"La mer doit devenir l’un des enjeux majeurs de la France au XXIe siècle" (Catherine Chabaud)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous maintenez l'affirmation que les aides aux pêcheurs suivront la variation des cours du carburant ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Pourquoi ce déplacement en Méditerranée lundi ?
- 6:51RelanceRéponse partielle
Emmanuel Macron renvoie la faute à l'international pour la crise énergétique. Est-ce que ça n'est pas inquiétant ?
- 9:35FerméeRéponse directe
Le budget demande 54 milliards d'euros d'économie. Est-ce un budget d'austérité ?
- 10:18FerméeRéponse partielle
Vous soutenez quel candidat pour l'élection présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Chiffre
« on a la la Commission européenne et la France l'a négocié permet d'atteindre 70 % de de cette intensité. »
- 1:26Promesse
« on sera au maximum de ce que l'on peut faire et on sera vraiment indexé. »
- 2:08Fait
« C'était aussi pour calmer les esprits. »
- 4:07Fait
« j'ai voulu privilégier dans le surplus du quota les petits métiers. »
- 5:32Fait
« il faut qu'on l'adapte et moi j'ai besoin de les rencontrer pour comprendre le leurs problématiques. »
- 6:13Fait
« il y a des règles, on a un cadre européen et il faut aussi les respecter. »
- 7:30Fait
« beaucoup de ces enjeux liés à la au voyage de l'énergie, à l'acheminement de l'énergie jusqu'à la France, ça se passe sur l'océan, ça se passe en mer. »
- 8:55Promesse
« je travaille pour demander un omnibus pêche au niveau de la Commission européenne pour pouvoir accélérer la décarbonation des navires de pêche qui ont 35 ans de moyenne d'âge. »
- 9:35Chiffre
« il faut trouver 54 milliards d'euros d'économie. »
- 10:52Fait
« La France doit venir, la MER doit venir l'un des enjeux majeurs euh du 21e siècle pour la France. »
Temps de parole
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Bonjour Catherine Chabot. Bonjour. Merci d'être avec nous dans le 740 France info. Ce matin, on va bien évidemment parler de la mobilisation des des pêcheurs. He vous êtes ministre délégué chargé de la mer et de la pêche. Vous avez assuré jeudi après 6 heures de négociation euh représentant des des marins pêcheurs que les aides qui leur sont destinées, je vous cite, he suivront la variation des cours du carburant. Est-ce que vous maintenez cette affirmation là ? Sachant qu'on voit que la crise va durer et que les prix risquent de clairement de enfin les prix du carburant risquent clairement de de flamber encore. Oui, je me suis rendu compte effectivement au cours de ces ces 6 heures de discussion que on avait vraiment besoin de de clarifier le calcul. Donc en fin de compte déjà euh
sans rentrer dans les détails, en fait c'est un calcul qui s'intéresse à l'intensité de l'augmentation du prix du gazoile pêche hein qui est pas le prix du carburant que les gens trouvent à la pompe. Voilà. Et selon l'intensité euh on a la la Commission européenne et la France l'a négocié permet d'atteindre 70 % de de cette intensité. Et en fin de compte, il y avait une incompréhension. Ils se sont dit "Mais si ça flambe, voilà euh est-ce que on aura plus ?" En réalité parce que le Premier ministre avait annoncé un un chiffre de 35 centimes. En fin de compte, pour la première fois, là on va indexer la la l'indemnisation selon le cours du du carburant.
Donc même si la crise perdure dure, les pêcheurs toucheront ses aides à temp. Le cadre est donné jusqu'à rassurer le le cadre est donné jusqu'au 31 décembre et en fin de compte effectivement on sera au maximum de ce que l'on peut faire et on sera vraiment indexé. Euh en ce moment on voit que le le carburant, le gazol pêche est aux alentours de 1,15 € euh voilà, il peut monter plus et c'est ça qui les inquiétait. Donc on les rassure de ce point de vue, on aussi on les a aussi rassuré sur les versements parce qu'en fin de compte on a commencé par les mois d'avril et mai et on a pris du retard. Donc euh ça vous l'avez reconnu d'ailleurs. C'est assez rare pour euh un un ministre, une ministre de de reconnaître de faire de faire une forme de mé à coulepa. Vous
l'avez fait lors de votre point presse après ces 6 heures de négociation avec les les pêcheurs. Comment vous l'expliquiez ? C'était aussi pour calmer les esprits. Vous avez décidé de de reconnaître finalement ce retard à l'allumage. C'est un retard à l'allumage. Oui. En fait, ce qu'on ce qu'on a pas forcément collectivement anticiper, c'est que il fallait déjà du temps. Vous savez, ils ont le guichet s'est ouvert début juin pour avril et mai. On a mis du temps à mettre tout ça en route et ensuite les aides ont été programmées pour juin, juillet, août. Juin, juillet, c'est maintenant qu'ils vont adresser leur facture. Donc vous imaginez que au bout du compte ayant du retard sur les deux premiers mois, vous cumulez vous cumulez Oui. Oui. de 2 mois plutôt
puisqueaujourd'hui la quasi-ttalité, on est à 90 % même depuis jeudi, on a encore dû progresser. Chaque jour, on on les versements se se poursuivent. Donc vous vous comprenez bien qu'il y avait au bout du compte un problème de trésorerie pour les pour les marins pêcheurs, pour les patrons, pour les pour les marins aussi embarqués et cetera et donc beaucoup d'inquiétude et voilà. Et du reste la cette crise cependant la la crise du carburant s'est additionnée à d'autres crises. Et voilà. Mais pour finir sur le carburant, pour les rassurer aussi sur cette problématique de de trésorerie, nous avons annoncé un prêt à ta zéro qu'ils vont pouvoir engager pour ceux qui ont des problèmes de trésorerie qui va pouvoir leur permettre de faire la voilà
le point la jonction avant l'arrivée des aides. Vous disiez d'autres crises se sont ajoutées à la crise concernant le le carburant pêche notamment celle des quotas des pêcheurs. Là, là-dessus, vous les avez rassuré parce que il y a nombreux pêcheurs français, notamment Méditerrané qui parlent de ce de cette problématique autour des des quotas de pêche. Alors, en Méditerranée, il y a pas de quota. Enfin, en tous les cas pour le pour la problématique qu'ils avaient, c'est pas des problématiques nouvelles. Moi, en fait, c'est mon quotidien, les problèmes qu'il rencontent. Mais tout s'accumule. Et en fait, tout s'accumule. Et je tiens à dire aussi que il y a des problèmes spécifiques à la Méditerranée. Le carburant concerne tous les pêcheurs. Je m'intéresse aussi, je et je prends soin
de des pêcheurs aussi bien de la Manche que l'Atlantique et cetera. Mais il y avait sur la répartition du quota de ton des inquiétudes sur des annonces qu'on a pu faire parce qu'il y a un quota réparti entre la Méditerranée et l'Atlantique. Ils étaient là, j'ai voulu privilégier dans le surplus du quota les petits métiers. C'est important. Il y a en fait quand on parle des pêcheurs, c'est des variétés de métiers et les on a voulu privilégier les petits métiers. Il n'avaient pas forcément compris que c'était ça l'objectif et du reste, on leur a donné plus de quota de de sur du surplus qu'il [raclement de gorge] en avait eu les les années précédentes. Catherine Chabot, est-ce que vous nous confirmez un déplacement que vous allez organiser lundi du côté du Gros du Roi
et de la ville de 7 dans les ports bien sûr de ces villes de Méditerranée ? Pourquoi ce déplacement ? Est-ce que d'autres annonces sont prévues ? Est-ce que ça ne suffit pas ce que vous avez annoncé ? Pourquoi ce déplacement ? Alors, c'est c'est une très bonne question. Effectivement, ce cette annonce enfin quand je leur j'ai vraiment senti qu'ils avaient d'une part besoin euh que leur marin parce que c'était les représentants qui étaient là me rencontrent, entendent vraiment tout ce que on avait acté. Mais également dans la négociation. On est à 3 mois de la négociation des tacs et des quotas à la fin de l'année et on a besoin et moi j'ai besoin de les entendre sur tous leurs irritants. C'est-à-dire que on a un plan de gestion de la ressource et notamment qui est basé sur l'espèce de
merlu en Méditerranée qui consiste à essayer de reconstituer les stocks. Et en fin de compte, ce plan, il est pas complètement adapté. il faut qu'on l'adapte et moi j'ai besoin de les rencontrer pour comprendre le leurs problématiques. Il y a des trucs tout bêtes et il y a aussi le contrôle euh des pêches qui leur pose des questions. Il y a aussi la situation sociale de certains marins et cetera sur laquelle on doit je veux aussi les rassurer. Là, je j'aurais probablement aussi de nouvelles allontes, mais voilà, mon déplacement, c'est l'engagement que j'ai pris et je peux vous dire qu'au cours de ces 6 heures, l'engagement quand je lui leur ai dit, je viens vous voir, ça a vraiment constitué un tournant dans la discussion. On a créé un climat de confiance. Je vais vous dire, moi je
suis un marin et je j'ai vraiment eu ce j'ai vraiment ce besoin d'empathie pour comprendre vraiment quel est leur problématique en leur rappelant aussi que il y a des règles, on a un cadre européen et il faut aussi les respecter. Mais c'est un je pense que des règles et que l'argent n'est pas magique non plus que l'argent n'est pas magique. On va parler du budget. Absolument. Mais je vais vous dire, ils sont conscients en fait des enjeux. Il demande une chose, c'est qu'on réfléchisse et moi je pense qu'il faut qu'on réfléchisse ensemble à plus largement à l'avenir de la Méditerranée compte tenu dans un contexte de changement climatique. Cet été, la Méditerranée est montée la température jusqu'à 33°gr. C'est colossal. Ça un des impacts sur sur les espèces.
Emmanuel Macron a reçu les chefs de parti hier à l'Élysée. Il a alerté hein parce que cette crise bien sûr énergétique, économique, elle concerne les pêcheurs, mais elle concerne de nombreux autres corps de métiers. On a vu les buralistes, on a vu les les pompiers, les policiers de de de nombreux euh manifestants, enfin de nombreux corps de métier, en effet euh avoir de de vraies revendications. Euh Emmanuel Macron, lui, renvoie un petit peu la faute à l'international en disant "Ce n'est pas notre guerre, ce ne sont pas nos guerres, ça peut se traiter surtout au niveau au niveau international." Est-ce que ça ça c'est pas un peu inquiétant ? On l'impression d'une vraie impuissance de l'État et notamment d'Emmanuel Macron du du chef du chef de l'État par rapport à cette
crise qu'on subit de plein fouet. Ah non, je ne pense pas. Au contraire, en fait, il y a une chose que révèle et c'est la ministre de la mer aussi qui vous le dit, c'est que beaucoup de ces enjeux liés à la au voyage de l'énergie, à l'acheminement de l'énergie jusqu'à la France, ça se passe sur l'océan, ça se passe en mer. Le D3 d'Ormo c'est un sujet marin. Notre marine nationale est là a été là pour protéger aussi nos intérêts sur l'eau, le transport de nos navires et depuis des années en fin de compte. Donc la France, elle est euh euh vraiment elle fait d'un point de vue, d'abord elle appelle à un règlement pacifique, mais donc elle le fait d'un point de vue diplomatique. Et je peux vous dire qu'on a un réseau diplomatique français qui est sans doute l'un des meilleurs du monde. Mais
il y a pas d'impuissance de l'État face à cette crise qu'on ne maîtrise pas finalement. Tant que le droit de Normouse ne sera pas, tant que la guerre au Moyen-Orient se se perdure, que qu'est-ce qu'on fait ? et le marin il et je pense que l'État est dans cette situation, il y a face aux éléments des actions comme on subit effectivement on subit ce contexte international et bien il faut s'adapter. Il faut s'adapter en prenant soin de notre économie, en prenant soin chaque ministre a pour mandat de prendre soin de de son écosystème. Je sais que le premier ministre est vraiment à la manœuvre de manière à pouvoir permettre à l'économie de de poursuivre. Non, je pense qu'on est dans une situation d'adaptation et j'irai plus loin. Je pense que il faut profiter, c'est ce que je fais pour la
pêche, de cette crise pour accélérer la transition, pour trouver pour permettre la résilience. Moi, je travaille depuis le début de de la situation euh dans le détroit d'Ormous sur une résilience de la pêche, sur la décarbonation des des navires de pêche et j'invite les pêcheurs encore une fois à s'emparer dans le casre du plan électrification. Vous avez vous savez ces certificats d'économie d'énergie, ils peuvent se les emparer. Et je travaille pour demander un omnibus pêche au niveau de la Commission européenne pour pouvoir accélérer la décarbonation des navires de pêche qui ont 35 ans de moyenne d'âge. Un mot Catherine Chabo sur ce budget. On disait l'argent n'est pas magique. Il faut trouver 54 milliards d'euros d'économie. C'est c'est l'effort demandé
par Sébastien Lecnu. C'est un budget d'austérité ? Non, c'est un budget euh je pense qu'on est volontaire dans je pense qu'on est tous conscients de la situation dans le laquelle est est notre pays. Au contraire, euh c'est pas un budget d'austérité, mais il faut faire des efforts et je pense que et le premier ministre nous l'a bien dit, il va falloir que chacun d'entre nous probablement priore. Et je pense que moi c'est ce que je je j'envisage aussi dans la discussion budgétaire. Je priorise. Vous êtes en plein arbitrage. Votre budget, il peut être réduit. Il peut alors il est il est Oui, il a déjà il est Oui, on a on a eu des discussion, on essaie de sanctuariser, ce qui est absolument indispensable mais je pense que je la le ministère de la mer va participer à cette à cette démarche
volontaire pour redresser les finances de l'État. Un dernier mot très rapide, ça vous échappera pas qu'on est à 8 mois de l'élection présidentielle. Vous soutenez quel candidat ? Vous étiez eurodéputé ? R, c'est le groupe Renaissance au Parlement, le groupe de Gabriatal. C'est Gabriatal votre candidat présidentiel. Pour l'instant, je suis très engagé sur les sujets de la pêche et et de la mer en général parce que je suis aussi la ministre de la mer. Je vais vous dire les enjeux maritimes, j'aimerais bien pouvoir en parler même plus largement. Euh c'est des enjeux absolument absolument. Mais je l'ai fait à l'occasion des précédentes et d'ailleurs, c'est comme ça que j'ai fini par m'engager au Parlement européen. Euh la France a un avenir formidable avec la
mer. On est le 2e espace maritime au monde et je pense que les candidats peuvent s'emparer. Je je veux dire, c'est même golien. La France doit venir, la MER doit venir l'un des enjeux majeurs euh du 21e siècle pour la France. Et le président de la République a réussi à nous faire prendre un leadership au niveau international sur beaucoup d'enjeux maritimes à Saint-Pierre et Miclon. aujourd'hui il va parler pêche. Ensuite, il part à l'Assemblée générale des nations et il va participer à une conférence essentielle sur sur l'océan même plusieurs conférences sur l'océan. Merci Catherine Chavot et on suivra ce déplacement bien sûr d'Emmanuel Macron à Saint-Pierre et MClon sur France info canal 16. Merci d'avoir été avec nous dans dans le 740 ce matin.
Catherine Chabaud