la table. Pour l'instant, nous n'avons pas de garantie. Alors, je veux quand même rassurer un peu tout le monde, la journée n'est pas finie. Et je ne doute pas que Matignon, l'Élysée et le Modem vont discuter ensemble.
Merci beaucoup à tous les deux d'être venus dans ce duel du 11-13 sur France Info.