Iran : le peuple en révolte peut décider de l'avenir !
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« La contestation qui a démarré en Iran le 28 décembre s'est transformée en soulèvement général contre le régime. »
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« Ce bain de sang peut arrêter la révolte, mais il peut aussi l'attiser parce que ceux qui manifestent aujourd'hui en Iran font preuve d'un courage et d'une combativité impressionnants. »
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« En Iran, comme partout ailleurs, le fossé s'est creusé entre une poignée de privilégiés et la population laborieuse. »
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« Les dignitaires de la République islamique se veulent les champions de la lutte contre l'impérialisme, mais ils envoient leurs fils et leurs filles faire des études et vivre aux Etats-Unis, pays qu'ils appellent le grand Satan. »
- 3:30Nathalie ArthaudFait
« Les masses populaires subissent de plein fouet les pénuries, les pénuries de médicaments, les coupures d'eau, d'électricité. »
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« Les travailleurs sont payés des semaines, des mois en retard et ils ont vu leur pouvoir d'achat s'effondrer. »
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« C'est cette misère croissante qui touche désormais tout un pan de la petite bourgeoisie et qui a mis dans la rue y compris les commerçants du bazar de Téhéran qui étaient jusque là les plus fidèles soutiens du régime. »
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« Les Etats-Unis et Israël parlent d'intervenir militairement pour mettre fin au massacre. Les hypocrites ! »
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« Trump et Netanyahou manœuvrent pour trouver un remplaçant au régime qui leur soit tout dévoué. »
- 8:30Nathalie ArthaudFait
« Les travailleurs iraniens n’ont eu besoin de personne pour se révolter. Ils n'ont besoin de personne pour se diriger et pour se gouverner. »
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La contestation qui a démarré en Iran le 28 décembre s'est transformée en soulèvement général contre le régime. Et les images qui filtrent aujourd'hui du pays témoignent d'une répression déchaînée. Ce bain de sang peut arrêter la révolte, mais il peut aussi l'attiser parce que ceux qui manifestent aujourd'hui en Iran font preuve d'un courage et d'une combativité impressionnants.
Et c'est ce type là de courage et de combativité des masses qui a bien souvent changé le cours de l'histoire. Alors cette révolte peut-elle faire tomber cette dictature obscurantiste et anti-ouvrière ? Eh bien, ce serait une première étape et on ne peut que l'espérer.
En Iran, comme partout ailleurs, le fossé s'est creusé entre une poignée de privilégiés et la population laborieuse. La bourgeoisie iranienne et les dignitaires du régime se sont considérablement enrichis sur l'exploitation et au travers de la corruption et malgré l'embargo américain qui asphyxie l'économie iranienne, eh bien eux, ils ne manquent de rien. Les dignitaires de la République islamique se veulent les champions de la lutte contre l'impérialisme, mais ils envoient leurs fils et leurs filles faire des études et vivre aux Etats-Unis, pays qu'ils appellent le grand Satan.
Ils prêchent la religiosité et la soumission des femmes, mais ils vivent dans le luxe et ils copient les mœurs occidentales. De leur côté, les masses populaires subissent de plein fouet les pénuries, les pénuries de médicaments, les coupures d'eau, d'électricité. Les travailleurs sont payés des semaines, des mois en retard et ils ont vu leur pouvoir d'achat s'effondrer, les mettant parfois dans la difficulté pour se nourrir, pour se loger.
C'est cette misère croissante qui touche désormais tout un pan de la petite bourgeoisie et qui a mis dans la rue y compris les commerçants du bazar de Téhéran qui étaient jusque là les plus fidèles soutiens du régime. Alors, aujourd'hui, des centaines de milliers de femmes et d'hommes estiment qu'ils n'ont plus rien à perdre et ils veulent renverser le régime. Toute la question est de savoir par quoi le remplacer.
Les travailleurs iraniens sont bien placés pour savoir qu'une dictature peut en remplacer une autre. Les mollahs sont arrivés au pouvoir en 1979 en se portant à la tête d'une révolution contre une précédente dictature pro-américaine, celle du Shah d'Iran. Tout cela pour instaurer eux-mêmes une des pires dictatures du pays.
Ironie de l'histoire, c'est aujourd'hui le fils du Shah, Reza Pahlavi, qui vivait dans un exil doré aux Etats-Unis, qui prétend se propulser à la tête de la révolte. Pendant que les Iraniens risquent leur vie, une multitude de vautours est prête à fondre sur leur pays. Les Etats-Unis et Israël parlent d'intervenir militairement pour mettre fin au massacre.
Les hypocrites ! Avec le sang des Palestiniens qu'ils ont sur les mains, ils font partie des pires massacreurs de la région. En réalité, Trump et Netanyahou manœuvrent pour trouver un remplaçant au régime qui leur soit tout dévoué.
Et ils peuvent même en trouver au sein du régime parmi les Gardiens de la révolution. Alors une chose est certaine, les révoltés doivent se méfier des solutions de rechange imposées d’en haut. Celui qu'on leur présentera comme un leader, comme un dirigeant sera choisi pour faire rentrer la population dans le rang et pour sa docilité vis à vis de l'impérialisme américain.
La démocratie et la liberté des femmes ne seront pas plus son problème que celui de Trump. Si les travailleurs iraniens ne veulent pas verser leur sang pour ceux qui les piétineront demain, ils doivent s'organiser, prendre eux-mêmes la tête de la révolte, fixer eux-mêmes leur propre politique. Les travailleurs iraniens n’ont eu besoin de personne pour se révolter.
Ils n'ont besoin de personne pour se diriger et pour se gouverner. C'est conscients de cela qu'ils peuvent transformer cette révolte en révolution et faire naître un régime d'une toute autre nature, un régime dirigé par les travailleuses et les travailleurs, le seul qui soit en mesure de véritablement débarrasser le pays de toute oppression.