Journée d'hommage aux victimes du 7 octobre - Philippe Ballard (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 16 %Attaque 61 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 37:51OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous faites pour empêcher les représailles dans le quartier ?
- 38:22RelanceÉludée
Donc, il n'y aura pas de nouveaux affrontements, il n'y aura pas de représailles ?
- 38:40OuverteRéponse directe
Juste un vrai mot, qui sont ces jeunes ?
- 39:13FerméeRéponse directe
Ça se passe uniquement sur la dalle, c'est ça ?
- 39:57OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il faut faire ? Vous, si vous étiez au pouvoir, qu'est-ce que vous feriez ?
- 40:15RelanceÉludée
Est-ce que acteur primé, on a le droit d'enfreindre la loi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:56PrésentateurFait
« C'est un acte terroriste d'une brutalité sans nom. »
- 2:59PrésentateurFait
« Le viol utilisé comme une arme de guerre par ces terroristes du Hamas. »
- 3:26PrésentateurFait
« Le Hamas, non seulement, s'est adonné à un crime contre l'humanité profondément terrible, ignoble et inhumain. »
- 13:38PrésentateurChiffre
« Ce n'est pas qu'un drame israélien. Il y a eu 43 Français qui ont été exterminés justement le 7 octobre par le Hamas. »
- 16:19PrésentateurChiffre
« C'est comme si en France, nous avions eu une attaque terroriste qui avait tué 8400 personnes. »
- 18:08PrésentateurFait
« Qu'est-ce que ça veut dire l'intifada ? C'est un soulèvement. Donc un soulèvement, mais contre qui à Paris ? Les forces de l'ordre, nos institutions de la République, toute personne de confession juive qui passe dans la rue, on le tabasse. »
- 37:55PrésentateurFait
« Il y a aujourd'hui un déploiement massif de policiers sur la dalle de Beaugrenelle depuis l'avènement de ces faits, aussi bien de la police nationale que de la police municipale, avec des renforts de la BAC 75 Nuits, des renforts de brigades d'intervention, des renforts de brigades équestres également, des renforts de la police municipale avec les brigades d'appui à l'échelle parisienne qui sont là. »
- 38:15PrésentateurPromesse
« Donc, dans les jours et les semaines qui viennent, la présence policière sera massive et elle durera aussi longtemps que nécessaire. »
- 38:57PrésentateurFait
« Il y en a certains qui, en effet, s'adonnent à des trafics de stupéfiants. Il y en a certains qui sont simplement mal entourés. »
- 39:04PrésentateurFait
« Yuri n'était pas un grand trafiquant de drogue. Simplement, il faisait partie d'une bande qui, à travers une mauvaise influence, a déteint sur lui. »
- 39:19PrésentateurFait
« Mais c'est vrai que la dalle, de manière générale, ce sont des endroits qui, par nature, sont criminogènes. Parce que les jeunes se sentent à l'abri des regards. »
- 39:36PrésentateurFait
« On appelle aussi, à l'échelle parisienne, c'est de mettre fin à cet urbanisme sur dalle qui a été une folie architecturale pour revenir à un urbanisme sur rue. »
- 40:59PrésentateurFait
« Un mineur ne peut plus être incarcéré à perpétuité en France. »
- 41:03PrésentateurFait
« On peut peut-être réfléchir à revenir sur cette loi. »
- 41:07PrésentateurFait
« On peut employer le terme de soldat, d'enfant soldat, on peut peut-être, espérons-le, le rééduquer. »
- 41:23PrésentateurFait
« Il y a un rapport du Sénat qui a été publié au printemps dernier, et qui met un gros warning, comme on dit en très mauvais français, il ne faudrait pas que la France devienne, on parle de narco-trafricain, mais un narco-État. »
- 43:04PrésentateurFait
« Il faut qu'on arrive avec le code pénal des mineurs à le réformer pour pouvoir, dès le départ, essayer de mettre fin à cette spirale-là. »
- 43:18PrésentateurFait
« Il faut qu'on puisse être capable, dès la première commission des faits, de mettre un stop, d'avoir une sanction qui soit plus forte, plus rapide et plus immédiate. »
- 47:55PrésentateurChiffre
« On en exécute, alors les OQTF, évidemment ceux qui sont sous OQTF, à peu près 8-9%. »
- 49:45PrésentateurChiffre
« Il n'y a que très peu d'OQTF qui sont réalisés, un peu moins de 9% pour l'année dernière, sur les plus de 150 000 OQTF qui sont prononcés. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Locuteur 811 %
- Locuteur 36 %
- ?6 %
- Locuteur 23 %
- Locuteur 73 %
≈ 17,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Aujourd'hui c'est la journée du souvenir,
de
l'émotion, puis on parlera sans doute de la prospective aujourd'hui et demain. Mais sur Europe 1, moi j'écoutais un témoignage, un reportage ce matin d'une maman qui avait tué à cet endroit même là, où on voit les images, le plus grand de ses enfants exécuté, disait-elle, de 6 balles dans la tête. Il était mort à 6h35. Et puis une demi-heure plus tard, les terroristes du Hamas arrivaient dans le kibbutz dans lequel elle vit, et son mari avec ses deux autres enfants s'était réfugié dans l'abri. Et là les terroristes du Hamas ont jeté une grenade, et son mari s'est jeté sur la grenade. Il a été tué par l'explosion de la grenade. Il y
a
un de ses fils qui a perdu un oeil, qui est traumatisé, et puis le deuxième enfant est traumatisé également. C'est pour ça qu'aujourd'hui on voit ces images, il faut avoir ces témoignages présents à l'esprit.
Et
cette dame disait, pendant un an, moi j'ai été complètement détruite, et maintenant j'ai, et on peut la comprendre, j'ai de la haine pour ce qui s'est déroulé. Alors après, c'est un soutien, on va peut-être rester dans l'émotion, mais sans faille pour l'État d'Israël, qui, c'est notre premier bouclier Israël dans cette région de par sa position géographique. Un bouclier contre le péril islamiste, parce qu'elle combat au sud-ouest le Hamas, elle combat au nord le Hezbollah, elle combat maintenant l'Iran qui l'attaque. Donc quand on entend un président de la République qui dit, il ne faut plus livrer d'armes à Israël, le même qu'il disait...
On verra sur l'aspect politique. Il disait,
une coalition pour lutter contre le Hamas... Politique, dans un instant, mais c'est vrai que le témoignage que vous rapportez est fort. Et je dois vous dire que moi, je fais partie des journalistes qui est allé voir le film à l'ambassade d'Israël. Et en fait, on voit toute cette séquence. Et je crois que c'est la pire séquence que j'ai jamais vue, parce que cette séquence, elle a été filmée par les caméras de sécurité. Et on voit le papa qui se précipite pour protéger ses filles. On voit la bombe qui explose. On voit ses enfants, également, dont un a l'œil en sang, et qui perd son œil au final. Et peut-être presque le pire dans l'horreur, parce qu'au bout d'un moment, il
n
'y
a
plus vraiment de gré. Mais vous avez le terroriste qui est là, et qui voit l'enfant qui est en train de saigner, qui voit l'enfant qui est en train de perdre son œil. Il va dans le frigidaire, il prend à boire.
Et
il se sert à boire. Et je crois que ça veut dire beaucoup de choses, finalement, sur ce qu'il
y
a dans la tête de ces gens, Anthony Samabar. Il faut le voir, ce film. Oui, mais il est tellement
dur qu'il n'est pas diffusé au
grand public. Oui, c'est un drame terrible. Et c'est bien, effectivement, comme l'a fait votre chaîne, de diffuser ce film-là ce soir. Ce sont des familles entières, plus de 1200 personnes qui ont été tuées. Une immense majorité de civils, des femmes, des enfants tués à bout portant. On voit des
visages, là. C'est important de mettre des visages. Ce n'est pas que des chiffres.
Bien sûr, ce ne sont pas que des chiffres. Des visages, des noms également. C'est important de s'en souvenir, de faire ce travail de mémoire. Nous disions, il y a quelques décennies, encore plus jamais ça. Eh bien, l'horreur frappe une nouvelle fois le peuple juif. Dans ce qui est aujourd'hui le plus grand pogrom qu'a eu à subir le peuple juif depuis la Seconde Guerre mondiale. C'est un acte terroriste d'une brutalité sans nom. Je tiens à rappeler aussi les viols qu'ont subi les femmes. Le viol utilisé comme une arme de guerre par ces terroristes du Hamas. Ces corps éventrés. Filmer aussi, il
y a
une forme de morbidité à travers les images qu'ont diffusées les terroristes du Hamas. C'est Jacques Derrida qui parlait de la mise en scène des attentats modernes en disant que ça faisait partie également des attentats. Eh bien, on voit bien que le Hamas, non seulement, s'est adonné à un crime contre l'humanité profondément terrible, ignoble et inhumain. Mais en plus, l'a mis en scène, l'a filmé et s'en est vanté auprès du monde entier. Donc je crois que c'est bien en effet de regarder en face ces images, de regarder en face la brutalité des hommes qui nous font face aujourd'hui.
Alors justement, on va regarder à nouveau quelques images de Supernova du film qui sera diffusé ce soir à partir de 21h sur CNews. Avec la fuite, justement la fuite désespérée de tous ces fêtards, de tous ces jeunes qui étaient là pour faire la fête.
Courez ! Courez !
On
a entendu des cris. Ils venaient dans notre direction.
Des balles m'ont frôlé. Je ne savais pas si je devais m'accroupir ou sauter parce que tout le monde tombait autour de moi.
Quelqu'un courait et tombait. Quelqu'un marchait et tombait. Les gens couraient, tombaient et
se relevaient.
Ils étaient en panique. Ils
couraient aussi vite
qu'ils
pouvaient. Ils couraient
pour sauver leur peau. Et deux camionnettes se sont approchées d'eux. Véorim et on leur a tiré dessus.
Je ne me suis pas retourné. J'ai pris la main de Chauval et on a couru vers le ruisseau.
Bonsoir Coq, on voit dans la fin de cet extrait du doc qui sera diffusé ce soir sur CNews, on voit également que ce sont des images du Hamas qui ont été récupérées. Ça veut dire que c'est aussi un moyen de communication. Ils ont filmé en se disant qu'on va montrer qu'il y
a
une forme de fierté là-dedans. Oui, toujours dans ce genre d'événement,
il
y a une anticipation de ce que sera la communication sur ce qui se passe. Et bien évidemment, le MAS ne fait pas exception à la règle. Et ils s
'en
sont servis pour leur propagande, très clairement. Mais on l'a bien ressenti là devant ces images et les gens qui sont derrière le poste comme nous, je crois, ici sur le plateau. On a le souffle coupé en fait quand on voit cela. Et c'est difficile aujourd'hui alors qu'un an s'est écoulé. Il faut avoir ça en tête. Un an s'est écoulé. On a l'impression que c'était hier. Je crois que tout le monde garde un souvenir extrêmement précis du moment où on apprend ces attaques terroristes. Un an après, quelle est la situation ? C'est ça la question qui va finalement nous être posée. Et c'est très difficile de se projeter là-dedans avec l'émotion qui est encore aujourd'hui la nôtre.
On a face à nous finalement la plus grande tragédie du Proche-Orient de l'ère moderne et contemporaine. On n'a pas connu des morts à ce niveau-là. On n
'a
pas connu 1200 exécutions comme elles ont eu lieu il y a un an, jour pour jour. On n'a pas connu des dizaines de milliers de morts en Palestine comme c'est le cas depuis un an. On n
'a
pas connu 2000 personnes tuées au Liban comme c'est le cas depuis quelques semaines. Tout ça nous oblige à prendre de la hauteur par rapport à l'événement. Je crois que ce sera la suite de notre discussion. On en parlera tout à l'heure. Effectivement, Réboune. Grande émotion. Je pense qu'il y
a
un travail pédagogique à faire autour de cet événement terrible parce qu'il y a eu du relativisme autour aussi.
On va
en parler dans un instant
justement. C'est
important je pense de montrer des images, de rappeler, d'humaniser un peu ce qui s'est passé. C'est tellement instrumentalisé que ce soit par des organisations terroristes ou des mouvements politiques. Donc retrouver une part d'humanité pour partager la douleur qu'ont pu vivre ces gens-là. Et effectivement le fait de voir des visages, des photos de ces jeunes personnes, très très jeunes personnes, ça touchera chaque personne dans son humanité. Et j'espère nous fera relever la tête de cette période sombre dans laquelle est tombée l'humanité après cet événement-là. Et aujourd'hui, il ne
faut
pas oublier que ce n
'est
pas terminé pour beaucoup de familles.
Il
y a encore des Français d'ailleurs qui sont otages, dont on n'a pas trop de nouvelles depuis plusieurs mois. Donc une pensée également à toutes ces familles-là qui doivent vivre ça depuis un an. C'est un cauchemar absolu. Et en tout cas, ça nécessite vraiment que notre humanité se relève de cet impasse-là. Familles qui seront reçues d'ailleurs tout à l'heure à 11h30 avec Emmanuel Macron, par Emmanuel Macron,
on
sera en direct, sur place pour les témoignages. Avant de parler des polémiques et en particulier certaines choses qui sont produites ce matin. On va vous montrer des images qu'on a reçues il
y
a quelques instants de ce qui s'est passé à Strasbourg, par exemple, avec des choses qui ont été écrites sur l'université. Vous verrez ça dans un instant. Mais je voudrais qu
'on
reste sur les témoignages avec le kibbutz de Berry et le témoignage d'Avida. C'est un homme qui a perdu sa femme et son fils de 15 ans dans l'attaque du 7 octobre. Lui-même a perdu sa jambe lors de l'attaque. Ils étaient réfugiés dans leur maison. Une maison qui était censée les protéger. Mais les choses ont mal tourné.
Avida Bachar est un survivant du 7 octobre. Ce jour-là, ce père de famille a perdu sa jambe, mais aussi ce qu'il avait de plus précieux sur terre, sa femme et son fils de 15 ans. Les impacts de balles sur cet abri, conçus pour le protéger lui et sa famille, témoignent encore aujourd'hui de la violence de l'attaque.
Je
tenais la poignée de la porte très fort. Mon fils la
maintenait de l'autre côté, comme ceci. Ici, il y a son sang. Les balles l'ont touché aux bras, aux deux bras.
Dans le kibbutz de Berry, situé à 5 km de la bande de Gaza, plus d'une centaine de personnes ont été tuées le 7 octobre. La plupart des survivants ont été évacués. Avida Bachar, lui, est resté. L'homme tient grâce à sa fille, également survivante. Sur place, les habitants en ont conscience s'il leur faudra du temps pour reconstruire leur village ravagé par l'attaque, mais aussi pour poncer leur plaie.
C'est ma maison. C'est là que je veux vivre. C'est là que je veux élever mes enfants en toute confiance et en toute sécurité. Et c'est là que j'ai l'intention de passer le reste de ma vie.
Avancés pour ne pas sombrer, entre colère et chagrin, les habitants de ce kibbutz en sont persuadés. Un jour ici, ils pourront vivre en paix.
Alors
on va quitter Israël pour revenir en France, si vous le voulez bien, avec cet hommage qui a rendu depuis ce matin à Paris.
On
part tout de suite en direct rejoindre Mathilde Ibanez avec les images d'Olivier Gangloff. Mathilde Ibanez qui est sur le parvis des 260 enfants.
C
'est dans le quatrième arrondissement, Mathilde. Et l'hommage qui se poursuit depuis 6h29 ce matin.
C
'est un hommage rempli d'émotions. Ici, sur le parvis des 260 enfants où plusieurs dizaines de personnes sont réunies pour rendre hommage au peuple israélien. Un an après l'attaque du Hamas. Une place tristement historique puisque c'est ici lors de la rafle du Veldiv en 1942 que ces 260 élèves juifs ont été déportés puis assassinés dans les camps d'extermination. Entre le symbole fort de cette place et cette date, le 7 octobre, ce rassemblement est chargé d'émotions, de douleurs et de recueillement. Des bougies mais aussi, vous pouvez le voir, cette lanterne avec le visage des otages encore captifs à Gaza ont été installés.
Entre les minutes de silence, ce sont des prières mémorielles où l'on lit la vie des victimes. Cette cérémonie a débuté à 6h15, heure à laquelle le Hamas a commencé le massacre.
— Merci
beaucoup, Mathilde Limanès. Avec les images d'Olivier Gangloff en direct sur place, il y a l'émotion qu'on ressent, nous tous, sur ce plateau. Il y a l'émotion qui est partagée également en Israël dans certains endroits. Et puis
il
y a ce qu'on peut appeler l'abject parce que c'est pas le jour. Voilà, c'est pas le jour. Je voudrais vous montrer des images que nous envoyait l'Uni il
y
a quelques instants. Ce sont des images de l'extrême-gauche à l'université de Strasbourg. Puisque l'extrême-gauche, des associations ont décidé de bloquer
la
fac avec quelques slogans que vous allez voir. Un an de génocide, un an de résistance. Palestine vivra, résistance vaincra, Liban vivra. Ce sont ce qu
'on
peut voir. Coloniser est un crime, résister est un droit. C'est un peu une façon de justifier ce qui s'est passé il y a un an en Israël. Ce n
'est
pas un hasard si c'est aujourd'hui que ces manifestations ont lieu. Il y
a
d'autres images également. Paris, Porte de Montmartre, devant un centre social qui s'appelle la Maison Bleue. Regardez ces images.
Les
images
sont
des
images.
Anthony Samama, il faut tout montrer. Moi, je pense vraiment qu'il faut tout montrer. Il faut montrer à la fois l'émotion et on la ressent et j'ai presque envie de dire ça,
c
'est inévident. Mais il faut montrer ça aussi. Il faut montrer ces images de cette université qui est bloquée avec ses slogans. Il faut montrer les images de ces rapports bruyés. Parce qu'il faut affronter cette réalité aussi.
Bien sûr.
Et le combat continue.
Il
y aura toujours un demain et on doit se battre contre ces gens-là. On a assisté depuis le 7 octobre à un renversement total des valeurs. Le terroriste devient résistant. La victime devient bourreau. L'israélien devient colonisateur. Nous assistons à un renversement total dans la rhétorique qui est menée par un certain nombre de personnes à l'extrême gauche. On voit bien que la résistance du Hamas est brandie alors qu'en réalité, c'est un mouvement terroriste qu'on se doit de combattre fermement, que ce soit le Hamas ou le Hezbollah.
D'ailleurs, on voit bien la réponse d'Emmanuel Macron qui n'a pas condamné spécifiquement le Hezbollah alors qu'en effet, Israël mène une guerre contre des gens qui ont du sang français sur les mains. On le voit bien, on l'a rappelé sur l'attentat du 7 octobre. Ce n'est pas qu'un drame israélien. Il y a eu 43 Français qui ont été exterminés justement le 7 octobre par le Hamas. – Mais quand vous voyez ce type de réaction, par exemple, quand vous voyez ces images de ce matin à Strasbourg, qu'est-ce que ça vous inspire
?
Coloniser est un crime, vous le voyez, résister, résistance vaincra, Palestine vivra, Liban vivra
? –
Ça montre… –
Et au
passage, je
vais
libérer Georges Abdallah dessous.
–
Ça montre le travail qu'il nous reste à faire parce que ces gens-là,
ils
sont en France. Donc on a un travail immense à faire, un travail de pédagogie, un travail d'éducation, un travail aussi de condamnation d'actes antisémites de manière beaucoup plus ferme que ce qui a été fait jusqu'à présent. Ces gens-là sont, pour certains d'entre eux, j'imagine, français. Donc on va devoir trouver une solution pour vivre avec ces gens-là. Et ça ne peut passer qu'à travers, effectivement, un travail immense de pédagogie à faire, mais aussi un travail de sanction et de fermeté contre ceux qui s'adonnent à des actes antisémites.
– Alors on va continuer à parler de ce comportement parce que je voudrais qu'on voit ce qui s'est passé ce week-end dans les rues de Paris avec ces nouvelles manifestations pro-Palestine. Et comme je le dis à chaque fois, le problème, ce n
'est
pas les manifs pro-Palestine. On a le droit d'être pour les Palestiniens, de défendre les Palestiniens. C'est humain aussi de dire que c'est un drame, les civils palestiniens qui meurent, bien évidemment. Mais ce qui est beaucoup moins normal, c'est de faire des appels à l'intifada en France, par exemple. Mais c'est ce qui s'est passé ce week-end. Regardez. – Après les rassemblements anti-Israël dans les murs de Sciences Po cette semaine.
– La
manifestation menée hier dans les rues de Paris a de nouveau donné lieu à des appels à l'intifada.
– La manifestation menée hier dans les rues de Paris a de nouveau donné lieu à des appels à l'intifada.
– Notamment de la part de l'activiste Richie Thibault, cofondateur du collectif Peuple Révolté et assistant parlementaire de la députée LFI Arcilia Soudé. Le préfet de police de Paris va effectuer un signalement au procureur de la République de Paris pour ses propos de l'activiste pro-mouvante hier à l'intifada. – Les amis, on va aller jusqu'au bout. Notre camarade Elias avait raison. Le seul chemin dans les rues de Paris, c'est l'intifada.
–
Richie Thibault fait directement référence à l'activiste fiché S Ilias Dimlazen, qui avait également appelé à l'intifada le 8 septembre dernier.
– Est
-ce qu'on est prêt à mener l'intifada dans Paris ? Libérez !
–
Ilias Dimlazen est visé par une enquête d'autobre prochain par le tribunal correctionnel pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion.
–
Philippe Allard, votre réaction ? – Alors il y a plusieurs choses à dire. Je voudrais juste rajouter, mais très rapidement, en 10 secondes, sur ces images que vous avez montrées. Ce sont des jeunes qui ont été tués. Et puis ce sont 1200 victimes, mais rapportées à la population d'Israël, 9 millions d'habitants. C'est comme si en France, nous avions eu une attaque terroriste qui avait tué 8400 personnes. C'est aussi pour resituer ces chiffres et ce contexte. Alors là, il y
a
beaucoup de choses à dire.
Voilà,
je vais essayer d'être court. Alors je vais commencer par les universités, parce que les images que vous avez diffusées, ce n
'est
pas étonnant. La semaine dernière, dans la commission dont je fais partie, je suis même vice-président, je le souligne, parce qu'un RN vice-président d'une commission à l'Assemblée, c'est quand même assez rare, éducation, culture. On recevait les syndicats d'étudiants qui nous parlaient de la précarité, ce qui est réel. Il y avait la FAGE, il y avait l'UNEF et il y avait l'UNI. Et là, on leur parlait des images que vous avez montrées, notamment de ce qui s'est passé à Sciences Po, Occupation des Amphis avec les slogans.
Et on
va revoir Strasbourg pendant que vous parlez, d'ailleurs. Et là, il nous disait, mais en fait, non, non, c'est juste pour la liberté des peuples. Le péril qui gangrène les universités françaises, nous disait-il, c'est le péril des milices, je reprends leur mot, fascistes et nazis, qui parcourent les universités en frappant les étudiants qui ne sont pas d'accord avec eux. C'était un dialogue, c'était même pas de sourds. Il y avait une tension, je dois dire, palpable, en commission.
C'était pas l'hémicycle, c'était en commission avec les représentants de l'UNEF et de la FAGE, mais qui sont les relais inconscients ou conscients, là est le débat quand même, de ces mouvements terroristes palestiniens. Alors après les relais, là vous montrez l'attaché parlementaire Dersila Soudet, député LFI de Seine-et-Marne. On pourrait même rajouter un autre attaché parlementaire d'un autre député LFI qui perturbe des marches à la mémoire de Philippines. Mais ce qui serait bien, c'est que la presse, moi je pense à Mediapart, à Libération, au monde s'intéresse à ces gens-là. Parce que quand ils disent, on veut déclencher l'intifada à Paris, mais qu'est-ce que ça veut dire l'intifada ?
C'est un soulèvement. Donc un soulèvement, mais contre qui à Paris ? Les forces de l'ordre, nos institutions de la République, toute personne de confession juive qui passe dans la rue, on le tabasse. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il faudrait que la presse, cette presse-là, leur pose la question. Et
ils le feront
jamais,
vous le
savez bien. Bah oui, mais à la limite on est là pour poser la question. Ça signifie quoi de dire, il faut l'intifada dans les rues de Paris ? Et puis alors on peut rajouter cet imam, Fichès, dont la mosquée à torsie a été fermée, parce que lui il tient des propos sécessionnistes. Voilà, tout simplement. Alors vous me direz maintenant, on n
'en
est plus là, puisqu'on a des Fichès qui sont députés de la France insoumise. Mais c'est tout cet écosystème qu'il faut avoir sous surveillance. On va avoir l'occasion d'y revenir tout à l'heure, puisqu'on reviendra sur cet hommage aujourd'hui en Israël et sur la situation en France, sur cette polémique en France également, autour des propos d'Emmanuel Macron, on y reviendra tout à l'heure, à partir de 11h30, quand les familles d'ailleurs seront reçues à l'Élysée, les familles d'otages seront reçues à l'Élysée, on vivra tout ça en direct à partir de 11h30. On va faire le CNews Info et ensuite on va venir sur l'actualité en France, parce qu
'il
se passe des choses dramatiques également en France, en particulier à Marseille où un ado de 15 ans a été brûlé vif, ou un autre ado de 14 ans élu à un tueur à gage. On vous parlera également de ce qui se passe chez vous d'ailleurs, Anthony Samama, dans le 15e arrondissement, puisqu'il y
a
eu une rixe ultra-violente. Donc tout ça, c'est juste après 11h, et puis à 11h30, on revient sur Israël. Le CNews Info, c'est avec Audrey Bertrand.
Vous l'avez rappelé à l'instant, Emmanuel Macron va recevoir les familles des victimes du 7 octobre dans une demi-heure à 11h30. Sur X, le chef de l'État s'est exprimé, la douleur demeure aussi vive qu'il y a un an, celle du peuple israélien, la nôtre, celle de l'humanité blessée. Il a également adressé ses pensées fraternelles aux victimes, aux otages et aux familles. Et les frappes se poursuivent au Liban et à Gaza. L'armée israélienne a annoncé que des soldats étaient désormais engagés dans des combats terrestres contre le Hezbollah dans le sud du pays. Un peu plus tôt, l'armée israélienne a mené quatre raids aériens contre un fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
Elle
a été condamnée pour l'accident mortel d'un bus scolaire à un passage à niveau à Milas. La conductrice n'entend pas changer de version. Son procès en appel s'ouvre à 14h à Aix-en-Provence. Elle devrait maintenir qu'elle n'a pas percuté. Les barrières.
11h05 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On reviendra sur Israël tout à l'heure. Mais auparavant, on va parler de l'actualité en France. Et c
'est
ce qui se passe à Marseille. Alors là, on attend des sommets. Puisqu'à la fois, ce week-end, on a eu un ado de 15 ans qui a été poignardé à cinq entreprises, qui a été brûlé vif. On a eu un autre ado qui a été recruté comme tueur à gage. On va essayer de comprendre ce qui se passe dans la ville. Parce que vraiment, on a franchi une étape. C'est très clair. Ce week-end, l'effet tout d'abord. Ce vendredi, un adolescent de 14 ans est recruté sur les réseaux sociaux par un homme incarcéré. Pour 50 000 euros, il lui donne la mission de tuer un membre d'un gang rival. L'adolescent prend alors un VTC pour exécuter son contrat. Il demande au chauffeur de le déposer et de l'attendre. Celui-ci refuse.
Et le jeune de 14 ans le tue d'une balle dans la tête. Sa voiture s'encastre dans une école. Pour Rudimana, porte-parole Alliance Police Nationale, on assiste à un rajeunissement de la criminalité. Ces gammes-là ne connaissent pas la vie. Et en fait, voler
la vie de quelqu'un, ça ne représente rien pour eux. Puisqu'ils ne connaissent pas la vie. Donc c'est ça la difficulté à laquelle nous nous sommes confrontés au quotidien. Et c'est ça qui fait peur. Parce qu'on va vers cette société. Et malheureusement, on progresse avec des jeunes de plus en plus violents et de plus en plus
déterminés.
Les réseaux sociaux sont aujourd'hui un terrain de recrutement pour les commanditaires. Ils n'hésitent pas à engager des adolescents de plus en plus jeunes. L'âge de découverte des réseaux sociaux n'a fait que baisser.
C
'est-à-dire que maintenant, on a affaire à des mineurs qui vont de plus en plus. Parce que quelque part, ils sont recrutés par des moyens qu'ils utilisent chaque jour. Le chauffeur VTC tué était âgé de 36 ans. Il n'avait rien à voir avec le trafic de drogue.
— On
est en direct avec Edicide, délégué syndical Unité FO2 à Marseille. Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous. Je le disais, j'ai quand même le sentiment qu'une étape a été franchie. Parce que quand on cite, il suffit simplement de citer ces deux éléments. Ce gamin de 15 ans, brûlé-vif, tué de plusieurs dizaines de coups
de
couteau. Cet autre gamin de 14 ans qui devient tueur à gage. On a l'impression honnêtement d'être dans des pays où c'est les narcotrafiquants qui font la loi.
— Oui,
oui. On a une mauvaise série d'une télé à la demande sans vouloir la citer. Vous avez bien compris. On a aujourd'hui, depuis quelques années... C'est un phénomène qui est structurel. Attention. On pouvait, on devait s'y attendre malheureusement, si je puis dire, pour la simple bonne raison qu'on a eu un
rajeunissement des protagonistes dans le
narcotrafique, dans les homicides dans
les années 2010, c'était des individus qui avaient la trentaine qui étaient auteurs et victimes de l'arc-homicide. Après le Covid, à partir de 2019, on a eu un rajeunissement des protagonistes. On se rappelle de ce tueur à gage qui avait une vingtaine d'années, qui avait plusieurs assassinats à son actif, effectivement, commandités par la DZ-mafia. Et aujourd'hui, une fois de
plus, on a des rajeunissements de protagonistes. Aujourd'hui, c'est des pré-adolescents, parce qu'à 14 ans, on n'est même pas un ado. Aujourd
'hui,
des pré-adolescents, que ce soit du côté des auteurs et des victimes. Donc, à un moment donné, soit on prend des solutions de rafistonnage, comme des fois, effectivement, certaines politiques le font, soit il va falloir trouver une réponse structurelle. Et pour ça, il
faut
un plan Marshall pour la sécurité, parce que sinon, nous n'en sortirons pas. Et le plan Marshall, il sous-entend que ce soit tous les versants des intervenants, effectivement, de la sécurité publique, que ce soit le corps éducatif,
les partenaires institutionnels au niveau de la mairie et au niveau sécuritaire, que ce soit de la police nationale et municipale. Sinon, nous ne s'en sortirons pas. C'est Marseille, vous savez, les
méthodes marseillaises, aujourd'hui, sont disséminées sur l'ensemble du territoire national. L'usage de la calache, les menaces violentes, le fait que la vie n'a pas peu ou pas de prix. C'est que ces gamins sont totalement
défasés. On est face à des gamins pour qui seul l'argent compte, seul l'argent facile. On parle de 50 000 euros qui a été donné par les jeunes d'une vingtaine d'années, qui a été proposé à une gamine de 14 ans.
Vous
vous rendez compte ? Non, ça va beaucoup trop loin, beaucoup trop loin.
Et d'ici, quand même, excusez-moi de poser la question si brutalement, mais où sont les familles
?
14 ans
!
14 ans ! Où sont les familles
? En
tout. Exactement, exactement. Vous avez totalement raison. Aujourd'hui, c'est facile de vouloir faire porter la responsabilité à l'État,
soit effectivement par le biais de l'Éducation nationale, par le biais de la magistrature, des magistrats, des
éducateurs PJJ, de la police nationale, tout ça, ce n'est que du poste éducatif. Aujourd'hui, il
y a
un véritable problème sur la parentalité. Là, en l'occurrence, les deux parents du gamin étant incarcéré en prison. Ce qui est certain, c'est qu'il y
a
eu effectivement des démantements dus au manque de moyens. Il va falloir qu'à un moment donné, si on veut vraiment lutter contre le narcotrafic en France, qu'on essaie effectivement de se donner des moyens et pas du soupoudrage sur un ministère,
puis un autre, puis un autre. Non, non, Marseille, c'est un laboratoire contre la lutte pour le narcotrafic au niveau national. C'est-à
-dire
qu
'il va
falloir l'intégrer. Il va falloir que pour ça, tous les partenaires, quels qu'ils soient, ça soit tournuitable et que l'État,
effectivement, au plus haut sommet de
l
'État,
en
donne les moyens de façon structurelle pour y répondre. Parce que je le rappellerai, malheureusement, le ministère de l'Intérieur n'a que les moyens, comme limite que les moyens qu
'on
lui donne.
– Oui,
mais d'ici, vous me dites, Marseille, c'est un laboratoire. Excusez-moi, mais c'est un naufrage. C'est un naufrage. Moi, vous le savez, je suis marseillais. Moi, ma ville, je
ne
la reconnais pas. Je n'ai jamais entendu ça. Je n'ai jamais vu ça dans ma ville. Parce qu'on parle de ce tueur-gage. Mais le gamin de 15 ans qui a été poignardé à 5 entreprises, je crois, c
'est
ce qu'a dit le procureur, qui a été brûlé vif. Mais on est où ? Si c'est un laboratoire, c'est un naufrage.
–
Ah oui, on est bien d'accord. Aujourd'hui, il
va
falloir un moment donné qu
'on
donne les moyens. Parce que sinon, on a des narcotraficains, et nous,
si
on le dit depuis des années, à l'Unité, et à l'Unité Marseille en particulier, en fait, on est face à des narcotraficains
qui vont
partir de ce principe,
de
ces théories de l'excuse.
Ou
à l'époque, non, il va falloir responsabiliser tout le monde, dans les consommateurs, parce que c'est eux qui donnent des moyens
dantesques,
personne n
'a
aujourd'hui, effectivement, pour permettre aux narcotraficains de faire ce qu'ils font. Enfin, vous vous rendez compte, on parle de 50 000 euros.
Un
jeune d'une vingtaine d'années qui propose ça à un gamin de 14 ans. On ne peut pas avoir ces sommes, effectivement, sur soi aussi jeune. Ce n'est pas possible. Le trafic de stupes génère des milliers, voire des millions d'euros tous les jours. Il va falloir qu'on s'y attaque vraiment, quel que soit, effectivement, le prix que ça coûte, certains pans de quartier, ça pollue surtout
la quiétude des habitants de ces quartiers populaires qui n'ont rien demandé, et de mes collègues policiers qui prennent des risques tous les jours inconsidérés pour essayer de faire réunir l'ordre public avec le peu de moyens qu'ils ont.
Merci beaucoup, Edithine. Merci d'avoir été en direct avec nous depuis Marseille, délégué syndicale unité. La rencontre par silence, c
'est
un naufrage, quand même, ce qui se passe à Marseille aujourd'hui. Chaque semaine, on va plus loin dans l'horreur.
C
'est clairement un naufrage, et honnêtement, on atteint des niveaux incroyables.
C
'est-à
-dire
que le jeune qui est commandité par un autre très jeune, il a 14 ans, j'ai du mal un peu à imaginer juste les scènes, et en plus, en allant commettre un meurtre, il va tuer quelqu'un d'autre qui ne le suit pas dans sa mission. On a l'impression d'être dans un mauvais jeu vidéo, et que ces gens-là vivent dans un monde à part, sauf que ce monde-là, c'est le nôtre. Et
sans parler de ce
beau chauffeur de taxi, qui a
été tué,
alors qu'il
n'y
a rien à voir. Il se trouve que le hasard a fait que
c
'est lui qui a répondu à la demande de la course. Franchement, c'est une horreur totale. C'est l'horreur absolue. Donc maintenant,
il
va vraiment falloir qu'on agisse spécifiquement pour Marseille avec peut-être des méthodes. Je pense que ce qui a été dit tout à l'heure avec une volonté d'agir tous ensemble avec tous les acteurs de la sécurité et de
l
'éducation est impérative. Mais il va falloir aussi qu'on prenne le taureau par les camps sur cette histoire de narcotrafic. À mon avis,
il
y
a
des évolutions qui nous échappent un peu. On n'est pas uniquement dans de la consommation un peu cool. C'est des sommes faramineuses. Il va falloir, je pense, pour éradiquer ce fléau,
s
'attaquer concrètement aussi aux aspects des consommateurs. François Coque, là-dessus, sur ce qui se passe à Marseille, et c'est vrai que ce qui s'est passé ce week-end, c'est une horreur absolue. Oui, et puis je rajoute juste sur le chauffeur de taxi qu'on comprend bien qu'il ne veut pas s'arrêter pour attendre ce jeune homme et qu'il s
'est
sans doute dit qu'il y
avait
quelque chose de louche là-dessous. Et au contraire, il fait tout pour se tenir à
l'écart de ça. Tout à fait, bien sûr.
Et il en est la victime. Écoutez, ça, cette affaire-là est quand même très emblématique et lève le voile sur une dimension structurelle.
Ça
a été évoqué par votre intervenant. Quand il nous dit, et il faut entendre ce qu
'il
nous dit, il nous dit, nous savions que c'était en train de venir. Je parle du rabaissement, de l'abaissement de l'âge de ceux qui commettent de tels crimes et qui sont impliqués dans le narcotrafic. Il faut l'entendre parce que ça aurait dû alerter les autorités. On aurait dû mettre quelque chose aujourd'hui en place. Et on voit bien que ça n
'a
pas été fait. Excusez-moi, je parle là en tant qu'éducateur. C'est l'enseignant que je suis qui est en train de vous parler. Il y a des choses à faire sur la justice dans ce pays. Mais comprenez bien que ce n
'est
pas uniquement avec la question de la justice qu'on réglera la question d'un gamin de 14 ou de 15 ans qui n'est pas structuré, qui n'est pas structuré intellectuellement, qui n'a pas un corps de raison qui lui a encore été apporté. Et donc, pour ces gamins-là, qui sont déjà à la limite et hors du champ éducatif, qu'est-ce qu'on met en place ? Nous autres, en tant qu'éducation nationale, vous le comprenez bien, on est complètement démunis par rapport à ça. On n'est pas en capacité aujourd'hui d'agir.
Qu
'est-ce que l'institution nous propose pour essayer d'une manière ou d'une autre de récupérer ces gamins
qui
finalement sont
laissés dans la nature ou
c'est là qu'ils sont les plus dangereux ? Et puis le deuxième aspect, ça a été évoqué, c'est la dimension économique. Excusez-moi, mais le narcotrafic, vu les sommes que ça génère, là on prend un exemple qui est 50 000 euros, qui à l'échelle du narcotrafic est rien, parce qu'on sait bien quelles sont les sommes qui sont générées par tout ça, j'aimerais bien quand même à un moment donné qu'on se dise que c'est peut-être pas si compliqué que ça quand même, de voir comment cet argent circule, où il est blanchi, quels sont tous ces commerces par avant qui fleurissent dans les villes, qu'on aille mettre le nez...
Vous voulez dire, on n'a
pas vraiment envie ? On n
'a
pas vraiment envie de lutter contre ça ? En tout cas, parce que c'est beaucoup d'argent ? En tout cas, j'ai
l
'impression des fois que ce n
'est
pas la priorité. Je voudrais qu'on revienne sur la question qu'on a posée sur ces gamins. En fait, on est avec le docteur Stéphane Clerget, pédopsychiatre. Bonjour docteur, merci d'être en direct avec nous. Ces gamins, quand à 14 ans, on en est pour 50 000 euros à aller tuer quelqu'un, on devient tueur à gage. Quand on est en train d'aller tuer un gamin de 15 ans, de plusieurs coups de couteau, voilà, c'est fini, c'est irrécupérable. C'est-à
-dire
qu'on n'a pas eu d'éducation, on n'a pas de structure, on n'a rien dans la tête.
Oui, c'est une autre perspective qui se produit aujourd'hui. C'est sûr que l'âge de la délinquance diminue, mais là, on est vraiment dans une dimension qu'on connaît dans certains pays, en Afrique ou au Moyen-Orient, qui est la dimension des enfants soldats.
C
'est-à-dire que là, on parle de guerre des gangs, mais c'est vraiment ça. C'est-à-dire que ce sont des enfants qui sont clairement manipulés, qui sont influençables, qui sont parfois d'ailleurs un peu menacés, qui ont le sentiment, évidemment, eux, ils jouent à la guerre, ils peuvent être un peu fascinés par ça. Mais il
y a
une très grosse pression qui est mise sur eux. On les utilise, ce sont des enfants soldats et je pense qu'il faut agir comme on agit en Afrique, comme on agit pas suffisamment d'ailleurs au Moyen-Orient comme en Syrie, sur les enfants soldats. Et ça pourrait presque concerner l'ONU, parce que finalement, c'est vraiment une... Il y a une dimension politique, une dimension de guerre. Et la prise en charge de ces enfants nécessite des moyens très importants, parce qu'il s'agit effectivement de les retirer de leur milieu et vraiment de leur offrir un nouveau cadre éducatif. Donc
c
'est pas... À 14-15 ans, juste
docteur,
quand
même. Docteur, à 14-15 ans, c'est trop tard. Honnêtement, 14-15 ans, c'est trop tard. J'allais dire qu'ils sont foutus, mais c'est super violent de dire ça. Mais je crois qu
'on
le pense, quoi.
Ben non, parce qu'on a du recul sur ça. Les enfants soldats de 14 ans, on en a pris en charge en Afrique. Et certains s'en sont très bien sortis. Donc non, c'est pas trop tard, heureusement. Mais il faut vraiment des moyens importants. C'est pas juste un accompagnement éducatif. Et c'est pas juste une incarcération. C'est vraiment une prise en charge globale avec des moyens importants. Mais comme l'a dit l'éducateur, il faut évidemment lutter contre le narcotrafic, contre la guerre des gangs, qui favorise ça. Mais oui, l'utilisation des enfants, elle va être de plus en plus importante. Vous savez, les enfants soldats, ça peut commencer à 6 ans.
Donc si on n'agit pas, il va y en avoir de plus en plus d'enfants soldats.
Mais c'est intéressant ce que vous dites quand vous faites la comparaison avec les enfants soldats. Je trouve que la comparaison, elle est très juste en fait. Parce qu'on en est là aujourd'hui. À part qu'ils ne se battent pas pour une cause. Là,
ils
se battent juste pour de l'argent. On l'a dit, le gamin, il a reçu 50 000 euros pour devenir tueur à gage. On imagine 50 000 euros à 14 ans. Le gamin, il est prêt à tout.
Oui, oui. C'est quand même facile à 14 ans de l'influencer. On va lui dire, tu vas avoir de
l
'argent, tu vas avoir les moyens de t'acheter une belle voiture. Ça va être pour nourrir ta famille. Ça va être pour venger ton copain qui a été tué. C'est quand même très facile de les influencer à cet âge-là. Surtout quand ils ont très peu d'éducation ou quand ils ont un environnement familial délétère. Donc oui, la motivation, elle peut être financière, mais ça reste une guerre.
Merci beaucoup, docteur Stéphane.
Je crois que vous avez fini. Merci, docteur Stéphane Clerget d'avoir été avec tous. Ça reste une guerre avec des enfants soldats. Anthony Samama, vous êtes maire adjoint du 15e arrondissement, chargé de la tranquillité publique. On va parler de ce qui s'est passé chez vous parce qu'on est dans la continuité. Au fond, heureusement, c'est moins violent qu'à Marseille pour l'instant, même s'il y a déjà eu des choses très graves qui se sont déroulées. On regarde les faits et ensuite, vous allez nous expliquer ce qui se passe chez vous à Beaugrenelle.
C
'est ici, à quelques pas d'un parc pour enfants, que l'affrontement a eu lieu. Il a opposé des jeunes du quartier de Beaugrenelle à ceux de Ballard. Les policiers ont retrouvé sur les lieux plusieurs armes blanches, une béquille et un katana, une sorte de sabre. De quoi inquiéter les rivres.
Oui, oui, c'est sécurisé. Pour longtemps ou pas ? Non, c'est pour toujours.
Pourtant, dans le quartier, les
habitants que nous avons rencontrés ont du mal à masquer leurs craintes. C'est assez choquant, assez violent. On est à Paris, on est dans le 15e. C'est très familial, dans un quartier très calme. Moi, je viens souvent.
On
n'est pas très, très en sécurité ici depuis cette histoire du riz. Il y
a
des problèmes, ça arrive. Donc, en quelques voies sont décrits, mais on ne sait pas si c'est grave, si c'est juste de l'amusement.
Selon la mairie, le gestionnaire de la dalle, Alsem Paris-Seine, n'a pas mis en oeuvre les solutions posées sur la table après l'affaire Youri, il y a trois ans. Il y a des maîtres chiens à mettre sur cette dalle-là pour pouvoir avoir une présence physique quotidienne. Il y a des caméras de vidéoprotection à déployer aussi. Il y a également un certain nombre d'accès supplémentaires à fermer. Il
y
a l'éclairage à renforcer. Après les faits, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a appelé le maire du 15e arrondissement pour lui proposer le déploiement de policiers supplémentaires. Les autorités veulent tout faire pour éviter un match retour et de nouvelles représailles. Voilà, c'est le risque aujourd'hui,
c
'est le représailles. Anthony Samama, il se passe quoi chez vous
?
Beaugrenelle est un quartier compliqué depuis plusieurs années maintenant. On se souvient d'ailleurs de l'affaire Youri qui avait défrayé la chronique il
y
a trois ans désormais. Avec le maire du 15e arrondissement, nous avons, de notre côté, essayé de déployer un certain nombre de mesures pour essayer de lutter contre ce phénomène de Rix. Mais c'est dû à quoi, déjà, qu'on comprenne ? C'est dû à... Ça peut être des motifs extrêmement futiles comme des regards,
des
mots sur les réseaux sociaux. Ça peut être lié aussi au trafic de stupéfiants qu'on évoquait tout à l'heure. Donc il peut y avoir tout un tas de motifs qui expliquent. C'est aussi des affrontements qui sont historiques. Là, par exemple, cet affrontement a opposé deux bandes du 15e arrondissement. La bande RD4, qui est une bande de Beaugrenelle, à la bande de Ballard. Et on voit bien que c'est un affrontement qui est hérité des grands frères en grands frères. Et donc, de génération en génération, ces affrontements se perpétuent. Oui,
mais
enfin, vous êtes en train d'expliquer que ça fait longtemps que ça dure et rien n'est fait. Non,
non.
C'est un constat d'échec, là encore. C'est comme Marseille. Non,
alors...
Ça veut dire que c'est un naufrage. Il y a effectivement beaucoup à faire encore. Et si on est là aujourd'hui à parler de ça, c'est que malheureusement, tout n'a pas été parfait. Ce qui est sûr, c'est que nous, on a la conviction qu'il faut non seulement renforcer le volet préventif et on a renforcé le nombre de médiateurs.
On
travaille avec l'Éducation nationale pour cela. renforcer les sanctions et le nombre de caméras et de policiers, de vidéoprotection et de policiers sur le terrain, police nationale comme municipale. Mais cet ouvrage qui appartient à la SEM Paris-Seine, la société d'économie mixte, qui a la gestion de cet ouvrage d'Alle, doit être pris en charge pour pouvoir, en effet, mettre en place les mesures qui avaient été discutées lors de l'affaire Youri. Il y a tout un plan qui a été discuté, qui est sur la table. Nous attendons désormais que la SEM Paris-Seine s'en charge et mette en place les mesures qui nous avaient été promises. Oui, mais c'est quand même vous qui êtes en charge de la sécurité.
Nous,
ce
que je peux vous dire, c'est que... Excusez-moi.
Ce
n
'est
pas un peu facile de se dire « Oui, mais ce n
'est
pas nous, nous on fait des préconisations, etc. » Non,
non,
nous, on a mis en place
beaucoup
de
choses.
Et vous et la police nationale, d'ailleurs.
C
'est vrai. Et on a mis en place beaucoup de choses. On a pu renforcer, effectivement, le nombre de policiers nationaux. On a pu renforcer le nombre de policiers municipaux. On a pu renforcer le nombre de caméras de vidéoprotection dans le 15e arrondissement. On a pu renforcer le nombre de médiateurs, des associations de prévention spécialisées avec lesquelles on travaille. Ce n'est pas notre rôle, néanmoins, aujourd'hui, de fermer certains accès de cet ouvrage d'Alle. Ce n'est pas à
nous...
Pour la sécurité des gens, il faut peut-être le faire. Oui, mais ce que je veux dire, c'est que ce n
'est
pas nous qui, d'un point de vue légal, avons la main là-dessus. Ça appartient à une société d'économie mixte.
C
'est à eux de... Mais
alors,
soyons concrets. On a entendu les gens de ce quartier qui disent « Voilà, maintenant, on a peur. On a peur des représailles. » Parce que ça, ça s
'est
passé vendredi. Ça veut dire qu'il risque d'y avoir des représailles dans les heures, dans les jours qui viennent. Qu'est-ce que vous faites pour empêcher ça ? Il y a aujourd'hui un déploiement massif de policiers sur la dalle de Beaugrenelle depuis l'avènement de ces faits, aussi bien de la police nationale que de la police municipale, avec des renforts de la BAC 75 Nuits, des renforts de brigades d'intervention, des renforts de brigades équestres également, des renforts de la police municipale avec les brigades d'appui à l'échelle parisienne qui sont là. Donc, dans les jours et les semaines qui viennent, la présence policière sera massive et elle durera aussi longtemps que nécessaire.
Donc, il n'y aura pas de nouveaux affrontements, il n'y aura pas de représailles ? Nous allons tout faire pour l'éviter, en tout cas. Je ne
peux
pas vous le promettre, on ne sait jamais. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y
a
une surveillance quotidienne de la part des effectifs de police, aussi bien sur le terrain que des services de renseignement pour surveiller ce qui se dit sur les réseaux sociaux aussi, à travers lesquels les jeunes peuvent se donner rendez-vous pour s'assurer qu'il n'y ait pas de match retour. Juste un vrai mot, qui sont ces jeunes ? C'est qui ? Ce sont des jeunes qui vivent dans les logements sociaux aux alentours de la dalle de Beaugrenelle. Ce sont des jeunes du 15e arrondissement qui habitent là, qui sont nés ici et qui, effectivement, sont scolarisés dans des établissements voisins. Mais c'est des trafiquants de drogue, c'est quoi ?
Il y en a certains qui, en effet, s'adonnent à des trafics de stupéfiants. Il y en a certains qui sont simplement mal entourés. Et Yuri,
c
'était le cas. Yuri n'était pas un grand trafiquant de drogue. Simplement, il faisait partie d'une bande qui, à travers une mauvaise influence, a déteint sur lui. Je vois qu'il
y a
une personne envie de racheter. Ça se passe uniquement sur la dalle, c'est ça ? Exactement.
En
fait, la dalle, de manière générale... Non, ça ne se passe pas que là-bas. Mais c'est vrai que la dalle, de manière générale, ce sont des endroits qui, par nature, sont criminogènes. Parce que les jeunes se sentent à l'abri des regards. Ils sont un peu en hauteur, ils sont préservés de la rue. Il y a énormément d'entrées et de sorties pour fuir extrêmement facilement la police. C'est comme le pari de la défense, un peu, pour ceux qui connaissent, en plus petit. On appelle aussi, à l'échelle parisienne, c'est de mettre fin à cet urbanisme sur dalle qui a été une folie architecturale pour revenir à un urbanisme sur rue.
Philippe Allard, il y a Marseille, il y a le 15e, et puis il y a quasiment toutes les villes de France aujourd'hui, sans parler des petites villes, également, qui sont de plus en plus touchées. On en parle souvent dans cette émission, et même si on ne le fait pas aujourd'hui, on ne les oublie pas. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Vous, si vous étiez au pouvoir, imaginons, si vous étiez au pouvoir, qu'est-ce que vous feriez ? Moi, j'écoutais la discussion, puis je me disais à l'étape d'après, vous mettez des chars d'assaut ? Non, c
'est
ça,
c'est attaquer aux
causes. Oui,
mais il y a la protection immédiate
qui est importante,
parce que vous avez
entendu, les gens ont peur. Oui, on fera un parallèle avec Marseille, mais juste pour rester là, dans le 15e, vous savez, il
y a
un pédopsychiatre qui s'appelle Maurice Berger, qui est reconnu par tout le monde, et qui explique que ces phénomènes de bande, c'est souvent, voire toujours, ce sont des bandes qui fonctionnent sur le clan et l'ethnie. Voilà, ce n
'est
pas plus compliqué que ça. Donc la cause principale, bien souvent, et il faut remonter à plusieurs générations, effectivement, c'est une politique migrateur complètement incontrôlée. Alors ce qu'on ferait, nous, si on arrive au pouvoir, par exemple, parce que là, il est question de la jeunesse, Marseille, là, j'ai un point de divergence avec vous, il a 14 ans, ses parents sont en prison, et lui, il a été placé. Donc déjà, il n'est plus au contact direct de ses parents, et il a, mais 14 ans, et qu'est-ce qu'on va faire de ce gamin ? Je rêve, depuis 2016, un mineur ne peut plus être incarcéré à perpétuité en France.
On peut peut-être réfléchir à revenir sur cette loi, et après tout, en prison, il peut y avoir des remises de peine, même si nous, on est extrêmement prudents là-dessus, et on peut, on peut employer le terme de soldat, d'enfant soldat, on peut peut-être, espérons-le, le rééduquer.
Après, là aussi, les questions de trafic de drogue à Paris, comme à Marseille et dans beaucoup d'autres villes de France, il y a un rapport du Sénat qui a été publié au printemps dernier, et qui met un gros warning, comme on dit en très mauvais français, il ne faudrait pas que la France devienne, on parle de narco-trafricain, mais un narco-État, vous savez, il y a des pays comme les Pays-Bas, comme la Belgique, il y a tellement... Ah non, non,
non, il y a
un danger, mais qui a été souligné par ce rapport sénatorial,
et il n'y avait pas de sénateur RN,
ils
ont un
pouvoir, parce qu'ils ont de l'argent, ils peuvent corrompre ce qui se passe aux Pays-Bas, les Pays-Bas,
ce
n
'est
pas si loin, en Belgique, vous savez, ils ont failli enlever la reine des Pays-Bas, ce n
'est
pas nous qui lisons, ce n
'est
pas une histoire, ils arrivent à corrompre des juges, ils arrivent à corrompre des policiers, ils arrivent à corrompre
un tas de personnes, et dans ce rapport, mais je vais finir rapidement,
non, non, mais c'est un danger, et si on ne veut pas voir ça, on ne voit pas l'éléphant au milieu du couloir, donc il faut les taper, c'est ce que disait le rapport du Sénat, au portefeuille, malheureusement, il y en a qui sont à Dubaï, et Dubaï ne peut
pas... Mais simplement, là, il y a urgence, là, on est dans une situation d'urgence... C'est mesuré, il faut les mettre en prison, et puis les
prisons, non, mais juste un mot, parce que les brouilleurs, le gars, il fait son business, vous savez combien il y a de prisons équipées de brouilleurs ? 30 sur 186 établissements pénitentiaires, donc là, il y a aussi un point de réflexion à avoir.
Antoine Saint-Baptiste,
ces jeunes qu'on voit, on a évoqué l'affaire de Beaugrenelle, ces jeunes qui ont été impliqués dans Cédrix, ils sont connus des services de police, ils n'en sont pas à leur premier coup d'essai, qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, un jeune est amené avec des coups de couteau, avec des katanas, avec des battes de baseball, à frapper quasiment jusqu'à la mort un autre jeune ? On sait bien qu'il
y a
une dérive qui est lente et progressive, ils ne se réveillent pas un matin en se disant, je vais aller planter le jeune de la bande d'en face, cette dérive lente et progressive, elle est permise par le sentiment d'impunité qu
'ont
ces jeunes, parce qu'ils ne sont effectivement pas condamnés dès la première commission délictuelle. Et il faut qu'on arrive avec le code pénal des mineurs à le réformer pour pouvoir, dès le départ, essayer de mettre fin à cette spirale-là. Je ne
dis
pas que tous ces jeunes doivent aller en prison ad vitam aeternam, mais il faut qu'on puisse être capable, dès la première commission des faits, de mettre un stop, d'avoir une sanction qui soit plus forte, plus rapide et plus immédiate. – Bon, voilà ce qu'on pouvait vous dire sur ces deux affaires qui ont marqué le week-end à Marseille et dans le 15e arrondissement de Paris. Dans un instant, on retournera en Israël, bien évidemment, pour continuer à suivre les hommages aux victimes de ce qui s'est passé il y a un an tout juste. Mais auparavant, moi, je voulais vous montrer une image. Je voulais vous montrer l'image d'un homme que vous allez voir qui s'appelle Abou Sangaré.
Voilà, c'est ce garçon. Il est acteur. Il était chez nos confrères de C'est à vous sur France 5, vendredi. Et cet acteur a une particularité, c'est qu'il était sur le plateau de l'émission, mais il est sous OQTF. La préfecture de la Somme lui a signifié un troisième refus de demande de régularisation, alourdit d'une obligation de quitter le territoire. Abou Sangaré serait rentré sur le territoire français sans visa. Le jeune acteur n'a également aucune famille dans l'Hexagone. Et pour alourdir son dossier, la préfecture lui reproche également de ne fournir aucune fiche de salaire. Il a été célébré au Festival de Cannes parce que c'est le héros d'un film.
Là, il est sur le plateau d'une chaîne de services publics. Alors,
moi,
je vais vous dire la vérité. Je suis peut-être le seul à avoir été étonné par ça. Mais moi, ça m'a étonné parce qu'on est dans un moment où on n'arrête pas de nous dire les OQTF, il faut les exécuter. Mais je voulais dire exécuter l'OQTF, bien évidemment. C'est-à
-dire,
il faut les mettre dehors. Il faut les sortir de France. Et là, on a quelqu'un qui vient tranquillement sur un plateau. Il est sous OQTF. Il a trois fois sa demande de réalisation qui est refusée. Et il vient tranquillement sur un plateau télé parler et nous raconter son histoire. Allez-y. C
'est-à-dire, s'il y a autre chose qui vous choque,
allez-y. C'est peut-être un acteur. C
'est un acteur. C'est pas peut-être. C'est un
acteur. Moi, ce qui m'a choqué, c'est de savoir comment ça se fait qu'il a été refusé trois fois alors qu'on voit bien qu'il a une volonté d'insertion et qu'il participe à la créativité artistique. Donc, c
'est
la décision judiciaire qui vous choque. C
'est la décision
administrative. Moi, je pensais que ce qui était choquant, c'était de savoir
qu'un OQTF
vienne
à la télé, qu'un OQTF se parvienne en France.
C'est-à-dire, vous n'avez aucun respect de l'autorité. Non, mais ça arrête.
Ergoud, vous êtes un homme politique. Attendez, vous êtes un homme politique. Les plateaux
télé, c'est pas des postes de commissariens.
Excusez-moi, Ergoud, vous n'avez
aucun respect pour l'autorité. C'est
-à-dire que vous
avez l'autorité française.
Je
vous en prie. Non, mais vous pouvez m'en prier. Mais bien sûr.
Les
plateaux télé, c'est pas les emplois.
Mais
c
'est pas grave. On
exécute des peines. Mais c'est pas grave. C'est
pas grave. Excusez-moi. Vous n'avez aucun respect pour l'autorité. Vous avez l'autorité qui a décidé de le mettre dehors et vous
dites « Oh, moi, ça
me choque. » Vous savez même
pas ce que c'est un OQTF, d'ailleurs. L'exécution de l'OQTF,
ça
se fait pas comme ça. Ça se fait pas en arrêtant les gens dans les rues et les mettre dans un avion.
Ça fait des
mois qu'il est là. D'accord.
Ça fait des mois qu'il est là. On sait que votre
gouvernement ne sait pas le faire.
Oui, on le fait. Ça, il n'y a pas de souci. On le fait mieux que tous vos amis qui viennent des leçons de la planète. Oui, mais j'ai pas d'amis. Donc, c'est pas choquant d'avoir un OQTF qui vient à
la télé.
C'est pas choquant. On
peut... Vous,
ça vous choque pas ?
La seule
chose
Non,
parce qu'il est sous-occupé pour moi, il n'a pas été là. Excusez-moi. Mais alors, vous remettez en cause les décisions. C'est surréaliste. Vous êtes policier, vous êtes juge. Vous l'appliquez toujours pas. Mais je suis pas... Attendez,
juste un mot. Ergun, je ne suis ni policier ni juge. Simplement, il
y
a une décision de justice. C'est pas moi qui l'ai prise. Cette décision. Il y
a
un
préfet qui a dit trois fois... C'est pas les chaînes
de télé qui vont décider ça ? Qui vous dit ça ? Qui
vous
dit
ça
? Je vous dis juste qu'on l'accueille tranquillement de la part
de l'échelle qui est primé invité.
Et
donc, quand on est
acteur primé, on a le droit de tout faire.
On a le droit d'enfreindre la loi. Acteur primé, on
a le droit d'enfreindre la loi. Imaginez, c'est un chef
d'entreprise. Répondez à ma question. Est-ce que acteur primé, on
a le droit d'enfreindre la loi ? Imaginez,
c'est un chef d'entreprise. Répondez à ma question.
Est-ce que acteur primé, on a le droit d'enfreindre la loi ?
Vous
pouvez pas avoir le même... Est-ce que acteur
primé, on a le droit d'enfreindre la loi ? C'est
pas un délinquant, ce monsieur, il a créé...
Si, il est en
la loi. Il est en la loi. — Il est sous OQTF. Mais en vous écoutant, moi, je comprends l'actif qui engraine
la société française. — Vous êtes le reflet, le porte-parole de l'action. —
Vous
vous
souvenez
de ce qu'avait dit Emmanuel
Macron
au moment de la campagne présidentielle de 2022 ? Il avait dit qu'on va exécuter toutes nos OQTF. C'est
Emmanuel Macron qui l'avait dit. On
va exécuter
toutes nos OQTF. On en exécute, alors les OQTF, évidemment ceux qui sont sous OQTF, à peu près 8-9%. Voilà,
c
'est ça, la réalité. Et après, il y a les laissés-passer consulaires, parce que vous allez m'amener là-dessus. Vous savez, il y avait un très bon papier dans le Figaro, une
tribune de l'ancien ambassadeur de France en Algérie. — Mais c'est pas à nous,
arrêtez
de dire n'importe quoi.
Mais vous
êtes ridicules. Vous
êtes
ridicules. — Vous êtes ridicules. Parce que vous êtes
ridicules. C'est ça, vos arguments.
C'est ça, vos seuls arguments.
Vous avez quelqu'un qui est en situation illégale sur un plateau télé, et vous dites dans vos sommes chaudes pas, c
'est pas normal. — C'est pas non plus
quelqu'un.
C
'est quelqu'un qui a été primé.
— Et alors ? Et c'est pas quelqu'un ? Quelqu'un qui a été primé, c'est pas quelqu'un ? — C'est pas une
actualité.
— Quelqu'un
qui a été
primé, c'est pas quelqu'un ? Ben
oui, il se passe quelque
chose, c'est qu'il est sur un plateau
télé,
alors qu'on lui a
refusé trois fois
d'être en France. — Vous attendez que madame... — Maître Anthony Bem, bonjour.
Bonjour, maître. Merci d'être en direct avec nous. Est-ce qu'il prend un risque en venant à la télé, ce garçon ? —
Pas
vraiment. La preuve, c'est qu'il est à la télé et que rien ne lui arrive. En effet, pour revenir sur ce qui vient d'être indiqué, il existe deux types de QTF.
L
'OQTF qui oblige celui qui en est destinataire de quitter le territoire dans un délai de 30 jours
et
l'OQTF qui oblige de quitter le territoire sans délai lorsqu'il existe une menace pour l'ordre public, ce qui n'est pas le cas de cet acteur jusqu'à preuve du contraire. Néanmoins, il avait un délai de 30 jours pour quitter le territoire. Et le risque de passer à la télé pour lui, c'est qu'en effet, il risque d'être placé en mesure de rétention,
que
des forces de l'ordre puissent l'interpeller, le placent en centre de rétention. Mais vous savez que ce centre de rétention ne pourra le garder que 48 heures. Et c'est donc la raison pour laquelle, d'une part, il ne risque rien, parce qu'il y a peu de probabilité pour que des forces de l'ordre l'attendent à la sortie du plateau de télé. Et d'autre part, qu'au bout de 48 heures,
il
se retrouve à nouveau libre. Et vous le savez, on vient de
l
'indiquer à l'instant, il n'y a que très peu d'OQTF qui sont réalisés, un peu moins de 9% pour l'année dernière, sur les plus de 150 000 OQTF qui sont prononcés, à défaut de laisser passer consulaires, c'est-à-dire que le pays d'accueil doit délivrer un document administratif, diplomatique, qui permet de le faire voyager et de le retourner dans son pays d'accueil, dans le pays duquel il vient. Mais la preuve qu'il ne risque pas grand-chose,
c
'est qu'en mai, il était au Festival de Cannes, il a monté les marches du Festival de Cannes, et il est toujours là. Donc finalement,
ça
veut dire qu'il n
'y a
aucun risque. Il fait partie des 90% de personnes qui ont une OQTF et pour lesquelles il ne se passe rien. Donc tant qu'il n'est pas délinquant,
qu
'il ne commet aucun acte de délinquance, je dirais, pour l'ordre public, il n'y
a
pas de problème. Ce n'est qu'un problème, je dirais, de l'égalité et de respect de la loi et de l'autorité préfectorale. Mais dès que c'est un délinquant, on en parlera à la télé. Et cela fera la une des médias, comme très souvent sur votre plateau. Merci beaucoup, en tout cas, pour ces précisions, François Coxe. Vous m'avez demandé la parole.
Je
l
'ai
fait un petit moment. Je vous la donne juste avant la pause. Non, il y a une limite à cette idée du respect de l'autorité. Vous voyez, la décision du préfet, il vient de prendre connaissance de cette situation et il vient de dire qu'il est très étonné qu'il y
a
eu trois refus pour cette personne et il demande que son dossier soit réexaminé. Donc il n
'y a
pas d'argument d'autorité sur la question de l'autorité, justement, et de la légitimité de l'autorité. Par contre, on a une question de fond qui nous est posée. Il y
a
des chiffres qui viennent de nous être rappelés sur l'exécution, ou plutôt la non-exécution, des OQTF, sur lesquels il y a beaucoup de choses à faire. Mais il y a quand même un problème sur le nombre des OQTF en tant que tel. Moi, j'avais 130 000, on me dit 150 000 OQTF. Déjà, ayons en tête qu'un quart de ces 130 000 ou 150 000 OQTF annuels vont conduire derrière à des dossiers qui vont devoir être révisés et qui seront abandonnés lors des appels. Donc tout ça encombre l'ensemble du dispositif. Et les OQTF ne frappent pas de la même manière ceux qui devraient être frappés. C'est-à-dire qu'il n
'y a
que 1 700 places dans les centres de rétention administrative qui seraient là normalement pour isoler ceux qui présentent un danger pour la société, ce qui manifestement n'est pas le cas de
ce monsieur. qui non seulement
est un acteur,
mais
qui en plus est quelqu'un qui a...
On lui a dit non ! Excusez-moi, on lui a dit
non
! Non
seulement c'est
quelqu'un qui est
quelqu'un qui a...
Non seulement c'est quelqu'un qui est quelqu'un qui a... Non seulement c'est quelqu'un qui est quelqu'un qui
a priori...
Et il y a une situation qui fait que le préfet,
écoutez, le préfet demande à ce
que... On lui a dit non trois fois ! Ou regardons pas du... Mais il ne devrait déjà plus être là ! On lui a dit non trois fois ! Eh bien vous irez dire
ça au préfet qui dit qu
'il
faut réexaminer
son dossier ! Mais on peut le réexaminer s'il est fou là ! Excusez-moi, mais c'est pas moi
! Qui contrevenait à la légalité
? C'est le préfet ! Ah bon ? Mais c'est le préfet ! On lui a dit non trois fois, il est ensemble ! Mais on est chez les dingues ! On est chez les dingues ! Excusez-moi ! Il y a eu des OQTF de... On est obligé de faire la faute ! Je prends
le problème à l'envers en réalité. On nous dit, ça engorge les services de justice, il y aura des appels qui sont faits, ça va déboucher à rien. Et donc, il vaut mieux ne pas prendre... Bah
oui, bougeons pas !
Désolé,
mais c'est de prendre le problème à l'envers. On considère qu'il y a une loi, il y a des gens qui n'ont rien à faire ici. Prenons les
OQTF pour...
Donc ça ne sert à rien, les OQTF ne servent à rien, ça ! Désolé, le CNews
Info, et ensuite, on parle d'Israël, là tout de suite en direct. ...aussi provoquer le destin, et rencontrer des célibataires de plus de 50 ans, aux sorties disons demain.
On
aime tous ce jeu,
hein ?
Eh ben je crois qu'on a créé la meilleure partie de tous les temps.
On
a 13 profils uniques. Le village s'endort,
il
y
a
vraiment un village qui s'endort.
On
le fait sur plusieurs jours, la partie.
Est-ce que ce jeu va nous rendre fou ? Je suis manipulée depuis le début.
Au
lieu du massacre du festival de musique Nova, une foule s'est recueillie et a donné le coup d'envoi de ces cérémonies par une minute de silence. C'était à 6h29, précise l'heure où les terroristes ont débuté leur massacre. 370 personnes ont été tuées dans ce festival. Le président israélien Isaac Herzog appelle le monde à soutenir Israël dans son combat contre ses ennemis. Le 7 octobre 2023 laisse une cicatrice sur l'humanité, une cicatrice sur la face de la terre, a-t-il dit dans un communiqué. Benyamin Netanyahou prononcera un discours à la nation dans la journée.
Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, le commissariat de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, a été la cible de mortier d'artifice. Ce n'est pas la première fois que cet établissement est visé. Un individu a été interpellé.
11h39 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous.
On
va revenir à la situation en Israël et ses conséquences en France, bien évidemment, puisque Emmanuel Macron reçoit en tête à tête à l'Elysée les familles des otages français. On part tout de suite en direct sur place rejoindre Thomas Bonnet. Bonjour Thomas. Les familles qui sont arrivées il y a déjà un petit moment.
Oui,
Jean-Marc, on a vu arriver les familles des deux otages français encore retenues dans la bande de Gaza. Elles arboraient des pancartes et des t-shirts à l'effigie de ces deux hommes, Oad Yalomi et Ofer Calderon, retenus donc depuis maintenant 365 jours dans la bande de Gaza. Il y avait évidemment beaucoup d'émotions sur leur visage. Ils étaient accompagnés d'un ancien ambassadeur d'Israël en France, qui s'est exprimé rapidement face aux journalistes. Il n'a pas voulu s'épancher sur le rôle précisément du président de la République. Il a quand même dit est-ce que collectivement nous avons fait assez pour libérer tous ces otages ? La réponse visiblement est non.
On attendra de savoir ce qu'il se retiendra de ces discussions avec le président de la République. L'entretien a lieu actuellement à l'Elysée, à l'abri des caméras. Évidemment, c'est un entretien dont on conserve une forme d'intimité. Ce que je peux vous dire aussi, c'est que le Premier ministre, Michel Barnier, recevra aussi à Matignon, cet après-midi, les familles des victimes du 7 octobre. Il assistera aussi, je vous le rappelle, ce soir à une cérémonie organisée à Paris en présence de nombreux membres du gouvernement. Alors Emmanuel Macron a posté un message sur les réseaux sociaux. La douleur demeure aussi vive qu'il y a un an, celle du peuple israélien.
La nôtre, celle de l'humanité blessée.
Nous
n'oublions ni les victimes, ni les otages, ni les familles, au cœur brisé par l'absence ou l'attente. Évidemment, cette journée d'hommage intervient au lendemain d'un week-end marqué par un imbruglio diplomatique entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou. Je vous le rappelle, le président de la République française avait d'abord annoncé vouloir effectuer un embargo sur l'expédition d'armes à destination d'Israël. Puis il y
a
eu cette réponse du Premier ministre israélien qui a parlé de honte. Les deux hommes se sont depuis expliqués, même si le communiqué publié hier par l'Elysée affiche bien les divergences de vues, ce qui, en langage diplomatique, montre bien qu'il y a un réel désaccord entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou. Merci beaucoup, Thomas Bonnet, en direct de l'Elysée. Vous parliez justement d'Emmanuel Macron. Et c'est vrai que les propos d'Emmanuel Macron ont beaucoup fait réagir pendant ce week-end et son désir de faire un embargo sur les armes. Je vous propose d'écouter deux réactions marquantes pendant ce week-end.
La première, c'est le journaliste Paul Amart qui a fait une vidéo et il s'adresse directement à Emmanuel Macron pour lui expliquer qu'il ne comprend pas sa position.
La
communauté juive de France qui s'apprête à évoquer le pogrom du 7 octobre 2023
a
vécu une infinie tristesse et une immense colère et plus que choquée par votre comportement, M. Macron. Vous avez appelé au désarmement d'Israël, attaqué depuis un an sur sept fronts, le Hamas, le Hezbollah, l'Iran, le Yémen et les milices islamistes d'Irak, de Syrie et de Cisjordanie. Avez-vous appelé dans le même temps au désarmement de ces dictatures ou de ces banques de tueurs qui écument le Moyen-Orient ? Non. Vous aviez l'année dernière boycotté la marche contre l'antisémitisme. Mais vous déplorez cette semaine l'élimination des dirigeants du Hezbollah en omettant de préciser que ce parti d'assassins et de trafiquants de drogue a tué 58 de nos soldats au Liban dans les années 80.
J
'avais couvert pour Antenne 2 l'hommage rendu à ces soldats et je me souviens encore aujourd'hui, mais c'était l'ancien monde, de la douleur infinie de leur famille et de l'émotion des Français. Et vous, dans ce discours il y a quelques jours, pas un mot sur nos soldats tués par le Hezbollah au Liban dans ces années 80.
Voilà,
coup de gueule de Paul Amart. Autre coup de gueule, Rachel Kahn sur Europe 1.
Que
dit-il ? Il donne des gages à la France insoumise. Il donne des gages pour cette histoire de cesser le feu en étant complètement hors sol. Alors certes, il y a la question du tempo, du timing, où on est à la veille du 7 octobre, mais on est surtout aussi dans un moment particulier entre Rosh Hashanah et Yom Kippour. Donc c'est très
particulier. Ce sont les
fêtes
juives.
Ce sont les fêtes. Donc c'est aussi un moment où on se pose beaucoup de questions sur son année. Et pour revenir sur l'année d'Emmanuel Macron quand même, on a laissé passer beaucoup de choses. On a laissé passer son absence à la manifestation contre l'antisémitisme. On a laissé passer son silence. On a laissé passer son abandon de la communauté juive. On a laissé passer dans ses mots aussi des silences, puisqu'il ne parle pas des 100 000 Français qui vivent en Israël. Il ne parle pas des bombardements tous les jours. Il ne parle pas de ces populations déplacées dans le Nord. Il ne parle pas de ces jeunes qui ne vont plus à l'école parce qu'il y a des alertes constamment.
Il ne parle pas non plus des attentats qui ont lieu dans les tramways ou lorsqu'on est sur la route, on prend sa voiture, etc. Alors même que nous vivons en France une situation d'alerte attentat. Et on ne parle plus de cette équipe d'Israël qui était accompagnée du GIGN, de la BRI, et puis du Shin Bet, etc. Ça, on n'en parle plus. On appelle un cessez-le-feu alors même qu'Israël est en train de se battre pour nous. Donc c'est irresponsable de la part du président de la République aujourd'hui de sortir un truc pareil. Je suis atterré.
Je suis atterré, dit Rachel Kahn. Gautier-Lebrette, bonjour. On a entendu Rachel Kahn qui disait « C'est irresponsable de tenir ce type de propos
». Alors
déjà, le timing, il ne pouvait pas faire pire en termes de timing. Il
y a
48 heures du 7 octobre, alors même qu
'il n
'y
aura aucune minute de silence, aucun moment de
recueillement dans les écoles françaises. Alors que c'est l'attentat qui a le plus endeuillé la France depuis l'attentat de Nice sur la promenade des Anglais. 43 Français ont été assassinés par le Hamas. Et nous avons toujours deux otages. Premier point. Deuxième point, la France ne livre aucune arme à Israël. Il faut quand même le savoir. Donc Emmanuel Macron, en fait, envoie un message aux Américains. Premier fournisseur d'armes à Benjamin Netanyahou. Arrêtez d'envoyer des armes qui pourraient servir à Gaza, à Israël. La France, au passage, envoie des armes au Qatar, qui héberge l'état-major politique du Hamas, on le sait,
et
qui finance le Hamas. La France envoie des armes à l'Arabie saoudite, qui mène une guerre aussi. Donc on envoie des armes à ces deux régimes-là, mais on n'envoie pas d'armes à Israël. Là aussi, on pourrait avoir un débat sur le deux poids,
deux
mesures. Et puis, c'est le troisième fait, en une quinzaine de jours, d'Emmanuel Macron. Déjà, la vidéo que vous passez à l'instant à l'écran, où il condamne les bombardements contre le Hezbollah, en disant que c
'est
des bombardements contre les Libanais, en obétant de préciser que c'est des bombardements contre les terroristes du Hezbollah, les terroristes islamites. Ensuite, Nasrallah,
pas un mot du président français, contre, sur la neutralisation du chef du Hezbollah, Nasrallah, comme ça a été rappelé par Paul Amar, le Hezbollah a tué 58 de nos soldats parachutistes dans l'attentat contre l'immeuble Drakkar, attentat à la voiture piégée. Donc là, on a un silence.
Et le soir, d'ailleurs, de la neutralisation de Nasrallah, il y
a
un communiqué qui tombe du Quai d'Orsay, de Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères, qui répond, on le sait, nettement plus à l'Élysée qu'à Matignon et à Michel Barnier. Il n'y a pas une allusion, pas une allusion à la neutralisation de Nasrallah. Le seul qui rendra
hommage aux soldats français assassinés par le Hezbollah, c'est Michel Barnier dans son discours de
politique générale. Et ensuite, il renforce qui ? En disant cela, Emmanuel Macron,
ça
a été dit par Rachel Kahn. Il
renforce
la France insoumise. Il s'est pris tout le monde. Tout le monde a salué à la France insoumise la prise de position d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon, Éric Coquerel, Rima Hassan. Il
n
'en manquait pas un. Au même moment, la France insoumise manifestait dans une manifestation non pas pro-palestinienne mais anti-israélienne où il y avait des appels à l'intifada, notamment d'un assistant parlementaire, d'une députée LFI, Ercilia Soudet. Donc il faut bien voir qui il renforce par ce discours. Et d'ailleurs, Caroline Yadant, députée Renaissance des Français établis hors de France et notamment en Israël, est très fâchée contre la prise de position d'Emmanuel Macron. Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a dit qu'il ne fallait pas désarmer Israël. Donc il choque son propre camp, Emmanuel Macron. Et ça, à 48 heures des hommages du 7 octobre.
Et aujourd'hui, il reçoit les familles de victimes en ce moment même à l'Élysée. Imaginez un peu le désarroi de ces familles face à la parole présidentielle.
Merci beaucoup, Gauthier Le Wrette. Merci, Philippe Ballard. C'est le « en même temps » qui est au bout de ses limites. C'est ce que j'allais dire. C'est le « en même temps ». Oui, mais ça fait 7 ans que ça dure. On commence vraiment à se lasser. Parce qu'il faut se souvenir qu'il y a un an, quand même, Emmanuel Macron parlait d'une formation, d'une coalition internationale pour lutter contre le Hamas. Et un an plus tard, en même temps, donc, je dis l'inverse et son contraire, et bien là, il ne faut plus livrer d'armes à Israël. Et Rachel Kahn le rappelait, et elle a tout à fait raison, « Israël se bat pour nous ». C'est notre premier bouclier contre le péril islamiste.
Et
puis, Gauthier Le Wrette le rappelait aussi il y a quelques instants, on livre des armes à l'Arabie Saoudite, et on oublie quand même ce qui se passe au Yémen, où c'est un carnage sans nom. Enfin, il n'y
a
plus un hôpital debout. Ce sont des centaines de milliers de femmes et d'enfants qui ont été tués. Et puis l'hommage, parce qu'on peut prendre ça quasiment comme un hommage au Hezbollah, ce qu'a fait Emmanuel Macron. Donc, on rappelle 58 soldats qui ont été tués. La voix de la France dans tout ça, c'est zéro. Quand on est salué par
Ruma Hassan,
franchement, on ferait mieux d'arrêter de parler. Ergun, un mot rapide là-dessus. Les salutations des uns et des autres, ce n
'est
pas l'alpha et l'oméga de la position et de la politique de la France. On s'en dit longtemps. Dire qu'on est encore heureux, il ne faut pas trop prendre en considération l'instrumentalisation par ces gens-là. Dire qu'il y a certaines positions et postures du gouvernement Netanyahou qui ont été un peu trop loin dans leur riposte, ce n
'est
pas faire un déshonneur à la France. Et le rappeler à la retenue, après ce qui s
'est
passé à Gaza, après ce qui s'est passé aussi au Liban, ce n
'est
pas faire
de déshonneur. Ce qu'on lui reproche surtout, c'est l
'appel au boycott. Plus que l'appel à la retenue, l'appel à la retenue, il est audible, bien évidemment. On
parle
de désarmement, ce n
'est
pas le cas. Ce n
'est
pas un désarmement,
c'est arrêté de vendre des armes. Comment on fait pour se
défendre sans arme ? D'accord. Mais on n'est pas obligé d'envoyer des bombes à chaque fois d'une tonne si on fait des choses vraiment ciblées. Maintenant,
c'est une guerre. Maintenant,
l'idée,
c
'est comment on arrive à sortir de cet engrenage-là ? Sinon, on
ne se sortira pas. Non, ça, c'est autre chose. Mais je pense qu'il est plus
dans cette position-là que le président a fait
de amener un peu de nuance dans ce sens. Pardon, pour
terminer, je vous ai parlé tout à
l
'heure de ce qui s
'est
passé à l'université de Strasbourg. On vient de recevoir à l'instant des images de Strasbourg et de ce qui s'est passé. On est avec Yvonne Lecaus également en direct de l'UNI. Viva Palestine, viva Kanaki. Enfin, tout est l'engé. Bonjour Yvonne. Qu'est-ce qui s'est passé à l'université de Strasbourg
?
Depuis ce matin, en hommage, je dirais bien en hommage, en célébration aux attentats du 7 octobre, on a plusieurs militants d'extrême-gauche, dont une bonne partie appartient au FSE, une organisation étudiante d'extrême-gauche, qui bloque l'université de Strasbourg. Donc on a la faculté de sciences sociales qui est actuellement bloquée. On est allé sur place pour prendre ces vidéos-là. Et on a d'ailleurs notre responsable de Strasbourg qui a été agressé par ces mêmes militants d'extrême-gauche au cri de vive la Palestine, pas de racisme,
pas
de facho à l'université. Donc on voit qu'il y
a
un boule-boule-ga des revendications de gauche et d'extrême-gauche avec la Palestine, la Nouvelle-Calédonie, etc.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est avant tout que là, il y
a
une célébration au sein de l'université de Strasbourg des attentats du 7 octobre.
–
Merci beaucoup, Yves, merci pour ces images, merci pour ces documents que vous nous avez donnés également. On aura l'occasion d'y revenir, bien évidemment.
– Sous
-titrage Société Radio
-Canada – – Sous
-titrage Société
Radio-Canada