Face à Face : Éric Ciotti - 28/01
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC, face à face.
Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Eric Ciotti. Bonjour. Vous êtes le président du parti UDR, vous êtes député des Alpes-Maritimes, vous êtes d'ailleurs aussi candidat à la mairie de Nice. Beaucoup de questions à vous poser, mais d'abord sur l'immigration, parce que les chiffres sont tombés hier. L'immigration atteint un niveau record en France, mais pas l'immigration de travail. Est-ce que vous vous désolez qu'il n'y ait pas d'immigration de travail ? Les travailleurs, et notamment le monde de l'hôtellerie-restauration, les agriculteurs eux-mêmes, disent que c'est un vrai problème.
Ces chiffres traduisent en effet le fait que 92 ou 93% des étrangers qu'on accueille, et vous avez raison de rappeler que c'est un record absolu depuis la Seconde Guerre mondiale, 530 000, 550 000 étrangers, si on ajoute les demandeurs d'asile, les mineurs isolés, et les 384 000 titres de séjour, on arrive autour de 550 000. C'est le double, je le souligne, depuis l'élection de M. Hollande, du temps de M. Sarkozy, il y avait deux fois moins de titres. C'était déjà beaucoup, c'était déjà trop, mais on a doublé. Or, dans ces chiffres, il y a à peine 7 à 8% de gens qui viennent travailler.
Donc ça veut dire, à contrario, que 92 ou 93% des étrangers qu'on accueille ne viennent pas pour travailler, et donc, quelque part, constituent une charge pour notre pays. Une charge, y compris ceux qui ont obtenu l'asile. Une charge pour notre pays.
L'asile, les raisons humanitaires qui sont en hausse.
L'asile est totalement dévoyé. 155 000 demandeurs d'asile accueillis l'année dernière. Des taux d'obtention du statut de réfugié, on était, il y a quelques années, à 25-30%. On est passé à 50% aujourd'hui. Donc, il y a une plus grande générosité dans l'acte 3 du statut noble de réfugié, qui, quelque part, devient un peu galvaudé. Donc, l'asile est devenu la porte d'entrée légale à l'immigration illégale. Il suffit de dire à la frontière que vous êtes demandeur d'asile, même si vous venez d'un pays où il n'y a absolument pas de conflits, absolument pas de guerres, et vous obtenez ce statut de demandeur d'asile. Voilà, le statut de demandeur d'asile.
Oui, mais qui vous fait rentrer dans un long parcours administratif, devant l'OFPRA, ensuite, il y a un appel devant la Cour nationale du droit d'asile. Si ces deux étapes sont rejetées, le requérant peut aller devant le tribunal administratif, après, il peut faire valoir qu'il est malade, et au final, ceux qui arrivent restent en France. Il n'y a quasiment pas d'éloignement.
Vous supprimeriez le droit d'asile ?
Mais il faut le restreindre. Moi, je propose que l'asile soit donné à l'extérieur de notre pays. Il faut qu'on exclue les demandeurs.
C'est-à-dire qu'on le demande avant d'entrer ?
Absolument, notamment dans les consulats à l'étranger. Qu'on exclue ceux qui viennent de pays sûrs, et qu'on soit beaucoup plus restrictif. Regardez, l'Allemagne l'a fait, la Grande-Bretagne l'a fait.
Mais l'Allemagne avait longtemps été très ouverte. On se souvient évidemment du million de migrants accueillis par Angela Merkel.
Ce qui fut une faute historique devant l'histoire. Cette ouverture de nos frontières, c'est d'ailleurs dans ces flux que les terroristes du Bataclan sont arrivés. Et donc, c'est une erreur historique. Ce n'est pas parce que l'Allemagne a fait des erreurs historiques qu'il faut les reproduire chez nous. Il y a une urgence à couper le robinet migratoire.
L'Allemagne restreint, l'Espagne à l'inverse, va régulariser 500 000 travailleurs.
C'est un autre sujet, la régularisation de ceux qui sont là. J'y suis naturellement totalement opposé parce que c'est un appel d'air. Mais aujourd'hui, le sujet c'est que nous, on n'a jamais laissé autant rentrer de personnes qui ne sont là et qui, vous avez raison de le souligner, s'il y avait une immigration de travail, on peut ouvrir ce débat. Moi, je ne suis pas pour l'immigration zéro. On est un pays qui peut avoir besoin de talents.
Vous n'êtes pas pour l'immigration zéro ?
Qui viennent de talents. On peut avoir besoin de chercheurs, on peut avoir besoin d'ingénieurs.
Vous metteriez des quotas, c'est l'idée de Gérald Darmanin qui parle d'un moratoire, tout mettre sur pause et ensuite éventuellement un référendum, voire même des quotas.
Je rappellerai à M. Darmanin qu'il est au pouvoir depuis 9 ans. Ce n'est pas l'idée de M. Darmanin. On l'a eu bien avant lui, j'ai même déposé une proposition de loi constitutionnelle à laquelle M. Darmanin, Mme Borne, M. Macron s'étaient opposés pour que justement dans la Constitution, il y ait la capacité pour le Parlement de choisir. Parce que si le Parlement disait chaque année, on ne dépasse pas un nombre d'étrangers, y compris pour les demandeurs d'asile, il y aurait la possibilité de réguler l'immigration zéro. Naturellement, moi je n'adhère pas à cette idée. Mais il faut, parce qu'elle est illusoire, on ne peut pas rester dans ces niveaux aussi insupportables.
Je vous repose quand même la question.
Est-ce que finalement Gérald Darmanin, quand il dit qu'il faut tout mettre sur pause, pendant 2 ou 3 ans, le temps justement de pouvoir organiser un référendum, voire la question des quotas, est-ce que vous dites à Gérald Darmanin, faisons-le ensemble ?
Gérald Darmanin, il est dans la communication permanente. Quand il est au pouvoir, il ne fait pas ce qu'il dit. C'est d'ailleurs le problème de la classe politique qui nous gouverne. Ce sont des discours forts. Entendez, rappelez-vous, tous les discours sur l'immigration, toutes les lois, et pourtant d'année en année, ont franchi des records. Parce qu'il n'y a pas le courage nécessaire d'adopter les vraies mesures et de les faire valider, et là c'est la clé de tout, par un référendum, parce que les Français, qu'est-ce qu'ils nous disent tous, y compris à gauche, qu'il y a trop d'immigration, qu'on ne peut plus l'assimiler, qu'elle met en cause notre modèle culturel aujourd'hui.
Et ils veulent une restriction. Et ceux qui nous gouvernent, parce qu'aujourd'hui ils sont sous la pression du Parti Socialiste, ouvrent les vannes. Et ça c'est totalement insupportable.
Éric Ciutti, est-ce que Donald Trump est toujours pour vous une source d'inspiration ?
Donald Trump, il a été élu par les Américains, il n'a pas été élu par les Français. Il fait globalement la politique pour laquelle il a été élu. Moi je suis en France, nous avons un programme pour les Français, c'est totalement différent. Il défend les intérêts de son pays, avec des méthodes qui sont brutales, notamment pour les Européens, mais ce que ça souligne dans sa brutalité, c'est la faiblesse, l'impuissance des Européens.
Brutalité sur la question des relations internationales, brutalité aussi sur son propre sol, avec la police aux frontières, et la police d'immigration, la fameuse ICE, qui a des méthodes pour le moins brutales, jusqu'à tuer. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Je vois l'émotion que ces morts ont suscité, et c'est légitime. J'aimerais qu'on se préoccupe plus des 30 000 morts en Iran. Non, je vois la presse parler uniquement de ces deux faits extrêmement regrettables, bien sûr, mais on parle de 30 000 morts en Iran aujourd'hui. Mais je ne vois pas le rapport, pardon. Oui, oui. Je veux dire, avec ce que tu peux parler des deux, il y a une question... Vous m'interrogez sur ce qui se passe aux Etats-Unis. Non, mais je vous interroge sur ce qui se passe aux Etats-Unis, vous me répondez Iran. Je dis, il est légitime, le président des Etats-Unis a été élu pour lutter contre l'immigration, il met en place une politique de lutte contre l'immigration.
Je ne vais pas le contester. Je crois qu'il est dans le rôle du mandat que lui ont donné les Américains. Après, les méthodes, ce sont des méthodes qui lui appartiennent. Je déplore naturellement les morts. Je méthode du prisme médiatique qui regarde plus ces regrettables actes qui ont été commis, que je déplore et que je condamne, plutôt que les 30 000 morts en Iran aujourd'hui qui devraient soulever une émotion internationale. Voilà, je vous le dis.
Sur les 30 000 morts et l'émotion internationale, je suis absolument et totalement d'accord avec vous. Mais je ne vois pas le rapport. Je ne vois pas pourquoi. Est-ce que vous prendriez l'un pour justifier l'autre ? C'est-à-dire qu'au fond, la question malgré tout de l'usage de la force dans une démocratie, c'est une question essentielle. Est-ce qu'il pourrait y avoir ? Je vais vous poser la question tout simplement. Éric Ciotti, si vous étiez au pouvoir, j'imagine qu'il faudrait appliquer les décisions que vous voulez mettre en place d'expulsions notamment des immigrés clandestins. Bien sûr. On est bien d'accord. On a un coût d'éloignement aujourd'hui de moins de 10%.
À qui donneriez-vous mandat pour le faire appliquer ? Y aurait-il une police spécifique ? Et s'il arrivait des drames comme celui-là, quelle serait votre réaction ?
Mais nous avons, madame de Malheur, nous avons des lois. Parce que vous diriez,
c'est désolant.
Nous avons des lois en France, comme il y en a aux Etats-Unis. Si des actes contraires à la loi, aux lois fédérales américaines, ont été commis, ils seront sanctionnés. La justice américaine est très sévère, notamment contre les policiers. Mais en France, qui va appliquer notre politique d'éloignement ? La police au front.
Il n'y a pas eu un mot de désolation
sur ces deux personnes qui ont été tuées ? La police aux frontières. De la part du pouvoir ? De la part du gouvernement ? Vous m'interrogez sur la France. C'est la police aux frontières. On a des lois. Il faudra qu'elles soient beaucoup plus fermes. Il faudra qu'elles soient moins laxistes. Il faudra qu'il y ait des moyens matériels considérables. Vous savez, les policiers qui font les éloignements, notamment dans les avions, ont des conditions de travail épouvantables. Épouvantables. Parce que les étrangers qu'ils éloignent connaissent toutes les ficelles pour s'opposer aux éloignements. Ce sont les policiers. J'en discutais avec certains qui m'en parlaient récemment.
Donc, arrêtons sur un fait, sur des actes, sur des meurtres. Je ne sais pas si c'est meurtre. Vous diriez meurtre ? Peut-être le mot doit être qualifié par la justice. Mais ce qui s'est passé, je le condamne, je le déplore. Mais ne mettons pas en cause, du fait de ces incidents, un système d'éloignement. Chaque pays doit avoir la capacité, et c'est ce que je souhaite pour la France, de dire qui il veut ou qui il ne veut pas sur son territoire. Je vous pose également la question
effectivement de l'Iran, même si pour moi, l'un n'a rien à voir avec l'autre. Mais puisque vous l'évoquez, évidemment, j'y reviens. Est-ce que ce même Donald Trump, dont, semble-t-il, vous finissez quand même par dire qu'il y a eu, vous dites même le mot meurtre, alors il vous échappe un peu, mais enfin tout de même, est-ce que pour vous, c'est à la justice de le dire ou pas ? Est-ce que vous espérez que Donald Trump intervienne en Iran ?
Oui, oui, j'espère que le peuple iranien puisse se libérer par tous les moyens. Aujourd'hui, il subit un martyr, il subit le poids d'une dictature qui depuis trop longtemps prive les Iraniens, prive ce peuple extraordinaire de liberté, et s'en prend notamment aux femmes. Il faut que ce peuple se libère. tous les moyens pour le libérer doivent être utilisés. Et s'il y a une intervention américaine, elle sera bienvenue, la bienvenue, et personnellement, je la souhaite.
Vous aimeriez que la France mette les gardiens de la révolution, les MOLA, les responsables du régime iranien sur la liste des terroristes ?
Nous l'avons demandé à l'Assemblée nationale. Il faut le faire. Je vois le gouvernement dans une forme d'ambiguïté. Il n'a pas répondu hier à une question sur ce sujet. Comment vous expliquez cette ambiguïté ? C'est une faute. Parce que c'est la diplomatie française, c'est la diplomatie macronienne, c'est celle du en même temps, qui ménage tout le monde, et finalement, on se discrédite partout.
Vous avez voté contre le gouvernement hier, et M. Lecornu vous a reproché de jouer double jeu. C'est-à-dire, d'un côté, de dire qu'il y a plein de choses qui ne vont pas, mais de l'autre, en même temps, quand enfin, on met un budget pour la France, de ne pas le voter.
D'abord, la déclaration de M. Lecornu, qui répondait à une question sur un drame terrible qui a touché notre pays, qui a touché la ville de Nice.
Le viol d'une non-ingénieure à Nice.
Une vieille dame de 90 ans, boulevard de la Madeleine à Nice. Pas simplement au-delà du viol, il y a eu une agression. Cette personne est encore hospitalisée. Je pense à elle. M. Lecornu n'a pas eu un mot de compassion. Il a fait de la politique politicienne. C'est pas vrai.
Moi, j'ai écouté l'ensemble de l'intervention. Il a quand même commencé
par parler d'elle et de sa famille. De la politique politicienne. Non, non, mais vous ne pouvez pas dire qu'il n'y a pas eu un mot. C'est pas vrai.
C'est pas actuellement faux.
Il a fait de la polémique politicienne. Moi, ce que je lui reproche, parce que qui a violé cette personne ? Qui est l'auteur présumé ? Et c'est là où on est au fond du sujet. Une personne sous OQTF. Une fois de plus, une fois de trop. C'est ça qui est insupportable. Et M. Lecornu, il nous dit quoi ? Il nous dit, il faut voter mes mesures. En gros, ça sert à quoi ? Donc, il reste en place. Mais pour faire quoi ? Depuis l'élection de M. Macron, il y a 70% d'homicides et de tentatives d'homicides. En plus, il y a 115% de violences sexuelles. Puisque vous évoquez la question des OQTF. En plus, 55% de coups et blessures. Et on veut, il voudrait qu'on lui donne un chèque en blanc.
Éric Ciotti, vous l'avez peut-être vu, le maire... La seule solution, c'est qu'il s'en aille. C'est qu'il démissionne. C'est qu'on revote. Il connaît la vraie alternance dans l'alliance qu'on a voulu avec le RN et le BDR.
Je voudrais vous poser la question de ce qui se passe à Chécy. C'est en Seine-et-Marne. Un maire qui avait refusé de célébrer un mariage parce que le marié était sous OQTF. Finalement, obligé de le faire, il a remis sa démission, tout comme l'ensemble du conseil municipal. Démission refusée par la préfecture. Et le maire a finalement, jusqu'à jeudi, pour publier les bancs, sans quoi le juge de l'exécution du tribunal de Maud a décidé qu'il serait pénalisé de 500 euros par jour si les bancs ne sont pas publiés d'ici jeudi. La somme passera même à 3000 euros par jour si le mariage n'est pas célébré à la date annoncée. Qu'est-ce qu'il doit faire ?
Payer ou marier ? Quand on entend ça, c'est une sidération qui me frappe. Je me dis, est-ce que notre France a encore un avenir ? Quand on voit de telles décisions qui sont contraires à tous les intérêts supérieurs de notre pays, sanctionner un maire courageux, faire payer le contribuable local alors qu'on va faciliter quelque part la violation de la loi par un étranger en situation irrégulière. Alors, je sais bien... Il n'y a pas de violation parce qu'il n'est pas prouvé
qu'il s'agirait d'un mariage blanc.
Le zèle qui est fait derrière tout ça. Le zèle de qui ? De la préfecture ? De la justice ? Du tribunal de Vaud ? De l'État ? Moi, je soutiens ce maire. Il est extraordinairement courageux. Et il faut que tout le monde le soutienne. J'ai voulu faire changer la loi. Vous vous rappelez ? Oui. Mon groupe a déposé une proposition de loi qui a été examinée. C'était en juin dernier, en juin 2025. Ce texte n'a pas été adopté du fait de la volonté de M. Wauquiez. Parce que ses députés n'étaient pas là. Et on a eu une obstruction toute la journée de LFI de toute la gauche. Donc, il faut une loi. Elle était attendue. Moi, je l'ai proposée.
En attendant, c'est jeudi. Si jeudi, les bancs ne sont pas publiés, ils payent 500 euros par jour. Et si ensuite, le mariage n'est pas célébré, ils payent 3000 euros par jour.
Il faudra que l'État, s'il est cohérent, rembourse à la mairie cette somme. Il doit garder le cap. Les Français sont derrière lui. On ne peut plus accepter de se laisser marcher dessus. Il faut que la France réagisse. Il faut qu'elle se lève. Mais il faut qu'elle se lève avec des hommes qui la dirigent de façon courageuse. Et pas avec des lâches, aujourd'hui, qui ne prennent aucune décision pour garder leur place parce qu'ils la tiennent du Parti Socialiste et de l'extrême-gauche. C'est ça, la réalité.
Éric Ciotti, Michel Houellebecq a répondu en exclusivité ce matin à BFM TV. Première interview depuis trois ans à un média français. Il parle ouvertement d'un risque de guerre civile en France. Je voudrais que vous l'écoutiez.
J'envisage différentes possibilités. Même la guerre civile dans une chanson ? Oui, dans une guerre civile. Oui, c'est une possibilité aussi. Je n'ai pas l'impression d'être le premier. Envisager éventuellement des futurs tragiques.
Il dit qu'il lui pèse d'ailleurs d'avoir parfois une parole prophétique. Qu'est-ce que vous répondez à Michel Houellebecq ? Est-ce qu'il y a un risque de guerre civile en France ?
Michel Houellebecq, par le passé, a démontré combien il avait une capacité de visionnaire, je dirais malheureusement, de la dégradation de la situation dans notre pays. J'échange souvent avec Michel Houellebecq. C'est sans doute le plus grand intellectuel, le plus grand écrivain de ce siècle. Et il faut l'écouter. Il faut l'entendre parce qu'il connaît mieux que quiconque les ressorts de cette France profonde qui est méprisée aujourd'hui, qui est signorée par un pouvoir qui est coupé de toutes les réalités depuis trop longtemps. Donc la voix de Michel Houellebecq doit être en vendue. Si le RN et vous-même arriviez au pouvoir,
est-ce que vous imaginez qu'il y aurait des réactions possibles en France ? Et peut-être même que ça soit la cause d'une guerre civile ?
Absolument pas. L'ordre sera rétabli lorsque nous arriverons parce qu'aujourd'hui, c'est le désordre. C'est le désordre dans la rue, c'est le désordre dans les comptes. On le voit, tout s'effondre aujourd'hui. La dette, les déficits, les records d'immigration, le sujet de cette interview le démontre. Tout s'effondre. Et à un moment, ceux qui sont les responsables de cet effondrement doivent être balayés. C'est ce que veulent les Français. C'est pour ça qu'il faut leur redonner la parole.
Merci Éric Ciotti. Il y a une question. Vous étiez hier soir sur CNews. Est-ce que vous iriez le matin dans l'émission de Jean-Marc Morandili ?
Je n'y suis jamais allé donc je n'irai pas non plus. Mais pour vous,
ça n'a rien à voir avec sa condamnation ?
Je n'irai pas. Et la condamnation renforce le fait que je n'irai pas.
Vous trouvez qu'il est normal qu'il reste à l'antenne après une condamnation pareille ?
Je n'ai pas à juger dans l'organisation d'une chaîne mais personnellement je n'irai pas.
Et vous ne souhaitez pas qu'aucun de ceux qui travaillent avec vous y aille ?
Personne n'ira.
Personne n'ira. Éric Ciotti, président du parti UDR, merci d'avoir répondu à mes questions ce matin. Il est 8h47 sur RMC BFM TV.
Éric Ciotti