Démission d'Emmanuel Macron, candidature d'Edouard Philippe, Union de la droite... Eric Ciotti est l'invité du 04 septembre 2024
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce que le traité franco-britannique demandé par Darmanin est la solution pour éviter les drames migratoires ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Pourquoi voter une motion de censure contre Xavier Bertrand, Premier ministre issu de la droite ?
- 3:52OuverteRéponse partielle
Quelle est la solution face au blocage politique actuel ?
- 4:05FerméeRéponse directe
Allez-vous signer une pétition pour la destitution du Président ?
- 6:35OuverteRéponse directe
Edouard Philippe a annoncé sa candidature présidentielle. Qu'en pensez-vous ?
- 8:31FerméeRéponse partielle
Votre candidate pour 2027 sera-t-elle Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18InvitéChiffre
« L'immigration a chuté de près de 70% en quelques mois en Italie. »
- 1:30InvitéChiffre
« Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers en situation légale. »
- 2:23InvitéFait
« M. Bertrand, c'est la fausse droite. C'est une droite qui vote à gauche. »
- 4:21InvitéFait
« M. Macron a créé le chaos par la dissolution. »
- 6:10InvitéChiffre
« Les Français, au premier tour, ont donné une très large majorité, 11 millions de voix à notre coalition. »
- 7:10InvitéFait
« Il a été trois ans Premier ministre de M. Macron. »
- 7:21InvitéFait
« C'est la période où l'insécurité a sans doute le plus progressé. »
- 7:25InvitéFait
« C'est la période où l'immigration a franchi des records. »
- 7:46InvitéFait
« Plus de dettes, plus de déficits. On vient de franchir des records. »
- 7:50InvitéFait
« On nous annonce pour 2025 que les déficits vont encore s'accroître. »
Temps de parole
- Invité78 %
- Éric Ciotti19 %
- Présentateur2 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez Les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute.
Bonjour à tous. Bonjour Éric Ciotti. Merci d'être dans Les 4V. On va bien sûr dans quelques instants faire le point sur cette course à Matignon dont on ne connaît toujours pas le futur locataire. Mais d'abord, cette actualité dramatique avec ce naufrage dans la Manche et la mort de 12 migrants qui voulaient rejoindre le Royaume-Uni. Hier, Gérald Darmanin a demandé un traité entre la France et la Grande-Bretagne. Est-ce que c'est ça la solution pour éviter de tels drames ?
La solution, elle est d'abord sur les côtes africaines. C'est éviter que les migrants arrivent sur le continent européen. C'est de la fermeté. Lorsqu'ils sont déjà sur les côtes de la Manche, c'est trop tard. C'est un nouveau drame. C'est une nouvelle tragédie. Il y a ces morts en Méditerranée. Donc les solutions, elles sont au départ des flux migratoires. C'est là où il faut agir. C'est là où il faut arrêter les passages en Méditerranée qui sont la première étape sur ce chemin qui est extrêmement périlleux et qui nourrit les drames. L'Italie l'a fait. Georgia Belloni l'a fait. L'immigration a chuté de près de 70% en quelques mois en Italie. On n'a pas cette volonté en France.
Ce qui caractérise la politique de M. Darmanin, de M. Macron, c'est l'impuissance. Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers en situation légale. Là, nous parlons de migrants en situation illégale. Mais sur les deux flux, que ce soit les clandestins ou les étrangers en situation légale, on franchit des records parce qu'il n'y a pas de véritable volonté des traités. Il y en a. M. Darmanin n'a pas voulu modifier les précédents traités. Aujourd'hui, il nous dit en quittant quasiment le ministère qu'il faudrait le faire. Tout ça, c'est de la communication. Mais au final, c'est l'impuissance qui caractérise cette politique avec une faillite migratoire.
Vous évoquiez le nom du président de la République. Il n'a donc toujours pas nommé de nouveau Premier ministre. Mais deux noms semblent se dégager, à commencer par Xavier Bertrand, qui vient de la droite, qui appartient toujours au même parti que vous, les Républicains. Un Premier ministre venu de la droite, vous avez annoncé que vous voteriez une motion de censure contre lui. Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne vous convient pas ?
Parce que M. Bertrand, c'est la fausse droite. C'est une droite qui vote à gauche. C'est une droite impuissante. C'est une droite immobile. C'est une droite qui vote à gauche. Oui, M. Bertrand, rappelons-le, parce que nous regardons ce spectacle lamentable. Depuis la dissolution, c'était au début du mois de juin, le pays est plongé dans une forme de chaos. Ça fait presque deux mois que M. Attal a démissionné. Il est toujours en place. Et au final, qu'est-ce qui se passe ? Tout ça, cette impuissance, est le résultat de l'imbroglio électoral, des combinaciones. M. Bertrand y a participé. Que ce beau monde se mette d'accord aujourd'hui.
Ils étaient tous d'accord au second tour des élections législatives. Ils ont tous appelé à voter contre la coalition des droites, celle que nous conduisions avec Jordan Bardella et qui était la seule à pouvoir imposer, mettre en œuvre des réformes, une politique de droite sur la sécurité, sur la baisse des dépenses publiques. Bref, réformer tout ce qui ne va pas en France. M. Bertrand s'est opposé. Il a appelé à voter des insoumis. M. Ruffin, il a appelé à voter communiste. Et aujourd'hui, on croit qu'il va représenter une solution ? Non. M. Bertrand, je le connais bien. Il n'a pas de conviction. C'est un homme qui n'est pas sincère.
C'est un homme qui a toujours trahi notre famille politique, la droite. Et naturellement, je ne lui accorderai pas ma confiance.
Mais c'est quoi la solution ? Puisque vous ne voulez pas un Premier ministre venu de la droite, vous ne voulez pas un Premier ministre venu de la gauche, on voit aujourd'hui qu'il y a un blocage. Quelle est la solution ? Certains appellent même à la destitution du Président de la République.
Vous allez signer cela, par exemple ? Non, je ne signerai pas la destitution parce que ça ne correspond pas à l'article de la Constitution qui la prévoit. Mais alors, quelle est la solution ? Je ne suis pas pour les coups d'État institutionnels. Mais M. Macron a créé le chaos par la dissolution. Il voulait faire un coup politique. Il a créé le chaos par l'alliance qu'il a généré de l'extrême gauche jusqu'à certains amis, certains de mes anciens amis, vous citiez M. Bertrand, qui ont participé de cette addition des contraires allant de M. Mélenchon jusqu'à M. Bertrand, en passant par M. Macron, qui se sont opposés à notre coalition. La seule solution, c'est que M.
Macron tire les conséquences de son échec, personnellement. J'ai vu que M. Philippe, hier soir, a annoncé sa candidature. Ça signifie peut-être que lui aussi considère que la seule solution, c'est le départ de M. Macron. En tout cas, nous sommes dans une situation... Attendez, je vous arrête avec Cioti.
Ce matin, vous appelez à la démission du Président de la République.
On ne peut pas rester dans une situation de blocage. À un moment, le Président de la République, s'il n'arrive pas à nommer un Premier ministre, il faut qu'il en tire toutes les conséquences. Quand je vois que M. Philippe annonce sa candidature, à un moment assez improbable, c'est que peut-être lui aussi tire la même conclusion. Mais je dis que tout ce beau monde qui s'est opposé à la droite, qui s'est opposé à l'union des droites... Et moi, je suis pour l'union des droites. Je viens d'ailleurs de fonder dimanche une nouvelle formation politique, l'UDR, qui a pour vocation de rassembler tous ceux qui sont pour cette union des droites et notamment tous les militants des Républicains.
Et je les appelle naturellement à me rejoindre dans cette UDR qui a une filiation gaulliste et qui a une vocation aussi économique de liberté, d'être le parti des entrepreneurs. Eh bien, dans cette démarche, je dis à tous ceux qui se sont alliés, bien qu'aujourd'hui, qui trouvent même la solution, ils s'ont fait voter contre nous. Ils ont fait voter contre la volonté majoritaire des Français. C'est les Français qui ont voté au final. Les Français, au premier tour, ont donné une très large majorité, 11 millions de voix à notre coalition, très largement en tête.
Et au second tour, quand on additionne des insoumis, quand on additionne des socialistes, des écologistes, des communistes, aux macronistes et à certains Républicains, on a cette situation de blocage. Il fallait dire la vérité français, il ne fallait pas les tromper.
Éric Setti, vous évoquiez il y a quelques instants le nom d'Edouard Philippe. Effectivement, l'ancien Premier ministre et maire du Havre a annoncé hier soir dans les colonnes de nos confrères du Point qu'il était officiellement candidat à la prochaine élection présidentielle. Effectivement, il n'évoque pas la date de 2027, il évoque la prochaine élection présidentielle. Vous avez accueilli effectivement... Il rejoint sans doute mon analyse. Cette analyse-là, il évoque parmi ses priorités le rétablissement notamment de la sécurité, le retour des peines planchées pour les récidivistes. C'est un programme qui vous va, ça.
C'est comme s'il n'avait jamais gouverné. Je voudrais peut-être, mais a-t-il un trou de mémoire, rappeler à M. Philippe qu'il a été trois ans Premier ministre de M. Macron. Ça ne serait pas un bon candidat ? C'est la période où l'insécurité a sans doute le plus progressé. C'est la période où l'immigration a franchi des records. Donc M. Philippe, c'est l'homme qui n'a pas écouté les Français, qui a augmenté la taxe sur les carburants, qui a conduit à la crise des Gilets jaunes. C'est le paragon d'une technocratie arrogante qui n'écoute pas le peuple. Je crois que tous ceux qui ont participé au bilan de M. Macron, qui apparaît aujourd'hui en pleine lumière, plus de dettes, plus de déficits.
On vient de franchir des records et on nous annonce pour 2025 que les déficits vont encore s'accroître. Plus d'insécurité, plus d'immigration. Tous ceux, sans exception, qui ont contribué à bâtir ce bilan catastrophique seront discrédités pour l'avenir. La seule solution, elle a été retardée par la coalition des contraires, c'est de porter à la tête du pays une coalition de droite, celle que nous avons formée aux élections législatives, d'hommes et de femmes courageux, prêts à redresser le pays, à restaurer l'ordre, l'ordre dans la rue, l'ordre dans les comptes. C'est ce que nous allons faire et c'est ce que l'UDR va contribuer à faire dans le cadre de cette coalition.
Ça veut dire que votre candidate pour la prochaine élection présidentielle, c'est Marine Le Pen ?
Nous porterons une candidature, nous verrons bien à ce moment. Vous porterez une candidature, c'est que vous-même, vous n'excluz pas d'être candidat. Notre formation politique discutera, nous participerons au débat. On n'est pas encore dans le temps des candidatures, mais ce que je souhaite, c'est que demain, notre coalition des droites gouverne le pays de façon responsable et de façon courageuse. Jamais la France n'en était dans une situation aussi complexe, aussi difficile. Ceux qui nous dirigent l'ont plongé dans cette situation. Merci Éric Ciotti. Aujourd'hui et hier, il faut changer les choses.
Merci Éric Ciotti d'être venu ce matin dans Les 4 V. Vous restez bien sûr sur France 2 Télématin. Reviens dans quelques instants. A tout de suite. C'était Les 4 V,
un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.
Éric Ciotti