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interviewRTL — Le Grand Jury· 21 septembre 2025 51 min

Le Grand Jury de Boris Vallaud

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat, Canal 8 de la TNT et sur vos box. Bonjour Boris Vallaud. Bonjour. Vous êtes le président des députés socialistes à l'Assemblée nationale. Vous avez le sort de Sébastien Lecornu entre vos mains. Le nouveau Premier ministre doit faire un budget pour l'année prochaine. Vous lui demandez de diviser par deux l'effort budgétaire, d'instaurer une taxe sur les ultra-riches, taxe très critiquée, et de revenir sur la retraite à 62 ans. Est-ce le prix de votre revanche sur Emmanuel Macron ?

Est-ce le prix pour montrer que vous êtes bien toujours dans l'opposition ? Bienvenue dans ce grand jury Boris Vallaud. A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Périne Tarnot de Public Sénat et Loris Boachaud du Figaro. Dans ce grand jury Boris Vallaud, nous aurons une séquence « Tout est politique » où nous parlerons de la reconnaissance de l'État palestinien demain, notamment par la France. Nous aurons aussi notre séquence « Questions express » et « 2027, c'est demain ». Boris Vallaud, après avoir fait chuter le gouvernement Bayrou, vous avez rencontré cette semaine le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.

Est-ce que vous êtes prêt à trouver des accords avec le Premier ministre ?

1:33
Boris Vallaud

Vous savez, quand on rencontre un Premier ministre, il y a une démarche qui est évidemment républicaine, et puis il y a la sincérité d'un engagement que nous portons au nom des Françaises et des Français. Ce que nous sommes venus dire au Premier ministre, c'est ce qu'est la réalité de la vie des hommes et des femmes qui n'ont que leur travail pour vivre, qui n'en vivent pas toujours. Les fins de mois difficiles, les angoisses pour remplir son réfrigérateur, assurer un avenir à ses enfants. C'est l'état des services publics qui se dégrade, celui de l'hôpital, celui de l'éducation nationale.

Nous avons dit que le désir est perdu de justice, de justice sociale, de justice fiscale des Françaises et des Français. Et nous sommes faits d'abord leur porte-parole, parce qu'au fond, ce qu'ils ont dit il y a un an dans les élections,

2:15
Présentateur

c'est qu'ils veulent un changement de politique. On reviendra sur cette demande de justice et vos différentes demandes, mais auparavant, est-ce que vous avez décelé, chez Sébastien Lecornu, des marges de manœuvre auprès d'Emmanuel Macron ?

2:27
Boris Vallaud

Si je dois être tout à fait sincère sur le sentiment qui a été le nôtre au sortir de cette rencontre avec Sébastien Lecornu, c'est celui d'un grand flou, d'un grand mystère. Il nous a écoutés poliment, il a parlé longuement, mais au fond, pour ne nous dire pas grand-chose. Donc, si la question aujourd'hui est, était-ce le rendez-vous dans lequel il a fait la démonstration qu'il allait renverser la table, comme il en a pris l'engagement public, que c'était le moment de la rupture qu'il a annoncée de forme et de fond ? Non, ça n'était pas...

3:00
Invité

Il semble tout de même vouloir revenir en partie sur la copie budgétaire de François Bayrou et notamment ses 44 milliards d'euros d'efforts annoncés. Est-ce que c'est une première victoire que de voir potentiellement cet effort réduit ?

3:13
Boris Vallaud

Vous savez, les victoires, s'il y a lieu de les fêter, on les fait à la fin du match. Le budget de François Bayrou est tombé avec François Bayrou. S'il a été si largement déjugé par la représentation nationale, c'est que ce qu'il proposait était inadmissible et mettait à contribution ces hommes et ces femmes dont je parlais. Est-ce que vous songez que l'année blanche, dont j'espère qu'il n'est plus jamais question, c'était faire rentrer 400 000 personnes dans l'impôt sur le revenu, des gens qui aujourd'hui, parce qu'ils gagnent trop peu, n'y sont pas assujettis. C'était augmenter les impôts de tout le monde. C'était geler l'allocation adultes handicapés et un certain nombre.

3:52
Invité

C'est dans ce sens-là que vous vous explicitez le mot rupture, qui est un des seuls mots qu'on ait entendu pour l'instant dans la bouche de Sébastien Lecornu, c'était lors de la passation de pouvoir. C'est ainsi que vous l'explicitez, ce mot ? Je crois qu'il faut... Ou est-ce qu'il l'a approfondi devant vous ?

4:04
Boris Vallaud

Non, rien n'a approfondi devant nous, je le répète. Mais pourquoi cette nécessité de la rupture ? Les Françaises et les Français se sont prononcées il y a un an, au sortir d'une dissolution dont personne n'a compris le sens et surtout n'a vu arriver la clarification qu'espérait le Président de la République. Il n'y a pas de majorité, être vainqueur absolu dans cet hémicycle, mais il y a un perdant indiscutable. Il y a un battu. C'est le Président de la République et c'est sa politique. Et aujourd'hui, après trois premiers ministres, les Français constatent que ce sont ceux qui ont été battus qui gouvernent.

Et donc, dès lors, il appartient à cela dans les axes qu'ils vont prendre, dans les décisions, dans le tournant, dans la rupture de fonds et de formes, qu'ils disent aux Français, d'une certaine manière, on vous a compris, on vous a entendu, on ne continue pas dans l'impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan budgétaire, et, in fine, sur le plan politique.

5:04
Invité

Donc, si on vous entend bien, il faut que ce soit une forme de revanche, finalement, sur la politique qui a été menée jusque-là par le camp présidentiel, la politique d'Emmanuel Macron.

5:11
Boris Vallaud

Mais vous parlez de revanche, ce n'est pas le terme que j'utilise, de rupture avec une politique qui nous a conduits dans les difficultés financières et budgétaires dans lesquelles nous sommes, dans la fracturation du pays, sans aucun doute. Il n'y a pas de majorité, j'ai l'habitude de le dire, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Mais il en est une dans le pays qui est indiscutable. C'est la majorité absolue des Françaises et des Français qui veulent le changement, qui ont voté pour le changement, qui l'attendent, qui l'espèrent et qui, désormais, l'exigent.

Et donc, quand on gouverne un pays, on gouverne aussi en écoutant ces revendications populaires qui, d'ailleurs, se sont aussi exprimées dans la rue ces derniers jours.

5:49
Présentateur

Boris Vellot, vous nous avez dit Sébastien Lecornu vous a parlé longuement, mais il n'a rien dit, ou en tout cas rien dévoilé. Est-ce qu'il y a d'autres discussions qui ont lieu entre des membres du Parti Socialiste et Sébastien Lecornu ou des intermédiaires ?

6:03
Boris Vallaud

Non, je veux dire, il n'y a pas de négociation aujourd'hui pour la simple et bonne raison que nous ne connaissons rien des latitudes du Premier ministre. Je ne suis pas certain que lui-même les connaisse. Quand j'écoute le Bloc central, dans son extrême diversité, j'entends ceux qui disent bah oui, il va falloir bouger sur la taxation des très hauts patrimoines. Et puis d'autres, dans le même parti, dans le même groupe parlementaire, qui ne disent pas question. C'est hors de question de bouger d'un millimètre. J'entends chez les Républicains une chose et son inverse. Moi, je ne sais pas quelle est la ligne du socle commun. Et je pense que M. Lecornu ne la connaît pas non plus.

Et qu'en réalité, il est en négociation d'abord avec ceux-là, auxquels il est fait par les Français et les Français injonction de reconnaître leur défaite et de changer de politique. Pour ce qui nous concerne, nous, nos propositions sont celles des socialistes, d'une très grande partie de la gauche et elles sont connues des Françaises et des Français, plébiscitées par eux et connues du Premier ministre. Est-ce que vous avez

7:02
Invité

l'engagement ferme du Premier ministre qu'il ne prendra pas de socialiste dans son gouvernement puisque je rappelle que vous refusez toute entrée du Parti socialiste au gouvernement ?

7:11
Boris Vallaud

Et s'il y a une assurance que nous avons obtenue, c'est bien celle-là. Qu'il n'y ait pas de débauchage individuel. Mais je ne crois pas qu'il y ait le moindre socialiste aujourd'hui disposé à s'engager dans une aventure hasardeuse et dont il ne partagerait pas la philosophie.

7:27
Invité

Sébastien Lecornu a été nommé il y a 12 jours maintenant. Est-ce qu'on peut rester longtemps encore sans gouvernement ? Est-ce que ça doit avancer assez vite dans la semaine ?

7:34
Boris Vallaud

Je crois qu'il va falloir que le Premier ministre dise ses intentions.

7:38
Invité

Pour l'instant il ne parle pas. Est-ce que c'est un problème qui ne s'exprime pas justement devant les Français ?

7:43
Boris Vallaud

J'imagine qu'il aura la nécessité de le faire. Que c'est attendu des Françaises et des Français. Mais il ne faudra pas qu'il se trompe de message. Il faudra dire j'ai compris le message qui a été adressé au Président de la République dont je suis le fidèle collaborateur depuis 8 ans.

8:01
Présentateur

Mercredi pour vous ce n'était pas une prise de contact avec Sébastien Lecornu. Vous le connaissiez puisque vous étiez à la Commission. Vous êtes à la Commission de la Défense à l'Assemblée Nationale. Est-ce qu'il est ouvert au dialogue fin négociateur comme on a pu le lire dans tous les portraits ?

8:17
Boris Vallaud

Vous savez, j'avais entendu à peu près les mêmes éloges de la part de ses deux prédécesseurs. Il y en avait un qui avait négocié le Brexit. On allait voir ce qu'on allait voir. M. Bayrou était chanteur du département. Il était centré. Donc il était centré. Vous avez déjà travaillé avec lui. Ils ont échoué sur une loi très particulière qui était la loi de programmation militaire qui venait, je vais dire, dans la suite d'autres lois de programmation militaire et qui était évidemment moins conflictuelle, moins difficile, même s'il y avait des points de vue différents et que nous nous sommes battus, que ce qu'il y a à accomplir aujourd'hui de la part du Premier ministre.

8:51
Présentateur

On parlait tout à l'heure d'une prise de parole de Sébastien Lecornu. Est-ce qu'il doit expliquer ce qu'il veut faire ? Est-ce qu'Emmanuel Macron, lui aussi, doit à un moment ou à un autre s'exprimer ?

9:01
Boris Vallaud

Je crois que le président de la République lui-même doit prendre acte du résultat des élections. Il ne l'a pas fait dans la désignation. Vous nous ramenez

9:08
Présentateur

un an en arrière.

9:09
Boris Vallaud

Oui, mais ça fait un an que les Français attendent qu'il se passe quelque chose. Mais songez quand même à ce qui peut se passer dans l'esprit des Français qui sont allés aux urnes après une dissolution qu'ils n'ont pas réclamée.

9:20
Présentateur

Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que Sébastien Lecornu est illégitime.

9:23
Boris Vallaud

Je dis qu'aujourd'hui, l'attente majoritaire des Français, c'est celle du changement. Ils veulent des mesures de pouvoir d'achat. J'espère qu'on y reviendra. Ils veulent la justice fiscale et une taxation des trés au patrimoine. Nous y reviendrons. Je n'en doute pas. Ils demandent à ce qu'on n'écrase pas ni la croissance ni leur pouvoir d'achat. Eh bien, c'est cela qu'il faut entendre. Et si M. Macron persévère dans une politique qui a échoué ? Je rappelle juste quelle était la situation des finances publiques puisque c'est l'essentiel quand même de la question qu'ils avaient posée sur le plan des équilibres budgétaires. En 2017, nous passons sous les 3%. Nous étions l'année dernière à 5,4%.

La protection sociale était en 2017 excédentaire et les déficitaires. Il y a 1 000 milliards de dettes en plus. Alors, ce que je veux dire, c'est que quand on prive le budget de l'État de 60 milliards de recettes par an, évidemment, il manque 60 milliards de recettes par an.

10:17
Présentateur

Vous condamnez la politique d'Emmanuel Macron menée par Emmanuel Macron depuis 8 ans. Il y a une phrase qui revient souvent quand il s'agit de qualifier vos ambitions pour le prochain budget. C'est qu'il faut que ça leur fasse mal. Il faut que

10:29
Boris Vallaud

les Françaises et les Français se disent, en écoutant le Premier ministre, en comprenant les choix qu'il fera, qu'il s'est fait violence à lui-même. Qu'il a dû renoncer à un certain nombre de certitudes. Qu'il a dû revenir d'une forme d'aveuglement, d'une politique qui ne marche plus.

10:49
Présentateur

C'est pour vous un gage pour pouvoir dire qu'on est encore dans l'opposition ? C'est bien ça votre souci, non ?

10:55
Boris Vallaud

Nous sommes dans l'opposition. Je crois que la clarté est aussi demandée par les Françaises et les Français. La seule clarté, c'est qu'il y a un battu, c'est le président de la République il y a un an. Il doit en tirer un certain nombre de conséquences. Le budget que nous proposons a sa cohérence d'ensemble. Il n'y a plus de budget Bayrou. Il reste de nôtre.

11:10
Présentateur

Vous voulez un exercice de contrition de la part du Premier ministre et de la part...

11:13
Boris Vallaud

De contrition de responsabilité. Vous dites le Parti Socialiste tient l'avenir de M. Lecornu entre ses mains. Non, non. M. Lecornu tient son propre avenir entre ses mains.

11:21
Présentateur

Et alors tout ça, ça prend quelle forme après ? C'est un accord de non-censure que vous voulez ? Je ne sais pas la forme.

11:25
Boris Vallaud

Je ne sais pas la forme. Je ne sais pas ce que pense et ce à quoi est prêt le Premier ministre.

11:31
Présentateur

Le préalable. Mais vous, vous êtes prêt à quoi ? Est-ce que ce que vous voulez c'est idéalement un accord de non-censure ? Est-ce que vous vous attendez de voir ce que le Premier ministre pourrait dire dans un discours de politique générale ? Est-ce que vous attendez le déroulement de l'intégralité du budget pour voir si à la fin

11:44
Boris Vallaud

vous votez contre ? Je vais vous répondre. Le souhait des socialistes c'est d'être utile aux Françaises et aux Français tout de suite. Pas seulement en attendant 2027 ou une hypothétique dissolution. Être utile tout de suite. Donc ça pourrait passer par un accord de non-censure. Dans un Parlement sans majorité. Mais être utile c'est aussi commettre une politique qui est en échec. Et donc ce que nous demandons au bénéfice des Françaises et des Français c'est que leur vie change. Que leur vie change dans les semaines qui viennent dans les choix que feront le gouvernement. Mais est-ce qu'un nouveau rendez-vous a été fixé

12:15
Invité

avec le Premier ministre ? On sait qu'il va rencontrer l'intersyndical mercredi. Est-ce que vous vous avez un rendez-vous fixé ?

12:20
Boris Vallaud

Je l'ai vu. Je l'ai lu. Pour ce qui nous concerne nous n'avons pas encore de nouveaux rendez-vous. J'imagine c'est implicite qu'il y en aura un autre. J'attends avec impatience les réponses qu'il va déjà faire au mouvement social qui a été considérable dans les rues de France. et qui en pleine semaine selon la CGT se mobilise pour dire qu'il souhaite un changement. Je veux dire c'est pas une demande qui est une demande minoritaire que chacun l'entende. Quand on parle de la taxe sur les hauts patrimoines c'est 86% des Français qui le plébiscitent quelle que soit la famille politique.

12:54
Invité

Vos partenaires insoumis et écologistes veulent censurer tout de suite le gouvernement pas vous si on vous comprend bien.

13:00
Boris Vallaud

Nous nous sommes vous savez aujourd'hui on n'exclut aucune hypothèse ni celle d'obtenir un changement radical une rupture que la table soit effectivement renversée de la part du gouvernement et si ce n'était pas le cas nous l'avons déjà dit les mêmes causes produisent les mêmes effets et donc la censure reste évidemment une hypothèse parce que quand on est dans l'opposition on essaye d'être une opposition qui utilise l'entièreté des leviers et des dispositions constitutionnelles qui sont les leurs.

13:31
Présentateur

Juste vous évoquiez les manifestations sur la question des syndicats si la CFDT trouve un terrain d'entente avec le gouvernement sur la question des retraites et sur la question du chômage est-ce que ça pourrait vous obliger à suivre ce type d'accord ?

13:46
Boris Vallaud

Mais nous sommes évidemment très attentifs aux revendications des partenaires sociaux qui sont unis dans le mouvement qu'ils ont lancé le 18 septembre dernier qui ont produit un communiqué de presse commun avec des revendications qui sont à l'identique ils font leur travail d'organisation syndicale nous faisons notre travail de responsables politiques et d'élus de la nation il nous arrive et nous étions dans les cortèges que nos points de vue convergent et puis chacun ensuite a sa façon de faire avancer des causes qui nous sont communes

14:21
Présentateur

Le premier enjeu du Premier ministre on l'a bien compris c'est le budget votre plan celui du PS c'est 22 milliards d'efforts c'est deux fois moins que le plan Bayrou vous le faites avec une large part de hausse d'impôts par rapport aux économies quand la dépense publique représente déjà 56% 57% de la richesse nationale est-ce qu'il n'y a quand même pas un sujet de dépense publique ?

14:45
Boris Vallaud

Oui je vais y revenir d'ailleurs il y a 14 milliards d'économies dans la proposition que nous formulons d'abord juste un petit élément de diagnostic pour qu'on parle quand même de la même chose l'évaluation qui a été faite notamment par l'Office français des conjonctures économiques du plan de monsieur Bayrou c'était un écroisement de la croissance qui est déjà des plus faibles d'Europe vous savez quand il n'y a pas de croissance il n'y a pas de richesse à redistribuer il n'y a pas de rentrée fiscale pour réduire les déficits ça écrasait aussi le pouvoir d'achat et puis ça avait comme double conséquence une conséquence de moyen terme qui est l'augmentation du chômage à 9% en 2027 et puis l'absence de préparation de l'avenir or la question de la transition écologique elle ne souffre plus aucun report or l'avenir aujourd'hui est quand même fait essentiellement de la somme des renoncements de la Macronie alors quand nous disons que nous voulons ralentir le rythme auquel nous réduisons le déficit c'est pour venir aussi en soutien de la croissance des entreprises de notre tissu économique dans les territoires c'est la raison pour laquelle dans notre plan nous avons 10 milliards d'investissements d'investissements productifs souveraineté industrielle souveraineté agricole que nous avons des investissements dans la transition écologique le logement les transports les transports du quotidien et que tout cela évidemment avec les collectivités locales ce que nous proposons conduit à une échéance un peu plus reculée mais la commission européenne l'autorise dans sa réforme du pacte de stabilité nous n'écrasons pas la croissance nous n'écrasons pas les vies des françaises et des français et nous réduisons le déficit et la charge de la dette

16:26
Présentateur

on va revenir sur ces questions là mais vous parliez tout à l'heure de questions bien sûr mais vous parliez tout à l'heure de questions de justice est-ce qu'on peut parler d'injustice quand on redistribue autant dans notre pays

16:37
Boris Vallaud

là je pense que vous confondez deux choses je vais essayer de les distinguer vous distinguez la partie revenu et la partie patrimoine on a raison de dire que la redistribution après la distribution des revenus était efficace en France et réduit une bonne part de la pauvreté et des inégalités de revenus même si vous avez des rémunérations extravagantes et puis des salaires de misère mais ce que on confond c'est le patrimoine le patrimoine se concentre entre peu de mains et augmente beaucoup plus rapidement que le patrimoine de tous les autres français et c'est l'essentiel et la substance des inégalités je voudrais être très précis 1996 les 500 premières fortunes de France détiennent l'équivalent de 6% du PIB aujourd'hui c'est 42% ces dernières années entre 2013 et 2023 le patrimoine de ces 500 premières fortunes a augmenté de 14% quand le patrimoine du reste des français a augmenté de 1,2% et donc ces inégalités là elles s'accroissent elles s'accroissent de génération en génération et donc oui il y a un problème d'inégalité et notre modèle n'est pas redistributif dès lors qu'on s'intéresse au patrimoine et ça nous amène à la taxe sur les ultra et la taxe sur les haut patrimoine elle porte sur le patrimoine au premier justement

18:02
Invité

effectivement la taxe Zuckman du nom de l'économiste français qui est à l'origine de cette proposition Bernard Arnault le propriétaire de LVMH estime que Gabriel Zuckman est un militant d'extrême gauche qui veut la destruction de l'économie libérale est-ce que vous-même puisque vous soutenez cette taxe vous êtes un militant d'extrême gauche

18:20
Boris Vallaud

vous savez vraiment les déclarations à l'emporte-pièce de quelqu'un qui risque évidemment d'être assujetti à cette taxe et qu'on revient à tous les principes d'un état de droit d'une république sociale dans laquelle il a grandi dans laquelle il a prospéré c'est-à-dire la justice fiscale la redistribution la solidarité nationale le patriotisme économique je vais vous dire ça ne porte pas tellement à mes oreilles moi ce qui m'intéresse plus c'est de lire ce matin dans la tribune dimanche une tribune de trois acteurs majeurs de la French Tech qui défendent la taxe Zuckman au nom de la justice fiscale au nom de la cohésion nationale parce qu'ils savent aussi ce qu'ils doivent à ce pays et qui sur un certain nombre des objections qui sont faites

19:03
Invité

justement ponctionner leurs outils les biens professionnels leurs outils de travail les capacités d'investissement

19:08
Boris Vallaud

et donc d'innovation ils répondent très précisément ça a été parmi les entreprises les plus innovantes de ces dernières années des succès français et on a la chance d'être un pays à la fois d'ouvriers d'entrepreneurs de chercheurs de gens qui innovent et qui font que ce pays est un grand pays mais quand ils répondent à chacune des objections en disant mais on manque de liquidité pour pouvoir payer ils répondent et ils font des propositions des propositions intelligentes responsables donc moi je préfère si vous voulez vous savez

19:37
Invité

mais est-ce que ça veut dire que vous seriez ouvert à des pistes un petit peu différentes notamment sur l'assiette de la taxe Zuckman pour pouvoir avancer et trouver un accord avec le gouvernement de Sébastien Le Corbusier

19:47
Boris Vallaud

sur cette question de l'assiette et sur cette question des start-up les start-up et les licornes c'est quelques situations voyez et en fait c'est un peu c'est la formule quand on monte la lune l'idiot regarde le doigt là on regarde le doigt on ne regarde pas la lune l'objectif c'est celui de la justice tous ceux qui ont un taux d'effort fiscal qui est la moitié de celui des français tant que ceux-là ne contreront pas je dis à tous les autres français c'est vous qui allez payer les classes moyennes payent les impôts des hyper riches qui ne les payent pas les PME payent les impôts des multinationales qui ne les payent pas et tout ça sur le plan de la justice c'est inadmissible et sur le plan de l'efficacité économique c'est contre-productif également

20:26
Invité

pour être très précis la taxe du plan c'est 2% un impôt planché une taxe planchée de 2% sur les hauts patrimoines de plus de 100 millions d'euros est-ce qu'il n'est pas illusoire de considérer que c'est en ciblant ce qui est estimé à 1800 foyers fiscaux en France que l'on peut régler le problème des finances publiques

20:45
Boris Vallaud

mais je ne prétends pas que ce soit la seule réponse je prétends que ça pose on a un problème de justice fiscale je vous rappelle que les parlements modernes ont été créés pour consentir à l'impôt historiquement et que donc c'est l'un des fondements de nos démocraties libérales de nos démocraties modernes c'est un des fondements de la république sociale et que quand il y a des passagers clandestins de cette solidarité nationale ça pose à la fin un problème démocratique et qu'est-ce que vous répondez et je réponds que sur les cas particuliers comme eux-mêmes certains le proposent non non

21:17
Présentateur

mais qu'est-ce que vous répondez Boris Vallaud à l'une de l'autre critique contre la taxe Zuckman c'est que si vous prenez 2% du patrimoine d'une très grande entreprise le propriétaire de cette très grande entreprise au bout de 10 ans à peu près aura perdu 20% de son patrimoine c'est pas confiscatoire ça ?

21:36
Boris Vallaud

alors d'abord je vais vous répondre très précisément parce qu'il se raconte tellement de bêtises qu'il est mieux de rétablir de rétablir la vérité si le patrimoine de ceux qui vont être assujettis à cette taxe Zuckman devait ne plus évoluer il faudrait 100 ans de taxe Zuckman pour retrouver le niveau qui est de leur fortune de 2010 il se trouve que je l'ai dit depuis 20 ans c'est 14% par an oui 2% 2% de taxes 14% d'accroissement annuel c'est-à-dire qu'en réalité même avec cette taxe Zuckman les très grandes fortunes vont continuer d'être de plus en plus riches ça c'est pour dire que ça n'est pas confiscatoire

22:16
Invité

ce qui n'empêche pas certains des opposants à cette taxe de la juger confiscatoire

22:20
Boris Vallaud

oui bien sûr mais il y en a quand on leur prend un euro même s'ils en ont 1000 dans la poche ils considèrent que c'est confiscatoire je voudrais juste aller au bout il y a une taxe sur le patrimoine qui existe déjà la taxe foncière le foncier bâti et non bâti je vous donne un exemple parce que les français sont déjà assujettis à ce type de taxe qui est constitutionnel qui est accepté qui n'est pas confiscatoire vous achetez une maison à 300 000 euros vous empruntez 200 000 euros vous avez une taxe de 2000 euros par an et bien c'est 2% et c'est constitutionnel

22:51
Présentateur

est-ce que c'est pas un peu quand même de l'économie aux doigts mouillés tout ça parce que cette taxe Zuckman rapporterait pour les plus optimistes c'est de 20 à 25 milliards d'euros j'imagine que vous en faites partie d'autres parlent de 5 milliards au maximum et puis d'un effet d'exil fiscal attendu

23:06
Boris Vallaud

sur l'exil fiscal vous avez pu lire il y a quelques semaines après à peine pardon une étude du conseil d'analyse économique qui est un organisme rattaché au premier ministre qui fait l'évaluation d'une augmentation de 1% de la taxe sur les traits au patrimoine et qui dit que c'est extraordinairement marginal bon d'abord l'exil fiscal est marginal par ailleurs il y a un dispositif qui s'appelle l'exil tax qui permet de se prévenir de l'exil fiscal donc ça ça n'est pas vrai

23:45
Invité

mais dans votre famille politique on entend aussi quelques critiques sur cette taxe Zuckman François Hollande il dit que 2% c'est beaucoup trop est-ce que vous entendez quand même cette remarque est-ce que vous êtes prêt je repose ma question de tout à l'heure à revoir quand même un peu les bases de la taxe Zuckman

23:59
Boris Vallaud

je vois bien vous savez je vois bien la tentation immédiate qui est de dire finalement cette taxe on va lui accorder tellement de dérogations qu'elle ne rapportera rien les champions de l'optimisation fiscale qui consolident 40% de leurs résultats fiscaux dans des paradis fiscaux c'est les multinationales ça il manque il manque l'équivalent de 20% du produit de l'impôt sur les sociétés donc quand François Hollande fait entendre

24:25
Invité

quand François Hollande fait entendre sa différence il joue contre votre camp alors à quoi il joue ?

24:29
Boris Vallaud

il y a du débat chez nous tant mieux il exprime un point de vue moi je défends la position qui est dans le budget adoptée par l'ensemble des socialistes et une taxe dont je considère qu'elle est juste qu'elle peut dans les modalités de liquidation avoir des aménagements c'est ce que propose ceux-là même qui vont y être assujettis ce matin dans la tribune dimanche et c'est quand même intéressant et intelligent mais je fais aussi le constat que quand on parle de biens professionnels il y a dans le terme une forme d'abus puisque pour les trois quarts c'est en réalité des valeurs financières mobilières

25:06
Présentateur

on vous parlait de François Hollande qui parfois a un discours un petit peu différent du vôtre sur les retraites aussi il est un peu un peu en retrait il va rencontrer Sébastien Lecornu l'ancien président en début de semaine à Matignon c'est normal ou Sébastien Lecornu en recevant François Hollande vous envoie un mauvais signal

25:25
Boris Vallaud

non d'abord François Hollande a été président de la république il est celui qui avait rétabli les comptes de la nation qui avait rétabli l'ISF mais à égalité la taxation du patrimoine et du travail il a peut-être quelques messages à faire passer à M. Lecornu mais François Hollande est membre du parti socialiste il est dans le groupe parlementaire que je préside et il sait les exigences qui sont les nôtres et il portera j'ai pas de doute le message

25:55
Présentateur

qui est le nôtre vous avez pas besoin de rappeler qui sont les interlocuteurs pour le gouvernement c'est-à-dire vous-même Olivier Faure

26:02
Boris Vallaud

je crois qu'il nous a reçus dans cette configuration donc je pense que M. Lecornu le sait

26:05
Présentateur

François Bayrou avait déjà fait cette erreur de croire qu'en parlant à François Hollande il parlait au parti socialiste

26:12
Boris Vallaud

je crois surtout qu'il ne parlait à personne parce que vous savez il ne suffit pas d'appeler François Hollande pour que ça donne lieu à une discussion François Hollande lui-même a été extrêmement surpris que l'été de M. Bayrou ait été consacré à préparer sa sortie plutôt qu'à préparer le budget d'ailleurs c'est ce que j'ai dit à François Bayrou quand il nous a reçu il nous a dit vous étiez en vacances cet été il y a eu d'abord que le téléphone passe à peu près partout aujourd'hui mais que pour ce qui me concernait il ne m'avait pas appelé depuis le mois de février vous voyez

26:41
Présentateur

d'où votre discours très sévère à l'Assemblée Nationale discours juste

26:44
Boris Vallaud

un discours juste qui correspondait à la réalité de ce qui s'était passé et du sentiment des Françaises et des Français

26:51
Invité

en cas de nouveau blocage il faudra une dissolution c'est ce qu'a déclaré récemment François Bayrou dans une interview au Figaro est-ce que vous redoutez cette hypothèse d'une nouvelle dissolution

27:01
Boris Vallaud

nous ne réclamons pas la dissolution

27:06
Invité

de l'Assemblée Nationale

27:06
Boris Vallaud

nous ne réclamons pas non plus la destitution du président de la République est-ce que vous redoutez une dissolution si elle doit advenir elle adviendra vous avez bien compris qu'en plus de ça ça n'est pas un pouvoir entre les mains des parlementaires mais entre les mains du président de la République dans la tête duquel je ne suis pas vous êtes quand même

27:25
Présentateur

un acteur dans l'histoire parce que si vous faites tomber le Premier ministre Sébastien Lecornu ça accélère une possible dissolution

27:31
Boris Vallaud

il y aura une dimension s'abordage si ça doit arriver c'est-à-dire que nous nous serons heurtés à l'aveuglement à l'intransigeance d'un carton de gens qui voudront à toute force défendre un bilan sanctionné dans les urnes disqualifié dans les faits

27:49
Invité

et vous allérez à nouveau avec la France insoumise en cas de nouvelles élections législatives

27:53
Boris Vallaud

je crois que chacun des socialistes le Premier secrétaire a déjà eu l'occasion de dire le périmètre dans lequel nous travaillons dans lequel nous souhaitons nous présenter aux élections si elles doivent advenir c'est de place publique à François Ruffin

28:05
Présentateur

Boris Vallaud le président du groupe des députés socialistes à l'Assemblée nationale est notre invité on marque une petite pause on se retrouve dans un instant à tout de suite suite du grand jury présenté par Olivier Bost Boris Vallaud le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale est notre invité Perrine Tarnot de Public Sénat et Loris Boachot du Figaro sont à mes côtés pour vous interroger le grand jury tout est politique demain à l'ONU Emmanuel Macron va reconnaître l'état palestinien contre l'avis d'Israël et contre l'avis des Etats-Unis Boris Vallaud faut-il craindre des répercussions diplomatiques à ce choix

28:53
Boris Vallaud

tout choix est difficile mais c'est un choix nécessaire c'est une décision attendue c'est celle des socialistes depuis longtemps et je crois que c'est une des conditions de la paix la solution à deux Etats qu'il y ait effectivement deux Etats reconnus et la France s'honore demain mais qu'est-ce qui va faire avancer

29:13
Présentateur

cette reconnaissance de l'état palestinien à ce moment-là

29:17
Boris Vallaud

moi je crois que c'est une façon de porter cette solution à deux Etats ça peut être une abstraction complète dans quelques semaines parce qu'il faut dans un même mouvement aussi dénoncer ce qui se passe à Gaza comme dans les territoires de Cisjordanie donc c'est un moyen de faire pression sur Israël c'est un moyen de faire pression et de chercher un chemin de paix de retrouver le fil interrompu depuis Oslo dans un moment tragique qu'il est important de dénoncer sans cesse et je crois que ce sera aussi le message du président de la république en tout cas on va l'écouter avec attention

30:00
Invité

Loris Boachot cette décision d'Emmanuel Lecron vous le savez est très décriée Philippe Toretton Joan Sfar Charlotte Gainsbourg dans une tribune au Figaro publiée ce week-end une vingtaine de personnalités ont appelé le chef de l'état à retarder sa décision une reconnaissance demain serait revendiquée comme une victoire symbolique pour le Hamas écrive-t-il qui ne ferait qu'aggraver les taux meurtriers qu'il impose le Hamas aux palestiniens est-ce qu'il n'aurait pas été plus sage avant la reconnaissance de l'état palestinien de mettre le Hamas hors jeu

30:29
Boris Vallaud

mais je crois que de ce point de vue là la France dans la déclaration conjointe avec l'Arabie Saoudite le 12 septembre dernier a dit avec netteté c'est la première fois à l'ONU que l'état de Palestine ce serait sans le Hamas ce serait sans le Hamas et nous savons toutes et tous à quel point il est de l'adversaire de la paix qu'il est l'adversaire de la solution à deux états et c'est vers l'autorité palestinienne qu'il faut qu'il faut se tourner et on a toujours de bonnes raisons de dire plus tard mais plus tard ce sera trop tard

31:07
Invité

et demain les maires socialistes sont invités par Olivier Faure le patron de votre parti à hisser le drapeau palestinien sur le fronton de leur mairie Bruno Rotaillot le ministre de l'Intérieur a lui donné instruction au préfet de s'y opposer est-ce qu'effectivement les bâtiments publics que sont les mairies ne doivent pas rester neutres

31:26
Boris Vallaud

mais je crois que la proposition d'Olivier Faure elle consiste à dire accompagnant ce moment historique d'un acte symbolique et de pavoiser les mairies du drapeau palestinien

31:41
Invité

on connaît le contexte très inflammable de ce débat

31:44
Boris Vallaud

bien sûr c'est pour ça que c'est aussi laissé à la liberté des maires ce qui me fait dire que Bruno Rotaillot qui est ministre démissionnaire pour pas dire démissionné puisqu'on l'a renversé avec le gouvernement Bayrou à mon sens se trompe à la fois d'interprétation juridique parce que nous savons qu'après le 6 octobre il y a des mairies qui ont à juste raison le drapeau israélien mais on sait qu'il y a des drapeaux ukrainiens aussi mais le contexte ne prête pas

32:11
Invité

à la prudence

32:12
Boris Vallaud

le contexte doit être à la j'allais dire à la défense acharnée du cessez le feu de la libération des otages d'un chemin d'un chemin pour la paix il est ténu il est ténu mais il faut s'y raccrocher il n'y a pas d'autre chemin que celui-là

32:31
Invité

des actes antisémites en France

32:33
Boris Vallaud

mais là vous parlez d'un autre sujet qui est absolument fondamental l'explosion des actes antisémiques on doit être j'allais dire impitoyable et déterminé dans la lutte contre l'antisémitisme moi je sais j'ai trop d'amis de confessions juives qui aujourd'hui ont peur et bien il faut être à leur côté il va y avoir les fêtes de fin d'année et bien d'évidence il faut là aussi que leur sécurité souhaite assurer

32:57
Invité

avec sa proposition sur le drapeau palestinien le patron du parti socialiste Olivier Faure a créé un puissant malaise ce sont les mots du député socialiste Jérôme Gage est-ce qu'Olivier Faure a manqué de prudence de nuance dans son appel à pavoiser les mairies du drapeau palestinien

33:14
Boris Vallaud

je pense que ça se rapportait moins à la question des drapeaux qu'à la réponse à un tweet sans aucun doute sur Twitter il vaut mieux j'allais dire faire preuve de se mettre à la diète être prudent dans les réactions qu'on a mais je ne veux pas qu'on se trompe de choses

33:31
Présentateur

pour être précis parce que je vais citer le tweet d'Olivier Faure pour qu'on sache de quoi on parle tant que vous penserez que vous ne pouvez fêter le nouvel an juif et l'an 1 d'un état palestinien vous ne s'aimerez que la haine le désespoir et la mort c'était une réponse de Olivier Faure sur Twitter je crois que c'est à cela

33:45
Boris Vallaud

que l'expression de Jérôme Gage s'adressait moi je veux dire avec netteté que Olivier Faure est vraiment engagé dans la lutte contre l'anticipitisme et que s'il y a un besoin de clarification et s'il y a eu un malaise je suis là aussi pour le dire que les socialistes de façon déterminée seront toujours aux côtés de leurs compatriotes de confession juive mais ce type de proposition

34:09
Invité

ne devait pas être dépêtais en interne au sein du parti socialiste avant d'être annoncé sur Twitter c'était un peu inconséquent et maladroit c'est que demain

34:15
Boris Vallaud

nous soyons concentrés sur l'essentiel sur le plan international sur ce qu'il faut faire cesser à Gaza sur la libération des otages demain à l'ONU sur cette reconnaissance qui écarte le Hamas et puis ici en France sur la lutte contre l'antisémitisme puisque c'est le sujet sur lequel vous m'interpellez et qui est un sujet important qui n'est pas second

34:35
Présentateur

voilà est-ce qu'il faut en plus de la reconnaissance de l'état palestinien sanctionner sur le plan économique Israël ?

34:42
Boris Vallaud

je le crois et c'est le chemin qui était ouvert par la commission européenne et aujourd'hui la France doit convaincre ses partenaires européens d'aller notamment à la suspension de l'accord de l'accord d'association c'est le gouvernement de monsieur Netanyahou qu'il faut arrêter dans sa folie qui est aujourd'hui une entreprise qui est génocidaire qui est épouvantable

35:04
Présentateur

mais affaiblir Israël sur le plan économique c'est quand même une idée particulière dans la situation actuelle

35:12
Boris Vallaud

mais l'idée c'est d'interrompre ce que même en Israël certains appellent aujourd'hui un génocide en cours mais ça revient à affaiblir le pays non je crois pas ce qui affaiblit le pays c'est ce qu'il est en train de faire je veux dire un grand peuple comme le peuple d'Israël il a été capable aussi des accords d'Oslo et aujourd'hui ce à quoi nous devons nous raccrocher c'est à la paix est-ce que vous savez qu'il y a encore des Israéliens et des Palestiniens qui en dépit de ce qui se passe et bien parlent encore d'avenir

35:53
Présentateur

il y a un hommage national ce soir aux Etats-Unis à Charlie Kirk l'influenceur conservateur tué le 10 septembre que Charlie Kirk soit érigé en martyr de la liberté d'expression vous en pensez quoi ?

36:06
Boris Vallaud

écoutez d'abord une position de principe on doit pouvoir exprimer toutes ses opinions et j'allais dire y compris les plus désagréables et les combattre de la même manière dans les urnes dans des débats dans des tribunes médiatiques et la violence politique n'a pas sa place elle n'a sa place nulle part ni en France ni aux Etats-Unis que cet assassinat soit pour l'international réactionnaire qui est sur le registre indépendamment de cet assassinat on ne peut rien dire nous le constatons et il y a sans aucun doute une instrumentalisation de cet assassinat pour fédérer non pas les amis de la liberté mais une extrême droite qui dans l'histoire n'a jamais été aux côtés des progrès des libertés publiques et quand ils sont au pouvoir on sent plutôt ceux qui la sapent

37:11
Invité

cette semaine aux Etats-Unis un humoriste et animateur américain Jimmy Kimmel a été suspendu des anonymes ont été licenciés de leur entreprise pour avoir critiqué l'influenceur Charlie Kirk Donald Trump s'est félicité de ses licenciements et demande la tête de deux autres humoristes ils menacent aussi leurs médias est-ce que à vos yeux les Etats-Unis sont en train de basculer dans une forme de démocratie autoritaire

37:34
Boris Vallaud

mais est-ce que c'est un sentiment ou est-ce que c'est un constat objectif mais accablant est-ce que M. Trump est un parangon de liberté de défense des droits non je ne crois pas et si je dis que la liberté d'expression doit être respectée elle l'est pour toute opinion et donc le fait de sanctionner ces humoristes et la démonstration aussi vraisemblablement d'une atteinte à la liberté d'expression dans ce contexte

38:07
Invité

politique aux Etats-Unis le premier vice-président du rassemblement national Louis Alliot va assister ce soir à l'hommage national aux Etats-Unis à Charlie Kirk qu'est-ce que ça vous inspire est-ce qu'il y a sa place

38:19
Boris Vallaud

il y a manifestement sa place bien sûr il est à sa place au milieu de cette famille réactionnaire de cette famille intolérante de cette famille qui fait régresser les droits et libertés pour lesquels on s'est battu depuis des siècles vous savez dans l'histoire l'extrême droite n'a jamais été aux côtés des conquêtes sociales et de la conquête des libertés publiques et politiques elle en a été le plus souvent d'ailleurs l'adversaire et donc que le rassemblement national soit représenté dans cette engence là ne m'étonne pas tellement mais d'ailleurs je vais vous dire regardez aussi sur on évoquait pardon petit retour en arrière sur la taxe Zoukman que Mme Le Pen et le rassemblement national soient du côté des milliardaires Jean-Marie Le Pen parlait des establishments ils sont les establishments aujourd'hui ils défendent les milliardaires qui financent leurs think tanks qui financent leurs campagnes qui ont leurs médias leurs journaux leur télévision

39:10
Présentateur

Marine Le Pen parle quand même d'une taxe sur les plus riches qui ne rapporte pas grand chose ce que nous voyons c'est une Amérique pour revenir sur les Etats-Unis une Amérique divisée déchirée même est-ce que c'est ce qui guette la France ?

39:22
Boris Vallaud

je crois que nous sommes ici en France mis au défi de recoudre un pays déchiré où chacun défend parfois sa colère où le sentiment d'injustice est grand et je sens que nous sommes sur cette ligne de création mais je sens aussi les français disponibles pour la solidarité disponibles pour la fraternité disponibles pour faire des choses ensemble et se donner des raisons de vivre ensemble et je crois que c'est le meilleur qu'il faut cultiver on a besoin de machines à coudre dans ce pays et pas de machines à découdre

39:59
Présentateur

Boris Vallaud question express avec des réponses par oui ou par non pour ou contre CNews est-elle une chaîne d'extrême droite c'est l'affirmation de Delphine Ernot la présidente de France Télévisions pour défendre ses journalistes

40:15
Boris Vallaud

je crois que c'est en effet le cas

40:17
Présentateur

la Chine est-elle une dictature

40:19
Boris Vallaud

je crois que c'est en effet le cas

40:21
Présentateur

vous êtes en désaccord avec Sophia Chiquirou l'influente députée insoumise je vous le confirme elle estime que la Chine n'est pas une dictature

40:28
Invité

Faut-il prendre en compte la pétition de Philippe Devilliers qui demande un référendum sur l'immigration pétition qui a recueilli plus de 1,5 million de signatures à ce jour et donc organiser un référendum sur l'immigration je n'y suis pas favorable pour ou contre la gratuité dans les transports en commun mesure mise en place dans certaines villes mais vivement critiquée par la Cour des comptes

40:50
Boris Vallaud

mise en place avec succès notamment à Montpellier et je crois que c'est une mesure de justice une mesure qui encourage les mobilités décarbonées donc j'y suis favorable c'est pas tout à fait un oui non pardon

41:04
Présentateur

Le Grand Jury 2027 c'est demain Alors retour en France avec la perspective de l'élection présidentielle qui influence déjà quand même beaucoup notre vie politique tout d'abord Boris Vallaud une question simple pourquoi Raphaël Glucksmann n'est-il pas aujourd'hui le candidat naturel du parti socialiste ?

41:25
Boris Vallaud

D'abord je ne sais pas si il lui-même est candidat

41:27
Présentateur

ça en prend la direction quand même

41:29
Boris Vallaud

le parti socialiste auquel j'appartiens ne manque pas de talent nous travaillons sur un projet qui sera présenté à la fin de l'année nous souhaitons constituer une alliance de la gauche de Raphaël Glucksmann puisque vous avez jusqu'à François Ruffin ou de Clémentine Autain à Aurore-Laluc avec les socialistes avec les communistes avec nos amis écologistes

41:52
Invité

Avec les insoumis ?

41:53
Boris Vallaud

Non vous avez bien compris que dans la géographie que je décrivais

41:56
Invité

qui a été député de la France insoumise

41:57
Boris Vallaud

ils n'y sont pas parce que leur projet n'est pas d'y être non plus ils ont formulé aussi la proposition d'une candidature insoumise Je vois une parenthèse

42:06
Présentateur

mais ça veut dire qu'en cas de dissolution il n'y aura plus jamais de nouveaux fonds populaires la France insoumise c'est définitivement terminé

42:11
Boris Vallaud

Nous sommes en train nous sommes en train de constituer une alliance telle que je l'ai décrite telle que je la souhaite sans jamais oublier par ailleurs

42:19
Présentateur

Mais vous répondez pas à ma question Je lui réponds

42:20
Boris Vallaud

Il faudra regarder circonscription par circonscription comment nous continuons de considérer que notre principal ennemi est encore possible dans certaines circonscriptions c'est ce que vous nous dites pour être clair barrage à l'extrême droite parce que je ne confonds pas l'un et l'autre

42:33
Présentateur

Ça voudrait dire une forme d'accord de non-agression si demain il y avait des élections législatives

42:37
Boris Vallaud

Je n'en connais pas les formes mais mon adversaire politique principal c'est l'extrême droite

42:43
Présentateur

Olivier Faure est un présidentiable comme on dit Sans aucun autre avec d'autres dont je pourrais égrener les noms Vous parliez d'un mode de sélection quelque part d'un bloc de gauche qui irait donc effectivement de Clémentine Autain jusqu'à Raphaël Glucksmann comment ça peut marcher parce que visiblement Raphaël Glucksmann ne veut pas y participer et c'est une primaire que vous décrivez là

43:03
Boris Vallaud

Moi ce que je crois c'est que le travail de fond que le parti socialiste a engagé pour lui-même que le place publique a aussi mis en chantier que nous sommes en train de travailler avec d'autres forces politiques de gauche les écologistes l'après François Ruffin les discussions que nous pouvons avoir avec le parti communiste français tout ce travail doctrinal nous fait en réalité converger chacun est convaincu de la nécessité d'une rupture parce que nous avons changé d'époque nous avons changé d'air et que l'impatience des français de ce pays qu'il faut recoudre dont je parlais tout à l'heure est immense

43:39
Présentateur

Mais pourquoi tout le monde n'adhère pas à ce processus ?

43:44
Boris Vallaud

Mais il y a déjà une majorité de formations politiques qui y souscrivent y concourent et nous continuons de discuter de travailler avec place publique nous travaillons avec nos amis nos amis écologistes et donc nous continuons dans ce chemin avec une responsabilité particulière pour le parti socialiste qui au coeur de tout cela est bien d'entraîner tout le monde parce que ce qui nous préoccupe nous c'est d'offrir une alternative aux françaises puisque vous parlez

44:10
Invité

du fonds et de la base doctrinale de ce programme présidentiel est-ce que vous souhaitez toujours l'abandon de la réforme des retraites de la dernière réforme des retraites et donc de l'âge légal de départ à la retraite de 64 ans ?

44:22
Boris Vallaud

Oui comme 66% des français qui se sont exprimés la semaine dernière si je le dis c'est qu'il est rare qu'une réforme

44:28
Présentateur

vous appuyez beaucoup sur des sondages pour la taxe Zuckman pour la retraite mais si on regarde tout à l'heure quand je m'appuyais sur le résultat des urnes vous en contestiez le résultat aussi pas du tout je n'ai jamais contesté c'est le résultat des urnes en revanche si vous vous appuyez sur les sondages il faut faire demain un référendum sur l'immigration par exemple

44:45
Boris Vallaud

mais je peux vous répondre sur le sujet parce que je défends aussi les convictions qui sont les miennes et que je ne veux pas qu'à travers une question mal posée et un grand mensonge soit fait aux françaises et aux françaises parce que vous savez ce n'est pas ceux qui sont le plus habile d'enflure du ton d'effet de manche de roadmontade qui sont les plus efficaces s'agissant de ce type de politique vous regardez quel était le bilan de Nicolas Sarkozy

45:05
Invité

à dire aux français dans le contexte démographique qui est le nôtre c'est à dire avec une population vieillissante et donc de moins en moins de cotisants qu'on va pouvoir continuer à travailler jusqu'à 60 ou 62 ans seulement mais d'abord madame

45:18
Boris Vallaud

on serait bien là par exemple vous dites une autre chose pardon qui est fausse aujourd'hui les gens ne partent pas à 60 ou 62 ans ils partent plus tard la moyenne c'est plutôt 64 ans d'ores et déjà et repoussant à 64 ans ce sera 66 ans donc il ne faut pas dire qu'aujourd'hui les français partent effectivement à 60 ou 62 ans ça n'est pas vrai ou alors avec des décotes considérables et je peux vous dire qu'il y a beaucoup de français qui ne peuvent pas se le permettre pourquoi et quand vous regardez l'âge effectif de départ à la retraite des allemands on part à peu près au même âge je parle de l'âge effectif pas du moment de la liquidation pourquoi on parle de cette réforme des retraites vous m'interrogez comme si c'était une sorte de lubie une sorte d'obsession d'abord parce que c'est une injustice sociale considérable pour les carrières longues pour les carrières pénibles pour les carrières âgées je veux dire c'est souvent des carrières de femmes elles ont eu des carrières difficiles souvent moins bien payées que les hommes et bien elles se retrouvent avec des pensions qui sont des pensions de misère

46:13
Présentateur

vous ne sortez pas de cette idée de réparer le macronisme en fait ce qu'a fait le macronisme il faut dire ça a quand même fait

46:16
Boris Vallaud

beaucoup de dégâts

46:18
Présentateur

je dois dire que moi j'en suis pas surpris pour l'instant c'est votre principal programme pour 2027 pardon pour l'instant c'est votre principal programme pour 2027 c'est réparer ou effacer mais alors c'est peut-être

46:27
Boris Vallaud

que vous m'écoutez pas mettre de la justice de la justice fiscale et quand je prends des chroniques qui sont des chroniques qui ont plus de 20 ans c'est que je considère que la réparation elle est plus ancienne que cela quand j'évoque la question de la transition énergétique c'est parce que j'ai le sentiment d'urgence de la préparation de l'avenir et que tous les investissements que nous ne ferons pas aujourd'hui il faudra les faire demain quand je pose la question par exemple sur la question agricole qui me concerne beaucoup chez moi à la fois de la nécessité d'une nouvelle loi d'orientation agricole en France et d'une nouvelle PAC parce que la PAC de 92 ne marche plus et qu'on ne peut plus considérer l'agriculture comme un bien comme les autres soumis à la libre concurrence souvent la plus déloyale je dis que ce n'est pas possible ça fait partie de nos projets alors oui je suis désolé de le dire il va y avoir beaucoup à réparer du macronisme à la fois dans ce qui a été conduit comme politique mais aussi dans la façon dont il a fait de la politique et c'est la raison pour laquelle

47:18
Invité

ce retour aux 62 ans

47:19
Boris Vallaud

et c'est la raison pour laquelle pardon il y a dans la question de la réforme des retraites aussi un enjeu démocratique mettez-vous du point de vue de nulle part vous savez vous êtes sur Sirius une étoile et vous regardez comment ça s'est passé des manifestations par millions dans les rues le pouvoir n'en a rien à faire un front uni des organisations syndicales de salariés le pouvoir n'en a rien à faire une absence de majorité à l'Assemblée nationale le pouvoir n'en a rien à faire mais vous vous rendez bien compte que quand les citoyens se disent mais la démocratie est impuissante ils doutent de la démocratie et ce qui nous guette c'est la demande d'un changement de régime et bien je suis désolé je crois que il y a aussi une réalité

47:53
Invité

de l'état de nos finances publiques comment vous financeriez pour reprendre la question de l'ORIS un changement d'âge donc un abaissement de l'âge légal de départ à la retraite si on abandonne la borne d'abord on a fait

48:06
Boris Vallaud

beaucoup de propositions on a eu l'occasion de parler tout à l'heure de la taxe moi je reprends le conseil qui a été fait par je crois que c'est l'institut d'études des politiques publiques et qui dit en fait on n'a pas un problème depuis ces dernières années on n'a pas un problème de dépenses on a essentiellement un problème de recettes il nous manque des recettes 60 milliards par an vous savez que si nous avions ces 60 milliards par an s'ils n'avaient pas été retirés du budget de la nation nous aurions en dessous des 3% de déficit nous aurions une charge de la dette qui serait beaucoup plus faible et nous pourrions financer un certain nombre de politiques publiques parce que si vous retirez ce qui a été socialisé c'est-à-dire au fond le régalien et bien la France est plutôt en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE alors il peut y avoir des surcotisations il peut y avoir une CSG qui est progressive il peut y avoir une différenciation entre les très grosses pensions et les petites pensions qui n'arrivent pas à vivre correctement je crois qu'il y a des possibilités mais moi ce que je propose c'est qu'il y a un peu plus de justice que tout le monde vive mieux

49:08
Présentateur

moi ce qui me préoccupe c'est les gens qui tapent à ma permanence vous savez ça fait partie de vos idées pour maintenant et pour 2027 mais je vous livre quand même la confidence d'un responsable du bloc central cette semaine la gauche française est la seule gauche européenne qui ne veut pas faire de virage sur les questions de sécurité et d'immigration avez-vous encore à faire votre révolution régalienne quelque part mais enfin

49:27
Boris Vallaud

c'est une parole autorisée mais par qui par quoi moi je suis désolé mais dans le quinquennat de François Hollande on a eu affronter

49:35
Présentateur

non mais si on regarde chez nos voisins européens il y a eu effectivement une évolution des gauches qui n'est pas du tout celle de la gauche française

49:41
Boris Vallaud

mais quelle est l'évolution de la gauche française je veux dire nous avons nous avons créé des postes nous proposons le rétablissement de de la police de proximité parce que nous considérons que la sécurité du quotidien ça concerne tout le monde nous sommes sans indulgence vis-à-vis des délinquants nous sommes d'où qu'il soit même si quand ils sont en col blanc et quand ils sont mis en examen ou renvoyés devant les tribunaux correctionnels pour nous c'est important c'est important aussi et on ne prépare pas de loi d'amnistie comme rassemblement national en ce moment et sur l'immigration on est aussi très conscient du fait que c'est un sujet qui taraude les françaises et les français c'est d'ailleurs ce que nous avons dit mais vous dites quoi sur le sujet je dis trois choses la première c'est que je suis favorable à ce que les travailleurs clandestins qui font tourner des secteurs entiers de notre économie puissent être régularisés pour payer leurs impôts et leurs cotisations sociales et participer parfois ils le font déjà

50:33
Invité

la totalité des immigrés clandestins qui travaillent chez nous

50:36
Boris Vallaud

ceux qui travaillent vous savez qu'il y a des secteurs entiers de l'économie si on écoute madame le pen c'est vrai aussi de la santé

50:42
Présentateur

et bien ça ne tourne plus il faudra qu'on vous réinvite pour développer tous ces sujets là et notamment sur l'évolution

50:51
Boris Vallaud

du parti socialiste

50:53
Présentateur

sur la question de l'immigration merci beaucoup Boris Vallaud bon dimanche à tous à la semaine prochaine