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InterviewCrevoisier Philippe· 27 mars 2024 8 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploi

Analyse de la politique économique : Roland Lescure sur France Info (27/03/2024)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Roland Lescure, vous parlez de rigueur budgétaire. Pourquoi cette voie plutôt que le relâchement ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    La dette a augmenté de 900 milliards depuis 2017. Comment justifiez-vous cette hausse malgré la rigueur ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    La droite accuse un maquillage des comptes. Vous répondez ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les recettes fiscales ont été inférieures aux attentes. Comment expliquez-vous cela ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    La politique de l'offre est-elle encore possible en période de rigueur ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Les États-Unis subventionnent massivement leurs industries. La France a-t-elle les moyens de faire de même ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Chiffre
    « on en est sorti avec une gestion 900 milliards de dettes de plus depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron »
  • 2:00Fait
    « il y a eu effectivement des recettes de TVA des recettes d'impôts sur les sociétés et de recettes de cotisation sociale en fin d'année qui n'étit pas en ligne avec ce qu'on attendait »
  • 2:40Fait
    « la rigueur c'est rarement sans conséquence sur l'activité économique »
  • 3:22Fait
    « on est dans une France qui se réindustrialise »
  • 4:05Chiffre
    « les États-Unis par exemple ils ont annoncé cette semaine une subvention massive du fabricant de puce Intel de 40 milliards »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

bonjour Roland lescur bonjour bonjour à tous les deux le mot lâché le mot est lâché rigueur nous allons poursuivre sur cette voie de la rigueur à assurer Gabriel àal hier devant les députés traduction on va serrer la ceinture il a dit on va poursuivre sur la voie de la rigueur et de la responsabilité vous reconnaîtrez que ça vaut quand même mieux que le relâchement et l'irresponsabilité vous y étiez sur la voie de la rigueur compte tenu de la préparation de ce budget qui a été aussitôt corrigé pour 2024 en tout cas depuis 2017 évidemment mis à part pendant la parenthèse du quoi qu'il en coûte qui on va se le dire a quand même été plutôt une bonne manière de soutenir l'économie française on a été extrêmement rigoureux on est sorti de la procédure dit des

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déficit public excessif ça faisait des années qu'on était dedans gauche et droite confondu on en est sorti avec une gestion 900 milliards de dettes de plus depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron c'est de la bonne gestion mais ça fait beaucoup il y en a une bonne partie qui est lié aux crises exceptionnelles qu'on a vécu pendant le quoi qu'il en coûte pendant évidemment la crise énergétique qui est le résultat de la guerre en Ukraine on a je le répète les autorités internationales qui nous ont sorti d'une procédure dans laquelle la gauche et la droite confusu nous avvez mis depuis des années maintenant il faut qu'on retrouve cette voix c'est vrai qu'on sort d'une période exceptionnelle dans le cadre de laquelle on a soutenu l'économie française il faut qu'on en sorte on a

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commencé à le faire vous le savez Bruno Lemire a annoncé 10 milliards de baisses de dépenses publiques pour cette année oui avant même que ces chiffres soient sortis c'est un premier signe qui montre qu'on retrouve effectivement la voix de la rigueur et de la responsabilité su que la droite vous accuse je cite de maquillage des comptes du pays d'une grande gravité dès le mois d'octobre vous aviez une alerte qu'il manquait 30 milliards dans les caisses de l'État qu'est-ce que vous répondez à la droite je réponds que l'irresponsabilité elle est plutôt dans des oppositions et notamment la droite dite républicaine qui a proposé à l'Assemblée en plein débat budgétaire des dizaines et des dizaines d'amendements pour des dizaines des dizaines des centaines de milliards

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d'euros de dépenses supplémentaires donc les leçons de responsabilité budgétaire je pense qu'on en a pas à recevoir est-ce que ça veut dire qu'on a été surpris de la baisse des recettes en fin d'année oui il y a eu effectivement des recettes de TVA des recettes d'impôts sur les sociétés et de recettes de cotisation sociale en fin d'année qui n'étit pas en ligne avec ce qu'on attendait et c'est pour ça que dès que ces chiffres ont été connu Bruno Le Maire a annoncé un certain nombre de baisses de dépenses et c'est pour ça évidemment que dans le cadre de la préparation du budget 2025 on va être rigoureux et responsable la rigueur c'est rarement sans conséquence sur l'activité économique est-ce que la politique de l'offre celle qui consiste à baisser les coûts des entreprises de

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l'industrie notamment Roland lescur c'est fini moi j'envoie tous les jours les effets bénéfiques de cette politique de l'offre aujourd'hui on est dans une France qui se réindustrialise mais ça c'est pas ma question est-ce que on a encore les moyens de déployer cette politique de l'offre oui on va le faire avec rigueur et responsabilité mais évidemment s'il y a une priorité des priorités c'est de continuer à préparer la France de demain et d'après-demain c'est que la meilleure manière de régler le problème du déficit public c'est de réindustrialiser si on avait aujourd'hui deux à trois points de plus d'industrie dans l'économie française on serait au plein emploi et on aurait pas de problème de déficit public donc évidemment il faut pas lâcher l'avenir pour le présent il faut être très

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rigoureux aujourd'hui mais continuer à préparer demain et après-demain je vous pose la question parce que les montants chez nos concurrents je parle notamment au des Américains sont absolument faramineux les les États-Unis par exemple ils ont annoncé cette semaine une subvention massive du fabricant de puce Intel de 40 milliards est-ce qu'on a encore les moyens en temps de rigueur de subventionner ainsi des industries pour moi le choix il est simple il faut réduire les dépenses et préserver l'investissement d'avenir vous parlez de la microélectronique on a un champion franco-italien St microélectronique qui est en train de construire une méga usine à coll en iszer qui va produire les microprocesseurs de demain et oui évidemment on les subventionne on les accompagne parce que les

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microprocesseurs c'est un des nerfs de la guerre économique de demain on a besoin d'être plus autonome les États-Unis font les Allemands le font la France le fait parain vous parlez de demain mais l'État qui est au côté des industries pour la transition écologique ces entreprises ces industries disent avec cette rigueur que vous prenez ce matin cette responsabilité cet accompagnement pourrait baisser au fil des années vous savez vous savez que donc c'est global industrie cette semaine c'est un peu mon salon de l'agriculture à moi il y en a qui vont tâter le cul des vaches moi je vais tâter le cul des machines à ville peinte on a profité de ce salon pour annoncer et je vous l'annonce aujourd'hui la sortie d'un nouveau baromètre industriel de l'État moi quand

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j'ai été nommé ministre de l'Industrie un an et demi je n'avais pas de mesure objective exhaustive de cette réindustrialisation ce baromètre il est disponible depuis aujourd'hui ce matin qu'est-ce qui nous dit 201 usine en plus ou agrandissement du usine en plus on mesure tous les ans depuis quand en 2023 en 2022 c'était 176 donc moi je suis arrivé en 2022 j'ai dit je veux qu'on mesure de manière exhaustive les ouvertures d'usine et les augmentations de lignees de production évidemment aussi les fermetures d'usine et les fermetures de ligne de production et on fait le bilan entre les deux le bilan en 2023 c'est 201 augmentation avec 57 nouvelles usines et 144 augmentation de de production on a dans

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le nombre de fermeture et ben on a en nette 200 ouvertures de plus qu'on a de fermeture le secteur du textile ça fait des décennies qu'on désindustrialise la France du textile roubel le Nord on a créé 20 usines de plus dans le textile on a petit bateau qui augmente ses lignes de production on a le coq sportif qui va être présent au GI qui habille nos sportifs on a le slip français qui est une entreprise française exceptionnelle on installe des usines en France ce sont des bonnes nouvelles desines mais ma questiona sur la transition écologique on a le plan France 2030 des milliers de des milliers de d'euros 54 milliards sur T qui sont préservés pourquoi parce que mais non parce que ça préserve l'avenir vous

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l'avez dit ça accélère la transition écologique est-ce que vous pensez qu'on peut remettre des lignes de production de petits bateaux en France sans faire ce qu'ils font d'ailleurs moins de consommation d'énergie du recyclage de vêtements l'industrie d'aujourd'hui c'est pas l'industrie d'hier on a une industrie qui est plus économe on énergie on a une industrie qui accélère la transition écologique on a des nouvelles usines de batteries électroniques de batteries de de voiture pardon de microélectronique de pompe à chaleur d'hydrogène tout ça sont les nouveaux secteurs industriels la France elle est championne làdedans donc ça ça coû de l'argent on a dit 54 milliards c'est maintenu la baisse de fiscalité pour la transition écologique c'est maintenu alors on a aujourd'hui des

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crédits d'impôt industrie verte ils ont été votés dans le cadre de la loi industrie verte l'année dernière c'est pas de l'argent euh gratuit c'est de l'argent qui est prêté via des crédits d'impôt en échange là encore d'installation concrètees d'usine la philosophie sur l'accompagnement de l'investissement de l'industrie qui je le répète est la seule manière de régler nos problèmes d'emploi et de finances publiques à long terme c'est donnant donnant nous on va vous accompagner en échange de quoi vous investissez vous créez des usines 201 une de plus l'année dernière et vous créez de l'emploi dans des territoires où on en a beaucoup trop détruit depuis 30 ans au crédit impôt recherche qui dans le viseur on le sait du gouvernement pour faire des économies

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on va pas toucher à la fiscalité la CVAE c'est impôt de production qui devrait baisser dans les années à venir ça ça ça tout ça est maintenu alors moi je fais pas le budget avant qu'il soit fait donc vous savez qu'il y a une procédure budgétaire il y a un parlement qui doit quand même se prononcer donc on va voir dans les semaines et dans les mois qui viennent comment on prépare ce budget je le répète avec rigueur et responsabilité le crédit impimport recherche qu'est-ce que c'est c'est un crédit d'impôt qui en échange d'investissement dans la recherche et l'innovation permet de baisser les impôts des sociétés moi je suis très attaché à ce principe est-ce qu'on peut l'adapter ici ou là pour le rendre plus efficace l'exemple de Sanofi beaucoup d'impôt de crédit impôt

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recherche et pas de oui ben vous parlez de Sanofi aujourd'hui on a des usines de médicaments qui réouvrent en France moi je m'en félicite