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Discours / meetingInstitut français des relations internationales· 24 mars 2026 12 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseSécurité

🇪🇺 Benjamin Haddad : « L'élargissement de l'UE est un impératif de sécurité ».

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Benjamin HaddadFait
    « La guerre est de retour sur notre continent quand on parle de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine parce que la vérité c'est qu'elle ne l'avait jamais quitté. »
  • 9:00Benjamin HaddadFait
    « L'élargissement, c'est un processus long, exigeant qui demande l'intégration de l'acquis communautaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien mesdames, messieurs, bonjour. Bonjour à vous qui êtes nombreux près de nous et à vous qui êtes encore plus nombreux loin de nous par les miracles de la technologie. Euh merci à nos intervenants de ce matin que je laisserai Florent Marcia présenter plus avant ultérieurement.

Et surtout, monsieur le ministre, merci beaucoup de votre présence. Je crois que vous savez que vous êtes àifri un petit peu chez vous. Mais merci de nous honorer de votre intervention.

Mesdames, messieurs, les événements internationaux à l'heure actuelle posent énormément de problèmes et de sujets, mais pour nous européens pour l'essentiel le problème de la cohésion et du poids de notre Europe, l'Union européenne et parler de son poids et de sa cohésion, c'est parler de son assise, de son assise géographique et politique et donc de, j'allais dire du système des élargissements, un système qui pose beaucoup de problèmes comme vous le savez et qui est au cœur de de multiples débats. Ce ce cette dynamique des élargissements de l'Union européenne est donc le cœur de notre débat aujourd'hui dans son agenda que nos amis des Balcans occidentaux trouvent très lent. Il se trouve depuis très longtemps dans l'antichambre. il trouve que cette antichambre est trop longue à parcourir tant dans son agenda que dans ses modalités et que dans son sens.

C'est donc tout cela qui va être au cœur de nos débats ainsi et ça n'est pas naturellement marginal que la position particulière de la France à la fois vis-à-vis de la cohésion de l'Union européenne et de ses dynamiques d'élargissement. Je cède tout de suite la parole au ministre. Monsieur le ministre, une fois encore merci beaucoup euh d'être avec nous.

Euh et vous avez euh la parole en appuyant sur ce le bouton de gauche. Voilà. Merci beaucoup.

Une fois encore. Merci. Euh merci beaucoup euh euh mesdames et messieurs les ambassadeurs, les ministres, chers chers Dominique, cher Florent, merci beaucoup de votre invitation et puis surtout merci de d'avoir organisé ce forum sur un sujet qui met extrêmement cher, qui est la relation de la France avec les pays des Balcans occidentaux et puis plus généralement la question du voisinage et de l'élargissement de l'Union européenne.

Et je voudrais peut-être en préalable rappeler de façon très simple la position claire de la France sur ce sujet. La France soutient l'adhésion, le chemin européen des pays des Balans occidentaux ainsi que de la Moldavie et de l'Ukraine. Elle soutient la politique d'élargissement.

Pourquoi ? Faut le dire de façon simple. C'est un impératif en terme de stabilité et de sécurité géopolitique pour notre continent.

Vous savez euh dans mon bureau au ministère des affaires étrangères, j'ai pas mis beaucoup de décoration parce que c'est pas toujours le job le plus stable, donc il faut pas trop s'attacher au lieu. Mais j'ai rapporté un poster euh de Sarayevo il y a quelques années qui malheureusement est toujours très pertinent aujourd'hui. On voit une femme endormie avec un un pince avec le drapeau européen.

Il y a marqué Europe Wake up Sarevo is calling you. Et c'est un poster du siège de Sarayevo il y a 30 ans. Il y a 30 ans sur le sol européen, on a eu un génocide à Cesbissa où les Européens ont été initialement incapables de d'intervenir.

Et c'est pour ça que j'aime jamais utiliser la formule "La guerre est de retour sur notre continent quand on parle de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine parce que la vérité c'est qu'elle ne l'avait jamais quitté. Elle avait jamais quitté. On a eu la guerre froide avec des dizaines de millions de nos concitoyens européens laissés seul derrière le rideau de fer sous le jou du totalitarisme soviétique puis les guerres des Balcans dans les années 90 plus proche de chez nous que l'Ukraine et puis bien sûr aujourd'hui puis la Geéorgie puis la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine depuis le 24 février 2022.

Et quand on voit, je parlais par exemple du rideau de fer et des élargissements à l'Europe centrale et orientale, on devrait plutôt parler de réunification de la famille européenne, de retour de ce que Milan Kundera dans son texte magnifique appelé cet Occident kidnappé. Et donc si on veut assurer la stabilité, la sécurité de notre continent, à un moment où on voit en plus les risques d'ingérence, d'influence, de puissance hostile comme a commencé par la Russie, mais pas uniquement au cœur de notre continent européen, cet élargissement, c'est un impératif géopolitique. Alors, une fois qu'on a dit cela et c'est là que bien sûr la conversation devient plus complexe, nous sommes toujours attachés à une logique de ce qu'on appelle les mérites propres, c'est-à-dire la réforme, l'intégration de l'acquis communautaire.

L'élargissement, c'est un processus long, exigeant qui demande l'intégration de l'acquis communautaire, c'est-à-dire la garantie de l'état de droit, de l'indépendance de la justice, la protection des minorités, la lutte contre la corruption, la réforme économique. Quand sur la place Maidane, les jeunes Ukrainiens grandissaient le drapeau européen, se faisaient assassiner par leur régime parce qu'il défendaient cet idéal européen, cet idéal européen pour eux, c'était précisément la garantie d'ancrer l'Ukraine à la démocratie libérale, la lutte contre la corruption et la promesse que représentait l'Europe. la dette que l'on a vis-à-vis de ces pays, c'est aussi justement de s'assurer que ces réformes sont entreprises et que cet acquis communautaire est est bien respecté.

Dire cela, ce n'est pas essayer de ralentir le processus ou de le repousser au caland grec. Je veux dire que la France accompagne les pays des balcans occidentaux. On a des experts par exemple qui sont envoyés dans la plupart de ces pays précément pour apporter de de l'accompagnement sur la réforme de la justice, sur les questions économiques et cetera et on sera extrêmement vigilant à ce que ce processus doivent doivent continuer.

Je crois que ce sont ces deux impératifs, les mérites et de la réforme et l'opportunité en terme de stabilité géopolitique et même je dirais en terme d'intérêt économique pour notre pays de d'approfondissement du marché intérieur, du nouveau marché aussi qui euh qui doit aller qui doit aller de pair. J'ais peut-être dire un mot parce que je suis sûr que vous l'évoquerez dans vos travaux et on a reçu hier une délégation au ministère des affaires étrangères de représentants de la société civile et de la classe politique des pays des balcans occidentaux. il a en ce moment une réflexion en cours euh au sein de l'Union européenne sur la réforme du processus d'élargissement et notamment lié à l'Ukraine.

Euh nous, on est euh ouvert à avoir des des discussions sur la façon dont on peut peut-être réfléchir de façon créative à un nouveau statut intermédiaire type état membre associé. Je le dis parce que ça a été évoqué par plusieurs plusieurs fing tanks ces dernières années pour pouvoir envoyer un signal politique et continuer à pouvoir rapprocher le plus possible les pays candidats de l'Union européenne, continuer à les associer à à des politiques et avoir au fond une un élargissement, je dirais, par bloc le plus le plus graduel possible. Il s'agit pas ici de révolutionner ou de renverser la table sur le processus.

Une fois de plus, on devra continuer les réformes, on aura un traité de d'adhésion qui sera en bout de processus. Mais je crois et je le dis parce que aujourd'hui dans Zfing Tank que c'est notre rôle aussi d'avoir ce type de réflexion sur la façon dont on peut continuer à à moderniser et à adapter ce processus d'adhésion. En parallèle de cela bien sûr, mais je suis très attaché à ce qu'on n'oppose pas les deux.

On doit continuer bien sûr d'approfondir notre Union européenne. Euh était euh avec le président de la République au Conseil européen il y a quelques jours. Notre agenda de compétitivité, d'approfondissement du marché intérieur avec le 28e régime de droit des affaires, avec l'Union des marchés de capitaux pour pouvoir mettre fin à la fragmentation aujourd'hui de notre marché intérieur.

Comme dirait Dragui, on s'impose des des droits de douanes à nous-même. Protéger aussi notre marché intérieur face à la concurrence euh des loyales. approfondir la coopération industrielle sur les questions de défense et de sécurité, l'Europe de la défense.

On doit pouvoir continuer mais sans opposer les deux. Avoir une Europe unie sur l'intégralité de son continent et une Europe qui est approfondie et qui continue de se de se réformer. Là, on a deux agendas qui doivent continuer à aller de paire.

Un dernier point que je voudrais rajouter aussi peut-être pour le mettre à la réflexion aujourd'hui, c'est la façon dont on articule tout cela avec je crois une innovation majeure qui a été poussée par la France ces dernières années et j'en parle bien sûr sous l'autorité de l'ambassadeur Pierre Vimont, c'est la communauté politique européenne. Après le début de l'invasion russe par l'Ukraine, on s'est rendu compte qu'on avait besoin aussi de repenser notre continent, notre architecture de sécurité pour créer un un format, un forum où les pays européens, les membres de l'Union européenne, les pays qui sont candidats à l'Union européenne, mais aussi les autres pays pensent au Royaume-Uni, euh à la Turquie, à l'Arménie, l'Azerbaïdjan, tout le continent européen peuvent se retrouver pour pouvoir échanger de façon informelle. Il ne s'agit là en aucun cas d'un substitut à la politique d'élargissement comme ça avait pu susciter d'ailleurs peut-être des interrogation des inquiétudes légitimes.

Au début, on voit bien aujourd'hui que ce n'est pas le cas. Mais la façon dont on peut aussi renforcer le rôle, y compris le rôle d'ailleurs des pays des balcans occidentaux, on avait la CPE l'an dernier à à Tirana, des balcans occidentaux au sein de cette de cette communauté politique européenne, je crois que ils ont là à mon avis un rôle pilote et majeur à majeur à jouer. Voilà les quelques réflexions que je voulais livrer avec vous et vraiment peut-être remercier, je reconnais quelques amis au premier rang des ambassadeurs, remercier tous ceux qui font vivre aussi la relation entre la France et les pays des Balkans.

On a une histoire riche qui est parfois un petit peu malheureusement un peu un peu oubliée, mais des liens qui sont très forts, des liens humains, des liens culturels, des liens économiques qui restent encore d'ailleurs à à développer et approfondir. dans l'intérêt de la France de renforcer notre présence et nos liens avec les pays des Balcans occidentaux et de continuer à les ancrer dans l'Union européenne. Vous pourrez compter sur notre soutien, sur notre accompagnement pour cette ambition qui euh je pense montrera une fois de plus dans ce moment de doute parfois sur notre modèle, dans ce moment de concurrence géopolitique, de tension euh sur la scène internationale font l'attractivité de notre Union européenne.

Il y a des pays comme nos alliés historiques qui essaient de forcer des territoires européens à les rejoindre. Nous, c'est l'inverse. Nous, on a des pays qui sont dans des processus qui sont longs, qui sont durs, on le sait, parfois depuis des décennies pour nous rejoindre, qui se réforme en profondeur parce qu'il voi l'aspiration, le rêve que peut représenter l'Union européenne.

Et bien rien que pour ça, je pense qu'on peut être fier de notre modèle européen est toujours très exigeant, très dur. Il faut le réformer, il faut le transformer, il faut le rendre plus fort pour faire face au défis contemporains. Mais il suffit parfois d'aller se promener un petit peu au Montenegro, en Albanie, en Moldavie et ailleurs pour voir ce que l'Union européenne ça continue de représenter pour les peuples européens qui qui souhaitent la rejoindre.

Merci beaucoup. Mm.

🇪🇺 Benjamin Haddad : « L'élargissement de l'UE est un impératif de sécurité ». — Benjamin Haddad · Pourquijevote