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Podcast / conversationKMT· 15 octobre 2025 60 minComplaisantMixteInstitutions & électionsOutre-merÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

14 10 2025 100 % POLITIK avec Beatrice BELLAY

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Madame Béatrice Bélet, comment allez-vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Madame, vous habitez où ? Dans quel quartier ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vos voisins sont vos meilleurs amis ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi voulez-vous absolument qu'on s'introduise dans la Caraïbe ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Nos voisins sont des gens qui n'ont pas de niveau de vie. Quel intérêt avons-nous à nous lier à eux ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de l'Afrique et de nos relations avec ce continent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Béatrice BéletFait
    « On peut très bien avoir des très bonnes relations avec l'Europe, mais entretenir aussi des très bonnes relations avec la Caraïbe. »
  • 10:00Béatrice BéletFait
    « C'est une des zones les plus criminogènes du monde. »
  • 13:00Béatrice BéletFait
    « La colonisation a été un fait aussi de cette maladie, il faut le dire. »
  • 17:00Béatrice BéletFait
    « Nous avons trop de racine pour ne nous en revendiquer que d'une. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers amis de Canal Marting Télévision, chers amis de LCL, vous qui nous regardez sur kmtévision.com ou qui nous écoutez sur FM+ 88.9, vous qui nous regardez à Mayotte, à la Réunion, en Guadeloupe, en Guyane, en France et bien entendu en Martinique, bonsoir et bienvenue dans ce 100 % politique.

J'ai le plaisir, le plaisir et l'honneur de recevoir aujourd'hui madame Béatrice Bélet. Madame Beatrice Béet député de la Martiniic, elle est première secrétaire de la Fédération socialiste de la Martinique. Comment allez-vous madame ?

Et bien, je vais très bien. Bonjour à toutes les téléspectatrices et tous les téléspectateurs et bonjour à vous monsieur Loucher. Évidemment, je je vous remercie.

Vous êtes vous êtes bien aimable. Madame B euh vous habitez où ? Fort de France.

D'accord. Dans quel quartier ? Croix de Bellebu.

D'accord. Vous avez des voisins ? Oui.

Est-ce que vos voisins sont vos meilleurs amis ? H malheureusement non. D'accord.

Mais des amis quand même. Des amis quand même. Des gens sur lesquels je peux compter.

D'accord. Mais pas vos meilleurs amis. Voilà.

OK. On peut être voisin sans être ami en fait. Oui, c'est vrai.

D'accord. Et on peut être aussi des bons voisins d'ailleurs. D'accord.

Mais on peut être voisin sans être ami. Tout à fait. Pourquoi voulez-vous absolument qu'on a avec nos voisins de la Caraïbe ?

Alors, pourquoi ? Pourquoi vous voulez absolument qu'on s'introduise dans la Caraïbe ? Ah bah parce que c'est là qu'on habite.

C'est pour ça que je vous dis c'est pour ça que j'ai dit malheureusement. Vous m'avez entendu bien dire malheureusement parce que je pense que voisin on a un dicton chez nous. Voisin c'est famille.

Ceux sur lesquels on peut le plus compter finalement et avec lesquels naturellement on a vocation à vivre. C'est ce qui nous environnent. Et donc il faut que les relations existent et il faut qu'elles soient bonnes.

H mais elles peuvent ne pas exister aussi. Moi j'ai des voisins à qui je parle pas. Ah oui mais ça c'est fou. non il y a un tas de gens comme ça qui ont des voisins, ils passent bonjour, bonsoir et puis qu'attraper ulcè voilà, il y en a qui attrapent des ulcères.

Non mais sans attraper des je peux très bien avoir un voisin à qui je dis bonjour et tout mais avec qui j'ai pas de rapport particulier quoi. Je veux dire mes voisins c'est f il vaut mieux avoir des bons rapports. On vous demande pas de les inviter à manger les lambigrier que vous faites visiblement si bien mais on peut aussi entretenir des relations un peu plus que cordiales avec les gens qui nous environnent.

C'est plutôt sain d'ailleurs. Très bien. Nous sommes accrochés euh statutairement, politiquement à tous les points de vue avec une des régions les plus riches du monde puisque c'est l'Europe.

Euh nous avons le choix entre faire en sorte que nous soyons le mieux possible accrochés à l'Europe ou au contraire aller vers nos voisines la Caraïbe. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Euh vous mettez un paradoxe qui n'existe pas.

Euh, on peut très bien avoir des très bonnes relations avec l'Europe, mais entretenir aussi des très bonnes relations avec la Caraïbe. Et nous avons d'ailleurs tout intérêt à le faire pour développer notamment notre industrie, nos commerces, nos services dont on sait qu'ils peuvent être de grande qualité et que donc ils sont commercialisables au-delà des frontières Martiniquaises. Très bien.

Nos voisins sont des gens qui n'ont pas de niveau de vie puisque le niveau de vie est beaucoup plus beaucoup inférieur au nôtre. C'est-à-dire qu'ils auront du mal à acheter ce que nous produisons que par définition nous produisons cher. Ils peuvent faire en sorte que notre économie a des problèmes.

Par exemple le kilodiniam que va que va proposer Martiniicaise à 3 € et bien la dominicaine pourra venir le proposer à 1 € et donc ça posera des problèmes à nous-même à notre économie. Ensuite, donc ils pourront pas acheter ce que nous ce que nous faisons. Ensuite, c'est une des zones les plus criminogènes du monde.

C'est une des zones les plus criminogènes du monde. Quel intérêt nous avons à lire là ? Ben déjà, vous avez encore une fois posé un postulat qui n'est que le vôtre.

Euh lorsque vous commencez à commercer, vous créez les conditions et les conversations avec les pays, les négociations qu'il faut pour trouver ce qui va s'apparenter à un deal équilibré. Bon, si en effet il y a un territoire qui vend euh de façon un euh des produits qui de façon environnementale sont pas aussi bons et sont pas euh d'ussi bonne qualité que les vôtres. Donc deux en terme de prix peuvent être largement inférieurs au vôtre.

Bah peut-être que ce produit là vous le taxerez à l'entrée. C'est c'est ce à quoi sert servent les droits de douane. Vous le taxerez à l'entrée et et pour qu'il ne rentre pas, vous pouvez aussi faire en sorte qu'il ne rentre pas et interdire son entrée parce qu'il ne correspond pas aux normes environnementales que vous avez fixé.

Bon, donc euh le commerce est pas obligatoirement la libre circulation de tous les biens et de toutes les matières. Euh c'est réglementé et c'est vous qui fixez et donc il faut apprendre à fixer. D'accord.

A priori c'est pas évident quoi. C'est pas évident, c'est toujours des accords. Vous avez vu au niveau international ce qui s'est passé notamment avec le président américain qui a commencé par des 300 % de droits de douane, des 200 %, des 100 % enfin avec une frénésie parce que les droits de douanes sont un une arme pour les pays pour protéger leur production mais aussi pour négocier finalement les échanges qui peuvent être ceux avec d'autres pays qui les environnent ou pas.

D'accord. Et qu'est-ce que vous pensez de l'Afrique, de nous et l'Afrique ? Qu'est-ce que nous, comment nous devons fonctionner avec l'Afrique ?

Le lien n'a pas été fait, mais je pense que il y a aussi là des voies de commerce qui peuvent être mises en place. Et puis il y a pas seulement le commerce, il y a aussi les échanges artistiques, échanges culturels. Nous n'avons pas vocation qu'à importer des choses que l'on mange.

On peut aussi importer des matériaux. On peut aussi importer euh de la culture, euh on peut importer de l'art. Donc je crois qu'il faut s'ouvrir et puis nous n'avons pas une cape d'invisibilité.

Nous n'avons pas d'intérêt à nous fermer au monde. Et dans le monde, il y a un territoire qui est le plus grand continent émergé de cette planète qui est le continent africain. Il n'y a pas de raison que nous n'ayons pas également des relations avec ce continent.

Et d'ailleurs, j'ai quand même l'impression euh qu'elles ont tendance à s'améliorer ou à se densifier. Très bien. Euh monsieur Logossa, monsieur Legosa est un professeur des universités.

C'est pas un maître de conférence hein, c'est un professeur des universités. Il est économiste de formation. Il est en outre spécialiste de l'histoire ancienne dans l'anthropologie et de la sociologie des sociétés africaines.

Le plus saint africain en fait la physique d'africains. La rationalité des agents ainsi que le fondement spirituel de leurs actes constitue le cœur de ses réflexions les africains. Voici ce qu'il écrit.

Il a fait un gros bouquin qui a 747 pages. Un très gros livre. Et voici ce qu'il écrit à la page 746.

émanation de la société nouvelle négrière des 18e 19e siècle. Les sociétés afro les sociétés négrofricaines contemporaines ont hérité de la folie collective caractérisant leur génitrice et sont de ce fait des sociétés profondément malades. Leur remise en état est une tâche d'ampleur que très peu, sinon aucune d'entre elles ont osé engager à ce jour.

Les sociétés africaines sont les sociétés profondément malades. Qu'est-ce que vous pensez de cette phrase ? Je je n'ai pas tout le bouquin.

Donc je n'ai pas obligatoirement non plus ce qu'il a introduit pour arriver en tout cas à cette 700 et quelques 8è pages. Ça vous étonne en tout cas. Non, ça ne m'étonne pas parce que parce que il y a euh dans le fonctionnement que l'on pourrait appeler un fonctionnement démocratique évidemment une histoire euh qui nous montre les difficultés à équilibrer euh les rapports finalement notamment de gouvernance dans euh un certain nombre de pays africains et donc par extension sur le continent africain quelque part dans sa globalité et on voit dans d'autres endroits aussi cette difficulté à accueillir le rapport démocratique, la justice sociale, la justice environnementale comme étant des fondamentaux finalement d'un humanisme et et presque d'un d'une envie de de de produire des sociétés bienveillantes, attentives et quelque part des des sociétés productives dans tous les sens du terme.

Donc oui, il y a une maladie qui qui a été aussi un virus en partie importé. La colonisation a été un fait aussi de cette maladie, il faut le dire. euh dans le rapport de la violence et le rapport à soi-même.

J'ai souvent coutume de dire que euh au-delà de ce que nous devons faire nous-mêmes pour nous respecter et vivre mieux, il y a ce regard du monde sur en général l'afrodescendant qui est un poids pour tous les afhrodescendants du monde. euh et tant que ce continent ne sera pas quelque part guéri et je pense qu'il est en voie de guérison, ce sont des cycles, et bien les difficultés seront encore importantes dans nos sociétés pour aller vers cette guérison collective. D'accord.

Euh vous avez raison, mais c'est pas monsieur Legos explique dans ce livre que ce sont les pays occidentaux qui ont ramené l'esclavage, qui ont inventé l'esclavage en Afrique et que c'est à cause de ça que l'Afrique est dans le le parlé de la colonisation. Oui, mais c'était bien avir, c'était l'esclavage carrément. La colonisation, l'esclavage.

Oui, pardon, pardon. ou mais nous Martin nous sommes métises c'estàd que nous sommes issus de de de continent l'Afrique et l'Europe. Est-ce que nous avons de l'obligation ?

Est-ce qu'il nous faut faire un choix ? Est-ce que nous sommes un moment de notre histoire ? Il nous faut faire un choix entre l'un et l'autre.

Non. Et et je suis plutôt de ce côté-là euh une disciple euh de glissant ou deuse dans l'approche sociologique qui doit être en tout cas qui pourrait être la nôtre. Euh c'est le concept de risume.

Euh nous nous avons trop de racine pour ne nous en revendiquer que d'une. Euh et c'est aussi d'ailleurs ce qui fait parfois que les personnes on ont on dit que nous continuons à nous chercher. C'estàd que au lieu finalement d'affirmer cette histoire, cette existence profondément caribéenne, martiniicaise, parce que il y a un peuple martiniquais avec une histoire martiniicaise qui lui est propre, nous cherchons partout des histoires auxquelles nous rattacher sans pouvoir tenir cinq cordes en même temps et et ça c'est très compliqué.

Or, en fait, notre besoin, c'est de construire le récit Martiniicais, euh la tradition martiniicaise, cette appartenance et ce goût à l'être. et euh le fait que je fréquente à l'Assemblée nationale, par ailleurs euh quelques députés, quel de sous-parti confondu euh de Polynésie, euh de Nouvelle-Calédonie, euh de plutôt des ce qu'on appelle les Oéaniens, euh ils sont Oéania avant d'être quoi que ce soit, mais c'est-à-dire que ils se lèvent le matin et euh ils ils sont dans leur tradition. Nous nous avons du mal à construire cette tradition. euh de quoi à quoi nous sommes attachés ?

Est-ce que nous sommes attachés à la terre ? parce que nous sommes attachés au passage de flambeau, à la transmission, à la préservation du tissu familial, à la préservation des des relations aussi intrafamiliales, amicales. Il y a un certain nombre de codes que nous n'avons pas encore figé ou constitué et et qui fait que on on court beaucoup de chemin et qui donne cette impression finalement que nous sommes un peu perdus et que nous nous cherchons encore.

Moi, je crois qu'il est temps que le peuple martiniicais et son récit, le récit Martiniicais et et sa tradition l'inscrivve comme étant le socle finalement social. culturel euh historique dans lequel dont il pourra se revendiquer. Et ce socle finalement est est fait de plein de choses avec des coutumes évidemment qui sont des héritages africains comme des coutumes qui sont des héritages indiens ou euh euh français au plus large par ailleurs européens euh asiatique.

Nous avons eu cette chance et parce que c'est une chance d'avoir été au carrefour de quasiment tous les continent. Nous devons faire une richesse. Nous avons une culture.

Oui. D'accord. Les Basques ont aussi une culture.

Les Bretons ont une culture. Ça les empêche pas l'être français de participer de la mondialisation. qu'ils appartiennent à un bloc, un gros bloc, c'est la France qui elle même appartient à l'Europe.

Pourquoi est-ce que nous nous ne pourrions pas choisir cette mondialisation d'appartir à un bloc ? Nous avons la chance d'être déjà dans un bloc, pourquoi ne pas voilà nous sommes européens terminés quoi. Ben ça l'un n'empêche pas l'autre.

Vous l'avez dit vous-même, le basque ne se dit pas européen à la place de Basque. Non mais le bas d'accord mais le fait de d'être dans un bloc, nous sommes dans le bloc français. personne ne renit ça.

C'est pas ça n'a pas été cassé. Nous sommes aussi dans l'espace européen et pour l'instant ça n'a pas été cassé. Donc c'est une réalité que certains ou d'autres l'aiment, l'apprécient, le contestent ou veuille en sortir, c'est autre chose.

Mais pour l'instant, nous sommes de nationalité française et appartenons ou sommes dans un espace dit européen. D'accord. La France a a exercé sa puissance, son autorité sur beaucoup de pays dans le monde.

Est-ce que au moment où elle a dû cesser ce cette colonisation en gros, est-ce que ça a été facile ? C'est pas pour qui euh les changements ont leur tous leur pendant de difficulté. Le changement, c'est ce qu'il y a de de plus compliqué.

Euh je sais pas pour qui ça la question se pose. Ça a été facile. Pourquoi ?

Pour qui ? Sous quel angle ? Euh c'est ça.

Euh je préciser votre question parce que sinon on va y passer euh beaucoup de temps en tout un temps que nous n'avons peut-être pas. L'Indochine l'Indochine a été euh colonisée et puis la colonisation a cessé. Ça n'a pas été facile.

Ça a été après une guerre, la guerre d'Indochine. OK. l'Algérie pareil, c'est après la guerre d'Algérie donc ça n'a pas toujours été facile. même point de vue avec les pays africains, ça a été un petit peu plus facile, un petit peu différent parce que là vous êtes entré, je vous ai vu dans le congrès avec d'autres élus Martiniquais réclamer l'autonomie, c'est-à-dire que nous prenons quelque part nos distances avec le gouvernement français.

Qu'on le veuille ou non, c'est ça l'autonomie. Non. Ah, il y a pas l'autonomie, c'est bien ce qu'il faut. que les Martiniquais et les Martiniquais comprennent.

Il n'y a pas l'autonomie. Il n'y a pas une autonomie compacte avec des contours que tout le monde connaît et on fait un choix et puis on reste dedans et tout le monde qui choisira fera ce choix-là aura le même le même cadre. Il y a des autonomies, des autonomies d'ailleurs portées aujourd'hui euh par même les présidents de région de France dont la première Carole Delga a fait état il y a encore pas longtemps et en fait état depuis euh quasiment 3 ans.

On a fait état au dernier congrès des présidents de région de France pour solliciter de l'État et d'ailleurs le premier ministre, l'avant-dernier Premier ministre, on sait plus les compter mais l'avant-dernier, je crois premier ministre avait annoncé un nouveau bloc de décentralisation, nouvelle vague de décentralisation parce que c'est une demande des régions. nous ce que nous disons et moi je je vous le dis avec beaucoup de sincérité et ça a été presque aussi pas une surprise mais un constat qui parfois peut être amè la France lorsqu'elle légifère et donc les députés ou les sénateurs lorsqu'ils légifèrent euh n'ont absolument pas quasiment de façon systématique même euh ceux de gauche hein qui sont les mieux élus en général même au niveau des présidentiels ne pense pas quand elle légifère pays des océans, pratiquement jamais. Voilà.

C'est-à-dire que s'il n'y a pas quelqu'un pour dire "Oh mais là vous êtes en train de parler de quelque chose qui ne va pas nous concerner, il est très compliqué et d'ailleurs on le voit à la fin de des lois, ça a été dit pendant le congrès. Après, on nous dit "Ah bah non, mais pour l'outre, il y a la dernière petite phrase, l'outre maire sera géré par voie d'ordonnance. Donc bon, on adaptera éventuellement, mais on doit faire aussi dans ces cas-là, puisqu'on appartient à cet espace, on doit faire partie de la la de la discussion collective.

C'est-à-dire qu'on peut pas dire on prend pour la majorité et puis on verra après pour vous parce que on a besoin d'exposer nos réalités aussi au sein des hémicycles, au sein du Parlement qui est l'instance représentative du peuple en France. Et euh je vois la difficulté que nous avons rencontré, que j'ai rencontré lorsque j'ai pris mon mandat tout de suite tombé dans le bain de l'étude du budget, enfin ce qu'on appelle le projet de loi de finance, donc le budget général et puis le projet de loi de finance de la sécurité sociale PLF, PLFSS. Tout de suite, on est tombé dans le bain et tout de suite vous vous rendez compte de la masse de choses qu'il faudrait amender pour que sur certaines questions ça puisse correspondre aux réalités. par exemple Martin Kez euh et au choix et aux orientations qui pourraient être les nôtres.

Et là, vous êtes obligé de batailler pour imposer quelque chose et dire "Ben voilà, ma réalité, elle n'est pas prise en compte dans le bloc global que vous êtes en train de de soumettre." Et là, on vous présente un amendement lorsque vous avez le temps, le la possibilité de bien le rédiger, vous présentez, vous le défendez euh et puis vous attendez de voir si il y a la majorité dessus. Et pour que votre amendement passe, il faut que la majorité des présents dans l'hémicycle puissent le voter.

Bon, quand vous avez la chance qu'il soit voté, euh vous devez espérer que un 493 ne l'emporte pas. Donc un article 493 posé par le Premier ministre, c'estàd que il ne retient que ce qui ce dont il a envie dans le budget. Euh vous espérez qu'un 493 ne va pas venir balayer tous les efforts que vous avez fait pour trouver la bonne solution réglementaire et puis tous les efforts aussi auxquels vous avez consenti pour l'équilibre de l'amendement et pour qu'il soit voté à la majorité.

Et quand vous avez la chance que le 493 ne soit pas utilisé, bah votre tout le projet avec votre amendement ou vos amendement pour ce qui me concerne, j'en ai fait plus de 80 sur le projet de loi de finance de l'année dernière. J'en ai cosigné plus de 1200. Ça a demandé beaucoup de travail et beaucoup de nuit blanche.

Et bien tout ça a été balaillé par le 493. Et donc je reviens, quand on a la chance qui est pas un 493, il faut encore que le projet de loi de finance passe les fourches codines aussi euh du Sénat. Et là bah vous essayez d'entretenir évidemment des bons rapports avec les sénateurs de votre groupe pour que certaines personnes acceptent de défendre votre amendement, puissent être présent lorsqu'il va passer, ce qui peut être incertain comme heure, comme date, comme jour.

Euh et là, vous espérez que aussi au Sénat, il y aura une majorité. Et puis une fois que c'est passé au Sénat et que vous avez eu la chance éventuelle que ça passe au Sénat, mais euh malheureusement que d'autres n'ont pas eu autant de chance et que le Sénat a fait des révisions sur ce qui avait été proposé par l'Assemblée nationale. Bah, vous avez encore une commission mixte parlementaire avec des parlementaires, des sénateurs qui discutent et qui bah refont les dernières corrections.

Voilà. Et donc quand ça c'est sur des choses déterminantes, criantes pour votre territoire euh et que ça prend tout ça de chemin pour des choses déterminantes. Mais c'est comme ça pour toute la France.

Oui. Sauf que vous avez vous avez sur des choses déterminantes pour la France hexagonale, bah vous avez par exemple dans cette fameuse commission quasiment 99 % de personnes qui parlent que de la France et pas obligatoirement des pays des océans dit d'outreem. Donc euh euh c'est pour ça que je vous dis que c'est particulier, c'est pour ça que je vous dis, ils ne pensent pas nos réalités.

Voilà, ils ne les pensent pas. euh ils ne les imaginent pas, ils ne les connaissent pas et il y a des matières sur lesquelles nous gagnerions à euh légiférer, être en condition de légiférer pour nous-mêmes. Ça ne veut pas dire d'ailleurs quand on légifère que ça peut pas passer par euh un circuit aussi parfois de validation notamment constitutionnelle et tout ça.

Ça ne veut pas dire ça, mais ça veut dire que c'est notre vision qui est posée et qui permet de poser le socle de la réalité et pas des fantasmes qui peuvent parfois être d'ailleurs ceux de de quelques 500 60 allez 540 puisqu'on est une vingtaine euh de députés issus des pays des océans. des fantasmes issus de de leur esprit et non de leur connaissance de notre territoire. Donc nous gagnerions à pouvoir porter notre propre législation sans avoir et d'ailleurs ça peut même être sans avoir à ça.

C'est pour ça que je dis qu'il y a plein de d'autonomies, ça pourrait même être sans avoir à la rédiger. C'est-à-dire qu'on pourrait avoir des motions. On dit voilà, c'est ce cadre là qui nous conviendra le mieux.

Il respecte le cadre général républicain euh et on le soumet limite pour euh don acte voilà dont acte de de la République à partir du moment où il respecte le cadre institutionnel constitutionnel de séparation des pouvoirs. Vous voulez faire des lois en Martinique ? Je pense qu'il faut oui qu'on arrive à Vous avez un vrai pouvoir législatif.

Oui, mais on on en a déjà un tout petit. Euh mais euh mais je pense qu'on on gagnerait Oui. à véritablement pour en faire des lois.

Oui. D'accord. Mais justement lorsque la France, je vous le disais tout à l'heure, a laissé ses colonies, ça s'est très mal passé même pour l'Afrique.

Il y a pas eu de guerre mais elle a accepté de laisser l'Afrique qu'à condition d'installer la France Afrique. H OK. C'estàd que la France a beaucoup de mal à laisser son pouvoir sur ces colonies quoi.

Pourquoi vous pensez que ça va ça ne sera pas la même chose pour la Martinique ? Parce que vous lui demandez parce que l'histoire l'histoire l'histoire n'est pas infestatif que vous lui demandez c'est de pouvoir faire des lois mais c'est eux qui payent qui continuent de payer. C'est comment ça c'est eux qui payent ?

Mais on est dans la République. Faut qu'on arrête de faire croire que nous sommes là des enfants à qui on donne de l'argent de poche pour que ils puissent s'amuser. Ça suffit.

Je crois qu'il faut qu'on s'aime déjà un peu plus, qu'on parle de nous un peu mieux et qu'on génère un peu plus d'espoir. Il y a plein de talents euh issu de nos territoires, plein. Il y a une multitude de talents à l'intérieur de nos territoires.

Il y a des personnes qui pensent euh ce territoire avec lesquels parfois je suis pas d'accord, mais qui ont leur vision et qui ont des visions qui peuvent s'entendre et qui peuvent parfaitement être défendu, en tout cas par ceux qui les portent. Euh moi j'aime je vous savez j'ai pendant 25 ans, j'ai été dans les collectivités locales et j'ai vu arriver ces fameuses assistances à maîtrise d'ouvrage. On prend une amo, une amo, une amoto.

Tout le monde c'est à mot à mot. Bon euh OK, on voit arriver des planificateurs, des aménageurs, des juristes et tout ça et puis il traité qu' des grandes grecs, il payé combien l'argent ? Mais à plusieurs reprises, moi je je à rappeler parce que j'ai contredit et légitimement avec des preuves, j'ai contredit des données ou des conclusions qui étaient sorties par ces fameuses AMO.

Pourquoi ? Parce que nous fes même dans l'école, on a la même base éducative. On va pas venir nous raconter à 8000 km que sous prétexte que la personne habite le territoire continental.

Elle est plus brillante, en droit, en économie, en aménagement et tout ça. Il y a des spécialistes mais nous en avons aussi. Voilà.

Et donc nous n'avons pas sur ça de leçon à recevoir très clairement et je vous le dis dans cette année qui est passée, moi j'ai eu le droit à des administrateurs notamment quand j'ai préparé euh la loi Vichè euh qui était très très satisfait du travail que l'on pouvait faire ensemble et qui était presque étonné de la qualité de la toute petite équipe que j'avais comme de l'équipe d'un certain nombre de députés qui ont travaillé à faire des amendements sur sur cette loi. Donc nous ne devons pas craindre de de faire nous-même, de penser nous-même. Et puis si on fait des erreurs, ne vous inquiétez pas, cette grande République bienveillante saura nous le dire et ben nous corrigerons.

Voilà. Mais je crois que surtout euh l'histoire n'est pas un fait statique et euh c'est pas parce que il y a euh des décennies et des décennies les choses se sont mal passées. Je crois qu'on a aussi tiré quelques leçons euh finalement du passé.

Peut-être que nous les avons pas suffisamment rapidement tiré mais nous les avons tiré. Les générations à venir les tireront également et et trouveront le cap. Euh elles ne vont pas nous attendre d'ailleurs ces générations pour trouver le cap de leur épanouissement.

Elles y sont même peut-être plus attachées que nous à leur Elles sont peut-être ces jeunes générations plus attachées à leur liberté et à leur capacité d'agir euh pour elles-mêmes dans un environnement qui n'est pas un environnement fermé. Elles ont des nouvelles façons de discuter avec le monde, de se de se mouvoir dans le monde et euh et ces nouvelles générations sont porteuses d'espoir pour la Martinique et j'espère que nous serons aussi euh euh en tout cas pour ceux qui sont en place et ceux qui vont l'être bientôt euh porteur de cet espoir de développement de la Martinique. Vous êtes député ?

Oui. Donc vous rencontrez des députés, le cœur même du pouvoir en France. Euh pour ces gens-là, pour les Français à ce niveau-là, nous sommes plus une chance ou un un lourd ?

Un poids lourd ? Hm. Bon, comme je vous ai dit, il ne pense pas beaucoup à nous.

Donc il nous voit pas obligatoirement ni comme une chance, ni comme un poids, comme une réalité qui est qui existe. Euh mais nous avons nous à dire que si jamais la question se pose, euh nous existons. Pas comme une chance, mais enfin la France se glorifie d'avoir une zone économique exclusive, donc une zone maritime la deuxième plus grande du monde.

Et ça le doit au pays des océans. Nous avons autour de la Martinique quelques 44000 km carr de zone économique, c'est-à-dire d'eau qui nous entourent, sur lesquels se passent des échanges, sur lesquels la France a un mot à dire et qu'elle administre en partie. Donc euh la biodiversité, 80 % de la biodiversité dont se revendique la France est issu et aussi d'ailleurs des pays des océans.

Donc je crois euh au en dehors et je parle même pas du fait et je fais un petit clin d'œil parce qu'il y avait une de mes publications qui avait été mal comprise ou ou mal interprétée par certaines personnes et je parle même pas du fait culturel. Le premier groupe euh de musique français euh vient des pays des océans et il s'appelle Cassave. Hm hm.

Vous voyez ? Oui. Et aux États-Unis, on parle euh de Suzanne Rousie, d'Emé Céser, de Raphaël Confiant, de Est-ce que les Français ont conscience de ça ?

Les Français de France de notre importance, nous leur rappelons toutes les fois où c'est nécessaire. Ouais. Euh je reviens sur ma question.

Vous allez pouvoir faire des lois. Donc on va pouvoir se diriger nous-même quelque part mais qu'on le veut non c'est avec la bienveillance et les moyens de la France. Le problème des Martiniquet c'est de se dire c'est ce qui s'est passé en février 2010, on va peut-être changer de de statut.

Est-ce qu'on aura les mêmes avantages ? C'est ça que les Martiniqu se posent aujourd'hui. Comme question.

Oui, c'est les des questions des questions qui leur seront soumises parce que vous dites est-ce que la France acceptera ça ? Euh le président ne s'y est pas. On a fait euh une réunion avec lui le 30 septembre 2025 dernier.

Euh il admet que certains territoires engagent euh la discussion et la le la mise en place d'un dispositif de réflexion sur le rapport de ces territoires avec l'État français. Bon h euh il a admis qu'un certain nombre avait euh de fait évoquer le souhait de voir cette relation euh évoluer. H il a et c'est ça a été un de mes avertissements en revanche euh sur lequel il faut être vigilant parce que d'autres l'ont réussi.

Euh il a énoncé l'idée que il faudrait être sûr de nous parce que euh on ne pourrait peut-être pas avoir euh plus de droits sans en sans renoncer à certains, sans être plus précis que ça. Ah bon ? Sauf que la réalité c'est que d'autres comme Saint-Martin et Saint-Bart ont eu l'égalité des droits dans la différenciation.

Donc ça veut dire que cette négociation avec l'État est possible. H et que c'est celle que nous devons engager. C'est pas moins de droit, c'est mieux de droit.

Il est possible qu'il y ait des choses. Nous on n pas besoin par exemple des lois sur je sais pas moi les les chaufferies. On a dit aux Français, on vous donne tant d'argent, les dispositifs, on vous donne tant d'argent pour isoler vos maisons, acheter des euh des des chaudières et tout ça.

Bon, ça nous a pas concerné. Ils sont euh ils sont 60 millions de votre côté, hein. Hm hm.

Bon, ça nous a pas concerné, mais dans notre système fiscal, on participe à ces euh dispositif. Et bien nous sommes en là en droit de dire "Bah écoutez, euh vous aviez prévu tant de millions, ce qui correspond à tant d'euros par habitant. notre code part sur ce type de politique et nous par exemple nous voulons des systèmes, ça peut être pour nos systèmes de développement durable, de production électrique et tout ça, bah nous voulons que cette part nous soit tout de même versée, mais nous disposons de cette part de telle façon.

C'est ça la conversation qui peut s'engager avec l'État. Hm hm. Euh certains ont admis euh et ont voté ce cap que euh c'était une demande d'une autonomie hein d'une autonomie que l'on va définir et que euh il faudra discuter avec la population martiniquaise parce que ça c'est dans la méthodologie du Congrès, c'est pas un accessoire, c'est dans la méthodologie qui a été votée.

Il y aura des discussions avec la population, avec les corps intermédiaires parce que il va falloir en effet rentrer dans une discussion très claire qui doit être coûteuse. La démocratie a un coup il faudra pas fermer les yeux face à la volonté qui sera celle des Martiniicais et des Martiniqu faudra les écouter. Faudra créer des espaces particuliers pour la jeunesse parce que je l'ai dit très clairement dans mon propos introductif au congrès. toutes les m qui étaient là qu' était moins n pour vivre que ça y viv moi comprise en l'état actuel de la science ce qui veut dire que on doit laisser une place aux générations et même pas laisser une place c'est faire une place aux générations qui arrivent pour qu'elle aussi puisse discuter, parler évoquer quelle est la Martinique de leur rêve de demain.

Et c'est en fait le projet aussi, c'est cette vision partagée que l'on doit avoir parce que on doit pas mettre en place des choses figées qui empêchent les générations futures de faire des choix qui soient différents des nôtres. Ça c'est très important. En tout cas, c'est ce que j'ai porté euh pendant ce congrès au même titre que j'ai porté l'obligation à mon sens résolument avant pendant ce ce et le président de l'exécutif y a consenti.

En tout cas pour ce qui est de la CTM, il faut faire le bilan, l'évaluation des politiques publiques de cette dernière décennie, c'est-à-dire de ces 10 dernières années qui constituent la vie de la CTM. C'est indispensable et je l'ai dit très franchement devant tout le monde, les présidents, les anciens représentants du groupe majoritaire de la précédente mandature, c'est sans acrimonie, animosité, mais il y a quand même beaucoup de choses qui ont échoué et il faut en faire un bilan sincère. Ah, nous avons échoué beaucoup de choses.

Oui, bien sûr. Donc, nous sommes pas tellement capables de nous diriger. Alors, si, mais nous avons échoué.

Mais en fait en fait mais vous savez le problème en fait il est souvent là et ça c'est une vision et quelque chose que je réprouve déjà un on aime pas évaluer c'estd qu'on part dans un truc il y a quand même beaucoup d'orgueil dans les la conduite des politiques publiques et je pense que on doit faire preuve de moins d'orgueil en tout cas ceux qui sont aux affaires doivent faire preuve de moins d'orgueil quand ça marche pas ça marche pas on peut pas dire que le transport ça marche. Voilà, moi je prends des jeunes, des vieux, des personnes qui marchent tous les jours dans la rue. Tous les jours.

Tous les jours, il y a un problème de bus. Tous les jours et demain, on va dire aux jeunes qui n'apprennent pas bien, aux gens qui veulent pas trouver d'emploi et tout ça, mais si on leur donne pas les conditions justement pour pouvoir vivre leur vie, on n'y arrivera pas. Et quand ça marche pas, faut dire bon nous échou les bétard, faut que nous garder qui ça qui pas mâcher, qui ça qui mâché et puis parfois on reprend zéro.

C'est le cas de l'eau. Comment on fait pour admettre que euh dans le transport ou dans l'eau, il y ait pas des service minimum ? On n'interdit à aucun martiniquais, aucune Martiniicaise d'user de son droit de grève, mais c'est à la force euh euh qui diligente le service de créer les conditions tout de même continuité de service public.

Je j'arrive pas à comprendre comment là sur le problème de la sort dans le contrat, on n'est pas trouvé les voies et moyens un pour contraindre le dialogue social le plus rapide et conclusif. De pour faire en sorte que les sabotages, les blocages, les injures ne persistent pas. Euh c'est on ce jusquebouthisme euh cet orgueil euh parfois ce ce cette obstination à partir dans un cap, à ne pas faire un pas de recul, à évaluer la situation et puis peut-être à partir dans un autre cap. cette obstination à ne pas vouloir faire ça nous conduit véritablement dans le mur.

Et c'est pour ça que j'ai dit la CTM, ça fait 10 ans. Donnons les moyens aux Martiniicais et au Martiniquais de comprendre pourquoi le transport ça marche pas, pourquoi sur l'eau, même si c'est pas la compétence pleine et entière de la CTM et pourquoi ça marche pas, mais je pense qu'il faut quand même que elle intervienne dessus. Pourquoi ? parce qu'il y a une un droit une demande d'albitation pour la création d'une autorité organisatrice unique de l'eau qui a été envoyé il y a assez récemment hein.

Pourquoi l'eau ça marche pas ? Pourquoi l'assainissement ça marche pas ? Pourquoi l'enlèvement les ordures ménagères et les filières de traitement ça marche pas ?

Pourquoi les les subventions aux associations pas ça marche pas ? Pourquoi les fonds européens ça marche pas ? Enfin, il y a quand même quelques petites choses qui Pourquoi la protection d'enfance ne fonctionne pas comme elle doit fonctionner ?

Pourquoi on arrive à voler 2,5 millions des allocations de personnes âgées dans une collectivité en moins de 3 ans ? Enfin, tout ça c'est et 10 millions sur du FSE, comment 10 millions de fonds social européens disparaissent de la collectivité. Tout ça euh c'est le le le processad, je pense dont certains Martiniqu et Martiniqua certaines Martiniqua ont entendu parler.

Euh tout ça, on a besoin d'avoir des réponses. En tout cas, moi j'en ai besoin. Vous venez de faire la démonstration sans que je vous ai posé de questions là-dessus.

Donc vous azz fait spontanément la démonstration que nous sommes infoutus de diriger ce pays. Pas du tout. Mais si on faire je dis que je dis qu'on a fait mal.

J'ai pas dit qu'on a pas fait du tout, je dis qu'on a fait mal. On a fait mal. On a fait mal.

Mais c'est Oui, mais c'est Vous savez pourquoi ? Euh je vous je vais vous dire ce que je pense vraiment. Je pense que ça n'a pas obligatoirement été une chance pour la Martinique qu'il y ait eu deux présidents de région à la tête de la CTM.

Non, parce que en fait le plus lourd de la compétence de la CTM, c'était les compétences du conseil général. Hm hm. qu'il ne connaissait pas.

Donc le social, pas seulement, pas seulement, c'est la cohésion. C'est la cohésion. Oui, mais c'est l'aménagement du territoire aussi.

Les routes, il y a eu des routes, des aménagements, des des ponts, des la rocade, ça a été fait par qui ? Non, mais voilà. Donc, mais non, mais qui social ?

Non, non, les pontons, les collèges, voilà, tout ça, ça a été fait par le conseil général. Donc, il faut pas dire que c'est seulement du social. il y a eu de la grande ingénierie et un très haut niveau euh exemplaire en Martinique, notamment par exemple euh sur la construction antismique. nous avons été des modèles pendant très longtemps et même sur ce qui à l'époque a été l'agenda 21, donc l'idée d'avoir un agenda 21 Martiniquet, ça a été quelque chose de de très positif finalement d'avoir notre propre vision de la protection de notre environnement et des choses que nous pouvions faire, les les politiques publiques que nous qui vions monter de ce côté-là.

Et donc euh euh ce ce goupie avec euh à la base qui était le personnel du conseil général, le personnel de la région, les méthodes de travail ne s'est jamais réellement faite. Jusqu'à aujourd'hui, vous avez des personnes qui fonctionnent avec un mode et d'autres qui fonctionnent avec un autre mode. Et il y a eu une vision de président de région, mais c'est pas obligatoirement de leur faute, si ce n'est que peut-être qu'ils n'ont pas obligatoirement tout écouté de ce qui leur avait été dit. euh c'est qu'ils ont fonctionné comme s'ils étaient en train de gérer encore la région, sauf qu'ils avaient quatre fois plus de monde.

D'accord. Et quatre fois plus de choses à faire avec des responsabilités euh autrement euh plus importantes. D'accord.

Euh imaginez qu'il y a une structure qui soit composée du représentant de l'État, h des parlementaires, députés et sénateurs, des présidents des EPCI. Hm. Et dont la mission serait d'adapter les lois qui sont votées en France, de les adapter à nos réalités et cette structure pourrait également prendre des décrets par exemple sur les choses peu importe les choses.

Est-ce que ça vous paraît une solution viable ? Est-ce que ça nécessite une évolution de la constitution ? pas impossible que ça le nécessite parce que c'est ça serait de toute façon un nouveau mode de fonctionnement législatif hein.

Donc c'est pas prévu aujourd'hui dans la Constitution qu'il y ait une espèce de commission théodule qui pour les pour les départements pas prévu c'est pas prévu. Est-ce qu'on peut est-ce qu'on peut demander sa création ? Oui, tout tout peut-être demandé mais la question après c'est va avec les moyens hein.

C'est pour ça que je vous ai dit, ce n'est pas parce que nous légiférons que tout ce que nous faisons ne peut pas être accompagné de l'expertise notamment dans la concordance des politiques publiques, de l'expertise de personnes qui y travaillent de façon plus globale avec et notamment des administrateurs du Sénat ou de l'Assemblée nationale. Sincèrement, je le dis parce que des fois les gens se disent "Ah ouais mais ouais gadella". C'est c'est en fait on le le boulot de députés ou de sénateur c'est réellement un boulot presque 24 24.

C'est-à-dire que en plus on est sur deux créneaux horaires. Donc quand on est ici, bah il faut quand même qu'on regarde un œil là-bas et quand on est là-bas, il faut qu'on garde un œil ici. Euh donc il y a peut-être 4 heures de battement où nous ne sommes pas où finalement nous sommes complètement déconnectés lorsque l'on travaille à l'Assemblée nationale.

C'est impossible d'être sur tous les sujets. Voilà. Quatre députés même en Martinique.

Pourquoi il y a des choses qui nous échappent ? Quand on n'est pas là, l'analyse des lois continue. Vous partez bah parce que le je sais pas le jeudi, le vendredi, vous avez une réunion importante à la Martinique avec des entrepreneurs et tout ça.

Euh et ben on vous attend pas vous attend pas pour continuer à étudier la loi. Mais c'est un un un cercle permanent. C'est pas seulement en hémicycle, c'est aussi en commission.

Vous savez quand on vous montre les images avec ces longues tables où on est tous en rente de l'Union, ça c'est les commissions. On a des commissions toutes les semaines. Donc moi quand je suis ici et ben en fait les commissions elles m'attendent pas.

Le mercredi, il y a des commissions tout le temps, ça ne s'arrête pas. Au même titre que dans les miycles, quand les travaux commencent, les travaux de l'assemblée, il y a des études de loi tout le temps. Il y a pas une semaine où ça s'arrête. solliciter quelque part que sur tous les sujets, on puisse euh obligatoirement être hyper comme on dit chez nous, veillatif et que ça soit un petit consortium de personnes.

Euh c'est avoir malheureusement une idée très restreinte de du travail que ça demande. D'accord. Est-ce que nous sommes 350000 3600 sur 1100 km² ?

Est-ce que ça suffit pour dire que nous devons être un pays autonome, libre, indépendant ? Est-ce que ce n'est pas une vision un petit peu dépassé de la réalité du monde ? On va aujourd'hui vers la mondialisation vers les blocs dans la mondialisation vers des blocs.

H Est-ce que ce n'est pas un combat perdu d'avance quoi ? les personnes qui le pensent doivent légitimement l'exposer. Moi, je pense que nous appartenons au monde.

Nous sommes dans le monde et que donc nous devons nous ouvrir plus que nous fermer et et c'est ça sera indispensable. Ça ne veut pas dire se perdre perdre ce qui doit fonder une identité, un peuple. Nous avons une histoire, nous avons euh quelque part des des uses, des coutumes, des familles, euh des racines, des attachements euh à notre territoire.

Et pourquoi moi je dis pays des océans, c'est que oui, nous sommes des pays petits en taille, mais nous sommes des pays parce que nos nos circonstances d'habitation spatial, géographique sont celles de pays. Qu'est-ce que je voulais que vous dise ? La Martinique, elle est malgré tout géographiquement spatialement isolée.

Du reste est une île. Donc elle a des préoccupations qui peuvent être celles de payer. Donc à l'intérieur de la Martinique, c'est bien pour ça qu'à l'intérieur de la Martinique, vous retrouvez des pré toutes les prérogatives de l'État, toutes les prérogatives des collectivités.

Il y a pas une chose dont vous pouvez vous séparer en fait. Et vous avez des prérogatives complémentaires qui sont des des problématiques qui vont avec votre environnement insulaire notamment. Vous avez la mère autour de vous.

Tout à l'heure, vous avez parlé euh euh des problématiques de narcotrafic. bah, vous avez euh ces problématiques-là qui s'opposent à vous et elles se posent au point de vue euh euh de de de la gestion de la sécurité, mais plus largement elles peuvent se poser au point de vue de d'immigration clandestine. Bon, donc on a des des euh finalement des préoccupations qui sont pas celles de petites villes ou même de grandes villes, elles sont supérieures à ça quand même.

Ce qui s'est passé là, le Congrès, c'est véritablement un moment historique de notre histoire, de notre vie parce que après 1848, toute la politique de nos parents et tout ça, c'est été l'assimilation d'être au maximum français. Là pour la première fois toute la classe politique sans exception pratiquement une ou deux exceptions enfin pratiquement enfin ça quitté là en tout cas ça quitté là tout ça tout le monde qui était là d'accord on va changer de statut c'està dire on laisse l'assimilation et on va vers l'autonomie c'est un moment véritablement historique et donc il faut bien savoir si c'est la bonne voie chaque génération doit découvrir sa mission dans une relative opacité Le problème de savoir la compreir ou la trahir. Oui, mais je savais que vous allez dire le reste alors j'ai pas pris la peine de le dire.

Oui, mais vu que vous avez aménagé le truc donc je me suis dit je rajoute quand même un peu parce que c'est tellement un complet. Non, je rigole. J'aime bien vous taquiller.

Non, mais j'ai j'ai dit l'essentiel. Oui, oui, oui. Et donc c'est extrêmement important.

C'est-à-dire que aujourd'hui encore queil y a le référendum avec le peuple qui va finalement décider, mais en tout cas vous lui proposez euh je sais pas moi un virage à 90° de ce qui s'est fait à Marceling jusqu'à aujourd'hui quoi. Bah non c'est pas un virage à 90° euh c'est un virage en tout cas mais c'est un virage dans ce que je vous ai dit c'est la relation avec l'autre. Voilà, la relation avec l'autre doit changer.

C'estàd qu'on ne peut pas en fait être en train à chaque fois dans dans par juste une seconde, imaginez que vous vous décidez d'essayer de devenir président de la République de la France. H pourquoi pas ? Est-ce qu'à votre avis vous pourriez y arriver aujourd'hui ?

Ben, on a eu des précédents. Oui, on a eu par exemple une Christian Tobira qui a été candidate. Donc rien n'est impossible. il faut ouvrir euh rien n'est impossible.

Mais c'est ça le problème, c'est-à-dire que est-ce que c'est davantage rentrer en France, se faire reconnaître et faire en sorte que la France prenne en charge nos nos spécificités mais se battre à l'intérieur les il y a une différence entre les spécificités et les réalités et ça aussi je l'ai introduit au cours du congrès. Les spécificités ce sont des choses qui vous sont propres, qui ne bougeront pas. Une spécificité par exemple, c'est le fait que nous soyons une île.

Bon, le fait qu'il fasse chaud, ça c'est une spécificité. La réalité, c'est la euh crise démographique. Ça c'est une réalité mais qui peut par des politiques publiques euh être inversées.

Ça prend beaucoup de temps. On est déjà très en retard euh au regard en tout cas de ce qui est la vision générale qui est que on aimerait euh que la Martinique ne soit pas non plus constituée que de personnes âgées. Bon, mais queil y ait une jeunesse qui puisse s'y installer, développer, fonder son foyer et tout ça.

Bon, ça c'est une réalité. L' réalité, ça peut être les services publics qui ne fonctionnent pas, mais ça peut être la topographie par exemple, c'est une spécificité. Voilà, notre topographie, on fera ce qu'on veut, on changera pas notre topographie et puis en plus, vu qu'on a pas les moyens de Dubaï encore, ça changera pas.

Donc nos réalités, nos spécificités, c'est différent. ce que ce dont nous avons besoin, c'est un de la la considération sur nos spécificités parce que mais ça fait quand même longtemps quoi la pas se battre pour ça mais mais vous voyez bien qu'on fait que ça. Moi en toute sincérité je je on se bat comme des lions quand on va dans les ministères.

Moi je sais même plus combien de courriers j'ai écrit à des ministères pour des petites adaptations qui peuvent se prendre par décret. On va dans les ministères, on va quand on voit les ministres comme on dit au banc quand on est à l'Assemblée nationale, pareil, on on les tapote et on leur dit "Bon, au fait, mais sur ça, va falloir nous répondre. Est-ce qu'on peut se voir ?

Est-ce qu'on pourrait penser à une adaptation ? Est-ce que vous voudrez bien le porter dans une loi avec nous ? Enfin euh c'est une négociation permanente mais en fait on en a parfois marre de négocier.

C'est normal qu'on en ait marre de négocier. On peut pas avancer qu' coup de petite négociation. On l'impression là que ou qu'à négocier euh pour aller faire pour aller à Danzou en samedi soir et puis papa ou qu'à négocier devant papa et puis maman c'est pas possible.

En fait, on peut pas être traité de d'adolescents. On connaît quand même un temps soit peu et rien n'empêche d'ailleurs l'État rien n'empêcher l'État euh bah de constater parfois ce que l'on disait et on voit bien par exemple dans les propos tenus aujourd'hui par Manuel Vals qu'il y a des choses qui avaient bien été intégrées dans la tête de des dirigeants français métropolitains qui était qu'il y avait un système de développement qui était unique et inadapté. qui était que on ne pouvait pas contraindre les gens non plus à vivre dans un état de pauvreté, parler d'assimilation, parler d'égalité quand il y avait des personnes qui n'accédaient pas à cette égalité.

Donc aujourd'hui, on dit "Bon ben, écoutez, dans le cadre de la République, on va créer les conditions euh de l'égalité parce que c'est possible dans le cadre de la République, on demande rien qu'il ne soit impossible et en plus tout le monde a accepté comme vous l'avez vu, euh de rester dans la République. Hm hm. Le problème, c'est de savoir si la République acceptera que nous fassions nos propres lois avec son argent.

Non, c'est arrêtez de rentrer. Laissez-moi vous dire, monsieur Laouché, monsieur Laouché, vous savez, moi vous allez pas faire de moi un petit oisillon qui attend la béquée qu'on lui donne à bouffer. Bon, ce n'est pas vrai, ce n'est pas juste et c'est une image très dégradante.

Quand un tout petit pays comme la Martinique, comme vous l'avez dit, 341000 habitants, ça vaut pour la Corse, ça vaut pour d'autres territoires, la Guadeloupe et tout ça. Quand on n'importe 80 % de ce que l'on consomme, vous croyez qu'on crée pas de l'activité de la richesse ? Vous croyez qu'on a pas des opportunités ?

Je l'ai dit moi lors des tables rondes qui ont lieu en 2024, il y a des fortunes exceptionnelles qui se sont créées au départ de notre pays. Exceptionnell. Hm hm.

Bon qui sont tellement exceptionnelles qu'elles étaient parmi les premières 500 fortunes françaises. Hm hm. Bon et ben donc c'est c'est que nous péfil vous savez bien comment elles se sont faites hein c'est pas véritablement ça veut dire qu'il y a les moyens de faire voilà donc je ne vais pas ce n'est pas avec euh l'argent de la France et dans la nation non je crains pas il faut il faut négocier tout se négocier moment il y a un ministre français qui écoutez la Polynésie le fait déjà Saint-Martin et Saint-Bart le font déjà est-ce que vous les sentez en danger est-ce que vous avez déjà entendu un seul élu dire mon dieu oh la Polynésie, ils ont des lois pays, ils ont leur propre système de protection sociale, mais quelle horreur, ils sont plus dans la République.

Est-ce que vous avez entendu ça ? Non. Vous avez déjà entendu qu'on a parlé de Saint-Martin ou Saint-Bart en disant "C'est plus français mais vous vous rendez compte ?

Ils font leur loi, ils sont 74. Donc fait propre loyau mais pourtant ils ont l'égalité. Donc il faut qu'on arrête de se voir comme des quémandeurs nous pfil.

Vous n'ai pas peur de ça ? Quoi ? J'ai pas peur du tout.

D'accord. Il y a une ministre qui avait dit à Claude Lise à propos je ne sais plus quoi, c'est celui qui paye qui dirige quand même hein. Vous vous rappelez pas ça ?

Oui. Et on paye. Je vous le dis, je vous ai dit comment on paye.

On participe nous. Euh d'accord. Est-ce que la structure sociale sociétale de la Martinique vous convient aujourd'hui ?

C'estàd la façon dont don dans dont on vit le peuple ou il y a il y a trop de à mon sens il y a beaucoup trop de manquement dans l'accès au services public ce qui met beaucoup de Martiniicais et Martiniquez en difficulté l'accès aux droits en général on est parmi les territoires sur lesquels l'accès au droit est plus difficile. Or, moi je trouve que le service public, c'est encore le bien commun que nous puissions avoir, c'est celui de la solidarité. Et puis dans les relations interpersonnelles, on doit être très inquiet de cette montée de la drogue.

On doit être très très inquiet des de la montée de la violence, de l'augmentation du trafic d'armes, de drogues. Oh, c'est des politiques publiques de longue haleine mais c'est des moyens. C'est aussi la compétence régalienne de l'État.

Donc, on doit demander à l'État d'arrêter de jouer du violon sur un certain nombre de choses. C'est-à-dire que c'est pas avec un scanner qui euh contrôle un container sur 100 euh qu'on va arrêter le flux de drogue. Ce n'est pas en faisant des pseudo contrôles dit de 100 % que l'on va arrêter les mules.

Euh parce que la vérité c'est que c'est que à partir du moment où il y a et d'ailleurs j'invite les Martiniicaises et les Martiniicais qui tomberont sur cette vidéo à comprendre que le piège du narcotrafic est aussi c'est un piège qui n'a pas de règle et parfois on va proposer à des personnes des grosses sommes pour transporter de la drogue mais en fait elles auront elles ne seront que des appâs. On va les vendre en appâ au service douier ou de police pour pouvoir laisser un autre passé. Mais par contre, c'est bien vous et ça je les ai constaté, beaucoup de femmes euh à Ducos, c'est bien vous qui vous retrouvez en prison.

Voilà. Euh donc euh il faut aussi de la communication sur ça, de la prévention à l'endroit de nos jeunes. Euh cet argent a un prix et il est très cher pour vos vies, pour votre sécurité, pour vos avenirs.

Il est très cher. Voilà. et je suis pas sûre que tout le monde soit finalement prêt à le payer.

Ça paraît beau euh mais tout ce qui brille n'est pas de l'or. On arrive à la fin de cette interview. Est-ce que vous souhaitez dire autre chose ?

Et bien que je vous dis à bientôt parce qu'en fait euh malheureusement elle aura été trop courte pour que nous puissions aller sur plein d'autres sujets. Mais je vous remercie de votre accueil euh toujours aussi sympathique. Merci beaucoup.

Et je remercie les téléspectatrices et téléspectateurs qui sont arrivés au bout de l'émission et qui nous ont écouté jusqu'à la fin et j'espère qu'on on aura été intéressant. Vous avez bien dormi mais mercredi soir ? Oui.

Mais aucun regret ? Ça va quoi. Vous avez pas peur ?

Ça va. Non, pas du tout. Pas du tout.

Non. Et vous, vous avez mal dormi ? Évidemment.

Ah bon ? Vous avez peur ? Un vieil indépendantiste comme vous.

Oui. Oui. J'ai peur.

J'ai peur. J'ai peur. J'ai peur.

J'ai peur. D'accord. Ouais comment vous êtes c'est ce koda vénom vous riez mais vous piquez en même temps.

Vous voyez c'est Merci beaucoup chers amis du Canal Martin Télévision chers amis de LCL nous avons eu le plaisir et l'honneur de converser devant vous pendant 1 heure et avec madame Bélet. Madame Bélet est député de la Martinique. Votre vos initiales c'est bébé.

C'est ça vous voyez. Béatrice B est premier première secrétaire, il faut dire première secrétaire ou premier secrétaire ? Première première secrétaire de la Fédération socialiste de la Martinique.

Merci merci à vous. À bientôt. [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique]