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InterviewFrançois Fillon· 18 septembre 2016 43 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

François Fillon invité du Grand Rendez-Vous - 18/09

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous serez au second tour de cette primaire ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui vous fait croire que votre campagne va vous permettre de doubler Alain Jupé et Nicolas Sarkozi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ce sondage montre 28 % des Français musulmans ultra. Qu'est-ce que vous en retenez ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut renoncer à des centres de radicalisation ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen se présente comme la plus modérée. Qu'est-ce que vous en dites ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez un creusement temporaire des déficits. Combien de temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00François FillonFait
    « Je n'attache aucune importance à vos sondages. »
  • 4:00François FillonChiffre
    « 28 % des Français musulmans se disent ultra, quitte même à mettre la charia devant les lois de la République. »
  • 8:00François FillonPromesse
    « On a la possibilité de déchouir de leur nationalité sans aucune modification législative toute personne qui prend les armes contre son pays. »
  • 20:00François FillonFait
    « La règle de la primaire, c'est que tous les candidats qui participent soutiennent celui qui a gagné la primaire. »
  • 22:00François FillonFait
    « Je répondrai à cette question quand elle se posera. »
  • 24:00François FillonFait
    « Je me suis jamais battu pour rester premier ministre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et d'abord invité François Fillon. Bonjour, merci d'être avec nous ce dimanche. Bonjour.

Cette fois, à 2 mois de primaire, la compétition s'accélère et vous-même en pilote de course, je sais pas si je dois dire en bon pilote de course, vous essayez de passer la vitesse supérieure et en tout cas de prendre des risques. Les Français vous regardent tous, ils vous écoutent tous et ils s'apprêtent à choisir donc à éliminer qui ne répond ni à leur angoisse, ni à leurs colère, ni à leurs aspirations. Les Français apprécient les politiques car ils savent que c'est deux que dépendent la guerre ou la paix, la sécurité ou le terrorisme, l'indépendance du pays ou la soumission.

Pour Nicolas Barré des Échos et Michaell Darmbondi télé, point n'est besoin de vous brutaliser, de vous faire du charme. Ni inquisition, ni séduction, j'ai envie de dire ni Torquemada ni Cheer Azad. Il s'agit de traiter de grands sujets, des grands enjeux actuels au bon niveau, avec précision et sans concession.

Aujourd'hui est un démanche électoral et politique pour l'extrême droite, pour la droite au cycle. On va voir sur toutes les scènes et s'exprime sur toutes les scènes. Première question Nicolas Barret.

Alors Françoillon, vous êtes loin des deux favoris de la primaire, Nicolas Sarkozy et Alain Jupeté. Est-ce que vous serez au second tour de cette primaire ? Vous savez que je n'attache aucune importance à vos sondages.

Je n'attache aucune importance à vos sondages. Non, pas du tout. Et il commence à y avoir d'ailleurs depuis quelques temps quelques commentateurs qui reconnaissent que ces sondages sont euh extrêmement aléatoires, qu'il n'y a jamais eu de primaire à droite, qu'on ne sait pas qui va aller voter et qu'en réalité les Français qui iront voter à la primaire se décideront au dernier moment.

Après si si ils se décideront ils se décideront après avoir vu les débats, ils se décideront lorsqu'ils auront la conviction qu'il s'agit bien d'une élection nationale et pas du machin d'un parti. Et donc ma conviction c'est que je serai au second tour de cette élection. Voilà.

Et qu'est-ce qui vous fait croire que votre campagne va vous permettre de doubler Alain Jupé et Nicolas Sarkozi ? D'abord, il s'agit pas de les doubler puisque je vous dis que je ne crois pas à ces sondages. Euh il y a des d'autres indications, il y a d'autres indications.

Euh dans les sondage de popularité, je suis toujours devant monsieur Sarkozy. Euh s'agissant des parrainages, que ce soit de parlementaires ou de militants, je suis toujours devant monsieur Jupé. Donc il y a d'autres indicateurs que ça c'est au français de le décider.

Je n'en sais rien mais je serai au second tour. Pourquoi ? parce que le projet que je propose est le seul projet qui permet aujourd'hui sérieusement de redresser le pays.

C'està-dire, c'est un projet qui n'est ni un projet de de retour en arrière, de revanche, ni un projet trop modéré, trop daté qui ne correspond pas à l'urgence d'aujourd'hui. Rais pour par soi-même. Mais c'est ma conviction.

Si je n'ai je n'avais pas cette conviction, Jean-Pierre Caba, je serais pas candidat à l'élection présidentielle. Je suis pas candidat à cette élection présidentielle pour me faire plaisir. Je suis candidat parce que je pense qu'aujourd'hui avec l'expérience qui est la mienne, l'enracinement qui est le mien, le projet que je propose est le seul qui Mais les autres qui sont pas des tocars, ils ont aussi cette expérience.

Je je regarde les projets, je vois des projets qui sont euh qui promettent tout sans rien financer. Je vois des projets qui sont extrêmement prudents, qui prennent en compte qui ne qui ne financent pas, qui ne chiffre pas. Le projet de Nicolas Sarkozi baisse tous les impôts sans expliquer comment il fait pour relancer réellement l'économie.

Le projet d'Alain Jupé, j'en ai souvent parlé avec lui, est très prudent parce qu'il considère que le pays est très fragile. Il n'a pas tort simplement se place dans une sit il se place dans un contexte qui est ancien où on a du temps, où on a des réserves, où on a de la marge alors que je pense que moi on est au bord du précipice. J'ai regardé le projet de Bruno Lemire.

Là aussi il y a beaucoup d'impôts qui baissent. s'il y a des impôts qui baissent comme la CSG par exemple, ce qui me paraît être juste une aberration, il n'y a pas dans ces projets la cohérence, je reconnais difficile d'ailleurs du projet qui est le mien qui vise à tout mettre sur le redémarrage de l'économie et donc sur l'allégement des contraintes des entreprises et des professionnels et ensuite à proposer une vraie nouvelle méthode à la dernière. François Fillon, pour vous, il est important à ce stade de la campagne de parler à votre camp parce que Nicolas Sarkozi donne rendez-vous déjà dans 8 mois. lui ?

Oui, prim. Non, moi je parle à tous les Français parce que personne ne sait qui va venir voter à la primaire. Et ce que je dis aux français c'est prenez le pouvoir.

Voilà, les partis politiques ont pris un sacré risque en organisant en organisant des primaires. Et ben, prenez le pouvoir. Qu'est-ce qui fera euh que je serai au second tour de la primaire, de la droite et du centre ? et le fait que la majorité silencieuse sortira de chez elle pour aller voter.

C'està-dire des hommes et des femmes qui sont pas aujourd'hui engagés, qui n'appartiennent pas à des mouvements politiques, qui sont pas impressionnés par la mise en scène médiatique des deux candidats qui ont déjà gagné le premier tour de l'élection primaire. C'est ça ce que je vise et c'est donc à ces français là que je m'asse. Maintenant, entrant dans le fond des sujets, le sondage de ce matin, il journal du dimanche pour l'institut monté.

Une question de Nicolas Barret. Ce sondage est assez frappant à certains égards et notamment 28 % des Français musulmans se disent ultra, quitte même à mettre la charia devant les lois de la République. Qu'est-ce que vous retenez de ce sondage ?

C'est 28 % de l'ultra ou au contraire les 72 % qui sont eux parfaitement laïques ? Ben, je retiens les deux. Je retiens les deux.

Je retiens qu'il y a 2/ tiers de musulmans qui sont intégrés. Euh je retiens que grâce à l'Institut montagne, on a euh une vision un peu plus sérieuse de la réalité de ce que sont les musulmans en France. Ce qui me permet de redire euh ma volonté de remettre en place les ce qu'on appelle les statistiques d'origine pour pouvoir avoir euh les moyens de traiter un sujet comme celui de de la montée de l'islamisme radical.

Et je retiens en même temps qu'il y a un/ers d'islamistes enfin de français musulmans qui sont tentés par la radicalisation ou qui sont radicalisés. Et surtout ce que je retiens c'est que ce tir là augmente qui a une sorte de dynamique en faveur de la radicalisation et donc il faut maintenant avec ces données là s'attaquer sérieusement à ce phénomène. Alors on peut on peut ajouter quelques indications. 75 % pensent qu'il est normal que la polygamie soit interdite en France.

Ça veut dire 25 % acceptent la polygamie. Ou en gros c'est à chaque fois de tiers un/3. Euh 66 % pensent que la laïcité permet de de pratiquer librement et 47 % pensent possible qu'un français de culture musulmane puisse devenir président de la République dans les 10 ans à venir.

Oui, ça c'est ça c'est pas le souci principal hein. Le souci principal aujourd'hui c'est de réduire le la montée du de cet islamisme radical. Pour le faire, il y a deux sujets.

Il y a d'abord un sujet extérieur qu'il faut pas négliger. À l'origine de la montée de cet islamisme radical. Il y a des penseurs, il y a des religieux qui depuis des années et des années diffusent euh cette radicalité et ils sont pour une très large part en Arabie Saoudite.

Donc il faut dire les choses. Je sais que ça déplaît, que je vais mettre les pieds dans le plat, mais il y a une une un réexamen de nos relations avec les pays. Il faut rompre avec l'Arabie Saoudite, il faut en tout cas discuter avec eux sérieusement et leur dire qu'on peut pas continuer à accepter d'un côté une façade saoudienne faite d'investissement dans le monde entier et de d'une apparente modernité et puis en même temps le waabisme.

Le waabis qui est à l'origine de il y a l'Arabie Saoudite aussi le Qatar, le il y a l'Arabie Saoudite, il y a d'autres États de la région, il y a la question du dialogue avec l'Iran dans un autre registre. Je pensais qu'il faut rééquilibrer, aller beaucoup plus du côté de l'Iran. En fait, non, il faut rééquilibrer c'estàd il faut il faut être ferme avec tous ceux qui entretiennent cette cette radicalité.

Oui, mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire il faut pas leur vente d'armes, il faut pas avoir de contrats commerciaux avec ces pays. Ça veut dire qu'il faut par exemple interdire le interdire qu'ils investissent dans des qui financent le culte musulman en France.

Ouais. Ça veut dire que on doit leur dire faut. Oui, ça veut dire qu'on doit leur dire les yeux dans les yeux qu'on ne peut plus accepter leur ingérence dans le fonctionnement.

C'est déjà mieux que de pas le dire du tout, monsieur le Cabache, parce qu'aujourd'hui personne ne leur dit. tout le monde leur fait des courbettes. Il y en a même qui vont euh dans des euh qui qui rencontr privées avec les Saoudiens.

Il faut leur dire les choses. Il faut leur dire les choses. Faut leur dire les choses.

C'est c'est pas c'est pas le sujet qui par exemple on demande de privatiser des parties de plage français parce qu'il y a toute une famille qui arrive. Il faut il faut refuser. Non, il faut refuser.

Il faut refuser. Il faut refuser. Mais c'est pas le seul sujet.

Le deuxème sujet, il est intérieur. Il faut lutter contre la montée de la du r de la radicalité islamique en à l'intérieur du territoire national. Et moi, je propose depuis longtemps des solutions.

Euh la première, c'est au fond, c'est une c'est un contrôle administratif du culte musulman, comme on a exercé un contrôle administratif sur la religion catholique ou sur la religion juive pendant des années et des années pour la forcer à accepter les règles de la République. Avec les catholiques, ça a duré de j'en suis, mais ça a duré 200 ans. Avec les juifs, c'est Napoléon un jour qui a tapé du point sur la table et qui a créé le consistoire.

Bien, il faut faire la même chose. Ça veut dire une autorité pour euh gérer le culte musulman, qui ne soit plus le CFCM, mais qui soit une autorité euh euh légitime euh et pas contrôlée de l'extérieur. C'est-à-dire qui vient d'elles-même, des musulmans, des Français musulmans ou imposés par l'État.

Parce que dans votre discours vous dit théologique. Il faut imposer, c'est vous avez employé. On va imposer mais il faut un interlocuteur pour imposer.

Donc il faut d'abord une organisation du culte musulman. Il y a il y a le consistoire pour les juifs. Bah, il doit y avoir une organisation, c'est en train de faire Bernard Casneu avec c'est une initiative que Nicolas Sarkozy avait prise mais qui n'a pas fonctionné compte tenu de la du mode de désignation du CFCM.

Donc, il faut reprendre le travail. La deuxième chose, c'est qu'il faut contrôler administrativement les ouvertures, les fermetures de mosquée, les prêches qui doivent être en français, interdire les financement étrangers et euh euh dissoudre toutes les associations qui se réclament du salafisme, du wahabisme ou des frères musulmans. Beaucoup de frères musul se retrouve là-dessus mais relig cab il suffit pas de se retrouver là-dessus.

Il faut le faire, il faut présenter un projet cohérent, ce que je fais et il faut le mettre en œuvre avec une extrême fon le fait religieux est en train de gagner de se développer sur les lieux du travail. Alors il faut pas dire non mais il faut pas dire le fait religieux. Vous voyez là, vous vous vous tombez dans le piège.

Euh non, mais quand un salarié demande des heures aménagées, des horaires aménagés, quand il vous dites le fait religieux comme si c'était le fait des catholiques, des bouddhistes, des siges, des juifs. Non, il y a un problème avec les musulmans, avec le développement d'un islam radical. C'est pour ça que moi je ne parle plus de lutte contre les communautarismes et je m'élève contre ceux qui veulent durcir, attendez, écoutez-moi, écoutez-moi, durcir les règles de la laïcité.

Euh c'est-à-dire attaquer la liberté religieuse des uns qui ne posent pas de problème à la République pour régler le problème des autres. Moi, je ne veux pas que demain ils soit interdit de se promener dans la rue avec une croix, avec une kipa, avec un turban sur la tête ou avec un t-shirt sur lequel il y a l'effigie du pape et les journées mondiales de la jeunesse. Ça n'a aucun sens.

Donc ce qu'il faut c'est maintenant désigner le problème. Le problème c'est l'islam radical et naturellement il faut prendre toutes les mesures pour interdire les manifestations de cet islam radical sur l'espace. dans les écoles c'estàd dans les entreises parce qu'il y a un grand problème pour les entreprises pour les entreprises dans les écoles.

D'ailleurs, je vous rappelle que je suis largement à l'origine de la loi sur l'introduction du voile à l'école et en plus j'ai eu le privilège de l'appliquer en tant que ministre de l'éducation nationale et je considère que cette loi est un succès, même si je vois dans le sondage qu'elle n'est pas acceptée par une partie des musulmans, c'est en tout cas un succès. et il faut donner à l'entreprise la possibilité de réglementer les comportements à l'instant justement. Justement, est-ce que ce sondage ne montre pas quand même que ça n'est pas le sujet le plus important au fond, que le sujet le plus important n'est peut-être pas l'identité dans cette campagne puisqueon voit que ce sondage, il y a quand même 2 tiers des musulmans qui se déclarent intégrés.

Est-ce que au fond on se trompe pas de sujet quand on a imposé en disant c'est l'identité ? Non, l'identité c'est pas seulement une question euh en rapport avec les musulmans. Euh l'identité c'est la question de savoir au fond euh qu'est-ce que les Français pensent de leur pays, est-ce qu'ils en sont fiers ?

Euh est-ce qu'ils ont euh euh la la la vision, une vision saine de son histoire. Euh et est-ce que la France est un pays souverain euh qu'on peut aimer ? parce que je pense qu'on peut on ne peut aimer qu'un pays qui est souverain, qui maîtrise son destin.

Et donc la question de l'identité est beaucoup plus large que le seul rapport avec les musulmans. C'est une question importante et moi je la définis beaucoup à travers la souveraineté. Je pense que toute l'histoire de France depuis son origine, c'est un combat pour l'unité nationale et c'est un combat pour la souveraineté nationale.

Aujourd'hui, ce combat est à mener. On a des problèmes de souveraineté économique, financière, souveraineté en terme dans une question bar les centres de radicalisation et on a vu par exemple qu'il y a une menace d'une agression dans aujourd'hui de quatre détenus contre le personnel de la prison d'Inie qui avait déjà été visé par une attaque. On va disperser les quatre meneurs.

Est-ce qu'il faut renoncer à des centres de radicalisation ? Euh pour l'instant ce que j'ai vu des centres de déradicalisation, c'est vraiment euh marginal par rapport au danger qui nous mena. C'est-à-dire il s'agit de comment les rendu ?

Il s'agit de traiter des jeunes qui sont euh dans une phase très de de démarrage de Oui. Non mais c'était ça peut être utile mais c'est pas le sujet. Le sujet principal aujourd'hui, c'est comment isole comment on isole les radicaux qui sont en prison.

Euh comment on on met hors d'état de nuire tous ceux qui représentent un danger pour la la sécurité nationale et on voit qu'ils sont nombreux. Là aussi, je propose depuis des mois et des mois des solutions qui ne sont pas retenues ni à droite ni à gauche et dont je prétends que ce sont les solutions les plus simples. Et ben je vous les je les redis devant vous.

On a la possibilité de déchouir de leur nationalité sans aucune modification législative toute personne qui prend les armes contre son pays. Bon et bien ceux qui partent en Syrie ou en Irak prennent les armes contre leur pays. Deè deuxème proposition que je fais c'est que on utilise le livre 4 du code pénal qui permet de condamner jusqu'à 30 ans de prison des personnes qui ont une intelligence avec l'ennemi, un rapport avec l'ennemi.

Voilà, ça sont des solutions immédiat applicables. Il suffit simplement de recruter des magistrats pour avoir mais on avance. Est-ce qu'on peut vous demander si on avance en faisant la loi Urvoa sur le renseignement qui prévoit des agents de renseignement dans les prisons pour savoir ce qui s pass ?

Oui, bien sûr. Bien sûr. C'est le minimum.

D'ailleurs, madame madame Tobira s'était battu contre cette proposition que l'opposition avait fait à l'époque. Et bien, nous marquons la première pause avec vous. 10h 11h jeel Cabache invité en effet du grand rendez-vous européen Itlé et les échos François Fillon 5 ans premier ministre candidat à la primaire vous êtes en ici de vos soutiens sauf vos deux pores-paroles qui sont en mission sur le terrain Jérôme Chartier et Valérie Boyer question de Michael d'Armand alors pendant que à droite on essaie de trouver un candidat Marine Le Pen elle prépare le second tour son groupe parlementaire elle a déjà un temps d'avance et elle se présente comme étant aujourd' C'est la plus modérée.

Qu'est-ce que vous dites de cela ? Euh, ça laisse son voix, hein, la plus modérée. Alle-y.

Chacun voit le Front National, sa politique économique absurde, euh son c'est ça, son positionnement qui pousse à l'affrontement et à la haine. C'est un parti d'extrême droite. Est-ce que vous voulez dire que sa modération est un masque ?

Mais bien sûr, enfin chacun le voit bien. C'est c'est une construction avec des communiants. C'est un un jeu pour essayer de conquérir le pouvoir.

Je crois Jean-Pierre El Cabache que le programme que je propose par sa rigueur n'a rien d'un acte de communication. C'est au contraire un acte de vérité que je pose. Mar se dégage de son parti le Front National.

Enfin en apparence qu'elle joue, on va l'entendre dans le discours de cet après-midi, on voit des signes, elle prennent l'unité, la réconciliation, le rassemblement au moment où l'autre droite, c'està-dire la vôtre, est en train de se disputer ou en tout cas de présenter des programmes différents sans une idée. D'abord, présenter des programmes différents, elle risque de vous faire beaucoup de mal. Présenter des programmes différents, ça s'appelle la démocratie.

VO et je suis euh tout à fait heureux que euh nous ayons franchi une étape dans le fonctionnement de notre démocratie. La démocratie peut pas être confisquée par quelques militants de parti politique. Euh ça c'était une situation qui prévalait il y a 50 ans.

Ça doit changer. Les Français veulent participer. Ils participent d'ailleurs à travers des tord pour un anomalie sous la 5e République les primaires.

C'est parce qu'il y a pas de chef charismatique. Je cabache le gaisme le gaisme n'a jamais reposé sur un chef charismatique. Il a reposé sur une constitution de la 5e République qui prévoit une répartition des pouvoirs entre un président de la République qui doit être un arbitre et un premier ministre qui doit la constitution elle a été décidée par quelqu'un de charismatique qui est revenu au pouvoir pas par la constitution et pas par des primaires mais qui a Non mais Jean-Pierre Cabache les la constitution de la 5e République prévoit des primaires.

La primaire de la 5e République c'est le premier tour de l'élection présidentielle. Bon, il se trouve que la présence euh d'une extrême droite au niveau où elle se trouve oblige à des primaires. Mais c'est pas la seule raison.

Euh le général de Gaulle, c'était euh en 1958, on est en 2016. En 2016, il s'est passé des choses. La société française a changé, le monde a changé, l'accès à l'information a changé.

Les Français ont envie de participer à la vie publique et les primaires, c'est une première étage. Je pense qu'il y en aura d'autres et moi d'ailleurs, j'en propose d'autres avec un gouvernement euh très largement ouvert sur la société civile. Il y aura d'autres societ civile à parté avec des gens de l'extérieur, en tout cas ouvert avec sur la société civile parce que il faut sortir d'un d'un fonctionnement politique qui apparaît un peu comme un fonctionnement sectaire.

Voilà. Chacun vit pour son parti, pour son organisation. Alors que au contraire le le la démocratie devrait faire respirer le débat.

Mais pour bien comprendre ce qui se passe quand même, c'est pas que de la communication, c'est aussi un fait politique. Marine Le Pen est donné comme présente au second tour. À quoi faire ?

À quoi sertent tous ces programmes si au fond c'est pour se retrouver face à elle et dire la République, la République, quelle que soit la tendance politique, mais pas du tout. Le programme que je propose, c'est le même que je défendrai si je gagne cette primaire. Si vous êtes si vous êtes battu mais ça n'arrivera pas.

Ça n'arrivera pas parce que je me bats pour gagner. Mais la question n'est pas là. Vous voyez vous vous vous êtes toujours en train de raisonner comme si on était tous des tacticiens qui n'avaient aucune espèce de vision de l'intérêt général comme si on avait un programme pour les primaires et puis ensuite un deuxième programme pour le second tour de l'élection.

Second tour et qu'il faut faire un rassemblement républicain. C'est pas la tactique, il y aura pas du tout. Ce rassemblement républicain s'il doit se produire, il se produira autour du candidat. qui incarne la République pas autour euh d'un accord de parti, pas autour d'un programme qui aurait été négocié avec je ne sais qui parce que ça c'est l'assurance de l'échec à l'élection enfin pas à l'élection présidentielle parce que je pense que Marine Le Pen ne peut pas gagner l'élection présidentielle cette fois-ci mais c'est l'assurance de l'échec dans le redressement du pays et donc l'assurance de voir l'extrême droite emporter le coup d' Marine Le Pen continue de se modérer même si c'est un masque de se civilisé politiquement.

Est-ce qu'un jour ou l'autre il y aura pas des ponts ou des passerelles avec votre parti ? Mais regardez son parti, je dirais Marine Le Pen ne peut pas incarner à elle seule le Front National. Le Front National, c'est une réalité avec une histoire, avec des hommes et des femmes qui euh euh tiennent des propos et prennent des positions qui sont très largement contraires euh aux valeurs républicaines.

Et d'ailleurs, si Marine Le Pen euh devient trop modérée, elle risque d'avoir un problème avec son propre élect. Alors, François Fillon, monsieur Vals et Bernard Casneu vont disperser des milliers de migrants de calé vers le territoire ou à travers le territoire national. Il répondent ainsi à la demande au moins des populations et des riverins et de deux leaders Xavier Bertrand président de région et de la maire Natacha Bouchard qui sont des républicains.

Est-ce que cette solution est convenable, bonne et soutenue par François Fillon ? Il faut d'abord voir pourquoi est-ce qu'on en est là. On en est là parce que on a le plus faible taux de reconduite à la frontière des déboutés du droit d'asile, le plus faible. et on laisse donc s'accumuler année après année dédébouté du droit du droit d'asile qui embolise tous nos système d'accueil et qui nous place dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui.

Donc c'est la raison pour laquelle moi je propose d'abord que les décisions sur le droit d'asile soient prises plus vite mais surtout que les demandeur d'asile soient placé dans des centres dédiés au demandeurs d'asile et non pas répartis sur le territoire comme aujourd'hui de façon à ce qu'on puisse garder un contrôle de ces populations. et le contrôle sera maintenu même s'il sont attendez qu'on puisse garder un contrôle de cent dédié ou les centres dispersés ça même si son Jean-Pierre Cabache aujourd'hui les débout les les demandeurs d'asile sont placés en fonction des possibilités dans des établissements qui étaient destinés à recevoir des sans-abris qui étaient destinés à recevoir des des populations en difficulté d'où le système complètement embolisé. Ce que je propose, c'est qu'on réalise des centres d'accueil des personnes demandeurs d'asile dans lequel il n'y ait que des demandeurs d'asile, qui soient des centres évidemment sous surveillance et qui permettent une fois que les demandeurs d'asile sont déboutés euh de les les les reconduire à la frontière.

Ça ça c'est pour régler le problème, j'allais dire dans le moyen terme dans dans le court terme, le gouvernement a raison de vouloir démanteler Cala mais il ne peut pas le faire en imposant au maire de toutes les communes de France sans aucune discussion, sans aucune concertation. État, vous réclamez un état avec de l'autorité. Voilà, je je n'ai jamais réclamé que l'État agisse sans concertation avec les élus.

D'ailleurs, on voit bien que ça ne marche pas, que ça ne marchera pas, qu'il y a des euh blocages qui sont en train de se créer par dis faut résister à cette à ce je pense que le gouvernement s'y prend mal. Il y a des élus qui acceptent de recevoir euh des euh réfugiés sur leur commune. Euh j'en ai un dans mon équipe, le maire de sauvetire de Guyenne et qui m'a emmené l'autre jour voir une des familles iraakiennes qu'il a accueilli dans sa commune.

Bon, c'est le choix qu'il a fait. C'est un choix qui a été préparé avec les habitants de la commune, ça fonctionne s'il est imposé. S'il est imposé euh sans aucune concertation, euh j'ai un autre une autre personne, un autre maire proche de de moi qui a une commune de 1200 habitants dans la région parisienne à qui on voulait euh envoyer 100 migrants d'un seul coup.

C'est idiot, c'est pas possible. Quand on est à la tête d'une région de 7 millions et demi de personnes et qu'on vous dit de d'accueillir 1100 réfugiés, c'est choquant de voir qu'on on le refuse avant même de tenter du tout. Il faut réaliser des il faut réaliser des établissements pour les recevoir dans lequel ils soient surveillés.

On ne peut pas les mettre dans la nature, on peut pas les laisser n'importe où. Et c'est donc la proposition que je fais de créer des centres d'accueil et ben dans l'immédiat, il faut le faire. On a des bâtims, on a des bâtiments publics, on a des on a des anciens bâtiments militaires qui peuvent accueillir pendant 5 ans vous avez été à ses côtés, Nicolas SarkoZi vous a-t-il semblé avoir de vraies convictions sur le climat ?

Euh, pourquoi vous me posez cette question ? Ben parce que je vais vous dire, il y a une polémique question sur une polémique à propos de ce qu'il a dit sur le climat. Il faut rappeler peut-être la phrase si le Sara est devenu un désert, c'est pas cause de l'industrie.

La première cause dégradation de l'environnement, c'est le nombre d'habitants sur la planète. L'homme n'est pas seul responsable. En quoi c'est ch dit comme ça ?

C'est une évidence. Ah bah en quoi c'est une évidence ? Mais euh la question est de savoir quelle conclusion on en tire.

Euh la conclusion que j'en tire moi, c'est que l'homme a une responsabilité sur l'environnement et qu'à l'évidence le fait qu'il y ait 7 milliards d'êtres humains sur la terre, neuf de main euh qui euh euh ont des pratiques notamment en matière d'énergie euh qui euh utilisent les énergies fossiles, ça un un un un un impact sur le climat. pas refuser l'argument démographique. Non, il faut rien refuser.

Il faut simplement faire confiance à aux scientifiques, demander au scientifique de faire des analyses et de nous proposer des solutions. Au fond, la grande différence qui ce qui m'oppose aux écologistes, c'est la foi dans l'homme, dans son intelligence et dans le progrès. Oui, je sais que l'homme intégriste.

Oui, je sais que l'homme a une une action négative sur l'environnement et sur le climat. Oui, je crois que l'homme va trouver grâce à la science les solutions pour répondre à cette question. Il y a euh C'était une erreur de mettre le principe de précaution dans la Constitution.

Oui, c'était une erreur de mettre le principe de préion dans la il faut revenir dessus et je le propose dans mon programme en le remplaçant par un principe de responsabilité de même que le grenel de l'environnement de même que le grenel de l'environnement qui partait d'un d'une bonne idée, celle de de mettre ensemble des gens qui ont des des visions différentes de de la lutte pour l'environnement a abouti à des contraintes sur la production pas répondu à la question est-ce qu'il a eu un mouvement est-ce est-ce qu'il a bougé qu'il était sincère à l'époque écoutez je vous laisse je vous laisse juger mais enfin voilà il y a beaucoup de sujets sur lequel il bouge beaucoup il bouge beaucoup il est très mobile Nicolas il change beaucoup de conviction et pour revenir sur sur l'environnement je voudrais citer un exemple le maire de Paris veut interdire la circulation sur les voies surge et elle dit que c'est absolument nécessaire par rapport au à la à la pollution. Bon et bien moi je soutiens l'initiative de Valérie PCR, la présidente de la région Île-de-France qui a décidé de saisir un pneumologue de l'assistance publique, de lui demander de présider une commission qui va faire une étude scientifique pour dire si cette mesure a un impact positif ou si elle n'est pas nécessaire. Voilà, on on je ne prends pas position pour ou contre euh l'interdiction de la circulation sur les voissberges.

Je demande qu'il y ait une vraie étude scientifique qui nous permet de trouver les bonnes solutions. Est-ce qu'il faut euh faire en sorte que les voitures sortent des centrilles ? Parce que c'est un fond, c'est la tendance finalement ce que non, il faut transformer les voitures qui vont devenir de moins en moins polluantes, qu'ils sont déjà beaucoup moins qu'il y a 30 ans.

Il faut généraliser les voitures électriques, il faut modifier. Vous savez la là la là la là aussi je crois que la science va nous apporter les réponses. Dans les 20 ans qui viennent, on va avoir des une révolution dans le transport avec les véhicules électriques, avec les véhicules automatiques qui vont pas seulement affecter l'automobile mais qui affecteront demain aussi ou à plus long terme le transport aérien.

Donc c'est une une révolution et il faut saisir de cette révolution pour apporter des réponses aux appena de présenter et de chiffrer votre programme économique. en flatter, vous l'avez dit tout à l'heure, vous pensez qu'un creusement temporaire des déficits fait du sens. C'est ce que dit Gill Car qui est avec vous et vous avez dit temporaire.

Alors, ça veut dire combien de temps ? Est-ce qu'il faut attendre 2022 la fin du mandat du prochain président pour avoir l'équilibre ? Non.

Oui, bien sûr. Ça pourra arriver à l'équilibre. Pour arriver à l'équilibre, faudra 5 ans.

La première chose que je veux dire, c'est que quel que soit le celui qui gagnera l'élection présidentielle, le déficit se creusera en 2017 quel qu'il soit et quels que soient ces projets. Pourquoi ? à cause du fait que le gouvernement depuis plusieurs mois dépense de l'argent sans en avoir sans avoir les ressources.

Et donc nous aurons en 2017 entre 15 et 20 milliards de dépenses supplémentaires non financées qui seront dépensées. C'est-à-dire c'est pas des dépenses sur lesquelles on peut revenir, c'est des dépenses qui seront parties dit que cette année ça sera 3 %,3 de déficit et l'an prochain en 2017 2,7 c'està-dire moins des trois prévus par Bruxelles. Vous dites bidon c'est bidon.

C'est un mensonge. C'est un c'est c'est un mensonge. Monsieur Val sapin vous répond.

Mais bien sûr, mais ils me répondront s'ils veulent. Mais moi, je vous dis que c'est bidon, que personne ne peut dire que le déficit sera à ce niveau-là compte tenu des coûts qui sont partis pour pour 2017. Et la deuxième chose que je veux dire, c'est qu'avec cette situation là, la clé du redressement national, c'est le redémarrage de l'économie.

La clé c'est la création d'emploi. C'est pour ça que moi je veux concentrer tout l'effort de baisse de charge et de baisse d'impôt sur les entreprises. Dans votre programme, vous dites il faut deux points de TVA, ce qui fait 15 milliards d'impôts pour tout le monde.

Oui. Et il faut supprimer l'ISF, ce qui fait 5 milliards d'impôts en moins pour les riches. Et il faut baisser Et il faut baisser de 50 milliards les charges.

Où est où est la justesse là ? 15 milliards d'impôts pour tout le monde, 5 milliards d'impôt mo est de savoir comment est-ce qu'on fait redémarrer, c'est pas à vous monsieur Bare, je vais expliquer que pour faire redémarrer l'économie, il faut baisser les charges et il faut baisser les contraintes. Si vous ne le faites pas et il faut notamment baisser la fiscalité sur l'investissement, si vous ne le faites pas, c'est comme un agriculteur qui semerait jamais son champ, bah il récoltera jamais de de de céréales.

Voilà, donc il faut semer. Et pour semer maintenant, il faut un choc sur le niveau, le coût du travail et il faut un choc sur le coût de l'investissement. Je je la position que je prends, c'est une position de courage par rapport à des responsables politiques qui font miroiter des baisses d'impôts qui soit ne se produiront pas, soit condiront notre pays dans une véritable catastrophe.

Ce qu'on comprend pas ce qu'on comprend pas c'est que vous qui avez été François Pillon, le premier ministre qui le premier avait alerté sur l'État en faillite aujourd'hui vous voulez ajouter à une faillite qui peut-être plus grande un trou supplémentaire et euh on a reproché à la gauche euh son comportement des pensiers, elle fait des efforts pour être dans les 3 %. Elle elle va peut-être être dans les 3 % et vous vous dites "J'arrive au pouvoir". Jean-Pierre Alcabez vos dossiers.

G la gauche ne fait aucun effort pour réduire les déficits. La dépense publique n'a cessé d'augmenter donc à Paris on m et à Bruxelles en m la dépense publique n'a cessé d'augmenter depuis 5 ans et la compétitivité n'a cessé de se dégrader. Aujourd'hui, je vous dis que compte tenu des décisions qui ont été prises, le déficit augmentera mécaniquement en 2017.

Si euh vous voulez euh dès 2017 euh réduire de façon très importante le déficit, ça veut dire que vous allez augmenter les impôts ou alors ça veut dire que vous allez euh couper de manière violente dans les dépenses sociales. Bon et ben moi, je ne propose ni l'un ni l'autre. Je propose une stratégie qui vise à relancer l'économie à travers une baisse de charge de 50 milliards, 40 milliards pour les entreprises, 10 milliards pour les ménages.

Et je cible la baisse la baisse de charges pour les ménages sur les ménages les modestes et les classes moyennes. Ce qui d'ailleurs me distingue de ceux qui veulent baisser la CSG pour tout le monde ou de ceux qui veulent baisser l'impôt sur le revenu pour tout le monde. Moi ce que je propose c'est des baisses qui affectent et Nicolas Sarkozy pour ceux qui n'ont pas compris des baisses qui affectent la politique familiale donc les familles et les classes moyennes à travers la baisse des charges salariales compensé par la hausse de la TVA.

Voilà, il y a une cohérence dans ce programme et je pense que c'est c'est le seul qui est de nature à remettre en marche l'économie vous écouter ce matin et qui s'est dit je vais être peut-être candidat ou probablement candidat, je vais écouter François Fuy, je vais continuer à arroser pendant la période électorale. Toute façon, on fera les 4 7 % et cetera. Est-ce que vous trouvez qu'avec 2 % de TVA, j'arrose avec vos vos projets ?

Non, pas du tout. Je vais dépasser les 3 % et puis je m'en fiche parce que la tendance de la droite c'est dire bon ben mais pas du tout la tendance de la droite c'est et la mienne en particulier je crois était le premier à proposer cela c'est 100 milliards d'économies en 5 ans. 20 milliards par an d'économie qui d'ailleurs passe pour une large part par le le l'allongement de la durée de de travail c'est-à-dire la retraite à 65 ans. qui passe par une dépense en matière de santé tenue en dessous de 2 % qui passe par la dégressivité de l'assurance chômage mais qui passe aussi par la réduction du nombre des emplois publics dans les trois fonctions publiques.

Et je voudrais faire remarquer là aussi sur ce sujet la cohérence de mon programme. Je propose de supprimer 500000 emplois publics mais je propose de supprimer 500000 emplois publics parce que en même temps j'augmente le temps de travail dans les trois fonctions publiques. Je remarque qu'aucun de mes concurrents ne propose de toucher réellement sérieusement au temps de travail dans la fonction publique.

Comment peut-on réduire de manière massive le nombre d'emplois publics dans notre pays sans toucher à la durée du travail ? Vous voyez que Churchill serait réélu en ce moment en France, ce qui dit des sang, des larmes. Le sang et les larmes, c'est maintenant.

Le sang et les larmes c'est la situation de d'un d'une immense majorité de Français. Soit ceux qui sont au chômage, soit ceux qui travaillent énormément et qui ont le sentiment de ne jamais recevoir le fruit de leur travail. Merci trisème partie, dans un instant, il faut tout faire pour que elle ne soit pas courte avec vous.

François Fill Jean-Pierre Cabache et invité François Fillon qui se voit au 2e qui se voit lors des primaires et je dis presque vainqueur. Vous vous croyez à l'Élysée aussi ? Non, je je pense que je serai au deuxème tour de la primaire.

Ah oui, mais pas l'Élysée. Chaque chose en son temps. Ah ouais, mais ça c'est une forme de modestie.

Alors étape après étape. C'est pas une forme de modestie. Vous n'y croyez pas alors ?

Mais bien sûr que si, mais je dis étape après étape. Michel Dermand, dans votre programme, est-ce que vous abrogez la loi sur le mariage gay ? Non, j'ai toujours dit euh dès le début de ce débat que j'étais contre le mariage gay parce que je considérais que euh il y a des différences qui ne doivent pas être gommées, qui doivent pas disparaître.

Vous avez promis de la réécrire, vous dites il faudra la récri je je n'avais pas de vous la prenez pas telle qu'elle. Je je n'avais pas de de difficulté avec la reconnaissance de l'amour homosexuel. Et c'est la raison pour laquelle cette décision ayant été prise, j'ai toujours dit qu'on ne reviendrait pas sur le mariage parce qu'on ne reviendra pas sur la manifestation de la reconnaissance de l'amour homosexuel.

Mais en même temps, j'ai toujours dit depuis le début, j'ai jamais varié de discours que ce mariage pour tous a conséquences sur l'affiliation. Il bouleverse le droit de l'affiliation. Et donc moi, je propose de réécrire le droit de l'affiliation.

Vous l'avez promis à sens commun. Non, je je l' c'est la raison pour laquelle ils le soutiennent. Je je pense que c'est pas seulement pour cette raison, ils ont aussi un une réflexion politique, un programme et je pense qu'ils ont regardé parmi les candidats ceux qui avaient une certaine constance dans leur position.

Qu'est-ce que je veux réécrire ? Je veux réécrire le fait qu'un enfant a toujours un père et une mère, quoi qu'il arrive. Et donc un enfant a toujours le droit de connaître son père et sa mère.

Voilà. Et ça a des conséquences. Ça a des conséquences en particulier sur l'adoption.

Ça veut dire que les couples homosexuels peuvent adopter. Il ne s'agit pas de les empêcher d'adopter. Mais ils ne peuvent pas la la filiation ne peut pas se substituer au moment de l'adoption à la filiation naturelle.

C'est un mouvement qui était hostile au mariage pour tous. question sur la suite. Michel Darm, vous vous dites et vous le montrez que vous voulez placer l'exemplarité au cœur de votre campagne.

Vous l'avez manifesté avec une phrase choc hein sur le général de Gaul en examen. Est-ce que vous assumez cette phrase ? Est-ce qu'on l'a répété aujourd'hui ?

Est-ce que c'était une erreur ? Bien sûr que j'assume. Vous n'allez pas me retirer quelque chose qui est une constance de ma vie politique.

D'abord, je voudrais vous faire remarquer qu'en 30 et quelques années de vie politique, mon nom n'a jamais été cité. une seule fois dans quelques affaires judiciaire. Donc vous êtes le seul irréprochable quoi.

C'est juste pas un hasard. Voilà. Et la deuxième chose que je veux dire, c'est que pour gouverner un pays surtout dans les conditions difficiles d'aujourd'hui, il faut être irréprochable.

Pourquoi je dis ça ? D'abord parce que c'est mes convictions, mais aussi parce que je l'ai entendu pendant les 3 années que j'ai passé à parcourir la France. Combien de Français j'ai vu qui m'ont dit "Oui, nous quand on passe devant le radar, on paye." Et vous les politiques, on a l'impression qu'il se passe jamais rien.

Donc je dis qu'il faut de l'exemplarité et ça vaut pour tout le monde. Donc vous redites que quelqu'un qui est mis en examen ne doit pas pouvoir se représenter devant devant les Françis. Chacun est devant sa conscience.

Chacun est devant sa conscience. Mais euh ma conviction, c'est que pour exercer l'autorité de l'État, je vois qu'il y a beaucoup de candidats qui euh parlent de cette autorité de l'État avec des coups de menton, mais il y a il y aura pas d'autorité de l'État si les dirigeants sont pas irrépusés. Donc vous vous comptez sur la justice pour vous débarrasser de tel ou tel candidat.

Compte de sur rien du tout. Je demande à chacun de de regarder la réalité. Est-ce qu'on peut gouverner le pays en étant pas irréprochable ?

Non. Donc moi, j'en fais j'en fais une règle de base pour la composition du gouvernement, pour le fonctionnement des institutions. Euh je pense que l'exemplarité est plus que jamais nécessaire, surtout dans un contexte où on va demander des efforts supplémentaires au fond.

Vous vous exposez le principe, mais il peut y avoir aussi des cas d'école. Si Nicolas Sarkozi est renvoyé devant la correctionnelle, est-ce que vous estimez qu'il doit rester ou qu'il peut rester candidat ? Quelle est votre position ?

Vous ne me ferez pas dire d'autres choses question générale parce que Oui, mais c'est une question générale à laquelle Nicolas Sarkozy répondra. C'est pas à moi d'y répondre. J'ai posé un principe.

Le principe c'est l'exemplarité et ce principe là je le défendrai et personne ne pourra me l'enlever parce que c'est une conviction qui est enfuie au plus profond de moi-même. Voilà, c'est c'est un élément constitutif de mon engagement politique. François Fillon, vous emportez la primaire.

Est-ce que vous allez demander à Nicolas Sorzi qui vous soutienne ? pour le reste de la campagne, je pense que la règle de la primaire, c'est que tous les candidats qui participent soutiennent celui qui a gagné la primaire. Et si c'est lui qui l'emporte, vous votez Sarkozy.

Mais qu'est-ce que quelle est la question que je vois ? Je la répète, pas une pour lui. Si c'est lui qui l'emporte, est-ce que vous bien sûr la règle de la primaire, c'est que les candidats soutiennent celui qui a gagné.

C'est-à-dire qu'en dépit des critiques, s'il gagne, François Fillon soutiendra puisque c'est moi qui va gagner. J'ai dit les deux hypothèses. Il y a toujours deux hypothèses.

Pas d'autruche, pas d'autruche. C'est moi qui Non mais c'est pas C'est moi qui ai voulu la primaire. Pas Nicolas.

Donc il faut aller jusqu'au bout. Il voulait pas il était opposé. C'est moi qui ai voulu la primaire.

J'ai voulu la primaire pour les raisons que j'ai j'indiquais tout à l'heure. Évidemment que je respecterai les règles de la primaire sinon je ne serai pas candidat. Exement.

Autre hypothèse au deuxè tour en en mai en cas de duel Le Pen Hollande qu'est-ce que vous faites ? Mais ne enfin c'est c'est c'est ça qui tue le débat politique. On est en train euh de défendre nos valeurs, nos programmes devant les Français et vous nous demandez déjà euh de prendre des positions comme si on allait pas et comme si les français n'allent pas nous faire confiance.

Et bien je vous réponds que je répondrai à cette question quand elle se posera. Pour le moment, je vais tout faire pour qu'elle se pose pas. Vous avez dit que vous vous promenez, on vous dit il faut des gens irréprochables.

Et est-ce qu'on vous a jamais demandé quand vous vous promenez depuis 3 4 ans en France, faut fillon comment vous avez pu rester 5 ans premier ministre de cet homme-là ? Pourquoi vous vous êtes battu au bout de 3 ans et demi pour rester son premier ministre ? Expliquez-nous.

Alors d'abord cette questionlà, elle m'est posé souvent. Je me suis jamais battu pour rester premier ministre, vous le savez très bien. Euh le le le sujet est simple.

Pour moi, la loyauté à mon pays, à mon au gouvernement que je dirigeais, à la majorité, au président de la République, c'est c'est fondamental. Il y a deux attitudes possibles. Il y a celle de monsieur Macron qui se tire au milieu de la bagarre pensant qu'il va en bénéficier personnellement dans sa future carrière politique.

Il y a ceux qui pensent que quand on a contracté avec la majorité, avec le pays un mandat, on va jusqu'au bout et on quitte pas le navire quand il est en difficulté. Maon Emmanuel n'est pas un modèle pour vous. Non, moi je pense que le le l'attitude d'Emmanuel Macron est une attitude qui dénote une ambition personnelle qui est au-dessus de l'intérêt général, ce qui n'a pas été mon cas.

François Holland dans la revue, aurais pu partir, j'aurais pu partir, il y a même des gens qui pensent que j'aurais pu gagner de 2012. Moi ma conviction c'est que quand le Premier ministre euh quitte le navire au milieu au milieu euh du gay, d'abord ça veut dire qu'il est préoccupé essentiellement par sa carrière et la deuxième chose c'est qu'il il fait évidemment battre sa majorité. Voilà.

Et donc c'est ce que c'est ce qu'Emmanuel Macron est en train de faire. C'est ce qu' dernière question François Holland dans la revue le débat dit qu'il y a pour lui encore la pertinence du clivage droite gauche. Si le Front National un groupe parlementaire en 2017 comment gouverner au nom de ce clivage ?

Euh mais on va tout faire pour que le Front National ait le moins de députés possible euh en 2017. Et moi ma conviction, c'est que l'esprit des institutions continue de fonctionner et qu' au lendemain de l'élection présidentielle, il y aura un rassemblement autour du président de la République. Moi, je voudrais que ce rassemblement soit plus large que les seules formations politiques.

C'est d'ailleurs pour ça que le premier symbole que je veux mettre en avant, c'est l'ouverture d'un gouvernement de 15 ministres qui auraient tous la caractéristique des des ministres compétents à la société civile. Parce que l'élargissement pour moi, il doit pas aller vers les partis politiques, il doit aller vers la société française. Vous l'avez dit tout à l'heure, dernière remarque.

Oui, mais c'est important de le répéter parce qu'apparemment monsieur Darm l'avait pas compris au contraire. Je vous amené je vous amené à le répéter. Vous avez défini, vous avez défini la situation actuelle.

Vous dites "Elle est catastrophique, elle là, quelle horreur !" et cetera. Est-ce que vous excluez que François Hollande soit candidat ?

Premièrement non, j'exclus pas parce qu'il y a une logique de président les tris/4 du pays, est-ce que vous excluez qu'il soit réélu ? Même si si je fais j' je fais rire une partie du pays qui n'y croit pas, est-ce que vous excluez qu'il sera réélu ? Je crois que ça sera très difficile pour François Hollande d'être réélu parce qu'il a échoué sur toute la ligne, parce qu'il n'a pas d'autorité et parce qu'il a beaucoup abaissé la fonction présidentielle.

Donc il peut pas être réélu. C'est mon pronostic maintenant. C'est c'est le mien.

Voilà. Il faudrait pas par exemple que la droite se mette dans une situation de division qui lui donne une chance d'être réélu. Merci d'être venu François F.

Merci. Merci Jeanfier Kach.