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Discours / meetingPierre Barros· 3 juillet 2025 2 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Pierre Barros - PLRGAC - Intervention sur l'article 10

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Pierre BarrosFait
    « Ce sont évidemment la Cour des comptes, le Parlement, les collectivités territoriales, les corps intermédiaires qui se trompent, mais votre obstination a un coup. »
  • 0:30Pierre BarrosChiffre
    « Vous affirmez avoir tenu les dépenses et recul en effet de 11,2 milliards d'euros par rapport à 2023. »
  • 0:45Pierre BarrosChiffre
    « 10 milliards d'annulations par décret dès février, le reste en fin de gestion. »
  • 1:00Pierre BarrosFait
    « La dégradation des finances publiques est d'abord la conséquence directe de vos choix fiscaux depuis 2017. »
  • 1:30Pierre BarrosChiffre
    « Votre facture, cette facture de 310 milliards d'euros de perte de recettes cumulées. »
  • 1:45Pierre BarrosChiffre
    « En 2024, les recettes de l'État n'ont progressé que de 3,1 milliards d'euros, inférieur de 23 milliards par rapport aux prévisions initiales. »
  • 2:00Pierre BarrosChiffre
    « Vous reportez à nouveau ces dégradations de recettes sur le bloc communal en annonçant un effort de redressement de 2,2 milliards d'euros cette année. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Pierre Barros

Merci madame la présidente, madame ministre, chers collègues, pour bien résumer nos débats, cet après-midi, le gouvernement droit dans ses bottes a toujours raison. Ce sont évidemment la Cour des comptes, le Parlement, les collectivités territoriales, les corps intermédiaires qui se trompent, mais votre obstination a un coup. Elle désorganise les finances publiques, fragilise l'administration centrale et locale et contribue au contournement démocratique. Vous affirmez avoir tenu les dépenses et recul en effet de 11,2 milliards d'euros par rapport à 2023. Mais cette baisse résulte quasiment intégralement de décisions en dehors du cadre parlementaire.

10 milliards d'annulations par décret dès février, le reste en fin de gestion. Mais le cœur du déséquilibre ne réside pas là. La dégradation des finances publiques est d'abord la conséquence directe de vos choix fiscaux depuis 2017. Suppression de l'ISF, création du prélèvement forire unique, suppression progressive de la CVE, baisse des impôts sur les sociétés entre autres allègement massif des cotisations. Votre facture, cette facture de 310 milliards d'euros de perte de recettes cumulées. La stratégie moins d'impôts égal, plus d'investissement, plus de croissance, plus de recettes est contredite par les faits.

En 2024, les recettes de l'État n'ont progressé que de 3,1 milliards d'euros, inférieur de 23 milliards par rapport aux prévisions initiales. La richesse produite ne bénéficie plus aux finances publiques. Ce sont ce constat vaut pour l'État mais aussi pour les collectivités territoriales. Aussi, vous reportez à nouveau ces dégradations de recettes sur le bloc communal en annonçant un effort de redressement de 2,2 milliards d'euros cette année.

Or, selon l'observatoire des finances et de gestion publique locale, ce sont en réalité près de 8 milliards d'euros d'efforts qui sont exisés cette année pour le bloc communal si l'on prend en compte l'effet cumulé du gel de la dimmique de la TVA, du déploiement du délico, les séures de la santé, l'augmentation de la cotisation Sacl d'indice. Rappelons que ce fameux dérapage et collectivité brandi à l'hiver dernier comme un péril imminent était alors évalué à 17 milliards d'euros. Il est aujourd'hui ramené à moins de 9 milliards. Preuve que les anticipations ont été délibéremment alarmistes pour mieux faire porter l'effort du redressement par les collectivités.

Pour toutes ces raisons, nous voterons résolument contre cette trajectoire budgétaire. M.